MAURITANIE: POURQUOI CES INDIGNATIONS SÉLÉCTIVES DE NOTRE CLASSE POLITIQUE?


Le récent article de l´historien et chercheur sénégalais Tidiane N´diaye, l´auteur du livre ”Le génocide oublié” qui parle de la traite et de l´esclavage des Noirs dans le monde arabo-musulman, sur la question palestinienne, attribué injustement et insidieusement au président des FPC le camarade Samba Thiam, a suscité une véritable levée de boucliers dans la classe politique arabo-berbère du pays. Des nationalistes arabes, des chauvins, des islamistes et autres petits racistes et terroristes en ont profité pour cracher leur venin, leur haine, leur racisme primaire sur le président Samba Thiam et à travers lui notre parti politique.
Ces réactions épidermiques sont révélatrices d´un fait, le chauvinisme panarabiste de certains de nos compatriotes arabes qui n´hésitent jamais à parler de nous, en nous colorant d´une couleur qui n´existe que dans leur structure de conscience, traduisant leur paradigme, qui est celui de l´idéologie raciste du Système d´Etat mauritanien.
Notre position de principe a toujours été de soutenir toutes les bonnes causes et de dénoncer toute injustice sans tenir compte de l´appartenance ethnique ou raciale de la victime ou de l´auteur des crimes.
Un certain nombre d’événements, plus ou moins récents, ont eu un tel retentissement dans notre pays, qu’ils laissent bien des Mauritaniens perplexes.
Les réactions internes que ces événements ont entraîné et entraînent encore, la passion qu’ils déclenchent suscitent bien des questions, qu’on ne peut s’empêcher de poser. On ne peut également ne pas faire remarquer que s’il est légitime en effet de compatir aux souffrances du peuple palestinien, syrien, irakien car à notre sens, la compassion est normale vis-à-vis de tous ceux qui souffrent.
On ne peut ne pas s’interroger sur le caractère discriminatoire et sélectif des actes posés.
– Pourquoi, en effet, la classe politique arabo-berbère exprime-t-elle, aussi visiblement, aussi passionnément sa solidarité avec le peuple palestinien, irakien depuis toujours, pour rester muette devant le martyr du peuple noir victime de l’apartheid ?
– Pourquoi organise-t-on, ici et là, des marches, des quêtes en faveur des enfants irakiens, palestiniens et reste-t-on indifférent devant le malheur des enfants des camps de rapatriés anciens déportés devenus réfugiés dans leur propre pays.
Comment expliquer le silence assourdissant et complice de cette même classe politique sur le sort tragique des réfugiés Noirs Mauritaniens qui croupissent toujours dans des camps au Sénégal et au Mali à quelques pas de la frontière ?
– Pourquoi jamais marche ni manifestation ne furent envisagées pour se démarquer (à défaut de les dénoncer) des actes génocidaires du régime raciste pendant les années de braise entre 1986 et 1990, dossier toujours pendant et actuel?
L’acte d’humanité ou les questions de principes peuvent-ils revêtir un caractère sélectif?
– Pourquoi enfin les événements extérieurs ont-ils plus de retentissements chez nous, que nos propres problèmes internes ?
– Pourquoi, surtout, la question de l’unité nationale-question centrale et grave- ne mobilise-t-elle pas autant d’énergie ?
Qu’est-ce qui nous importe au fait ?
L’insistance de la Mauritanie sur la question palestinienne ou syrienne ? C’est là autant de questions qui montrent que nos grilles de valeurs, notre sensibilité, notre philosophie même de la vie en dépit de toutes les dénégations sont différentes.
Il faut oser le reconnaître, oser l’accepter et le prendre en compte dans tout schéma de mise en place d’un cadre de coexistence. Et, pour nous, toutes ces considérations viennent justifier à posteriori amplement l’option de l’autonomie des régions proposée par notre parti, les FPC.
Il est temps de comprendre que l’exclusion est en soi économiquement mauvaise, socialement corrosive et politiquement explosive. A bon entendeur….chahut!

La lutte continue!

Kaaw Touré –Porte-parole des Forces Progressistes du Changement.

L’édito : Le lada soninké, ce système féodal de plus en plus agressif qui défie LA LOI Mauritanienne dans nos localités rurales !

