● Réponse à la sortie médiatico-politique de Baliou Mamayary Coulibaly | Par M. Souleymane Sidibé

Je souhaite exprimer mon profond désaccord avec les récentes déclarations de Baliou Coulibaly. Elles semblent davantage motivées par des louanges politiques infondées et des calculs stratégiques que par une analyse factuelle et objective. Certes, la campagne présidentielle est un moment d’euphorie, mais il est crucial de garder raison dans son soutien et dans les lauriers que l’on décerne à son candidat.

Il est nécessaire d’apporter des clarifications afin d’éviter toute confusion :

Primo, en ce qui concerne le soutien de Biram Dah Abeid, il est impératif de rectifier les faits. Contrairement aux affirmations de Baliou Coulibaly, dont je pense que l’engagement détaché serait plus utile que cette sortie, Biram Dah Abeid ne l’a pas soutenu lorsqu’il était confronté aux défenseurs du statut quo social inique. En réalité, Biram l’a confronté à l’un des éléments pouvant lui rapporter un électorat, démontrant ainsi l’absence de soutien mutuel dans cette situation.

Deuxio, lors de la première réunion non officielle de l’ARMEPES, l’IRA n’était pas encore fondée. Les insinuations selon lesquelles le courage en milieu sooninké en matière de lutte contre l’esclavage est né avec l’apparition de son « messie » sont non seulement erronées, mais également trompeuses et historiquement inexactes.

Tertio, affirmer que c’est grâce à Biram Dah Abeid que la dénonciation de l’esclavage en milieu sooninké a commencé est une contre-vérité flagrante. De nombreux militants ont travaillé ardemment bien avant l’émergence de figures médiatiques comme Biram, et leurs efforts ne doivent pas être ignorés ou minimisés. Des mouvements comme El Hor ont eu un impact significatif. Dans les milieux où l’on dénonce encore les réflexes de subordination et où des centaines de familles refusent depuis les années 70 le bouclier de protection des tares qu’est le laadalenmaxu, des mouvements comme AMEES ont posé des actions concrètes.

De ce fait, la lutte contre l’esclavage et les injustices sociales mérite une approche rigoureuse et honnête. Les tentatives de récupération politique ne font que diviser et désinformer, trahissant ainsi les efforts de nombreux activistes dévoués.
Pourquoi ne pas miser sur le bon cheval ? Cette question mérite une réponse. À défaut de savoir pourquoi attribuer une « paternité » dans la lutte contre les inégalités sociales à un candidat dont on connaît les mérites, malgré les divergences, et qui n’a pas besoin de cela, voici ma réponse :

Pour nous, la politique est un moyen de discuter des destinées dans un contexte géopolitique et géostratégique. Nous ne soutenons pas un candidat médiocre. Ce sont d’abord le discours et le parcours qui comptent. À cela s’ajoutent le respect et la bienveillance, qualités essentielles pour un leader.

Nous misons sur le bon profil, les compétences et le sérieux. Nous ne sommes pas du genre à nous limiter aux désidératas d’un homme politique. Pour moi, le bon profil c’est quelqu’un qui vit de son savoir, de ses compétences et qui ne se perd pas dans les manœuvres politiques mesquines. La politique est un art, et je veux un leader exemplaire, sans casseroles à traîner. Mon soutien est personnel. Ceux qui sont convaincus continueront avec ceux qui font des calculs stratégiques, et ceux qui ne le sont plus, s’en iront. Notre véritable adversaire, c’est le régime en place.

Je reste engagé à soutenir une cause juste et à collaborer avec tous ceux qui partagent cet engagement, sans opportunisme ni manipulations.

Souleymane Sidibé 
Bordeaux, le 24 juin 2024.

● Boubacar Ould Messaoud reçoit le prix Aichana Mint Abeid des droits de l’Homme [Élément Cridem]

EN BREF | Cridem – L’emblématique président de SOS Esclaves, Boubacar Ould Messaoud, a reçu, mercredi 19 juin 2024, à Nouakchott, le Prix Aichana Mint Abeid des droits de l’Homme décerné par Abolition Institute. Le prix lui a été remis par Bakari Tandia.

« Mon combat pour la promotion et la défense des droits de l’Homme a commencé depuis l’enfance. SOS Esclaves créée en 1995 par des mauritaniens de toutes les communautés avait pour objectif de combattre toutes les formes d’injustice et de violations des droits humains perpétrés à l’encontre de toute personne sans distinction aucune », a déclaré Ould Boubacar, après avoir reçu la distinction.

