•Éléments médias sources par le blogueur Samba Diagana
🟩- Terrain Vif – le député BDA et sa délégation à Coumba ndaw
Après avoir épluché les différentes communications sur le différend autour de la gestion d’une mosquée, je dirais à ce niveau en tte franchise que le leader abolitionniste a été sincère et franc à l’endroit des uns et des autres. Des belles vérités ont été dites, j’espère que l’exigence de rigueur et d’approche conseillée aux militant.e.s notamment ceux-celles de Ganbanaaxu par rapport aux problématiques posées ici et là, sera entendue en toute humilité. L’engagement droit-de-lhommiste surtout concernant cet esclavage par ascendance et ses subtilités insidieuses, n’est pas un long fleuve tranquille… Nous en sommes très conscients et encore davantage avec ces missions de confrontation face aux réalités.
À rappeler entre descendants d’anciens esclaves et descendants d’anciens maîtres dans une société attachée aux coutumes féodales, seul l’ordre régalien étatique impartial peut tout RÉGLER pour de bon par l’égalité citoyenne à imposer par la LOI.
L’assainissement d’une RELATION peut se faire d’une phase de turbulences à une autre. J’ose croire par ma petite voix personnelle que nos certitudes communes sont plus importantes que quelques couacs intempestifs. Ainsi ma conscience est mon témoin circonspect, dans cette Mauritanie où le clanisme socialisé par les statuts de naissance et l’élément racial, l’alliage naturel entre ce qu’incarne socialement et politiquement ce leader abolitionniste et les valeurs d’égalité prônées par l’éveil Ganbanaaxu en milieux soninkés, va au-delà d’un quelconque supposé intérêt électoraliste. Le président d’IRA Mauritanie et le mouvement populaire Ganbanaaxu anti système féodalo-esclavagiste sont dans ce camp politico-social actif pour l’émergence d’un véritable état de droit. Ce camp qui se reconnaît dans les discours du président Ghazouani à Ouadane et du président de l’Assemblée nationale OuldBaya. Et ce camp est très mal perçu par les défenseurs de l’immobilisme dans nos différentes communautés où le statut de naissance discrimine dans l’être et dans l’avoir. L’éveil militant Ganbanaaxu s’épaissit en phénomène sociologique dans la communauté soninké aujourd’hui, et l’écho politique qui peut en germer dérange énormément différentes chapelles pour de motifs divers. Je vous renvoie à une contribution datant du 7 janvier 2016 dont le titre était « En mauritanien » chaque communauté a ses haratines finalement : Haratine, une fierté https://soninkideesjose.wordpress.com/2016/01/07/en-mauritanien-chaque-communaute-a-ses-haratines-finalement-haratine-une-fierte/ . Le féodalisme negre et l’esclavagisme maure sont 2 sœurs jumelles qui s’évitent en public, les milieux éveillés d’ascendance servile ont saisi cette arnaque depuis quelques années. Concernant le cas Biram – Ganbanaaxu, ceux qui essaient de profiter du moindre soubresaut relationnel, ne lésinent sur rien pour diaboliser les uns pour les autres dans un seul but, les affaiblir.
Chers frères et camarades, restons sereins et lucides, la perfection est de l’ordre du Divin. Les malintentionnés motivés socialement et politiquement qui haïssent BIRAM l’antiraciste et l’anti-esclavagiste n’accepterons pas l’élan abolitionniste Ganbanaaxu Fedde contre l’esclavage par ascendance chez eux.
🔴Point de presse : L’alliance Ganbanaaxu dénonce les menaces de mort sur la personne du leader abolitionniste Biram Dah Abeid.
