Initiative de Résurgence du mouvement Abolitionniste en Mauritanie (Ira-M)

Note d’information.

Le jeudi 8 novembre 2018, au siège du parlement canadien à Ottawa, la présidente de la section IRA-Canada madame Kadiata Ba à rencontré le premier ministre Canadien Justin Trudeau. Cette rencontre à eu lieu à la marge d’une cérémonie de la formation politique du premier ministre, le parti du libéral canadien. Ce geste de chef du gouvernement canadien intervient quelques jours après le lancement par le bloc parlementaire libéral de Montréal dirigé par le député Mario Beauieu, ami de Biram Dah Abeid d’une initiative de soutien au président des réseaux IRA, séquestré en prison depuis plusieurs mois et pour la quatrième fois en sept ans par le régime de Mohamed ould Abdelaziz.
Le premier ministre canadien à exprimé l’attachement de son gouvernement à l’État de droit et les droits humains et surtout à la fin de l’esclavage en Mauritanie ; le contact est maintenu avec madame Ba et son équipe jusqu’à ma libération de Biram Dah Abeid et pour l’éradication de l’esclavage et l’oppression de personnes d’ascendance africaine en Mauritanie.

A noter que le 12 avril 2017 le président Biram Dah Abeid s’est exprimé au sein du parlement canadien à Ottawa sur la situation des droits humains en Mauritanie. Par ailleurs l’avocat canadien, là député et ancien ministre de la justice dans son pays, Irwin Cotler est parmi le groupe d’avocats internationaux qui se sont constitués pour le président d’IRA; maître qui a déjà signé et publié un communiqué véhément contre les autorités mauritaniennes dès les premiers jours de l’arrestation de Biram Dah Abeid, fut aussi l’avocat défenseur de Nelson Mandela et du dissident soviétique Natan Sharansky.

Nouakchott, le 10 novembre 2018.
La Commission de la Communication.

Source crédit : Réseaux IRA

APPEL À MANIFESTER Dimanche 25 Novembre 2018 à PARIS

Dans un cadre concerté avec certaines organisations Mauritaniennes, le Comité Inal a le plaisir et l’honneur de vous convier à la grande marche commémorative des abominations du 28 novembre 1990 (notamment, torture et pendaison de 28 militaires noirs pour célébrer l’indépendance de la Mauritanie du 28 Novembre 1960) qu’elle organise
le 25 Novembre 2018 à partir de 14heures à la
place Trocadéro.

Cette date du 25 Novembre coïncidera avec la fête anniversaire de l’armée Mauritanienne, au sein de laquelle, ces atrocités innommables ont été diaboliquement perpétrées en 1990.

Le devoir de mémoire et l’exigence de la justice ne nous laissent pas le choix.
Nous n’avons pas le droit de banaliser, encore moins d’oublier l’enfer qu’ont enduré ces jeunes soldats, sous officiers et officiers, trompés, bâillonnés, humiliés et sauvagement torturés, avant d’être écartelés, brûlés ou enterrés vifs par leurs frères d’armes. Pourquoi ? Parce qu’ils sont noirs, braves et justes.
Tous ensemble, nous exigeons que les autorités sortent de ce silence assourdissant en osant et ayant le courage de dire la vérité et le droit (identification des tombes de la honte et des restes macabres, interpellation des bourreaux ainsi que leur traduction devant les juridictions compétentes, réparations…).
Nous persévérons et persisterons tant que justice et réparations ne soient. N’est-ce pas l’unique alternative pour que ces nobles âmes fauchées sous le prisme de l’arrogance et de l’ignorance reposent enfin en paix et que les ayants droit fassent enfin leur deuil tant rêvé.
Le cortège partira de la place Trocadéro à partir de 14h30 pour finir devant l’ambassade de Mauritanie à 18 heures.

Prière à tous de venir à l’heure.
Pour la grandeur de notre patrie venez nombreux !

Paris le 5 Novembre 2018

Le Comité INAL

Répondez à mère Houleye Sall ! Par Biram Dah Abeid

Chers élus, honorables collègues

Je viens de lire un message de notre compatriote octogénaire, Houleye Sall, elle interpelle nos qualités de dépositaires de la représentation du peuple, dotés du pouvoir de législation, dans la république islamique de Mauritanie.

