Un Cri Osé : Un bref témoignage!

Par crainte intime de « souiller » sa réputation légendaire datant de nombreuses années pour la défense des CAUSES JUSTES , j’ai toujours hésité de clamer et de proclamer publiquement les caractères sublimes et avant-gardistes de ce grand-frère. J’ai nommé Seydi Moussa Camara, la plume noble de la Nouvelle Expression qui osa parler publiquement en certain 30 mars 2013 à Massy, de ses rapports pleins de pédagogie et d’éveil avec certaines personnes qui s’assignent « esclaves statutaires » de sa famille. Pourtant l’égo tentant, il pouvait faire comme beaucoup, geler sa conscience par le système gymnastique de l’intellect en composant avec cette anomalie coutumière par laquelle un Être humain se plaît d’être esclave par conditionnement social d’esprit d’autrui . Issu de la même contrée villageoise que lui DAFORT dans le Guidimagha Mauritanien , je peux témoigner et TOUS les connaisseurs des réalités historiques le reconnaîtront en toute sincérité, que si cette localité devenait une principauté féodale aujourd’hui avec un trône par filiation familiale restreinte , il serait l’un des prétendants légitimes avec des arguments solides à faire valoir. Mais l’homme à la plume engagée et éprise de d’empathie pour ceux et celles qui ont été blessés et atteints dans leur DIGNITÉ HUMAINE dans un passé non enviable, ne s’est pas figé dans un monde imaginaire où des cadavres se raillent entre eux d’être cadavres. Le responsable du journal la Nouvelle Expression, peut être une source idéale d’inspiration progressiste pour beaucoup d’entre nous au sein du monde soninké où certains esprits atteints d’un complexe maladif de supériorité veulent même se servir sournoisement de l’administration étatique pour préserver l’ordre féodal intracommunautaire. Aujourd’hui, les détracteurs extrémistes affichés des abolitionnistes dans la communauté, sont parmi ceux qui historiquement, si les « choses revenaient à l’endroit », deviendraient des « RIEN » avec un petit grattage filial de moins d’un siècle. C’est un phénomène connu en la matière (xénophobie, racisme et autres), très souvent les derniers arrivés ou arrivés par effraction veulent se faire remarquer avec zèle par le paraître dans le but d’espérer un ancrage légitimiste .

On se connaît TOUS, HEUREUSEMENT!

Le dernier Éditorial du journaliste: https://soninkideesjose.wordpress.com/2018/05/25/leditorial-a-ma-communaute-soninke/