Les associations regroupées au sein de l’alliance Ganbanaaxu (AMEES, UVDS, ARMEPES-France et Ganbanaaxu Fedde) viennent de recevoir avec une grande inquiétude quelques audios WhatsApp d’incitation à attenter à la vie du président d’IRA Mauritanie, le député Biram Dah Abeid. L’auteur de vocaux haineux se nomme Foussenou Camara alias Donald Trump, un soninké originaire du village de Dafor dans la région du Guidimakha et vivant en France. Un personnage virulent qui fait partie des groupuscules extrémistes qui défendent les coutumes de l’esclavage par ascendance dans la communauté soninké. Mis en examen en fin d’année 2019 et condamné pour propos de l’apologie d’esclavage, il s’était échappé de la Mauritanie au mois de mars 2020, bénéficiant des complicités administratives et judiciaires évidentes, alors qu’il était sous contrôle judiciaire. À Lire https://cridem.org/C_Info.php?article=734160
Arrivé en France, il continue les mêmes provocations haineuses par des insultes et des diffamations caractérisées à l’encontre de nos membres et nos familles qui refusent les assignations féodalo-esclavagistes dans les milieux soninkés.
Ces dernières heures, il s’en est pris violemment au président d’IRA Mauritanie, l’honorable député Biram Dah Abeid qui entame une visite de terrain dans la région du Guidimakha à partir de ce 11 avril 2022. Cet individu se servant d’allégations mensongères, a appelé clairement dans ses propos à l’élimination physique de Monsieur Biram Dah Abeid.
Face à cette situation gravissime d’appel ouvert à tuer l’honorable député lors de son voyage, nous tirons la sonnette d’alarme à l’endroit des hautes autorités mauritaniennes pour sécuriser le député et sa délégation dans leur parcours.
Nous exprimons notre soutien résolu au président d’IRA et à ses proches. Nous précisons que ce Monsieur qui profère pareilles menaces gravissimes depuis Paris est actif dans un réseau nébuleux large issu de la féodalité soninké de la Mauritanie avec des soutiens tacites de personnalités politiques originaires du Guidimakha. Leurs principaux groupes WhatsApp et relais de communication sont entre autres Tunka lenmou koffo, democratie islamique, Fans Donald Trump, UASSDG et Tunkan Lenmu Fabandi Taxa. Ces groupes se sont donnés comme mission principale, l’appel à la haine envers les engagés anti-esclavagistes soninkés et tous militants de la défense des droits humains.
Par la présente communication, nous réitérons notre alerte à l’endroit des pouvoirs publics en Mauritanie pour que les problématiques liées à l’esclavage par ascendance chez les Soninkés soient prises en compte sérieusement en vue d’une résolution définitive par l’arsenal juridique en rigueur.
✓Que l’opinion publique et les autorités étatiques 🇲🇷 en soient témoins avertis plus que jamais.
Ces dernières heures, certains planqués soninkés défenseurs extrémistes de l’esclavage par ascendance dans la communauté, incitent à attenter à la vie du président d’IRA Mauritanie, le député Biram Dah Abeid. Les audios et leurs auteurs sont clairement identifiés vivant en France et originaires du Guidimagha. Désarçonnés sociaux et désœuvrés menteurs qu’ils sont, ces lâches se lâchent depuis de nombreuses années contre les militants abolitonnistes qui refusent les coutumes esclavagistes et féodales dans la communauté soninké. Et par extension, ils vouent une haine maladive à l’encontre de la personne du leader abolitionniste BDA.
Face à ces perturbés complexés et leurs soutiens manipulateurs en coulisses dépassés par la marche consciencieuse de l’Histoire, les autorités sécuritaires et judiciaires en Mauritanie doivent prendre des mesures sérieuses.
C’est un raccourci récurrent ou même une stratégie subtile de fuite en avant, qui ressort facilement venant de milieux défenseurs du statu quo sociétal dans nos communautés. Pour eux, une personne qui ose bruyamment exposer et s’exposer en dénonçant nos tares honteuses entretenues socialement et politiquement, est un faux militant haineux en quête de lumière en s’attaquant violemment disent-ils au régime sociétal harmonieux quasiment d’ordre divin. Certains d’une sensibilité déconcertante sur les problématiques liées à la structure sociale discriminatoire et ségrégationniste de nos sociétés négro-africaines, perdent subitement toute lucidité et lâchent les vannes caricaturales et stigmatisantes sur les militants abolitionnistes intra muros. Ils diraient ces égarés qui dérangent tant dans notre narratif de « victimes homogènes » d’un dit affreux racisme d’État, et qu’on chercherait d’autres mesures coercitives adéquates pour les contenir dans les rangs. Disons-le , il n’y a pas d’une figure plus diabolisée et honnie foncièrement pour les mobilisés défenseurs de l’immobilisme féodal qu’une personne engagée contre l’hégémonie sociale de l’ordre féodalo-esclavagiste. Le rejet surgit souvent de son giron d’extraction sociale au sein duquel l’incompréhension va saigner la poisse chez certains de siens maladivement acquis à l’ordre dominant. Ainsi elle va symboliser ce mouton noir fonçant à l’envers du troupeau dressé à accepter avec fatalité du faire-valoir social.