Les communautaristes soninké le reconnaissent avec zèle à qui veut l’entendre, le soninkaxu (le Vivre soninké) ce sont les ladani. Cet ensemble de coutumes primitives et foncièrement ségrégationnistes est servi au monde extérieur comme « une culture de solidarité et de fraternité » en toute discrétion. D’une certaine suffisance puérile et inconsciente, d’aucuns diront que les soninkés sont enviés par d’autres communautés pour ce qu’ils sont ou ce qu’ils ont. L’ordre féodal soninké qui se structure autour des ladani est un régime esclavagiste dans l’esprit et très frustré face aux réalités d’aujourd’hui. Un esprit féodal soninké, qu’il soit doctorant en x ou y , fonctionnaire d’état ou qu’il soit cultivateur austère , est un potentiel pourfendeur de lois nationales dans nos localités rurales. Au sein de la société féodale soninké, seuls les intérêts matériels et immatériels de l’ordre dominant comptent véritablement. Traditionnellement, le système a généré un parasitisme courtisan qui inhibe et déresponsabilise l’écrasante majorité (esclaves statutaires et d’autres obligés courtisans) pour garantir la pérennité des privilèges exclusifs. Ainsi le clientéliste politique à l’échelle nationale vient camoufler sournoisement cet état de fait quasi princier. Il suffit de parler de CITOYENNETÉ, de DROITS et DEVOIRS, pour subir l’anathème d’une intelligentsia sectaire et communautariste. Nous constatons aujourd’hui des manœuvres lâches et mensongères de certains éléments défenseurs extrémistes du système, ourdies auprès des administrations publiques dans le but de salir ceux qui ne demandent qu’à vivre en citoyens à égale DIGNITÉ avec TOUS. Ces dignes citoyens qui revendiquent ni plus ni moins leur qualité entière de CITOYENS en dehors de la nocive emprise du système discriminatoire des ladani, se trouvent soumis à des divers chantages (tentatives de mise en quarantaine sociétale par exemple) et d’autres accusations fallacieuses et haineuses. Aujourd’hui dans le Guidimagha mauritanien, ceux qui osent refuser le statut social d’esclave en milieu soninké, sont victimes des pratiques inadmissibles pour un esprit sensé. S’autonomiser par rapport au régime hiérarchisant de ladani demande beaucoup de courage et d’abnégation face aux réactionnaires féodaux locaux soutenus par leurs proches bien introduits au sein du pouvoir. Ainsi pour un énième rappel, l’administration publique à divers niveaux doit réaffirmer l’ordre régalien de l’Etat qui ne se soumet pas aux caprices d’ego nuisible d’une minorité agissante dans les communautés villageoises. Nous faisons une référence au cas symbolique de la commune de Daffor fraîchement rattachée à l’arrondissement de Lahraj. Dans ce village soninké d’où sont originaires d’innombrables cadres historiquement, un modeste hangar au sein d’une concession privée a été suspendu depuis le 5 septembre 2017 par des gendarmes mobiles. Aux dernières nouvelles, l’administration régionale admet que les ordres seraient venues du ministère de l’intérieur. Il s’est trouvé que cet hangar est dans la maison du représentant local d’une association reconnue par l’Etat qui lutte contre l’esclavage et ses séquelles. C’est évident que les ladani font véhiculer des séquelles esclavagistes dans la communauté soninkée. Aujourd’hui le fond discursif du système discriminatoire des ladani est alimenté et truffé d’une parole libérée de l’apologie de l’esclavage et ses séquelles. Ainsi le défi assumé face la loi antiesclavagiste en vigueur en Mauritanie est patent dans les milieux soninkés. Concernant le foncier dans les zones rurales du Guidimagha, pour les ladani, la tenure traditionnelle pourtant abolie par la loi, serait la seule valable. Dans la plupart des litiges fonciers sont liés à ce régime rétrograde et agressif basé sur une hiérarchisation sociale qui dénie toute responsabilité et toute propriété à l’esclave statutaire. Pour dire crûment, l’esclave ou l’esclave statutaire ne peut hériter un patrimoine foncier dans des parcelles pourtant exploitées historiquement par son ancêtre soumis à l’ordre esclavagiste . Ici encore les entorses aux lois de la RÉPUBLIQUE sont évidentes dans ces contrées rurales où les premiers lettrés proches de l’administration représentaient et présentaient la communauté comme une « seule personne imagée » qui compte, le CLAN FÉODAL DOMINANT et ses intérêts mêmes ILLÉGAUX.

K.S

À propos de l’enrôlement biometrique des Mauritaniens ,pourquoi ça bloque ?

Avis aux Mauritaniens qui n’ont pas pu obtenir leurs documents d’état civil. Depuis en 2016, je me suis présenté avec mon dossier complet ,dossier en béton pour se faire enrôlé où recensé. Les formalités administratives sont faites, emprunts digitaux, photos et enregistrements ont été faits. On me remet un reçu que vous voyez en me disant qu’ils vont m’appeler dès que mes pièces d’état civil seront prêtes. Chose qu’ils n’ont jamais fait. Je rappelle à chaque fois l’ambassade de Mauritanie à Paris, personne ne décroche ni le cabinet de l’ambassadeur, ni le service consulaire à fortiori le service de recensement et l’accueil du public de l’ambassade. Pour rappel, je réside à Lyon 500km de paris. Je parle sous contrôle de plusieurs témoins qui connaissent mon dossier que je ne révèle pas les noms .

Mes amis et proches se sont penchés sur le dossier, ils mènent leurs enquêtes de fil en aiguille et ils découvrent que le dossier est bloqué à cause d’une signature de ce qu’ils appellent le PV (Procès Verbal ) des parents . Vous imaginez, 2 ans sans aucune nouvelle sur la cause réelle du blocus , l’administration m’informe pas ses usagers la cause du blocus de leur dossier pour favoriser la corruption bien entendu . Il faut payer pour juste obtenir une information concernant mon dossier qui est un droit fondamental régie par les lois de la république.

C’est tellement aberrant que J’ai décide de mettre ces informations personnelles à la disposition du public dont leurs dossiers souffrent dans la même situation dans les centres d’enrôlements . Dès fois, les citoyens sont bloqués intentionnellement pour les soustraire de l’argent illégalement. Cela s’appelle incitation à la corruption par des fonctionnaires de l’état Mauritanien. Vraiment pitoyable, comment peut-on être fier d’appartenir à un tel pays ?

Le problème est qu’il n’y a pas de sanctions pénales ni administratives contre ces fonctionnaires véreux. D’ailleurs pourquoi un PV parental des parents qui ont reconnu leurs enfants dans des registres de Naissances ? Le régime de Ould Abdel Aziz pense t-il que tous les Mauritaniens sont des enfants illégaux, précisément (BÂTARDS ) ? Qu’est ce qui se passe dans la tête de ces fonctionnaires ?

Source crédit: Post Facebook Diko Hanoune, blogueur militant abolitionniste et défenseur des droits humains.

POLITIQUE EN MILIEU SONINKÉ DU GUIDIMAGHA ; EN FINIR AVEC LES LOGIQUES CLANIQUES POUR UN VOTE LIBRE ET CITOYEN !

