Cri Osé: Le génie ne s’imite pas mais il s’invente!

Avoir du génie en organisation politique, assure le vrai développement multidimensionnel des nations. Les USA étaient FORCE dès l’organisation initiale de 13 colonies. L’Afrique est FAIBLESSE dès qu’on lui a dicté ses organisations politiques (étatiques et continentales). Au cours de nos leçons d’histoire, quand les prof parlaient de l’arrivée d’explorateurs blancs sur le continent africain, je me posais la question pourquoi et comment ils avaient décidé d’aller comme ça vers l’inconnu. Et aujourd’hui avec le temps passant, je m’interroge pourquoi nous, on ne pouvait pas partir vers cet inconnu. Et là, ma réponse est , il nous manquait ou (nous manque toujours), un idéal transcendant portant un génie rationaliste  du RÉEL évolutif. La domination politique a été  faite par la violence physique dans bien des cas à travers l’Histoire , mais très souvent le Dominant a su manifester un certain génie qui est au-dessus du cadre rationnel du Dominé. Par exemple, on dirait que pendant les traitres négrières qui saignèrent l’Afrique Noire , en échange d’un miroir pour un chef coutumier , plusieurs captifs pouvaient être bradés pour un voyage sans retour. Aujourd’hui et toujours, on dirait que l’africain se limite à une intelligence de survie à travers du déterminisme et du fatalisme d’ici et là par le répétitif et le nostalgique mais jamais par l’idéal de génie à fructifier le RÉEL évolutif à l’échelle universaliste. 

K.S

Diogountouro-Guidimakha-Mauritanie : Un contentieux foncier. Nous proposons à la place du  tribunal, la juridiction des paroles (la justice amiable).

Honoré Balzac, écrivait qu’un : « Un mauvais arrangement vaut mieux qu’un bon procès. La plus mauvaise transaction est meilleure que le meilleur procès ». La justice est un principe, suivant lequel on doit attribuer à chacun ce qui lui est dû, la vertu correspondant à la volonté de chacun d’y parvenir.  Mais cette institution n’a pas le monopole de tous les contentieux, car la résolution de certains conflits  ne relève pas du tout du droit positif, d’où l’intérêt de faire appel à la justice conciliatrice prévue par la législation mauritanienne.

Cependant, monsieur Mouhamoud Dicko dit HOYEMET , est un maure, pour ne pas dire un (haratin) comme Ibrahima Ould Abeid. Mais ce terme haratin ne veut rien dire au regard de sa définition ontologique. Monsieur Dicko, est un citoyen mauritanien comme vous et moi, qui vit par la sueur de son front, comme tout bon musulman de ce pays. Il est à la fois agro-pastoral, c’est-à-dire un éleveur-agriculteur et boucher. Monsieur Dicko, a découvert le village de Diogountouro vers les années 70, lorsqu’il avait 15 ans ; il faisait le va et vient entre  Gouraye, Diogountouro, Khabou et les autres villages aux alentours de Diogountouro, en étant un jeune mécanicien qualifié de Moto, vélo, moulin, entre autres. Vers les années 80, Mouhamoud Dicko est venu s’installer à Diogountouro définitivement avec toute sa famille (épouses, mères, enfants…). Il  rendait service à tout le village (hommes et femmes) par le biais de son métier et par sa qualité humaine et humaniste. Pendant, les évènements  de 89- 90, ce monsieur prenait les armes pour aller combattre les ennemis qui venaient attaquer ou voler les cheptels et les bovins du village, au péril de sa vie et la vie de toute sa famille . Il est connu par tout le village du nom de HOYEMET SOURAKHE. Ces services rendus étaient salués et applaudis par toute la communauté du village. Dicko est devenu un ressortissant du village et un citoyen mauritanien, avec  ses devoirs et ses droits vis-à-vis de ses semblables mais aussi vis-à-vis de l’Etat. Son fils ainé, Boubou Dicko, après ses études, il est  devenu fonctionnaire d’Etat (agent administratif).

En effet, les faits se sont passés à Diogountouro, un gros village que  j’ai l’habitude de dire  une grande ville selon les normes internationales. Il  se situe au sud de la Mauritanie, à la frontière entre le Mali et le Sénégal. C’est  un carrefour entre ces trois pays. Un jour après la fête de Ramdan 2017, un conflit foncier  s’éclatait  entre  le village et Mr Mouhamoud Dicko dit Hoyemet ; ce monsieur cultivait un champ (terre cultivable) depuis plusieurs années, qu’il l’avait mis en valeur, selon les dispositions du code foncier mauritanien et selon les hadiths du droit musulman. Ce champ se trouve à 3 ou 4 kilomètres du village. Le village voudrait le déposséder de son bien qu’il disposait depuis plusieurs années au nom du droit coutumier. Après avoir saisi les autorités administratives locales de la commune de khabou ; celles-ci demandaient aux parties d’aller s’assoir et discuter entre eux afin de trouver une solution amiable. Par ailleurs, quelques jours plus tard, le conflit s’est transformé un contentieux, car le procureur et le juge d’instruction se sont saisis du litige. Comme s’est prévu dans toutes les législations mauritaniennes, à tout le niveau de la justice et de l’administration, la justice amiable est autorisée. Les autorités administratives et judiciaires peuvent exhorter les parties en en litige d’aller sursoir  et trouver une solution consensuelle. Et c’est ce que le Waly, le hakem, le procureur et le juge d’instruction, avaient demandé aux litigants. La question que je me suis posée, est de savoir si la méthode juridictionnelle est-elle toujours pertinente pour une société déjà en crise de légitimité et de confiance ?