L’éveillé qui s’interroge et questionne beaucoup, est combattu, sali, moqué, indexé et traité de haineux. Lui est reproché son entêtement à vouloir contester les assignations qui les relèguent (lui et les siens) historiquement aux seconds rôles dans la communauté. Aujourd’hui un fourre-tout mis à l’actif d’un racisme dit d’État, est une fine chansonnette qui s’entend bien parmi les chapelles communautaro-nationalistes du camp négro-africain (hors haratines). Une mobilisation argumentative est bien rodée à dessein, le système étatique serait raciste et esclavagiste, une fois dit, la tâche complexe est de savoir Quoi ou Qui est ce contenu raciste et esclavagiste dans leur entendement. La rengaine binaire qui schématise Noirs victimes de tout et Blancs (arabo-berbères) responsables de tout, est une arnaque qui a trop longtemps berné le monde extérieur. Et un militant droit-de-lhommiste sincère intellectuellement ne peut se laisser embarqué dans un narratif pipé de contre-vérités sur les réalités.
Ces réalités qui sonnent comme suit dans nos communautés régies par l’ordre féodalo-esclavagiste :
Un véritable apartheid sociétal et coutumo-religieux où les gens sont physiquement ensemble avec beaucoup d’hypocrisie mais séparés hermétiquement par des murs invisibles qui assignent et hiérarchisent en pur et en impur de naissance.
Indexer, affronter et interroger ouvertement les méfaits évidents de ces réalités, nécessite un grand courage. Ainsi un.e militant.e anti-féodalité est très courageux mais pas haineux. Il n’en a pas besoin, et ceux qui l’en accusent, font sciemment de la diversion honteuse. On ne supporte pas son engagement pertinemment argumenté qui dévoile nos angles morts faits d’un tissu de tabous. Ces tabous sociaux qui font l’assise des violences silencieuses perpétrées impitoyablement à l’encontre de certains membres assignés « mal nés » dans nos communautés. Une situation trans-communautaire qui a été dénoncée ouvertement ces derniers mois par le président de la république en personne et également par le président de l’Assemblée nationale en des termes inédits. Un militant anti-esclavagiste issu de toute communauté qui ce soit ne dirait pas plus pas moins que les propos de nos 2 hautes personnalités de l’État. Bizarrement lui, il serait haineux. Lui et les siens qui ont compris et vivent tout près de cette juxtaposition sociale foncièrement hypocrite qui s’assume difficilement. Que je suis tenté de résumer machinalement aux propos caricaturaux d’un activiste influenceur suprémaciste d’origine maghrébine vivant en France, Bassem qui lance souvent à ses frères renois (Noirs) , en substance « avec vous, frère oui, mais jamais beau frère ». Un cas clasheur d’une sincérité notable qui dit tout haut ce qui se dit dans l’enclos de l’entre-soi.
En conclusion, le militant droit-de-lhommiste engagé contre les mentalités rétrogrades de la féodalité communautaire et de l’esclavage par ascendance, n’est pas un haineux, mais IL A COMPRIS TOUT SIMPLEMENT que le narratif militant balisé au parfum racial voire raciste est une pure duperie.
• Liens médias des discours du président de la république 🇲🇷 et du président de l’Assemblée nationale :
Le Calame – Dans une conférence de presse qu’elles ont tenue le jeudi 24 mars 22 à la Socogim PS, les associations pour la promotion des langues Pulaar, Soninké et Ouolof expriment leur préoccupation par rapport à la loi d’orientation consécutive à des journées de concertations nationales, elles ont marqué leur désaccord avec le libellé de plusieurs titres, chapitres et articles de celle-ci.