Ah oui, la politique dite « politigui » en parler cru soninké , n’est pas étrangère à la communauté soninké d’une manière générale. Et elle ne l’est surtout pas aux milieux soninkés du Guidimagha mauritanien. Dans un passé récent, une de nos réflexions contributives était axée sur la nature de l’exercice particulier de la vie politique ou plutôt politicienne traditionnellement entretenue. La cité soninké du guidimagha est gérée selon un ordre féodal quasi princier qui défie et inhibe à la fois les dépositaires de l’autorité publique moderne au niveau local avec des complicités troublantes et clientélistes plus ou moins inavouables. Ainsi ces réalités qui contrastent avec ce qui devrait être l’ordre régalien admis théoriquement par la constitution de notre pays, reflètent et transposent dans une certaine mesure des références coutumières qui faussent le VIVRE Politiquement CITOYEN.

Les anciens clans féodaux investissent tacitement les partis politiques modernes. Ces derniers s’y accommodent en instaurant un système clientéliste de tendances locales au sein du même parti. Le cas symbolique est celui du parti au pouvoir du moment sous différents régimes. Profitant de l’ancien ordre féodal qui structure la communauté, certains barons politiques ont pu se recycler en surfant sur un suivisme communautariste de l’expression d’un vote « dicté et orienté ». Les chefferies traditionnelles affichent leurs colorations politiciennes en fonction de leurs clans féodaux d’appartenance et le vote citoyen sur la base des Droits civiques ne représente aucune importance à leurs yeux. Aujourd’hui cette légendaire interpénétration politique entre les deux ordres, est de plus en plus indexée, vu les résultats calamiteux dans plusieurs domaines (Administratif, sanitaire, éducatif, social et économique) de la vie des populations . Il faut rappeler que cette norme politicarde en milieu soninké s’inscrit dans un large mécanisme clientéliste et courtisan au niveau régional avec d’autres communautés. Il est temps pour les peuples du Guidimagha de se défaire de ces prédispositions claniques et rétrogrades de la CHOSE POLITIQUE pour une orientation libératrice des consciences et des convictions. La volonté d’une minorité agissante qui entretient ses intérêts individuels, ne doit pas être assimilée comme le choix d’un grand électeur qui s’impose d’office . Nous avons besoin des consciences progressistes disposées honnêtement à faire de la POLITIQUE, la SAINE et qu’elles s’y engagent pour le Bien Commun et l’intérêt général et qu’elles rendraient compte en toute responsabilité devant les peuples . Pour que ce Vote LIBRE émerge et s’exprime largement et dignement , nous devons mettre en avant la Qualité du Citoyen qui représente le capital régalien de chacune et chacun d’entre nous. Comprendre que de chacun d’entre nous est fait le Pouvoir incarné temporairement par l’élu(e) majoritairement en toute transparence sur des engagements. Et surtout combattre le clientélisme et le parasitisme qui causent la déresponsabilisation de gens dans tous les sens. Il est certain que la tendance va vers la conscientisation en masse du petit peuple trop longtemps abusé et trompé par des présents éphémères d’une élite arriviste peu visionnaire. Ainsi pour les échéances électorales qui s’annoncent pour 2018-2019 dans le pays, nous espérons que le vote par convictions citoyennes et programmatiques sera promu et gagnant sur les anciennes mœurs liées aux alliances douteuses. Supposons un type élu comme dernier conseiller municipal sur la base de ses convictions politiques défendant l’intérêt général, serait fier de son électorat beaucoup plus qu’un Maire élu par les anciennes pratiques (le clientélisme, le clanisme, la courtisanerie ou le parasitisme). Ces anciennes méthodes par lesquelles en moins de 2 mois, l’équivalent de 5 bourses annuelles d’étudiants à l’étranger (au Sénégal par exemple) pourrait être dilapidé pompeusement. Et ce sont les deniers publics qui subiraient la saignée amèrement au profit de quelques ventres insatiables et obsédés par les m’as-tu vu toujours et encore. Vive l’éveil et le réveil du PEUPLE urgemment.

K.S

Instrumentalisation de la religion à des fins malsaines : Non au conservatisme féodal ! Non aux mentalités réfractaires !

Lors de la prière du vendredi de 26 janvier 2018 à Toulel (un village du département de Maghama qui se situe au sud de la Mauritanie à 3Km du fleuve Sénégal), un imam nommé Djiby Ibrahima Sakho dit Djiby Peindo avait tenu des propos diffamatoires à l’encontre des membres de l’association ASEPT (Association pour la solidarité, l’Eveil et le Progrès de Toulel).

Notre objectif ici présent n’est nullement d’inciter à la haine et tous les maux que cela puisse engendrer mais plutôt de mettre la lumière sur ses propos. C’est pour cela qu’il est impératif d’apporter des éclaircissements de la manière la plus objective possible concernant notre mouvement.

L’imam a profité de la tribune offerte sur le MINBAR (Chaire) pour mener à bien sa campagne de diabolisation à l’encontre des membres de la dite association et leurs parents issus de descendances serviles. Après avoir débuté son sermon en exhortant à la fraternité, il poursuit en rappelant ces derniers la place qui est sensée être la leur au sein du village : « Ces descendants des castes inférieures (FO LENMU) refusent la place qu’on leur a attribuée. Sachant que leurs ascendants sont les derniers arrivants dans ce village, qui a été fondé uniquement par des Soumaré, qui ont été si généreux en octroyant à chacun une terre (champ cultivable) et une maison. Tout cela ne vous suffit-il pas ? » Se demanda l’imam. Il s’exclama avec sa fougue débordante « Mais non ! Ils veulent plus, devenir chefs, c’est à dire que cette fonction soit démocratique, autrement dit, que la chefferie soit partagée entre eux et les Soumaré. Qu’Allah nous en préserve ! Djiby s’exclama de nouveau. Cela est impossible ! Dans ce village nous sommes tous émigrés hormis les familles fondatrices. Sinon, allez-y fonder un autre village, ainsi vous serez chefs». Nous recommandât-il dans son sermon.