Malheureusement, la  réponse est non. Car, le procès s’inscrit nécessairement dans une durée non maitrisée, soumise aux aléas des comportements dilatoires, des incidents de procédure, de l’exercice des voies de recours et, la décision enfin rendue, des difficultés de son exécution. De ce point de vue, la recherche de perfection procédurale dans la mise en œuvre des garanties nuit autant à la rapidité du procès qu’à la prévisibilité de son issue. Lorsqu’un procès s’engage, on ne peut généralement pas prévoir quand il s’achèvera. Le deuxième inconvénient du procès tient à l’incertitude de la solution : incertitude quant à la date du prononcé, quant à son contenu et quant à son exécution. Le procès prive les parties toute maitrise sur la solution. Il est un engrenage dont les parties ne décident pas la progression, qui laisse peu de place à l’interactivité et conduit à une solution imposée. La justice  décide radicalement qui a raison et tort, distingue le gagnant du perdant.

Le troisième inconvénient du procès, est celui du coût, non seulement le montant mais aussi dans son imprévisibilité. Le coût final du procès dépend en général des complications qui ne sont pas envisageables lorsqu’il est introduit. Sur ce point, il faudrait que les gens sachent, qu’une fois que la machine judiciaire est mise en route, cette machine est très couteuse en termes d’énergie humaine et financière.  Ces sommes colossales, pour lesquelles les parties débloquent peuvent construire un collège pour les enfants du village et venir en aide aux plus démunis et aux nécessiteux du village. Il est temps qu’on arrête de faire des dépenses inutiles et grossières pour des affaires auxquelles soit la communauté dispose d’elle-même la solution, soit encore ce sont des affaires perdues d’avance au regard du droit.

Juridiquement, les textes sont clairs sur la question foncière en Mauritanie. L’article premier de l’ordonnance 83-127 du 05 juin 1983 portant réorganisation foncière et domaniale stipule que : « La terre appartient à la nation et tout Mauritanien, sans discrimination d’aucune sorte, peut, en se conformant à la loi, en devenir propriétaire, pour partie » et l’article 3 du même ordonnance dispose que : « Le système de la tenure traditionnelle du sol est aboli ». Ainsi l’article 2 du décret N° 2000-089 du 17 juillet 2000 abrogeant et remplaçant le décret n° 90. 020 du 31 janvier 1990 portant application de l’ordonnance 83. 127 du 5 juin 1983 portant réorganisation foncière et domaniale, prévoit que : « La mise en valeur résulte de constructions, de plantations, de digues de retenues d’eau, d’ouvrages hydro-agricoles ou de leurs traces évidentes ». Sur le plan coutumier, l’Etat ne remet pas en question le système traditionnel dans certains cas par exemple (le statut personnel de citoyens), mais en matière foncière, les lois de la République priment sur le pouvoir coutumier. Le droit musulman est aussi clair  sur l’attribution de la propriété foncière. L’ihyâ’ est l’action en vue de la mise en valeur de la terre vacante et sans maître, dont personne ne tire bénéfice, pour y faire émerger des moyens de vie entretenus tels que : constructions, plantation d’arbres fruitiers, culture et irrigation. La mise en valeur donne droit à appropriation à celui qui l’entreprend. Car le premier à accéder à un bien licite a le droit de se l’approprier. Il est dit dans al-Bukhârî (recueil de hadîth) : « Celui qui met en valeur une terre morte acquiert priorité là-dessus ». Il est également dit dans al-Tirmidhî et al-Nasâ’î (autres recueils de hadîth) : « Celui qui vivifie une terre morte en devient propriétaire. Et aucun descendant d’oppresseur n’y a le moindre droit ». Dans la tradition malikite, il est licite de vivifier les espaces éloignés des zones mises en valeur. La référence en matière d’ihyâ’ est définie par la tradition locale et ce qu’elle considère comme une action qui vaut mise en valeur pour le type de terre considéré. Si on le destine à l’agriculture, par exemple, l’ihyâ’ consistera à préparer la terre à cette fin.

En revanche, certaines personnes dès leur retour du village, avaient convoqué la communauté pour un «  soi-disant compte-rendu » de cette affaire. Nous disons à ces gens-là que le dossier est vide chez le procureur et chez le juge d’instruction et qu’on dise une fois pour toute la vérité sur ce dossier à toute la diaspora. La vérité, elle est celle-ci : « les autorités administratives et judiciaires, demandent aux parties d’aller en conciliation/médiation, car le  dossier est vide ». Il est temps et grand temps d’informer à toute la diaspora du village, ce que le procureur et le juge d’instruction vous ont dit dans leur bureau. Et qu’on arrête de dilapider le bien d’autrui à des causes non légitimes. On ne peut plus tromper tout le monde tout le temps et en même temps sur des affaires aussi sensibles.

