■Communiqué de presse : GANBANAAXU, C’EST SURTOUT L’ÉVEIL HUMANISTE ET CITOYEN QU’ON NE PEUT SALIR.

L’engagement pacifique pour l’émancipation des descendants d’anciens esclaves en milieux soninkés, connu sous le vocable de GANBANAAXU FEDDE, s’inscrit profondément dans les dispositions légales prévues par les textes constitutionnels de nos pays d’origine et de résidence (Mali, Mauritanie, Sénégal, Gambie, Guinée et les pays accueillant les diasporas soninkés). Aujourd’hui l’esclavagisme statutaire ancré dans les coutumes soninkés est l’une de conséquences fâcheuses des pratiques féodalo-esclavagistes qui sévissaient au coeur de la stratification sociale en milieux soninkés. Ainsi, ce mouvement d’éveil GANBANAAXU à vocation humaniste et citoyenne, est porteur de demandes de réformes sociétales au sein du régime coutumier soninké foncièrement ségrégationniste et discriminatoire, pour consacrer L’ÉGALITÉ EN DROITS ET EN DIGNITÉ pour tous les membres du groupe sociolinguistique.

Notre discours de sensibilisation et de conscientisation est en phase avec les grands idéaux ayant trait au respect des HUMAINS DROITS d’une manière universelle. Un certain droit coutumier soninké porté par des nostalgiques féodalo-esclavagistes, s’active pour restreindre les DROITS LÉGITIMES reconnus aux citoyens par les constitutions étatiques. C’est dans cette optique que nous constatons ici et là, des manoeuvres nébuleuses et mensongères de groupuscules d’extrémistes féodaux réactionnaires pour se faire passer comme victimes auprès de hautes autorités étatiques. Entre réunions secrètes, accusations fallacieuses et les rencontres publiques de manipulations, ces détracteurs obsédés par la CAUSE HUMANISTE ET CITOYENNE GANBANAAXU, ne lésinent sur aucun moyen.

De ce fait, fidèles à nos principes fondamentaux proclamés et diffusés partout, nous tenons à RAPPELER encore une fois que NOUS ASPIRONS À VIVRE NOTRE CITOYENNETÉ PLEINE ET ENTIÈRE sans les velléités dominatrices d’un joug coutumier intracommunautaire.

✅ En CITOYENS accomplis, nous sommes libres de se défaire d’un système sociétal capricieux et discriminatoire qui entretient un esclavagisme statutaire sur nos membres.

✅ En Hommes Dignes, nous avons la légitimité inaliénable de nous organiser au sein d’une entité sociétale respectueuse et égalitaire où le Droit d’aînesse et les Compétences sont reconnus sans aucune discrimination d’ordre patronymique ou social.

✅ En Patriotes Conscients, nous appelons au respect strict des institutions publiques à tous les niveaux (Mairies, Arrondissements, Départements, Régions et l’Etat central). Nous réclamons un traitement équitable et impartial de ces dernières à notre endroit.

✅ En CITOYENS avertis, nous réitérons notre APPEL pour l’application rigoureuse des lois nationales dans tous les domaines notamment concernant le foncier dans nos contrées villageoises. Au sein desquelles les milieux féodalo-esclavagistes se servent ILLÉGALEMENT par d’innombrables chantages et intimidations malsains pour maintenir leurs privilèges sociaux (matériels et immatériels) au détriment de citoyens considérés comme des esclaves.
Par exemple pour le cas de la Mauritanie, sur le foncier LA LOI EST CLAIRE : ■L’article premier de l’ordonnance 83-127 du 05 juin 1983 portant réorganisation foncière et domaniale stipule que : « La terre appartient à la nation et tout Mauritanien, sans discrimination d’aucune sorte, peut, en se conformant à la loi, en devenir propriétaire, pour partie » et l’article 3 du même ordonnance dispose que : « Le système de la tenure tradionnelle du sol est aboli »

Aujourd’hui comme hier, toutes les tentatives mensongères initiées par certains extrémistes communautaristes aux mentalités esclavagistes et féodales, pour nous SALIR ET DIFFAMER seront dévoilées et vouées à l’échec. Ils veulent se substituer aux ÉTATS pour assouvir certaines fausses fiertés en intracommunautaires.

LE TEMPS SERA NOTRE TÉMOIN DÉCISIF !

6 décembre 2018

Pour la communication GANBANAAXU FEDDE.

A propos de l’esclavage dans la communauté Soninké: Je suspends toute participation………….

