Diogountouro (Guidimakha-Mauritanie) : Dis-moi, dans quelle société tu vis, je te dirai qui es-tu ?



Amadou Hampaté Ba, disait : « Il y a des pratiques que nos ancêtres eux-mêmes s’ils revenaient à la vie trouveraient caduques et dépassées ». Cette citation du Sage de l’Afrique nous incite à faire une analyse, sociologique et anthropologique sur la question de l’esclavage et ses séquelles en Mauritanie, en général et chez la communauté soninké en particulier. Cette pratique interpelle tout un chacun à s’interroger sur la valeur juridique et l’authenticité d’une telle pratique à l’ère du XXIéme siècle, un siècle dans lequel les occidentaux  se posent la  question à savoir : comment sauver l’humanité face aux destructions climatiques ?  Pendant qu’une partie de la société mauritanienne (les soninkos), se pose la question sur qui est esclave et qui ne l’est pas ?

 

 En effet, les faits se sont passés à Diogountouro, un gros village, je dirais même  une grande ville selon les normes internationales, car sa population varie environ entre 8.000 à 10.000 habitants. Il  est situé au sud de la Mauritanie, à la frontière entre le Mali et le Sénégal. C’est  un carrefour entre ces trois pays. Sa population est jeune et active, qui ne vit que sur les activités agro-pastorales et l’immigration de ses ressortissants en occident. Par ailleurs, la culture de décrue (WALO) reste très importante chez les SONINKOS, surtout quand  la récolte de la saison des pluies n’est pas abondante. Un  jour, vers  mi-septembre, un conflit foncier éclatait entre deux familles (Gandega et Camara), liées traditionnellement par les coutumes et les traditions africaines (LADANOUS) depuis des siècles. 

 

Pour certains il s’agit d’un conflit foncier et d’autres oui, c’est un conflit foncier mais sur fond d’esclavage. Une chose est sûre  d’après nos sources d’informations, la famille Camara, après avoir  mis fin aux liens traditionnels (LADANOUS) qui la lient avec celle de Gandega. La réplique de la famille gandega, était de retirer la terre cultivable (WALO), que les Camara cultivent depuis plus de 70 ans. La question que je me suis posée :   Les traditions et les coutumes (LADANOUS) sont-elles la continuité de l’esclavage ?

 

 Comme beaucoup d’autres familles du village, qui ont rompu ce cordon ombilical (LADAA) qui lie traditionnellement les deux clans (Woros et Komos) qui n’est rien d’autre que la continuité de l’esclavage sous une autre forme déguisée à l’ère du XXIème siècle. Oui, les  Ladanous sont la continuité de l’esclavage point barre. Revenons sur la  question  à  savoir, un conflit foncier sur le fond d’esclavage ou un simple problème foncier. Que dit le code foncier de la Mauritanie ?  L’esclavage constitue-t-il un crime  en Mauritanie ?

 

Le code foncier précise que la terre appartient à l’Etat. L’Etat, par définition est la réunion de trois éléments : un territoire, une population et une autorité politique. Article Premier  de l’ordonnance 83-127 du 05 juin 1983 portant  réorganisation  foncière et domaniale  précise  que : La terre appartient à la nation et tout Mauritanien, sans discrimination d’aucune sorte, peut, en se conformant à la loi, en devenir propriétaire, pour partie. L’article 2 : L’Etat reconnaît et garantit la propriété foncière privée qui doit, conformément à la Chariâa, contribuer au développement économique et social du pays. 

 

Oui, depuis le 12 août 2015, l’esclavage constitue un crime. Seule la Cour d’assise est compétente pour juger les crimes. Le parlement mauritanien a adopté à l’unanimité un texte de loi incriminant l’esclave et ses séquelles. La loi  de 12 aout 2015, abrogeant et remplaçant la loi n° 2007-048 du 3 septembre 2007 portant incrimination de l’esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes. Dans son article 2, que l’esclavage constitue un crime contre l’humanité et qu’il est imprescriptible. L’article 3 définit les cas qui peuvent être considérés comme esclavagistes. Cette loi institue également des tribunaux régionaux spécialisés, sortes de collèges de magistrats dont chacun dispose de la latitude de prendre toute mesure conservatoire qu’il trouve nécessaire, sous le sceau de l’urgence.

 

Cependant, un problème foncier qui s’est transformé un conflit/litige en date du 9 octobre 2017, car depuis le 5 octobre 2017, le Hakem de khabou a renvoyé les parties à Selibaby. Le conflit par définition, c’est un différend qui peut se régler  sans la saisine du juge étatique. Il  se transforme en litige, lorsque le tribunal compètent est saisi de l’affaire.  Comme le prévoit la législation mauritanienne, les autorités administratives indépendantes (les Hakems, les Walis …) sont censées rendre des décisions alternatives sur les affaires foncières qui leurs sont soumises, car le décret N° 2000-089 du 17 juillet 2000 abrogeant et remplaçant le décret N° 90.020 du 31 janvier 1990 portant application de l’ordonnance 83.127 du 5 juin 1983 portant réorganisation foncière et domaniale, prévoit des commissions de règlement amiable des litiges fonciers dans chaque Moughataa, Wilaya et National. 

 

​Le Hakem de la commune de Khabou, après plusieurs tentatives de conciliation/arbitrage,  a fini par renvoyer les deux protagonistes vers selibaby (soit chez le wali soit chez le tribunal) selon la forme et la nature de l’affaire. Le Hakem estimait que l’affaire dépasse ses compétences de justice amiable. Nous restons vigilants sur la question de l’autorité saisie de l’affaire à Selibaby.