Houleye Sall, dirige le Collectif des veuves, suite aux disparitions forcées de conjoints et parents masculins, de 1986 à 1991.
A l’époque, le pouvoir du Colonel Maawiya Sid’Ahmed Taya, chef de la junte, orchestre une tentative de génocide, contre les populations afromauritaniennes, par la spoliation des terres et du bétail, l’emprisonnement et la torture de cadres, élèves et étudiants, la déportation massive, les exécutions judiciaires et extrajudiciaires d’intellectuels, militaires et l’épuration de l’appareil d’Etat, sur la base exclusive de l’ethnicité.

Houleye Sall perdait alors son unique enfant, jeune officier ; comme des centaines d’autres mères de famille, elle poursuit, depuis, une laborieuse entreprise de mémoire et de réparation, en vain, hélas.

La loi numéro 93-23 du 14 juin 1993, en son article premier, énonce :

Article premier : « Amnistie pleine et entière est accordée :

– Aux membres des forces armées et de sécurité auteurs des infractions commises entre le 1er janvier 1989 et le 18 avril 1992 et relatives aux événements qui se sont déroulés au sein de ces forces et ayant engendré des actions armées et des actes de violences ;
– Aux citoyens mauritaniens auteurs des infractions suite aux actions armées et actes de violences et d’intimidations entrepris durant la même période.

Art 2 : Toute plainte, tout procès verbal ou document d’enquête relatifs à cette période et concernant une personne ayant bénéficié de cette amnistie, seront classés sans suite.

Depuis trente années ces braves femmes mènent, souvent seules, dans l’indifférence ou l’hostilité d’une partie de l’opinion, un combat qu’aucun juste ne renierait : elles entendent rétablir la vérité, la faire savoir et réhabiliter la mémoire de leurs défunts. Un tel effort consiste à publier le projet politique, les causes et conditions des assassinats, la chaine de commandement, l’exécution et l’occultation. Chaque aspect comporte, liées et solidaires, une perception de la responsabilité, l’évidence d’une sanction et la pédagogie du souvenir, pour que la communauté de destin recouvre à nouveau, du sens. Tous les enjeux de la question renvoient à l’Etat mauritanien.

Aujourd’hui, le pays se targue d’avoir tourné la page des pouvoirs d’exception, Ould Taya poursuit un exil doré au Qatar mais l’immunité criminelle de 1993 demeure en vigueur, inscrite sur notre table des lois. Au nom de quelle rationalité, de quelle humanité pervertie faut-il la maintenir ?

Voilà les interrogations simples auxquelles l’apostrophe de Houleye Sall renvoie les députés et la Mauritanie entière ; si son peuple, réputé musulman, aspire toujours à l’unité dans la dignité, un examen de conscience l’appelle.

Aussi, ai-je pris l’initiative de vous écrire, afin de relayer, toujours et encore, cette voix de sanglots taris, dont nous nous efforçons d’étouffer l’injonction morale.

Allons, un peu de courage, enfin, osons abroger l’ignominie de 1993, cessons de couvrir la tuerie en flagrance, sans quoi nous ne vaudrions nos suffrages et deviendrions, ensemble, de vulgaires justiciables devant la Cour d’Assises du siècle !

Prison civile de Nouakchott, le 6 novembre 2018.

Source crédit : Réseaux IRA

Droits humains : Retour sur la manifestation contre les agressions féodalo-esclavagistes en milieux soninkés en Afrique de l’Ouest.

Ce samedi 3 novembre 2018 à Paris , le Rassemblement malien pour la Fraternité et la Progrès (RMFP) et ses partenaires du mouvement GANBANAAXU FEDDE* , sont sortis en masse pour dénoncer les agissements injustes d’une violence inouïe perpétrés ces derniers temps par des extrémistes féodaux sur des paisibles citoyens en milieux soninkés. Le régime féodalo-esclavagiste en vigueur chez les soninkés à travers une certaine stratification sociétale, défie ouvertement les dispositions légales de nos états modernes. Chez les soninkés, un ordre coutumier discriminatoire et ségrégationniste tenu par les féodaux, s’oppose vigoureusement et violemment à l’éveil d’émancipation des descendants d’anciens esclaves au sein de la communauté. Des personnes voulant vivre en citoyens accomplis selon les dispositions de la constitution étatique, sont harcelées, agressées et chassées par d’extrémistes féodaux qui les considèrent comme leurs esclaves statutaires qui veulent se rebeller. Ainsi la manifestation du jour, fait partie d’un énième coup d’alerte aux autorités publiques dans nos pays d’origine sur cette problématique qui prend de l’ampleur dans les milieux soninkés.