Ces derniers temps, la Communauté Soninké, une communauté negro africaine vivant dans les pays du Sahel ( Sénégal Mauritanie , Mali et Gambie notamment ) a connu plusieurs remous existentiels liés à la survivance des pratiques esclavagistes .
A Daffort , à la tombée des premières pluies en juin 2018, de paisibles citoyens ont été empêchés d’avoir accès à des terres qu’ils ont pourtant exploités depuis la nuit de temps tout simplement parce qu’ils sont considérés comme esclaves.
En octobre 2018, dans la localité de Bafrara , des lobbies féodaux ont organisé des gangs terroristes pour mener des agressions violentes contre des citoyens pour la simple raison qu’ils ont osé rejeter l’ordre féodal esclavagiste.
Dans le même mois , ces gangs organisés continuent de sévir en toute liberté dans plusieurs villages Soninké s’attaquant aux femmes et aux enfants de ceux qui à partir de l’étranger ont osé se prononcer contre l’ordre féodal. A Kerwané au Mali , les foules de jeunes déchainés ont sous la menace des armes obligés des vieillards à exercer des tâches traditionnellement dévolues aux esclaves.
Ces illuminés d’un autre âge n’ont aucune gêne à se filmer eux même pendant qu’ils exécutent leurs actes criminels.
Face à cette situation indescriptible , nous avons à attirer l’attention des autorités de la Mauritanie et du Mali à travers des lettres ouvertes , des articles de presse ainsi que des rencontres avec des représentants diplomatiques pour les interpeller sur leurs responsabilités républicaines, humaines mais aussi morales.http://www.cridem.org/C_Info.php?article=712059
Le silence le plus assourdissant nous parvient de la part des organisations la société civile Soninké des pays concernés.
Nous pouvons comprendre la lenteur des états , mais comprendrons difficilement comment des organisations crées pour la promotion de nos culture et de notre image et qui renferme en leur sein des hommes sensés défendre la dignité des hommes peuvent être aussi insensible à des pratiques aussi inhumaines et dégradantes qui se passent quotidiennement sous les yeux.
Sur la base de ce regrettable constat ,
entant que membre de l’Association pour la promotion de la langue et de la culture Soninké , qui a eu à diriger la publication du Journal dés 1987
En tant que membre de la commission technique chargée de travailler sur l’harmonisation de l’écriture ( Orthographe, et grammaire) Soninké au sein du FISO ( festival international Soninké
J’ai décidé de suspendre toute participation au sein de ces organisations car, jusqu’à preuve du contraire, j’estime que par leur silence, l’avis de ces organisations ne semble pas être différent de celui des lobbies esclavagistes qui considèrent la pratique de l’esclavage comme un trait culturel valorisant pour la communauté soninké.
Je saisis cette tribune personnelle pour demander à toutes les personnes éprises de paix et de justices et qui sont sensibles aux traitements inhumains et dégradant que continuent de subir de paisibles citoyens au sein de la communauté Soninké en Mauritanie , au Mali et en Gambie notamment de suspendre toute activité au sein de ces organisations dépassées.

Paroles d’un digne fils de Dimbé

Source crédit : Post Facebook de l’auteur.

Déclaration des Réseaux IRA dans le Monde.

✅À l’occasion de la journée internationale des Nations-Unies contre l’esclavage, le 2 décembre.

2 décembre 2018:
Aujourd’hui, en Mauritanie, l’on naît esclave ou maître

Le 2 décembre 1949, l’Assemblée générale des Nations unies adoptait la « Convention pour la répression et l’abolition de la traite des êtres humains et de l’exploitation de la prostitution d’autrui ».

1. Un défi planétaire

Si la plupart des agences de l’Organisation des Nations unies (Onu) ainsi que le Comité international de la Croix rouge (Cicr) dénoncent le travail forcé de près de 10 millions d’enfants, l’enrôlement d’autres dans les conflits armés, la servitude sexuelle et la traite des migrants continuent à démentir la volonté universelle d’émancipation. Pire encore, l’esclavage par ascendance, à l’inverse de la dimension moderne du problème, se perpétue, d’où le tabou de son actualité, partout sur la mappemonde. Le cas de la Mauritanie l’illustre assez.

2. La singularité de la Mauritanie

En Mauritanie, une personne naît esclave ou maître. Ailleurs, elle le devient, durant une période définie, parfois le temps d’une vie, sans qu’une telle épreuve se transmette, forcément, par la biologie.

Au-delà de la différenciation ethnique, le système rigide de castes régit les sociétés de l’espace mauritanien, carcan où les familles d’esclaves, se trouvent déterminées, à servir le propriétaire de leurs corps et âme, d’une génération à la suivante.

Le constat s’aggrave d’un substrat métaphysique: des versions déviantes de l’Islam, en vigueur depuis le 9eme siècle, constituent, dans le pays la matrice d’un racisme pratique, celui de l’exploitation et de la déshumanisation des Noirs. Les codes hérités de la perception locale de la Charia légalisent l’institution de l’esclavage et associent, toute révolte, à une rébellion envers Dieu. Le serviteur – Abd – ne saurait se substituer à sa condition, sauf à s’exclure du paradis, l’Eden des maîtres. La République islamique de Mauritanie sacralise toujours, dans son droit, la primauté de cet Islam conservateur et liberticide et s’empresse, néanmoins, de légiférer en faveur des standards internationaux. L’ambivalence, ainsi établie, vise à sauvegarder le montage de la primauté génétique, à coups d’artifice, de ruse et de chantage à la damnation dans l’au-delà.

