Un Cri Osé : Daoud Ould Ahmed Aicha, ​Il est à suivre…!!!

Il s’appelle Daoud Ould Ahmed Aicha, le chef du nouveau parti récemment reconnu par les autorités de Nouakchott. Le parti Nida al-watan  (l’appel de la patrie) est le dernier né parmi les partis politiques dont le référent communautaire constitue ouvertement un élément essentiel qui motive  alors que d’autres mouvements  (RAG et FPC) qui récusent tout communautarisme, sont refusés ou en hibernation par le ministère de l’intérieur du pays. Selon une source médiatique parue ces derniers jours, le parti de ce monsieur connu pour ses joutes négrophobes , veut créer 《l’état national en Mauritanie et consacrer l’identité arabo-maure ancestrale》. Sa posture extrémiste est claire et nette, comme on entendait le slogan « la France aux français » au sein des milieux extrêmes droite en France, « la Mauritanie aux maures » point barre. Le chef du nouveau parti s’autorise à une révision historique pour assoir ses thèses idéologiques et politiques. Une résistance anticoloniale exclusivement arabo-maure aurait permis la fondation de la Mauritanie actuelle qui accueille certains intrus arrivistes noirs (non haratines). La dangerosité de ce courant fait du baathisme haineux , du panarabisme obsessionnel et d’un national socialisme culturel et exclusiviste, ne semble pas inquiéter les services TRÈS renseignés des autorités mauritaniennes. Un extrémiste comme Mr Ould Ahmed Aicha, est certainement assimilationniste qui voudrait une Mauritanie monoculture à préserver du péril nègre . Quand on relie l’avènement officiel de ce parti aux velléités totalitaires connues de tous,  avec le « dialogue national inclusif » en cours au sein du palais des congrès, on dirait que certains dialoguistes sincères sauront  plus tard qu’ils étaient pris dans un cirque sans nom à leur insu. Le ministère de l’intérieur qui envoie ses éléments encadrants au palais des congrès pour superviser  (surveiller et espionner) , est le même qui estime que les positions connues publiquement « négrophobes » du parti Nida al-watan sont admissibles dans l’échiquier politique national. Peut-être les limiers du VRAI pouvoir (tribus+clergé+fric) ont un PACTE SERMENT méconnu de nous Z’autres , qui interdirait qu’on refuse de reconnaître un parti créé par un Maure en Mauritanie. Mr Ould Ahmed Aicha saura s’entourer des éléments déçus par « la méthode douce » du régime actuel qui donnerait de l’importance aux autres composantes non maures, à leur goût. Panarabe étriqué et complexé, il sera rejoint probablement par une certaine élite haratine en quête d’arabité qui l’honorerait vis à vis de son semblable (peul, soninke ou wolof) par la peau perçu comme un intrus à la nation mauritanienne. Le gouvernement mauritanien est pourtant très en alerte sur certains critères ressassés pour refuser des mouvements politiques et associatifs, (communautarismes, extrémismes et autres). Et là, la donne a peut être changé, si ce paraissant berger des chameaux Ould Ahmed aicha et ses potes ne sont ni extrémistes et ni communautaristes, on se demande ce qui motive vraiment la non reconnaissance des FPC de Mr Thiam, d’IRA et du RAG de Biram Dah Abeid et ses amis. 

K.S

​Nouakchott 10 octobre 2016 : la manifestation abolitionniste réprimée encore et toujours. 

La manifestation a été organisée par les militants abolitionnistes du mouvement IRA-MAURITANIE ce lundi 10 octobre 2016 dans la capitale mauritanienne. Cette sortie populaire s’est insurgée pacifiquement pour demander la libération immédiate et sans conditions des leaders abolitionnistes arrêtés injustement et écroués arbitrairement par les services étatiques à la suite d’une manipulation honteuse et d’une machination judiciaire autour du domaine terrien bouamatou. Cela fait 103 jours que ces consciences libres sont privées de leurs familles et camarades . 