K.S

L’éditorial: À ma communauté soninké

Mon propos à l’égard de la communauté soninké, la communauté à laquelle j’appartiens, est pour moi un moment fort et loin de moi l’idée d’avoir le monopole de la vérité ou et la prétention de donneur de leçons… Depuis quelque temps, je fais face, impuissamment, à un lynchage intracommunautaire impropre, non fécond et perfide. Un débat de caniveau entre les tenants du statu quo lié aux tares sociales qui rabaissent, et aux abolitionnistes et autres progressistes qui soutiennent le combat pour la fin de ces tares sociales de connotation esclavagiste.
Les victimes de ces tares, dans un élan de prise de conscience, de sensibilisation et d’émancipation, sont confrontées à une situation sclérosée et archaïque de la donne sociale existante et entretenue par la communauté. Le verbe de ce débat indispensable pour requinquer la société soninké est parfois accusateur, voire irrévérencieux qu’éducateur.
Cette situation de statu quoi est entretenue par des apologistes de l’inégalité des hommes, qui s’invitent dans le débat en aliénant et plongeant l’espoir d’une évolution sociale saine dans une nation où l’égalité des citoyens, en droits et en devoirs, est pourtant consacrée par la Constitution de la Mauritanie et les conventions internationales qu’elle a signées ou ratifiées. Hélas, les apologistes ont conduit la communauté dans une honteuse impasse. On assiste à une confrontation de tout ordre dans l’obscurantisme le plus étrange…
Très chère communauté, on ne s’y est pas trompé quand on écrivait qu’en Mauritanie on n’est pas encore dans un Etat. Mais plutôt dans un peuplement où chacun peut se permettre de faire ce qu’il veut, où il le veut et même quand il le veut.
Le forum destiné à débattre de cette question ou tare sociale se transforme de jour en jour en un ring d’une bassesse mentale innommable entretenue plus par les féodaux et, même parfois, par les victimes qui tombent dans les pièges des apologistes aveuglés.
En face, l’image d’une communauté ; une communauté de spectateurs complices ne faisant pas beaucoup d’effort pour favoriser le dialogue pour l’apaisement, se contenant de murmurer dans les salons sans une action efficiente de nature à finir avec cette situation. Ce qui dénote manifestement d’un manque certain de courage pour cette écriture de notre histoire ; l’histoire d’une société qui doit se former et se reformer mais non continuellement s’enfermer sur elle-même avec des risques de lendemains incertains.
Chère communauté. Accepter l’histoire, notre histoire, histoire d’esclavage, de ses séquelles est une phase cruciale et déterminante pour la vie et l’existence harmonieuse des Soninko. C’est dans cet examen participatif de cette codification sociale que réside l’éclairage avec responsabilité et promptitude ; autrement, on s’invitera dans le chao et l’opposition sociale stérile. Dans cet imbroglio hautement honteux, le gagnant n’est peut être que le statu quo voulu et entretenu par un système féodalo-esclavagiste.
Chère communauté, l’érudit Ahmed Jiddou n’a-t-il pas soutenu dans sa fatwa sur l’esclavage qu’ « Il est du devoir de nos savants, nos prédicateurs, réformateurs et sages du pays de toutes les classes et toutes les composantes de se lever et d’agir comme un seul homme pour éradiquer ce phénomène illégal et illégitime et tous ses effets et séquelles dévastateurs pour notre unité et notre cohésion, une unité que notre Prophète, paix soit sur lui, a considéré comme notre grand atout de foi ‘L’exemple des croyants dans leur amour mutuel, miséricorde et compassion, c’est comme le corps entier qui se plaint et se solidarise avec tout et chacun de ses organes qui peut souffrir ou avoir de la fièvre’ ».
Et le penseur en sociologie coranique et socio-économiste, Moktar Maghlah, d’ajouter, « Il faut reconnaitre que la société mauritanienne est esclavagiste. Et que l’Islam est venu pour bannir l’esclavage. Une religion réellement divine comme l’Islam ne peut pas permettre l’avilissement de l’homme. Je pense que pour finir avec cette abomination, il faut le pardon (un pilier de l’Islam) de la part des esclaves en échange du regard, de l’attitude ou de la perception des autres. La classe considérée noble doit se rabaisser à la dimension humaine de la personne qui prône l’égalité entre les personnes ».
C’est ce que Mokhtar, en paraphrasant Rousseau, considère comme un contrat social. Car, soutient-il, « Quel que soit le niveau de développement d’un pays, si la justice sociale n’est pas une pratique pour la gestion entre les hommes, tout est à refaire »…
On doit arrêter les invectives et toucher du doigt la réalité ; en discuter sagement pour en sortir dignement. Notre époque ne peut accepter l’assujettissement, ni le droit à une société d’évoluer entièrement à part, avec des codes primaires soutenant la gestion des rapports par la distribution des rôles selon les castes dans cette société. Les lois du pays et de notre monde doivent s’exprimer dans les rapports des hommes dans toute et n’importe quelle société.
Aussi, devons-nous nous approprier les sages paroles du savant Ahmed Jiddou Ould Ahmed Bahi, auteur de la fatwa, « Nous devons aussi nous tous – tout en luttant contre ce mal – éviter de commettre d’autres maux tels que le fait de semer la discorde entre les fils d’une nation et la division entre les frères de la même religion, ou rendre des personnes innocentes responsables des actes des autres. Allah Le Très Haut Dit (« Voilà une génération bel et bien révolue. A elle, ce qu’elle a acquis, et à vous ce que vous avez acquis – Sourate la Vache »)»…
Très chère communauté, cette stratification sociale ou confinement par castes ne peut continuellement être entretenue de nos jours. La survie d’une communauté doit être en phase avec le contexte pour expliquer ses prétextes avec les textes qui respectent et magnifient l’existence pacifique des hommes qui la composent ; égalité et dignité pour tous. C’est le sens même de l’existence.
Respectueusement.

