Droits humains : Retour sur la manifestation contre les agressions féodalo-esclavagistes en milieux soninkés en Afrique de l’Ouest.

Ce samedi 3 novembre 2018 à Paris , le Rassemblement malien pour la Fraternité et la Progrès (RMFP) et ses partenaires du mouvement GANBANAAXU FEDDE* , sont sortis en masse pour dénoncer les agissements injustes d’une violence inouïe perpétrés ces derniers temps par des extrémistes féodaux sur des paisibles citoyens en milieux soninkés. Le régime féodalo-esclavagiste en vigueur chez les soninkés à travers une certaine stratification sociétale, défie ouvertement les dispositions légales de nos états modernes. Chez les soninkés, un ordre coutumier discriminatoire et ségrégationniste tenu par les féodaux, s’oppose vigoureusement et violemment à l’éveil d’émancipation des descendants d’anciens esclaves au sein de la communauté. Des personnes voulant vivre en citoyens accomplis selon les dispositions de la constitution étatique, sont harcelées, agressées et chassées par d’extrémistes féodaux qui les considèrent comme leurs esclaves statutaires qui veulent se rebeller. Ainsi la manifestation du jour, fait partie d’un énième coup d’alerte aux autorités publiques dans nos pays d’origine sur cette problématique qui prend de l’ampleur dans les milieux soninkés.

Certains faits gravissimes (Agressions, Expropriations frontières, Saccages et violations de domiciles, mise en quarantaine sociale et autres) constatés ces derniers mois, toujours pas sérieusement pris en compte par les pouvoirs publics, laissent supposer une certaine connivence de lobbying tacite malsain entre certains éléments féodaux et les tenants de la force publique du moins au niveau local.

Les organisations associatives qui défendent la cause des personnes sous la menace de ces agressions morales et physiques, se réservent le droit de porter cette affaire aux institutions continentales et internationales à terme.

Aujourd’hui, toutes consciences progressistes dignes dans le monde Afro-africain doivent être mobilisées contre ces tares obsolètes et rétrogrades qui salissent la Condition Humaine et en particulier la Condition Noire parmi les Nations.

*Mouvement citoyen pacifique pour l’émancipation des descendants d’anciens esclaves en milieux soninkés.

Récit par KS pour le BLOG

Communiqué de presse : Des écoliers primés par “LES PRIX EXCELLENCE GANBANAAXU” à Selibaby.

Ce vendredi 26 octobre 2018 au sein du lycée 1 de Selibaby, s’est tenue la cérémonie annuelle de remises des prix décernés par la DREN (Direction Régionale de l’Education Nationale) Guidimagha en présence des autorités régionales . Cette année en collaboration avec les instances régionales de l’Education Nationale, notre mouvement GANBANAAXU FEDDE s’activant dans la société civile ayant trait à la défense des droits humains, a contribué avec 4 prix décernés . Le volet ÉDUCATION fait partie des plans d’action de nos associations, l’initiative de cette année auprès des services régionaux de l’Éducation revêt une importance capitale pour nos prochains projets dans ce domaine. Ainsi nos chaleureux remerciements vont à Mr le Dren DAH OULD DIDIYÉ et à toute son équipe, pour leur disponibilité. Les 4 élèves lauréats récipiendaires des prix EXCELLENCE GANBANAAXU sont : pour le Collège 2 Selibaby, Daouda Adama AW et El hadi Ali Sghair et pour le Collège 3 Selibaby, Inimech Ely et Béchir Diby Sow.

La mise en place de cette action de participation citoyenne, a été dirigée et suivie par notre doyen CHEIKHNA COULIBALY. Cet instituteur à la retraite, père du rappeur engagé Papa Hamady Coulibaly alias Yimbi Kuma, a été assisté par quelques jeunes dynamiques. Ces derniers sont Oumar Doumbia, Soulé Diarra et Souleymane Coulibaly. Nous sommes reconnaissants à leur dévouement gracieux et le saluons honorablement en toute fraternité.

Selibaby 26 octobre 2018

Pour la communication GANBANAAXU FEDDE

Alerte flash : Incidents survenus à Modibougou dans la nuit du 29 – 30 octobre 2018.