Comme dans le passé devenu sinistre , la police sous désordre s’est acharnée contre des paisibles manifestants. La répression a été rude et haineuse avec plusieurs arrestations . Nous dénonçons ces pratiques brutales d’une police inconsciente et utilisée par une machination politicienne d’un régime militaro-affairiste qui règne par la violence et la tromperie. Nous demandons au personnel politique et intellectuel dialoguiste du moment ou non de prendre leurs responsabilités par rapport à ce pouvoir foncièrement extrémiste qui menace l’existence du pays à terme.

K.S

​Le nationalisme en « mauritanien » se fait au nom d’un communautarisme très étroit.

En « mauritanien », le référent nationaliste dit arabe ou négro-africain n’est jamais socialement, intellectuellement et politiquement SAIN. L’un comme l’autre porte des velléités totalitaires à travers des postures déterministes qui admettent difficilement l’émergence une VOIE(X) éclairée du juste milieu. Ces nationalismes très étroits basés sur un unilatéralisme tribalo-communautaire et racial, font que le Citoyen est brimé d’office par un cadre de référence qui s’est développé politiquement en contrant volontairement l’érection d’un État-nation à cause d’un ultra-communautarisme très agissant. Et l’ordre étatique mauritanien s’est accommodé avec une certaine habileté sournoise en mettant en place un perpétuel dosage équilibriste au sein d’un Non-État . 

Par les temps qui courent, vaut mieux s’essayer à l’abolitionnisme qui s’oppose de fait à toutes les postures partisanes qui s’activent exclusivement pour une « Mauritanie » sensiblement « exprimée » en leur langage exclusiviste. Très souvent, les nationalistes racialisent à outrance toutes les problématiques qui minent ce pays qui n’est pas encore un digne de ce nom , sauf UNE, celle liée à l’esclavage et ses différentes manifestations qui traversent l’ensemble des communautés. Les nationalistes de tous les bords savent que ce qu’ils défendent au fond, est loin d’être innocent des pratiques socialisées indignes humainement qu’on voudrait taire par l’esquive et la fuite en avant. D’ailleurs le seul point de convergence qui peut reunir un communautariste négro-africain sudiste et un tribaliste arabo-berbère, consiste à minorer la problématique de l’esclavage et ses corollaires dans tout ce qui a trait à la question  NATIONALE. C’est pourquoi l’engagement anti-esclavagiste ne mobilise pas grandement parmi les forces vives des causes tribalo-communautaristes. Hier comme aujourd’hui, les uns et les autres veulent faire croire que leurs revendications identitaires quoique légitimes sur le plan national, doivent passer en priorité quand une frange très importante du peuple subit un système de domination multidimensionnelle liée intrinsèquement au référent identitaire et culturel. En langage « mauritanien » pour ne pas dire « africain », l’engagé politique et associatif peine à élargir ses horizons afin d’éviter l’approche ethniciste transposée à l’échelle nationale. On voudrait être le révolutionnaire bruyant  à l’extérieur au profit de son « peuple » tout en se montrant très discret en interne sur les tares érigées et chantées en « valeurs sûres » à défendre méthodiquement. 

 

L’abolitionnisme transcommunautaire et révolutionnaire remet L’HUMAIN DIGNE par essence au centre des enjeux nationaux  en dehors toutes les autres considérations particularistes. Ainsi, les nationalismes étroits et logiquement réactionnaires des uns et des autres, trouvent troublant l’abolitionnisme qui s’érige vaillamment contre un ordre fonctionnant autour d’un dominant de droit divin sur un dominé de naissance par fatalisme. Si on recherchait un Vrai NATIONALISTE MAURITANIEN qui défendrait l’ordre Citoyen, il faut sans doute s’orienter vers les milieux abolitionnistes. L’expression abolitionniste est une mouvance politique qui prendra de l’ampleur dans le futur, et son but premier serait de défaire l’ordre tribalo-communautaire qui sévit dans toutes les communautés où la QUALITÉ DE CITOYEN est sabotée et prise comme une seconde nature au profit d’une référence inhibitrice profitant à une minorité exclusiviste.