Qu’est-ce que nous proposons aux parties à la place du tribunal ? En tant que citoyen mauritanien et doctorant-chercheur sur la résolution des conflits  en Mauritanie, nous proposons aux parties en litige de revenir sur les fondamentaux de la justice africaine que certains chercheurs africains, tel que M. Bidima, appelle « la palabre. Une juridiction des paroles »,  les anglo-saxons appellent « Alternative Dispute Resolution » et les français, le désignent « les modes alternatifs de règlement des conflits », ce sont la conciliation, la médiation et l’arbitrage, tous prévus par la justice  mauritanienne (code foncier, code de statut personnel, code civil, code du travail…). En quoi consiste la justice alternative de règlement des litiges ? Il s’agit d’une justice rapide, moins couteuse et soucieuse des relations humaines et amicale. Cette justice prend en compte l’harmonie et le bien être sociétal. Cette justice alternative enseigne aux parties l’empathie, cette faculté pour chacune d’elles de se mettre à la place de l’autre et de percevoir les éléments psychologiques, affectifs, économiques ou sociaux qui expliquent sa position. La justice conciliatrice est prévue par les articles 21, 23 et 25 du décret N° 2000-089 du 17 juillet 2000 abrogeant et remplaçant le décret n° 90. 020 du 31 janvier 1990 portant application de l’ordonnance 83. 127 du 5 juin 1983 portant réorganisation foncière et domaniale, instituent des commissions foncières nationales, régionales et locales  d’arbitrage qui permettent de régler le litige amiablement.

En conclusion : Allons-nous vers une solution amiable, car la justice négociée permet de préserver les liens sociaux et nous dirige vers une pacification de nos relations, telles ont été la préoccupation première de cette justice alternative. Cette forme de justice qui s’opposerait à la justice étatique par son caractère informel et son attachement à privilégier une solution réparatrice. Le droit met fin une question posée en termes  juridiques, mais il laisse souvent subsister une situation conflictuelle ; la justice conciliatrice extirpe le conflit. /.




BA – Boubou

Doctorant-Chercheur en Droit à Paris

Militant de Droits humains

Membre de l’Association Française de l’histoire du Droit à Paris (AFHD)

Fondateur de l’Association Educative et Culturelle de Jeunes Ressortissants de la Mauritanie en France (AECJRM)

DIALLO Ousmane Kodoré, 2 ème vice-président ARMEPES-FRANCE alias LINKY nous conte l’histoire de Fegui.


https://youtu.be/yhMj26brIsc

ARMEPES-FRANCE – Après Yimbi Kumma, le 2ème vice-président de l’ONG- ARMEPES-France, M. Diallo Ousmane Kodoré alias LINKY son nom d’artiste, natif de Toulel, vient de dédier une belle chanson au village Malien Fegui, pour rendre hommage à un vieux sage homme, répondant au nom de Samba Dabo.

Le pauvre vieux a vu du jour au lendemain, la foudre féodale s’abattre sur sa tête, sa demeure d’une villa murée, clôturée par un mur en béton, lui privant toute possibilité d’entrée ou sortie de chez lu, parce qu’il refusa d’accomplir les veilles coutumes (LAADA ou EL-ADA) ancestrales qui reposent sur la pratique de l’esclavage et ses séquelles.

Le vieux a eu le soutien immédiat de Ganbanaaxu Fedde, une plainte a été déposée, les autorités Maliennes ont immédiatement rétabli M. Samba Dabo dans ses droits en appliquant la loi avec la condamnation des auteurs de l’infraction. Les féodaux paradaient partout qu’ils sont les seuls détenteurs de la terre à Fegui.

Ils ignoraient les principes d’un état de droit, les autorités Maliennes les ont vite ramenées à leur place de simple citoyen, loin d’être au dessus des lois. Voila ce qui manque en Mauritanie.

Les féodaux du village de Fegui pensaient, qu’en ayant des parents hauts placés dans l’administration Malienne, également, détenteurs de la mairie de Fegui, ils sont les rois du ciel et terre pour bafouer les droits de pauvres personnes.

Faut-il rappeler que le cas de Fegui n’est pas isolé dans le milieu soninko, particulièrement dans le Guidumakha, les Féodaux tapis dans le parti au pouvoir (UPR) sans conviction agissent de la même sorte chaque jour.

Ils font vivre les villageois l’enfer sur terre avec une administration corrompue. Tout villageois qui rejette leurs coutumes esclavagistes, est harcelé, traqué au quotidien par des expropriations foncières qui reposent sur des fausses plaintes.