3. L’obsession du maquillage

Depuis son indépendance en 1960, la Mauritanie a aboli l’esclavage, par trois fois : l’ordonnance de 1981 prévoit d’indemniser les maitres ; dès 2007, une loi en criminalise l’exercice puis une autre, de 2015, le déclare « crime contre l’humanité ». Or, la somme de ces textes complète la dynamique de l’enfumage, grâce à un savant dosage d’obstruction et de dissimulation. Eludant le fond culturel et la réalité des survivances contemporaine, l’art 2 de la dernière norme en date, s’offre la perfidie de préciser que « l’esclavage comprend tout acte de capture, d’acquisition, de cession d’individu en vue de le réduire en esclavage, de le vendre ou de l’échanger ». L’alinéa vise à créditer la fable selon laquelle n’existerait, en Mauritanie, qu’un potentiel d’esclavage moderne, sans lien avec la transmission matrilinéaire.

Même s’il semble difficile de mesurer l’impact réputé sur 20% de la population, le pourcentage devrait être fortement revu à la hausse, si l’on y inclut les discriminations à l’endroit des descendants. Bien que les fils et petits fils de captifs représenteraient de 45 à 50% des habitants de la Mauritanie, seuls 3 infractions ont été jugées depuis 1981 ; une seule plainte se soldait par 3 mois d’emprisonnement, alors que le droit en requiert 20. Les témoignages sur la complaisance des juges, administrateurs civils, policiers et gendarmes, avec les contrevents, issus du même groupe d’opresseurs, alimente une abondante littérature de communiqués et de déclarations. Les associations SOS Esclaves et Ira-M documentent, depuis des années, la conception et la mise en œuvre de la conspiration du silence.

4. Notre message

A l’occasion de la « journée internationale pour l’abolition de l’esclavage » l’ensemble des sections de Ira Mauritanie rappelle, au monde, le caractère actuel de l’infériorité par filiation en Mauritanie. Celle-ci se traduit, toujours, par le mépris social, l’inculture, l’exclusion des services de base, la discrimination à l’emploi et l’exposition spécifique à la misère et aux maladies.

La répression des militants abolitionnistes de l’IRA et la détention préventive du Président Biram Dah Abeid – pourtant élu député derrière les barreaux de sa cellule – viennent démontrer, aux sceptiques, combien la République islamique de Mauritanie pénalise non pas l’esclavage mais la lutte légitime contre la domination de l’homme par son semblable.

Si l’Union européenne demeure le premier partenaire économique de la Mauritanie et collabore, avec elle, à la lutte antiterroriste au travers du G5 Sahel, elle ne saurait éluder, sous peine d’une cécité qui se paierait cher, le fanatisme croissant dans le pays ; l’article 306 du code pénal de la Mauritanie illustre la dérive de la législation nationale vers la surenchère avec les mouvements jihadistes.

Au XXIème siècle, aucun humain ne devrait pouvoir en subjuguer un autre, impunément, a fortiori l’esclavage héréditaire, que fonde et justifie l’extrémisme religieux. La paix se perd à force de renoncements, de patience-renoncement, de prudence-résignation, donc d’indifférence à la tragédie de l’Autre.

■IRA-Mauritanie
■IRA-France-Mauritanie
■IRA-Mauritanie-Belgique
■IRA-Mauritanie-Italie
■IRA-Mauritanie-Pays-Bas
■IRA-Mauritanie-Espagne
■IRA-Mauritanie-Germany
■Les IRA-USA: Columbus, New-York et Philadelphia.
■IRA-Canada
■Les IRA-Afrique: Sénégal, Côte d’Ivoire et Mali.

Source crédit : Réseaux IRA

Communiqué de presse : Soins médicaux cardio et ophtalmo pour Biram Dah Abeid: Le régime de Ould Abdelaziz joue avec le feu.

Après son transport, menotté dans une ambulance, le 26 novembre 2018, le président d’IRA – Mauritanie et député national de la coalition Rag-Sawab, Biram Dah Abeid a été ramené dans sa tente de détention, contre l’avis du responsable sanitaire de la prison. C’est le chef de peloton de la garde dirigeant l’escorte du député, qui a décidé d’arracher le patient aux mains des médecins avant la réalisation des examens nécessaires. Rejoignant la prison le même jour, le responsable sanitaire Sidne, assura au président des réseaux IRA qu’il va être extrait de la prison le jeudi 29 novembre 2018 pour une échographie du cœur et autres analyses prescrits par le médecin l’ayant examiné plus tôt.