K.S

Un Cri Osé : En dialoguant de TOUT…!?

​Espoir d’un débat: inclusif sans nulle exclusion nulle part..!

Le référent féodal se manifeste généralement en nous « inconsciemment » par certaines postures politiques et communautaires ayant trait à la question nationale. Espérons que « dialogue » national  dit inclusif le soit également et profondément au sein de nos premières entités politiques qui sont les tribus et les groupements ethniques. Que ceux qui revendiquent à raison sur le plan national au nom d’une communauté quelconque au détriment du CITOYEN TOUT COURT, ne soient pas ceux mêmes qui évacuent hâtivement d’autres expressions « révolutionnaires » qui s’interrogent légitimement. Un Homme d’État a pour marqueur principal celui qui ose interroger d’abord son héritage social (matériel et immatériel) qui lui accorderait des privilèges acquis d’office. En « mauritanien » , l’ordre qui exclut du National est une transposition élargie d’autres ordres qui excluent localement. Ainsi pour une Nouvelle Mauritanie, chacun d’entre nous, doit être disposé à participer à des « mini palais des congrès » dans nos contrées. Sinon…on peut gagner en communautaire ou en communautariste dans le palais des congrès à Nouakchott, par contre l’émergence d’un Homme Citoyen prendra un coup rude.

L’artiste et le patriotisme d’engagement : Demba Tandia promu ou piégé…!?

Crédit photo : Profil Facebook de l’artiste 

La photo a été  vue et beaucoup vue par la toilosphère soninké et au delà. La belle prise du chanteur soninké Demba Tandia tenu respectueusement à côté du général Ould Abdelaziz, a été diversement commentée par nous Z’autres en langage « mauritanien ». Par les temps qui courent, toute personne qui évolue dans un environnement impliquant une prise avec un public donné, devient de fait une personnalité. Chez nous où le National est plus qu’utilisé qu’entretenu au fond , cette personnalité s’exprime d’abord en communautaire, en tribal et en ethnique. Le chanteur, natif de Ajar dans le Guidimagha mauritanien, est l’une des voix mélodieuses de l’international fan soninké de la musique. Et de ce cadre ethnocentrique transnational, l’homme est aussi un citoyen d’abord même si beaucoup d’artistes de son espèce, s’accrochent aux rapports traditionnels et coutumiers très inhibiteurs pour l’ordre CITOYEN dans la conscience collective de leurs Fans. 
Sortir de ce carcan très entre soi communautariste, pour s’exprimer à l’échelle nationale en passant par les hautes autorités étatiques , il faut y réfléchir et s’attendre à une suite à double tranchant. D’un certain patriotisme proclamé même restant à définir le Vrai Fond, on devient systématiquement politique ou utilisé politiquement en s’affichant fièrement avec le chef de l’État de cette « Mauritanie de 2016 ». En plus de cette photo prise au sein du bureau présidentiel semble t-il, le message d’après entrevue publié sur le profil Facebook de Mr Tandia dénote une teneur encenseuse  très politique au bénéfice du Raïs. Ce dernier est encouragé dans son oeuvre de construction de la « Mauritanie Nouvelle ». Tout un choix politique clairement exprimé, qui aura logiquement une suite appropriée dans les analyses n’en déplaisent les fans passionnés du chanteur. Sous reverse d’un éventuel communiqué moins emprunté que celui mis en sortie publicitaire dans son profil Facebook, le chanteur s’est révélé une autre voi(e)x qui aura des traces parmi son public. De la référence foncièrement communautaire et ethnique de son activité artistique, il n’est pas aisé de passer à un patriotisme d’engagement honorable si on ose s’afficher hâtivement avec le type qui incarne un régime aussi controversé .

