Ahmedou Ould Wediaa, le journaliste rebelle.

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Esclavage, scandales politico-financiers, trafic de drogue… L’animateur de l’émission Vissamim met un point d’honneur à aborder tous les sujets tabous. Portrait de l’une des bêtes noires du régime.

«Un simple citoyen qui ne supporte pas l’injustice. » C’est ainsi que lui-même se définit. « Un journaliste militant qui dérange le pouvoir », complète le patron d’un média indépendant. Derrière ses fines lunettes et sa bouille d’enfant sage, le journaliste Ahmedou Ould Wediaa, 40 ans, est devenu l’une des bêtes noires du régime. En février, la Haute Autorité de la presse et de l’audiovisuel (Hapa) suspendait pour un mois Vissamim (« en profondeur »), l’émission de débat qu’il anime chaque semaine sur la chaîne privée Mourabitoun TV. L’organe de régulation lui reprochait notamment de favoriser le « séparatisme » et d’avoir évoqué la persistance de l’esclavage en Mauritanie.

Des griefs à la suite desquels Ould Wediaa a aussitôt dénoncé « un véritable harcèlement dont l’objectif est de museler la presse et de réduire le maigre espace de liberté [qui reste] encore ». Depuis 2012, Vissamim a en effet abordé – en arabe ou en français – les principaux sujets tabous de la société mauritanienne : la répression contre les Négro-Mauritaniens au cours des années de braise (1986-1991) et l’ostracisme qui continue de les viser, l’esclavage, les scandales politico-financiers, le trafic de drogue… « Notre ambition était d’interroger sans complaisance l’ensemble des responsables politiques et des leaders d’opinion de la société civile », explique le journaliste. Une conception du pluralisme qui provoque régulièrement le courroux du pouvoir.

Ould Wediaa n’en est pas à son coup d’essai. En 2000, à peine ses études de littérature arabe achevées, il lançait l’hebdomadaire Erraya. Trois ans plus tard, le président Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya faisait fermer la publication pour « subversion et intolérance ». Recherché par la police, Ould Wediaa quittera le pays clandestinement avant d’obtenir l’asile politique en Belgique. Il ne retournera en Mauritanie qu’après la chute de Taya, en 2005.

La même année, il lance Essirage, un quotidien en arabe, en français et en pular. En marge de son activité de journaliste, il endosse le costume du militant. En 2009, il devient le porte-parole de Jamil Ould Mansour, candidat à la présidentielle du parti Tawassoul (islamistes modérés). Il s’investit parallèlement dans l’association SOS Esclaves, dont il est aujourd’hui le vice-président. Un double engagement qui lui est régulièrement reproché par ses détracteurs – d’autant que Tawassoul est devenu entre-temps le principal parti d’opposition. « En tant que journaliste, je laisse de côté ces affiliations, se défend l’intéressé. Lorsque j’ai reçu Jamil Ould Mansour, j’ai été plus dur avec lui qu’avec d’autres invités. »

Une intransigeance qui n’épargnera pas le chef de l’État. En mars 2015, pour sa première interview présidentielle, Ould Wediaa s’obstine à vouloir poser deux questions d’affilée à Mohamed Ould Abdelaziz. Celui-ci le rappelle à l’ordre, manifestement excédé, avant d’exiger l’interruption du direct. « La coupure a duré quelques minutes, pendant lesquelles il m’a intimé l’ordre de quitter le plateau », précise le journaliste. La tension finira par redescendre, et l’entretien présidentiel ira à son terme en présence d’Ould Wediaa.

On nous a clairement indiqué qu’en Mauritanie il y a des sujets à ne pas évoquer, raconte-t-il
Huit mois plus tard, le journaliste annonce sur sa page Facebook qu’il recevra dans Vissamim un témoin direct de l’exécution, en 1991, de vingt-huit officiers négro-mauritaniens. Son téléphone est pris d’assaut. « Les pressions se sont succédé pour nous dissuader, raconte-t-il. On nous a clairement indiqué qu’en Mauritanie il y a des sujets à ne pas évoquer. »

Officiellement, c’est donc pour avoir transgressé le double tabou de la question identitaire et de l’esclavage qu’Ahmedou Ould Wediaa a reçu un « avertissement » de la Hapa. Ce qui ne semble pas avoir refroidi sa détermination : « Il faudra bien que le régime admette que l’État mauritanien ne saurait demeurer au service d’une seule composante de la nation. »

Source crédit : repris sur jeuneafrique.com voir ci après le lien.

http://www.jeuneafrique.com/mag/313514/societe/mauritanie-ahmedou-ould-wediaa-journaliste-rebelle/

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Jurons qu’il n’y aura de 3ème mandat que sur nos corps écrasés par les tanks!

