IRA-MAURITANIE : LE PRÉSIDENT BIRAM DAH ABEID CÉLÉBRÉ PAR LE « TIME MAGAZINE » DANS SON « TOP 100 » DE 2017.

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Communiqué de presse : le président du mouvement abolitionniste IRA-Mauritanie est nommé parmi les TOP 100 personnalités les plus influentes en 2017 selon le célèbre Magazine TIME.




Washington, le 20 avril, 2017                                                                


FRENCH 


Ce jeudi 20 avril, le Président d’Ira-Mauritanie, Biram Dah Abeid, a reçu une énième reconnaissance pour sa lutte pour l’abolition de l’esclavage et pour l’instauration, en Mauritanie, d’une société enfin juste. Biram Dah Abeid a été en effet choisi comme Une des 100 Personnes les plus influentes du monde en 2017. Cette liste est compilée par le Magazine americain Time (TIME100). Cette nouvelle reconnaissance témoigne de la nécessité de continuer à lutter pour l’instauration de la justice en Mauritanie. 


IRA-Mauritanie dédie cette reconnaissance à ses militantes et militants, aux détenus d’IRA-Mauritanie, Abdellahi Matalla Saleck et Moussa Bilal Biram, et à  tous les hommes épris de justice en Mauritanie et partout dans le monde. 


La cérémonie officielle de reconnaissance aura lieu á New York, le 25 Avril 2017.



IRA-USA Board


ENGLISH


This Thursday, April 20th, IRA-Mauritania’s President, Biram Dah Abeid, received, once again, a high recognition for his continued efforts to end slavery and to build a just society in Mauritania. Biram Dah Abeid was named one of Time Magazine’s 100 Most Influential People of 2017 (TIME100). This recognition is an encouragement to all those who stand, day in and day out, to end slavery and for justice in Mauritania. 


IRA-Mauritania dedicates this recognition to its militants, to its detainees, Abdellahi Matalla Saleck and Moussa Bilal Biram, and to human rights defenders throughout the world.


The official ceremony of recognition will take place in New York, on April 25th, 2017.


IRA-USA Board


Consulter le lien ci-dessous. Merci!

http://time.com/collection/2017-time-100/


COMMUNIQUÉ DE PRESSE : L’ARMEPES-FRANCE ET SES PARTENAIRES DU FORUM GANBANAAXUN FEDDE SONT SOLIDAIRES DES JEUNES  DÉTENUS DE L’INITIATIVE MPJM. 


Le 16 avril 2017 dernier, la jeunesse mauritanienne s’est manifestée via un mouvement inédit appelé Marche Pacifique de la Jeunesse Mauritanienne (MPJM) , dans les rues de la capitale Nouakchott. 
Composée de plusieurs associations de jeunes selon les initiateurs lors de leur point de presse, la MPJM visait une expression citoyenne et pacifique de certaines revendications louables qui sont entre autres; la simplification des procédures de l’enrôlement , l’insertion socioprofessionnelle des jeunes, et une clarification sur certaines questions sanitaires dans le pays. 

Au préalable, une communication soutenue a été menée avant le jour J, et malheureusement les autorités n’ont pas été en  phase avec cet élan citoyen symboliquement prometteur.

En effet la marche pacifique a été réprimée violemment par les forces de l’ordre. Plusieurs marcheurs avaient été tabassés et  arrêtés, parmi eux 10 restent toujours aux arrêts et ils seront jugés à partir de ce jeudi 20 avril 2017. 
De ce constat, Nous, ARMEPES-FRANCE et ses partenaires du Forum GANBANAAXUN FEDDE assurons  notre soutien citoyen et militant aux jeunes arrêtés. 
-Nous demandons aux autorités de notre pays une prise en compte des revendications légitimes de la jeunesse qui devrait être mise à l’avant-garde de tout projet de développement global  d’un pays comme le nôtre. 
– Notre jeunesse consciente doit être le moteur pour l’émergence d’un peuple émancipé qui fera une Nation Digne et Responsable. 
-Nous réclamons la libération  pure et simple des 10 jeunes marcheurs de l’initiative MPJM et leur blanchiment de tout cas d’infraction. 
Le 20 Avril 2017.
Cellule de Communication  (CeCom)

Communiqué d’IRA : ​Soutien aux jeunes détenus et condamnation de leur arrestation



Ce dimanche 16 avril 2017, nous avons appris l’arrestation d’un groupe de jeunes dont le seul tort a été d’avoir participé à la « Marche Pacifique de la Jeunesse Mauritanienne » dont l’objectif était d’attirer l’attention des autorités sur les problèmes de la jeunesse. La marche a été dispersée par les forces de l’ordre qui ont fait usage, avec une rare violence, de matraques et de grenades lacrymogènes.