En effet, après avoir pris connaissance de son contenu, les représentants de ces associations considérèrent même qu’elle signe un net recul, voire même une contraction avec les recommandations des journées de concertations sur le système éducatif mauritanien.
En effet, ces organisations qui se battent depuis des années pour l’officialisation et l’introduction des langues nationales Pulaar, Soninké et Ouolof dans le système éducatif mauritanien relèvent beaucoup d’anomalies dans ce projet expliqué, il y a quelques semaines aux partenaires techniques et financiers par le ministre.
Ainsi au niveau des finalités liées à l’instruction, les associations estiment que la diversité culturelle et linguistique du pays n’est pas respectée, l’équité des langues nationales est foulée au pied par des formulations pernicieuses.
Comme au tire II et tire III et V. Dans ce dernier, on peut lire au chapitre 2 – « Des langues, il est écrit: « instaure une nouvelle politique linguistique nationale instituant l’enseignement du Pulaar, du Soninké et du Wolof, en tant que langues nationales renforçant l’enseignement de l’arabe en tant que langue nationale et officielle ».
Or, selon le rapport général, « toutes nos langues nationales s’équivalent au regard de notre devise nationale : honneur, fraternité, justice ».
Autre contradiction relevée, la section I du tire V : de l’enseignement des langues nationales », stipule que « l’enseignement est dispensé en langue arabe à tous les niveaux d’éducation aussi bien dans les établissements publics que privés d’éducation et d’enseignement » et que « l’enseignement des autres langues nationales, (Pulaar, Soninké et Ouolof) est introduit, promu et développé dans le système éducatif en fonction de la demande exprimée pour chacune de ces langues, le cas échéant ».
Les représentants des associations culturelles nationales ont observé que l’arabe a la primauté même au niveau de l’enseignement des adultes et du préscolaire ; une chose inadmissible dans la mesure où cela consacre la supériorité de cette langue sur les autres, faisant fit de l’importance pour l’enfant de commencer l’enseignement par sa langue maternelle et oubliant -à dessein peut-être – que pour consolider l’unité nationale, tous les enfants mauritaniens doivent apprendre au moins une autre langue nationale en plus de leur langue maternelle. Les journées de concertations ne devraient-elles éveiller nos décideurs ?
Face à une loi qui apparait comme discriminatoire, les associations ont rapidement saisi le ministre de l’éducation pour attirer son attention sur les contractions flagrantes contenues dans la loi d’orientation et leurs conséquences fâcheuses sur l’avenir des langues nationales Pulaar, Soninké et Ouolof et sur l’unité nationale.
Elles ont formulé plusieurs amendements à introduire dans la loi d’orientation pour redresser les insuffisances qu’elle porte. Pourtant beaucoup de spécialistes avaient exprimé leur scepticisme à la lecture des recommandations des journées de concertations.
Le président des Forces Progressistes du Changement (FPC), M. Samba Thiam avait trop tôt exprimé ses craintes. « Les journées de concertations se sont déroulées dans un flou complet et leurs recommandations sont loin d’être consensuelles », avait-il dit.
Parole d’un inspecteur de l’enseignement. L’école Républicaine, un des engagements du président de la République passera-t-elle par perte et profit pour ces 3 autres « langues nationales ».
Visite de l’ambassadeur de France en Mauritanie au siège de l’association IRA. Le chef de la mission diplomatique française en Mauritanie son SEM Robert Mouillé et son conseiller politique, ont rendu visite aujourd’hui aux responsables de l’Association IRA dans son siège à Nouakchott Îlot K cet après-midi du mercredi 23 mars 2022.
L’entretien entre les diplomates Français et le président d’IRA le député Biram Dah Abeid et ses collègues, s’est déroulé dans une atmosphère d’amitié et a gravité autour des développements politiques et sociaux en cours en Mauritanie et sur la situation politique et en matière des droits humains en Afrique de l’Ouest.