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Le Président Mohamed Ould Abdel Aziz a décidé, de toute évidence, de franchir le Rubicon en envoyant ses 3 Ministres les plus en vue (Justice, Finance et Relations avec le Parlement-Porte Parole du Gouvernement), annoncer la couleur: sa volonté claire et nette de violer la disposition constitutionnelle la plus verrouillée du monde -qui interdit de manière absolue tout troisième mandat d’une part, et qui rend impossible toute révision de la disposition concernée, d’autre part.
Coup sur coup, ces Ministres ont embouché l’oraison funèbre d’un « Dialogue » mort avant de naître, agité comme un leurre et dont on sait maintenant  à quelle fin il était brandi: piquer un énième mandat, après celui pris de force au Président légitime Sidi OUld Cheikh Abdallahi, ensuite  après celui arraché au peuple par fraude, dans le sillage des « Accords de Dakar et enfin, après celui arraché à une opposition tétanisée et dispersée dans la nature et donc incapable de toute résistance sérieuse.
Quelle suite sera donnée à cette intention de guerre? Le chaos est brandi comme seule alternative à l’aplatissement du peuple et des forces démocratiques par leur acceptation, toute honte bue, de la plus grossière violation constitutionnelle de notre histoire.
Plus que jamais, je pense que le destin est inscrit dans le présent en lettres effaçables. Les peuples peuvent changer leur destin. Car « Il est rare que l’Histoire fasse irruption dans leur  vie sans s’annoncer à l’avance, leur offrant ainsi l’opportunité d’en changer parfois le cours. Nous nous trouvons typiquement devant les signaux de notre      avenir proche, que ces Ministres nous tracent pour  nous l’imposer,à nous les hommes et les femmes libres de ce pays que nous promettons à la liberté, ce pays dont nous avons fait tous  le serment qu’il sera un pays de liberté, de justice et de fraternité.
Jurons qu’il n’y aura de 3ème mandat que sur nos corps écrasés par les tanks!

Source crédit : http://www.boolumbal.org

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Allocution à l’occasion de l’adoption du rapport final de l’examen périodique universel (EPU) de la Mauritanie à la 31 ème Session du conseil des droits de l’homme/ Dieng Cheikh Tidiane

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Bonjour,

Je m’appelle Dieng Ahmadou je suis membre du conseil permanent et du conseil national des Forces progressistes du changement.
Je suis également membre du comité de soutien aux détenus Biram Abeid et Brahim Ramdhane.
La Mauritanie dont a parlé ce matin sans racisme et sans esvlavage est celle de mes rêves mais hélas la réalité est autre.
La Mauritanie mon pays est bien un pays raciste et esclavagiste.
Dans la nuit du 27 au 28 novembre 1990 vingt huit militaires tous noirs ont été pendus à Inal pour célébrer le trentième anniversaire de l’indépendance de la Mauritanie, tous les assassins et tortionnaires bien qu’ identifiés se promènent en toute impunité si Mawiya avait promulgué une loi d’amnistie en 1992 ,Aziz lui a choisi d’aller faite une prière aux morts a Kaedi un acte que je qualifie d’insulte et de comédie envers les veuves et les orphelins.

