Nansa Hamet Coulibaly de Kherewane, une voix pacifiste d’appel citoyen pour la LIBERTÉ et la DIGNITÉ en milieux soninkés, menacé de mort !?

Ces derniers temps par d’appels réitérés clairement et allusifs émanant de milieux féodalo-esclavagistes via Whatsapp, il est débat d’attenter à la vie de ce grand militant du mouvement GANBANAAXU FEDDE* au Mali. Son message lumineux d’éveil et de conscientisation pour l’émancipation des descendants d’anciens esclaves en milieux soninkés, irrite les milieux extrémistes féodaux aux mentalités foncièrement esclavagistes. Armé d’un grand courageux, Mr Coulibaly ne fait que rappeler les Droits et les Devoirs reconnus à TOUS les citoyens maliens par la constitution du pays. Son message déconstruit les velléités dominatrices intracommunautaires via un régime féodalo-esclavagiste soninké qui sévit par des chantages, des humiliations, des attaques psychologiques et physiques, et des accusations mensongères pour salir la CAUSE pour l’émergence d’une société soninké en phase avec son époque.

Encore, ces menaces clairement exprimées lors d’un conclave secret entre féodalo-esclavagistes à Bamako, doivent interpeller les hautes autorités maliennes qui tergiversent toujours et encore face au lobbying malsain des milieux féodaux et réactionnaires.

Nous prenons à TÉMOINS nos partenaires ONG au Mali et à l’extérieur sur toute éventuelle atteinte à Monsieur Nansa Hamet de Kherewane.

*Mouvement pacifique pour l’émancipation des descendants d’anciens esclaves en milieux soninkés.

21 novembre 2018

✅Pour la communication GANBANAAXU FEDDE.

À Paris, élus locaux et ongs débattent de la situation d’esclavage en Mauritanie et au Soudan.

Ce mardi 20 novembre 2018, à l’invitation de :
Collectif Urgence Darfour – UPTP (Un passé trop présent), AHME (Association des Harratines de Mauritanie en Europe), Comité Soudan – MPCT (Mouvement Pour la Paix et Contre le Terrorisme), IRA FRANCE-MAURITANIE, se sont réunis lors de la projection du film-documentaire de la cinéaste et humaniste franco-senegalaise Diagne CHANEL et son collègue Rishi BOODOO; un film-documentaire centré sur l’esclavage des hratin et l’oppression des personnes d’ascendence africaine en Mauritanie: « MÊME SI TU PRIES TU N’IRAS PAS AU PARADIS ».
Ibrahima Diallo, un mauritanien réfugié en France suite à la tentative de génocide, témoigne dans le film, un réfugié du Darfour qui traite de l’enfer subit en Libye par ceux qui fuient le Soudan et Brahim Ould Ali, membre dirigeant d’IRA-France-Mauritanie, Elhadj Fall porte parole de Biram Dah Abeid (Président des réseaux IRA de par le monde, député Mauritanien) et des élus et dirigeants associatifs français, ont pris la parole.

Il a été question de rappeler qu’en 2018, en Mauritanie l’esclavage peine encore à briser ses chaines.

La communauté Mauritanienne était représentée par diverses personnalités reconnues pour leur implication dans la dénonciation des injustices perpétrées en Mauritanie
C’est aussi grâce à l’implication de la municipalité de Fontenay-sous-Bois, représentée en nombre important, qui les a reçu à la Maison du Citoyen et de la vie associative.
Ces derniers étaient accompagné d’une partie du conseil municipal impliqué dans le rayonnement international de leur ville.

La rencontre a débuté avec Huguette CHOMSKI MAGNIS qui a représenté le MPCT et URGENCE DARFOUR, expliquant l’intérêt de la rencontre qui traite de deux pays Africains que sont la Mauritanie et le Soudan où l’esclavage perdure.
Puis Eymeric GOMES, du collectif « Un Passé Trop Présent » de faire un rappel sur la loi TAUBIRA d’il y’a treize ans commémorant l’abolition de l’esclavage et l’intérêt particulier qu’il porte sur la situation actuelle d’un éminent abolitionniste, Biram Dah ABEID

Après la projection du film de Diane CHANEL et de Rishi BOODOO, s’en est suivi un débat autour de la question de l’esclavage en Afrique.
Diagne a expliqué les conditions dans lesquelles elle a réalisé le film et l’implication d’Ibrahima DIALLO qui a rappelé l’oppression systématique que subissent et qu’ont subit les populations afro-descendante autochtone en Mauritanie.