Les fidèles attendent mieux, d’un sermon, c’est-à-dire qu’il soit apaisant plutôt que de colporter  »des contre-vérités ». Il est clair qu’on a plus affaire à un apologiste du système féodal, venu finir leur opprobre habituel afin de discréditer notre initiative. En effet, cet imam n’est qu’un brin d’allumette parmi tous nos détracteurs. Depuis plusieurs années nous sommes dans leurs collimateurs, victimes de toute sorte de fourberie et autres calomnies du genre. Quelle ignominie de calomnier dans tels endroits pendant pareilles occasions en tronquant et en usurpant les versets du coran. Cela fait entorse aux principes de l’islam. ASEPT est tournée résolument vers l’avenir avec sagesse que de perdre du temps avec telles railleries.

Il se trouve que, dans ce village, deux mouvances s’opposent ayant deux visions antinomiques selon lesquelles la cité doit être gérée :

  • La première, réformiste qui promeut un model de société assaini de ces souillures, serait plus digne et intègre. Un idéal qui serait en parfaite adéquation avec notre époque. C’est-à-dire bâtir une société égalitaire, juste et solidaire. Par conséquent l’implication de toutes les composantes dans la gestion de la cité. Un système dans lequel chaque membre peut trouver son dû, sans stigmatisation ni discrimination…

  • Et l’autre mouvance plus réactionnaire, nostalgique du regretté Empire (Wagadou) avec ses hiérarchies, qui a tendance à vouloir calquer en figeant la société sur ces pratiques obsolètes qui prônent le statuquo, qui serait aux antipodes de notre ère. Un model de société Selon lequel le mode de fonctionnement doit être régi par un système de caste notamment un esclavagisme statuaire purement archaïque …. Ces derniers veulent la perpétuation du vieux système d’antan avec les mêmes reflexes féodalo-esclavagistes. Pour eux, Il est plus question du maintien de certains de leurs privilèges (matériels et honorifiques) que de vouloir émanciper la société. Par conséquent l’immuabilité de ces assignations statuaires et primaires.

D’aucuns peuvent se demander pourquoi l’imam s’est aventuré dans une campagne aussi calomnieuse que diabolique contre les membres d’ASEPT. Comme dit le vieux dicton ‘’Quand un chien flaire un os, il creuse, rien ne nous oblige de lui dire quel genre d’os va-t-il trouver’’. Donc il fait que finir leur basse besogne initiée en 2010.

Nous tenons tout de même à faire un bref aperçu historique d’ASEPT. Puisque c’est suite à ce conflit, qui date de 2010, que cette association trouve sa genèse en 2012 dont le président défunt n’était autre que Lassana Gaye Diakité (que son âme repose en paix). Un homme intègre qui était animé par un grand enthousiasme pour injecter ce nouveau vent de souffle qu’il voulait apporter à la société, animé également de grandes convictions sans concession. Nous tenons à lui rendre hommage comme tous ceux qui sont épris de justice comme lui et qui ont connu ce déchirement familial douloureux, en étant intransigeants et cohérents, animés également par les mêmes convictions.

L’imam sonne la charge en accusant et en traitant les parents de ces derniers d’être hypocrites en sous-entendant qu’ils sont complices : « Vous qui êtes nos parents ! dit l’imam en s’adressant aux parents de ces derniers, vous qui nous avez élevé depuis tout petits ; dans ce village, jamais une pareille situation n’a existé. Dans ce village, le rebelle doit être exclu et renié par sa propre famille, mais pour ce qui est du cas des membres de cette association vous avez failli à votre rôle. C’est un comportement de complices et d’hypocrites. Vous (les jeunes), avez démontré votre capacité en créant votre association ‘’ASEPT’’ en France. Vos parents sont évidemment au courant et ils vous ont soutenu. De surcroit, vous avez des collaborateurs dans ce village qui sont complices. Ce sont ces personnes qu’Allah désigne comme hypocrites. Allah a dit à son messager Mohamed (saw) : Ceux qui se moquent de tes paroles, ce sont eux des hypocrites ! La place des hypocrites est à l’enfer».

Bien qu’il se soit déguisé en imam, lui comme ses paires, sont animés d’un profond mépris à l’égard de ceux qui dénoncent ce système archaïque auquel ils tiennent tant. Donc la religion ne leur sert qu’une soupape de sécurité pour mieux ficeler ce système décadant qu’ils promeuvent. Ce n’est pas en cachant du poison dans du miel qu’il ne tue pas. Autrement dit, ce n’est pas en instrumentalisant la religion qu’il va se faire passer pour le gendre idéal.

Rappelons qu’il ne tient son rang d’imam qu’à son statut héréditaire que lui octroie la société organisée sous le joug de la féodalité (sous forme de clergé maraboutique). Donc qu’on ne soit pas étonné de son attitude agressive et vindicative au point de nous taxer de ‘’subversifs’’, ‘’déserteurs’’, ‘’d’insurgés’’ ou de ‘’rebelles’’ (LEMINAN BALLAANO, DEEBE KARAANO, MURTINTO), que sait-on encore ! Il suffit qu’un mot leur vienne à l’idée pour nous en taxer aussi ignoble soit-il.

  • Oui, on s’insurge contre le fait qu’on ait un imam qui ne distingue pas le message du seigneur (la paix et la miséricorde) à celui de ses intérêts. De plus, il s’aventure sur l’histoire de Toulel qu’il aborde de manière biaisée et édulcorée.