Élément média via page FB l’ambassade de France en 🇲🇷
Nouakchott le 23/03/2022 La Commission de communication (IRA – RAG)
La déclaration contributive de l’alliance Ganbanaaxu Fedde MAURITANIE
• Présentation :
L’alliance Ganbanaaxu Fedde RIM est composée des associations suivantes : AMEES (Association Mauritanienne pour l’Éradication de l’Esclavage et ses Séquelles), UVDS (Union des Volontaires pour le Développement de Soninkara), ARMEPES-France (Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’Éradication de la Pratique de l’Esclavage et ses Séquelles) et Ganbanaaxu Fedde. Notre mouvement abolitionniste émane et évolue dans le groupe sociolinguistique soninké. Notre engagement pacifique s’inscrit dans le sillage droit-de-l’hommiste et universaliste pour la promotion des valeurs humanistes et citoyennes selon les principes généraux légaux en vigueur dans notre pays à savoir la Loi n° 2015-031 portant incrimination de l’esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes : Article premier : Fort des valeurs de l’islam et de leurs objectifs destinés à libérer l’homme et lui garantir sa dignité, et conformément aux principes constitutionnels et aux conventions internationales y afférentes et, en vue d’incarner la liberté de l’homme de sa naissance à sa mort, la présente loi a pour objet de définir, incriminer et réprimer les pratiques esclavagistes. Article 2 : L’esclavage constitue un crime contre l’humanité. Il est imprescriptible. Est interdite toute discrimination, sous quelque forme que ce soit, à l’encontre d’une personne considérée comme esclave. Une journée nationale est consacrée à la lutte contre les pratiques esclavagistes. La détermination de la journée et les modalités de sa célébration seront définies par décret. Ainsi que dans la déclaration universelle des droits de l’homme et du citoyen de 1948 qui stipule dans ses articles 1 et 3 à 5. Article1 : Tous les êtres humains naissent libres et égaux en dignité et en droits. Ils sont doués de raison et de conscience et doivent agir les uns envers les autres dans un esprit de fraternité. Article 3 : Tout individu a droit à la vie, à la liberté et à la sûreté de sa personne. Article 4 : Nul ne sera tenu en esclavage ni en servitude ; l’esclavage et la traite des esclaves sont interdits sous toutes leurs formes. Article 5 : Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants.
• La problématique :
L’esclavage par ascendance et sa pratique chez nous : Comme dans d’autres communautés, la société soninké est basée sur un système des hiérarchies sociales au sein duquel une composante sociale est assignée statutairement comme esclave. Cette composante sociale subit d’innombrables problématiques sociétales par des discriminations et des privations de jouissance aux biens publics matériels et immatériels. Se faisant nos membres et nos familles sont relégués comme des citoyens de seconde zone notamment dans nos contrées villageoises au Guidimakha et au Gorgol. Les militants et sympathisants de notre engagement sont intimidés, harcelés, agressés, expropriés de leur foncier et mis en quarantaine socialement par endroits, parce qu’ils refusent le système de domination sociale du « lada » esclavagiste soninké. Ce système coutumier interdit aux descendants d’esclaves diverses positions honorifiques dans la communauté (imamats, droit d’aînesse, propriété foncière…). Les complicités administratives et judiciaires dans nos zones sont souvent signalées à l’encontre de nos familles engagées pour se libérer de ce joug sociétal. Des plaintes et des accusations fallacieuses sont portées injustement contre nos militants. À titre d’exemple, 2 militants de nos familles du village de Diogountouro sont en prison en Sélibaby depuis quelques semaines à cause d’une plainte mystérieuse suite à un Monsieur agressé dans des circonstances toujours floues au sein du village et une autre famille a été victime d’incendie volontaire à Diaguily.
• Notre engagement et nos objectifs :
Nos associations qui composent l’Alliance Ganbanaaxu Fedde qui datent de nombreuses années pour certaines, visent l’éradication de l’esclavage par ascendance et la promotion des valeurs citoyennes et humanistes dans notre communauté. Nous menons une sensibilisation militante au sein de la communauté à l’endroit de toutes les voix progressistes. Nos doléances sont adressées aux hautes autorités de notre pays pour que l’ordre régalien s’impose réellement dans nos localités où les défenseurs des coutumes ségrégationnistes et féodales narguent les lois. Nous voulons que les autorités prennent sérieusement les dispositions nécessaires pour assurer la paix sociale et la dignité de chacun. Le discours du président Mohamed Ould CheikhEl-Ghazouani de Ouadane et la communication du président de l’Assemblée Nationale Cheikh Ould Baya, qui ont suscité un réel espoir pour nos membres et familles relégués comme couches inférieures, doivent être suivis d’une véritable dynamique d’action sur le terrain pour enrayer le régime discriminatoire et ségrégationniste de coutumes moyenâgeuses dans nos communautés. Ainsi les initiatives de développement multidimensionnel pourraient être entreprises avec efficience. Nous voulons vivre en citoyens consciencieux et avertis avec l’ensemble de nos concitoyens.