Ensuite, Elhadj FALL, porte parole de Biram Dah ABEID (Président des réseaux IRA de par le monde, député Mauritanien, incarcéré) a remercié les participants, les organisateurs et la mairie de Fontenay-sous-Bois pour cette initiative.
Il a regretté que sa présence soit liée à l’arrestation arbitraire et l’emprisonnement que subit pour la quatrième fois en sept ans, son leader, Biram Dah ABEID, abolitionniste, pacifiste, pour des raisons fallacieuses montées par le régime Mauritanien.
Il a rappelé que cet arrestation est due tout d’abord l’impact réel de l’engagement et des idées de Biram sur la majorité des mauritaniens, victimes d’esclavage et de discrimination raciale. Donc l’intransigeance du président d’Ira-M sur la question de l’esclavage et marginalisation des hratin et celle de la tentative de génocide et d’exclusion des afro-mauritaniens, ajouté au fait de la dynamique de rassemblement autour de Biram Dah ABEID de toutes les communautés Mauritaniennes suite à l’accord entre le pôle politique RAG émanant d’IRA et le parti politique SAWAB, sont une source de véritables inquiétudes pour le pouvoir anti-democratique, raciste et esclavagiste de Mohamed ould Abdelaziz. Pour Elhaj et Brahim ould Aly, l’arrestation et l’emprisonnement arbitraires de Biram sont dus uniquement à des motivations suscitées uniquement par sa défense des droits de l’Homme et et l’enthousiasme populaire pour son projet politique. Les deux hommes ont aussi précisé que le leader abolitionniste n’est toujours pas jugé alors qu’il est en prison depuis 113 jours et malgré son immunité parlementaire.
Elhaj Fall, a également, informé sur l’état de santé de M ABEID.

Après le cocktail, l’assemblée c’est installée en cercle pour débattre sur les sujets ayant trait à la mobilisation de la mairie de Fontenay-sous-Bois pour cette cause, le mécanisme que l’esclavage subit en Mauritanie comme au Soudan ou ailleurs, l’attitude de la france et des Etats Africains, des institutions des droits de l’homme.

Un moment de partage, de rencontre et d’engagements sur l’avenir.

Au nom des réseaux IRA, le porte-parole du président à Paris,
Elhaj Fall.
21 octobre 2018.

Soucre crédit : Réseaux IRA-France

IRA-MAURITANIE : Communiqué de presse

IRA – Mauritanie fait remarquer que le rassemblement de protestation organisé le 15 novembre 2018 devant le ministère de la justice de la République Islamique de Mauritanie à Nouakchott n’a pas connu les attaques et la violence indicible des unités de police envers les militantes et militants pacifiques, comme c’était le cas dans les précédents rassemblements de notre organisation.

Pour rappel, IRA – Mauritanie est interdite de rassemblement pacifique depuis sa naissance en 2008 et ses manifestations, depuis le début du deuxième mandat présidentiel du chef de l’État mauritanien Mohamed ould Abdelaziz, sont réprimées dans le sang et aboutissent très souvent à des arrestations, torture et condamnations des militants abolitionnistes à de lourdes peines de prison au cours de procès inéquitables. Les deux derniers rassemblements des militants des droits humains de l’ONG IRA – Mauritanie, les 8 et 29 octobre 2018, pour exiger la libération du président du mouvement et député du peuple Biram Dah Abeid, ont été matés par des unités de police armées jusqu’aux dents, ce qui a occasionné plusieurs blessés très graves parmi les femmes et les jeunes.

Notons qu’en prélude à cette troisième sortie (du 15 novembre 2018) en un mois de l’ONG anti-esclavagiste réclamant la libération de son président, les responsables abolitionnistes ont pris le soin de solliciter la présence d’observateurs notamment des délégués de missions diplomatiques et d’organismes internationaux accrédités à Nouakchott. Donc nous pensons sans risque de nous tromper, que les autorités mauritaniennes, racistes, esclavagistes et répressives, n’ont pas réussi une prise de conscience subite de la nécessité d’octroyer le droit aux rassemblements et manifestations pacifiques à IRA – Mauritanie mais c’est bel et bien l’esprit de sacrifice et la persévérance des militantes et militants mais aussi et surtout à cause de la mesure d’exclure la Mauritanie des privilèges financiers et commerciaux de l’Agoa et la présence d’observateurs de missions diplomatiques et d’organismes internationaux, surtout ceux de la représentation du Haut Commissaire des Nations-Unies pour les droits de l’homme. Les représentants du HCDNUH se sont postés pas loin du lieu du rassemblement, quelques minutes avant son début.