-La nouvelle Mauritanie qui serait en construction sous la direction azizienne selon l’artiste, est-elle celle où il faut 267029* habitants Guidimaghakés pour avoir SEULEMENT 8 élus aux 2 chambres de représentants nationaux quand il suffit SEULEMENT 53261 habitants de Tiris Zemmour pour avoir jusqu’à  7 élus aux mêmes chambres..? 

-Est-elle celle où un système industriel d’exclusion via un enrôlement politique, est en vigueur depuis 2010, et qu’être mauritanien de plein Droit, est devenu la préoccupation première d’une frange importante de la composante négro-africaine..?

-La nouveauté en cours est-elle l’abandon des quartiers aux eaux diluviennes immondes où habite un grand public fan de l’artiste dans la capitale mauritanienne.?

-La nouveauté est aussi peut-être le racket administratif instauré par l’obtention du visa mauritanien à Paris, ce qui affecte durement la communauté soninké très importante, pour le séjour d’un mois 120 €.

-La nouvelle Mauritanie en gestation se définit par l’étouffement des libertés fondamentales où des paisibles CITOYENS militants abolitionnistes sont arrêtés injustement et mis derrière les barreaux arbitrairement. 
Liste pourrait être très longue, et à l’appréciation de cette donne, effectivement dans la Mauritanie du double putschiste , les choses doivent changer  mais probablement dans le sens d’une déconstruction d’un système inique et rétrograde qui sévit au profit des gens au patriotisme très douteux au fond. En attendant tout s’entretient au nom d’un État HONTEUX pour que les intérêts convergents et exclusivistes sur le matériel et l’immatériel perdurent encore et encore pour les tenants de l’ordre dominant. 

Si on oserait émettre le moins conseil à l’endroit de notre artiste de frère Demba Bilali Tandia et par ricochet à ses fans passionnés , ça serait que l’Art devrait se défaire d’un ordre dominateur qui a une vie très courte. L’expression artiste doit éveiller les consciences collectives et alerter les pouvoirs publics en toute indépendance. S’il arrivait un coup d’état dans 6 mois qui balayerait ce régime, les photos et les prises de positions écrites resteront et auront un tout AUTRE SENS. 

*(chiffres 2013)

K.S

​Cri Osé : Progressiste de forme et réac de fond…troublant non…!?

Un « progressiste maure….blanc évidemment » qui se proclame progressiste en « Mauritanien », peut être éloquent dans certain discours orienté meublant la politique politicienne, mais foncièrement réac s’il s’agit de l’éveil émancipateur entourant la redéfinition révolutionnaire des contours identitaires de la composante  Haratine. On voudrait maintenir l’ordre d’appartenance qui arrange l’ancien système. Ce dernier se voulant transcendant la « plaisanterie politicienne » qui anime les partis politiques acceptés et permis parce que respectant la matrice intouchable du pacte non écrit qui régit TOUT au fond. L’ancien système est protégé et entrenu à la fois par le pouvoir actuel et l’écrasante majorité du personnel politique ttes obédiences confondues, régulé selon certains critères admis naturellement par les uns et les autres. Ainsi le meilleur des Haratines pour un « progressiste maure », est celui qui fera abstraction de sa couleur de peau et admettra être proche d’un soudanais ou d’un Noir tunisien que son compatriote du Sud Mauritanien ( peul, soninké ou wolof) . On voudrait magnifier le Fait Arabe qui serait un honneur absolu par opposition aux cultures des autres communautés noirs. Il faut sincèrement et modestement  convoquer l’Histoire de notre sphère géographique, en admettant que les premiers « intellectuels modernes » issus des composantes Noires hors Haratines, avaient raté un épisode amer et ineffaçable dans le passé. Si l’indépendance et la fondation de cette Mauritanie expressément créée, avaient été conçues et préparées autour de la question Haratine (majorité tue et ignorée) déjà à l’époque, la marche de l’Histoire aurait été très différente . Les positions et les engagements qui devaient être pris en 1956, 1958 et 1960 par les lettrés issus des composantes peul, soninké et wolof sur les Droits Politiques et Sociaux des Haratines, sont portés vaillamment aujourd’hui par des braves gens (Amadou Tijane Diop, Balla Touré et d’autres emprisonnés aujourd’hui) qui ont compris et osent s’attaquer au coeur de l’ancien ordre. En « Mauritanien », tous ceux qui veulent tromper socialement, politiquement et même culturellement, essaient d’évacuer la question Haratine hâtivement en la prenant comme toutes les autres problématiques. S’il y a une seule composante sociale auprès de qui chacune des autres communautés doivent s’excuser pour le passé et le présent ,  ça serait la communauté Haratine. 
C’est mon avis..!!