Les jeunes interpellés, au nombre de treize, sont : Ouguiya DIALLO, Ozmo DIA, Elhadj Malick DIA, Sidik SALL, Oumou KANE, Ousmane SOW, Maimouna BA, Mozbi NIASS, Manni M’BOW, Mamadou Alpha BA, Demba SILEYE, Papa SARR, Oumar Djibril BA, Mariam PAM. Dès le lundi, ils ont comparu devant le parquet et dix parmi eux ont été envoyés en prison pour « participation à une manifestation non autorisée » et leur procès en flagrance est prévu pour le jeudi 20 avril 2017.  


Par ces arrestations et ces poursuites, comme à l’accoutumé, des autorités mauritaniennes aux abois cherchent à intimider pour étouffer toute expression d’opposition. 


IRA-Mauritanie, attachée aux principes protecteurs de la liberté d’expression :

Condamne avec vigueur la détention des jeunes qu’elle juge arbitraire et contraire à l’esprit de la constitution mauritanienne,

Exprime son soutien sans réserve aux jeunes détenus, à leurs familles et à leurs camarades auxquels elle souhaite courage et détermination face à ce qui n’est rien d’autre qu’une tentative vaine d’intimidation,

Appelle toute la jeunesse mauritanienne à la mobilisation pour une prompte libération et sans condition des jeunes détenus,

Rend les autorités responsables de l’intégrité physique et morale des jeunes prisonniers, connaissant la propension de la police politique mauritanienne à la torture et à l’atteinte à la dignité de ceux qu’elle arrête, 

Et enfin, exige la libération rapide et sans condition des jeunes détenus.



Nouakchott, le 18 avril 2017




La Commission de communication


Source crédit : MILIEU PROCHE IRA  

14-04-2017 18:45 – Marche Pacifique de la Jeunesse Mauritanienne (MPJM) : Déclaration




MPJM – Nous jeunes de Mauritanie, issus d’horizons divers, et nourris d’une ferme volonté d’unité avons décidé de prendre notre responsabilité devant l’Histoire pour réaffirmer notre citoyenneté pleine et entière.

Car ce qui se joue aujourd’hui dans ce pays engage notre avenir. Nous ne pouvons donc rester sourds aux enjeux politiques qui se jouent en ce moment. Notre responsabilité, si nous ne voulons pas la trahir, c’est d’être dans l’alerte, voire dans la révolte, face à la déliquescence programmée de notre bien commun : la Mauritanie.

La marche pacifique que nous avons décidé d’organiser ce Dimanche 16 avril à 15H au carrefour BMD s’inscrit dans une logique de protestation citoyenne. Les conditions d’existence des jeunes mauritaniens sont aujourd’hui si étriquée, que nul épanouissement ne semble envisageable pour eux.

Une telle situation ne peut plus durer, car elle porte les germes d’une véritable explosion sociale. La jeunesse de notre pays ne peut continuer plus longtemps à faire l’objet d’un tel mépris de la part de la classe dirigeante. Classe qui se refuse à lui concéder la place qui lui revient dans la société.

Face à cette situation inacceptable, et pour améliorer sensiblement les conditions d’existence des jeunes, nous exigeons des mesures fortes et immédiates dans les domaines suivants :

• simplification des conditions d’enrôlement et d’obtention de documents d’état-civil

• formation des jeunes et leur implication dans les secteurs de décision

• création d’espaces de socialisation et d’épanouissement culturel et artistique

• Réforme en profondeur du système éducatif et revalorisation de l’école publique

• Réforme de notre système de santé avec une place plus importante accordée à la prévention

• La prise en compte des diplômes acquis à l’étranger dans les concours nationaux

L’ensemble de ces points est décliné en propositions plus détaillées dans un document qui sera adressé au président de la République.