La Mauritanie est le seul pays au monde ou les écoles dites de prestige (prytanée militaire,école des mines) sont réservées à plus de quatre vingt pour cent aux arabo berbères.
Toutes les télévisions privées sont réservées aussi à cette communauté.
La représentation nationales(sénat et assemblée)compte 203 parlementaires,150 sont issus de la communauté arabo berbères contre 20 Haratines et 33 negro africains alors que ces deux dernières composantes constituent plus quatre vingt pour cent de la population mauritanienne.
Au niveau du gouvernement sur un total de vingt huit ministres seulement sept sont noirs.
La liberté d’association garantie par la constitution est aussi bafouée par le refus de reconnaissance des Forces patriotiques du changement et du RAG .
La Mauritanie bafoue ses propres lois.
Les partis autorisés par le pouvoir de Aziz donnent ces images monocolores qui font honte à la démocratie(ADN de Yacoub Ould Moine)

La Mauritanie ,le HCR et le Sénégal avaient signé un accord tripartite pour le retour organisé des déportés plus de vingt quatre mille rapatriés ont regagné le bercail malheureusement seul le tiers de ses rapatriés a été recensé, ils n’ont tous ni retrouvé leurs maisons encore moins leurs biens.
Quand ces rapatriés ont marché entre Kaedi et Nouakchott pour réclamer leur droits ils ont été accueilli a coups de grenades lacrymogènes par la police répressive de Ould Abdel Aziz aux portes de Nouakchott.
Le recensement en cours s’est révélé dans son application être un génocide biométrique pour la communauté noire et aujourd’hui beaucoup de nos expatriés sont devenus des sans papiers en France.
Face à ces situations nous aux Forces progressistes du changement nous proposons l’autonomie pour résoudre ce problème de cohabitation.
Nous demandons aussi une conférence nationale sur le problème de cohabitation entre nos différentes communautés

Nous exigeons le jugement de tous les criminelles et tortionnaires.
Demandons la tenue des états généraux sur l’éducation, la justice et l’armée
Exigeons l’indemnisation de toutes les victimes
Exigeons qu’un accord soit trouvé pour le retour des déportés mauritaniens au Mali.
Pour finir je dirais comme Martin Luther King et je le cite « Une injustice où qu’elle soit est une menace pour la justice partout »

Je vous remercie.
Photo de Dieng Cheikh Tidiane.

Source crédit : réseau social FB de l’intervenant

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[16/03/2016] L’éditorial de La Nouvelle Expression : Quand Abdel Aziz écrit à Pierre Kurunziza