« SOS Esclaves n’est pas l’apanage d’aucune communauté. C’est une organisation qui combat l’injustice et promeut le droit et la dignité auxquels tout être a droit. Nous devrions tous faire front contre les préjugés et les anachronismes qui prévalent encore dans notre société afin de les déconstruire et de les extraire définitivement de la tête des maitres et des esclaves », a-t-il ajouté.

Le président de SOS Esclaves a aussi rappelé que les défis sont encore très nombreux pour éradiquer l’esclavage dont souffre encore des citoyens mauritaniens au sein de toutes les communautés nationales.

« La responsabilité de s’en débarrasser complètement incombe à tous », a insisté Boubacar Ould Messaoud.

Plusieurs figures du militantisme et de la politique en Mauritanie ont pris la parole pour témoigner sur la personne du président de SOS Esclaves, à l’image d’Aminétou Mint El Moktar, présidente de l’Association des Femmes Cheffes de Femmes (AFCF), de Samba Thiam, président des Forces Progressistes du Changement (FPC)…

Le gouvernement mauritanien était représenté par Sidi Mohamed Ould Limam, directeur des Droits de l’Homme, au Commissariat aux Droits de l’Homme, à l’Action Humanitaire et aux Relations avec la Société Civile.

• Lien média https://cridem.org/C_Info.php?article=775788

● « Gouverner autrement de par une véritable alternance et un réel changement » | Par Maitre Abou Kalidou N’DIAYE.

L’approche du rendez-vous de l’élection présidentielle en Mauritanie dont le premier  tour est prévu le 29 juin, le directeur de campagne du candidat M. Biram Dah Abeid en Europe pour la diaspora mauritanienne, nous accorde la présente interview. En effet, il s’agit du juriste et militant très investi, Maitre Abou Kalidou N’DIAYE. Il a répondu succinctement à nos questions comme suit en brossant les enjeux du scrutin et quelques points marquants du programme de la Coalition Antisystème qui porte le député droit-de-l’hommiste BDA comme candidat :

● Question 1 : Pouvez-vous vous présenter à nos lecteurs ?

Maitre Abou Kalidou N’DIAYE : Bonjour, très ravi et honoré par l’intérêt porté à notre Coalition BDA que je représente aujourd’hui en Europe. Je m’appelle Maitre Abou Kalidou N’DIAYE . Je suis inscrit au barreau de Nouakchott en Mauritanie et réside en France avec ma famille.
En France j’exerce dans le social avec un diplôme de cadre. Je suis aussi très actif dans le réseau associatif Mauritanien et très présent sur le terrain de la revendication de nos droits, en tant qu’acteur des droits de l’homme.

● Question 2 : Nous avons lu dans les médias votre nomination à la tête du Directoire de la diaspora en Europe pour la campagne du Candidat Biram DAH ABEID, pouvez-vous nous en dire davantage ?

AKN : C’est tout à fait vrai, je suis aujourd’hui nommé Directeur de campagne de la coalition BDA en Europe.
Avant tout un immense honneur et une grande reconnaissance en ma personne, et du candidat que j’ai toujours côtoyé et épousé le projet et des personnalités avec lesquelles je fais équipe aujourd’hui, qui ont bien voulu me faire confiance.
C’est à la suite de fructueuses entrevues et échanges, dans un esprit responsable et consensuel, que notre bureau du Directoire Europe de la Coalition de l’honorable député Biram DAH ABEID a été validé par le Candidat et son Directoire National.
Je dirai enfin que c’est un projet inédit, bien inspiré par la clairvoyance du candidat, que d’avoir réussi à rassembler, à coaliser des entités potentielles pour le soutenir, pour enfin le changement et l’Alternance en Mauritanie.

● Question 3 : Quels seraient les grands enjeux du scrutin présidentiel du 29 Juin prochain pour la vie politique mauritanienne ?

AKN : Gouverner autrement de par une véritable alternance et un réel changement : L’Armée Mauritanienne, pour ne pas dire une oligarchie militaire gouverne le pays depuis 1978 et une seule communauté en possède les reines, dans un pays arc-en-ciel multiethnique.
Un des enjeux majeurs de ce scrutin présidentiel, est qu’au-delà de son importance pour l’avenir de nos compatriotes, c’est d’avoir enfin accès à un rêve pour  la plupart de nos concitoyens qui en ont assez d’un système séculaire destructeur de notre unité et de notre vivre ensemble : ce rêve est celui de l’avènement au pouvoir d’un civil issu de l’opposition antisystème au cœur et à l’écoute des revendications sociales ( Education, santé, travail, citoyenneté, entreprenariat…), notamment le respect des droits fondamentaux et le rétablissement avant tout de la justice sociale et ses paradigmes. Mais également d’une alternance sociale avec comme président, une autre composante ethnique, symbolisant la diversité culturelle du pays.
Enfin, un autre enjeu non négligeable, est celui d’enfin espérer des opérations électorales inclusives et TRANSPARENTES, eu égards aux mauvais souvenirs des présidentielles de 2019. D’où l’intérêt de la sensibilisation de l’opinion internationale, particulièrement des médias, comme le vôtre.