Camara Seydi Moussa (Nouvelle Expression)

ALERTE À DAFORT: TENTATIVES D’EXPROPRIATION D’HÉRITAGE À CARACTÈRE ESCLAVAGISTE.

Depuis le 17 Avril 2018, plusieurs familles de notre communauté connues comme anti- esclavagistes et refusant le système humiliant de l’esclavagisme statutaire par le lada soninké, sont approchées par certains éléments issus de la féodalité villageoise. À ce jour 6 familles de la communauté GANBANAAXU DAFORT sont menacées de cette expropriation à caractère clairement esclavagiste.
Toutes ces familles font partie de celles qui se sont défaites du joug psychologique et social de l’esclavagisme statutaire soninké véhiculé par le système de ladalamaxu*. Comptant sur le régime coutumier et féodal sur le foncier, les féodaux aux mentalités esclavagistes veulent sévir contre des paisibles citoyens dans cette localité (Commune de Dafort) du Guidimagha faisant partie de l’arrondissement de Lahraj. Depuis plusieurs mois, les autorités régionales et nationales sont alertées sur les comportements agressifs incessants à l’endroit de la communauté citoyenne GANBANAAXU dans le corps social soninké du Guidimagha.
Encore une fois , nous faisons appel aux autorités administratives, aux organismes nationaux de défense des droits humains (CNDH ET TADAMOUN), aux organisations indépendantes (SOS-ESCLAVES, AMDH, AMEES, IRA-MAURITANIE, UVDS, ORGANISATION CONTRE LES DISCOURS EXTRÉMISTES, BIT ET D’AUTRES), sur ces tentatives d’expropriation foncière à caractère esclavagiste qui violent ouvertement la Loi mauritanienne en la matière et rentrent dans les dispositions pénales contenues dans la loi 2015-031 qui criminalise les pratiques esclavagistes en Mauritanie. Notamment les articles suivants :

■Article 12 : Quiconque s’approprie les biens, les fruits et les revenus résultant du travail de toute personne en la considérant esclave ou extorque ses fonds est puni d’une réclusion de cinq (5) à sept (7) ans et d’une amende de deux cent cinquante mille (250.000) à cinq millions (5.000.000) d’ouguiyas.

■Article 14: Quiconque prive frauduleusement d’héritage toute personne, en considérant qu’elle est esclave, est punie d’une réclusion de cinq (5) à sept (7) ans et d’une amende de deux cent cinquante milles (250.000) à cinq millions (5.000.000) d’ouguiyas.
Également les autorités compétentes doivent prendre leurs responsabilités face à cette situation sensible à l’approche de la saison de pluies. Nos éléments sont plus que jamais déterminés de poursuivre l’exploitation de leurs parcelles de terres agricoles léguées en héritage par leurs ancêtres depuis plus d’un siècle bientôt.
Pour rappel sur le foncier, il est précisé ; juridiquement les textes sont clairs sur la question foncière en Mauritanie. L’article premier de l’ordonnance 83-127 du 05 juin 1983 portant réorganisation foncière et domaniale stipule que : « La terre appartient à la nation et tout Mauritanien, sans discrimination d’aucune sorte, peut, en se conformant à la loi, en devenir propriétaire, pour partie » et l’article 3 du même ordonnance dispose que : « Le système de la tenure traditionnelle du sol est aboli »

*ladalamxu : un système de rapports sociaux basés sur une subordination à caractère esclavagiste chez les soninké.

Lettre ouverte mise en copie et remise à qui de droit

DAFORT le 7 Mai 2018
COMMUNAUTÉ GANBANAAXU DAFORT

Regardez « Journée culturelle Ganbanaaxun Fedde vidéo 14  » sur YouTube

Un extrait Journée culturelle GANBANAAXU FEDDE du 23/12/2017.

Dr DIALLO Djibril à la parole:

L’édito : Le lada soninké, ce système féodal de plus en plus agressif qui défie LA LOI Mauritanienne dans nos localités rurales !