-K.S-

​LETTRE OUVERTE A L’ATTENTION DES MES COMPATRIOTES : Par Mariame Kane Présidente AFMAF (Association des Femmes Mauritaniennes du Fleuve)

Chers compatriotes, permettez-moi de vous exprimer ma compassion devant le malheur que vive tout mauritanien dans son quotidien. Cette misère causée par la politique démagogique et prétentieuse de nos dirigeants. Une politique assoiffée de toute logique cartésienne et menant vers « l’impasse économique et socioculturelle ». Car elle est véhiculée par un discours théoriquement fertile, mais pragmatiquement pauvre et stérile. Une telle politique est indigne de quelqu’un qui a partagé, expérimentalement, le vécu quotidien des mauritaniens. Qui, parmi nos dirigeants, prétendrait-il ne pas connaître le boutiquier du coin ? Pensent-ils pouvoir nous tromper ? Alors qu’on est tous témoins de la misère des mauritaniens de Daddah à Maouyya en passant par Aziz. Et pour masquer leur incapacité, ils nous tympanisent avec des théories surchargées de slogans ridicules, oubliant ainsi la parole de leur maître qui disait : « les philosophes n’ont fait qu’interpréter le monde, il s’agit désormais de le transformer. »
Chers compatriotes, permettez-moi de décrier notre ras-le-bol, notre intransigeance, notre inclémence envers tous les monstres qui nous dirigent. Auraient-ils une pierre à la place du cœur ? Ou bien seraient-ils réellement des mauritaniens? Ce pays a toujours loué les valeurs de noblesse dont ils prônent, aujourd’hui, le contraire ::. Pourquoi accepteraient-ils d’être maîtres d’œuvres pour autant de destructions de notre chère patrie ?
Sur le plan de l’Education, l’Etat sabote. Il ne se soucie pas du niveau des enseignants qui ne cesse de dégringoler. La majeure partie ne sait même pas formuler une demande manuscrite correcte, sans compter des élèves et étudiants d’un niveau médiocre. On se pose la question : comment font-ils pour réussir leurs examens. Nos gouvernants savent-ils réellement que cette école a le rôle exclusif de former les futures élites chargées de prendre la relève.
Sur le plan sanitaire, la quasi-totalité de nos gouvernants prennent l’avion pour aller se soigner. Ceci est une preuve très nette de leur mauvaise politique de Santé. Chaque jour, on rencontre des cas dignes du moyen âge : des gens qui meurent dans la rue parce qu’ils n’ont pas d’argent pour payer le ticket d’hôpital ou parce qu’ils n’ont pas de quoi acheter les ordonnances prescrites après consultation. Et pourtant c’est sur le dos de ces misérables contribuables que nos dirigeants se payent les hôpitaux les plus chers d’Europe et d’Amérique pour leur santé et celle de leur famille.
Sur le plan social, les grèves récurrentes et sans solution des militants des droits de l’homme et de la société civile et autres montrent les limites du pouvoir. Une déclaration récemment faite par le le Ministre de la Culture et porte-parole du gouvernement prouve encore que notre pays a un problème de leadership ; Quand ce dernier se permet de dire des données des informations mensongères dont il est le Seul  à en détenir le secret. C’est évident, une telle allégation est synonyme de fuite de responsabilité prouvant que le ridicule ne tue plus dans le pays des milles poètes. 
Sur le plan économique, les mots me manquent pour qualifier ce qui se passe en Mauritanie. Cependant des démonstrations, d’une rare pertinence, effectuées par nos valeureux compatriotes et autres devraient suffire. Et devant une telle pertinence, les terroristes financiers, ces pilleurs sans scrupule sont priés de se taire au lieu de se ridiculiser dans de faux chiffres et de slogans stériles et vides de contenus.
Sur le plan judiciaire, c’est comme si nos institutions sont réduites au pouvoir judico-exécutif qui est entre les mains du chef suprême. Du fait de cet imbroglio, certains sont en prison parce que le Président le veut, comme d’autres présumés délinquants sont libres sous ses ordres. En outre la carte de l’UPR semble éloignée de la prison certains d’entre eux. Dans une telle situation, on voudrait bien connaître le rôle des magistrats dans notre justice. Le juge bénéficie-t-il toujours de son droit de faire appliquer la Loi sur Tout citoyen ? De même, les parquetiers, connus sous la dénomination de maîtres des poursuites, ont-ils toujours le droit de poursuivre Tout présumé hors la loi ? Si la réponse à ces deux questions est « non ! », nous nous permettons de juger, sans parti pris : notre justice n’est pas indépendante. Et à ce point de vue, notre Président deviendrait dangereusement un vrai dictateur des temps anciens 