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Cher Pierre,
Après avoir consulté en interne le syndicat des chefs d’Etats africains, il m’a été suggéré de t’écrire et te présenter quelques pistes de solutions au problème auquel tu es confronté depuis quelques temps. Comme tu le sais, le syndicat ne t’abandonnera pas.
Mes suggestions que je te ferais, ici, sont le résultat de la Mauritanie actuelle que je dirige. J’ai pu neutraliser tous mes détracteurs et même le peuple avec.
Comme tu le sais, j’ai pu maitriser mon peuple. Et j’ai eu droit au surnom de Président des pauvres. J’ai appauvri tout le peuple. Aujourd’hui, je m’active pour que tous les citoyens de mon pays soient égaux en droits et en devoirs… dans la pauvreté. Ce peuple se démène dans l’insécurité, la misère noire et l’injustice implacable.
Cher ami Pierre,
La Mauritanie n’est pas le Burundi. C’est pourquoi, il n’y a pas lieu de comparer nos populations car on trouvera difficilement des similitudes. Mais cher collègue et frère, en absolutisme, toi et moi nous sommes semblables ; nous sommes pareils, mieux, nous faisons UN.
UN, pour la construction de notre domination sur les autres (partisans ou adversaires).
UN, pour notre détermination à être contre tous car il est difficile dans notre situation d’avoir des amis de confiance. Nous sommes UN, pour les intentions d’aller jusqu’au bout, quel qu’en soit le prix pour nos peuples. Pour les profits, nous d’abord, nos familles et proches, ensuite, et les autres après.
UN, aussi mais, pour cela, partiellement pour la mainmise sur l’armée. Car chez toi, tu as des petits problèmes dans ta grande muette. Avec moi, un général de l’armée ne peut se rebeller car il sait comment il l’est devenu ; il sait surtout que l’insolence de son pouvoir économique et politique lui impose de s’aplatir et d’aplanir son comportement à mon égard. Il sait que son avenir et celui de ses proches sont en jeu et ne dépendent que de moi. De moi seul. C’est pourquoi, l’avenir du peuple n’est pas et ne peut jamais être la préoccupation d’un général, autre que moi.
Cher Pierre,
Il faut accepter que notre vision politique de la gestion des hommes a ses limites sous d’autres cieux, mais pour nos pays c’est une prouesse. Hé ! Hé ! Hé ! Toi et moi, sommes des cadeaux sacrés pour nos peuples ; nous sommes des élus (au sens divin du terme) pour être les guides des ouailles qui peuplent nos pays que nous conduisons selon notre humeur et notre bon-vouloir.
L’élite réfractaire à notre pouvoir dans nos pays doit rentrer dans les rangs de la soupe nationale, s’exiler ou… aller en prison.
Cher ami,
Je suis, avec beaucoup d’intérêt, le déroulement des événements chez toi. Naturellement, je suis indéfectiblement solidaire avec toi. Et je partage tes préoccupations.
Mais, Pierre, pense à rectifier le tir : cela te permettra de corriger tes erreurs d’appréciation de ta population ; pour moi, la mienne, je la maitrise et l’utilise comme je veux. Je te suggère d’accepter de dialoguer. Pour cela, il te suffit de chercher très vite un chef d’Etat voisin bien accommodant qui jouera à l’intermédiaire entre tes opposants et toi, et qui t’aidera à trouver un accord pour de nouvelles élections. Ce chef d’Etat te rencardera aussi sur les prouesses d’une honorable imprimerie britannique spécialisée dans l’impression de bulletins « migrants ». Est-il besoin de te rappeler que ces bulletins sont d’une efficacité redoutable pour réaliser les « Coup KO ».
Eh oui ! Pierre, je te parle en connaissance de cause : en 2009, grâce à mon frère, le doyen Abdoulaye Wade du Sénégal (Laye Ndiombor, selon ses détracteurs – Que Dieu nous évite de finir notre magistère comme lui !), j’ai signé les accords dits de Dakar avec mon opposition. Et tu sais quoi ? Pour endormir mes opposants, j’affichais en tout lieu et en tout temps un sourire (de crocodile), je leur ai même cédé, dans le gouvernement d’union nationale, les meilleurs postes ministériels (l’Intérieur, l’extérieur et celui chargé du pognon), histoire de les endormir. Avec la présidence de la CENI en prime. Et le jour des élections de ce béni mois de Juillet 2009, devant la communauté internationale et les pantins venus observer « les choses », Pan ! Pan ! Pan ! J’ai filé une raclée à mes concurrents qui n’ont vu que du feu. Qu’est-ce que tu veux, Pierre ? Je n’ai fait que comme les autres : je n’organise pas des élections pour les perdre bêtement. Pour ça, a-t-on besoin d’être un bon boulanger ou un excellent pâtissier ?
Crois-moi, Pierre : tu démissionnes. Tu acceptes la tenue des élections dans les trois mois qui viennent. Tu vas en campagne pendant cette période de transition en laissant à tes hommes de main le soin de négocier avec l’opposition. Pour cela, choisis des hommes d’affaires connus qui vont utiliser leurs amitiés occidentales pour faire passer ton plan, mais, dès que tu arrives à tes fins, débarrasses-toi d’eux. Trahison ?! Non ! Real politik, c’est tout.
Pierre, pendant la campagne, tu quittes le palais présidentiel sans accepter que ton remplaçant constitutionnel l’occupe. C’est le meilleur remède contre les envoûtements. Eh, oui, Pierre, tu connais l’effet du Vaudou, non ? Ici c’est autre chose.
En agissant ainsi, tu pourras gagner les élections par KO et tes adversaires seront hypnotisés par ce coup qu’ils n’ont jamais vu venir, pour quelques années encore.
Alors élu (recyclé, dirai-je), à toi tous les pouvoirs et la liberté de mouvement qui va avec, puisque tu ne te sens lié par aucun accord avec le camp opposé, le camp des aigris, le camp des vaincus. Devant les injures des opposants, fais le dos rond et réponds par le mépris. L’essentiel c’est que tu y es et tu y restes. Vogue la galère. La caravane… euh… aboie et les chiens… wow wow wow passent !!
Cher Pierre, le pouvoir et l’argent ne se « partagent » pas. Même si on s’en sert en donnant aux autres, avec parcimonie. Pour mieux gouverner, il faut fermer la porte à beaucoup de ceux qui t’ont aidé à atteindre ton objectif ; en prenant même quelques-uns de tes anciens ennemis dans ton pouvoir et en maltraitant continuellement tes soutiens d’hier qui le méritent amplement (après tout ce ne sont que des lèche-bottes, des applaudisseurs et des hocheurs de têtes).
Quand tu auras fini de privatiser le pouvoir et le pays, de transformer les murs du palais en murs des lamentations, de promouvoir les médiocres et pousser à l’exil les plus méritants, tu regarderas en arrière avec le sentiment du devoir accompli. Après tout, l’essentiel de toute œuvre n’est-ce pas de faire place nette ? Et libre à ceux qui ne cessent de rêver de printemps alors qu’ici c’est toujours l’été.
Hahahaha ! Mon ami Pierre, tu réussiras, tu réussiras. Comme je suis… euh, euh… en train de réussir…..
Ami Pierre, salut.
Camara Seydi Moussa