SIGNATAIRES :

– Oumou Kane – Présidente ong AMAM

– Khally Diallo -journaliste

-Abdel Nasser Beibe – journaliste, ambassadeur de la commission internationale des droits de l’homme IHRC et ambassadeur de la fondation de la pensée arabe en Mauritanie

– Mamadou Aly Diallo, Chargé de communication activiste

– Amadou Aly Ba, Ingénieur Informatique

– Youssouf Diarra : Coordinateur/Superviseur Education-Développement et activiste

– Hawa Ba, chargée de marketing et communication

– Alassane Ba, Activiste

– El hadj Malick Diop, Manager de projets

– Amadou Diallo Président du groupe facerim

-Tidjani Hamet Mangassouba, activiste

Yacoub Ahmed Lemrabet Activiste

Tidjani Hamet Mangassouba, activiste

Yacoub Ahmed Lemrabet Activiste

Tidjani Hamet Mangassouba, activiste

Yacoub Ahmed Lemrabet Activiste

Tidjani Hamet Mangassouba, activiste

Yacoub Ahmed Lemrabet Activiste

– Tidjani Hamet Mangassouba, activiste

– Yacoub Ahmed Lemrabet – Activiste



Source crédit : http://www.cridem.org 

​En Mauritanie, l’ostracisme des Noirs est une volonté des hautes autorités. 

J’étais parmi le personnel de la radio Mauritanie pendant 4 ans au sein du service  Langues Nationales.

J’étais l’un des présentateurs des éditions Soninké maigres en temps et en contenu. À chaque fois je vais dans ma région d’origine, le guidimakha , je constate qu’aucune couverture n’est faite sur place. De ce fait, nos populations vivent dans un désert en matière de communication, et ce déficit fait partie d’une politique sournoise d’arabisation forcée promue par les autorités étatiques sous l’égide du général Ould Abdelaziz aujourd’hui.  

Ce putschiste arrivé au pouvoir par un coup de force contre le jeune régime démocratique du seul président civil en 2008, fait ses interventions en arabe mélangé avec son dialecte le hassanya. Nos populations du Sud Mauritanien sont exclues d’office d’accéder aux discours du président et cette réalité de citoyenneté de seconde zone ne m’a jamais laissé indifférent. 

Par exemple l’événement médiatique annuel appelé Face au Peuple, le président l’a fait dans plusieurs régions où dominent les populations arabo-berbères . 

Par ailleurs nos populations du Sud subissent un véritable calvaire administratif par les opérations d’enrôlement biométrique initiée depuis plus de 6 ans. 

Ce recensement a un seul but, c’est fabriquer une majorité artificielle au profit des arabo-berbères pour dominer et ostraciser les populations noires. 


Ces derniers temps, les services de recensement au sein de l’ambassade mauritanienne à Paris, sont arrêtés sans raisons valables. 

Ces décisions fréquentes font partie d’une logique  volontaire des autorités pour freiner la régularisation des citoyens negro-mauritaniens.

Ce qui a été constaté : « bien que pas seulement limiter à eux »…., parlant des difficultés liées au recensement,… « cela est particulièrement problématique pour les afro-mauritaniens… » souligne Philip Alston, le rapporteur des Nations-Unies en mission en Mauritanie du 2 au 11 mai 2016.


Aujourd’hui à l’étranger, plusieurs mauritaniens deviennent apatrides et d’autres perdent leurs emplois faute d’avoir des documents d’état civil à jour. 

Après avoir rendu impossible le recensement des parents par des mesures et des artifices racistes, le gouvernement génocidaire mauritanien de Mohamed Ould Abdel Aziz a décidé de sacrifier l’avenir de leurs enfants en leur fermant toute perspective par la prise d’un arrêté conjoint n° 15 en date du 20 avril 2016, des ministères de l’éducation et de l’intérieur et de la décentralisation qui « porte obligation pour tous les élèves, candidats à des examens, y compris l’entrée en première année du collège, de disposer de leur recensement biométrique, à partir de l’année scolaire 2016 – 2017 ». 