Chers compatriotes, disons non à tous ces dérives dont nous serons les seuls à subir les conséquences désastreuses. Car ces bourreaux quitteront la Mauritanie dès la fin de leur mission.  Dites-moi où est parti Maouyya  après son départ du pouvoir ? 

Chers compatriotes, œuvrons ensemble pour l’indépendance totale de notre patrie. Ne soyons pas divisés. N’acceptons pas d’être corrompus. Sachons que nous demeurons les seuls piliers aptes pour développer la Mauritanie. Un pays très riche et prospère qu’on ne saurait laisser entre les mains de leaders peu ambitieux et corrompus. Dans un tel contexte, il serait très judicieux de rappeler les propos suivants : « Frères et sœurs mauritaniens, nous ne sommes pas pauvres, on nous appauvrit. »
Il nous faut une autre politique pour faire renaître une force de l’espoir. La force de l’espoir qui signifie un espoir pour tous et toutes sans distinction de couleurs, de langue ni d’appartenance d’orientation politique. Ainsi vous verrez que seul un don de soi pour la patrie peut faire naître ou renaître la force de l’espoir. Cependant pour des besoins de l’heure, nous sommes dans l’obligation de nous unir au nom de la patrie, notre chère patrie que nous aimons tant. 

Avec l’espoir du vivre ensemble dans une Mauritanie apaisée, les slogans ne seront pas seulement des mots vidés de leurs contenus, qu’on crie seulement haut et fort. Ils seront aussi un mode de vie pour un bien être de notre patrie : la Mauritanie.

Source crédit : Mail de Mariame Kane

Un Cri Osé : un progressiste maure qui « mord » ses incohérences. 


Quand un proclamé progressiste maure se découvre peu à peu.