Certains faits gravissimes (Agressions, Expropriations frontières, Saccages et violations de domiciles, mise en quarantaine sociale et autres) constatés ces derniers mois, toujours pas sérieusement pris en compte par les pouvoirs publics, laissent supposer une certaine connivence de lobbying tacite malsain entre certains éléments féodaux et les tenants de la force publique du moins au niveau local.

Les organisations associatives qui défendent la cause des personnes sous la menace de ces agressions morales et physiques, se réservent le droit de porter cette affaire aux institutions continentales et internationales à terme.

Aujourd’hui, toutes consciences progressistes dignes dans le monde Afro-africain doivent être mobilisées contre ces tares obsolètes et rétrogrades qui salissent la Condition Humaine et en particulier la Condition Noire parmi les Nations.

*Mouvement citoyen pacifique pour l’émancipation des descendants d’anciens esclaves en milieux soninkés.

Récit par KS pour le BLOG

Communiqué de presse : Des écoliers primés par “LES PRIX EXCELLENCE GANBANAAXU” à Selibaby.

Ce vendredi 26 octobre 2018 au sein du lycée 1 de Selibaby, s’est tenue la cérémonie annuelle de remises des prix décernés par la DREN (Direction Régionale de l’Education Nationale) Guidimagha en présence des autorités régionales . Cette année en collaboration avec les instances régionales de l’Education Nationale, notre mouvement GANBANAAXU FEDDE s’activant dans la société civile ayant trait à la défense des droits humains, a contribué avec 4 prix décernés . Le volet ÉDUCATION fait partie des plans d’action de nos associations, l’initiative de cette année auprès des services régionaux de l’Éducation revêt une importance capitale pour nos prochains projets dans ce domaine. Ainsi nos chaleureux remerciements vont à Mr le Dren DAH OULD DIDIYÉ et à toute son équipe, pour leur disponibilité. Les 4 élèves lauréats récipiendaires des prix EXCELLENCE GANBANAAXU sont : pour le Collège 2 Selibaby, Daouda Adama AW et El hadi Ali Sghair et pour le Collège 3 Selibaby, Inimech Ely et Béchir Diby Sow.

La mise en place de cette action de participation citoyenne, a été dirigée et suivie par notre doyen CHEIKHNA COULIBALY. Cet instituteur à la retraite, père du rappeur engagé Papa Hamady Coulibaly alias Yimbi Kuma, a été assisté par quelques jeunes dynamiques. Ces derniers sont Oumar Doumbia, Soulé Diarra et Souleymane Coulibaly. Nous sommes reconnaissants à leur dévouement gracieux et le saluons honorablement en toute fraternité.

Selibaby 26 octobre 2018

Pour la communication GANBANAAXU FEDDE

Alerte flash : Incidents survenus à Modibougou dans la nuit du 29 – 30 octobre 2018.

À Modibougou soninké , village mauritanien (Région d’Aioun al-trouss) frontalier du Mali, des éléments maliens issus de la composante féodalo-esclavagiste Diawara de Kingui, ont franchi la frontière pour provoquer des affrontements entre leurs suppôts locaux et les paisibles citoyens (communauté locale GANBANAAXU). Ces derniers qui refusent l’humiliation de l’ordre féodalo-esclavagiste soninké, avaient subi d’innombrables agressions ces derniers mois. Les incidents survenus hier soir, constituent un nouveau palier dans le sentiment d’impunité et de tte puissance des milieux féodaux soninkés qui décidément ignorent les administrations publiques dans leurs contrées en voulant imposer leur mode de vie particulièrement discriminatoire et ségrégationniste à des paisibles citoyens dans cette zone transfrontalière.

