L’élection présidentielle américaine attendue en fin d’année, donnera un(e) président(e) élu(e) qui ne relèvera pas de l’ordinaire dans notre monde. Si ça sera un Trump, ce monsieur à la personnalité imprévisible qui a su « trumper » ou tromper le monde républicain aux primaires , qui gagnera, on craindra un Bushisme amateur et populiste qui pourrait virer dans des aventures belliqueuses très hasardeuses à l’international. L’ex magna de l’audiovisuel, est connu comme manipulateur et adepte des joutes verbales du sensationnel. Une fois élu, s’il reste fidèle à sa « trumpery » ou sa tromperie qui lui a permis d’étouffer tous les cadors potentiellement attendus du côté républicain lors des primaires, il aura intérêt à se mettre sous tutelle en sous main, pour éviter une éventuelle destitution au cours de son mandat. D’ici là, le chemin sera long pour « trumper » et tromper une majorité de l’électorat américain et rafler la mise devant Madame Clinton. Si la « Trumpery » ou la tromperie sera dévoilée et contenue à temps, on aura un deuxième Clinton à la Maison Blanche à Washington. Ainsi la parenthèse Bush-Clinton de l’histoire politique américaine réapparaîtra après la coupure OBAMA. Ainsi la séquence Bush père, Mr Clinton, Bush fils, (OBAMA) , Madame Clinton prendra le relais aux destinées de la première puissance mondiale.
Ah oui…une Dame à la présidence américaine est plus que jamais plausible aujourd’hui. Si un Clinton II au féminin arrive au pouvoir avec Hillary, ce couple très politique rentrera davantage dans les annales de l’histoire politique américaine. Hillary Clinton présidente entourée d’un cabinet classique dans le bureau ovale, fera une présidence classique suivant les lignes directrices de la politique américaine à l’international. L’Amérique fera de l’américain, veiller sur ses intérêts économiques liées à un certain ordre géopolitique mondial à maintenir en état depuis 1945. Pour le reste, dans les premières heures, le monde rêveur sera envahi par une Hillarymania au nom d’un féminisme désuet politiquement dans un sens la concernant, comme l’avait été la Obamamania en 2008 au nom du blackisme. À vrai dire en la matière dans certaines hautes sphères politiques et économiques, la référence pigmentaire ou sexiste importe peu, car la classe sociale étanche et bien codifiée gomme certains traits d’appartenance physiques au profit d’autres qui nous dépassent, NOUS les petites gens. Nous qui nous les représentons dans nos aspirations puériles et innocentes par différentes positions sur TOUT ce qui se fait et se défait dans notre Monde sans Nous finalement.
K.S
Catégorie : Politique
26-07-2016 22:08 – Alerte!Les policiers arrachent la plaque des FPC

Le Calame – Le siège des forces progressistes du changement (FPC), parti fondé sur les cendres des FLAM mais non reconnu par le pouvoir a reçu, ce mardi 26 juillet, vers 14h, la visite des forces de l’ordre, venues arracher la plaque portant le nom du parti que préside Samba Thiam.
Signalons qu’après son retour d’exil pour mener le combat politique à l’intérieur du pays dans la légalité, les ex-FLAM ont décidé de muer en un parti politique, dénommé FPC. Les statuts et règlement intérieur sont déposés, le 18 octobre 2014, sous le numéro 4962. Les responsables du parti attendront huit mois pour se voir notifier le refus du ministère de l’intérieur.
Réagissant au refus, le président des FPC déclare, au cours d’un point de presse, la détermination de sa formation à user de tous moyens légaux pour entrer dans leur droit que garantit la loi fondamentale du pays. Dans la foulée, la plaque portant le nom du parti est accroché devant le siège. C’est que la police est venue emporter ce mardi.
Saisie, la chambre administrative de la cour suprême adresse une lettre en date du 3/12/2015 au ministère de l’intérieur. Ce dernier devrait répondre dans un délai n’exécedant pas 30 jours. La Cour suprême attend toujours cette réponse.
La question qu’on se pose aujourd’hui est de savoir, si après IRA, le gouvernement n’est pas décidé à découdre avec les FPC.
Source crédit : http://www.cridem.org
11-07-2016 – L’ambassade de Mauritanie à Paris encore saccagée : Kassataya vous en livre les détails
Kassataya – L’ambassade de Mauritanie à Paris, située rue Montevideo dans le très chic XVI arrondissement, a fait l’objet, la semaine dernière, d’une énième mise à sac.
Immédiatement, les regards se sont tournés vers le très controversé enrôlement des populations mauritaniennes que d’aucuns jugent discriminatoire envers les populations noires de Mauritanie. KASSATAYA.COM est allé a mené l’enquête et vous en dit davantage.
Mardi 5 juillet 2016. Comme souvent depuis l’ouverture d’un bureau d’enrôlement des populations mauritaniennes de France (et d’Europe), les locaux de l’ambassade sont pris d’assaut par des dizaines de Mauritaniens à la recherche de sésames de plus en plus précieux : visas, récépissé d’enrôlement, actes de naissance, déclaration de naissance et autres documents d’état-civil.
Il est un peu plus de 10 h ce mardi matin quand Souleymane S., la trentaine, pousse la porte de l’ambassade. Il manque de renverser un employé et se dirige vers l’arrière-cour où se trouve l’aile réservée à l’enrôlement. Souleymane S. est un habitué des lieux. Depuis un peu plus d’un mois, il court après un document attestant que son enrôlement a bien été validé.
D’après un témoin joint par KASSATAYA.COM, Souleymane S. avait commencé à montrer des signes d’énervement déjà jeudi 7 juillet. « J’étais assis juste à ses côtés et il n’arrêtait pas de protester. Il se plaignait de devoir effectuer des déplacements qui lui coutaient cher en temps et en argent et ne comprenait surtout pas qu’on retarde le traitement de son dossier alors qu’il remplit toutes les conditions. Un agent de l’ambassade lui proposa alors de lui laisser ses coordonnées afin qu’il puisse l’informer de l’évolution de son dossier et lui éviter de se déplacer » poursuit notre source.