 

L’intervention d’un juge étatique est-elle nécessaire ? La justice négociée n’est-elle pas la meilleure solution pour une communauté déjà fragilisée par ses tracas- sociaux ? 

 

A l’heure où j’écris cet article, il y a un mouvement qui est en vogue partout dans le monde (Amérique, Europe, Afrique…).  Il s’agit d’un mouvement de justice alternative adopté dans les pays anglo-saxon vers les années 70, à travers ce que les juristes de Common law appellent Alternative Dispute Résolution (ARD) et que les français proposent de traduire par Modes Alternatifs de règlement des conflits (MARC). La Mauritanie ne reste pas sur le quai du train par rapport à ce mouvement, car elle a voté des textes dans ce sens. La loi n°2000-06 du 18 janvier 2000 et le décret n°2009-182 du 07 juin 2009 relatif à la création d’institutions permanentes d’arbitrage et de médiation.

 

Avec la crise du droit moderne, étroitement liée à l’avènement de l’Etat providence, c’est d’abord et avant tout la crise de la Raison juridique : le droit n’apparait plus comme l’incarnation même de la Raison. La justice alternative a pour but d’éviter une intervention directe de l’Etat. Cette justice, elle est rapide, souple et moins couteuse. Elle  recèle d’ailleurs plusieurs enjeux : l’apaisement des ruptures de la communauté avec la mise en avant de l’intérêt de la communauté, mais aussi la déjudiciarisation de la procédure de la gestion du conflit.

 

Par ailleurs, j’interpelle tout un chacun, en particulier à la jeunesse de Diogountouro, de prendre sa responsabilité en main,  mais aussi d’être du bon côté de l’histoire, car l’histoire est le récit des évènements d’une société. Il est temps de façonner cette société à notre ère, promouvoir une société où règne la justice sociale et l’égalité entre les Hommes. Une société où seules les compétences, la probité, les expériences et les diplômes sont ses armes principales. Nous ne pouvons plus vivre dans une société modelée depuis le 15eme siècle, avant même la naissance de l’empire du Ghana par nos arrières et arrières grands-parents à leur image et à leur modèle de vie. 

 

En définitif, le juge n’a pas la réponse à toutes les questions du Droit, comme le médecin qui n’a pas la solution à toutes les pathologies. Le juge tranche et rend une décision controversée. En revanche, la justice négociée permet de préserver les liens sociaux, telle a été la préoccupation première de la justice alternative. Cette forme de justice qui s’opposerait à la justice étatique par son caractère informel et son attachement à privilégier une solution réparatrice.  L’esclavage ou  litige/conflit foncier ? Je ne saurais donner une réponse, car c’est aux autorités compétentes d’y répondre.

 

 

 

BA – Boubou

Doctorant en Droit à Paris

Militant de Droits humains

Membre de l’Association Française de l’histoire du Droit à Paris (AFHD)

 

Fondateur de l’Association Educative et Culturelle de Jeunes Ressortissants de la Mauritanie en France (AECJRM)


Crédit source: l’auteur via fichier Whatsapp 

​L’an I  de notre   mouvement  GANBANAAXU FEDDE, par Gaye TRAORÉ. 


Nous avons créé ce mouvement  le 05 octobre 2016  dans le  but de conscientiser  notre communauté  et par extension toutes communautés où la  hiérarchisation est de mise , le repère  ou le timon    , que cette classification  entre les hommes , de femmes  frôlant la chosification   ne peut  être  qu’un frein  pour  une société  qui se voudrait  dynamique et fraternelle! Les assignations coutumières   empêchent les épanouissements , empêchent le développement  humain , rongent la fraternité , sème inimité  entre  et au sein  d’une même communauté de destin .Nous avons  dit par le passé que Ganbanaaxu fedde ne rumine point   la revanche  et  la haine ! Ce que  veut Gabanaaxu fedde , ALLAH le veut  et c’est attesté  par le coran et la sunna , je le clame sans prétention ni assurance insolente.Là dessus  la lumière a été faite à travers  nos discours  , les conférences de nos  cheikh.Dans   nos sociétés   nous nous sommes classifiés ,   en nobles et en esclaves , et certains de nos jours veulent  trouver  des parades  maladroites  pour maintenir  ce système de classification  que nous appelons   assignations coutumières! Ce  que veut   la communauté de Ganbanaaxun Fedde est  une fraternité , nous voulons tous être  pareils sans    paternalisme  ni condescendance !  Reléguer  certains    ou  les mettre hors des centres des gestions des communautés villageoises  au nom des patronymes  est  une  faute  morale , une mauvaise appréciation  qui ne peut  résister  à une remise   en cause  par Ganbanaaxun Fedde !A examiner de près  le système de castes soninké  , on y verrons   quelques points de  ramifications  avec  le système de castes indiens  où  les occupations  sinon les assignations sont de père en fils ! Beaucoup   de portes fermées devant  les personnes  d’extraction serviles   dans   sociétés  soninke , peulh , maures.. pour ne citer que cela comme devant  LES GENS CASTES  en Inde où le refus des assignations peuvent être tragiques !Cependant pas  de fatalité, nous atteindrons  notre but  avec élégance et détermination , malgré les provocations  , les calomnies  d’un certain milieu  qui se veut  héraut de la féodalité soninke !Ces derniers temps le refus des assignations  a été  ponctué par les représailles  aux colorations de chantage foncier ,  Les villages de FEGUI et de SEGALA au MALI , où certains membres de la communauté Ganbanaaxu  sont été menacés  d’expropriation   en cas de refus de leur statut d’esclave,  à Diogountouro dans le Guidimakha mauritanien ,  à DAFORT    avec le vieux  SILIMAN DIARRA ,  à Bouanze  pour ne citer que ceux  là . Des terres exploités  depuis  un demi siècle   sont sur le point d’être exproprié  pour laver l’affront  des descendants   qui refusent  leur statut   donc  leur assignation séculaire de sous homme comme on dit en soninké « FON LEME »( un petit ou une petite chose).En effet nous   avons   que les adversaires de GANBANAAXU  ne tarissent ps en calomnies, en délations  , en dénigrement , mais à tout cela nous opposons   notre constance  dans nos principes , dans nos convictions   c’est la meilleure posture  en un mot notre détermination ! Une  pensée à tous  ceux  subissent des violences , des brimades ,  des harcèlements , des humiliations ,des chantages  dans  la quête de leur liberté  , de leur dignité à travers le monde! 