Les communautaristes soninké le reconnaissent avec zèle à qui veut l’entendre, le soninkaxu (le Vivre soninké) ce sont les ladani. Cet ensemble de coutumes primitives et foncièrement ségrégationnistes est servi au monde extérieur comme « une culture de solidarité et de fraternité » en toute discrétion. D’une certaine suffisance puérile et inconsciente, d’aucuns diront que les soninkés sont enviés par d’autres communautés pour ce qu’ils sont ou ce qu’ils ont. L’ordre féodal soninké qui se structure autour des ladani est un régime esclavagiste dans l’esprit et très frustré face aux réalités d’aujourd’hui. Un esprit féodal soninké, qu’il soit doctorant en x ou y , fonctionnaire d’état ou qu’il soit cultivateur austère , est un potentiel pourfendeur de lois nationales dans nos localités rurales. Au sein de la société féodale soninké, seuls les intérêts matériels et immatériels de l’ordre dominant comptent véritablement. Traditionnellement, le système a généré un parasitisme courtisan qui inhibe et déresponsabilise l’écrasante majorité (esclaves statutaires et d’autres obligés courtisans) pour garantir la pérennité des privilèges exclusifs. Ainsi le clientéliste politique à l’échelle nationale vient camoufler sournoisement cet état de fait quasi princier. Il suffit de parler de CITOYENNETÉ, de DROITS et DEVOIRS, pour subir l’anathème d’une intelligentsia sectaire et communautariste. Nous constatons aujourd’hui des manœuvres lâches et mensongères de certains éléments défenseurs extrémistes du système, ourdies auprès des administrations publiques dans le but de salir ceux qui ne demandent qu’à vivre en citoyens à égale DIGNITÉ avec TOUS. Ces dignes citoyens qui revendiquent ni plus ni moins leur qualité entière de CITOYENS en dehors de la nocive emprise du système discriminatoire des ladani, se trouvent soumis à des divers chantages (tentatives de mise en quarantaine sociétale par exemple) et d’autres accusations fallacieuses et haineuses. Aujourd’hui dans le Guidimagha mauritanien, ceux qui osent refuser le statut social d’esclave en milieu soninké, sont victimes des pratiques inadmissibles pour un esprit sensé. S’autonomiser par rapport au régime hiérarchisant de ladani demande beaucoup de courage et d’abnégation face aux réactionnaires féodaux locaux soutenus par leurs proches bien introduits au sein du pouvoir. Ainsi pour un énième rappel, l’administration publique à divers niveaux doit réaffirmer l’ordre régalien de l’Etat qui ne se soumet pas aux caprices d’ego nuisible d’une minorité agissante dans les communautés villageoises. Nous faisons une référence au cas symbolique de la commune de Daffor fraîchement rattachée à l’arrondissement de Lahraj. Dans ce village soninké d’où sont originaires d’innombrables cadres historiquement, un modeste hangar au sein d’une concession privée a été suspendu depuis le 5 septembre 2017 par des gendarmes mobiles. Aux dernières nouvelles, l’administration régionale admet que les ordres seraient venues du ministère de l’intérieur. Il s’est trouvé que cet hangar est dans la maison du représentant local d’une association reconnue par l’Etat qui lutte contre l’esclavage et ses séquelles. C’est évident que les ladani font véhiculer des séquelles esclavagistes dans la communauté soninkée. Aujourd’hui le fond discursif du système discriminatoire des ladani est alimenté et truffé d’une parole libérée de l’apologie de l’esclavage et ses séquelles. Ainsi le défi assumé face la loi antiesclavagiste en vigueur en Mauritanie est patent dans les milieux soninkés. Concernant le foncier dans les zones rurales du Guidimagha, pour les ladani, la tenure traditionnelle pourtant abolie par la loi, serait la seule valable. Dans la plupart des litiges fonciers sont liés à ce régime rétrograde et agressif basé sur une hiérarchisation sociale qui dénie toute responsabilité et toute propriété à l’esclave statutaire. Pour dire crûment, l’esclave ou l’esclave statutaire ne peut hériter un patrimoine foncier dans des parcelles pourtant exploitées historiquement par son ancêtre soumis à l’ordre esclavagiste . Ici encore les entorses aux lois de la RÉPUBLIQUE sont évidentes dans ces contrées rurales où les premiers lettrés proches de l’administration représentaient et présentaient la communauté comme une « seule personne imagée » qui compte, le CLAN FÉODAL DOMINANT et ses intérêts mêmes ILLÉGAUX.