● Question 4 : Quels sont les points marquants du contrat programmatique du candidat que vous citerez à l’endroit de l’opinion publique nationale et en particulier à l’attention de l’électorat de notre diaspora Europe ?

AKN : Unis pour la Liberté, ensemble pour l’Avenir » :
Ce slogan résume succinctement la vision du candidat, son projet pour la Mauritanie.
Je retiendrai deux grandes orientations : la justice sociale (une priorité du mandat présidentiel) dans laquelle sont incarnées les valeurs de la justice, de la liberté, de la solidarité, de l’intégrité, de la démocratie et de la durabilité et le renouveau institutionnel garant d’une réelle alternance, d’un véritable renouveau des institutions corrompues et désuètes. Que tous les citoyens se sentent enfin égaux devant la loi républicaine, sans discrimination ni privilège d’aucune nature (égalité des chances et de l’accès au service publique) et ensemble prendre leur avenir en main.
Concernant l’électorat de notre Diaspora, éveillée, productrice de richesses et de matière grise, je noterai l’importance de sa participation effective à la reconstruction du pays par un appel solennel à son adresse. Enfin une diaspora qui jouera pleinement le rôle qui lui sied, comme pilier de l’économie nationale.

● Question 5 : Avez-vous relevé des problématiques persistantes au sein de la population mauritanienne ?
Que proposez-vous comme piste de solution ?

AKN : Mon constat en tant qu’observateur averti, étant acteur de terrain, est qu’une partie importante de la population très affectée par des décennies de mauvaise gouvernance et ses corollaires de communautarisme, d’esclavagisme, de discriminations, de violences policières et institutionnelles, de politiques nocives machiavéliques du diviser pour mieux régner…, demeure inconsciente et insouciante à la démocratie participative. Ce constat se caractérise par l’achat de pièces d’identité avec des sommes insignifiantes, la peur de s’opposer à l’injonction de l’administration en tant que subordonnés, et par conséquent la perte de l’estime de soi et la résignation.
Beaucoup de Mauritaniens et de Mauritaniens ne croient plus à l’alternance démocratique et au changement du même système, du même clan qui les martyrise des décennies durant. Ils ont aussi perdu la confiance aux leaders d’une opposition qui n’en est pas une.
L’Exemple épatant du holdup électoral lors des élections présidentielles en Mauritanie en date du 22 mai 2019 donnant gagnant le présent sortant la victoire au premier tour avec 52% des voix, contre 18,6% pour l’opposant antisystème l’honorable député Biram DAH ABEID, en deuxième position. Avant même la proclamation officielle des résultats par la CENI, l’armée a investi les grandes artères de la capitale ainsi que les quartiers sensibles pour intimider et museler le peuple, alors privée de sa victoire éclatante. Cet évènement vient renforcer, pour certains, que malgré tout, rien ne changera.

Je crois que cette fois-ci, sans aucune naïveté de ma part, eu égard à l’avènement d’une coalition représentative, d’un programme parlant et d’un homme au parcours exemplaire et atypique, il y’a une lueur d’espoir qui renait chez beaucoup d’entre eux.
Il faudra certes continuer à sensibiliser et à convaincre et persévérer à préserver les acquis. Pour lever ses freins très encrés, le crédo que je préconise est de ne rien lâcher et que chacun soit acteur à part entière du projet, en sensibilisant à son tour les siens. Faire surtout comprendre, que l’argent ne rendra jamais la liberté et la dignité bafouées au peuple. Seul l’engagement patriotique et citoyen, permettra d’accéder enfin au pouvoir du peuple, pour le peuple et par le peuple.
Quoi qu’il arrive, la résistance et la lutte doivent continuer.

● Barrons la route aux fossoyeurs de notre passé et de notre existence | Par M. Kebe Alhousseynou Diadie

Commençons solennellement par réaffirmer que chaque être vivant est issu d’ »un peuple,un territoire,une culture »qui constituent les points de repère par lesquels il mène sa vie de citoyen.

Cette triptyque qui sonne telle une Vérité générale doit être la source de sentiments qui irrigue nos coeurs de joie et de fierté, car elle nous situe dans le temps et dans l’espace.
Elle est, au demeurant la carte d’identité culturelle voire existentielle qui détermine notre existence sur cette terre ronde, la nôtre.