Les autorités mauritaniennes et maliennes doivent prendre sérieusement les dispositions sécuritaires qui s’imposent urgemment. Le régime féodalo-esclavagiste soninké est devenu de plus en plus agressif et violent.

Soyons TÉMOINS de cette impunité criante qui pourrait basculer avec des morts d’hommes si rien n’est fait.

Pour la communication GANBANAAXU FEDDE

Alerte info : Des militants abolitionnistes d’IRA réprimés à Nouakchott.

Ce lundi 29 octobre 2018, une manifestation pacifique des militants et sympathisants d’IRA-MAURITANIE, a été violemment réprimée par les forces de l’ordre à Nouakchott. Sortis pour demander la libération du leader abolitionniste Biram Dah Abeid emprisonné depuis le 7 Août 2018, plusieurs manifestants ont été tabassés et certains seraient arrêtés selon diverses sources restant à confirmer. Pour rappel, Mr Biram Dah Abeid a été député lors des élections législatives du 1 et 15 septembre dernier. Son incarcération a été suite d’un dossier judiciaire aux contours obscurs selon plusieurs observateurs avisés du terrain. Ses soutiens irréductibles s’activent depuis à travers des manifestations pacifiques ponctuelles et ils subissent une répression féroce de la part des autorités à chaque fois.

K.S

Événement à Bordeaux : Une conférence de soutien au leader abolitionniste et député Biram Dah Abeid emprisonné en Mauritanie.

La conférence organisée, à Bordeaux, par l’association MÉMOIRES ET PARTAGE dirigée par Karfa DIALLO, à l’initiative de Mohamed LAM, un juriste essayiste, s’est déroulé ce samedi 27 octobre 2018 dans les locaux du CLUB DE PRESSE DE BORDEAUX.

Devant l’aberration de l’emprisonnement de BIRAM DAH ABEID depuis 80 jours, ces épris de justice ont convié Moulaye HACÈNE, du mouvement MAURITANIE LAÏQUE, Laura SPINOLA, membre d’IRA FRANCE MAURITANIE et Conseillère internationale du leader Biram Dah ABEID, et Elhadj FALL, membre éminent du staff du président Biram Dah Abeid en France.

Il s’agissait de décrire la situation actuelle de la Mauritanie à la lumière de l’arrestation du leader abolitionniste détenu en prison depuis le 7 août 2018 ; son élection comme député à l’Assemblée Nationale Mauritanienne depuis les élections du 1er et 15 septembre 2018.
Également, explorer les enjeux sous l’angle juridique, laïque, politique et constitutionnel, les tenants et aboutissants, de cette privation de liberté, inacceptable et unanimement rejetée par les deux communautés, mauritanienne et internationale.
Après avoir remercié les participants, le public, le club de presse de Bordeaux, et introduit le sujet, Kerfa DIALLO a invité Laura SPINOLA à expliquer le contexte de l’incarcération du prix des Nations-Unies pour la cause des droits de l’homme en 2013.
L’humaniste française d’origine Cap-verdienne, conseillère de Biram Dah Abeid, a rappelé les raisons qui l’ont poussé à accompagner le leader abolitionniste universaliste. Mademoiselle Laura Spinola a souligné les qualités d’inspirateur de Biram comme lui a témoigné le Times, Magazine américain qui l’a distingué en 2017, elle a cité son exceptionnel courage comme l’a qualifié comme le président Irlandais Michael Higgins qui lui a remis le prix de Frontline Defenders en 2013. Laura a aussi souligné la simplicité et l’empathie du fondateur d’IRA-Mauritanie et concepteur de ses réseaux de par le monde. Elle a également souligné que cette constance de dénonciation d’IRA a fini par rétrograder la Commission Nationale des Droits de l’Homme de Mauritanie (CNDH), de la catégorie A réservée aux institutions indépendantes et conformes aux Principes de Paris, à la catégorie B propres aux institutions inféodées au pouvoir politique et réfractaires aux Principes de Paris.