A la surprise générale, les geôliers du député reçurent l’ordre du ministère de la justice de ne pas extraire Biram Dah Abeid pour ses examens le jeudi. Mais tard dans la nuit du jeudi à vendredi, les geôliers du président d’IRA – Mauritanie vinrent lui demander de donner ses mains pour les menottes et ils vont l’amener à un lieu secret pour faire des analyses. Le député refusa catégoriquement et leur répliqua qu’il ne s’opposerait pas à céder s’ils exécutent l’ordre qu’ils ont reçu de mettre des menottes en fer, mais les assure néanmoins qu’il ne les suivra jamais de plein gré, et de surcroit la nuit, vers une destination inconnue.

Apres plusieurs tentatives de convaincre le député ou des tentatives de le « raisonner » se mêlaient à des menaces voilées, le régisseur et ses collaborateurs, se résolvent à laisser le patient se reposer.

Vendredi 30 novembre vers 21heures et donc en pleine la nuit, le régisseur de la prison revint à la charge et cette fois ci accompagne d’un médecin et des gardes pénitenciers. Et, de manière surréelle le régisseur dit au patient que ce médecin portant le nom d’une famille proche du dictateur mauritanien est très impliquée dans les côtés les plus mafieux de son pouvoir. Le régisseur déclara que c’est ce médecin qui va se charger de faire l’échographie cardiaque du député séance tenante et dans la prison. Et le médecin de s’approcher du patient muni d’un petit portefeuille noir qu’il était en train d’ouvrir en disant : oui on va faire le nécessaire.

Même les prisonniers et les gardes témoins de la scène n’en revenaient pas de ce manège mensonger, qui en dit long sur la mauvaise foi des autorités mauritaniennes et leurs intentions d’utiliser la santé du président Biram Dah Abeid comme une arme qui a pour objet de lui nuire ou purement et simplement l’anéantir.

Le président Biram Dah Abeid a jeté a la face du prétendu médecin, ne me touche; et surtout ne joue pas avec ma sante et mon esprit. Monsieur le médecin, si tu en es un, laisse moi tranquille s’il te plait et rappelle toi que Mohamed Ben Selmane, l’ami et inspirateur de ton cousin Mohamed ould Abdelaziz a sacrifié ton collègue médecin qui a exécuté son ordre de découper le corps de Jemal Khashoggi.

Le régisseur et l’officier de la garde insisteront en disant qu’il n’y aura pas de sortie possible, à l’instar des autres prisonniers, pour Biram Dah Abeid à l’hôpital sauf :
1- la nuit
2- en toute discrétion
3- menotté par des menottes en fer cadencés.
Le député leur répliqua qu’il s’oppose a toute sortie nocturne et opaque qui est faite dans une opacité totale qui lui parait douteuse, mais qu’il ne s’opposerait pas a l’enchainement comme la fois passée.
Le régisseur lança au député : donc il faut dire au revoir aux soins et nous allons communiquer avec l’opinion nationale et internationale pour les informer que tu as refusé les soins.

Nouakchott le 30/11/2018
La commission de communication

Source crédit : Réseaux IRA

L’appel d’un écrivain : « Liberté pour Biram Dah Abeid » par Abdourahman Waberi

Il s’appelle Biram Dah Abeid. Son nom ne vous dit rien. Du moins pas encore. Dans les rues de Nouakchott, la capitale mauritanienne, le bonhomme aux boubous éclatants a toujours su capter les esprits et réchauffer les cœurs. Je ne l’ai que vu que sur des photos, pourtant son regard m’a captivé. Je n’ai lu que ses lettres qui nous arrivent au compte-goutte et je peux vous qu’elles m’ont touché aussi. Biram Dah Abeid est un combattant, retenez son nom !
Au physique, c’est un colosse noir. Un visage fermé ou souriant selon l’heure, des yeux vifs et souvent rieurs, le cou d’un taureau gascon. Il y a du Mandela chez cet homme. Non pas le vieillard bienveillant aux chemises colorées mais le jeune Mandela, l’avocat des pauvres, le boxeur bon vivant et le théoricien de la libération qui n’avait eu pas d’autre choix que la lutte armée.

Ce jeudi matin 29 novembre, à l’heure où j’écris ces lignes, Biram Dah Abeid croupit jusqu’à hier dans une geôle mauritanienne depuis 115 jours. Son crime ? Lutter encore et toujours contre l’esclavage des Noirs dans son pays. Oui vous avez bien lu le mot clef : esclavage. Un esclavage, officiellement aboli qu’en 1980, persistant sous de multiples formes.