Cet arrêté « exclut tout élève qui ne se serait pas inscrit et ne disposant de sa carte d’identité nationale de prendre part aux concours ou examens ou même aux inscriptions dans les établissements ». Comment ces enfants peuvent-ils se recenser alors qu’on exige pour cela le recensement des deux parents qui, eux-mêmes, n’ont pas pu être recensés. 


Ils ne pourront plus prétendre à l’éducation, s’ils ne sont pas enrôlés. En effet, « ils ne peuvent pas aller à l’école au-delà du niveau primaire et ne peuvent pas se qualifier pour de nombreuses prestations gouvernementales », poursuit le même rapporteur. 


Il est temps pour que le monde libre vienne au secours des populations noires de la Mauritanie qui subissent les manoeuvres silencieuses d’un génocide biométrique qui ne dit pas son nom. Par ma modeste contribution,  j’essaie de porter un témoignage de cri d’alarme sur une situation intenable pour mon peuple. 



Aliou CAMARA, militant activiste et ex animateur à la Radio Mauritanie. 


Source crédit : via mail de l’auteur. 

​Quelques éléments du puzzle  de l’affaire de Coumba Ndaw, village soninké du guidimagha mauritanien :


1- d’après des sources fiables de la communauté Ganbanaaxu, après la vive altercation chez le chef coutumier des féodaux, entre leurs hommes et l’esclave statutaire de support, ce dernier s’est excusé quelques temps auprès d’eux.


2- dans les jours suivants, sous l’influence comploteuse du chef féodal, l’esclave de support décide d’aller introduire une plainte à Ghabou contre plusieurs éléments de la communauté Ganbanaaxu. 


3- l’esclave statutaire docilement soumis au dictat de la caste féodale et maraboutique , et bien accompagné à Ghabou décide d’élargir la liste des noms incriminés. Ils ont décidé de ressortir une vielle querelle dans la mosquée arrangée entre un homme de Ganbanaaxu et la caste maraboutique obligée et alliée de l’ordre féodal. 


4- Une fois les plaintes élargies à plusieurs hommes de Ganbanaaxu dont le Maire adjoint en personne , le chef coutumier du clan féodal appelle un élément important (le ministre en personne) de son réseau pour du  soutien. En effet, il passe son coup de fil d’espoir et de secours au ministre mauritanien de l’environnement et du développement durable, en la personne de Amedi Camara natif de Dafort. 


Prochainement, on essaiera de détailler la suite séquence de cette histoire ombrageuse expliquée récemment par le ministre lui-même dans ses audios selon sa version. Rien que par cette dernière , on comprend en quoi et pourquoi le système  féodalo-esclavagiste est protégé et entretenu par nos officiels qui sont les premiers à contourner habilement  l’arsenal juridique contre les pratiques esclavagistes et ses différentes manifestations dans notre pays. 


Next InshAllah..!


Suite…..ce 27 Mars 2017


Quelques éléments supplémentaires du puzzle :


5- le ministre a reconnu dans ses audios avoir eu au téléphone un gendarme à Ghabou afin que l’affaire soit soustraite et réglée à l’amiable. Comprendre à l’amiable selon la source de la communauté Ganbanaaxu, le clan féodal exige qu’on leur présente des excuses et qu’on s’autocensure à la mosquée pour plaire à la caste maraboutique alliée historique des féodaux. Refus catégorique du côté de Ganbanaaxu Coumba Ndaw.


6- Notre ministre particulièrement très intéressé par cette affaire, s’est impliqué profondément par le téléphone à Ghabou, et admet avoir été contacté par le procureur de Sélibaby concernant l’affaire avant même l’arrivée des protagonistes. 


7- une situation mystérieuse s’est passée,  le clan féodal est venu à Sélibaby un jour avant la convocation conjointe destinée aux protagonistes. L’aller-retour a été effectué sur ordre de Qui et Pourquoi…?


8- dans ses audios, notre influent ministre dit qu’il a demandé au procureur de dire la « VÉRITÉ » entre eux et de ne pas  les arrêter ou faire payer des amendes. 


9- Quelle Vérité…? quand le ministre lui-même a la peine de nommer clairement le noeuds de la bagarre lors de la réunion du village. L’esclave statutaire pris comme un trophée par le clan féodal, a bien tenu des propos relevant de l’apologie de l’esclavage. 