  • Oui, on est rebelle contre le fait que l’attribution d’une tâche soit liée à la descendance filiale et que les compétences et aptitudes de toutes les composantes de la société ne soient pas valorisées. Et aussi que des assignations primaires ne soient plus qu’un triste vestige du monde ancien avec lesquelles vous embrigadez les masses populaires.

  • Oui, on s’insurge du fait qu’il n’y ait aucune transparence dans la gestion comptable des ressources financières. Nous sommes contre le fait que ce rôle ne soit dévolu qu’à une famille sans contrôle, fussent-t-ils ignares.

Tel est le différend qui opposa ces deux tendances (ces jeunes à la communauté). Un litige qui les conduira finalement à être exclus de manière définitive de cet organe féodal regroupant deux villages Toulel et Goumal (situé à l’autre bord de la rive du fleuve Sénégal). Après avoir usé de multiples moyens de pressions parfois odieuses dépassant l’entendement humain et des méthodes qui frisent l’indécence, réprimée par notre morale religieuse. Tout cela dans le but d’étancher leur soif de vengeance, en voulant nous contraindre à un retour forcé. Dans cette même démarche de contraintes que l’association ARTE (Association des Ressortissants de Toulel en Europe) nous a exclus à son tour. Les membres de l’ARTE ont ainsi usé d’une règle expresse dénuée de tout sens. Mais toutes leurs fourberies et manigances ne nous ont fait bouger d’un iota dans notre combat. C’est à dire l’alternative crédible d’une société viable, égalitaire et juste surtout dotée des principes d’équité inébranlables. Ce qui est loin d’être le cas du système de l’ordre dominant auquel on veut nous assigner, qui est ségrégationniste et discriminatoire. Alors que nos doléances sont connues de tous, qui prônent la justice, l’égalité et la fraternité. Croyant que certains allaient être plus compréhensifs vu leur ouverture d’esprit mais en vain. Comme nous le rappelle notre camarade Kundu Soumaré «la chose la mieux partagée entre analphabète et un doctorant dans nos communautés, est la mentalité esclavagiste et féodale».

Les propos de l’imam ont soulevé un tollé, une psychose générale. Monsieur l’imam voulait révisionner l’histoire du village à sa façon. Ce qui a suscité des émois de part et d’autres plus ou moins hystériques. C’est dans cette logique des choses que le rappeur Ousmane kodoré Diallo, LINKY de son nom d’artiste tenait à rétablir la vérité à travers deux audios postés sur WhatsApp. Rappelons que LINKY est un membre d’ASEPT de première heure et par ailleurs vice président d’AREMPES, donc un activiste convaincu. Il a signifié tout simplement à l’imam qu’il est lui aussi un digne héritier de ce village Nos aïeuls ont tout aussi contribué à bâtir ce village au même titre que les autres familles») au même rang que la chefferie traditionnelle à laquelle l’imam ne manque d’éloges tout en excluant les autres familles. Ce qui suscita l’ego d’un jeune dénommé Singhé Diamyo soumaré qui a proféré une flopée d’injures infâmes à l’encontre de LINKY ainsi que de menaces de mort à l’encontre de tous les membres de l’association ASEPT. La plainte qui visait ce jeune Soumaré était nullement due à un cynisme quelconque. Mais juste rappeler à tous nos détracteurs qu’on reste vigilants. Malgré que notre tolérance ait des limites, il faut que cela cesse ! On a prouvé notre bonne foi en retirant qu’on souhaite malheur à personne. Chaque transgression doit être suivie d’une sanction équivalente. L’harmonie est toujours possible si l’on met de côté nos egos surdimensionnés.

Le simple fait que LINKY ait osé proclamer les mêmes honneurs que la famille régnante, de s’ériger au même rang qu’eux, lui a valu toute cette vacarme.

Nombreux sont ceux, qui ignorent l’histoire de Toulel y compris Djiby Peindo. Connaissez-vous réellement l’histoire de Toulel ? Souvent des gens la racontent sans savoir les véritables héros. Admettons que les Soumaré soient les seuls fondateurs de Toulel, on se demandera alors qui étaient vraiment les vaillants combattants qui ont défendu et sécurisé Toulel contre vents et marrés ? Qui de Moussa Tougouné Sidibé, Koly Silma Dembélé, Baïdi MBodje, Diabé Soumaré, Medi Feinda Coulibaly et Moussa Koly Diallo, pour ne citer qu’eux, a fait l’histoire de Toulel ?

Personne n’a le monopole de l’histoire encore moins le message du seigneur. Toulel est notre village à nous tous, personne n’a de primauté sur un autre. Trouvons les meilleures façons de nous unir et travailler dans le sens du message de l’islam. Tous les hommes sont égaux devant le seigneur, c’est un droit naturel et inaliénable ! La terre appartient au seigneur et nous appartenons à l’endroit où nous sommes nés.

Notre démarche est noble et salutaire. L’association ASEPT ne demande qu’une société de devoir et de droit, d’éveil, de clairvoyance et de progrès. Nous ne voulons qu’une union digne et respectueuse afin de bâtir une société meilleure pour les nouvelles générations. Nous voulons d’une société dans laquelle les assignations actuelles ne seront qu’un mauvais souvenir. Il est temps d’aider notre peuple à se réveiller et de les conscientiser au lieu de s’approprier des idées révolues et des mentalités appelées à disparaître à jamais. Nous lançons depuis toujours un appel d’union égalitaire en invitant toutes les sensibilités conscientes de l’enjeu de demain pour que d’autres personnes ne se comportent plus comme cet imam. C’est avec la condamnation ferme de toute la population (toutes les générations confondues) de ces genres d’attitudes (de Djiby Peindo et de Sighé) qui fera régner un regain d’apaisement.

  • On déplore que certaines mentalités spolient notre société à travers un conservatisme agonisant et rétrogradant.