Le vivre ensemble, caractéristique de la sociabilité nous enseigne que l’être humain, quelque soit son appartenance ethnique et la couleur de sa peau doit ipso-facto s’approprier cette vérité historique,la vivre pleinement,la respecter scrupuleusement.

Ce faisant, nous allons vivre dignement dans la paix, dans l’unité dans la diversité
Cependant chez nous, en Mauritanie,la perception de la réalité est totalement différente.

En effet, l’autorité qui règne sur nous tel un monarque aveuglé par ses instincts grégaires, son népotisme et son égocentrisme s’ingénie non seulement à assoir sa conquête d’expropriation des terres des citoyens paisibles et laborieux mais également à faire table rase de notre passé, de notre culture.
Cette tabula rasa des temps modernes s’articule autour des points suivants :

1– Changer dans tout le pays : (ce n’est pas seulement au Guidimakha) la toponymie originelle voire originale des villages,des sources d’eau,des montagnes et des forêts appartenant aux Noirs du sud en la remplaçant par une nouvelle intruse,tranchant avec les us et coutumes des autochtones (voir l’article de M. Seyré SIDIBE) qui s’intitule « Guidimakha: préservons les noms de nos village de la prédation culturelle « .

2-La falsification à outrance de l’histoire du pays qui consiste à effacer définitivement l’apport séculaire et le rôle joué par les ethnies negro-mauritaniennes dans la construction du pays.
3-Une bataille linguistique :amener les populations du sud(qui ne perçoivent pas malheureusement l’ampleur du danger d’une telle entreprise-assimilation) à oublier leur toponymie originelle au profit de la nouvelle.

« Pauvre de nous » comme le disait Toundi Ondoua, le personnage emblématique d‘une vie de boy » de Ferdinand Oyono.Pourquoi laissons se produire sous nos yeux cette destruction de notre âme,de notre culture et de notre histoire?
Nous devons ensemble contrecarrer cette pratique odieuse qui n’a de but que de nous éteindre linguistiquement.

Je rappelle que lors des événements douloureux de 1989-1990-1991certains mauritaniens chauvins, partisans de la rupture diplomatique entre la Mauritanie et le Sénégal se plaisaient sadiquement à effacer une page importante de notre histoire en rebaptisant le fleuve Sénégal par le nom du fleuve Sanhaja. Mais quelle cécité historique ! Quelle bêtise !

Ô mon peuple,ô peuple de la vallée épris de justice et de l’équité, unissons nos efforts »transcendons nos différences et disons en choeur; »barrons la route aux fossoyeurs de notre passé et de notre existence ».

Kebe Alhousseynou Diadie (Lexeiba Gorgol)

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● L’abandon des migrants africains dans le désert financé par l’union européenne, selon un consortium de médias

Sahara Médias – Situation difficile a reconnu mardi l’union européenne après la publication d’un rapport par une coalition de journalistes affirmant que la Tunisie, le Maroc et la Mauritanie transportaient des migrants et les abandonnaient dans le désert avec l’aide d’un financement de l’UE.

Pour le porte-parole de la commission européenne, Erik Mamer, « Il s’agit d’une situation difficile et la situation évolue rapidement et nous continuerons à y travailler. Mamer réagissait à une enquête publiée par la coalition composée de journalistes de Lighthouse Reports en collaboration d’autres médias tels que Le Monde et le Washington Post.

Selon ce rapport l’Europe soutient, finance et participe directement à des opérations clandestines dans les pays d’Afrique du Nord pour acheminer annuellement des dizaines de milliers de migrants africains vers le désert ou vers des zones reculées afin de les empêcher de se rendre dans l’UE ».

Il évoque un « système de déportation de masse géré avec des fonds, des véhicules, des équipements, des renseignements et des forces de sécurité fournis par l’UE et les pays européens ».

Le rapport accuse les trois pays maghrébins, le Maroc, la Mauritanie et la Tunisie de procéder à l’arrestation des réfugiés et les migrants en raison de la couleur de leur peau, de les embarquer dans des bus avant de les acheminer dans des zones désertiques reculées, souvent arides », sans eau ni nourriture, selon le rapport.

D’autres migrants auraient été emmenés dans des zones frontalières où les autorités ont été accusées de les « vendre à des trafiquants d’êtres humains et à des gangs qui les torturent en échange d’une rançon ».

L’Union européenne, qui compte 27 États membres, a signé avec ces trois pays des accords de coopération prévoyant un financement explicite destiné à renforcer leur capacité à endiguer l’immigration clandestine vers l’Europe.