K.S

Regardez « Journée culturelle Ganbanaaxun Fedde vidéo 11 » sur YouTube

La suite de la journée culturelle GANBANAAXU FEDDE du 23/12/2017.

Flash INFO ARMEPES-FRANCE: Rencontres à Nouakchott.

Le chargé des relations extérieures ARMEPES-FRANCE, KENOUTE Moro a effectué quelques visites de courtoisie auprès de 2 responsables d’organisations pour la défense des droits humains . Ainsi il s’est entrenu avec le doyen et président de SOS-ESCLAVES, Boubacar Ould Messaoud. Il a été accueilli également par le grand-frère Mohamed Mbareck le président de l’organisme contre les discours extrémistes. Lors de ces rencontres chaleureuses et fructueuses, notre chargé des relations extérieures dépêché à l’intérieur depuis quelques semaines, a explicité davantage en quoi consiste l’esclavagisme qui sévit dans les communautés noires en particulier chez les soninkés. L’accent a été mis sur la banalisation du discours extrémiste, provocateur et apologiste de l’esclavage venant des milieux féodaux et leurs obligés courtisans via différents réseaux sociaux. Les réalités agressives de l’ordre féodal dans les affaires publiques dans nos contrées villageoises ont été abordées largement. Des conseils ont été donnés par ces 2 personnalités de la société civile en Mauritanie. Nous réitèrons nos vifs remerciements pour ces accueils instructifs et porteurs d’espoir pour la difficile lutte contre l’esclavage et ses séquelles dans notre pays.

La CECOM ARMEPES-France/GANBANAAXU FEDDE.

Regardez « Journée culturelle Ganbanaaxun Fedde vidéo 5 » sur YouTube By Touba Tv

À suivre la communication de Timera Ousmane lors de la journée culturelle ARMEPES-FRANCE et ses partenaires GANBANAAXU FEDDE le 23 décembre 2017.

Droits Humains: nos vifs remerciements et encouragements au doyen Boubacar Ould Messaoud et son ONG SOS-Esclaves.

Autour du doyen Boubacar Ould Messaoud, Diarra Sédifo président AMEES, Traoré Aboulaye SG ARMEPES-France et Coulibaly Diadie Bambi membre Bureau AMEES.

À l’occasion d’une rencontre de la campagne  » Ana hartani mani barani » (Je suis Hartani , pas étranger), tenue le 31 Mars 2018 par l’historique mouvement antiesclavagise S.O.S-Esclaves, nous avons eu l’honneur d’être parmi les invités officiels. Ainsi des personnalités de premier rang issues de nos associations composantes de la mouvance GANBANAAXU FEDDE, ont pris part à l’assemblée du jour. L’association AMEES a été officiellement représentée par son président DIARRA Sédifo entouré de certains membres de son bureau. Notre association ARMEPES-FRANCE a été représentée par le secrétaire général Aboulaye TRAORÉ séjournant actuellement au pays. À signaler la présence remarquée de l’inamovible figure historique des luttes pour les Droits Humains, le doyen Traoré Ladji haut cadre du parti APP.

Nous tenons à remercier chaleureusement le mouvement SOS-ESCLAVES pour cette haute considération à notre égard. Nous proclamons solennellement notre convergence de vues avec leurs objectifs dans ce combat historique pour la défense de la DIGNITÉ HUMAINE. Nous reconnaissons en eux, l’un des pionniers fidèles à l’antiesclavagisme en Mauritanie. Notre estimons que notre partenariat de fait est acquis d’emblée pour continuer cette difficile lutte contre ces affreuses pratiques comme l’esclavage et ses séquelles avec différentes manifestations comme l’ordre féodal de plus en plus agressif et réactionnaire dans certaines communautés . Sous l’angle du pacifisme comme principe cardinal, nous comptons apprendre beaucoup de votre expérience dans cet élan civique pour l’émergence d’un État de droit garantissant L’ORDRE CITOYEN à tous les niveaux.
Nous vous souhaitons une belle réussite dans cette instructive campagne initiée récemment.

La CECOM ARMEPES-France/ GANBANAAXU FEDDE

Édito: contre les séquelles de l’esclavage en milieux soninkés, les pistes douteuses d’un avocat !