10- ces derniers jours, le procureur a dépêché des gendarmes au village pour réaffirmer ce qui a été dit devant les parties à Sélibaby. L’existence d’une loi antiesclavagiste 2015-031 et les prêches dans la mosquée sont autorisés à ceux qui ont les compétences sans railler ou indexer personne. 


11- pour le reste, des GROS MENSONGES apparaissent ici et là pour dire qu’un décret est sorti pour légitimer le pouvoir coutumier des féodaux esclavagistes sur l’ensemble des CITOYENS du village et que la caste maraboutique détient l’exclusivité du fait religieux dans la mosquée. 


Si c’était vraiment le cas, nos compatriotes beydanes du Nord doivent se préparer à accueillir les premiers Réfugiés soninkés de la communauté Ganbanaaxu qui seront traqués et déportés par les nouvelles principautés du guidimagha mauritanien. 


12- LE DÉSORMAIS MINISTRE DE L’ENVIRONNEMENT « FEODALO-ESCLAVAGISTE » EST ATTENDU SUR L’AFFAIRE PENDANTE DU « JARDIN DU VIEUX » À DAFORT. 


à SUIVRE…..!


Next InshAllah.



K.S

​Notre lecture des audios ministèriels à propos de L’ENVIRONNEMENT  antiesclavagiste soninké dans le Guidimagha mauritanien..!


Le réseau du forum Ganbanaaxu Fedde* a été submergé de multiples réceptions de 2 audios qui viendraient du ministre mauritanien de l’environnement et du développement durable, Amedi Camara, destinés à la communauté soninké et au-delà. 


Dans ces audios diffusés et relayés largement, je tiens à préciser qu’il s’est montré d’une tenue digne par rapport aux « propos déplacés et excessifs » tenus à l’encontre de sa personne et de sa famille .

Pour le reste, nous constatons qu’il s’est pris dans les périphéries de l’affaire qui a connu son épilogue auprès du procureur de Sélibaby entre les 2 parties dans la journée du 22 Mars 2017. On y entend clairement comment il a démarché dans le but de jouer le système amiable à la soninké. Il y ressort également une lecture très communautariste afin de sauvegarder les régimes féodaux qui sévissent  au sein des contrées soninké. Il se dit être l’un des premiers soninké ayant accès à la source de lois mauritaniennes en étant ministre. C’est-à-dire comprendre qu’il n’ignore pas la Loi 2015-031 incriminant les pratiques esclavagistes sous toutes ses formes dans le pays. On voudrait savoir quand il sera temps qu’il explique à ceux qui entretiennent aujourd’hui leurs cités sur des bases féodalo-esclavagistes d’antan. Par la teneur de ses propos, on comprend qu’il  n’est qu’un fils défenseur d’un ordre sociétal rétrograde soninké  qui prime sur le régime CITOYEN. Il y a 2 jours l’homme qui a menacé d’emprisonnement le président d’AMEES (Association Mauritaniennes pour l’Éradication de l’Esclavage et ses Séquelles)  Diarra Souleymane et son bureau par TÉLÉPHONE, n’a tenu le moindre mot explicite sur l’événement du 6 Mars 2017 à Sélibaby marquant la journée nationale de l’antiesclavagiste. Ses appels pour une communauté soninké unie pourraient  être louables , mais UNIE sur quoi et autour de quoi..?

Certainement selon sa sortie explicative, autour des vielles assignations coutumières et inhibitrices qui conditionnent certains citoyens pour servir les prétentions princières d’autres  dans nos localités. Celui qui détient le portefeuille du ministère de l’environnement, nous apprend que ce sont les imams qui détiennent le monopole sur les mosquées en Mauritanie , et on se pose la question sur le cas soninké, qui est imam…? Sur quelles bases..? Et Surtout pour servir quel ordre..? 


Pour finir,  son explication sur les circonstances de la réunion villageoise à Coumba Ndaw ne correspond pas à ce que nous avons pu entendre du Maire adjoint Mr Diallo Housseinou sur le volet organisationnel avec le  chef coutumier des milieux féodaux . Espérons que le Maire adjoint fera une mise au point par rapport à sa thèse à l’audition de la version du ministre Camara. 


Monsieur le ministre, vous êtes bien introduit que nous dans les sources de Lois, mais paradoxalement de notre côté il semblerait que nous sommes plus disposés que vous pour l’application stricte  des lois mauritaniennes sur l’ensemble du territoire. 