Ganbanaaxu , pour  une fraternelle  réelle et vraie sans fard !

TRAORE GAYE 
Président de armepes , initiateur de Ganbanaaxun Fedde.

​Libérer l’Islam : libérer les femmes (1) par Ousmane TIMERA 

Le tri reprend du service. Après l’esclavage, il se penche sur le sort de la femme qui, dans le droit et le discours musulmans, est de fait une esclave. Soyons direct : le discours musulman (et je ne dis pas islamique) est problématique. Il est anti-coranique.  Il l’est encore plus sur la question des femmes. Il est à l’instar de ce qu’il dit sur l’esclavage, à considérer comme une déviance qu’il faut jeter aux orties (pour ne pas dire poubelle), sans aucune concession. Car il est en l’espèce irréformable.
Il faut un nouveau droit radicalement diffèrent en sa vision, fondamentalement coranique en ses orientations. Il nous faut recommencer par le Livre et reconstruire une nouvelle philosophie de la question humaine. Car pour le Coran la femme est humaine. Il est triste de devoir le rappeler. Elle est avec l’homme qui en est issu et dont elle est issue l’expression de la dignité également partagée par tous les membres de la famille humaine : « les femmes sont les sœurs des hommes », rappelle cette sentence prophétique. 
Pourtant, c’est cette dignité intrinsèque, comme dans le cas de l’esclavage, que le discours musulman s’évertue à remettre en cause de façon fondamentale et frontale, par diverses interprétations et inventions « savamment » entretenues, qui façonnent la pensée musulmane contemporaine ainsi que les rapports humains, du-moins en partie, chez les musulmans.

Il se peut que tu sois, en lisant ces lignes, sur le point de te précipiter dans le précipice de la suspicion : « cet homme veut faire plaisir aux occidentaux ». Tu peux t’y jeter si tu le souhaites et ne pas lire la suite. Car personne n’est responsable de la cécité d’autrui. Cependant, qu’il soit dit une bonne fois pour toute : une religion, une révélation, une voie qui ne défend pas l’humain contre l’injustice n’est en rien une religion, une révélation, une voie qui vient de Dieu. Car « Dieu n’aime pas les injustes ». Il « ordonne la justice ». Et celle-ci n’est ni occidentale, ni orientale, ni moderne, ni traditionnelle. Elle est morale, universelle et divine.
Des idées musulmanes anti-islamiques
Dire que les femmes sont inférieures aux hommes ; qu’Ève fut créée de la côte d’Adam ;  qu’elle est la cause de la tentation qui les fit sortir du Paradis et celle de la chute dans ce monde qui est une prison, une malédiction que la femme personnifie dans sa chair ; déclarer qu’elle est en son être et corps l’allier objectif du Diable ; qu’elle est « diminuée en piété et en intelligence » ; que de ce fait le masculin est en tout supérieur au féminin ; qu’il ne peut y avoir d’égalité entre homme et femme, ni d’autonomie pour elle dans le choix de sa vie, comme dans la participation à la vie collective ; qu’elle ne peut être une dirigeante, qu’elle doit être éternellement mineure ; qu’elle ne peut donc ni choisir son mari, ni divorcer de lui, ni disposer d’elle-même ; que les hommes sur elles ont toutes les prérogatives, jusqu’à celui de la frapper ( ou corriger pour les amateurs d’euphémisme)  dans le cadre de la relation conjugale en cas de désobéissance;  que son témoignage ne vaut que pour moitié celui de l’homme, que sa part à l’héritage vaut en tous les cas la moitié de celle qui va à l’homme ; défendre que sa voix est tabou, que son corps est tabou, que ces yeux sont tabou, que son nom est tabou et que la meilleure des femmes est celle « qui ne sort dans sa vie que trois fois : le jour où elle est sorti du ventre de sa mère, le jour où elle sort vers la demeure de son époux et le jour où elle sortira vers sa tombe ». Dire tous cela disons-nous, et d’autres inepties tapis dans les bas-fonds de la conscience collective musulmane, « savamment » entretenu par un discours musulman bigot et inconséquent, est anti-humain et anti-coranique, donc anti-islamique. Et ce, quand bien même viendraient à leur secours des bribes de versets fragmentés, des propos faussement attribués au Prophète ou des inspirations empruntées à l’héritage religieux et culturel des religions et civilisations précédentes. 
Je sais bien que ce propos, tel quel, heurtera ce qui semble couler de source dans la compréhension de beaucoup de musulmans, même (surtout ?) les plus instruits en sciences dite islamiques, qui sont à mon avis les plus atteint. Le style lapidaire que nous adoptons ne nous aidera sans doute pas. Ne vous pressez pas, les signes du Coran et l’exemple prophétique qui en est tributaire viennent à mon secours. 