Bruxelles a alloué 150 millions d’euros (160 millions de dollars) à la Tunisie, 210 millions d’euros à la Mauritanie et 624 millions d’euros au Maroc dans le cadre de ces accords de coopération.

La Commission européenne, qui n’a pas explicitement répondu aux allégations de ce rapport, a cependant reconnu que la situation est parfois difficile dans les pays partenaires qui restent cependant souverains et à même de contrôler leurs forces nationales ».

La porte-parole de la Commission, Ana Bisogniero a affirmé que l’UE contrôlait les programmes pour lesquels elle fournissait des fonds et a souligné que les pays partenaires s’engageaient à respecter les principes du droit international et des droits de l’homme.

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● Santé : Sensibilisation de leaders religieux sur la Vaccination de Routine à Nouakchott [Initiatives News]

L’ONG ALIMA a organisé à Nouakchott, le 28 mai 2024, un   atelier de sensibilisation sur l’importance de la vaccination de routine et la mobilisation communautaire. Cet événement a réuni 19 participants, incluant des représentants des autorités locales et communautaires, dans le but de renforcer les connaissances et l’engagement autour de la vaccination.

La séance a été inaugurée par Mme. Sassry Mahmoud, responsable de la mobilisation communautaire chez ALIMA, qui a présenté l’organisation et expliqué les objectifs de cet atelier. Elle a souligné l’importance de cette initiative pour améliorer la santé publique et réduire les maladies évitables par la vaccination.

M. Khaled, le formateur,  a amené les participants à s’intéresser d’emblée à la question de savoir ce qu’est la vaccination. Par la suite divers   aspects essentiels de la vaccination ont été débattus.  Il a été question de l’importance de la vaccination de routine pour la santé publique et individuelle. Notamment de son rôle dans la prévention de maladies graves.

Les participants ont eu droit à la compréhension des  différents types de vaccins disponibles dans le cadre du Programme Elargi de Vaccination (PEV).  Le mode d’action des vaccins et leur efficacité ont été également expliqués afin que les personnes sensibilisées comprennent que  les vaccins stimulent le système immunitaire pour offrir une protection durable.

Le calendrier vaccinal recommandé pour les enfants et les adultes, crucial pour assurer une couverture vaccinale adéquate, a également fait objet de présentation de la part du formateur. .

Autre point, le rôle crucial des agents communautaires dans la sensibilisation et la mobilisation des populations pour la vaccination, ces agents étant des acteurs de proximité et de confiance.

L’implication des leaders religieux et communautaires dans la promotion de la vaccination a été retenue comme stratégie efficace pour atteindre les communautés de manière significative.

Selon M. Khaled, les imams jouent un rôle particulièrement important en matière de sensibilisation à la vaccination. Grâce à leur accès direct aux populations lors des 5 prières journalière et le sermons de vendredi, ils peuvent diffuser des messages essentiels sur l’importance de la vaccination.

Imam Mohamed Abdallah Ould Youbo de la commune d’Elmina a témoigné : « Nous avons compris que nous avons un grand rôle à jouer au sein de notre communauté afin que les vaccins soient pris à temps. »

Kadia DIAW

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● Mauritanie : le racisme d’État, l’arbre qui cache la forêt| Par M. Seyre SIDIBE

Dans un contexte où l’on s’achemine vers la présidentielle de juin 2024, il est plus qu’ opportun de se poser la question de savoir à quand un Noir mauritanien sera locataire du palais ocre.
Après 64 ans d’indépendance, la question est toute légitime et ne manque pas de pertinence au regard de la composition sociologique de la Mauritanie.

Même si certains y verront un réflexe raciste, sans se rappeler qu’un tel ressentiment vient naturellement de quelque part.

Il est l’expression, et la cristallisation des politiques odieuses et nauséabondes mises en place par les différents régimes qui se sont succédé au pouvoir depuis la naissance de la Mauritanie.

Résultat : la méritocratie n’a plus droit de cité.
Désormais, les seuls critères qui vaillent pour les nominations ou cooptations se fondent exclusivement sur l’origine raciale, sociale, tribale, régionale ou encore le clientélisme etc.

Ainsi des quotas sont affectés aux différents groupes communautaires de la république, avec une constante toujours respectée et perpétuée de génération en génération, telle une mauvaise tradition qui a la dent dure, et dont la toile de fond est de privilégier la composante dirigeante (Arabe, arabophone et arabophile) pour asphyxier les autres composantes sociales et linguistiques du pays.

Ce raisonnement fait écho chez tous ceux qui sont victimes d’exclusion, de racisme et de discrimination. Il rassemble tous les déshérités de la république au-delà de la couleur de peau.
Si bien que critiquer vertement l’élite Arabe est plutôt bien perçue.