Impatience
Mais, Souleymane S. trouve le temps long. Mardi donc, sans attendre, il se présente devant le responsable des opérations d’enrôlement pour s’enquérir, comme un rituel, de l’état d’avancement de son dossier. Voyant qu’il n’y a eu aucune évolution depuis jeudi, Souleymane S. se saisit d’une chaise et renverse tout ce qui se trouve à sa portée, y compris un ordinateur. Le responsable de l’enrôlement et quelques agents présents dans la pièce sortent précipitamment. D’autres interviennent pour Souleymane S.; celui-ci sort de la pièce mais s’énerve tout de suite après et renverse une benne à poubelle. C’est alors que l’ambassade décide de faire intervenir la police française qui embarque Souleymane S. immédiatement placé en garde-à-vue.
Des précédents
Ce n’est pas la première fois que l’ambassade de Mauritanie en France est sujette à ce genre de mésaventure. Rien que ces trois dernières années, deux cas similaires sont à relever comme le rapportait KASSATAYA.COM.
En mai, près de quinze étudiants avaient occupé l’ambassade de Mauritanie pour protester contre les discriminations envers les communautés dont ils sont issus. Les autorités mauritaniennes avaient porté plainte et le procès s’était soldé par la condamnation des étudiants à des peines légères.
Un an plus tard, en mai 2015, un individu répondant au nom de Ould Sidi, muni d’armes blanches s’introduisait dans le bureau de l’ambassadeur M. Wagne Abdoulaye Idrissa avant d’être maitrisé sans faire de victime. Contrairement à la précédente affaire, cette agression n’avait pas l’objet de plainte.
Un enrôlement à problèmes
Le fossé entre l’ambassade de Mauritanie en France et ses administrés ne fait que se creuser davantage depuis le lancement de l’opération d’enrôlement. Les raisons de ce désamour tiennent aux conditions d’accueil qui ne satisfont pas les usagers mais aussi à un problème de communication.
Selon les confidences recueillies par KASSATAYA.COM, « il y a une confusion entre les services consulaires, l’état-civil et les activités de l’ambassade à proprement parler. Le fait que les opérations d’enrôlement se déroulent dans les locaux de l’ambassade laisse penser que c’est la chancellerie qui en est responsable. Ce qui est erronée. En vérité, l’ambassade n’a aucun droit de regard sur ce qui se passe en matière d’enrôlement, d’établissement de passeport ou de visa. Tout dépend de Nouakchott et tout y est validé».
C’est donc au niveau du tout puissant administrateur directeur général de l’Agence Nationale du Registre des Populations et des Titres Sécurités M. M’Rabih Rabou Ould El Wely que se situe le nœud du problème. La décision de ne plus exiger un titre de séjour français pour l’enrôlement des Mauritaniens de France, la disponibilité de l’ex ambassadeur M. Wagne Abdoulaye Idrissa puis de son successeur Mme Aichetou Mint M’Haiham envers des administrés en désarroi ne sont pas suffisantes pour apaiser les rancœurs ni améliorer les relations avec les Mauritaniens de France.
Que vont faire les autorités mauritaniennes à présent ?
Cette nouvelle affaire met les autorités mauritaniennes dans l’embarras et le président Ould Abdel Aziz dans une grosse colère. Mais les options qui restent sur la table ne sont pas légion. Les autorités mauritaniennes peuvent poursuivre la fuite en avant en se barricadant davantage comme elles l’avaient fait il y a quelques années. Elles avaient engagé un procès contre les étudiants qui avaient occupé les locaux de l’ambassade.
La sécurité de l’ambassade avait été renforcée par l’affectation d’une demi-douzaine de policiers directement venus de Mauritanie. Trois d’entre eux avaient déserté leurs postes et demandé l’asile politique en France, rejoignant, dans une certaine mesure, les foules qui dénoncent les abus en Mauritanie. Aujourd’hui, les autorités envisageraient de s’attacher les services d’une agence de sécurité en France pour filtrer les entrées à l’ambassade.
Ce qui fait dire à une source interne que « ce n’est pas comme cela que les problèmes vont être réglés. Il faut nécessairement dissocier les activités consulaires de tout ce qui relève de l’état-civil. On peut établir des documents provisoires aux Mauritaniens qui ont besoin de régulariser leur situation auprès de l’administration française en attendant de pouvoir se faire enrôler en bonne et due forme. Mais on dirait qu’il y a une main invisible qui fait tout pour que certaines catégories de population ne puissent pas se faire enrôler même si toutes les conditions sont réunies ».
En attendant, toutes les activités telles que l’enrôlement, l’établissement des passeports et des visas sont suspendues jusqu’à nouvel ordre et l’accès aux locaux de l’ambassade strictement contrôlé.
Post Scriptum
Au moment où ces lignes sont écrites, lundi 11 juillet, M. Souleymane S. est revenu à l’ambassade mais n’a pu y accéder et aucun nouvel incident n’a été signalé. Les autorités ont fait intervenir la police française et ont porté plainte contre M. Souleymane S.
Nous avons essayé de joindre l’ambassade de Mauritanie en France en vain.
Par Abdoulaye DIAGANA pour KASSATAYA.COM
Source crédit : http://www.kassataya.com
Evènements du Ksar : Communiqué du Mouvement Autonome pour le Progrès (MAP)

Nous avons appris avec stupéfaction les arrestations arbitraires de membres et militants d’IRA à Nouakchott, suite à la tentative de délogement des habitants du bidonville situé aux abords de l’hôpital Bouamatou. Entre le 30 Juin et le 2 Juillet 2016, M. Diop Amadou Tidjane, 3ème vice-président d’IRA, Abdallahi Mattala Saleck et Moussa Biram, respectivement président et vice-président de la section de Sebkha, M. Balla Touré, Secrétaire Général Exécutif, Jemal Bleyil, vice-président de la section de Ryadh, ainsi qu’une dizaine de militants du mouvement, ont été arrêtés dans les rues de Nouakchott ou à leurs domiciles.