Cependant, j’aimerai déplorer cette manie présente dans la pensée musulmane à vouloir chercher, même pour l’évidence, une sanction religieuse particulière et détaillée. Des choses, des-lors que l’on croit en Dieu le Miséricordieux et que l’on médite sa révélation et la globalité de son message, devraient être des évidences et des préalables fondamentaux qui participe de la foi. Il en est ainsi de la dignité de l’être humain, de la recherche de la justice et de l’équité et de l’égalité intrinsèque entre tous les enfants d’Adam et d’Eve.  Ce n’est pas là une simple question juridique mais des principes philosophiques qui participe de la foi et des enseignements fondamentaux, liés à la vision de Dieu, que nous offrent la révélation coranique. C’est ce à partir de quoi tout le reste s’éclaire. Ce sont ces fondements qui sont battus en brèche, relativisés et falsifiés par la doxa officielle, par-delà les obédiences, les groupes, courants et sectes qui s’opposent au sein de la communauté musulmane. Ce n’est pas le Livre qui y parle mais les idéologies qui y vocifèrent. 
Les inanités du discours musulmans sur la question féminine : l’exemple de l’excision et mariage forcé
 Prenons la question de l’excision, après la petite polémique de cet été qui en dit long sur les incohérences du discours musulman et par là de nos savants et intellectuels. Je pose la question tant il semblerait que la spécialisation rend le savant plus aveugle que le commun. Avons-nous besoin de nous attarder longtemps sur cette question, pour saisir immédiatement qu’il s’agit d’une mutilation à visée dominatrice sur les femmes ? Avons-nous besoin d’une indication législative textuelle pour nous rendre compte que non seulement cet acte va l’encontre de l’humanité de celle qui la subissent. Mais qu’il vient en plus prendre à contre-sens, de façon frontale, les orientations de l’Islam qui célèbrent la vie et la beauté, jusqu’à faire de la sexualité un art qui se transcende en adoration, lorsque vécue dans le licite, et qui de fait peut amener au paradis ? Le débat sur l’excision est sa survivance au sein de la pensée musulmane et son discours est à la fois une honte morale sans nom et le signe d’un disfonctionnement passionnel qui fait de l’héritage ancestral la source véritable qui supplante la révélation. 
Un autre exemple, sous d’autres cieux. C’était il y a quelques semaines à Dakar. Je venais écouter en silence un célèbre « savant » religieux, respecté de tous. Le sujet qui lui fut proposer de traiter était celui du mariage. Sujet ô combien sensible ! La télévision sénégalaise avait fait le déplacement pour couvrir l’évènement.  Bref, je ne vais pas m’étaler sur tout ce qui fut dit. Un seul exemple suffira je pense à vous dessiner la teneur du propos, qui somme toute restait totalement dans les lignes du discours traditionnel connu de tous. 
« Peut-on marier une femme contre son gré » s’interroge le célèbre savant soninké ? Il tente d’y répondre. Il égrène d’abord les avis des différentes écoles juridiques sunnites. Et il opte enfin pour ce qu’il considère être l’avis majoritaire aujourd’hui qui hier était minoritaire : à savoir l’accord et l’autorisation de la femme adulte comme préalable à tout mariage. Tout va bien me diriez-vous, nous parlons bien sûr dans une conception où la femme jamais n’entreprend directement son mariage et est toujours sous la coupe de son tuteur. Mais seulement voilà même dans ce cas la contradiction pointe son nez. Car voici que le conférencier indique dans sa démonstration que cela concerne le cas des femmes adultes. Ah bon ? Peut-il y avoir un autre cas ? Et c’est là que le cas de la fille non majeure ni pubère se glisse subrepticement dans le discours. Celle-ci, selon le conférencier-savant, peut être mariée par son père, voire être contrainte par lui. 
Je regarde autour de moi histoire de voir si l’énormité de la chose avait été perçue par le public. Rien ! La contradiction était pourtant évidente, à coté bien sûr de l’ignominie de la chose. Car comment dire dans une même phrase, sans sentir la contradiction, que la femme n’a pas à être contrainte dans le mariage et permettre en même temps le mariage des jeunes filles, voire leur contrainte par leur père ou tuteur ? 