  • On déplore aussi le silence assourdissant ‘’des intellectuels’’ qui restent muets malgré la gravité des événements. Beaucoup se vertuent de cautionner nos idées sans que cela n’aboutisse à un réel engagement. Mais chacun se cantonne dans sa position en se prévalant des privilèges rétrogrades comme si notre éducation n’a servi qu’à réconforter les coutumes, injustes soient-elles !

Pour revenir sur notre différend avec la communauté. Entendons-nous bien sur un point, oui nous réaffirmons et confirmons que nous reprouvons tout organe qui s’articule autour de préceptes féodaux. Le model de société féodal et tyrannique qui est fortement ancré dans l’imaginaire du soninké qu’on reprouve catégoriquement. Nous combattons vigoureusement ces pratiques sociétales qui cultivent la différence entre les composantes de la société. On s’efforce de les déconstruire avec la seule force de l’argument. Nous nous efforçons également avec nos partenaires de forger un esprit citoyen au-delà de tout particularisme qui stigmatise, clive et qui a été cultivé jusque-là. Notamment AREMPES dont le président n’est autre que Gaye Traoré l’initiateur du forum GANBANAAXU, joue un rôle primordial dans ce sens, qui transcende les frontières. Nous cultivons une fraternité réelle contrairement à la sournoiserie habituelle. Notre mobilisation consiste à déchainer les mentalités de cette tare qui gangrène la société. Ce travail de conscientisation et de sensibilisation des masses est notre seul credo.

Association pour la Solidarité, l’Eveil et le Progrès de Toulel

Pole Communication

ALERTE AU GUIDIMAKHA : LE DOYEN DEMBA DIARRA CONVOQUÉ À LA BRIGADE DE GENDARMERIE À GHABOU

Le doyen Demba Diarra blanchi à Nouakchott récemment dans une affaire montée par les milieux féodaux et réactionnaires du milieu soninké, est retenu depuis ce matin à la brigade de GHABOU.
Originaire du village de Coumba Ndaw, il y est arrivé ces derniers pour passer quelques jours de vacances annuelles. Fervent défenseur des droits humains et militant pacifique pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communauté soninké, le doyen subit comme beaucoup d’autres dans les milieux soninkés d’innombrables harcèlements et intimidations à cause de leur refus d’un système féodal et esclavagiste qui sévit dans nos localités rurales .
Encore une fois de plus, nous alertons les hautes autorités mauritaniennes sur le cas symbolique de ce monsieur qui avait été classé sans suite au tribunal de Nouakchott le 6 février dernier. Ainsi cette nouvelle convocation auprès des gendarmes aujourd’hui au Guidimagha, nous paraît très troublante.
Il est temps et urgent que les pouvoirs publics à tous les niveaux prennent les mesures qui s’imposent pour garantir la cohésion sociale et citoyenne menacée incessamment par les milieux féodaux qui se croient au-dessus des Lois nationales.
Nous relevons des tendances teintées d’ambiguïté et de connivence suspecte au niveau des administrations départementales et régionales sur ces questions liées aux séquelles vivaces de l’esclavagisme chez les soninkés du Guidimagha. Plusieurs cas en suspens et non pris en compte selon les dispositions légales prévues et connues de TOUS, demeurent en sommeil à ce jour.
Nous faisons un appel pressant à nos partenaires nationaux et internationaux pour la défense des droits humains, pour s’intéresser davantage aux manœuvres provocatrices et agressives de la féodalité soninkée. Des paisibles gens voulant vivre en citoyens DIGNEMENT subissent les caprices d’une composante féodale qui défie l’ordre citoyen.

Le 24 février 2018

Pour la communication GANBANAAXU

L’esclavagisme intra-africain : le cas symptomatique du soninké!

Aujourd’hui février 2018, quand on observe l’acharnement virulent et agressif qui vise les membres de la mouvance GANBANAAXU FEDDE* dans certains endroits du « pays soninké » au coeur de l’Afrique, on peut en déduire des grandes leçons-réponses à divers questionnements. L’Afrique s’était saignée par l’esclavage in home avant d’être saignée par les autres venus d’ailleurs. L’africain aux mentalités esclavagistes d’aujordhui a hérité d’une identité tribale et ethnique magnifiée par le rabaissemnent de son semblable de race. Les autres esclavagistes venus d’ailleurs furent motivés par des impératifs économiques en priorité, mais aujourd’hui à travers les stigmates vivaces de l’esclavagisme intra, on comprend que cette pratique criminelle revêtait un volet de construction d’une identité hégémonique des uns au détriment des autres. De cette lecture, l’esclavagiste africain ne s’accomplit que par le déni de l’autre sur le champ de la DIGNITÉ ENTIÈRE INTRINSÈQUE À L’HOMME. De cet imaginaire collectif d’un esprit esclavagiste et féodal, ceux qui ne peuvent pas accepter l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ parmi nous dans nos contrées africaines, ne pourront pas concevoir intellectuellement des notions réflexes et réparatrices de la CONSCIENCE NOIRE atteinte d’une tâche indélébile (LA TRAITE NÉGRIÈRE). Qu’elle soit Occidentale ou Orientale. Les afrodescendants (issus des traites) de par le monde attendront longtemps. Pour l’instant le TRAVAIL d’introspection de l’intérieur peine à esquisser honnêtement, dignement et courageusement.

*Mouvement associatif transnational pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communauté soninkées.

K.S

L’esclavagisme en Mauritanie: ce mal à bannir absolument

La question de l’esclavage soulevée beaucoup en Mauritanie, est une réalité indéniable . Le système féodal des castes est un sous système de l’esclavage en Mauritanie. En effet l’esclavagisme par ascendance traverse toutes les communautés et l’état dominé par la communauté arabo-berbère tient une certaine responsabilité dans la persistance de l’esclavage et ses séquelles.