Mon ex professeur d’anglais (matière ABS- American British Studies) , Ely Ould Sneiba dit Bacar se distingue depuis quelques temps par des posts très acerbes à l’endroit de la mouvance abolitionniste et tout ce qui a trait aux identités en Mauritanie. L’homme qui soutenait le candidat Mohamed khouna Ould Haidalla en 2003 , et soupçonné un temps de connivence avec les cavaliers du changement, symbolise un certain type d’opposants très particuliers à double face . Être opposant à un pouvoir politique en place au nom de la politique politicienne, élitiste et clanique, mais tout en défendant foncièrement par une réthorique ambiguë l’ordre établi d’une manière générale du système de domination qui sévit dans le pays. Par exemple, l’ex exilé de Dakar, trouve du bien à tous les « éléments dissidents » du mouvement abolitionniste IRA, qui se sont soumis aux « normes » de l’ordre établi pour vomir sur leurs anciens camarades de lutte. Pour lui, l’évidente traîtrise d’un Saad Louleid qui honnit les Noirs non Haratines,  serait du patriotisme honorable. Un autre ex-IRaniste qui se qualifie comme arabe parmi les ARABES , devient un sage doué car fidèle aux cases préétablies qui rassurent l’ordre dominant. Notre professeur broie du rouge quant à l’éventualité d’une communauté indépendante haratine qui exprime sa négritude ouvertement et osant revoir son identité culturelle particulière ne pouvant être AUTHENTIQUEMENT ARABE au sens arabe de l’identité. Certainement conditionné par les convenances tribales comme tout petit maure et politisé par l’idéologie panarabe, Mr Sneiba raisonne en peuple maure homogène  (blancs et noirs) majoritaire dans le pays, qui serait menacé par des extrémistes kworis (Noirs hors Haratines) soutenus par quelques Haratines « égarés ». Tout est bon pour  lui, même la fiction romanesque, pour insinuer que les Haratines ne doivent se définir qu’en étant dans la sphère maure car ils seraient rejetés ou lésés par les communautés kworis qui hiérarchisent entre eux déjà . Tellement obsédé par cette référence identitaire, l’auto-proclamé pourfendeur du régime du général Ould abdelziz, fait semblant d’ignorer les injustices vécues par les militants engagés pour la défense des Droits Humains d’une manière générale, de la part du même régime. La dernière machination de services étatiques pour sévir contre les responsables abolitionnistes , rentre dans une logique qui compte pour ceux qui croient en primauté à la tribu et à la communauté avant la CITOYENNETÉ PLEINE ET ENTIÈRE. Si notre professeur arrivait à la place de l’actuel président, rien de sensible ne changerait sans doute à l’ordre établi de fond qui est la source de tous les déséquilibres troublant l’émergence d’une NATION digne de ce nom. Au final, mon cher prof d’anglais porte le marqueur bien connu chez certain personnel militant et politique qui navigue dans les incohérences d’une échelle à une autre. Ainsi vouloir concilier le révolutionnaire ici avec le réactionnaire là bas dans une même conscience, la question de la BONNE FOI ou VOI(E)X des vraies motivations des uns et des autres, se posera inéluctablement. Bon…on dirait du classique en « Mauritanien ».

K.S

Un Cri Osé : L’Homme qui s’engage…


Son opinion, sa « vérité scientifique » est son arme unique..!? 


Il faut toujours garder l’encrage analytique de son cadre de référence qui, quoique subjectif , permet de garder une certaine autonomie « intellectuelle » et d’éviter le suivisme trop tentant mais très inhibiteur au fond . À force de ressasser l’appel à un ESSENTIEL aux contours flous sur la VÉRITABLE SOURCE de nos MAUX multidimensionnels, on risque de taire L’ESSENCE qui prévaut dans nos contrées et prédispose irrémédiablement à des « ESSENTIELS PARTISANS ET ÉGOCENTRIQUES ». Par évidence, on soupçonnerait une TROMPERIE, si aucune réorganisation de notre régime coutumier et sociétal qui régit nos « rapports primaires » , n’est entreprise et qu’on s’évertue d’avoir une VOI(E)X UNIQUE sur le champ revendicatif national. Le joug inadmissible à défaire sur l’échelle nationale, s’est inspiré d’autres segments « régaliens » qui composent nos sociétés respectives. L’activisme pressant et honorable pour le DROIT à l’expression sans entraves de nos différences à l’échelle étatique, ne doit pas s’accompagner d’une indifférence « voulue » aux tares produites INTRA par ces mêmes différences défendues vaillamment. Sachant que les opinions révolutionnaires des uns ici sont mal vues par des réactionnaires assumés alors qu’en même temps ces derniers s’activent auprès des autres pour une unité révolutionnaire ailleurs, on ne peut naïvement confier l’expression de son opinion au premier arrivé auréolé de son supposé backgroud révolutionnaire. Quand on veut porter la casquette révolutionnaire tout en restant réac ailleurs, toute velléité de prioriser s’apparente amèrement à des incohérences qui feront désordre menant à la CASE DÉPART.