Source crédit : saheljournal.info

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26-02-2016 15:51 – L’agence Tadamoun réduit les salaires de ses employés et retourne 190 millions Um au trésor (détails)

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Mourassiloun – L’Agence nationale Tadamoun de lutte contre les séquelles de l’esclavage, d’insertion et de lutte contre la pauvreté (ANLSILP) a achevé les procédures relatives à la baisse des salaires de ses employés, en tant qu’option plus appropriée que leur renvoi.

La réduction des salaires se situerait entre les fourchettes de 20% et 35%, révèlent des sources, selon lesquelles, cette mesure a permis de réaliser des économies estimées à 190 millions ouguiyas.

Ce montant a été retourné au trésor public, indique-t-on, en application des mesures d’austérité recommandées par les autorités du pays à certaines structures étatiques.

Traduit de l’Arabe par Cridem

Crédit source : http://www.cridem.org

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24-02-2016 15:10 – Editorial de La Nouvelle Expression : Lô Gourmo avait raison…

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La Nouvelle Expression – Bonne année 2016. Avec beaucoup de retard ; mais pour l’humanité toute entière, je l’avais dit sans l’écrire. Mon souhait est un monde meilleur pour tous avec une Mauritanie juste parce que repensée et harmonisée. Je vais m’inviter au débat en cours, celui qui occupe et préoccupe certains d’entre nous : le dialogue politique.

L’opposition, comme le pouvoir, pense opportun cette méthodologie de gérer les affaires du pays. A mon sens, cette volonté du pouvoir de vouloir dialoguer sent le goût amer d’un non-dit ou de l’inachevé et donne raison au politique Lô Gourmo, un responsable du parti UFP, une formation de l’opposition mauritanienne.

Le Pr Lô avait déclaré, au lendemain de l’élection d’Abdelaziz pour son second mandat, que « l’élu ne l’aura été, avec 81,89 % des suffrages exprimés, que par 20% des Mauritaniens en âge de voter ». C’est à dire que 80% des Mauritaniens en âge de voter n’ont pas jugé utile de participer à ce scrutin.

Un Président qui n’est élu qu’avec plus de 80% de 20% des Mauritaniens en âge de voter est un Président mal élu, symptomatique d’une maldonne politique. D’où la nécessité de chercher à dialoguer avec la classe politique opposée. Une manière tacite de reconnaitre la crise qui plombe le pays sans que le pouvoir ne le dise clairement. Il est connu qu’en politique on parle de dialogue pour sortir d’une situation non souhaitée pour une autre situation souhaitée, d’une manière consensuelle. C’est-à-dire trouver une solution à la crise sous laquelle ploie la Mauritanie, à cause de la carence et de l’entêtement du pourvoir actuel. Un pouvoir qui se plait de mépriser et écraser ses administrés.

Le mépris… Comme le prétendent les tenants du pouvoir, tout va bien dans le pays, il n’a pas lieu de chercher à dialoguer avec un acteur qui s’est auto exclu du jeu politique parce qu’ayant boycotté. Mais la vérité est toute autre. La Mauritanie est gravement malade.