Moulaye HACÈNE a relayer Laura Spinola à la tribune et a déclaré de chef le lien ombelical entre l’esclavage physique et l’oppression morale et spirituelle. Pour l’activiste du mouvement  » Pour Une Mauritanie Laïque », ces forfaits représentants des crimes de droits humains, ont pour terreaux, l’assimilation, dans des États comme la Mauritanie, ainsi que la confusion entre le temporel et le.religieux, donc l’amalgame que perpétue la classe dirigeante en Mauritanie, entre le pouvoir politique et la mosquée, la science politique et la science religieuse. D’où l’appel de Hacene à la séparation des deux pouvoirs afin de permettre l’exercice plein du pouvoir politique, et du dogme, en toute indépendance, chacun dans sa sphère.
Et Moulaye Hacene de rappeler que cet aspect d’obscurantisme et de contradiction avait conduit la condamnation à mort de Biram en 2012 lorsqu’il a brûlé les livres qui codifient la traite de l’esclavage et a abouti au feuilleton de Mohamed Cheikh Ould M’KHEITIR, condamné à mort pour apostasie, sa peine ayant été cassé et ramené à deux ans de prison, il a été libéré par la justice mais juste après, kidnappé et séquestré jusqu’à nos jours par un État écartelé, ayant un pas dans le moyen âge et un autre dans le monde moderne.

L’initiateur de la conférence, Mohamed LAM, a illustré ses propos sur le plan juridique, notant que la première phrase de la constitution Mauritanienne est contradictoire en ce sens qu’elle associe le droit positif Français à la charria islamique. Dès lors, l’inspiration est faussée; pour monsieur Lam, ceci mène à des inadéquations. Il rappela que toutes les contradictions dans lesquelles le régime mauritanien s’enlise, comme l’interdiction de l’esclavage en 1981, renouvelée de manière récurrente en 2007 puis 2015, sans toutefois pouvoir condamner les criminels esclavagistes; deux personnes le furent et aussitôt libérées, et leurs condamnations étant dérisoires et bien en deçà des peines prévues par la loi. Parallèlement à cette impunité, abolitionnistes sont arrêtés, torturés et persécutés tel Biram Dah ABEID.

Mohamed Lam note le déni du président de la Mauritanie qui préfère parler de séquelles et non de l’esclavage ou le fait de ne pas régler le passif humanitaire.
Par ces éléments, il conclut que le système judiciaire mauritanien est en régression totale et connait ses pires moments avec l’instrumentalisation qu’en fait l’actuel chef de l’État contre les opposants et défenseurs des droits humains. Les voisins de la Mauritanie ont opté pour le silence complice sur l’esclavage et les discriminations contre les personnes d’ascendance africaine, et s’adonnent à une indignation sélective sur le sort des migrants-esclaves en Libye, à déclaré madame Mariem DIOP membre de SOS-Esclaves de la Gironde.

Elhadj FALL, membre du staff de Biram Dah ABEID en France, a apporté son éclairage sur le contexte dans lequel son leader a été arrêté et incarcéré injustement; rappelant le contexte politique d’avant les élections législatives, municipales et régionales l’échéance des élections présidentielles de 2019.
Dénonçant le traitement très partisant, zélé et non sans abus, de la plainte contre Biram Dah ABEID par un journaleux, insulteur public de IRA et son président et roulant à la solde de la police politique du régime de terreur de Mohamed ould Abdelaziz.
Elhaj Fall a rappelé que l’un des premiers objectifs qui consistait à vouloir empêcher Biram Dah Abeid à accéder au parlement n’a pas réussi car il a été élu au premier tour.

Il est revenu sur l’historique du mouvement à travers les différentes critiques qu’on lui a porté jusqu’au dernier événement concernant l’alliance avec le parti Sawab qui a déclenché la pression supplémentaire sur Biram et son mouvement

Devant l’auditoire averti et très au fait de la situation de la Mauritanie, les questions et contributions d’Ousmane, Sidi Mohamed, Cheybani, Camara, Sow et les autres ont été particulièrement riches.
Que ce soit sur le passif humanitaire, l’éducation nationale, la probité de Biram, l’éclairage sur le mouvement laïque, les objectifs politiques, l’état de santé de Biram et sa situation juridique, les questions n’ont pas manquées et les argumentaires étaient constructifs.

Bordeaux, le 27 octobre 2018.