Ces membres et militants d’IRA, dont le seul tort est d’appartenir à une organisation de droits humains luttant pour l’abolition de pratiques rétrogrades et inhumaines, ont été arrêtés en violation des droits et libertés individuelles garantis par la loi fondamentale. Une fois de plus, le régime tyrannique de Mohamed Ould Abdel Aziz a sévi, réaffirmant pour la énième fois le caractère arbitraire et inique de ses décisions. Ces arrestations, qui ne reposent sur aucune base légale, attestent, s’il fallait encore en administrer la preuve, la dérive inquiétante d’un régime aux abois.
Le MAP exige la libération immédiate et inconditionnelle des membres et militants d’IRA arrêtés par les forces de répression mauritanienne. Particulièrement indigné par l’arbitraire du pouvoir, le MAP appelle toutes les forces politiques et les mouvements de la société civile à agir ensemble, pour sortir ces innocents des griffes d’un régime pseudo démocratique, qui s’emploie à instaurer une instabilité chronique afin de pérenniser son règne.
Le MAP
Biram Dah Abeid : “Ce que vivent les sénégalais, gambiens, ivoiriens et guinéens en Mauritanie”
«La vérité sur l’esclavage en Mauritanie»
Il est sans conteste la figure de proue de la lutte contre l’esclavage en Mauritanie. Biram Dah Abeid, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est un militant des droits humains, homme politique mauritanien, qui mène depuis des années, un combat farouche, mais pacifique, contre cette pratique qu’on croyait révolue depuis des siècles.
Incarcéré pour avoir incinéré en public le «Code noir», composé de livre qui, dit-il, légitiment cette pratique tout en la drapant d’un voile islamique, Biram, comme l’appellent affectueusement ses proches, vient fraîchement de sortir de prison. Il s’est entretenu avec Seneweb sur cette épineuse question de l’esclavage dans la société mauritanienne.
Qui est Biram Dah Abeid ?
Je suis le Président d’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), une organisation militante des droits humains en Mauritanie qui place au centre de ses activités, la lutte contre l’esclavage, toujours pratiqué chez nous. En Mauritanie, 20 % de la population, c’est-à-dire entre 500.000 et 800.000 personnes, continuent à pâtir de l’esclavage domestique, suivant une gradation inégale, compte-tenu de la géographie, du milieu de naissance et du degré d’éloignement des grands centres urbains. Au moins 50% des mauritaniens subissent, toute leur vie durant, les effets psychologiques et symboliques de l’infériorité raciale, car il s’agit aussi de cela, de cette propriété exercée sur un être humain par son vis-à-vis, il résulte que la majorité relative des mauritaniens naissent esclaves, ils sont attachés à la famille de leurs maîtres qui ont sur eux, le droit de vie et de mort. Nombreux travaillent sans repos, sans salaires au profit de leur maître. Ils n’ont pas le droit à l’éducation, de se déplacer, de voyager ou de se marier, sauf avec l’assentiment de leur propriétaire. Le maître aussi a le droit de cuissage sur toutes les filles ou femmes esclaves. Par exemple, un maître qui a 100 femmes esclaves filles, peut en abuser sexuellement, sans restriction de nombre ni d’échéance. Il en a le droit, entre guillemets, c’est-à-dire le Droit Mauritanien, le Droit édicté par le code d’esclavage de la communauté dominante mauritanienne, les arabo berbère. Ils l’appellent le livre islamique, mais nous, nous l’appelons le livre esclavagiste, le livre anti islamique. C’est cette littérature de la honte que moi, personnellement, j’ai incendié, en public, dès le mois d’avril 2012.
Quel message vouliez-vous lancer en incinérant publiquement ce livre ?
C’était un message en deux temps : Le message concerne d’abord la communauté des esclaves, ensuite la communauté des esclavagistes, c’est-à-dire, respectivement, les Hratins ou Maures noirs pour certains, et qu’on appelle au Sénégal les «Naar bou nioul» et la communauté arabo berbère qu’on appelle ici «les naar ganar» ou “naar bou khess”.
Aux descendants d’esclaves, j’ai souhaité dire que cette prose n’a rien d’islamique. Ils sont assujettis par ces sources qui décrètent d’abord l’inégalité entre humains, entre la femme et l’homme, entre le musulman noir et le musulman blanc. Elles autorisent aussi la vente des esclaves, c’est-à-dire le négoce des êtres humains, musulmans et Hratins mauritaniens. Qu’ils soient gagés, cédés ou loués, il a été créé, au service de cette infamie, un prétendu «droit musulman», que nos écoles et université islamiques enseignent encore. Les auteurs autorisent aussi la castration des esclaves.
Quand un Hratin se distingue par sa beauté ou tout autre attrait physique, le maître arabo berbère pouvait le castrer pour éviter un mélange de sang, afin que les femmes ou les filles du maître ne soient tentées par des aventures sexuelles constitutives de mésalliance, voire source de dégradation de la généalogie. Ces références rendaient aussi licites les châtiments corporels très durs, comme la torture, l’amputation des esclaves s’ils essayent de s’évader. De même, le droit de cuissage comportait la légalisation du viol des femmes et filles esclaves, par leur maître. La fille esclave est l’objet d’apprentissages sexuels des enfants du maître, un objet de désir du maître, du cousin du maître et même de l’étranger, hôte de passage chez le maître. Elle est sujette à la concupiscence, taillable et corvéable à merci. Les licences et principes établis dans ces documents ont été confectionnés pour assujettir des êtres humains, du fait de leur ascendance noire ; ils permettent de couvrir l’esclavage d’un voile d’Islam et de sacralité. A cause de cette tricherie séculaire, nous, nous avons voulu porter un coup contre le dogme, démanteler la doctrine, exposer nûment la légitimation de l’esclavage et l’islamisation de l’eugénisme arabo-berbère.