Sinon, quelqu’un qui affirme avoir gagné une élection dans la transparence et l’engouement populaire doit aller au bout de son devoir qui est de finir son mandat. Celui qui gagne haut la main une élection doit gouverner seul avec son camp, fort de sa légitimité. Mais le pouvoir d’Abdelaziz met à nu son illégitimité populaire, pour ne dire son « mal élu-ment ».

L’opposition va-t-elle se compromettre ? Une compromission qui passe par cette volonté de vouloir cogérer avec le pouvoir actuel, un pouvoir aux abois et qui accentue les maux de la Mauritanie et du Mauritanien. Un pouvoir qui suce, divise, instrumentalise…

Une opposition de la Mauritanie actuelle doit être préoccupée par la situation sociale du pays où le désarroi, la faim, l’injustice et le chaos se mauritanisent de jour en jour.

Une opposition de la Mauritanie d’aujourd’hui doit être une opposition citoyenne pour la construction d’un Mauritanien de droit et de devoir dans l’acceptation de l’autre.

Une opposition d’une Mauritanie de ce pouvoir héritier de l’ère Maouya doit être celle du refus de la collaboration malsaine.

Une opposition mauritanienne contre le pouvoir actuel, un pouvoir qui symbolise la perpétuation du système qui nous écrase depuis des décennies, doit être une opposition qui propose et milite fortement pour une Mauritanie réconciliée au lieu d’étaler à la face de tous sa volonté de participer à la gabegie insolente, à l’instrumentalisation et à la tyrannie…

La Mauritanie d’aujourd’hui a plus besoin d’une opposition d’action innovante que celle des réactions épidermiques face à un pouvoir qui a presque tout perdu et qui est en passe de tout faire perdre au pays.

Le problème de la Mauritanie est la négation de tout progrès dans le sens de l’avènement de la citoyenneté à part entière, et non d’une citoyenneté entièrement à part, qui suppose une Mauritanie qui finit avec les tares qui la minent, qui la tirent vers un trou sans fond.

Une fois cette Mauritanie pensée et décidée, on pourrait passer à l’aspect électoral…

Mais, tout exercice électoral avant la réalisation de cette Mauritanie-là ne produira qu’une copie biaisée de cette originale. Or, l’originale de cette Mauritanie-là ne fait pas rêver… une Mauritanie où perdurent racisme, irrédentisme ethnique, esclavage, exclusion, gabegie, mensonge, corruption, tribalisme, régionalisme.

Cette Mauritanie-là n’est pas une nation, n’est pas un pays. Cette Mauritanie-là n’est qu’un simple territoire, un espace de peuplement, un terrain vague…

Camara Seydi Moussa

Crédit source : http://www.cridem.org

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L’Édito de RMI : Le déclin institutionnel en Mauritanie/ Première partie

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Lorsque dans un régime, les institutions étatiques sont dans l’incapacité de remplir pleinement leurs fonctions, il faut se préparer au déclin. On le constate quand tous les pouvoirs décisionnels sont concentrés entre les mains d’un seul homme. L’usage des forces coercitives, la manipulation des masses et l’exclusion systématiques des adversaires politiques demeurent le seul recours au sein de ce régime.

Parmi les signes avant-coureurs d’un état affecté par le déclin institutionnel, il y a l’inefficacité des dirigeants, l’éclatement des scandales publics et le pourrissement politique. Il n’est pas nécessaire d’être un grand spécialiste de la bonne gouvernance pour constater la dégringolade institutionnelle en Mauritanie. Et curieusement, nous avons capitalisé, et de loin, toutes les faiblesses gouvernementales reprochées à l’époque au président Sidi Ould Cheikh Abdallahi.

La sécurité malade de ses hommes

Le pays est plus que jamais menacé par des attaques terroristes. Les attentats de Bamako, de Ouagadougou et d’autres projets déjoués ça et là par les forces armées de la mission de Barkhane sont autant des motifs de crainte pour notre sécurité. L’opinion publique risque d’être tragiquement surprise lorsque s’ébranlera comme un château en carton le mythe de la sécurisation de la Mauritanie. Le jour où déguerpiront les garants du pacte de non-agression acté avec les plus influents réseaux jihadistes du Nord Mali, le pays deviendra inévitable une cible. Finalement on se rendra compte que le discours autour de la réhabilitation de nos forces armées n’est qu’un argument démagogique post-putsch.