Certains sont priés de quitter le village carrément. Il est temps que l’administration locale à l’intérieur du pays (gouverneur, préfet, procureur, juge ou cadi etc…) prenne les choses en main, applique les lois de la république en rétablissant les pauvres citoyens dans leurs droits.

Chaque jour, des pressions pleuvent sur les fonctionnaires dans régions, venant de ministres, directeurs, conseillers du président etc…. C’est tellement honteux.

La chanson de l’histoire fegui

Il était une fois à FEGUI un village au Mali

Oh Hommes ! Écoutez l’aigle royal (goppendokampo)
C’est l’histoire de mon père
Un homme qui nous dépasse de loin
C’est la victoire de mon père
Un trophée de ganbanaaxu fedde
Il y a eu et existe des Hommes courageux à FEGUI, si je pourrais encore hier je choisirai le Nom Dabo

Je te tends la main avec cœur ouvert car je peur du pêché
Ton regard me suffit pour savoir si tu me porte dans ton cœur
2017 c’est une Année pas comme les autres
Je n’ai pas senti la fraternité en soninkara
Pourtant nos parents ont travaillé ensemble
Pour le bonheur de ce village

Eh Elhadjs! Mais pourquoi aviez vous construit ce mur ?
Eh Elhadjs ! Mais pour quelles raisons cet enclos ?
Oh que je suis aveugle ! C’est La coutume de mes ancêtres qui m’assassine
On me ligote avec les pratiques ancestrales
À cause de cette coutume, les Hommes ne s’aiment plus et ne s’entraident plus.
L’aigle royal vous dit que cela doit cesser
Oh les traîtres, stop à la provocation
Et que cela ne se produise plus.

Refrain

Fegui, Fegui, Fegui, Fegui

Fegui Fegui, Fegui Mali

Si le mariage est inconcevable alors à dieu cette coutume ancestrale.

On a peur de personnes (ganbanaaxu)
Pour les droits humains
On est sur toutes les lèvres
Vivons ensemble jusqu’à que la mort nous sépare
C’est ce que souhaite tout noble
Nos ancêtres ont connu des moments de guerres et de paix
Ils ont su gérer avec intelligence et méthode
Ceux qui veulent gouverner aujourd’hui n’ont aucune sagesse

Leurs crânes ressemblent à une route goudronnée
Ils rompent comme une poule sur ses poussins
Prenez exemple sur le vieux Dabo
Que vos familles ne dépendent de personnes
Que leurs libertés ne se trouvent pas entre les dents d’aucun Hommes
Oui ! Ils disent que je suis une mauvaise personne
Car je ne cautionne la féodalité
Mais pendant combien des jours, ma maison est restée fermer ?
Entourée par leur clan armé avec des machettes
Dont ma seule défense était la patience dans l’espoir
Seule l’Etat nous séparera !!!

Je suis vieux Dabo, aucune haine ne coule dans mon sang
Aidé par les discours de Ganbanaaxu Fedde, on a évité la guerre
Aucun jour n’est passé sans que Moro Kanouté ne m’appelle pour me rassurer dans patience

Non on ne souhaite pas la guerre

Le passée est révolu, aujourd’hui je te pardonne

Goppé(l’aigle royale) ne demande que l’Union
Dans un village aussi grand
Sans injustice, je suis partant
Sans esclavage, je suis prêt
Mais que certains ferment leurs gueules et qu’ils se tiennent au garde à vous On ira tous ensemble, même si beaucoup tomberont en route
Certains Hommes nous devancent
Le courage nous conduit à la victoire
Ganbanaaxu, nous accompagnerons soninkara
Ganbanaaxu, derrière tous les Hommes.

Ecouter avec le lien suivant :https://www.youtube.com/watch?feature=youtu.be&v=yhMj26brIsc&app=desktop

Ustaz Abdoulaye TRAORÉ, l’un des dignes et courageux pionniers de la sensibilisation contre l’esclavagisme statutaire en milieux soninkés ces dernières années. 

Natif de Tistaye dans le Guidimagha mauritanien, Cheikh Abdoulaye TRAORÉ n’est pas un inconnu aujourd’hui dans le milieu soninké quand il s’agit de la sensibilisation antiesclavagiste. Mr Traoré, enseignant vivant en France depuis plusieurs années, est l’un des inspirateurs et membres fondateurs d’un mouvement inédit en milieu soninké de la diaspora « ARMEPES-France » qui s’inscrit aujourd’hui plus que jamais dans la mouvance abolitionniste à l’échelle transnationale. L’esclavagisme intra-africain sevit aujourd’hui dans la communauté soninkée par des séquelles vivaces qui perdurent dans plusieurs contrées. Ustaz Aboulaye TRAORÉ a, aux débuts des activités de l’association, animé 2 conférences d’une importance capitale qui feront date dans l’Histoire de l’engagement contre les assignations sociétales qui sélectionnent les dignités et les Droits selon les patronymes et les statuts de naissance. Aujourd’hui l’ampleur historique de la mouvance abolitionniste et revendicative des réformes sociétales en milieu, incarnée par le forum GANBANAAXUN FEDDE, fait que certains réactionnaires féodaux se radicalisent et s’essaient  à TOUT pour contrer en vain. 