Tous les êtres humais naissent libres et égaux en dignité et droits. Mais dans certains milieux on essaie de faire comprendre socialement par un formatage magnifié que la hiérarchisation sociale par les statuts est parmi nos valeurs.

La problématique de l’esclavage représente des freins à l’établissement corret d’un ordre démocratique et d’une cohésion sociale. Peut-être faute d’application mais la première loi de 1981 pendant le règne de khouna Ould Haidalla avec cette loi : (fait adopter la charia, les textes juridiques fondamentaux sont révisés par les jurisconsultes pour être mis en conformité et il en résulte entre autres l’ordonnance no 081-234 du 9 novembre 1981abolissant officiellement l’esclavage).

En 2007 Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi Il fait adopter par le parlement la loi no 2007–048 du 3 septembre 2007 portant incrimination de l’esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes, son article 4 prévoit que « Quiconque réduit autrui en esclavage ou incite à aliéner sa liberté ou sa dignité ou celle d’une personne à sa charge ou sous sa tutelle, pour être réduite en esclave, est puni d’une peine d’emprisonnement de cinq à dix ans et d’une amende de cinq cent mille Ouguiyas à un million d’Ouguiyas », la loi punit aussi les fonctionnaires et juges ne portant pas assistance aux esclaves, l’apologie de l’esclavage, les complicités et les récidives. Les lois sont claires et sévères mais toujours leur application reste timide et inexistante même. Il faut rappeler la dernière loi datant de 2015 , avec la loi 031-2015 .

Dans le pays, on y trouve toujours certaines couches du peuple qui sont la propriété de fait et symbolique d’autres selon les traditions en vigueur.

Il est impossible d’avoir des chiffres ou des statistiques sur l’esclavage en Mauritanie, car l’état ne laisse pas faire des enquêtes sur la réalité ce qui se passe en Mauritanie. Quand les ONG ont essayé de faire des enquêtes à l’intérieur du pays, ils trouveront beaucoup des difficultés. Dans certaines contrées éloignées, l’esclave appartient a son maitre, il peut le frapper, le violer ou même l’éliminer. La Mauritanie est dans le monde musulman , le pays qui continue de pratiquer l’esclavage d’après l’ONG free Walke. l’esclave n’a jamais été contesté. L’islam a été instrumentalisé pour justifier la domination et le rendre acceptable. L’esclave aujourd’hui se considère propriété de son maître et il peut même s’en vanter . Pour un esclave, c’est le maître qui est son modèle, et non son père, puisque pas conditionné à une filiation totale et normale de son père. C’est son unique identité.

Sur le volet religieux , il y’a beaucoup à dire dans la perpétuation de cet esclavagisme dans le pays. Notamment dans certains manuels , on y véhicule l’idéologie esclavagiste.

Comme le livre que le président du mouvement l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) décide de brûler en 2012.

Ces livres qui contiennent beaucoup de paragraphes sur ce que nous pouvons appeler la jurisprudence du faux, ce qui fonde l’esclavage et les pratiques similaires qui sont à l’antipode de la vraie religion . Moukhtassar Khalil, le livre de toutes les polémiques en Mauritanie. On le trouve aussi bien dans les librairies traditionnelles en Mauritanie «Ce livre devient une référence pour les esclavagistes», avait dit le secrétaire aux relations extérieures de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste en Mauritanie , Balla Touré.
«On lit à la page 32 : “La femme esclave ne doit pas cacher son corps, contrairement à la femme libre, mais si son maître la possède et trouve un enfant avec elle, même sans mariage, elle doit se comporter comme les femmes de ‘‘bonne extraction’’ (se couvrir).» Le maître est alors autorisé à faire de son esclave «sa chose» et «à avoir avec elle des relations sexuelles, même quand elle est mariée, et ce, même devant son époux de même condition qu’elle !»

Un bref exemple sur le ca Soninkés dans le Guidimakha 10ème région de la Mauritanie.

Bref, il s’agit dans cette region, de présenter la situation de l’esclavage. Pour traiter la question de l’esclavage, nous nous somme intéressés à définir qu’est ce qu’un espace villageois soninké contemporain, ensuite les coutumes (les lada) et, les railleries et les plaisanteries chez les soninkés.

Un espace villageois soninké contemporain

Un village soninké contemporain est dirigé par le chef de village. Les villages précoloniales, les chefs étaient entouré par des ainés composé de notables, parents et issu de statu libre « Horo », de clients « Nyaxamala » des esclaves de confiances « Komo-khoro »

L’espace villageois soninké contemporain est composé que des soninkés fermés sur eux mêmes, descendant d’un même ancêtre commun où plus généralement ayant une même origine, possédant une culture homogène et parlant une langue commune, et également une unité politique. La manière de penser, d’agir et de sentir, de ses membres est basée sur le système traditionnel.

L’appartenance à un village contemporain soninké dépend de la filiation patrilinéaire. La tribu et le clan ne permettent plus d’habiter à un village soninké. La terre est une propriété collective chez les soninkés malgré que la loi de 83 aboli les propriétés traditionnelles. Les villages soninkés institutionnalisent les lada pour que l’esclavage demeure.

Aujourd’hui les milliers dans soninkara, mais si tu as ouvert ta bouche et que tu parle d’abolition d’esclavage on te traite comme un criminel. Le système coutumier soninké est foncièrement esclavagiste par les mentalités et les comportements . C’est un monde des tabous et dénoncer cet esclavagisme est considéré comme un sacrilège.

Nous ne pouvons jamais obtenir notre liberté en faisant appel au sens moral de ces gens qui nous oppriment, nous devons nous battre jusqu’à l’obtention totale de nos droits. Nous devons quitter cette peur enfantine qui fait qu’on est traité d’être esclave et défendre nos idées, qu’elles ressemblent ou non à celles de nos maitres d’hier.