IRA – Mauritanie convie ses militantes et militants, ainsi que tous les compartiments du peuple mauritanien, sans distinction d’appartenance ethnique, raciale, politique ou idéologique, à s’unir et à se mobiliser pour vaincre les divisions et la peur qui font le lit pour la perpétuation du régime dévastateur du dictateur Mohamed ould Abdelaziz, son entourage familial, son clan de délinquants économiques et criminels des droits humains.

IRA – Mauritanie remercie les États-Unis d’Amérique, le Canada, le Haut Commissariat des Nations-Unies pour les droits de l’Homme, ainsi que toutes les Ongs internationales des droits humains, et leur lance un appel ainsi qu’à tous les partenaires de la Mauritanie, à multiplier le travail et les missions d’observation en Mauritanie, dans les moments de frottement des forces de police et de sécurité avec les militants pacifiques, et dans les lieux de détention et tribunaux.

Nous attirons aussi davantage l’attention des mauritaniens qu’il devient indispensable d’unir toutes les ethnies et groupes sociaux mauritaniens, divisés par quatre décennies de monarchie dictatoriale militaire. Cette union dans laquelle les différences sont respectées et toutes les communautés sont dignement représentées, à l’image des braves joueurs de notre équipe nationale de football, qui viennent de nous honorer par une qualification historique à la coupe d’Afrique des nations.

Nouakchott le 18/11/2018
La commission de communication

Source crédit : Réseaux IRA

ALERTE #18NOVEMBRE : DÉNONÇONS L’ESCLAVAGISME STATUTAIRE EN MILIEUX SONINKÉS EN AFRIQUE DE L’OUEST !

✅📣 Journée internationale en mémoire des victimes de l’esclavage, de la colonisation et la migration. Initiée par le journaliste Claudy SIAR .

■Notre contribution

Aujourd’hui dans certaines communautés noires africaines en l’occurrence soninké, sévit un régime féodalo-esclavagiste qui humilie, exproprie, discrimine , ostracise et agresse des paisibles citoyens qui osent refuser le statut social d’esclave en intracommunautaire.

Le mouvement d’éveil citoyen et humaniste, GANBANAAXU FEDDE* regroupant plusieurs associations dans certains pays d’Afrique de l’Ouest (Mali, Sénégal, Mauritanie, Gambie et d’autres) et parmi la diaspora soninké de part le monde, mène un combat depuis quelques années contre ces tares sociétales obsolètes d’une autre époque .

Ce système ségrégationniste et discriminatoire érigé en mode de vie « culturel » chez les soninkés, est défendu par des milieux féodaux et réactionnaires qui s’estiment dignes d’une noblesse filiale très particulière, en rabaissant leurs semblables dans le même groupe sociolinguistique.
Ces derniers mois, nos membres engagés pour l’instauration des réformes sociétales en phase avec notre ère, pour dépasser ces considérations anachroniques et mesquines, subissent d’innombrables CHANTAGES , INTIMIDATIONS , AGRESSIONS et RESTRICTIONS dans nos contrées africaines. Ici nous comptons sensibiliser toutes les consciences progressistes éprises de justice et sensibles à la DIGNITÉ HUMAINE à travers le monde entier, pour soutenir cette CAUSE GANBANAAXU qui pose un véritable questionnement sur l’espèce Afro- africaine par rapport à L’ESCLAVAGE. Aujourd’hui des Noirs qui agressent d’autres Noirs sur les problématiques liées aux mentalités esclavagistes et féodales au coeur de l’Afrique, est une ABERRATION SOCIALE INNOMMABLE qui salit la Condition Noire.

Voir ci-dessous en liens médias sur divers incidents gravissimes survenus à cause de ces pratiques ces derniers mois en milieux soninkés :

https://www.notrenation.com/Esclavage-par-ascendance-en-pays-Sarakole-IBK-interpele

http://bamada.net/recul-moyenageux-au-pays-soninke-la-revolte-des-esclaves-reprimee-dans-le-sang-et-la-privation?fbclid=IwAR3UOMT-_QvIbRYIlKOIuLaX7Lb3-Ahv_T3FBBG9hDpnfzk4j1phKXS4Vv0

http://www.rfi.fr/afrique/20180614-mauritanie-anciens-esclaves-denoncent-accaparement-terres

https://www.chezvlane.com/Les-mentalites-feodales-agressives-a-Nahali_a6128.html

https://www.chezvlane.com/Guidimakha-Selibabi-Cooptation-d-heritage-sur-fond-de-l-esclavage-a-Dafort_a8371.html