Un appel à ceux qui jubilent en envoyant en masse les audios ministériels, j’espère que nos audios d’appel à une VRAIE RÉFORME de Justice et de Fraternité au sein de la communauté, ne seront pas  censurés et triés. Un tri sélectif par lequel  seuls les écarts de langage sont prisés malheureusement par certains milieux bien connus de nous,  pour nous SALIR et DÉTOURNER notre activisme.  




* Forum virtuel regroupant plusieurs membres antiesclavagistes à travers le monde. Plusieurs associations y sont  représentées notamment L’ARMEPES , L’AMEES, L’UVDS ET D’AUTRES PARTENAIRES. 



K.S





Retour sur la journée du 6 Mars 2017 à Selibaby : photo-reportage.


L’événement organisé à Selibaby par l’AMEES  (Association Mauritanienne pour l’Éradication de l’Esclavage et ses Séquelles) et ses partenaires du forum Ganbanaaxun Fedde, à l’occasion de la journée nationale de l’antiesclavagisme en Mauritanie, a mobilisé un grand public dans le Guidimagha. 

Alertés et sensibilisés,  plusieurs ressortissants sont venus de différentes localités villageoises majoritairement soninké pour assister à cet événement qui  n’a pas de pareil dans les annales du Guidimagha mauritanien. L’oral inaugural a été assuré par Monsieur Yacoub Fofana, l’actuel  proviseur du lycée de Selibaby. Dans son exposé, il a rappelé que les pratiques esclavagistes sont proscrites par l’islam et que les hommes sont égaux au regard des lois mauritaniennes également. Sur l’approche de la compréhension de l’esclavage statutaire ancré dans le corps sociétal soninké , Mr Fofana semble être en décalage par rapport à l’engagement ferme du public d’en face. En effet il s’est exprimé contre ceux qui assimilent les rapports coutumiers  d’usage entre les descendants d’esclaves et leurs anciens maîtres à des vestiges esclavagistes. Ce son de cloche n’a obtenu aucun écho auprès des participants qui attendaient autre chose qu’une telle sortie pour qui connaissant la société soninké.

Cette rencontre tenue au sein de l’enceinte de la Maison du Guidimagha, a été honorée par la présence d’un représentant du gouvernorat. La délégation de l’AMEES venue de Nouakchott est composée de  Monsieur Foussenou Ndiaye, Monsieur Diadie Bamby Coulibaby entre autres sous la direction du doyen, l’infatigable et l’historique combattant Monsieur Ladji Traoré. L’association UVDS  ( Union des Volontaires pour le Développement de Soninkara) , a dépêché une délégation conduite par son président Yacoub Bakhayokho. Également IRA-MAURITANIE a pris partie à cette  journée historique et inédite dans le Guidimagha, par la présence de 2 personnalités de premier plan, Madame Coumba Dada Kane et Monsieur Balla Touré. Ce dernier lors de sa prise de parole très instructive, a interpellé les participants sur la nécessité d’intégrer la gent féminine dans le combat antiesclavagiste. Il a fait remarquer que malgré les efforts reconnaissables du gouvernement, des militants antiesclavagistes sont ceux qui subissent toujours des injustices dans le cadre de leur activisme pacifique.  Ce jour, l’arsenal juridique contenu dans la loi 2015-031 a été expliqué longuement devant l’assistance. 

Le moment de témoignages a été le plus émouvant de la rencontre. En effet plusieurs intervenants ont rebondi sur les rapports coutumiers qui perpétuent l’esclavagisme statutaire en milieu soninké. Le système de castes qui régit hermétiquement la cité soninké, est arrimé à des assignations rétrogrades et féodales qui privent les personnes d’extraction sociale dite esclave des prétentions statutaires dans le matériel et l’immatériel communs  (le foncier sous régime féodal, exclus des chefferies coutumières basées sur l’âge, exclus de la direction de l’exercice du fait religieux même avec les compétences acquises et les clichés sobriquets déshonorants).