Mais il va justifier. Il faut un texte pour tout, même quand cela est contradictoire avec le reste :  le Prophète l’a fait. Il aurait épousé Aicha à neuf ans. Oui, oui il a osé. A l’heure où les pouvoirs publics lutte contre ce fléau, moment où la communauté musulmane à travers ses sociétés civiles et sa jeunesse se mobilise contre des tels actes, voilà l’avis rétrograde du « savant » qui tombe tel un couperet. Il est comme les autres. Le suivisme aveugle empêche de voir les énormités, l’hyperspécialisation pousse à les justifier. Il n’a pas vu la contradiction. 
Le prophète qu’il venait de citer interdisant que l’on marie les femmes contre leur gré, jusqu’à proposer à une jeune fille qui s’en plaignait de défaire le mariage. Ce Prophète-là n’aurait pas pu accepter d’épouser une jeune fille qui, de fait, n’avait la liberté, ni l’autonomie suffisante pour décider et choisir en conscience.  Il n’y a pas de choix dans l’inconscience, l’ignorance ou la contrainte. C’est une règle générale qu’il a lui-même établi pour tous les domaines. Nous parlons de logique mais sur le plan moral et spirituel cela est encore plus ignominieux. Car c’est une dégradation, rechercher par celui qui fomenta cette histoire, de la personne du Prophète qui le met en contradiction avec la noblesse de caractère que tous lui reconnaissaient. Dégradation que l’inconséquence et l’inconscience du discours musulman entretien et défend par mille et une justifications chacune plus bigote que l’autre. Ce qui va à l’encontre de la belle moralité et de la dignité peut-il être de Mohammed ? 
Ai-je besoin, pour établir cette vérité, d’être un spécialiste ? Le bon sens et les orientations du Livre n’auraient-ils pas suffit pour voir l’inanité de ce hadith, découvrir les inepties dont il est porteur et le considérer comme une invention à rejeter sans état d’âme ? Seules les incohérences de la pensée musulmane, sa volonté de suivre aveuglément tout ce qui est ancien et coutumier et surtout, tout ce qui justifie la domination de l’homme sur la femme et du puissant sur le faible, peut expliquer ces catastrophes intellectuelles et morales. 
D’autres « perles » furent égrenées tout au long de la conférence. La tendance globale allait dans le sens de la cause patriarcale au détriment de l’égalité humaine et des droits de la femme. Il n’y a rien de surprenant. C’est la teneur même du discours musulman. Le conférencier d’ailleurs ne faisait que lire ce qu’il avait pris çà et là dans les livres de droit classiques et chez leurs auteurs médiévaux. Rien de nouveau sous le soleil. Et c’était là le problème. 
Un combat qui débute
Nous prenons malheureusement les prédicateurs pour des savants. Et ceux qui sont parmi nous des savants, sont en fait des répétiteurs. Nous sommes les suiveurs de suiveurs qui en suivent d’autres. Cela manque de profondeur philosophique. Cela manque de logique rigoureuse.  Cela manque de renouveau et de créativité. Cela, tout simplement, cruellement, manque de méditation du Coran. D’où les contradictions sans nom qui caractérisent la pensée musulmane et son discours sur l’humain de manière générale et sur la femme en particulier. A bas la bigoterie savante !
Critiquons donc et reconstruisons. Méditons le Livre et exposons sa philosophie sur l’être humain et les relations entre femmes et hommes qu’elle sous-tend. Puis, de là, corrigeons les interprétations malencontreuses de certains passages du Coran à l’aune, évidemment du Coran. Pour ensuite établir une grille de lecture critique des propos attribués au Prophète qui permette de nous débarrasser de la pléthore de mensonge, sur ce sujet, qui y pullulent sans vergogne.  La suite promet d’être décapante. Ames moutonnière s’abstenir !

Source: ousmanetimera.unblog.fr 

DAFORT ALERTE :UNE AFFAIRE FONCIÈRE, ON TRAÎNE TOUJOURS UN VIEILLARD..!


​Flash Info 8 juillet 2017: l’affaire du « jardin du vieux » DIARRA à DAFORT. 


Le litige foncier rapporté il y’a quelques mois qui était en souffrance auprès du préfet de Ould yengé dans le Guidimagha Sud mauritanien, refait surface ces dernières heures. Le vieux DIARRA centenaire d’âge a été convoqué une nouvelle fois  par les autorités départementales . D’après une source fiable du terrain, l’autre camp qui réclame la propriété du jardin sur la base du régime féodal d’antan sur le foncier, est également convoqué. Ces derniers temps, on apprend que le jeune préfet du département avait été muté et remplacé par un nouveau. Partis ce jour vers Ould Yengé, le vieux DIARRA qui serait le plus âgé de tout DAFORT, et ses proches sauront sur place quelle évolution est en cours sur cette affaire avec ce nouveau représentant de l’État.
Une affaire à suivre…!
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La suite…

Retour sur la convocation du vieux DIARRA à Ould Yengé ce samedi 8 juillet 2017. 



Arrivés ce matin auprès du préfet, le vieux CENTENAIRE et ses proches ont écouté l’explicatif de ce qui a été l’origine de leur convocation. En l’effet, le nouveau préfet du département leur a dit que l’autre camp protagoniste est venu se plaindre que la famille DIARRA aurait agrandi le jardin ces temps-ci. Le vieux DIARRA a exprimé un démenti ferme sur cette accusation qui ne serait qu’une énième tentative du camp féodal pour alimenter vainement le litige autour d’un terrain occupé et travaillé depuis bientôt 60 ans. D’après le rapport reçu d’une source proche du vieux ce soir, le représentant de l’État leur a confirmé la propriété du jardin au regard de la loi foncière,  déjà actée ORALEMENT  par son prédécesseur muté. Par ailleurs le préfet promet qu’il se rendrait prochainement au village DAFORT pour parler sur la question foncière. Pour rappel, son prédécesseur avait promis cette éventualité en vain finalement. 

Ci-joint le lien d’un témoignage relatif à cette affaire pendante: http://wp.me/p5GJMr-AU

K.S

Regardez « TV TOUBA au plus près du Forum/Ganbanaaxu Feddde » sur YouTube

​L’engagement contre les séquelles esclavagistes en milieu soninké: Des FAITS étranges à Amagué, village malien dans le cercle de Nioro. 