https://www.chezvlane.com/Guidimakha-le-doyen-Demba-Diarra-convoque-a-la-brigade-de-gendarmerie-a-Ghabou_a6295.html

https://www.google.fr/amp/s/kassataya.com/2018/07/11/les-tentatives-dexpropriation-dheritage-a-dafort-des-incomprehensions-autour-de-la-decision-du-cadi-de-ould-yenge/amp/

https://www.google.fr/amp/s/soninkideesjose.wordpress.com/2018/02/08/alerte-des-membres-de-la-communaute-ganbanaaxu-violemment-attaques-a-modibougou/amp

https://soninkideesjose.wordpress.com/2018/11/04/droits-humains-retour-sur-la-manifestation-contre-les-agressions-feodalo-esclavagistes-en-milieux-soninkes-en-afrique-de-louest/

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2173931636164145&id=1473902619500387

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2172355016321807&id=1473902619500387

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2168056586751650&id=1473902619500387

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2167204170170225&id=1473902619500387

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2164506267106682&id=1473902619500387

https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=2162682843955691&id=1473902619500387

https://soninkideesjose.wordpress.com/2018/10/13/communique-de-presse-des-extremistes-feodaux-agressent-sauvagement-des-paisibles-citoyens-dans-des-localites-soninkes-au-mali/

http://www.rfi.fr/afrique/20180614-mauritanie-anciens-esclaves-denoncent-accaparement-terres

http://bamada.net/recul-moyenageux-au-pays-soninke-la-revolte-des-esclaves-reprimee-dans-le-sang-et-la-privation?fbclid=IwAR3UOMT-_QvIbRYIlKOIuLaX7Lb3-Ahv_T3FBBG9hDpnfzk4j1phKXS4Vv0

Notre actualité sur cette page officielle : https://www.facebook.com/ARMEPES/

Pour la communication GANBANAAXU FEDDE

Correspondance de Biram Dah Abeid lue aujourd’hui devant la CNCDH( COMMISSION NATIONALE CONSULTATIVE DES DROITS DE L’HOMME ) DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE

■Lettre de l’absent-présent

Correspondance de Biram Dah à la séance de la Commission Nationale Consultative des Droits de l’Homme
Paris, 16 novembre 2018

J’exprime d’abord ma reconnaissance à vous, Madame la Présidente Christine Lazerges et vous prie d’en transmettre toute l’intensité à vos collègues. Je salue l’honorable assistance.

Aujourd’hui, je m’adresse à vous, de ce siège vide, alors que je me trouve dans une cellule de la prison civile de Nouakchott, d’où j’ai fus élu député, le 1er septembre 2018. Mon compagnon de lutte Abdellahi Houssein Messoud et moi, y séjournons, en détention préventive et coupés du monde, situation à laquelle nous habitue, hélas, la récurrence des persécutions, procès et condamnations.

Depuis la naissance de notre mouvement en 2008, nous menons une lutte non-violente pour assurer aux Noirs de Mauritanie, l’égalité des droits, en somme tourner la page des siècles d’esclavage, de racisme et de déni de droits élémentaires. Sur le chemin ardu de l’émancipation, nous endurons surtout la torture, comme l’attestent divers témoignages de rapporteurs spéciaux des Nations unies.

Notre combat ne vise qu’à accélérer l’avènement d’une Mauritanie de la paix dans l’équité, pas celle qui reproduit le statu-quo de la supériorité raciale. Nous voulons, pour nos enfants, petits enfants et les générations à venir, un avenir de dignité reconquise par l’exercice plein de la qualité de citoyen. Notre dessein comporte l’application effective des lois devant mettre un terme à l’impunité, l’accès à l’éducation de base, le partage des ressources et le respect du suffrage universel. Par le poids démographique des multitudes opprimés, nous entendons faire entendre la réclamation de justice, grâce à l’expression des suffrages.

Nous sommes des passeurs d’espérance, qui voulons permettre, à nos compatriotes, d’écrire une nouvelle page de relations humaines, dans ce désert dont l’hostilité n’a d’égal que l’intransigeance de ses puissants. Aux mauritaniens qui naissent diminués et grandissent, sans état-civil, ni la conscience du droit à vivre heureux, nous offrons l’alternative d’une fierté, d’un projet et d’un relèvement, contre la fatalité d’un passage sur terre, aussi bref qu’absurde : à rebours de la faim, de la soif, de la maladie et du sentiment de sa propre infériorité, nous propageons le message de la révolte, oui, parce que notre humanité nous l’enjoint.