K.S

​L’honneur d’être solidaire pour les uns et honte d’avoir des solidarités pour les autres…!!!


Lors d’une interview accordée à la chaîne TV5 dans les jardins du palais ocre à Nouakchott il y a quelques années, notre Raïs considéré par les Occidentaux comme un pion clé du dispositif antiterroriste dans le sahel s’était autorisé une ingérence dans les affaires maliennes. Fier de sa posture d’un protecteur à poigne qui aurait écrasé ou bouté les extrémistes violents hors du champ d’action, Ould Abdelaziz s’était permis de donner des leçons aux autorités maliennes concernant les maliens du Nord. Il croit savoir que ces derniers sont oubliés par le gouvernement central du pays basé à Bamako. En langage diplomatique, on comprendrait que pour lui, les populations du Nord Malien se soulèvent contre l’autorité centrale à cause du traitement dont ils font l’objet. Rien d’étrange, car nous savons que des éléments rebelles touaregs sont présents chez nous et ils ne sont pas que des réfugiés inactifs. Certains milieux puissants dans notre pays se préoccupent plus pour ce qui se passe pour les Nord maliens que pour certains d’entre nous mêmes. Cette solidarité transnationale qui est basée sur une référence tribale et culturelle, fait partie d’un code d’honneur qui s’assume bruyamment même par ceux qui dirigent les affaires étatiques. De l’autre côté, les dirigeants sénégalais et maliens se cachent lâchement derrière le principe d’une fantomatique non-ingérence pour ignorer l’ostracisation veroce et perpétuelle d’une composante importante du peuple mauritanien par un ordre étatique à dominance monocolore. Il faut noter que plusieurs dirigeants africains se limitent dans les rapports d’État à État avec leurs homologues du Nord, alors que ces derniers les traitent toujours dans une position de subalternes qui ne peuvent pas donner de leçons. En dehors du niveau étatique, une société civile consciente du Sénégal notamment ose s’exprimer ouvertement sur ce qui se passe chez nous. Et aussi, le milieu panafricain de la jeune génération commence à réfléchir LARGE en faisant abstraction des frontières physiques, culturelles et religieuses qui sont devenus des outils de domination pour des régimes injustes et partisans. Je citerai en saluant le courage de l’activiste panafricaniste Kemi Seba qui ne cesse d’interpeller les africains sur ce qui se fait en Mauritanie aujourd’hui en 2016. 

Nous, de notre côté , il est temps qu’on fasse sauter nos chaînes psychologiques qui font qu’on n’assume pas d’où viendra notre voi(e)x de secours. Faire du lobbying auprès des peuples subsahariens concernant les injustices que nous vivons depuis des années, n’est en rien un acte anti-patriotique. On ne devient pas « ennemi » d’une nation hypocritement dite soudée et en parfaite cohésion sociale ressassée par certains profiteurs éphémères du VENTRE, si on part à Dakar ou à Abidjan pour exposer nos réalités tristes qui perdurent. S’il est honorable et digne de permettre l’activisme même subversif d’un Touareg malien ou un arabe malien à Nouakchott, au profit ses causes politiques et autres, il n’est pas non plus HONTEUX et INDIGNE qu’un abolitionniste ou un VRAI opposant soit accueilli et écouté à Bamako ou à Kigali. Être libre, c’est savoir choisir sans tenir compte des humeurs et des caprices inhibiteurs de l’Autre.

K.S