À Modibougou soninké , village mauritanien (Région d’Aioun al-trouss) frontalier du Mali, des éléments maliens issus de la composante féodalo-esclavagiste Diawara de Kingui, ont franchi la frontière pour provoquer des affrontements entre leurs suppôts locaux et les paisibles citoyens (communauté locale GANBANAAXU). Ces derniers qui refusent l’humiliation de l’ordre féodalo-esclavagiste soninké, avaient subi d’innombrables agressions ces derniers mois. Les incidents survenus hier soir, constituent un nouveau palier dans le sentiment d’impunité et de tte puissance des milieux féodaux soninkés qui décidément ignorent les administrations publiques dans leurs contrées en voulant imposer leur mode de vie particulièrement discriminatoire et ségrégationniste à des paisibles citoyens dans cette zone transfrontalière.

Les autorités mauritaniennes et maliennes doivent prendre sérieusement les dispositions sécuritaires qui s’imposent urgemment. Le régime féodalo-esclavagiste soninké est devenu de plus en plus agressif et violent.

Soyons TÉMOINS de cette impunité criante qui pourrait basculer avec des morts d’hommes si rien n’est fait.

Pour la communication GANBANAAXU FEDDE

Alerte info : Des militants abolitionnistes d’IRA réprimés à Nouakchott.

Ce lundi 29 octobre 2018, une manifestation pacifique des militants et sympathisants d’IRA-MAURITANIE, a été violemment réprimée par les forces de l’ordre à Nouakchott. Sortis pour demander la libération du leader abolitionniste Biram Dah Abeid emprisonné depuis le 7 Août 2018, plusieurs manifestants ont été tabassés et certains seraient arrêtés selon diverses sources restant à confirmer. Pour rappel, Mr Biram Dah Abeid a été député lors des élections législatives du 1 et 15 septembre dernier. Son incarcération a été suite d’un dossier judiciaire aux contours obscurs selon plusieurs observateurs avisés du terrain. Ses soutiens irréductibles s’activent depuis à travers des manifestations pacifiques ponctuelles et ils subissent une répression féroce de la part des autorités à chaque fois.

K.S

Événement à Bordeaux : Une conférence de soutien au leader abolitionniste et député Biram Dah Abeid emprisonné en Mauritanie.

La conférence organisée, à Bordeaux, par l’association MÉMOIRES ET PARTAGE dirigée par Karfa DIALLO, à l’initiative de Mohamed LAM, un juriste essayiste, s’est déroulé ce samedi 27 octobre 2018 dans les locaux du CLUB DE PRESSE DE BORDEAUX.

Devant l’aberration de l’emprisonnement de BIRAM DAH ABEID depuis 80 jours, ces épris de justice ont convié Moulaye HACÈNE, du mouvement MAURITANIE LAÏQUE, Laura SPINOLA, membre d’IRA FRANCE MAURITANIE et Conseillère internationale du leader Biram Dah ABEID, et Elhadj FALL, membre éminent du staff du président Biram Dah Abeid en France.

Il s’agissait de décrire la situation actuelle de la Mauritanie à la lumière de l’arrestation du leader abolitionniste détenu en prison depuis le 7 août 2018 ; son élection comme député à l’Assemblée Nationale Mauritanienne depuis les élections du 1er et 15 septembre 2018.
Également, explorer les enjeux sous l’angle juridique, laïque, politique et constitutionnel, les tenants et aboutissants, de cette privation de liberté, inacceptable et unanimement rejetée par les deux communautés, mauritanienne et internationale.
Après avoir remercié les participants, le public, le club de presse de Bordeaux, et introduit le sujet, Kerfa DIALLO a invité Laura SPINOLA à expliquer le contexte de l’incarcération du prix des Nations-Unies pour la cause des droits de l’homme en 2013.
L’humaniste française d’origine Cap-verdienne, conseillère de Biram Dah Abeid, a rappelé les raisons qui l’ont poussé à accompagner le leader abolitionniste universaliste. Mademoiselle Laura Spinola a souligné les qualités d’inspirateur de Biram comme lui a témoigné le Times, Magazine américain qui l’a distingué en 2017, elle a cité son exceptionnel courage comme l’a qualifié comme le président Irlandais Michael Higgins qui lui a remis le prix de Frontline Defenders en 2013. Laura a aussi souligné la simplicité et l’empathie du fondateur d’IRA-Mauritanie et concepteur de ses réseaux de par le monde. Elle a également souligné que cette constance de dénonciation d’IRA a fini par rétrograder la Commission Nationale des Droits de l’Homme de Mauritanie (CNDH), de la catégorie A réservée aux institutions indépendantes et conformes aux Principes de Paris, à la catégorie B propres aux institutions inféodées au pouvoir politique et réfractaires aux Principes de Paris.