En Mauritanie, il ne s’agit plus seulement de servitude et de contrainte justifiées au nom de la religion et de la naissance ; si l’émasculation, le travail forcé, les sévices sexuels et la vente à l’encan tendent à disparaître, le mépris et l’exclusion demeurent. Les discriminations à l’emploi, le défaut de scolarisation et la banalisation des tâches indécentes recréent le statut de paria, sur la base invariable de la couleur. Le peuple noir de Mauritanie, en particulier les descendants de serviteurs captifs ou achetés, constitue la majorité laborieuse sur le dos de laquelle s’agrippe la minorité des exploiteurs. Les maitres d’hier le restent mais sous le vernis de la modernité et les faux semblants de la loi.

Nous préoccupe, entre autres sujets de rupture dans la communauté de destin, le sort des fillettes et femmes nées du mauvais côté de la barrière sociale. Elles subissent l’exploitation domestique, le viol et une prévalence spécifique des maladies sexuellement transmissibles (Mst) ; tout comme leurs congénères masculins, elles ne peuvent prétendre aux soins qu’en revenant sous la coupe de la famille ou de la tribu du maître. A cause de l’extrême pauvreté et de la mainmise de la minorité arabo-berbère sur 95% des centres de pouvoir et de décision, le Noir mauritanien ne peut survivre sans participer à reconduire sa domination. Des cas de récidive indirecte se déroulent sous nos yeux : des esclaves, déçus et frustrés de ne pouvoir aspirer à mieux, retombent sous la « servitude volontaire », pour reprendre l’admirable expression de Monsieur De La Boétie.

Le défi s’avère d’autant moins surmontable que le système d’hégémonie tribale privatise l’Etat et le fige dans une vocation néo-patrimoniale, aux fins de perpétuer l’inégalité, qui est sa vocation, sa sève et son oxygène. Ainsi, recrute—t-il, en son sein, le commandement des milices en armes que sont les forces de sécurité et de défense mais aussi les magistrats, les directeurs de conscience religieuse, les banquiers, les industriels, les marchands de biens et services, les détenteurs de terres arables et les bénéficiaires de licences de pêches. En Mauritanie, le racisme est avant tout une prédation, une entreprise de rapine dont les arguments moraux ne cachent plus l’avidité brutale. Depuis toujours, les maîtres nous subjuguaient par leur religion, c’est-à-dire celle qu’ils ont façonnée sur mesure ; aujourd’hui, certains d’entre eux prétendent nous libérer avec le même outil. Faut-il en rire ou pleurer ?

Les juges, officiers de police judiciaire et membres du gouvernement, sont formés à répéter et régurgiter les prescriptions les plus archaïques de l’école sunnite, de rite malékite : les programmes enseignent, légitiment et sacralisent l’esclavage et lui attribuent de fait le statut de 6ème pilier de la foi. Dans ce que la république islamique de Mauritanie considère comme le corpus inviolable de son noyau, se dresse une inhumanité essentielle : le dogme d’une hiérarchie des corps et des vies. Et gare à d’éventuelles dissidences ! L’article 306 du code pénal, révisé à l’initiative du gouvernement et adopté en avril 2018, élargit la peine de mort, sans aucune faculté d’atténuation : « Chaque musulman, homme ou femme, qui se moque ou outrage Allah ou Son Messager (Mahomet) – Paix et Salut sur Lui – ses anges, ses livres ou l’un de ses Prophètes est passible de la peine de mort, sans être appelé à se repentir. Il encourt la peine capitale même en cas de repentir.

A présent, il suffit, à un magistrat passablement zélé, de décréter que la dénonciation de l’esclavage tient d’une rébellion contre Dieu…Depuis 2014, un jeune bloggeur, Mohamed Cheikh Ould Mkheitir croupit en prison, pour avoir contesté le système de castes selon sa propre version ; ainsi, essuyait-il trois condamnations à mort consécutives. Il ne passe d’année, non plus sans qu’une « bavure » de la police ou de justice privée, n’occasionne le trépas d’un noir, fût-il descendant d’esclave ou natif autochtone du Sud. Selon une jurisprudence établie, l’auteur de l’homicide échappe à la sanction.

Mesdames et messieurs, chers amis dans la promotion de l’universalisme, telle se présente la Mauritanie, alliée de l’Occident démocratique, dans la fameuse lutte contre le terrorisme. Mon pays, où le fanatisme religieux organise la société, l’Etat, le statut personnel et encadre l’esprit du législateur, s’apprête à lancer ses forces, sur les traces des islamistes armées, au-delà de nos frontières. Or, la Mauritanie, membre du G5 Sahel applique le programme juridique des prosélytes du Califat terroriste. Comment peut-on combattre ce que l’on enseigne à ses enfants ?