Votre message au monde extérieur ?
Bien entendu, il s’agissait de montrer, à la communauté internationale, que même si la Mauritanie a ratifié toutes les conventions internationales sur les droits humains, elle n’a jamais respecté ses engagements, elle applique des livres qui vont en contresens de la déclaration universelle des Droits de l’homme. Nous avons voulu délivrer un message aux autres musulmans pour leur dire que la Mauritanie est un pays membre de l’Organisation de la Conférence islamique, mais qu’elle applique les pratiques les plus «jahilistes», les plus antéislamiques et anti islamiques. Enfin, nous nous employons – et ce n’est pas tâche ardue – à démontrer combien ces pratiques illicites violent la parole de Dieu dans le Coran et les actes fondateurs du Prophète Mohamad (Paix et salut sur Lui) dans sa sagesse et sa Sunnah.
Pensez-vous que votre message a été bien perçu ?
Je pense que certaines parties ont été très réceptives comme la communauté des esclaves, des hratins, pour qui, l’incinération de ces livres a constitué un déclic, une insurrection morale et populaire contre l’esclavage ; ainsi témoigne leur adhésion massive à IRA Mauritanie et leur opposition, à notre condamnation, mes camarades et moi, de manière vigoureuse et populaire, par des manifestations publiques dans les villes de l’intérieur du pays et à Nouakchott. La mobilisation des populations hratins, ainsi que des forces amies, aura permis ma sortie de prison. J’ai été très fier de l’acte de destruction des livres infâmes et me réjouit de son impact psychologique auprès des victimes de l’esclavage et sur les descendants de maîtres.
Les institutions de droit de l’homme dans le monde ont aussi compris que la Mauritanie jouait un double jeu, un jeu de duplicité, qui nargue le monde, discrédite la Umma musulmane, transgresse le Droit international et le Droit musulman. Le pouvoir en place, incarné par le Général Mohamed Ould Abdel Aziz, arrivé au pouvoir par un coup d’Etat, continue de maintenir sa complaisance à l’endroit des forces obscurantistes et esclavagistes. Pour s’assurer le soutien des propriétaires d’esclaves arabo berbères, il mène une guerre sans merci contre IRA Mauritanie, contre ma personne, contre le Droit international et contre les prescriptions authentiques de l’Islam. Ce faisant, il se dresse en travers de l’égalité, de l’équité, de la compassion et de la paix. D’expérience, vous savez que ce genre d’homme finit par tout perdre, non sans avoir précipité son pays dans l’incertitude existentielle.
Quelle serait la solution pour mettre un terme définitivement à l’esclavage en Mauritanie ?
Le général Aziz et ses soutiens parmi les groupes pro esclavagistes obscurantistes qui détiennent le pouvoir et tous les leviers de commande en Mauritanie, devraient faire la place à l’expression populaire antiesclavagiste, symbolisée par l’IRA Mauritanie et Biram Dah Abeid. Ira Mauritanie a été une organisation interdite dès sa création. Le pouvoir lui a mené une guerre d’usure, harcelé avec des poursuites, des arrestations systématiques et massives de ses membres, des emprisonnements, des simulacres de jugements et des condamnations. IRA est une organisation qui vit dans des conditions difficiles, sous le régime de l’interdiction totale. S’ils sont aussi démocrates et abolitionnistes qu’ils le prétendent, les concepteurs et promoteurs du système d’hégémonie ethno-tribale seraient inspirés de jouer le jeu franc du pluralisme, avec l’IRA qui est un mouvement d’idées, une force de propositions politiques, mais aussi une organisation des droits de l’homme, bientôt dotée de ramification dans les syndicats, les associations d’élèves et d’étudiants et toutes les forces vives.
Qu’attendez-vous des institutions africaines et internationales ?
Si l’Union africaine, la communauté internationale, les Nations unies, l’Ue, les Etats partenaires de la Mauritanie comme les Usa, la France, l’Allemagne, l’Espagne, mettent la pression nécessaire sur l’Etat Mauritanien pour qu’il se plie aux règles du jeu inclusif de la démocratie, IRA remporterait certaines élections. Représentée et non plus exclue, elle tendrait la main à tous les mauritaniens, pour éradiquer l’esclavage, ensemble, en vertu de la loi. Il y aura aussi d’autres mesures d’accompagnement, tel un plan national d’éradication, financé durant une décennie, sur les fonds publics. Un pourcentage des recettes de l’Etat devrait alimenter le fonds de développement et de prévoyance, au profit exclusif, des Hratins. Ira pourra aussi mettre en branle un processus de vérité de justice et de réparation pour les autres populations noires – les peulhs, les soninkés, les wolofs et les bambaras – victimes, moins anciennes certes, d’un racisme primaire, alimenté par l’Etat, notamment en matière foncière et domaniale. Ces composantes nationales ont enduré une tentative de génocide orchestrée par une partie de la même équipe actuellement au pouvoir en Mauritanie. Sous couvert de fraternité et de pardon « islamique », de prières et de mots de diversion, l’impunité couvre encore les auteurs de centaines d’assassinats et de déportations par milliers.
Après l’incinération du livre, quel sera votre futur objectif ?
Nous visons la présidence de la République Islamique de la Mauritanie pour l’élection de 2019. C’est ce que nous préparons. Nous avons entamé la préparation de cette prise de pouvoir pacifique par la voie des urnes depuis l’élection de 2014 où je me suis porté candidat, in extremis. Alors, je manquais de tout, mon parti était interdit, mon Ong était interdite – ils le sont toujours -, les soutiens nous faisaient défaut et nous récoltions l’hostilité des partis traditionnels. Opportuniste, le pouvoir en place a pensé que nous jouerions pour lui un rôle de faire-valoir. Mais lorsque nous nous sommes engagés dans cette élection, même avec un manque de moyens cruels, nous pûmes faire entendre la voix d’IRA dans toutes les régions de la Mauritanie ; j’ai ainsi réussi à engranger un peu moins de 10% des voix. Ces résultats sont confirmés par les autorités officielles qui ont utilisé une fraude massive. Et l’espoir est né au sein des différentes franges de la population mauritanienne.