Parmi les différentes interventions,  la question foncière y ressort incessamment . On y dénonce le régime féodal d’un autre âge par lequel les personnes d’extraction sociale dite servile de la société stratifiée , subissent par divers chantages. Certains segments féodaux de la communauté soninké du Guidimagha font fi de la loi foncière de l’état Mauritanien au profit d’un droit coutumier qui fait des certaines personnes d’éternelles subalternes soumises aux caprices des certains « propriétaires terriens » exclusivistes.

La journée du 6 Mars 2017 fera date dans le difficile cheminement de l’activisme antiesclavagiste dans le guidimagha mauritanien. Les mentalités féodales et esclavagistes qui structurent le Vivre soninké sous le régime sournois de LADANI feront face à une large conscientisation des personnes assignées socialement, religieusement et politiquement dans des statuts subalternes. 


La devise de la campagne serait : LES LOIS VALENT PLUS QUE LES LADANI 


Crédit source : rapports des participants (AMEES, UVDS ET TIERS)



Par   K.S



​Mise à jour: Mauritanie – Maintien en détention de deux membres de l’IRA-Mauritanie dans une prison isolée


Les défenseurs des droits humains Abdellahi Matalla Saleck et Moussa Bilal Biram sont toujours détenus dans un endroit isolé en Mauritanie, quatre mois après leur transfert hors d’une prison de Zouérat. Depuis, ils sont détenus à 1200 km de leur maison et il est donc difficile de voir leur avocats, collègues, et famille depuis ce transfert. Les deux défenseurs des droits humains ont été transférés avec leur collègue Abdallahi Abou Diop le 19 décembre 2016 à Bir Moghrein, à la frontière du Sahara Occidental. Abdallahi Abou Diop a été libéré le 12 janvier 2017.
Avant leur arrestation, Abdellahi Matalla Saleck et Moussa Bilal Biram étaient membres actifs de l’IRA-Mauritanie. L’IRA-Mauritanie œuvre pour l’éradication de l’esclavage en Mauritanie, car de nombreux descendants d’esclaves sont toujours privés de leurs droits humains fondamentaux, et ce bien que l’esclavage ait officiellement été aboli en 1981. Entre le 29 juin et le 9 juillet 2016, treize membres de l’IRA-Mauritanie ont été arrêtés à Nouakchott et conduits dans différents centres de détention sans être informés des raisons de leur arrestation. Les forces de sécurité ont ensuite affirmé que leur arrestation était due à leur participation et à l’organisation d’une manifestation contre la destruction d’un bidonville en périphérie de Nouakchott. Aucun membre de l’IRA-Mauritanie n’a participé à cette manifestation.
Les défenseurs ont officiellement été accusés le 18 août 2016, et leurs avocats ont fait appel le 22 août.  Le 28 septembre 2016, les 13 membres ont été transférés dans un centre de détention à Zouérat, jusqu’à leur appel qui a eu lieu le 18 novembre 2016. Zouérat est situé à environ 700 km de leur domicile à Nouakchott. Abdellahi Matalla Saleck, Moussa Bilal Biram et Abdallahi Abou Diop ont signalé des actes de torture et des mauvais traitements pendant leur détention à Zouérat. Les peines des 13 défenseurs ont été réduites; celles de Moussa Bilal Biram et Abdellahi Matalla Saleck ont été réduites à trois ans dont un an de prison avec sursis pour avoir incité à participer à un rassemblement non-armé dans le but de troubler l’ordre public. Le 19 décembre 2017, Moussa Bilal Biram, Abdellahi Matalla Saleck et Abdallahi Abou Diop ont été transférés dans un centre de détention hors de Bir Moghrein, à environ 1200 km de Nouakchott. Aucune raison n’a été donnée aux défenseurs ni à leurs avocats pour justifier ce transfert.  
Il semble que le gouvernement mauritanien réserve ce centre de détention hors de Bir Moghrein aux prisonniers ayant commis des crimes graves. En outre, IRA-Mauritanie a été informée que des prisonniers sont morts dans le centre de détention de Bir Moghrein à cause des mauvaises conditions de détention. Dans cette prison isolée, Moussa Bilal Biram et Abdellahi Matalla Saleck ne seraient autorisés à passer que de courts appels à leur famille et à leurs collègues, et toutes les communications sont étroitement surveillées par des gardes. En raison de la distance physique et du fait qu’il n’y ait pas de route sûre et sécurisée entre Nouakchott et Bir Moghrein, les collègues et les familles des deux défenseurs ne peuvent leur rendre visite.
Front Line Defenders est profondément préoccupée par le fardeau injuste imposé aux familles et aux collègues de Moussa Bilal Biram et Abdellahi Matalla Saleck, étant donné qu’ils sont détenus à 1200 km de Nouakchott; Front Line Defenders appelle les autorités mauritaniennes à rapprocher les défenseurs de leur domicile, en vertu de la règle 59 des Nations Unies relative au traitement des détenus (Règles Nelson Mandela): Les détenus doivent être placés, dans la mesure du possible, dans des prisons situées près de leur domicile ou de leur lieu de réinsertion sociale. Front Line Defenders exhorte les autorités mauritaniennes à assurer que le traitement de Moussa Bilal Biram et Abdellahi Matalla Saleck pendant leur détention, corresponde à toutes les conditions établies dans les «Principes fondamentaux relatifs à la Protection de Toute Personne contre Toute Forme de détention ou Emprisonnement» adoptés par l’Assemblée Générale de l’ONU dans sa résolution 43/173 du 9 décembre 1988.