La démonstration de notre quincaillerie militaire lors du 28 novembre dernier ne nous nous immunise guère en cas d’attaque. Car aujourd’hui, plutôt que d’être dirigés par de véritables militaires, nos casernes sont tenues par des idéologues rompus aux théories racistes et communautaristes. Si ceux qui devraient consacrer leur vie pour la sécurisation de nos frontières se vautrent à Nouakchott pour se partager les budgets des bataillons, il y a lieu de s’interroger sur l’avenir de notre institution militaire.

De l’intérieur, la population vit dans l’insécurité. Si ce n’est pas les délinquants qui agressent, assassinent ou violent, le danger arrive du coté de ceux qui étaient censés assurer la sécurité. Le cas de l’agression du jeune Salif Mbaré Diop devant son domicile familial à El-Mina au début d’année en est une malheureuse illustration. Et comme le cabinet d’avocats qui prend en charge son dossier ne veut rien céder, un autre groupe de gardes a investi le quartier, comme pour laver l’affront. Dans la nuit du 13 février, une patrouille organise une descente dans le même secteur. Ciblés puis arrêtés, Ablaye Bâ et Mamadou Niasse ont été atrocement violentés avant d’être conduits au commissariat le même soir.

Sans oublier les chantages auxquels certains « hommes de tenues » se livrent dans des quartiers habités majoritairement par des noirs. Ils dénoncent continuellement l’état de siège.

Bâ Sileye

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15/02/2016] Biram Dah Abeid & Brahim Ramdane: Appel conjoint à l’adresse des forces militantes

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Nous, Biram DAH ABEID et Brahim BILAL RAMDHAN – président et vice président d’IRA – Mauritanie, depuis notre prison de Nouakchott, appelons solennellement les militants et sympathisants de notre organisation mais aussi toutes les mauritaniennes et tous les mauritaniens épris de paix et de justice à continuer la mobilisation dans le combat contre l’esclavage, le racisme et l’exclusion.
Les peines de prison, la torture et les privations n’entameront en rien notre conviction et notre ferme engagement à lutter contre le système de domination en vigueur en Mauritanie. A cet effet, nous rappelons, ici, notre serment, celui d’IRA – Mauritanie :
? Poursuivre sans relâche la lutte contre le fiqh esclavagiste mais aussi contre ses tenants – promoteurs du Code négrier en vigueur en Mauritanie,
? Rassurer Haby, Mbarka, Said, Yarg, la mère de feue Souadou mais aussi toutes les victimes de l’esclavage en Mauritanie que l’organisation IRA – Mauritanie que nous présidons n’épargnera aucun sacrifice dans notre lutte pour que justice leur soit rendue et que leurs bourreaux répondent de leurs actes ignobles,
? Poursuivre la lutte contre l’esclavage foncier jusqu’à ce que les esclaves et anciens esclavages accèdent à la propriété foncière sur des terres que leurs ancêtres ont défrichées et labourées, des générations durant,
? Rassurer les populations des adwabas, celles de Dar El Barka, de Thiambène mais aussi de tous les villages victimes d’expropriation foncière que nous serons toujours à leurs côtés et qu’ensemble notre résistance pacifique et ferme viendra à bout des agissements du système raciste et esclavagiste qui règne en Mauritanie,
? Et rassurer mère Houleye SALL, Maimouna Alpha SY ainsi que toutes les victimes de la tentative de génocide contre les négro-mauritaniens que notre combat commun se poursuivra jusqu’à ce que les bourreaux des leurs répondent de leurs crimes devant la justice.

IRA – Mauritanie, par nos voix, lance un appel à ses militants et sympathisants ainsi qu’à toutes les forces progressistes de la Nation à plus de vigilance et de résistance contre les groupuscules néfastes qui tirent la Mauritanie vers le bas.
Fait à Nouakchott, le 11 février 2016

Biram DAH ABEID
Président
Brahim BILA RAMDHAN
Vice Président

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14-02-2016 13:54 – Le secrétaire général du ministère de l’intérieur transféré à la prison de Bir Moghreïn

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Saharamédias – Le secrétaire général du ministère de l’intérieur et de la décentralisation Mohamed El Hadi Macina, arrêté jeudi dans une affaire de corruption dévoilée par des juges britanniques, a été transféré à la prison de Bir Moghreïn, dans l’extrême nord du pays.