Etes-vous soutenus dans ce combat par les Etats et institutions d’Afrique ?
Je lance un appel aux Etats Ouest africains, et à l’Union africaine. Quand les pays occidentaux, les diplomates occidentaux et les organismes internationaux dénoncent l’injustice, l’oppression, le harcèlement des militants, il paraît peu flatteur, par comparaison aux ambassadeurs africains accrédités à Nouakchott qui restent silencieux. Il est inconséquent que l’Union africaine et la Cedeao restent silencieuses. L’Onu, L’Union européenne, les pays occidentaux nous ont soutenus quand nous étions en prison, mais pourquoi les pays africains, l’Ua, la Cedeao s’abstiennent-ils ? Il est étonnant que tant de pays africains, se soient engagés dans la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, sans lever le petit doigt, aujourd’hui, devant la mainmise, sur le pouvoir, d’une minorité raciale en Mauritanie.
Qu’attendez-vous d’eux ?
Je lance un appel pour que l’élite africaine se réveille pour nous soutenir. Ces pays peuvent prendre pour témoins les sénégalais, les gambiens, les ivoiriens, les guinéens qui vivent actuellement en Mauritanie. Chez nous, ils éprouvent le quotidien de l’oppression, de l’humiliation que nous vivons, avec eux, nous noirs mauritaniens.
Je lance un appel à l’élite arabo berbère en Mauritanie; en son sein, de rares éléments, dont je salue ici le courage et la constance, nous accompagnent, depuis longtemps, dans notre marche vers l’émancipation citoyenne. Nous souhaitons qu’ils nous rejoignent plus nombreux, reprennent notre lutte à leur compte. Ils doivent se désolidariser du pouvoir en place, des esclavagistes et des idéologues du racisme anti noir pour revenir à la position originelle et historique de leurs ancêtres. Les premiers arabo berbères vivaient en symbiose avec les communautés noires. Je demande à l’élite arabo berbère de ne pas céder au conditionnement racial que promeut le Général Aziz quand il sollicite la complicité de tous les arabo berbères, par l’agitation du péril Hratin. Nous ne constituons pas un péril. Nous sommes une frange importante de la population mauritanienne. Nous aspirons à la dignité humaine, à la citoyenneté, à l’égalité, à un Etat démocratique respectueux des droits de l’homme et des différences. A nos anciens maîtres, nous disons, « n’ayez pas peur de nous, ne craignez pas votre humanité » !
Propos recueillis par Youssouf SANE
Source crédit : seneweb
NE LES OUBLIONS PAS : Gaye Silly Soumaré (1930 – 2012)
Adrar Info – Gaye Silly Soumaré s’est éteint le mercredi 18 juillet 2012 à Nouakchott dans l’indifférence presque totale. Pourtant, l’homme fut un des acteurs majeurs de la construction de la Mauritanie.
Si les propositions relatives à la cohabitation nationale du comité paritaire qu’il a présidé en 1958, après le congrès d’Aleg, avaient été explorées et prises en compte par les politiques, notre pays aurait peut être fait l’économie des tragédies connues.
Homme d’Etat au parcours exceptionnel, un des premiers administrateurs civils mauritaniens, militant anticolonial dans sa jeunesse, Gaye Silly Soumaré mérite un hommage national.
Le contexte politique de son engagement
Né en 1930 à Wompou, au Guidimakha, il a effectué sa scolarité au collège de Rosso avant d’intégrer l’école Normale William Ponty au Sénégal où il a obtenu le baccalauréat en 1951, puis un Certificat d’Aptitudes Pédagogiques (CAP) en 1953. Il exercera le métier d’instituteur jusqu’en 1957.
Il fit ses premiers pas politiques, la même année, comme membre du bureau politique de l’Association de la Jeunesse Mauritanienne (AJM) fondée le 24 novembre 1955 à Rosso. L’AJM était animée par des jeunes comme Mohamed Ould Cheikh, Ahmed Baba Ould Ahmed Miské, Tiécoura Dembelé, Yacoub Ould Boumédiana…, en rupture de banc avec les adultes de la maison mère, l’Union Progressiste Mauritanienne.
Sensibles aux luttes de libération dans les colonies, les jeunes militants de l’AJM s’étaient fixés comme programme : « réaliser l’unité de tous les jeunes mauritaniens sans discrimination…. en vue de contribuer à l’éducation culturelle et civique des populations , de réaliser les objectifs et les aspirations légitimes du peuple à la dignité, au savoir, à la liberté et à l’égalité sociale, de combattre le népotisme, l’ignorance, le régionalisme, les séquelles de l’impérialisme et les visées du néocolonialisme ». L’AJM ne survivra pas aux coups de l’UPM et donnera naissance à la Nahda.
Cette expérience forgera la future carrière de Gaye Silly Soumaré lorsque souffle le vent des reformes politiques instituées par la Loi – Cadre en 1957 (loi dite Defferre, adoptée le 23 juin 1956) accordant l’autonomie interne aux territoires d’Outre–mer. Il répondra en 1958 à l’appel de regroupement de Mokhtar Ould Daddah élu Vice – Président du Conseil de Gouvernement (premier gouvernement de Mauritanie) en Mai 1957.
L’existence de la Mauritanie, dans ses frontières actuelles, était menacée surtout par des visées territoriales du royaume chérifien qui avait trouvé un allié en la personne de Horma Ould Babana. Le président de l’Entente Mauritanienne, après sa défaite à la législative de 1956, trouva refuge au Maroc d’où il mena des attaques armées contre la Mauritanie jusqu’à la veille de l’indépendance.