Nouakchott, le 15 mars 2022 La commission de communication
Aujourd’hui en Mauritanie tout ce qui se dit et s’active autour des langues et leur statut prend inévitablement une coloration politique et même politicienne. Et si on essayait de centrer et surtout de se centrer sur nous individuellement comme élément social et citoyen par nos vécus et nos réalités du jour le jour. Je crois qu’on n’a pas besoin d’être un génie prophétique pour saisir qu’une langue maternelle fait partie des éléments constitutifs clés de l’unité centrale de notre Être multidimensionnel. Si on veut on peut, la Mauritanie peut être officiellement multilingue sans problème comme en Bolivie où une vingtaine de langues sont officielles y compris l’espagnol, la langue de l’ancien occupant colonisateur. Je me demande en quoi l’officialisation du soninké, du wolof, du peulh et même du bambara, serait une source d’atteinte dysfonctionnelle à la langue arabe – hassanya. Je crois que cette dernière n’y perd rien du tout et peut se voir tenir sereinement hors de toute instrumentalisation politicienne d’exclusion, le statut de langue témoin de liaison entre nous et parmi nous. D’ailleurs comme la langue française que d’aucuns font semblant de l’éradiquer avec beaucoup d’hypocrisie comme elle serait une idéologie intrusive à bannir dans notre pays. Et pourtant le français tient un lien communicatif entre beaucoup de mauritaniens, et surtout chez une certaine élite trans-communautaire très branchée culturellement et intellectuellement au giron francophone et occidental à l’extérieur. Cette langue, héritage de l’ordre colonial français fait converser aisément un soninké avec un peulh, un haratine, un maure, un wolof et un bambara. L’arabe et le français, avec beaucoup de bonnes dispositions visionnaires, peuvent être à niveau égal un duo linguistique d’ouverture au monde extérieur. Aujourd’hui les langues dites nationales, une fois qu’elles deviennent officielles, l’État par une politique intelligente de construction nationale et d’identité harmonieuse avec nos spécificités linguistiques et géographiques, doit pouvoir faire un attelage administratif et réglementaire qui ne frustrerait aucune composante sociolinguistique à terme. Nous aimons nos langues, toutes nos langues, mais ayons la lucidité nécessaire d’accepter qu’elles n’ont pas toutes les mêmes possibilités internationales aujourd’hui. Ainsi menons des plaidoyers équitables adaptés à court, à moyen et à long terme. Un préfet maure qui parle couramment le soninké appris à l’ENA qu’on pourrait affecter prioritairement à Ould yenge (Guidimagha) ne serait pas moins méritant qu’un diplomate arabisant universitaire nommé aux nations unies. Que nos autorités osent sincèrement poser les jalons d’une Nation Mauritanienne fière de ses spécificités internes et ouverte au Monde de son temps. Trait-union encore l’Afrique subsaharienne et le Maghreb, on apprenait à juste titre en histoire géo à l’époque. Alors assumons ce que nous sommes réellement en officialisant toutes nos langues et en faisons un usage pertinent et pragmatique qui embrasse paisiblement nos réalités.