MD, un avocat d’ethnie soninké présenté historiquement comme défenseur des droits humains et encarté opposant sérieux aux différents régimes en Mauritanie, avait fait une sortie médiatique « scandaleuse » au cours d’une émission TV qui plaît beaucoup aujourd’hui aux esprits excités et réactionnaires issus de milieux féodaux. Pourtant on pourrait assimiler la substance d’une partie de ses propos aux dires xénophobes d’un adepte campagnard d’extrême droite en occident. Sur les problématiques liées aux pratiques féodaloesclavagistes dans la communauté soninkée, il s’est permis des largesses troublantes. Selon notre homme de « Droit », chez les soninké à propos de l’esclavage , il n’y reste que d’infimes vestiges. Encore le fameux diagnostic gymnastique bien connu en la manière consistant à minimiser son esclavagisme intracommunautaire par effet comparatif de celui des autres, avait été savamment utilisé. Et pour lui, avocat avisé, ceux qui se plaignent de leurs patronymes « esclaves » , peuvent aller les changer chez le Cadi tout simplement avec 2 témoins. Étrange non… ? Comme solution de la part d’un homme noir africain de son niveau d’instruction dans cette Mauritanie que nous connaissons. Sur la question des chefferies coutumières, l’homme formé dans le Droit positif j’ose croire, s’est montré tranchant dans sa logique particulièrement inquiétante venant de lui. Pour lui ceux qui sont discriminés de la chefferie coutumière dans la communauté villageoise parce que leurs ascendants esclaves (par différents moyens) seraient venus en trouvant les sites villageois établis, ne peuvent espérer d’être chef doyen du jour au lendemain pour les gens. Le summum, il rajoute que ceux qui veulent une chefferie d’un village , le territoire mauritanien est vaste, et qu’ils aillent fonder leurs propres villages. Notre oncle Maître s’est habillé vraiment en féodal soninké averti sur ce point. Et si un avocat dit engagé comme lui selon le palmarès qu’on lui prête, raisonne en DROITS et DEVOIRS, il ne doit pas ignorer que la composante sociale dite esclave statutaire dans les communautés soninkées, émane d’un ordre inique et indigne humainement qui niait le statut d’Homme à plusieurs milliers de personnes. Il aurait dû indexer en Homme Juste, cette histoire douloureuse voire même criminelle qui dénatura et pervertît l’identité originelle ethnico-sociale d’Hommes LIBRES venus ou arrachés d’ailleurs. On pourrait soupçonner chez cet homme, des relents de déni d’humanité filiale pour les descendants d’anciens asservis. Saura t’il nous apprendre avec certitude que les sites villageois soninké furent établis exclusivement par ceux qui se croient les autochtones légitimes ?
Logiquement et dans la norme positiviste de choses, un avocat engagé digne de ce nom, devrait opter pour des réparations mêmes symboliques pour plus de cohésion sociale et fraternelle au lieu d’inciter à l’exclusion, à la séparation ou au refoulement. Sur le statut d’élu par exemple aspirant être maire, le petit parfum de progressiste qu’il a distillé ne trompe que les non avertis, connaissant l’interpénétration entre l’ordre féodal prégnant et la politique moderne à la sauce communautariste soninké. Espérons que notre oncle avocat mesure combien le statut de victime d’esclavage et toutes ses perturbations sociétales manifestées et transmises à travers le temps et l’espace, sont de loin les plus agressives atteintes à la DIGNITÉ d’un Être Humain. Aujourd’hui, vous le savez bien, ceux qui se délectent de vos propos tenus dans un passé récent , s’honorent par l’apologie d’un esclavagisme statutaire dans la communauté en instrumentalisant d’éléments d’ascendance servile qui servent pitoyablement et tristement l’hermétique puzzle sociétal soninké. Au sein de ce dernier, les mythes ressassés et les légendes interchangeables meublent le superflu pour soigner un monde plein des non-dits au détriment des RÉALITÉS HISTORIQUES.
Vos propos laissent une tâche douteuse sur votre réputation d’avocat défenseur des CAUSES JUSTES.

●L’extrait de propagande en format viral via réseaux sociaux : https://youtu.be/YEuO6ydRlC0

●Format intégral via YouTube émission olaadini : https://youtu.be/RQQOq35dA5Y

K.S