Le Congrès d’Aleg qui lui a confié une mission de consolidation de l’unité nationale révèle un homme de dialogue et de consensus.
C’est dans ce contexte que fut convoqué et organisé le congrès d’Aleg du 2 au 5 mai 1958 pour préparer l’indépendance de la Mauritanie dans sa forme actuelle. Pour cela, Mokhtar Ould Daddah, chef du parti de l’Union Progressiste Mauritanie (UPM), pris soin d’inviter toute l’opposition intérieure – y compris ce qu’il reste de l’Entente Mauritanienne – à créer un rassemblement à travers sa formule restée célèbre « Faisons ensemble la patrie mauritanienne ». Ce congrès verra donc la participation de tous les poids lourds de la politique de l’époque qui optent pour :
– participer à la communauté française avec option pour l’indépendance
– créer un nouveau parti, le Parti du Regroupement Mauritanien (PRM), qui remplace l’UPM, et deviendra le Parti du Peuple Mauritanien (PPM)
– désigner un comité paritaire (quatre noirs et quatre maures) chargé de faire des propositions sur la cohabitation nationale, présidé par Gaye Silly Soumaré et Mohamed Ould Cheikh.
Les conclusions de ce comité sont restées lettres mortes, enfouies dans les tiroirs du PPM. La non application de ces recommandations, conjuguée à une volonté politique de non prise en compte la lancinante question de la cohabitation, eurent pour conséquences à court, moyen et long termes :
– La création en juillet 1959 et en 1960 de deux partis à assises régionalistes. D’un côté l’Union Nationale Mauritanienne (UNM) qui entendait « préserver les liens historiques avec la Fédération du Mali » et de l’autre l’Union Socialiste des Musulmans Mauritaniens (USMM), une formation politique plutôt implantée à Atar.
– En 1963, plusieurs cadres noirs, déçus de la suite réservée aux résolutions du congrès fondateur d’Aleg, regroupés au sein de l’Union Générale des Originaires de la Mauritanie du Sud (UGOMS) écrivent en substance ceci au Président de la République « Nous ressortissants de la Mauritanie noire, adjurons le Congrès, le Parlement et le Chef de l’Etat de réviser immédiatement les structures de l’Etat, dans un sens Fédéral pour répondre à la volonté du pays ».
– En février 1966 c’est au tour de 19 cadres noirs de rédiger le manifeste dit des 19, un manifeste qui inspire un autre vingt ans plus tard ….. Puis 1986, 1989……..
Conscient de la situation, Gaye Silly Soumaré sera un des rares Maires à protester officiellement en 1989, en écrivant au Président de la République de l’époque pour dénoncer et demander l’arrêt des exactions commises contre ces administrés du village de Wompou.
Un homme d’Etat, à la carrière bien remplie, paradoxalement peu connu Ayant répondu à l’appel au rassemblement, Gaye Silly Soumaré fut nommé en mai 1958 chef de cabinet du Ministre de l’Urbanisme. Il a occupé depuis de hautes fonctions de l’Etat en rapport avec son diplôme de droit et d’administration publique (cadre des administrateurs civils) obtenu au tout début des années 60 à la prestigieuse Ecole Nationale de la France d’Outre–mer qui devient l’Institut des Hautes Etudes d’Outre–mer.
A son retour en Mauritanie, il exerce tour à tour dans l’administration territoriale les fonctions de :
– Chef de Subdivision (Préfet) de Boutilimit
– Commandant de Cercle (Gouverneur) du Trarza, du Brakna et du Tagant d’où il est rappelé pour avoir refusé d’exécuter certains ordres contre les 19 signataires du Manifeste cité plus haut. La sanction ne se fait pas attendre, il est affecté à l’administration judiciaire
Dans l’administration centrale, entre 1962 et 1969, il est nommé :
– Directeur de l’administration judiciaire
– Directeur de cabinet du Ministre de l’Intérieur et Directeur de l’Administration Territoriale
– Inspecteur Général de l’administration
– Inspecteur Général des Finances auprès de la Présidence de la République, un poste qui est devenu le Contrôle Général de l’Etat.
– Secrétaire Général du Ministère de la Défense puis du Ministère des Finances.
Il quitte l’administration centrale en 1971 pour entrer dans la diplomatie :
– Conseiller à Bonn, Allemagne, à ce titre, il représente la Mauritanie aux Assemblées Générales des Nations Unies.
– Ambassadeur en Tunisie (1973–1976) accrédité en Turquie, Grèce et Yougoslavie
– Ambassadeur en URSS (1975–1980) accrédité dans chacun des pays européens membres du Pacte de Varsovie.
Il mettra ses qualités de dialogue et de négociateur à nouveau au service de son pays en 1975-1976 comme membre de la délégation mauritanienne à la Cour Internationale de la Haye qui devait se prononcer sur le litige qui a opposé la Mauritanie au Maroc sur le Sahara Occidental.
Admis à faire valoir ses droits la retraite en 1984, il se consacra aux siens, à son village, Wompou qui l’élit Maire en 1989 et en 1991. En 1994 puis en 1998, il est élu Sénateur, représentant les Mauritaniens de l’étranger (zone Europe). Gaye Silly Soumaré est parti comme il a vécu, discrètement. La patrie doit lui être reconnaissante.
A l’image de ses compagnons historiques, la Mauritanie doit se souvenir d’eux et inscrire dans la mémoire collective de nos concitoyens des hommes et des femmes qui ont construit notre pays, parti de rien. A ce titre, la Mairie de Nouakchott en association avec les autorités centrales qui ont hérité de son savoir faire, devrait consacrer une artère de la capitale à son nom. Que son âme repose en paix dans la terre de Mauritanie pour laquelle il s’est investi. Amine.
Août 2012
Ciré Bâ et Boubacar Diangana – Paris.