Sur cette note d’interrogation volontairement embarrassante, je conclus mon laïus d’outre-cachot. La bataille pour la restauration de notre intégrité vous concerne. Nous avons besoin de vous, au nom de l’espèce à laquelle nous appartenons tous, si vulnérable devant le déchainement de la force brute mais magnifique et triomphante quand elle se dresse en travers ! Robert Antelme échoua en prison parce que Français avide de liberté pour son pays mais il apprit, de l’épreuve des camps, combien il était, d’abord, membre de la famille humaine. Mes camarades et moi nous revendiquons de l’héritage noble et en entretenons la mémoire. Sans vouloir être plus long, les IRA qui ont essaimé en Europe, Amérique du Nord et Afrique, à l’image des membres et dirigeants d’IRA-France-Mauritanie, illustre notre modèle rêvé, pour la symbiose universaliste des justes, face à l’interpellation du défi.

Nous comptons sur vous !

Crédit source : Réseaux IRA via Facebook.

Biram Dah Abeid : Prison civile de Nouakchott.

Chers collègues députés, honorables élus du peuple.

Mon salaire n’égale la souffrance du pays.

Qu’ai-je, donc, appris?

Des députés et des responsables administratifs de l’Assemblée Nationale réfléchissent à entreprendre quelque démarche pour convaincre le pouvoir du moment, de bien vouloir surseoir à appliquer, contre moi, la directive de privation de salaire et d’indemnité. Elles et ils s’alarment ainsi de la violation de mes droits d’élu.

Je les remercie certes mais les invite en même temps, à abandonner l’entreprise, à cause de l’urgence et de la priorité au traitement de celle-ci. Des problèmes de fond et d’une tonalité bien plus tragique requièrent, ailleurs, l’expression de la solidarité parmi les législateurs. Je citerai, ici :

La dépréciation de la monnaie nationale

La hausse vertigineuse des prix

La banqueroute de l’école

Le chômage désespérant des jeunes

La faillite généralisée des établissements publics, en particulier du secteur de la santé

Le détournement des ressources monétaires, minières et halieutiques

La banalisation des mœurs néo-patrimoniale dans le rapport des dirigeants à l’Etat

L’impunité de la torture, du racisme, de son passif humanitaire et des discriminations liées à la naissance

Chers collègues

Je cède mon salaire et autres émoluments, au « Président des pauvres », afin qu’il s’en serve pour épaissir, davantage, la fortune de sa famille et de ses proches. Il y a 10 ans déjà, je renonçais à mon revenu de fonctionnaire du Greffe dont la suspension devait me dissuader de poursuivre la lutte pour l’égalité.

Huit ans après cette mesure d’un présupposé ô combien naïf, Le chef de l’Etat Ould Abdel Aziz pourrait tenter de comprendre que l’argent n’est pas tout, ni même l’essentiel. Je sais combien l’idée lui paraîtrait improbable tant elle déroge à sa socialisation. Chez certaines humanités en dégénérescence, l’appât du lucre finit par embrumer la raison. Plus le sevrage est ancien moins vite se désaltère l’assoiffé.

Chers collègues, honorables députés

Si vous parvenez à relativiser l’intérêt pathologique que Ould Abdel Aziz porte à l’accumulation des biens ici-bas, vous auriez rempli l’essentiel de la mission à vous confiée dans les urnes : modérer le Prince, le guider dans les tourments de l’orgueil, enfin le rappeler à la vergogne quand il menace de n’en plus avoir.

Le 14 novembre 2018.

Crédit source : Réseaux IRA

Nous avons décidé de retirer notre prix le plus prestigieux à l’ancienne Prix Nobel de la Paix Aung San Suu Kyi.

Partagez la lettre ouverte que nous lui adressons !

Chère Aung San Suu Kyi,

Il y a neuf ans, Amnesty International vous a décerné sa plus prestigieuse distinction, le prix Ambassadeur de la conscience. Lorsque nous vous avons remis cette récompense, vous étiez « un symbole d’espoir, de courage et de défense inépuisable des droits humains, non seulement pour le peuple du Myanmar, mais aussi pour les citoyens du monde entier ».

En tant qu’Ambassadrice de la conscience d’Amnesty International, nous espérions que vous continueriez d’user de votre autorité morale pour dénoncer l’injustice où qu’elle se manifeste, et pour le moins au Myanmar.