Lors de la première conférence tenue le 19 Novembre 2011, ce cheikh qui osait nommer les « CHOSES » , fustigeait le système de LADALAMAXU qui constitue le canal de perpétuation d’un « doux » et trompeur joug esclavagiste intracommunautaires. Son discours a été axé sur les imbrications d’un ordre sociétal soninké qui est organisé sur des bases féodales où l’esclavagisme statutaire est érigé en « valeur sociale » . Grâce à cette implication courageuse et digne, plusieurs personnes ont été conscientisées et alertées sur l’habillage fait au nom des convenances coutumières concernant certains rapports liant les familles des anciens esclaves avec celles des anciens maîtres. Dans cette lancée, il avait dénié toute légitimité religieuse à ces pratiques ancestrales ne servant que la domination physique et psychologique des uns sur les autres. Également lors de cette conférence, il avait invité les participants et tout le monde soninké à l’étude SAINE des enseignements du Coran et des traditions prophétiques. Ainsi appuyant son argumentaire, il s’était attardé sur le cas des soninkés mauritaniens de la diaspora qui ne seraient pas trop intéressés par les études. C’était dans cette séquence explicative, qu’il avait rapporté les propos d’une de ses connaissances, qui lui avait dit en substance qu’ici en France si on entend parler d’un grand enseignant ou conférencier, il serait malien , sénégalais ou gambien, et que les mauritaniens seraient invisibles en la matière. Aujourd’hui à travers d’un bout d’audio tiré d’une conférence d’une heure et plus datant de 2011, certains malintentionnés bien connus s’autorisent à vouloir salir sa réputation. On voudrait lui attribuer des propos qu’il n’a tenus d’aucune manière. Son rappel pacifique aux bonnes consciences pour une relecture SAINE des enseignements du Coran et des traditions prophétiques, trouble certains milieux féodaux soninkés qui pensent que même la sphère du Divin vis à vis de ses créatures devrait respecter et correspondre à leur puzzle sociétal selon une certaine stratification sociale. 

Ici, il est lieu de préciser que Cheikh Abdoulaye TRAORÉ est au-dessus et de loin innocent de tout qui est rapporté à son propos. Un homme humble et pieux, cet enseignant et auteur de quelques livres, est visé à tort ces derniers jours alors qu’il venait d’animer une conférence instructive à Nouakchott ce 10 décembre dernier. 
Sa dernière grande conférence en France date du 8 décembre 2013 lors d’une journée des activités associatives d’ARMEPES-FRANCE. 
Tout notre soutien à Ustaz Aboulaye TRAORÉ. 

Le Cheikh continuera d’éveiller et Qu’Allah VEILLE IMMANQUABLEMENT. Ameen

Qu’Allah le Protège lui et sa famille, et Fructifie son savoir pour le Bien de la Oumma. Ameen. 

K.S

L’esclavagisme social…intra est une réalité insaisissable…!

Le système des castes qui compte énormément dans les rapports internes au sein des certaines sociétés africaines, est difficilement lisible dans notre monde de 2016 . Pourtant un système de castes est généralement esclavagiste même si le système esclavagiste peut ne pas être forcément composé des castes. À y réfléchir profondément, le système esclavagiste serait une conséquence évidente d’un ordre féodal qui régit hermétiquement le magma sociétal des castes sociales. Un raccourci intellectuel faisant d’une Afrique qui serait saignée et victime par d’impitoyables esclavagistes occidentaux et orientaux, est l’une des thèses (historiques et sociologiques) les plus insultantes à la mémoire de ceux qui ont subi L’ESCLAVAGE et ceux qui continuent de traîner les conséquences sociétales fâcheuses d’un ordre qui survit sous divers couverts. La négritude d’opposition qui a été soutenue par l’idéologisation de la CONDITION NOIRE, considérait facilement L’HOMME NOIR comme la VICTIME LÉGENDAIRE ET INNOCENTE des autres peuples. Le martiniquais feu A. CESAIRE se serait ravisé si on lui expliquait qu’aujourd’hui en 2016, un Homme africain instruit et vivant au coeur de l’Afrique noire,  s’interdit de convoler avec une femme noire dans le même milieu ethnique parcequ’elle est tout simplement d’extraction sociale ESCLAVE donc IMPURE et INDIGNE pour une lignée nobiliaire. Par contre, notre « Homme Noble » qui se soucie de sa lignée en intra, se verrait honoré d’avoir un lien matrimonial avec une femme ayant comme ascendant CESAIRE descendant d’esclaves extra. Apparemment selon cet ordre, l’esclavage extra assainit et annoblit l’Homme africain, et L’esclavagisme intra le maintient dans un état impur irréversible.
Ainsi une interrogation s’impose à nos consciences :
Lequel des 3 esclavagistes suivants l’occidental, l’oriental et l’africain, espériez-vous faire société avec lui dans l’avenir..?
En se basant sur nos réalités de 2016, je pense qu’on a de la matière pour oser une préférence.
K.S

Regardez « Le discours du président Gaye TRAORÉ » sur YouTube

PAS À NOTRE NOM, CETTE CÉRÉMONIE FÉODALE ET DISCRIMINATOIRE!