Né en 1965 au sein de caste des Haratins, ces Maures noirs descendants d’esclaves, Biram Dah Abeid est le premier de sa famille à entreprendre des études. Il opte pour le droit et l’histoire à l’université de Nouakchott. Sa thèse sur l’esclavage achevée, le petit-fils d’un affranchi se fait militant des droits humains et fréquente assidûment les prisons mauritaniennes. En 2008, le voilà à la tête de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), le combat est ardu et la reconnaissance lente à venir. Il reçoit en 2013 le prix des droits de l’homme des Nations unies. Un an plus tard, le militant antiesclavagiste arrive second avec 8,67 % des suffrages lors du 1er tour de l’élection présidentielle mauritanienne de 2014 derrière le Président sortant Mohamed Ould Abdel Aziz, réélu avec plus de 80% des voix. Le 1er Septembre 2018, malgré son embastillement, Biram Dah Abeid a été élu député lors des dernières élections législatives. En août 2018, il est à nouveau emprisonné pour « atteinte à l’intégrité d’autrui et menace d’usage de violence ». La plainte d’un seul journaliste a suffi au Parquet pour l’inculper et l’écrouer sur le champ. Commode, non ? Tout le monde a compris que cette arrestation est un coup politique monté par le pouvoir de Mohamed Ould Abdelaziz et destiné à neutraliser Biram Dah Abeid avant les prochaines élections, notamment la présidentielle de 2019.

Voilà pourquoi il nous faut retenir le nom de Biram Dah Abeid. Pourquoi il nous faut lire les ses lettres car son combat est le nôtre, surtout à l’heure où les peuples relèvent la tête, les humiliés et les moins-que-rien étonnent par leur force et où le mouvement Black Lives Matter a encore du pain sur la planche. Ce qu’il nous dit dans ses missives glace le sang : « En Mauritanie, il ne s’agit plus seulement de servitude et de contrainte justifiées au nom de la religion et de la naissance ; si l’émasculation, le travail forcé, les sévices sexuels et la vente à l’encan tendent à disparaître, le mépris et l’exclusion demeurent. Les discriminations à l’emploi, le défaut de scolarisation et la banalisation des tâches indécentes recréent le statut de paria, sur la base invariable de la couleur. Le peuple noir de Mauritanie, en particulier les descendants de serviteurs captifs ou achetés, constitue la majorité laborieuse sur le dos de laquelle s’agrippe la minorité des exploiteurs. Les maitres d’hier le restent mais sous le vernis de la modernité et les faux semblants de la loi ».
Il nous faut défendre son combat, l’assurer de notre solidarité. Veiller sur la santé de Biram et sur celle de ses compagnons de geôle. La prison risque d’avoir raison du colosse au visage solaire. Aujourd’hui jeudi 28 novembre après 115 jours, le député a été conduit à l’hôpital, menottes aux poings, à la suite d’un malaise cardiaque. Le temps nous est compté. Il faut libérer Biram Dah Abeid toutes affaires cessantes.

Abdourahman WABERI

Source crédit : Proche de l’auteur.

Urgent : Intiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste en Mauritanie.

✅Communiqué de Presse.

L’administration pénitentiaire décide de stopper les analyses cardiaques pour Biram Dah Abeid

Le 26 novembre 2019, le président d’IRA-Mauritanie et député national Biram Dah Abeid était évacué à nouakchott à l’hôpital de cardiologie de Nouakchott dans des conditions révoltantes par les autorités mauritaniennes. Le tollé qui c’est très vite propagé sur les réseaux sociaux à cause des images sorties instantanément de l’hôpital, fut le prétexte invoqué par les autorités sécuritaires qui retirent le patient de l’hôpital et le ramènent à la prison avant l’accomplissement des analyses indiquées. Monsieur Sidne, responsable sanitaire de la prison qui accompagnait Biram Dah Abeid, suplia le chef de peleton de la garde de lui donner le temps de terminer son travail, en vain. Néanmoins Sidne programma une deuxième sortie à l’hôpital pour Biram Dah Abeid dans le but de réaliser l’échographie du coeur afin de permettre au médecin d’orienter les soins pour le patient. Il precisa à Biram Dah Abeid dans la matinée du jeudi 29 novembre 2018 la réalisation de l’échographie suivie de la décision du médecin.
A notre grande surprise l’accompagnant sanitaire de la prison civile de Nouakchott, informe Biram Dah Abeid que L’administration pénitentiaire s’est opposée à sa sortie vers l’hôpital pour réaliser l’éxamen indiqué.
Ira-M tient le régime mauritanien pour responsable de toute détérioration de la santé de Biram Dah Abeid et réitère ses inquiétudes face à la haine viscérale que le dictateur Mohamed Ould Abdelaziz, ami et admirateur de Mohamed Ben Selmane (présumé instigateur de l’assassinat inqualifiable du dissident saoudien Jemal Ghashogui), voue aux président d’Ira-M et prix des Nations-Unies pour les droits de l’Homme.
Ira-M appelle à davantage de mobilisation nationale et internationale pour le soutien à Biram Dah Abeid.