Il y’a quelques jours, à Amagué village soninké du Mali , des militants abolitionnistes qui se sont réunis pour dénoncer certains rapports coutumiers de l’ordre sociétal en vigueur, faisaient l’objet d’innombrables chantages et d’une tentative d’ostracisation. En effet, ceux, identifiés comme activistes sous l’élan transnational du Forum de conscientisation et de sensibilisation GANBANAAXU FEDDE , se sont heurtés à une sorte d’embargo auprès des forgerons de la localité. Des éléments de la composante sociale spécialiste de la forge ont refusé de rendre tout service aux individus encartés abolitionnistes. D’après des sources proches du terrain, cette décision serait prise sur l’ordre des milieux féodaux régnants. Face à cette situation étrange censée servir un élément de pression de contre-campagne réactionnaire, les personnes lésées ont porté l’affaire aux autorités du cercle à Nioro. Et ce lundi 3 juillet 2017, répondant aux convocations du procureur, les différents protagonistes ont été réunis dans son bureau. Les uns et les autres ont exprimé leurs lectures de l’affaire. Selon les rapports fraîchement obtenus ces dernières heures, le représentant des forgerons a reconnu la situation mise en cause  en chargeant le camp du chef de village qui est indexé comme l’instigateur. Par ailleurs, le représentant du camp féodal n’a pas  voulu reconnaître la source du litige, en extrapolant vers une mésentente qui serait liées aux rituels religieux. Au final, un rappel à l’ordre a été prononcé par le procureur qui met en garde contre toutes situations conflictuelles à connotation esclavagiste et féodale. Encore une fois dans le giron soninké, que ce soit dans un village du Guidimagha mauritanien ou dans une localité rurale d’une contrée malienne, il suffirait de refuser les assignations sociétales hiérarchiques pour subir le courroux des milieux féodaux régnants. Une certaine mentalité nocive foncièrement réactionnaire pervertit le lien social intracommunautaire sans cesse.

K.S

Les vestiges féodaloesclavagistes en milieu soninké du Guidimagha : Pourtant peu des “mal entendus” mais plusieurs malentendants volontaires..!


Pour taire tout malentendu de premier abord, il faut réaffirmer que l’ordre esclavagiste pire et dur au sens fidèle des MOTS (MAUX) n’existe plus dans les localités du Guidimagha soninké de la Mauritanie. La société a été esclavagiste par le passé et les conséquences vivaces de cet ordre d’antan ne peuvent être réfutées par tout esprit aminé d’une once de sincérité. Aujourd’hui, les éléments subissant de plein fouet les stigmates de l’ancien ordre esclavagiste muté en ordre sociétal, s’approprient du VERBE pour nommer les CHOSES d’une manière décomplexée. Ainsi la vie communautaire soninkée proclamée et revendiquée comme solidaire est questionnée en son sein par la nouvelle génération issue de ceux qui étaient conditionnés à occuper les parties peu enviables du puzzle sociétal. L’activisme en gestation de la nouvelle génération d’ascendance dite servile, ne vise aucunement à bannir la noblesse ou à détrôner un ordre clérical quelconque. Il s’agit plutôt et très certainement d’un éveil urgent et nécessaire pour la composante la plus lésée sur le matériel et l’immatériel dans ce qui se définit comme  le “VIVRE SONINKÉ” dans le temps et dans l’espace. Ce “VIVRE SONINKÉ” est le socle de l’ordre hiérarchique qui se veut au-dessus de l’ordre citoyen. On y constate quasiment des références monarchiques autour des 2 axes principaux qui sont la chefferie coutumière et le clergé communautaire ou l’imamat. Autour de ces axes qui tirent leurs légitimités d’un certain passé, Il y’a d’autres alliés objectifs bien lotis et très utiles aux mécanismes de l’ordre hiérarchique. Au sommet de ce dernier, les clans féodaux régnants et au bas de l’échelle on y trouve la couche dite statutairement servile qui tient lieu de “paillasson” pour TOUS les autres finalement. Historiquement chaque clan féodal s’entoure d’un assemblage social cohérent et complice à un premier niveau sur lequel son pouvoir s’exerce. Et au second niveau, les esclaves statutaires ayant un certain poids numérique conséquent , demeurent des possessions subalternes ne pouvant jamais aspirer au niveau du clan féodal et ses alliés objectifs. Ainsi le clan féodal et ses obligés volontaires ou ses alliés objectifs sont dans une sorte d’ENTENTE PARFAITE pour que la couche dite statutairement servile subisse symboliquement les traces d’un certain pouvoir révolu et qu’elle soit l’horloge qui régule la psychologie philosophique d’un statut nobiliaire impérissable  semble-t-il. De ce constat, peu des gens sincères en milieu soninké peuvent démentir une pareille  articulation par laquelle les chefferies détiennent un certain pouvoir social régalien qui s’oppose de fait et par nature à toute émancipation de la couche la plus mal lotie en dignité et en honneur même symboliquement. Et comme on pourrait s’entendre aussi que le clergé communautaire très souvent lié au clan féodal régnant, détient une autre direction du pouvoir sous l’ordre féodal. L’imamat des marabouts peut être décidé et confié à une famille particulière selon certains mécanismes liés à l’histoire et en bonne entente entre les alliés objectifs de l’ensemble féodal. Cet ordre de l’imamat chargé de l’expression “officielle” du religieux dans la sphère sociale, s’avère être la caisse de résonance légitimiste pour magnifier l’ordre féodal. Par un argumentaire déterministe dit “religieux” , un certain ordre maraboutique soninké essaiera de s’accaparer exclusivement du lien au DIVIN et se verrait l’intermédiaire absolu dans certain sens. Et qui d’autre oserait s’essayer dans ce domaine en toute liberté….? Surtout pas les éléments issus de la couche dite statutairement servile.  