Au lieu de cela, nous sommes à la fois inquiets et déçus par votre trahison manifeste et persistante des valeurs fondamentales que vous avez défendues pendant des décennies. Vous avez choisi d’ignorer et d’excuser la violente répression et les crimes contre l’humanité commis par l’armée contre les Rohingyas et les minorités dans l’État kachin et le nord de l’État chan, et votre bureau s’est employé à soustraire l’armée à un examen international et à l’obligation de rendre des comptes. En outre, nous sommes consternés par les discours de haine qu’a tenus votre gouvernement à l’égard des minorités, encourageant au lieu de freiner la discrimination et l’hostilité. En tant qu’organisation ayant œuvré sans relâche à votre libération – et à la libération de tous les prisonniers d’opinion au Myanmar – nous déplorons vivement que votre gouvernement n’ait pas abrogé ou modifié les lois répressives, mais s’en soit servi pour restreindre la liberté d’expression et arrêter et emprisonner des défenseurs des droits humains, des journalistes et des militants pacifiques.

Aujourd’hui, nous sommes profondément déçus que vous ne soyez plus un symbole d’espoir, de courage et de défense inépuisable des droits humains. Incapables de justifier le maintien de votre statut de lauréate du prix d’Ambassadrice de la conscience, c’est avec une grande tristesse que nous vous le retirons par la présente. Nous l’annoncerons publiquement dans deux jours, le 13 novembre.

Nous restons inébranlables dans notre engagement à garantir que tous les citoyens au Myanmar puissent exercer leurs droits librement, dans la dignité et en toute égalité.

Veuillez agréer l’expression de ma haute considération,

Kumi Naidoo
Secrétaire Général d’Amnesty International

Source crédit : Post Facebook Amnesty international France

Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste en Mauritanie (Ira-M)

Note d’information.

Le jeudi 8 novembre 2018, au siège du parlement canadien à Ottawa, la présidente de la section IRA-Canada madame Kadiata Ba à rencontré le premier ministre Canadien Justin Trudeau. Cette rencontre à eu lieu à la marge d’une cérémonie de la formation politique du premier ministre, le parti du libéral canadien. Ce geste de chef du gouvernement canadien intervient quelques jours après le lancement par le bloc parlementaire libéral de Montréal dirigé par le député Mario Beauieu, ami de Biram Dah Abeid d’une initiative de soutien au président des réseaux IRA, séquestré en prison depuis plusieurs mois et pour la quatrième fois en sept ans par le régime de Mohamed ould Abdelaziz.
Le premier ministre canadien à exprimé l’attachement de son gouvernement à l’État de droit et les droits humains et surtout à la fin de l’esclavage en Mauritanie ; le contact est maintenu avec madame Ba et son équipe jusqu’à ma libération de Biram Dah Abeid et pour l’éradication de l’esclavage et l’oppression de personnes d’ascendance africaine en Mauritanie.

A noter que le 12 avril 2017 le président Biram Dah Abeid s’est exprimé au sein du parlement canadien à Ottawa sur la situation des droits humains en Mauritanie. Par ailleurs l’avocat canadien, là député et ancien ministre de la justice dans son pays, Irwin Cotler est parmi le groupe d’avocats internationaux qui se sont constitués pour le président d’IRA; maître qui a déjà signé et publié un communiqué véhément contre les autorités mauritaniennes dès les premiers jours de l’arrestation de Biram Dah Abeid, fut aussi l’avocat défenseur de Nelson Mandela et du dissident soviétique Natan Sharansky.

Nouakchott, le 10 novembre 2018.
La Commission de la Communication.

Source crédit : Réseaux IRA

APPEL À MANIFESTER Dimanche 25 Novembre 2018 à PARIS

Dans un cadre concerté avec certaines organisations Mauritaniennes, le Comité Inal a le plaisir et l’honneur de vous convier à la grande marche commémorative des abominations du 28 novembre 1990 (notamment, torture et pendaison de 28 militaires noirs pour célébrer l’indépendance de la Mauritanie du 28 Novembre 1960) qu’elle organise
le 25 Novembre 2018 à partir de 14heures à la
place Trocadéro.

Cette date du 25 Novembre coïncidera avec la fête anniversaire de l’armée Mauritanienne, au sein de laquelle, ces atrocités innommables ont été diaboliquement perpétrées en 1990.