Le speech du président d’ARMEPES-FRANCE Gaye TRAORÉ à l’issue de notre sortie protestataire contre la mystérieuse cérémonie dite « intronisation du chef traditionnel DES SONINKÉS DE FRANCE ». Cet événement très ambiguë dans un certain camouflage diffus , s’est tenu au sein de la Mairie de Montreuil. Le public a été au rendez-vous. Nos tracts sont partis comme des petits pains parmi les passants de tte origine sur la Place Jean Jaurès très fréquentée ce samedi après-midi. Le contenu de notre tract a intéressé énormément de Montreuillois qui ne pensaient pas qu’une pareille cérémonie aux relents féodaux et clairement discriminatoires, puisse s’organiser de cette nature en plein 21ème siècle et au sein  d’une enceinte publique dans la République française. Il est à signaler que quelques participants venus (soninkés natifs d’ici) de bonne foi assister à la cérémonie ne savaient pas beaucoup du fond symbolique qui fait désordre selon notre lecture de réalités connues de la communauté soninkée. Nos échanges explicatifs et les tracts sur place pacifiquement, ont donné plus détails sur cette cérémonie qu’on voudrait présenter comme culturelle. 
Le travail de Com effectué par le mouvement GANBANAAXU FEDDE a été d’une grande valeur pour ceux qui connaissent peu nos réalités cachées. 

#Pas_à_notre_Nom 

Crédit source: GF-FRANCE 

Mauritanie: ils disent vouloir venger par la mort l’honneur de notre prophète (psl), on a droit de douter de leur sincérité!


Dans ce même pays, ces dernières années, nous avons vu un explemaire du saint Coran profané dans les toilettes d’une mosquée lors d’une tentative de manipulation. Et aussi, nous avons  eu accès à des images ahurissantes d’un petit groupe qui sabotait et faisait de la dérision lors de l’office d’une prière. Pourquoi les auteurs de ces actes clairement et profondément  attentatoires aux valeurs religieuses et spirituelles, ne sont pas lâchés à la vindicte populaire comme l’est aujourd’hui le jeune blogueur?

Les acharnés de la rue qui réclament la mise à  mort de Mr Mkheitir (le petit forgeron), sont l’expression d’un ordre sociétal dans lequel les hommes ne se valent pas. Aujourd’hui certains s’en veulent au blogueur (maaleem) non à cause de ses écrits douteux et historiquement discutables sur l’Envoyé de DIEU , mais plutôt ils le considèrent comme un élément de moindre valeur sociale qui a osé défier leur ordre de domination. Il s’est interrogé et voulait secouer les consciences conditionnées de sa caste sociale d’appartenance. L’imbrication orientée et faite entre le référent religieux et le sociétal dominateur  dans nos communautés, mène à terme au Grand DÉVOILEMENT  de nos vraies intentions aux soins hypocrite, de notre foi douteuse et de l’instrumentalisation évidente du fait religieux. Chez nous , par la logique bien ancrée de grandes, moyennes ou petites familles, l’individu est atteint ou protégé selon l’influence sociale et sociétale de son groupe. Et si seulement on pouvait laisser en Paix éternelle notre prophète (psl) aux sublimes caractères qui aurait désavoué la masse hystérique qui prêche le sang de notre frère en RELIGION et en HUMANITÉ ,  Mr Mkheitir. L’agenda du socialement « correct et sain » et du politiquement exploitable, qui s’affiche bruyamment autour de cette affaire , défend D’AUTRES CHOSES que la mémoire du Prophète  (psl) . Et ça, il faut le dire et redire pour soigner nos petites consciences peu atteintes par le même conditionnement hérité de nos cadres de référence sociétale.

KS

​Quelle valeur comptons nous attribuer à l’esclavagisme statutaire dans la vie sociale soninkée en 2017 ?