Moulaye HACÈNE a relayer Laura Spinola à la tribune et a déclaré de chef le lien ombelical entre l’esclavage physique et l’oppression morale et spirituelle. Pour l’activiste du mouvement  » Pour Une Mauritanie Laïque », ces forfaits représentants des crimes de droits humains, ont pour terreaux, l’assimilation, dans des États comme la Mauritanie, ainsi que la confusion entre le temporel et le.religieux, donc l’amalgame que perpétue la classe dirigeante en Mauritanie, entre le pouvoir politique et la mosquée, la science politique et la science religieuse. D’où l’appel de Hacene à la séparation des deux pouvoirs afin de permettre l’exercice plein du pouvoir politique, et du dogme, en toute indépendance, chacun dans sa sphère.
Et Moulaye Hacene de rappeler que cet aspect d’obscurantisme et de contradiction avait conduit la condamnation à mort de Biram en 2012 lorsqu’il a brûlé les livres qui codifient la traite de l’esclavage et a abouti au feuilleton de Mohamed Cheikh Ould M’KHEITIR, condamné à mort pour apostasie, sa peine ayant été cassé et ramené à deux ans de prison, il a été libéré par la justice mais juste après, kidnappé et séquestré jusqu’à nos jours par un État écartelé, ayant un pas dans le moyen âge et un autre dans le monde moderne.

L’initiateur de la conférence, Mohamed LAM, a illustré ses propos sur le plan juridique, notant que la première phrase de la constitution Mauritanienne est contradictoire en ce sens qu’elle associe le droit positif Français à la charria islamique. Dès lors, l’inspiration est faussée; pour monsieur Lam, ceci mène à des inadéquations. Il rappela que toutes les contradictions dans lesquelles le régime mauritanien s’enlise, comme l’interdiction de l’esclavage en 1981, renouvelée de manière récurrente en 2007 puis 2015, sans toutefois pouvoir condamner les criminels esclavagistes; deux personnes le furent et aussitôt libérées, et leurs condamnations étant dérisoires et bien en deçà des peines prévues par la loi. Parallèlement à cette impunité, abolitionnistes sont arrêtés, torturés et persécutés tel Biram Dah ABEID.

Mohamed Lam note le déni du président de la Mauritanie qui préfère parler de séquelles et non de l’esclavage ou le fait de ne pas régler le passif humanitaire.
Par ces éléments, il conclut que le système judiciaire mauritanien est en régression totale et connait ses pires moments avec l’instrumentalisation qu’en fait l’actuel chef de l’État contre les opposants et défenseurs des droits humains. Les voisins de la Mauritanie ont opté pour le silence complice sur l’esclavage et les discriminations contre les personnes d’ascendance africaine, et s’adonnent à une indignation sélective sur le sort des migrants-esclaves en Libye, à déclaré madame Mariem DIOP membre de SOS-Esclaves de la Gironde.

Elhadj FALL, membre du staff de Biram Dah ABEID en France, a apporté son éclairage sur le contexte dans lequel son leader a été arrêté et incarcéré injustement; rappelant le contexte politique d’avant les élections législatives, municipales et régionales l’échéance des élections présidentielles de 2019.
Dénonçant le traitement très partisant, zélé et non sans abus, de la plainte contre Biram Dah ABEID par un journaleux, insulteur public de IRA et son président et roulant à la solde de la police politique du régime de terreur de Mohamed ould Abdelaziz.
Elhaj Fall a rappelé que l’un des premiers objectifs qui consistait à vouloir empêcher Biram Dah Abeid à accéder au parlement n’a pas réussi car il a été élu au premier tour.