Source crédit : Page Mauritanie Facebook.
Le « faire-valoirisme » , toute une pratique ANTI-NATION.
En langage « mauritanien », ce qu’on nomme communément « le nègre de service » à tort ou à raison , le président d’IRA-Mauritanie Biram Dah Abeid le définit par l’appellation un « Faire-valoir » . Je trouve cette définition très pertinente, le statut de Faire-valoir se trouve dans toutes les communautés nationales. Les faire-valoir trans-communautaires servent d’appoint légitimiste et clientéliste au pouvoir militaro-sectaire. Ce dernier est foncièrement antidémocratique et survit via une communautarisation de la Chose politique. Certains opposants à la fibre communautariste dans le système, jouent les mêmes rôles de Faire-valoir dans leurs mouvements politiques respectifs. Cet ordre de « Faire-valoirisme » est une méthode de gouvernance qui entretient et perpétue ce qu’on appelle le système étatique INJUSTE. Ce système prétend défendre les communautés, mais brime toute émergence d’une idée de NATION MAURITANIENNE composée de CITOYENS qui valent en DROITS et en DEVOIRS. L’opposition classique tarde à développer un logiciel politique clivant par rapport au système en place. Le système préfère une opposition qui reproduit les mêmes paradigmes fonctionnels en leur sein. L’histoire retiendra que l’otage principal dans ce système étatique mauritanien en vigueur depuis 1978, pourrait être la communauté arabo-berbère. La main tendue du président d’IRA-Mauritanie aux maures blancs épris de justice, doit être une aubaine pour défaire le piège tendu et alimenté par une minorité extrémiste qui détient le VRAI POUVOIR dans le pays. Ce VRAI POUVOIR utilise tous les moyens étatiques disponibles pour lancer l’anathème sur ceux qui osent militer pour La Justice et L’Égalité des droits entre citoyens. La menace d’un affrontement intercommunautaire, est moyen fallacieux pour entretenir les PEURS entre citoyens. Faire paraître que si un haratine revendique fermement ses droits politiques et civiques , serait une « subversion haineuse » contre la communauté bedaine toute entière. La minorité qui profite du statu quo actuel, ne raisonne jamais en citoyen mais en élément communautariste. C’est ainsi que les Faire-valoir communautaires de toutes les composantes nationales, sont ceux qu’il faut démasquer et éradiquer idéologiquement, socialement et politiquement.
K.S
29-04-2016 16:33 – Libre Expression | De l’or ou du leurre ?
Cheikhna M’bouh Tandia – Oh qu’il est courageux le peuple de Mauritanie. Et quel gouvernement sans pitié alors.
La logique humaine voudrait que l’on cesse de traire une vache qui n’a plus que du sang dans ses mamelles. Mais à y voir de près, nous avons des vampires chez nous, qui se nourrissent du sang d’un peuple laissé à l’abandon.
Et rassurez-vous, je ne compare pas le peuple de Mauritanie à une vache mais quand même, c’est honteux l’attitude de nos gouvernants à son égard.
De L’or !
Et « tirons notre courage de notre désespoir même » ; et allons-y chercher de l’or. Oui, car il parait que de l’or, il y en a chez nous, quelque part et c’est pour nous. Mais il faut le chercher et on n’est pas sûr d’en trouver. C’est pour cela que notre gouvernement bienveillant nous autorise à en chercher mais à condition de lui payer une quittance. Quittances dont la totalité servira à couvrir ses pertes cumulées du fait de sa gestion insolente de nos ressources, de notre trésor public.
Ah vous ne saviez pas ? Le trésor public traverse une crise sans précédente, parce que ceux qui gèrent notre fond commun, ont appliqué l’adage « tant qu’il y’a la vie, il y’a de l’espoir » ; tant qu’on a la SNIM, il y’a de l’argent ; donc, consommer dans l’irrationalité totale sous l’égide du prince et de ses acolytes, était la logique suivie et continue d’ailleurs.
Il fallait donc trouver une stratégie, un moyen de renflouer les caisses non de l’Etat mais du prince sans que cela ne soit flagrant. Et Ainsi, est née l’histoire de l’or ; l’or de Mauritanie, uniquement pour les citoyens endormis par le désespoir du lendemain meilleur.
Eh oui, pour la première fois de l’histoire de notre pays, une ressource rare, naturelle est accessible au citoyen lambda ; ça interpelle déjà.
D’ailleurs, Citoyen qui n’est plus lambda puisqu’on lui demande d’avoir les moyens quand même ; à peu près trois fois le Smig ; plus le matériel exigé, plus la somme pour la douane, plus le transport, plus le fond de survie sur place ; et tout cela pour quatre mois. De l’or que des sociétés multinationales n’ont pas su fructifier, rentabiliser sur le long terme mais qui a juste servi à enrichir quelques-uns au détriment du peuple dans son écrasante majorité.
Oh qu’ils sont malins nos gouvernants. Des plans de rigueur, avec une hausse des impôts et taxes, les Mauritaniens ne comprendraient certainement pas ; déjà que nous peinons avec ceux existants.
Donc l’idée originale, pour faire porter le chapeau de la gestion catastrophique des ressources au peuple, aura été celle-là ; l’histoire de l’or ; l’or de Mauritanie par le biais de la prospection individuelle.
Autrement, comment comprendre la démarche de l’Etat dans cette histoire ? Et où est la logique de bonne gouvernance ? Devrions-nous penser que l’on gère l’Etat comme une boutique de quartier ?
Du leurre !
La finalité de tout gouvernement en principe, c’est le bien-être de sa population. Et si la nature offre une opportunité pour que ce bien-être se réalise ; l’Etat qui en est garant doit apporter toutes les assurances à sa population ; avant de l’inciter à saisir une opportunité qui peut lui être fatale.