C’est le sport favori de la plupart d’entre nous à chaque fois que l’occasion se présente : dans les colloques, dans les salons, dans nos articles de presse et maintenant surtout sur les réseaux sociaux notamment groupes Whatsapp et Facebook . Nous n’avions d’autres choix que de critiquer, des critiques constructives pour la plupart du temps pour que la situation change positivement.

En réalité, on manque de logique. En effet ceux qui crient au racisme sont eux-mêmes racistes à l’intérieur de leur communauté. Si le fauteuil de président de la république est taillée sur mesure pour la composante Beydane, ce qui est injuste, il faut rappeler tout de même que depuis 1960, chez les Noirs aussi les choix ne se font que dans certaines familles, au sein des mêmes cercles, qu’on peut citer sur les doigts d’une seule main.

Il y a désormais une nouvelle dynamique qui est en train de reconfigurer la société mauritanienne . Celle-ci s’intéresse plus aux injustices subies à l’intérieur des communautés noires, par d’autres noirs. Des questions laissées en rade au profit de la partie visible de l’iceberg : le racisme d’État qui frappe toutes les communautés noires de manière générale.

Ce qui revient à dire que parmi les Noirs, il y a ceux qui sont doublement opprimés et marginalisés. S’ils partagent avec tous les Noirs de Mauritanie les affres et les malheurs du système racial, à l’échelle communautaire, ils sont victimes d’une forme d’ostracisme alors qu’ ils constituent la majorité d’un point de vue démographique.
Dans la plupart du temps, ils sont exclus de la propriété foncière, des nominations politiques.
Et au plan religieux, ils ne peuvent diriger la prière, et ce quel que soit leur niveau d’instruction à cause de leur origine sociale et parfois des traditions en vigueur.

Le racisme d’État érigé en système de gouvernance en Mauritanie est une realite évidente. Mais qui peut porter ce message en toute cohérence ?
Les intellectuels . Quels intellectuels ?
L’une des qualités premières d’un intellectuel, c’est la constance, la cohérence et la crédibilité : des principes et des valeurs qui ne peuvent s’écarter de la recherche de la justice et de l’égalité entre les hommes. Et qui ne peuvent être à géométrie variable.

Le palais Ocre sera occupé par un Noir mauritanien, le jour où le Noir comprendra que son ennemi, c’est plus lui-même, son orgueil et sa vanité. Finalement, le procès fait aux Beydanes n’est pas sérieux : on les accuse de développer des politiques hégémoniques qui excluent et dominent et font de nous des citoyens de seconde zône etc., c’est exactement ce que nous faisons à l’intérieur de nos communautés. Nous posons les mêmes actes.

Tant que le Noir mauritanien s’accommode et se satisfait d’être meilleur que son frère sur la base de la naissance, il peut dire adieu à la prestigieuse magistrature suprême.
Il ne sera qu’ un faire-valoir ad vitam aeternam.

Le racisme en Mauritanie cache d’autres formes de racismes et de discriminations peu médiatisées et qui ne semblent intéresser personne.

Seyré SIDIBE

• Lien média https://ondeinfo.com/mauritanie-le-racisme-detat-larbre-qui-cache-la-foret/?fbclid=IwZXh0bgNhZW0CMTEAAR3D3WSK_MIcx9xPLpoMdB_fYQjevx83FD4g9q66S4jXHdFTM4jwllzHMww_aem_AYQLh4mgm7B06jO-PILerRj5PpTQSYl7P9yCGtWJFj4EoBfPJun3sKzOMzj_2sDBdK60iChjf5TpdjRUxt3iPt__

● Constat amer sur mon pays [Mauritanie] | Par Aboubacar siré Dicko .

Je me souviens encore comme si c’était hier, au collège à Sélibaby, pendant un cours d’histoire-géographie, au cours duquel notre professeur Monsieur S. BA, nous faisait part d’une information capitale que l’on ignorait à l’époque. Il nous disait ceci : « Si jamais, toutes les richesses de la Mauritanie se répartissaient comme il se doit, chaque citoyen bénéficierait dès sa naissance, jusqu’à la fin de ses jours : une maison, une vache, un salaire pour chaque mois, sans exagération 》.

J’étais assis sur ce petit banc, entrain de le fixer avec curiosité, cela était peut-être dû par mon ignorance car je ne comprenais pas le sens et l’importance des mots, qui sortaient de sa bouche.
Une question qui me venait en tête le plus souvent en l’écoutant, est ceci :  ce Monsieur n’est est-il pas un opposant malheureux qui ne gagne pas assez pour survivre ou un mécontent de la société ? Mais plus d’une décennie après, j’ai heureusement fini par comprendre qu’il disait vrai.
Malheureusement quand on est adolescent, on comprend les choses comme un adolescent.