Il est revenu sur l’historique du mouvement à travers les différentes critiques qu’on lui a porté jusqu’au dernier événement concernant l’alliance avec le parti Sawab qui a déclenché la pression supplémentaire sur Biram et son mouvement

Devant l’auditoire averti et très au fait de la situation de la Mauritanie, les questions et contributions d’Ousmane, Sidi Mohamed, Cheybani, Camara, Sow et les autres ont été particulièrement riches.
Que ce soit sur le passif humanitaire, l’éducation nationale, la probité de Biram, l’éclairage sur le mouvement laïque, les objectifs politiques, l’état de santé de Biram et sa situation juridique, les questions n’ont pas manquées et les argumentaires étaient constructifs.

Bordeaux, le 27 octobre 2018.

Source crédit : Réseaux IRA

Collectif des Associations de Lutte contre l’Esclavage et ses Séquelles en milieu Soninké en Mauritanie (CALESM)

COMMUNIQUE DE PRESSE

« Ce 10 octobre 2018, dans la localité de Bafrara, village soninké du Mali, des agressions physiques d’une violence inouïe ont perpétrées par une foule de féodaux déchaînés contre quelques membres de la communauté GANBANAAXU » (cf. Communiqué de presse du forum GANBANAXU, un mouvement pacifique d’émancipation des descendants d’anciens esclaves en milieux soninkés).

Les victimes sont considérées comme des esclaves par leurs agresseurs, donc leurs soi-disant maitres. C’est dire, comme en Mauritanie, au Mali aussi et dans le milieu soninké, l’esclavage continue d’être une pratique admise et banalisée et toute personne opposée à cette ignoble pratique est bâillonnée voire exclue de la communauté ; elle peut perdre ses terres qui sont propriétaires du maitre et même sa dignité d’homme, comme le cas de Bafrara.

Les victimes, blessées, ont été admises à l’hôpital de Kayes. Il s’agit de :

– ISSA DIARRA (ligoté et tabassé avec une côte cassée)
– MAMADOU DIARRA
– SIDI CISSOKHO
– HAMADY DIARRA
– BAKERY COULIBALY

Le Collectif des Associations de Lutte contre l’Esclavage et ses Séquelles en milieu Soninké en Mauritanie (CALESM) tient à exprimer sa grande indignation face à cette répression brutale contre des paisibles citoyens de la localité de Bafara, une localité située dans la région de Kayes (Mali).

Devant cette situation, le CALESM :

– Dénonce le traitement infligé à ces militants abolitionnistes

– Condamne sans réserve cette répression aveugle des citoyens maliens

– Demande au gouvernement malien d’œuvrer pour assurer l’indépendance effective de la Justice afin que les auteurs répondent de leurs actes

– Apporte son soutien total aux victimes de cette barbarie inouïe d’un autre âge

– Exige l’application rigoureuse de la loi contre ces individus qui, par leurs agissements indignes du genre humain, ont terni l’image du Mali

– Appelle au calme et à la responsabilité.

Nouakchott, le 18/10/2018

Commission Communication

Communiqué de presse : Des extrémistes féodaux agressent sauvagement des paisibles citoyens dans des localités soninkés au Mali.


Ce 10 octobre 2018, dans la localité de Bafrara, village soninké du Mali, des agressions physiques d’une violence inouïe sont perpétrées par une foule féodale déchaînée contre quelques membres de la communauté GANBANAAXU*. Depuis plusieurs mois, les autorités maliennes en milieux soninkés, tergiversent par d’approches ambiguës vis à vis du régime féodalo-esclavagiste soninké devenu de plus en plus agressif. À Bafrara, certains citoyens qui portent l’éveil antiesclavagiste, ont vu leurs jeunes plants détruits dans un champ par des extrémistes féodaux du village. Après ces actes inhumains et sauvages dans une communauté ethnique partageant la même religion, les victimes ont été attaquées et humiliées (Attachées comme du bétail) publiquement dans le village. Blessés et atteints profondément, ils sont aux soins toujours ces dernières heures. L’affaire est portée aux autorités compétentes qui disent suivre les investigations. Dans une bagarre provoquée en parallèle par de jeunes féodaux , un jeune garçon membre de la communauté GANBANAAXU a reçu un couteau et est également aux soins à Kayes.

Dans la nuit du 11 octobre 2018, à Kainéra, autre village malien , d’autres membres GANBANAAXU sont attaqués également par certains extrémistes féodaux.

Nous condamnons fermement ces agissements sauvages et graves. Nous interpellons les autorités publiques du Mali sur la gravité de cette situation qui prévaut dans certaines contrées soninkés.