La commission de la communication.
Hamady Lehbouss

Le 29 novembre 2018.

Source crédit : Réseaux IRA

[Fermeture du foyer Bara : une victoire pour la dignité !]

Aujourd’hui est un jour historique pour Montreuil. Le foyer Bara, lieu essentiel de la solidarité, porte d’entrée de l’immigration malienne en France, fermera ses portes ce soir après avoir, pendant 50 ans, accueilli plusieurs générations de travailleurs immigrés.
C’est une page de l’Histoire de Montreuil et de l’Histoire de l’immigration en France qui se tourne. Pour les centaines de résidents qui vivaient dans des conditions indignes, aujourd’hui, la vie va changer.
Cette décision prise par l’État et par Coallia le gestionnaire du foyer, en accord avec la ville de Montreuil, est le fruit d’un travail extrêmement intense mené depuis l’arrêté municipal d’inhabitabilité du 21 septembre dernier qui a permis aux acteurs du dossier de trouver des solutions rapides.
Deux mois après la réquisition par Montreuil des locaux de l’ex-Afpa (décision suspendue par le Tribunal administratif de Paris et pour laquelle la ville de Montreuil a fait appel) pour y mettre à l’abri un premier groupe de 250 résidents – officiels ou non – du foyer Bara, Coallia et l’Etat ont accepté de transférer, dans l’attente d’une situation plus pérenne, l’ensemble des résidents sur le site de l’Afpa.
C’est une victoire pour la dignité de ces hommes, nos concitoyens. C’est aussi une victoire pour leur sécurité.
Des difficultés demeurent et le travail avec les résidents, l’État et Coallia, est loin d’être terminé mais aujourd’hui, Montreuil fête la fermeture définitive d’un foyer insalubre et dangereux et la mise à l’abri de 500 travailleurs. La voie est désormais ouverte pour sa destruction et sa reconstruction rapide pour une renaissance d’un nouveau foyer rue Bara.
Malgré mon opposition sans concession à sa politique, je veux saluer le rôle positif joué par le Premier ministre qui a répondu à notre appel en débloquant la situation et en favorisant la coopération.
Je veux remercier chaleureusement les Montreuilloises et les Montreuillois et les employés municipaux dont la solidarité et les valeurs m’ont à nouveau profondément ému et me rendent fier de servir Montreuil.
Je veux également remercier les centaines de milliers de Françaises et de Français qui ont tenu, par des messages, à soutenir les travailleurs du foyer Bara. Ils et elles sont la France belle et rebelle, la France généreuse, populaire, aimante.

Source crédit : Post Facebook Patrice Bessac, Maire de Montreuil (29 novembre 2018)

Note d’alerte d’IRA Mauritanie : un opposant privé de soins au cœur

1. Arrêté il y a un peu moins de 4 mois au titre d’une plainte déposée par un journaliste sous influence des services de la sûreté de l’Etat, le député Biram Dah Abeid, Président de IRA – Mauritanie, subissait un malaise cardiaque, le dimanche 26 novembre, en début de soirée.

2. Après examen du patient, l’infirmier de garde réclamait son évacuation, d’urgence, pour une consultation en cardiologie, à l’hôpital-mouroir de Nouakchott. Or, l’administration pénitentiaire se sentait obligée de requérir une telle « faveur » à la Présidence de la République, laquelle gère les détails du dossier judiciaire. Finalement, l’accord est obtenu, le lendemain, lundi, en fin de matinée.

3. L’autorisation, conçue au sommet de l’Etat, se trouve assortie d’une mesure toute insolite, au regard d’une situation de détresse médicale: Biram Dah Abeid doit quitter la prison, dans une ambulance, les menottes de métal aux poignets et flanqué de plusieurs gardes lourdement armés.

4. De nombreux mauritaniens, déjà présents ou accourus à l’hôpital pour exprimer leur sympathie à l’élu du peuple, furent choqués devant la sévérité des mesures contre un bénéficiaire de l’immunité, de surcroît sous la présomption d’innocence.

5. Le médecin, loyal à la déontologie de son métier, déploya des réserves de raison et de patience, afin de convaincre, les gardes, de retirer les fers, au moins le temps de l’examen physique. Très nerveux et sous pression des consignes de la hiérarchie, ils s’obstinèrent à ramener le détenu dans la prison, avant l’achèvement des analyses, notamment la prise de sang et l’échographie.

6. Sous traitement depuis décembre 2017, Biram Dah Abeid a été reconduit, de force, en cellule, malgré l’échéance du rendez-vous avec son référent bruxellois, le Docteur Steven Vercaurteren.