Non , je n’exagère pas, aujourd’hui certains milieux dans la communauté soninkée veulent célébrer et primer celui qui se dit Komé (esclave) dans une insouciance puérile et étrange. La stratification sociale soninkée qui assigne hermétiquement les différentes entités sociétales, est régie par un certain ordre régalien qui allie féodalisme et esclavagisme statutaire. Ce type de régulation de la cité soninkée représente une fierté transcendant le Temps et l’Espace selon un imaginaire collectif perçu comme légendaire et immuable pour certains. Dans cet imaginaire collectif, on y a construit et promu  la conscience de l’esclavagisme statutaire. Ainsi la caste sociale esclave reléguée au bas de la pyramide sociale s’est vue attribuer une certaine valorisation foncièrement inhibitrice. Aujourd’hui nous pouvons recueillir des témoignages qui décrivent les mentalités conditionnées parmi les esclaves d’hier. Par exemple certains sous l’ordre féodalo-esclavagiste de leurs maîtres, faisaient durement la police sur leurs semblables de statut. On rapporte même que certains esclaves sous couvert  pouvaient se substituer à leurs maîtres qui commettaient certains actes déshonorants au sein de la communauté. Ce conditionnement de l’esclave dompté relève d’un certain génie porté par une tromperie évidente qui biaise la notion de la DIGNITÉ INTRINSÈQUE propre à L’HOMME. L’homme esclave statutaire soninké ne croyait qu’à une dignité très relative humainement et ne percevait la notion du BIEN qu’à partir d’une compréhension exclusive et étroite  de son maître représentant un pilier de la norme sociétale en vigueur. Aujourd’hui ce régime jadis très structuré et efficace pour la domination esclavagiste, s’est muté en rapports sociétaux entre les descendants d’anciens maîtres et ceux d’anciens esclaves. C’est le lien social appelé LADALAMAXU par lequel l’esclave statutaire accepte et s’accepte explicitement  comme faisant partie de l’héritage symbolique d’une famille féodale bien identifiée. C’est ainsi que la « personnalité esclave » se forme à travers  des rapports sociétaux qui structurent un certain VIVRE SONINKÉ. La « personnalité esclave » est valorisée au sein du système des castes par l’accomplissement de certaines fonctions sociales pourtant  peu enviables au fond. L’appellation Komé est aussi très connotée d’une manière péjorative dans le discours commun soninké. Tout ce qui peut être peu réfléchi, brut, léger, distordu, sans réserve et peu prévenant sur le plan comportemental serait le propre du Komé. Un type de bonne naissance dirait ouvertement à son enfant qui agit mal ; même un Komé ne ferait pas cela ou ceci. En dépit de cette figure mesquine et peu reluisante qu’incarne le Komé idéalisé, on voudrait lui attribuer une autre « facette honorable » au nom d’un certain utilitarisme sociétal. En effet lors des certaines cérémonies coutumières, la présence remarquée des komos fait partie d’un mouvement d’ensemble organisationnel qui donne sens. Ainsi le Komé n’est plus connoté comme le brut mais le digne héritier qui assume fièrement son statut d’assigné esclave. Il fait volontiers  de cette assignation sociétale une source d’amitiés circonstancielles, d’honneur superficiel et des petits soins très intéressés. Cet élément esclave statutaire qui s’affiche est très prisé par certains milieux de la société qui sont étrangement nostalgiques d’une noblesse paraissant conditionnée nécessairement  à l’entretien d’un subalterne. 
Ce qui est frappant et interpelle tout observateur attentionné, c’est d’entendre certaines voix dire que l’état d’esclave (komaxu) est une affaire de comportements malsains mais dans un autre registre elles veulent  louer et célébrer le mérite social de celui qui se proclame esclave statutaire. Pire,  ce paradoxe s’amplifie même quand ceux qui refusent l’appellation connotée ou l’assignation statutaire, sont considérés comme d’éléments nuisibles à la supposée bonne tenue de la communauté. Par les temps qui courent, la tendance balance vers une reconsidération du langage commun autour de ce mot Komé très diversement SENSÉ selon les occurrences. Se proclamer esclave statutaire aujourd’hui doit choquer toutes les consciences progressistes dans nos communautés. L’esclavagisme pratiqué comme par statut social ne peut être assimilé à une quelconque valeur sociale pour une société éveillée et digne ayant une haute idée philosophique de l’Humain. Certains parmi nous doivent apprendre à s’intéresser davantage à la valeur de l’HOMME en tant qu’Être DIGNE par essence au lieu de spéculer hâtivement par des constructions sociétales qui pourrissent nos mentalités. L’engagement pacifique abolitionniste dans les communautés soninkées, se doit d’être imaginatif afin de convaincre les masses populaires qu’il n’y a pas pire perturbateurs dans la société soninkée que celui (personnalité esclave) qui s’assigne comme esclave statutaire et celui (esclavagiste mental) qui assigne l’autre comme esclave. D’un élan sincère de sensibilisation et d’éveil, on y arrivera TOUS inshAllah. 

KS

​La société sans jeunesse


L’on se demande souvent pourquoi les vents du changement si bavards sous d’autres cieux sont muets en Mauritanie. Mon hypothèse d’apprenti sociologue est que la frange du peuple par laquelle arrivent les changements est absente chez nous. Nous sommes une société sans jeunesse ! Car le propre d’une jeunesse est d’être dans la subversion et dans la contestation de l’ordre établi. Non pas seulement la contestation de l’ordre politique d’ailleurs, mais aussi celle de l’ordre social et moral. Et c’est cette dimension de la subversion qui rend la jeunesse poreuse aux idées nouvelles et à l’envie de renverser la table des valeurs dans une société. Or nos jeunes à nous, ont asséché toutes les utopies qui auraient pu faire le lit de leur insouciance. Ils sont trop « réalistes » pour porter un quelconque changement, à fortiori pour  taquiner l’emphatique expression du « Grand soir ». 