Fidèles à notre principe de pacifisme cultivé fièrement, nous réitérons l’appel à nos membres et sympathisants pour tenir à ce principe cardinal. L’ambition digne de notre engagement vaut plus que les manoeuvres haineuses et agressives de nos détracteurs dépassés et défaits MORALEMENT.

TOUS ÉGAUX EN DIGNITÉ ET EN DROITS.

*Mouvement pacifique d’émancipation des descendants d’anciens esclaves en milieux soninkés.

Pour la communication GANBANAAXU.

13 octobre 2018

IRA-Mauritanie : Réaction après les menaces et harcèlement de la police

Après les 3 marches pacifiques successives organisées par IRA – Mauritanie les 18/19/20 février 2018 contre la montée insupportable des prix et la faillite de la monnaie nationale, les autorités policières ont convoqué le président Biram Dah Abeid (dans la nuit du 20 au 21 février 2018) et l’ont menacé de sévir contre sa personne et contre IRA – Mauritanie si les manifestations se poursuivent. Aujourd’hui encore, après la marche pacifique organisée ce 08/10/2018 devant l’Assemblée nationale pour exiger la libération du président Biram Dah Abeid et qui a été violemment réprimée et dont les images des militantes et militants, ensanglantés, ont émus le monde entier, c’est le coordonnateur de l’organisation monsieur Elhaj Elid qui a été convoqué au commissariat 3 de Riyadh (quartier périphérique de Nouakchott, la capitale).
Le commissaire …. lui a signifié qu’il est porteur d’un message des hautes autorités du pays qu’ils veulent transmettre à travers lui à IRA – Mauritanie et leur dire que les manifestations ne sont pas autorisées et que toute manifestation organisée par IRA sera réprimée dans le sang et que même les regroupements des gens de IRA, à l’intérieur de leurs maisons, sont interdits et seront sévèrement sanctionnées.
Nous interdire de manifester pacifiquement pour exiger la libération de notre leader injustement incarcéré, est un acte hors-la-loi et anticonstitutionnel, s’est exclamé Elhaj Elid. Avant d’ajouter que les menaces, le harcèlement, la répression, les arrestations, la prison ne nous ébranleront point et aucune manifestation ne sera annulée car on ne fait qu’exercer nos droits garantis par la constitution.
Et le coordinateur régional d’IRA à Nouakchott d’ajouter à l’adresse de l’officier de police : nous notons aussi que vous utilisez la violence sauvage contre les noirs-hratin et vous traitez les manifestants en totalité composés d’Arabo berbères d’une manière beaucoup moins violente, plus humaine et bien plus proche du droit. C’est une preuve supplémentaire que votre régime est raciste et discriminatoire.
IRA – Mauritanie réitère son attachement indéfectible à son droit inaliénable à manifester pacifiquement et s’engage à manifester au plus vite pour exiger la libération du président et député Biram Dah Abeid et son compagnon Abdallahi Houssein Messoud.
Elle lance un appel aux élus de la République, aux responsables des institutions de la République, aux ongs et partis politiques ainsi qu’aux mouvements de jeunes mauritaniens, mais aussi aux missions diplomatiques et la presse nationale et internationale, d’observer de prêt la conduite et les agissements de la police mauritanienne que le dictateur Mohamed ould Abdelaziz a transformé en milice pour casser et humilier les populations hratin.

Fait à Nouakchott le 12/10/2018 La Commission de communication

Déclaration : Une décennie de confrontation avec un pouvoir hors-la loi: échec de l’éradication.