L’information a été confirmée par le correspondant de Sahara Media dans la wilaya du Tiris Zemour.

Le nom du secrétaire général du ministère de l’intérieur qui avait occupé ce poste pendant près de dix ans, avait été cité par la justice britannique dans une affaire de corruption entreprise par une société d’impression de bulletins de vote dans certains pays africains dont la Mauritanie.

Ces derniers temps les autorités mauritaniennes avaient décidé de transférer à la prison de Bir Moghreïn des personnes accusées dans des affaires sensibles de malversations afin de les éloigner de la capitale.

Crédit source : http://www.cridem.org

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Où mettra notre renommé ministre de la justice Me Brahim Ould Daddah, ces vices de procédures et abus de pouvoir ?

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Incroyable, en Mauritanie se sont les procureurs, les juges, personnels chargés l’application des lois et le respect des procédures qui sont les premiers à les bafouer. Comment peut-on parler d’un état de droit à fortiori d’une possible démocratisation dans ces conditions? La démocratie ne peut fonctionner sans le respect des règles juridiques, c’est la moindre des choses n’est ce pas ? L’indépendance de la justice demande au moins le respect des procédures et règles !

Déjà on savait que le transfert des détenus « otages » militants abolitionnistes de la ville de Rosso vers la ville d’Aleg était illégal, puis-là, on apprend que le pire s’est produit, vous imaginez depuis le 20 Aout 2015, le procureur d’Aleg n’a pas transmis la décision du juge d’Aleg du dossier concernant Biram Dah Abeid, Brahim Ould Bilal et Djiby Sow à sa hiérarchie, surtout à la cour de cassation alors qu’il devrait le faire dans un délai n’excédant pas un mois (1mois).

Comment qualifier un pays qui ne respecte aucune règle juridique ni loi sans parler des procédures? Depuis Août 2015, la cour de cassation de Nouakchott et les avocats des détenus courent derrière un dossier qui devrait être transféré depuis la nuit du 20 aout 2015. Juste des papiers qu’on glisse dans une enveloppe hop direction Nouakchott, l’acte prend six mois (6 mois) de délais, a-t-on besoin de faire un commentaire ? Qu’attend le ministre de la justice pour faire son ménage interne s’il est là pour reformer? Combien de détenus sont en prison depuis des années sans aucun jugement ? C’est extrêmement cruel et barbare !

Le vice-de procédure et les incompétences ne sont plus à démontrer, les interminables vas-et-viens Nouakchott-Aleg des avocats ont fini par payés, le procureur acculé sur du flagrant délit de mensonge a fini par remettre le dossier aux avocats ce jeudi 11 février 2016 qu’ils ont ramené à Nouakchott eux-mêmes. Que va décider maintenant la cour de cassation ? Le vice de procédure n’est plus à démontrer dans ce dossier dans les tous cas en sachant qu’ils sont accusés sur du faux et usage de faux.

« La cour d’appel de la ville d’Aleg, dans le sud-ouest de la Mauritanie, a confirmé jeudi 20 août la condamnation à deux ans de prison ferme de trois militants anti-esclavagistes : Biram Ould Dah Abeid, président de l’ONG Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), son adjoint Brahim Bilal, ainsi que Djiby Sow, un militant pour les droits culturels. Un verdict qui choque au moment où la Mauritanie dit vouloir en finir avec cette pratique officiellement abolie depuis 1981, criminalisée depuis 2007, mais encore répandue dans le pays. »

Définition Vice de procédure
« Le vice de procédure est une expression employée pour désigner le non-respect d’une règle de procédure prévue par la loi (le Code de procédure pénale par exemple) susceptible de remettre en cause la validité d’une mesure prise ou envisagée à l’encontre d’une personne (poursuites, mise en détention provisoire, sanction, garde à vue, suspension etc… »

Diko Hanoune

Source crédit : haratine.blogpost.fr

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