Le rapport de la plus part des jeunes leaders d’opinions mauritaniens à la chose publique est souvent une pâle copie de celui que les plus vieux entretiennent avec celle-ci. D’ailleurs leur rapport à ces anciens eux-mêmes est davantage un rapport de mimétisme qu’un rapport de contestation. Ils parlent comme eux, rêvent comme eux, et les singent jusque dans leur rapacité. Il n’est d’ailleurs pas étonnant que la plus part de ceux que nous nous entêtons à appeler « jeunes » ont la trentaine largement entamée, voire caressent l’horizon de la quarantaine. Ceci explique peut-être cela… Ils sont souvent eux-mêmes déjà pères ou mères de familles, pris jusqu’au cou dans les préoccupations des plus anciens que leur supposé esprit de subversion aurait pourtant dû bousculer.

 A défaut de pouvoir le faire, les voilà qui vieillissent dans les éléments de langage. Entendez-les discourir et vous vous trouvez trop immatures. Trop impertinents ! Que contestent-ils dans notre société à part ce qui est politiquement correct de contester ? C’est à croire que l’ordre social et surtout moral, pourtant lourd d’une pudibonderie ronflante à vous ennuyer un moine, leur convient à merveille. D’où la fanatisation rampante des esprits qui caractérisent de plus en plus la société mauritanienne. Comme il n’y a aucun courant de jeunesse pour servir d’anticorps social à l’obscurantisme, les interprétations les plus burlesques de notre texte sacré par exemple, trouvent facilement échos dans notre société. Qui pour oser une quelconque remise en cause même des prédications les plus fantaisistes ? Personne ! Car la jeunesse chez qui en principe l’esprit critique et la curiosité auraient du conduire à rechercher des hypothèses alternatives est hélas trop préoccupée à être convenable…


Il reste à espérer que notre lumineux système éducatif nous prépare des générations plus porteuses d’espoir. Osons le rêve!





Source crédit: Post Facebook Bocar Oumar Ba

Mauritanie : l’apologie de l’esclavage à ciel ouvert, Idrissa MAGASSY , un vieux soninké gambien joue le provocateur avec zèle à Nouakchott. 

La communauté GANBANAAXU FEDDE* s’adresse aux autorités mauritaniennes concernant le cas d’un ressortissant gambien en visite actuellement à Nouakchott. Le dénommé Idrissa MAGASSY connu sous un autre prénom Ndemdi, clame avec zèle les supposées  louanges de l’ordre féodaloesclavagiste qui régit un certain « VIVRE SONINKÉ ». Se définissant lui-même comme étant de la caste des cordonniers, le vieux gambien galvanise depuis quelques jours les milieux féodaux à Nouakchott en vantant le système de castes de la communauté soninkée et en injuriant par sarcasme ceux qui refusent l’ordre féodal soninké. 
Nous alertons les autorités mauritaniennes et toutes les consciences progressistes de la communauté soninkée de la Mauritanie, sur le caractère nuisible et insultant  que représente le discours apologiste de l’esclavagisme statutaire de ce monsieur . Ces derniers jours, nous avons eu accès à  certains de ses propos insultant  la mémoire des personnes ayant une ascendance esclave  sur des  audios à travers le réseau social Whatsapp. Entouré par un comité réactionnaire très actif contre la sensibilisation pacifique sur les tares sociétales qui minent les communautés soninkées à travers le monde, ce personnage étrange enfreint CLAIREMENT depuis quelques temps la loi mauritanienne (loi 2015-031) contre les pratiques esclavagistes notamment son article 19. Cet article stipule : « Article 19 : Quiconque profère en public des propos injurieux envers une personne considérant qu’elle est esclave ou affilié à des esclaves, est puni d’un emprisonnement de six (6) mois à deux (2)  ans et d’une amende de vingt milles (20.000) à deux cent cinquante milles (250.000) ouguiyas. ». Nous attirons également l’attention des autorités publiques sur les manœuvres de milieux féodaux soninkés qui s’activent incessamment par l’utilisation fallacieuse et manipulatrice de certains esprits faibles parmi la couche sociale dite servile. Aujourd’hui l’ordre public dans la communauté soninkée est mis en danger par ceux qui lient leur qualité de noblesse à une  stratification sociale qui assigne certains citoyens comme esclaves statutaires. La présence sur le territoire mauritanien de ce vieux ressortissant gambien qui promeut OUVERTEMENT l’esclavagisme statutaire dans la communauté soninkée, n’arrange pas l’image de notre chère MAURITANIE que nous voulons d’être ÉGALITAIRE, FRATERNELLE et DIGNE. 

En plus de cette déclaration d’alerte, nous nous réservons le droit d’entamer des dépôts de plaintes contre ce monsieur et ses courtisans atteints par l’appât du gain facile et mesquin. Leurs propos injurieux et apologistes sont en cours d’être réunis et seront disponibles et remis à qui de droit le moment venu. 

*Mouvement pacifique de sensibilisation contre les séquelles de l’esclavage dans la communauté soninkée. 

Nouakchott, le 24 octobre 2017 

-GF ANTENNE MAURITANIE-