Née en octobre 2008, pour combler le vide de la résistance contre les racismes et esclavages domestiques et d’État en Mauritanie, IRA s’est vue imposée une guerre impitoyable d’éradication. Interdiction, agressions, incarcérations, diabolisations, excommunications des dirigeants et membres de l’ONG. Malgré la focalisation de l’arsenal répressif de l’État contre IRA pendant une décennie, le recrutement mafieux et l’achat de membres dirigeants, IRA s’est bel et bien développée et élargie en Mauritanie et à l’extérieur du pays. De surcroît, en cette fin de présidence légale du dictateur Mohamed ould Abdel Aziz, IRA, à travers son influence positive sur le citoyen mauritanien et l’impact de son émanation politique, le Rag, sur les rapports politiques, se révèle encore une fois, l’ennemi à abattre du dictateur, dans sa tentative de se maintenir au pouvoir de manière directe ou indirecte.
Pour ce faire, le procédé brutal et infâme a consisté à emprisonner le président Biram Dah Abeid à la veille et pendant la dernière compétition électorale et delà de son élection comme député représentant du peuple. Selon les plans que déroule le putschiste récidiviste pour reproduire et prolonger son emprise politique sur le pays, il faut neutraliser, le temps de cette « transition », l’opposition sociale, populaire et droits-de-l’hommiste, qui est la faction la plus combattive et déterminée. Donc sortir d’abord le leader Biram Dah Abeid du champ de l’action, en utilisant l’appareil judiciaire inféodé, ensuite utiliser un surplus de violence policière répressive pour réduire au silence et à l’inertie les populations militantes engagées dans IRA et espérant la fin de l’esclavage, du racisme et l’avènement de la vraie démocratie à travers le départ du pouvoir de Mohamed ould Abdel Aziz. Cette option de l’insatiable dictateur s’est traduite dans les faits par l’ordre donné aux unités de police de réprimer dans le sang la manifestation pacifique que les militantes et militants d’IRA on organisé devant l’Assemblée nationale mauritanienne pour réclamer la fin d’une incarcération politique d’un élu représentant du peuple.
IRA-Mauritanie, dirigeants et militants, réitèrent aujourd’hui la poursuite de leur engagement dans une lutte frontale et toujours pacifique contre le système de terreur, d’apartheid non-écrit, de vol des richesses du pays, et de triche diplomatique, que personnifie Mohamed ould Abdel Aziz.
Nous tendons la main à tous les justes, démocrates et patriotes mauritaniens, quels que soient leurs formations politique ou civiles, pour une union sacrée contre le passage en force illégal du régime maléfique de ould Abdel Aziz au prochain quinquennat.
A présent, nous vous convions à écouter les justes témoignages des victimes et blessés des scènes de terreur et de tortures collectives et publiques que la police a reçu l’ordre d’infliger aux manifestantes et manifestants pacifiques d’IRA le 8 octobre 2018 sous les yeux des députés du nouveau parlement.

Le bureau exécutif
Nouakchott, 10 octobre 2018.

Source crédit : Réseaux IRA

Communiqué de Tawassoul sur la répression contre les militants du mouvement anti esclavagiste IRA.

Les forces de l’ordre se sont rendus coupables d’une répression sauvage et sanglante contre des manifestants pacifiques, causant des blessures graves parmi les paisibles citoyens, qui exprimaient pourtant civiquement et dans le respect strict de la loi, leur refus de l’injustice et leur revendication légitime de la libération de l’honorable député Biram Dah Ould Abeyd, afin qu’il puisse bénéficier de son droit de participer à la session ordinaire de l’assemblée nationale ouverte lundi 08 Octobre.

En effet, ces forces de l’ordre commettent ainsi leur énième atteinte aux droits de l’homme, particulièrement au droit à la manifestation garantie par la Constitution. Par conséquence, nous, Rassemblement National pour la Réforme et le Développement (Tawassoul) exprimons :

1. Notre condamnation énergique de cette agression brutale perpétrée par le régime contre des citoyens, dont le seul tord est d’exprimer pacifiquement leurs opinions et droits légitimes. Nous souhaitons un prompt rétablissement aux victimes et exprimons notre solidarité avec leurs familles.

Par ailleurs, au lieu de s’adonner à cette pratique sauvage, le régime aurait mieux fait de satisfaire leurs doléances.

2. Nous exigeons la libération immédiate et sans condition de l’honorable député Biram Dah Ould Abeyde, et le permettre d’exercer sa fonction en tant que député élu par le peuple.

Mais aussi l’arrêt des poursuites injustes contre des sénateurs, syndicalistes, journalistes et hommes d’affaires.

3. Nous lançons un appel à l’ensemble de l’opposition démocratique et toutes les forces du changement de resserrer les rangs afin de faire barrage et d’arrêter le recul dangereux des libertés publiques, et faire face à la menace réelle contre la démocratie dans le pays.

Nouakchott, le 8 octobre 2018

Secrétariat national à l’information et à la communication