Le devoir de mémoire et l’exigence de la justice ne nous laissent pas le choix.
Nous n’avons pas le droit de banaliser, encore moins d’oublier l’enfer qu’ont enduré ces jeunes soldats, sous officiers et officiers, trompés, bâillonnés, humiliés et sauvagement torturés, avant d’être écartelés, brûlés ou enterrés vifs par leurs frères d’armes. Pourquoi ? Parce qu’ils sont noirs, braves et justes.
Tous ensemble, nous exigeons que les autorités sortent de ce silence assourdissant en osant et ayant le courage de dire la vérité et le droit (identification des tombes de la honte et des restes macabres, interpellation des bourreaux ainsi que leur traduction devant les juridictions compétentes, réparations…).
Nous persévérons et persisterons tant que justice et réparations ne soient. N’est-ce pas l’unique alternative pour que ces nobles âmes fauchées sous le prisme de l’arrogance et de l’ignorance reposent enfin en paix et que les ayants droit fassent enfin leur deuil tant rêvé.
Le cortège partira de la place Trocadéro à partir de 14h30 pour finir devant l’ambassade de Mauritanie à 18 heures.

Prière à tous de venir à l’heure.
Pour la grandeur de notre patrie venez nombreux !

Paris le 5 Novembre 2018

Le Comité INAL

Répondez à mère Houleye Sall ! Par Biram Dah Abeid

Chers élus, honorables collègues

Je viens de lire un message de notre compatriote octogénaire, Houleye Sall, elle interpelle nos qualités de dépositaires de la représentation du peuple, dotés du pouvoir de législation, dans la république islamique de Mauritanie.

Houleye Sall, dirige le Collectif des veuves, suite aux disparitions forcées de conjoints et parents masculins, de 1986 à 1991.
A l’époque, le pouvoir du Colonel Maawiya Sid’Ahmed Taya, chef de la junte, orchestre une tentative de génocide, contre les populations afromauritaniennes, par la spoliation des terres et du bétail, l’emprisonnement et la torture de cadres, élèves et étudiants, la déportation massive, les exécutions judiciaires et extrajudiciaires d’intellectuels, militaires et l’épuration de l’appareil d’Etat, sur la base exclusive de l’ethnicité.

Houleye Sall perdait alors son unique enfant, jeune officier ; comme des centaines d’autres mères de famille, elle poursuit, depuis, une laborieuse entreprise de mémoire et de réparation, en vain, hélas.

La loi numéro 93-23 du 14 juin 1993, en son article premier, énonce :

Article premier : « Amnistie pleine et entière est accordée :

– Aux membres des forces armées et de sécurité auteurs des infractions commises entre le 1er janvier 1989 et le 18 avril 1992 et relatives aux événements qui se sont déroulés au sein de ces forces et ayant engendré des actions armées et des actes de violences ;
– Aux citoyens mauritaniens auteurs des infractions suite aux actions armées et actes de violences et d’intimidations entrepris durant la même période.

Art 2 : Toute plainte, tout procès verbal ou document d’enquête relatifs à cette période et concernant une personne ayant bénéficié de cette amnistie, seront classés sans suite.

Depuis trente années ces braves femmes mènent, souvent seules, dans l’indifférence ou l’hostilité d’une partie de l’opinion, un combat qu’aucun juste ne renierait : elles entendent rétablir la vérité, la faire savoir et réhabiliter la mémoire de leurs défunts. Un tel effort consiste à publier le projet politique, les causes et conditions des assassinats, la chaine de commandement, l’exécution et l’occultation. Chaque aspect comporte, liées et solidaires, une perception de la responsabilité, l’évidence d’une sanction et la pédagogie du souvenir, pour que la communauté de destin recouvre à nouveau, du sens. Tous les enjeux de la question renvoient à l’Etat mauritanien.

Aujourd’hui, le pays se targue d’avoir tourné la page des pouvoirs d’exception, Ould Taya poursuit un exil doré au Qatar mais l’immunité criminelle de 1993 demeure en vigueur, inscrite sur notre table des lois. Au nom de quelle rationalité, de quelle humanité pervertie faut-il la maintenir ?

Voilà les interrogations simples auxquelles l’apostrophe de Houleye Sall renvoie les députés et la Mauritanie entière ; si son peuple, réputé musulman, aspire toujours à l’unité dans la dignité, un examen de conscience l’appelle.

Aussi, ai-je pris l’initiative de vous écrire, afin de relayer, toujours et encore, cette voix de sanglots taris, dont nous nous efforçons d’étouffer l’injonction morale.

Allons, un peu de courage, enfin, osons abroger l’ignominie de 1993, cessons de couvrir la tuerie en flagrance, sans quoi nous ne vaudrions nos suffrages et deviendrions, ensemble, de vulgaires justiciables devant la Cour d’Assises du siècle !

Prison civile de Nouakchott, le 6 novembre 2018.

Source crédit : Réseaux IRA