Source crédit : Réseaux IRA

Collectif des Associations de Lutte contre l’Esclavage et ses Séquelles en milieu Soninké en Mauritanie (CALESM)

COMMUNIQUE DE PRESSE

« Ce 10 octobre 2018, dans la localité de Bafrara, village soninké du Mali, des agressions physiques d’une violence inouïe ont perpétrées par une foule de féodaux déchaînés contre quelques membres de la communauté GANBANAAXU » (cf. Communiqué de presse du forum GANBANAXU, un mouvement pacifique d’émancipation des descendants d’anciens esclaves en milieux soninkés).

Les victimes sont considérées comme des esclaves par leurs agresseurs, donc leurs soi-disant maitres. C’est dire, comme en Mauritanie, au Mali aussi et dans le milieu soninké, l’esclavage continue d’être une pratique admise et banalisée et toute personne opposée à cette ignoble pratique est bâillonnée voire exclue de la communauté ; elle peut perdre ses terres qui sont propriétaires du maitre et même sa dignité d’homme, comme le cas de Bafrara.

Les victimes, blessées, ont été admises à l’hôpital de Kayes. Il s’agit de :

ISSA DIARRA (ligoté et tabassé avec une côte cassée)
– MAMADOU DIARRA
– SIDI CISSOKHO
– HAMADY DIARRA
– BAKERY COULIBALY

Le Collectif des Associations de Lutte contre l’Esclavage et ses Séquelles en milieu Soninké en Mauritanie (CALESM) tient à exprimer sa grande indignation face à cette répression brutale contre des paisibles citoyens de la localité de Bafara, une localité située dans la région de Kayes (Mali).

Devant cette situation, le CALESM :

– Dénonce le traitement infligé à ces militants abolitionnistes

– Condamne sans réserve cette répression aveugle des citoyens maliens

– Demande au gouvernement malien d’œuvrer pour assurer l’indépendance effective de la Justice afin que les auteurs répondent de leurs actes

– Apporte son soutien total aux victimes de cette barbarie inouïe d’un autre âge

– Exige l’application rigoureuse de la loi contre ces individus qui, par leurs agissements indignes du genre humain, ont terni l’image du Mali

– Appelle au calme et à la responsabilité.

Nouakchott, le 18/10/2018

Commission Communication

Communiqué de presse : Des extrémistes féodaux agressent sauvagement des paisibles citoyens dans des localités soninkés au Mali.


Ce 10 octobre 2018, dans la localité de Bafrara, village soninké du Mali, des agressions physiques d’une violence inouïe sont perpétrées par une foule féodale déchaînée contre quelques membres de la communauté GANBANAAXU*. Depuis plusieurs mois, les autorités maliennes en milieux soninkés, tergiversent par d’approches ambiguës vis à vis du régime féodalo-esclavagiste soninké devenu de plus en plus agressif. À Bafrara, certains citoyens qui portent l’éveil antiesclavagiste, ont vu leurs jeunes plants détruits dans un champ par des extrémistes féodaux du village. Après ces actes inhumains et sauvages dans une communauté ethnique partageant la même religion, les victimes ont été attaquées et humiliées (Attachées comme du bétail) publiquement dans le village. Blessés et atteints profondément, ils sont aux soins toujours ces dernières heures. L’affaire est portée aux autorités compétentes qui disent suivre les investigations. Dans une bagarre provoquée en parallèle par de jeunes féodaux , un jeune garçon membre de la communauté GANBANAAXU a reçu un couteau et est également aux soins à Kayes.

Dans la nuit du 11 octobre 2018, à Kainéra, autre village malien , d’autres membres GANBANAAXU sont attaqués également par certains extrémistes féodaux.

Nous condamnons fermement ces agissements sauvages et graves. Nous interpellons les autorités publiques du Mali sur la gravité de cette situation qui prévaut dans certaines contrées soninkés.

Fidèles à notre principe de pacifisme cultivé fièrement, nous réitérons l’appel à nos membres et sympathisants pour tenir à ce principe cardinal. L’ambition digne de notre engagement vaut plus que les manoeuvres haineuses et agressives de nos détracteurs dépassés et défaits MORALEMENT.

TOUS ÉGAUX EN DIGNITÉ ET EN DROITS.

*Mouvement pacifique d’émancipation des descendants d’anciens esclaves en milieux soninkés.

Pour la communication GANBANAAXU.

13 octobre 2018