7. A titre de comparaison, il convient de rappeler, ici, le cas de Rivaa Mint Hamady, inculpée, en 2011, pour pratique de l’esclavage et condamnée, à 10 ans de réclusion, dès 2018 et ses complices, à 20 ans du même régime. Non, seulement, la présumée auteur d’un « crime contre l’humanité » comparaissait libre avec ses complices – Saleck Ould Amar et son fils Hamoudi Ould Saleck– mais elle ne purgea, au total, que trois 3 mois ; le Chef de l’Etat, décideur de sa libération, n’a pas jugé nécessaire de faire casser le jugement. L’autre comparse encore en vie n’a toujours pas été écroué, en dépit de la peine, double.

8. Ainsi, se présente, au monde civilisé, la République islamique de Mauritanie : ses lois protègent les prosélytes du jihadisme et les tortionnaires, surtout quand ces derniers sévissent en la circonstance aggravante de racisme anti-noir. Sur sa seconde face de Janus où l’avenir se lit au passé, elle s’offre le luxe de la rigueur envers les défenseurs – désarmés – de l’égalité, de la tolérance et de la paix dans l’équité.

Nouakchott le 27/11/2018
La commission de communication

Source crédit : Réseaux IRA

Tribune/Soninkara : Dépassons ce régime féodal pour VIVRE en communauté !

Dans le cadre de la sensibilisation et de la conscientisation de la masse contre les tares de la société soninke (régime féodalo-esclavagiste ségrégationniste et discriminatoire), conscients qu’une civilisation et un mode de vie doivent et peuvent être réformés, le mouvement ganbanaaxu et ses différents partenaires associatifs mènent depuis plus de deux ans une lutte pacifique à travers les réseaux sociaux, le terrain et envers les organisations nationales et internationales.

Ces acteurs bénévoles de tout âge se sont vus marginalisés, caricaturés, maltraités et insultés dans leurs villages natals. Leur engagement perce au travers des conflits qui ne manquent pas de les opposer aux descendants des anciens maîtres. Plusieurs des leurs ont été incarcérés arbitrairement avec la complicité tacite des certains segments corrompus dans les administrations publiques. Cet engagement citoyen et humaniste a coûté aux membres porteurs de la CAUSE, des mises à l’écart sociétal ( exclusions arbitraires des institutions communautaires, lieux de culte disputés et d’autres accusations fantaisistes).

L’attitude des descendants d’anciens maîtres est moins bien connue car basée sur la tromperie et la corruption. Les membres du mouvement ont vigoureusement dénoncé la passivité, voire la complicité des gouvernements sur la question de l’esclavage. Il importe en définitif de situer chronologiquement les prises de position et de cerner leurs spécificités. Rompant avec une vision centrée sur un territoire en particulier, cette étude tentera d’appréhender ensemble des solutions équivoques.
Par ce combat abolitionniste, ce silence reflète celui des gouvernements des pays concernés dans leur ensemble. L’influence fortement liée aux régimes en place ne saurait adhérer à une lutte conduite par des gens jugés par descendance. Le souvenir de ce passé douloureux et conventionnel, indispose bien des catalyseurs de ce phénomène de l’esclavage à l’égard des abolitionnistes. D’ailleurs dans leur soif de faire perdurer ce phénomène, certains marabouts coutumiers dans leurs prêches montrent l’esclavage comme un fait établi par l’ordre divin, certains de nôtres par ignorance et naïveté n’ont pas l’occasion de discerner le vrai du faux et se sont vus sceller l’avenir de leur descendance. L’idée d’un soulèvement organisé par les descendants d’esclaves, libres de leur mouvement suscite un effroi particulier du côté des conservateurs à l’égard de la liberté en général. Le combat pour l’émancipation est appréhendé comme un ferment de désordre qui pourrait nuire à la soi disante bonne administration des institutions. Ces idées d’émancipation générale que prônent le mouvement ne viennent rien troubler, en évoquant les difficultés qui s’abattent sur le monde soninkara d’aujourd’hui. Il ne faut pas en déduire que les gouvernements participent, soutiennent activement les conservateurs, peut être que des interlocuteurs féodaux déforment le discours et le centre d’intérêt du mouvement. Il convient toutefois de remarquer que les régimes en place nous donnent une image réellement pessimiste sur la question de la lutte contre les séquelles de l’esclavage en milieu soninke.
Pour une bonne cohésion sociale et sociétale, nous avons besoin d’interroger nos institutions, les réformer qui à mon avis, sont des institutions à géométrie variable. Pour valoriser une société, sa jeunesse, son politicien, son intellectuel et son citoyen modèle se doivent d’être jaloux pour sa communauté afin de la porter à bras le corps.

Diallo Cheikh, acteur social et SG adjoint ARMEPES-France

MAURITANIE: 28 novembre, horrible anniversaire!