Cependant, quand j’ai commencé à lire correctement entre les lignes, et c’est lorsque j’ai commencé à observer notre pays avec les yeux d’un adulte que j’ai d’emblée compris que j’étais trop limité intellectuellement et psychologiquement à comprendre certaines choses.
En outre, ma maturité intellectuelle n’avait pas été assez développée pour appréhender les propos/dires de mon professeur.

Je rappelle que je ne fais point aucune révélation, ni moins une divulgation de secret d’Etat, c’est plutôt tant de réflexion et de vérification. Peut-être même ce que je dirai est certainement connu de tous. D’ailleurs on n’a pas besoin d’être intellectuel pour le savoir.

Les simples raisons qui me poussent à dire tous ces tralalas, que j’estime aussi convaincantes.  Mes chers lecteurs permettez-moi de citer les différents types de ressources que regorge notre cher pays offert par DIEU TOUT PUISSANT.

Depuis 1960 à nos jours il y a des ressources qui alimentent notre caisse nationale, mais, les effets sont invisibles dans un petit pays comme le nôtre, à titre d’illustration : (Minerais de fer, Cuivre, Or, Pétrole, Gaz naturel, les cotes les plus poissonneuses), sans compter aussi les fonds distribués « soit disant aides ou subventions » par papas (FMI, BAD, UNION EUROPEENE, BANQUE MONDIALE), etc…, j’en passe.

Dans ce cas on serait forcé de citer également les réalisations majeures qu’a connu notre cher pays depuis l’indépendance à nos jours. Aucune bonne route, la route de l’espoir (ou de la morgue) qui n’a pas encore fini de compter ses victimes, la route de guidimakha du 01 au 31 en chantier.

Un simple pont digne de son nom n’a jamais vu jour en Mauritanie exceptés les fameux EYSAKINE et carrefour Madrid qui traînent comme une tortue, aucune autoroute, alors que la monnaie ouguiya n’a nulle part où aller, si ce n’est pas sous le lit « Oul Foulane ». On se demande honnêtement ou passent toutes ses ressources.

J’ai honte, j’ai mal !!

Ouvert à toutes les critiques !

Aboubacar siré Dicko

● Lettre ouverte aux candidats de l’opposition | Par Dr. Mouhamadou Sy



Honorables et distingués destinataires,

Permettez moi de ne pas passer par les rappels peu pertinents et les déclarations encombrantes, pour ainsi aller droit au but.

Cette note est un appel désespéré à une unité de candidature, à s’entendre sur une voix qui sera portée par une de vos personnalités respectées dans une volonté d’alliance de la part de tous. Nous parlons bien d’une forme de coalition qui, s’il le faut, passera par le désistement de tous sauf un, à savoir le candidat sur lequel vous tomberez d’accord. En plus d’être une réclamation vers laquelle la voix populaire converge peu à peu et de plus en plus fortement, ce scénario est soutenu par des considérations purement objectives et rationnelles.

Car une chose relève d’une certitude presque mathématique (et j’aimerais bien me tromper sur ce point): Si vous y allez tous, vous perdrez tous! Et, non seulement vous perdrez, mais vous perdriez dans une relative insignifiance. Et ce n’est ni être pessimiste, ni être défaitiste, et encore moins être un oiseau de mauvaise augure que de l’affirmer. Vous allez en effet vous obstruer le chemin les uns les autres; car vous empruntez bien un chemin commun. Et par la force des choses, vous vous livrerez à une lutte intestine inévitable, menée par vos lieutenants locaux respectifs; vous vous bloquerez la route dans le désir dont chacun de vos camps sera naturellement animé d’avoir l’avantage sur le reste. Et tout cela, vous le ferez sur la moitié de l’autoroute qui vous sera disponible dans toute son étroitesse; l’autre étant occupée par le convoi du pouvoir chargeant déjà toute la masse acquise à sa cause notamment par des voies bien connues du clientélisme électoral dont il semble jusque là détenir l’ultime secret du fonctionnement.

L’enjeu capital d’une présidentielle mauritanienne est de forcer le parti au pouvoir à un second tour. Ce qui reste un fait d’une grande rareté dans l’histoire électorale du pays. Étant donné le mécanisme décrit ci-dessus, les chances d’y parvenir sont objectivement moindres dans la configuration actuelle, en dehors même des irrégularités du processus à prévoir.