Nous devrons prendre en mains le destin de nos enfants en se sacrifiant pour leur éducation si nous voulons vraiment changer notre situation, cette dernière est notre seul moyen pour se débarrasser de cette situation.

Ce combat droit être mène d’une manière pacifique et dans le respect des droit des autres car certains d’entre eux se battent régulièrement d’une manière ou d’une autre avec nous .

TRAORE DEMBA , militant abolitionniste.

Crédit source: Mailing auteur

ALERTE : DES MEMBRES DE LA COMMUNAUTÉ GANBANAAXU VIOLEMMENT ATTAQUÉS À MODIBOUGOU.

Dans la nuit de mercredi au jeudi, un groupe de gens sortant d’une rencontre nocturne s’est lancé dans des propos provocateurs ciblant les personnes connues comme refusant le système féodal de ladalamxu (rapports sociaux pouvant lier les anciens esclaves et les anciens maîtres) dans cette commune appartenant au Moughaata de Kobenni dans le Hodh El Gharbi. Tout part d’une provocation lors d’un mariage, au cours duquel un monsieur dénommé Siran kante baba Dramé issu de la composante sociale Niakhamala (selon les sources il serait un guesseré ou diaré), aurait clamé en public et avec le zèle que la part de présents destinée aux esclaves est là. Sur l’état pas de réaction contestataire mais lors d’une rencontre dans une place du village, un membre de la communauté GANBANAAXU* présent au moment des propos apologistes tenu par le courtisan féodal, lui a rappelé que son comportement était blessant et condamnable par la loi. L’homme niakhamala a remis une couche provocatrice en disant qu’il est chargé de dire ces propos sur ordre de ses maîtres féodaux qui sont de la famille Diawara. Il aurait rajouté qu’il peut même tuer une personne si ses maîtres lui donnaient l’ordre. C’est ainsi qu’un membre de la communauté GANBANAAXU s’est rendu auprès de la brigade locale pour signaler ces provocations caractérisées. Convoqué avec certains de ses maîtres féodaux, le cas du courtisan social s’est arrangé à l’amiable avec des avertissements exprimés par les gendarmes concernant ce discours extrémiste et provocateur lié à l’esclavagisme statutaire en milieux soninkés.
Après cet épisode qui n’a pas trop plu aux milieux féodaux et réactionnaires du village, des réunions ont eu lieu toute la journée et après la rencontre du soir, une bande extrémiste parmi eux, a ciblé les militants GANBANAAXU par des propos injurieux et jusqu’aux coups violents à l’aide de gourdins. Il y’a eu plusieurs blessés dont un cas relativement grave. Ce dernier, Fidi Cissokho, un retraité venu de la France a reçu des coups sanglants sur sa tête. Encore alertés, les gendarmes ont arrêté 11 personnes issues de milieux féodaux du village et d’autres suspects ayant pris part aux agressions gratuites de la nuit seraient en fuite d’après une source proche du dossier.
Ainsi, il est URGENT et nécessaire pour que les autorités mauritaniennes prennent toutes les mesures qui s’imposent pour stopper l’engrenage de provocations féodales et esclavagistes dans les localités soninkés.
Par ce communiqué, nous condamnons fermement ce nouveau palier réactionnaire de ceux qui se considèrent comme intouchables pénalement en défiant les lois ouvertement. Nous interpellons encore toutes les consciences progressistes de la communauté soninké sur un silence inquiétant sur ce phénomène de l’ordre féodal devenu de plus en plus agressif dans nos localités.
Nous alertons nos partenaires défenseurs des droits humains à Nouakchott sur ce cas de Modibougou afin de suivre de près l’évolution de ces événements violents.

Ci-joint l’audio des aveux d’un agresseur : https://m.youtube.com/watch?feature=youtu.be&v=i6Jd8udijlQ

*Mouvement pacifique et citoyen pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communauté soninké.

8 février 2018

Pour la communication GANBANAAXU

Flash INFO: le doyen Demba Diarra est sorti libre du tribunal à Nouakchott.

Nouakchott le 6 février 2018

Le doyen Demba Diarra, originaire du village de Coumbadaw dans le Guidimagha, est sorti libre du tribunal ce jour à Nouakchott. Mis en cause par des plaintes mystérieuses introduites à son encontre juste à son arrivée à Nouakchott pour ses vacances annuelles par d’éléments issus de milieux féodaux soninkés. Après son audition au commissariat de police de Sebkha le vendredi dernier, il a été emmené au tribunal dans la matinée d’hier et relâché pour complément d’enquête. Aujourd’hui, avant midi, il a été convoqué au tribunal et finalement libéré avec le classement de son dossier. Ce monsieur approchant les 60 ans, est un prêcheur et militant contre les séquelles de l’esclavage dans la communauté soninké. Il participe courageusement à l’éveil et la conscientisation de la composante sociale dite « esclave statutaire » dans les milieux soninkés. Éminent membre du mouvement citoyen et pacifique de sensibilisation GANBANAAXUN FEDDE*, il lui reprocherait cet engagement inédit en milieu soninké, pour lever les tabous sur une certaine organisation sociétale et coutumière qui discrimine et hiérarchise les citoyens sur le matériel et l’immatériel. On se sert de patronymes d’une manière sélective et déterministe pour nier toute légitimité d’Avoir et d’Être à certaines personnes.

*Mouvement citoyen transnational pour l’égalité en DROITS et en DIGNITÉ au sein des communauté soninké.

Ci-après les premiers mots de Mr DIARRA juste à sa sortie du tribunal.

Le témoignage et l’explicatif du journaliste mauritanien Camara Seydi Moussa de la Nouvelle Expression.