Il y a quelques jours les Mauritaniens en choeur ont dansé, chanté et fêté ensemble la belle victoire de notre équipe nationale du football qui vient de se qualifier pour la 1ère fois à la 32ème édition de la CAN prévue au Cameroun en 2019.
Mauritaniens en couleurs et sans couleurs ont vibré ensemble pour le triomphe de la couleur nationale. Nous avons dansé et chanté avec tous nos rythmes, des vagues mélodieuses et sublimes du fleuve aux envolées lyriques des orfèvres des mots des awlad de Chinguitti. Nous avons sauté aux rythmes et aux sons du yakkaa, du rippo, du mbalax, du thierthioura, du veghou. Nous avons sorti nos tbela, djembé et tambours dans la joie et l´allégresse parce que le peuple uni de cette vieille patrie du Tekrour et du Ghana, vibrait avec nos jeunes conquérants, dignes héritiers des almoravides. Cette Mauritanie plurielle, arc en ciel, métissée, unie et fière nous l´aimons, elle est notre rêve de toujours et pour toujours. Ce jeunes joueurs ont écrit une belle et une nouvelle page de notre histoire. L´histoire de la Mauritanie.
Malheureusement l´histoire de notre pays n´est pas aussi belle que cette magnifique victoire du 18 novembre.
Nous avons encore en mémoire cette nuit horrible du 28 novembre de l´année 1990 à Inal, anniversaire de notre indépendance jour qui symbolisait la renaissance à la dignité et à la liberté pour le peuple mauritanien.
Depuis cette sombre et terrible nuit du 28 novembre 1990, ce qui aurait dû rester un grand jour symbole de notre libération du colonialisme français s’est transformé en un jour de douleur et de grande souffrance, un jour de larmes, un jour de deuil, de tristesse pour toute la communauté négro-africaine et plus particulièrement pour toutes celles et tous ceux qui ont perdu des êtres chers.

En effet, dans la seule nuit du 27 au 28 novembre comme si dans le 28 novembre fête de l´indépendance, il fallait faire offrandre à l´Etat chauvin de cadavres de négro-mauritaniens. 28 militaires noirs sont pendus. Des citoyens qui ont servi loyalement leur patrie , des citoyens qui n´avaient commis aucun crime, pas même le moindre délit. Ils étaient Négro-africains et c´était suffisant, comme crime aux yeux du Système d´Apartheïd. Arrêtés à Nouadhibou et ailleurs et conduits à Inal. On en pendit 28 ni plus ni moins. Et quand le dernier pendu cessa à gigoter au bout de sa corde on reconduisit les autres prisonniers dans leurs cellules. Vingt huit pendus, c´était le bon chiffre du soir à la gloire de la divinité indépendance et pour rassasier les démons de l´intolérance et de la haine.

Ainsi de sinistre anniversaire en sinistre anniversaire, les négro-mauritaniens détenus dans la période de septembre 1990 à février 1991, seront sacrifiés par dizaines comme des moutons à la gloire de Taya et du Système d´Apatheïd mauritanien. Les organisateurs de ces inqualifiables sacrifices de ces boucheries d´un anniversaire à l´autre, sont toujours là et continuent à diriger notre armée raciale à commandement monocolore et restent toujours protégés par l´Etat raciste. Les morts furent nombreux au moins 530 personnes sont mortes dans les camps de détention mais sans compter les assassinats repétés, perpétrés tout au long de la vallée du fleuve Sénégal depuis le début du conflit sénégalo-mauritanien.
Il faut chiffrer toutes les victimes négro-africaines à plusieurs milliers de personnes.
Depuis, ils gisent dans la solitude des fosses anonymes. Depuis, ils attendent des sépultures décentes…
Par devoir de mémoire et par exigence morale, nous demandons encore à toutes celles et à tous ceux qui aspirent à l’unité de notre pays, notre peuple – la Mauritanie – à ceux qui croient au respect des droits humains, d’avoir, en ce jour, une pensée pieuse de recueillement pour ces victimes du racisme , du chauvinisme et de la barbarie humaine.
Nous exigeons du gouvernement mauritanien actuel qui tente par des artifices de solder ce dossier:
– La restitution des dépouilles des anciens prisonniers pendusou morts sous la torture à leurs familles,
– L’ application du devoir de vérité , du devoir de justice , du devoir de mémoire, des réparations matérielles et morales pleines et entières ; au bout du processus la nécessité du pardon . La Paix des cœurs et des esprits, pour une véritable réconciliation nationale, passe nécessairement par là.
Ceux qui sont morts, ceux qui ont souffert
Ceux qui sont diminués, Ceux qui sont humiliés,
Ceux qui pleurent leurs fils, pères, cousins, oncles, leurs maris nous interpellent.
Nous n´avons pas le droit d´oublier.
La Mauritanie confondue n´oubliera jamais.
Et la lutte continue!

Kaaw Elimane Bilbassi Touré

Source crédit : Post Facebook de Kaaw TOURÉ