Cependant, vous avez une possibilité sans faille d’acquérir cet objectif en coupant l’herbe sous le pied du pouvoir et choisissant de jouer le deuxième tour au premier tour: c’est ce que l’unité de candidature permet justement de faire. Dans une telle option, vous avez des chances de gagner incomparablement meilleures que celles actuelles; et s’il arrivait que les urnes vous donnent perdant, votre résultat n’en serait en aucun cas similaire au score habituel du candidat malheureux; celui-là qui n’a jamais encore pu faire de son détenteur une force d’opposition prépondérante. Ainsi, votre hypothétique coalition serait, même dans le cas défavorable, en mesure de constituer une force politique conséquente capable de redonner espoir au peuple qui souffre, et de dynamiser les aspirations au changement. Le bilan prévisionnel est donc simple à formuler: Réunis, vous êtes sûrs de gagner – le pouvoir ou la force suffisante à le contrer. Dispersés, vous perdez immanquablement et repartez dépourvus de toute capacité populaire à bâtir un pôle d’actions politiques significatif.

Je mesure parfaitement vos gigantesques investissements personnels respectifs. Je comprends les aventures et les attentes. Mais je fais aussi confiance en vos capacités à faire preuve de réalisme et d’abnégation, et à vous dépasser au bénéfice du bien commun imposé par la situation.

Si je vous écris aujourd’hui, à cinq semaines du jour des urnes, c’est bien par obligation. Je me sens, à l’instar de ces milliers de concitoyens, obligé de vous interpeller. À ce jour précis et ce jusqu’au matin du vote, plus qu’au pouvoir et au système régulièrement dénoncé, les commandes du changement vous appartiennent. Vous pouvez choisir de les utiliser à bon escient, tout comme vous pouvez vous inscrire dans le traditionnel sabordage des opportunités dont les conséquences se résument à des protestations postélectorales assorties d’atteintes physiques et d’arrestations sur des manifestants.

Que ferez-vous de ce pouvoir que vous tenez déjà entre vos mains ? Allez-vous prendre la décision rationnelle qui s’impose, loin des considérations personnelles secondaires? Oserez-vous donner au peuple la chance de pouvoir enfin agir significativement à partir de l’isoloir? Saisirez-vous cette opportunité de réaliser un tel événement historique? Nous sommes nombreux à compter sur votre sagesse.  

Veuillez s’il vous plaît recevoir mes salutations distinguées.

Vendredi 24 Mai 2024

Dr. Mouhamadou Sy

● Commissariat aux droits de l’homme: La plateforme “Himayeti”, un moyen moderne et un pilier essentiel pour la promotion et la protection des droits de l’homme

Le Commissariat aux Droits de l’homme, à l’Action humanitaire et aux relations avec la société civile a lancé une plateforme numérique appelée ” Himayeti” destinée à recevoir et à traiter les plaintes relatives aux atteintes éventuelles aux droits de l’homme.

Dans un communiqué rendu public dimanche soir dont une copie est parvenue à l’AMI, le commissariat précise que cette plateforme numérique vient en exécution des hautes orientations du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed ould Cheikh El Ghazouani visant à promouvoir et à protéger les droits de l’homme dans le pays et pour développer un système unifié et complémentaire pour la gestion des plaintes et des réclamations à la hauteur des aspirations des citoyens.

Il ajoute que cette plateforme numérique qui s’inscrit dans le cadre du rapprochement des services administratifs des populations constitue un moyen moderne et un pilier essentiel pour la promotion et la protection des droits de l’homme et leur défense, à travers l’existence d’un espace ouvert et permanent facilitant aux citoyens de présenter leurs plaintes et leurs réclamations où qu’ils trouvent et leur permettant de télécharger les documents et les données constituant des preuves dans un un laps de temps record, diminuant ainsi les charges et sécurisant l’opération de suivi auprès des milieux concernés, dans le but de parvenir aux solutions appropriées, cela en plus du fait qu’elle est un outil efficace pour renforcer le contact et l’interaction entre l’administration et le citoyen dont l’avis constitue une priorité et un moyen efficace pour évaluer l’action administrative et améliorer la qualité des services dispensés à ce sujet.

Le commissariat renouvelle dans son communiqué la détermination du gouvernement à aller de l’avant dans la promotion et la protection des droits de l’homme dans le pays et à faire face à toutes les les formes d’atteinte y afférent et sa disposition permanente d’œuvrer avec les acteurs et les partenaires dans ce domaine pour renforcer le concept de citoyenneté et de l’Etat de Droit et des institutions, précisant que l’accès à la plateforme est possible à travers le lien suivant: https:himayeti.gov.mr

• Lien média https://ami.mr/fr/archives/246369