D’ailleurs l’impact psychologique à cause d’une certaine interprétation du religieux, est un facteur aggravant dans la soumission fataliste perpétuelle de certains éléments issus de la couche dite esclave statutaire. Ainsi la grande référence nobiliaire dans le “VIVRE SONINKÉ” est basée foncièrement sur une norme sociétale qui perpétue l’existence d’une condition sociale servile quoique symboliquement aujourd’hui. Noblesse de caractère ne suffit pas pour compter, mais il faut naître noble même avec tous les sales caractères et par opposition à un autre individu qui serait prédestiné comme “IMPUR” selon la norme sociétale en vigueur même ayant les meilleurs caractères. De ce côté, j’espère qu’on pourra s’entendre sur cette nature des choses qui n’échappe plus aux gens sensés.

L’éveil d’aujourd’hui qui bouscule certaines certitudes n’est pas animé par un esprit de vengeance sur qui que ce soit. À mon avis la PRIORITÉ des priorités , pour les activistes abolitionnistes du milieu soninké, est d’axer la sensibilisation sur les appartenances claniques et féodales. Ça a été une TROMPERIE INDICIBLE hier et une PLAISANTERIE PUÉRILE aujourd’hui, qu’un individu issu de la couche dite statutairement servile se dise à appartenir à un tel ou tel clan féodal  (Berané, Hayané, Botokholo, Gansoyi, Hokolou et d’autres du genre). Une fois ce lien trompeur d’identification clanique défait, l’éveil émancipateur trouvera une VOI(E)X ROYALE vers la redéfinition d’une personnalité non lestée d’un certain passif dans une communauté qui au fond ne l’accepte qu’en étant soumise aux caprices des uns pour soigner leur noblesse très particulière. Une fois ce travail demandant beaucoup de pédagogie et un certain recul intellectuel fait, les éternels subalternes intouchables selon l’ordre féodal soninké particulièrement rigide, se doivent de développer une conscience politique révolutionnaire en faisant abstraction de tous les segments coutumiers qui structurent l’ordre hiérarchique intracommunautaire. En étant conscients d’une CITOYENNETÉ ACCOMPLIE , Il faut maintenant tourner vers les autorités modernes compétences (Mairies, Préfectures ou Gouvernorats) pour l’application des lois en vigueur sur le territoire national. Ainsi quelle autorité imposerait à un groupe de citoyens d’aller courber l’échine devant un chef coutumier de la féodalité. Et quelle loi dirait à un groupe des citoyens majoritaires dans un quartier quelconque d’accepter par force l’imamat héréditaire d’une petite minorité aux compétences discutables qui exploite ce statut pour d’autres desseins étranges. Aujourd’hui, tout ce qui se dit de négatif à propos de l’engagement anti-esclavagiste et anti-féodal dans la communauté soninkée via différents canaux (Associations ou forums) , trouve sa fixation sur les refrains suivants : ils veulent détruire SONINKARA et SONINKAAXU, défaire les amitiés, porter atteinte aux solidarités, en gros affaiblir le “VIVRE SONINKÉ”. Étrangement pendant plusieurs siècles , des gens considérés comme des IMPURS DE NAISSANCE n’ayant aucune légitimité d’avoir des honneurs et des positions honorifiques au nom de la communauté vivent parmi nous sans qu’aucune réforme sociétale ne soit  entamée en leur faveur. Là leur salut viendrait d’une communauté de vie  parallèle qui comptera sur l’ordre étatique moderne pour être comptée en DIGNITÉ ÉGALE avec tous les CITOYENS.


L’engagement abolitionniste est sain s’il est bien porté et clarifié par un discours réfléchi mais ferme. Ces derniers mois, nous sommes témoins de quelques escarmouches provocatrices dans la communauté  portées auprès des autorités compétentes. On ne cesse de le rappeler, cet engagement n’est pas une guerre ouverte contre une personne ni contre une entité sociale donnée , on veut le décliner en revendications des Droits et Devoirs en toute clarté.

Et pour conclure, si on essayait même à une très faible marge le modèle de société promu à Médine par le prophète Muhammad  (PSL) pour fonder la première communauté musulmane. Ainsi cette jeune communauté médinoise mixte ne s’était pas projetée sur 100 ans pour que des âmes acquises à la Vraie Foi s’acceptèrent mutuellement en dépit des différences et du contexte historique.


KS  

Le Cri Osé…!


À l’endroit de tous ceux qui pensent que le discours ferme de la mouvance abolitionniste et anti-esclavagiste en Mauritanie , est « extrémiste, haineux et violent » : 
~Les éléments de l’ANC de Mandela qui voulait Un Homme, Une Voix, étaient considérés comme « extrémistes »,
~Les éléments du FLN en Algérie coloniale étaient traqués comme « terroristes »,
~ De Gaulle était considéré comme déserteur qui a trahi la France officielle de Vichy,
~ Les colonies américaines ayant coupé les liens avec le royaume britannique, étaient considérées comme rebelles malfaisantes,
la liste peut être très longue. 
Jamais ceux qui tiennent l’ordre social, sociétal , coutumier, tribal, ethnique et étatique, n’ont eu les mêmes définitions de certains termes  (extrémiste, haineux, rebelle ou discours violent) avec les dominés et les lésés. 