Au Guidimakha, les autorités favorisent l’apologie de l’esclavage 

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Déclaration d’IRA-MAURITANIE 




Sous la pression continue des mouvements abolitionnistes et de la communauté internationale qui exige de l’Etat l’abolition définitive de l’esclavage en Mauritanie, les autorités mauritaniennes ont décrété le 6 mars  « journée nationale dédiée à la lutte contre les séquelles de l’esclavage ». Elles poussent le cynisme plus loin en organisant à travers le pays une campagne de sensibilisation sur la question au moment où elles ne ratent aucune occasion de traiter les abolitionnistes de « marchants de misère » mais surtout de réprimer dans le sang la moindre manifestation pacifique et de mettre en prison les militants abolitionnistes. 

Cette attitude des autorités au sommet de l’Etat dicte aux autorités administratives et judiciaires mais aussi aux responsables des forces de police et de gendarmerie régionaux des comportements tendant à saborder le travail des abolitionnistes. 

En effet, lors d’une assemblée villageoise à Coumba Ndaw (Moughataa de Ghabou) au Guidimakha, Mr Ali TRAORE a provoqué une grande bagarre en prononçant des propos outranciers et provocateurs à l’égard d’un vieillard, faisant ouvertement l’apologie de l’esclavage. Comme il est de coutume, une médiation locale a eu raison des colères jusqu’à ce que sous la pression et l’encouragement d’un groupe de féodaux, Mr Ali TRAORE décida de porter l’affaire devant la brigade de gendarmerie de Ghabou faisant convoquer le vieillard qu’il avait pourtant agressé verbalement. Cette affaire s’est davantage compliquée avec l’intervention du Ministre de l’Environnement Mr Amedy CAMARA qui, par téléphone, a fait pression sur les protagonistes et a cherché à influencer le chef de brigade de gendarmerie. Le Ministre s’est même vanté au Maire adjoint de la Commune de Ghabou Mr Housseinou DIALLO que « tout le monde gagnerait à conserver son statut car lui ministre, par le passé, a fait des prises en charge médicales à certains de leur village parce que ceux-là sont bel-et-bien ses esclaves ». Face à tant de confusion et de malveillance, le Chef de brigade de la gendarmerie a décidé transférer le dossier au tribunal de Sélibaby. 

IRA – Mauritanie, attachée au respect des Droits humains et solidaire de l’Association Mauritanienne pour l’Eradication de l’Esclavage et ses Séquelles (AMEES) :

Appelle les autorités mauritaniennes à se départir du mensonge par le double langage sur la question de l’esclavage,

Rend les autorités mauritaniennes responsables de la situation de tension qui prévaut en ce moment au village de Coumba Ndaw et exige d’elles des mesures sévères contre ceux qui font l’apologie de l’esclavage avant que l’irréparable ne se produise,

Rassure les communautés villageoises victimes des agissements rétrogrades des groupes féodaux de son soutien indéfectible mais aussi des combines à relents esclavagistes des autorités.      


Nouakchott, le 20 mars 2017

La Commission de communication


Source crédit : un cadre du mouvement IRA