Entre temps, à nous de donner corps créatif et support réellement à nos langues sans symboles alphabétiques « innés ». Au contraire de l’arabe-hassanya qui est porté par l’officialité de l’arabe classique, les autres langues sont orphelines historiquement de cette donnée cruciale donc elles se trouvent reléguées à la traîne même dans leur environnement naturel et majoritaire d’expression. Il faut du boulot, beaucoup même pour qu’on se mette à jour dans nos langues, et certains s’y travaillent historiquement à travers des associations dédiées. Il en faut plus à mon avis, pour arriver à structurer d’une manière soutenue le fond linguistique et à familiariser la masse de locuteurs. Par exemple, moi personnellement, Wali (gouverneur) et Hakem (préfet), je ne connais pas mot à mot leurs équivalents en soninké. Il est urgent d’asseoir mieux l’aspect technique de nos langues dites maternelles avec beaucoup de contenus. Les caractères latins sont déjà choisis, et les génies et les courageux ne manqueront pas de prouver le contraire de ce qu’on fuit par paresse maladive et aliénation intellectuelle. Il est de facilité notoire, qu’on croit que les contenus scientifiques sont hors de portée de nos langues maternelles. Notre jeune compatriote mathématicien exerçant à Londres, Mr Mouhamadou SY dit PulloGaynaako clame et démontre pertinemment avec beaucoup de science, que la langue peulh prend et comprend toutes les subtilités mathématiques comme toute autre langue. Je mettrai une capture d’écran d’un post Facebook qu’il a publié récemment pour illustrer qu’un groupe de gens n’ayant jamais fréquenté l’école a su apprendre des outils mathématiques.
Cet élément illustratif m’a personnellement interpellé avec un bref feedback mémoriel sur les activités commerciales de mon père (paix éternelle à son âme) décédé il y a 13 ans. Illettré, il fut, mais commerçant négociant en sommant de troupeaux de bœufs du village vers le marché sénégalais généralement à Dar Diolof et Dakar durant de nombreuses années (débuts des années 1970… jusqu’à 2002). Après la vente des animaux, il revenait avec d’autres marchandises d’importation ou de la devise étrangère. En gros je veux signifier qu’une certaine comptabilité était nécessairement tenue pour se retrouver dans pareille activité. Je m’étais rendu compte de la complexité des choses 2004, quand j’étais sur la même aventure en compagnie d’un oncle décédé également il y a quelques années (paix éternelle à son âme). Nous avions pris les transports communs du Guidimagha pour rejoindre Dar Diolof, les bergers et les bœufs partis il y a quelques jours déjà. Une fois sur place, il y a des jours ouvrables où des puissants acheteurs venaient de Dakar pour prendre par plusieurs dizaines de têtes de bœufs, et on s’était libérés après 2 ou 3 jours de marché. De Dar Diolof en passant par Dakar jusqu’au retour du village, je tenais mes chiffres à l’aide d’une calculatrice et d’un carnet de notes. Conclusion, nos gens illettrés tirent et tiennent naturellement de notre environnement de notions complexes de calculs, et ils les faisaient comprendre par nos langues maternelles avec aisance.
Ainsi les 6 236 versets ou signes ont été portés et contenus intelligiblement dans la langue soninké en utilisant l’alphabet latin. Un travail monumental qui a certes mobilisé du temps et d’efforts colossaux, mais la production est là donc en la matière tout est réalisable quand on veut et on y met les moyens. Aujourd’hui en Mauritanie, la documentation administrative nécessaire à la bonne marche au service des populations concernées, peut être traduite et disponibilisée dans toutes nos langues naturellement OFFICIELLES. Il faut le vouloir, je rappelle qu’il y a des pays où il y a une vingtaine de langues officielles, nous sommes à quatres ou 5 seulement…!
✓Lors de la Finale du Tournoi ⚽ citoyenneté et solidarité inter-villages organisé par UVDS GANBANAAXU à Nouakchott. Un grand rendez-vous sportif et festif au sein du stade olympique en présence de plusieurs personnalités de la communauté Ganbanaaxu, du milieu militant abolitonniste, du doyen Ladji Traoré et du président d’IRA Mauritanie, le député Biram Dah Abeid.
Cette deuxième édition de la compétition a été remportée par le village de Hassichaggar face à l’équipe du village de Ndiéo à l’issue de tirs au but (7 – 6) après le temps réglementaire à 1 – 1. L’équipe de Hassi chaggar conserve son titre déjà victorieuse de l’édition 1 l’année dernière.
Félicitations à l’équipe gagnante et Bravo à la finaliste.
Mention spéciale à la direction d’organisation Uvds Ganbanaaxu et aux partenaires mobilisés.
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