Les réactionnaires extrémistes considèrent leurs intérêts exclusivistes sur le matériel et l’immatériel, comme la seule Norme qui compte en TOUT et PARTOUT. 
L’équation est facile pour eux : INTÉRÊTS PARTISANS ET ÉGOCENTRIQUES = DROITS DIVINS.

LE PRÉSIDENT BIRAM DAH ABEID AU GUIDIMAGHA CE 7 MAI 2017 : ALERTE À LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE…!

​Paris, le 07 mai 2017
A Son Excellence, M. le Haut-commissaire des droits de l’Homme de l’ONU  Nouakchott

Nous, Militants et Sympathisants de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste Paris,

On vous transmet nos salutations !

En tant que personnes qui croient en la démocratie, à la liberté de pensée et la liberté d’expression, nous sommes bien soumis au Pacte international relatif aux droits civils et politiques (PIRDCP), 16 décembre 1966 – Résolution de l’Assemblée Générale des Nations unies 2200 A (XXI)

Le 07 mai 2017 au matin  M. Biram Dah Abeid (Président de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste en Mauritanie) passera la frontière Bakel Sénégal et Gouraye Mauritanie pour  rejoindre le plus naturellement du monde, son pays, la Mauritanie (étant entendu qu’il n’est ce jour pas apatride)

Cependant, il y’a beaucoup de menaces qui pèsent sur l’intégrité de la personne de M.Biram Dah Abeid, sur ses libertés individuelles (arrestation et emprisonnement arbitraires, torture…) et ses libertés politiques (droits de réunions pacifiques…)

Son action s’inscrit aujourd’hui (et toujours…) dans l’effort qu’il demande « …à tous les militants, de rester vigilants, de ne pas céder à la provocation, de rester attaché à l’action pacifique, légale et reconnue par la Constitution mauritanienne ». « Je les adjoins d’être attentifs à l’infiltration de la part de personnes de mauvaise foi, pour pousser des militants non avertis à la violence. N’acceptez pas les infiltrations et le détournement de notre action pacifique ! »

Et parce que M. BiramDahAbeid « invite aussi tous les observateurs, toutes les ONG et tous les partis politiques mauritaniens, à observer ce processus de retour, pour pouvoir témoigner »,

Nous, Militants et Sympathisants de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste Paris,

Nous Vous demandons, par la présente, d’être le témoin des atteintes graves, imminentesaux droits de l’homme en Mauritanie.

Et Nous Vous prions d’observer le retour de M. BiramDahAbeidavec laplus grande vigilance.
Respectueusement !

Source : IRA-FRANCE 

​L’antiesclavagisme en milieu soninké du Guidimagha mauritanien : les chefferies coutumières broient du ROUGE…!

Ces derniers jours, nous avons relevé plusieurs incidents (clashs verbaux et physiques et divers chantages menaçant) dans différentes localités . Aujourd’hui, sous d’autres cieux  les gens veulent savoir comment on pourrait habiter la planète Mars, alors que chez nous dans le Guidimagha, la société  féodaloesclavagiste composée d’une supposée aristocratie désuète, d’un régime maraboutique complice et de quelques lèche-bottes (esclaves statutaires), vit des turbulences. Pour cause, les segments féodaux se radicalisent de plus en plus contre toute expression antiesclavagiste dans nos villages. Ils ne réalisent pas pourquoi des CITOYENS DIGNES ne veulent plus être appelés et pris comme ESCLAVES dans une pourriture de société castée et stratifiée. 

J’écrivais une fois, qu’il y a quelques années on s’était mis modestement à questionner un système sociétal des castes dans lequel les Hommes ne se valent pas, et aujourd’hui nous découvrons un monde d’esclavagistes endurcis qui s’oppose même de fait  à l’ordre citoyen dans nos contrées. Par évidence, les affrontements ne font que commencer entre ceux qui refusent les assignations rétrogrades et déshonorantes et les extrémistes féodaloesclavagistes qui pensent être en déclin sans la monture sociale d’esclaves. 

C’est à l’administration régionale de changer de braquet quant à l’application stricte de l’arsenal juridique contenu dans la Loi 2015-031 réprimant les Faits d’esclavage (Pratiques, séquelles et comportements). 


Nous portons à la connaissance des hautes autorités à Nouakchott, que les féodaux esclavagistes dans les villages bénéficient d’un appui très INTÉRESSÉ parmi certains milieux soninké proches du pouvoir. Ceux qui veulent être prévenus qu’ils le soient pour de bon,  car RIEN NE SERA COMME AVANT. L’INDIGNITÉ ATTRIBUÉE PAR DÉTERMINISME NE PEUT ÊTRE UNE FATALITÉ PROFITANT AUX UNS SUR LES AUTRES.

L’ÉTAT pour nous, ce sont les pouvoirs reconnus dans la constitution mauritanienne et non les chefferies coutumières dépassées par L’HISTOIRE depuis plusieurs siècles.


À CES TENANTS ZÉLÉS DU SYSTÈME, ON EST AU 21ÈME SIÈCLE,  ACCEPTEZ QU’ON SOIT TOUS DES PERSONNES À DIGNITÉ ÉGALE ET DES CITOYENS ÉGAUX EN DROITS ET EN DEVOIRS. C’EST AINSI D’OÙ LA PAIX ADVIENDRA POUR ASSURER UN AVENIR COMMUN DANS NOS ENVIRONNEMENTS ARIDES QUI SONT LOIN D’ÊTRE ENVIABLES.


K.S