Un gouvernement digne de ce nom, ne doit pas s’inscrire dans une logique de surenchère vis-à-vis de ses gouvernés. La logique entrepreneuriale « investis, soit tu perds, soit tu gagnes », n’est pas normale quand elle émane d’un gouvernement vis-à-vis de ses gouvernés. Surtout que les dits gouvernés sont des mauritaniens, qui Vivent avec moins de mille ouguiyas par jour.
Car c’est un fait, ce ne seront pas des milliardaires ou des millionnaires qui vont se retrouver sur le terrain de la prospection, loin de là. C’est des pauvres, qui ont travaillé à la sueur de leur front pour économiser, et mettre de coté quelques sous ; ce sont ceux-là ou d’autres qui vont s’endetter jusqu’au cou pour tenter la chance artificielle ; orchestrée par l’Etat.
Affirmer qu’il n’y a pas d’or dans la zone concernée, serait une présomption assez simple. Mais y en a-t-il assez pour les 16 000 demandeurs et plus ? Le prix en vaut-elle la chandelle ? Nous pensons que, c’est la transparence tout à fait légitime que des citoyens sont en droit d’exiger de ses gouvernants. Alors, le devoir de citoyen nous interpelle, pour exiger plus de décence du gouvernement à l’égard de pauvres citoyens qui n’ont rien.
L’Eta doit prouver sa bonne foi dans cette histoire, en mettant en place un système de garantie pour ceux qui vont s’y aventurer. Pour que le citoyen qui s’y engagera, s’en sort soit plus riche, soit pas plus pauvre qu’avant de s’y engager : c’est la logique de bonne gouvernance.
Des mesures d’assouplissement s’imposent donc, à la fois sur les modalités quant à l’autorisation, mais également sur le matériel à déployer par les pseudo-orpailleurs. En plus de cela, le gouvernement doit assurer au peuple que cette zone ne sera pas un non-droit ; ou le berceau de l’affrontement entre les damnés de la patrie de Mauritanie.
Autrement ; c’est du leurre ; autrement c’est de l’arnaque institutionnalisée. Et j’ai fini.
Cheikhna M’bouh Tandia
Etudiant en Droit
Source crédit : http://www.cridem.org
28-04-2016 09:12 – Libre Expression | De la Bothayanie à l´Azizanie : de qui se moque-t-on?
Kaaw Touré – On est frappé par la volonté de certains de nos compatriotes à vouloir solder nos souffrances, nos morts et nos droits. Comme certains marchands, ils veulent vider l´abcès comme on vide les stocks.
Ils nous traitent de « rancuniers », de « revanchards », de « méchants » parce que nous exigeons la justice, l´égalité de tous les fils de la Mauritanie, parce que nous refusons l´oubli et l´impunité. On veut nous imposer une omerta, de l´amnésie, de l´amnistie forcée, de l´oubli, de l´impunité sur les années de braise, il faut pardonner et tourner la page sans justice ou autre procès c´est tout ce que souhaite le Système.
La Mauritanie peut tuer, peut violer, violenter et déporter ses propres enfants mais elle ne veut pas qu´on en parle ! Comment parler de l´avenir en commun alors que le passé douloureux du destin en commun hante toujours notre sommeil. Comment nous conduire vers un avenir meilleur en cassant le rétroviseur de notre voiture?
Nos « nouveaux chiens de garde », pour dévaliser le journaliste et essayiste français Serge Halimi, veulent mettre le bourreau et la victime dans le même sac et nous imposer leurs termes du contrat de « la réconciliation ». Comment soigner le mal sans crever l´abcès? Comment tourner la page de la déportation, de l´épuration ethnique sans avoir le courage de diagnostiquer la cause du mal national? « Ko addi ndogen saka ndartoden » ?
Ces fabricants ou partisans du renoncement et de l´oubli veulent nous enseigner leur propre « grammaire de la soumission » ou leur « vocabulaire de la réconciliation ». Pour eux, toute revendication de justice est de l´Extrémisme!
Nous devons prendre nos baluchons, courber l´échine et revenir sans crier gare comme si nos longues années d´exil et de souffrances dans les geôles du tyran n´avaient rien servi! L´exigence de justice est un droit mais aussi un devoir pour tout celui qui se sent lésé dans ses droits .
Qu´un seul déporté, une veuve ou un orphelin exige la justice, minoritaires soient-ils, leurs voix doivent-être écoutées , ce n´est pas parce que tout le monde ait accepté de jouer au troupeau de panurges du Système que toute voix discordante doit être considérée comme celle de l´extrémisme.
La réparation n´est pas que matérielle ou pécunière elle est surtout et avant tout Morale. Les victimes n´ont pas exigé le ciel ou la lune mais la Justice, est-ce un crime? Jugez nos tortionnaires! Jugez nos déporteurs! Jugez nos violeurs! Jugez nos voleurs! Jugez nos assassins ! Discutons de notre fameuse Question Nationale, du racisme et de l´esclavage . Est-ce trop vous demander messieurs les soldeurs des souffrances?
Toutes les revendications peuvent trouver une solution si l´on veut bien se donner la peine. Il ne s´agit pas de récuser toute synthèse, mais une synthèse ne s´obtient pas en soldant ses revendications essentielles. Nous demandons seulement à nos potentiels soldeurs de ne pas céder à la mode sinon les Mauritaniens risquent d´être les sacrifiés.
Car en politique le soldeur est un traitre, un petit traître en ce sens qu´il ne pense qu´à ses intérêts individuels que seule la trahison lui permet de satisfaire.
La lutte continue!
Kaaw Touré dit Elimane Bilbassi
Source : repris sur http://www.cridem.org
07-04-2016 19:33 – Urgent/ Deux journalistes déposés en prison suite à une plainte de Bedr Ould Abdel Aziz
Le procureur de la République de
Nouakchott a délivré un mandat de dépôt contre Jedna Deida, directeur du site Mauriweb.info et Babacar Baye N’diaye, webmaster du site Cridem.org en fin d’après midi du jeudi 07 avril.
Ils ont été conduits à la prison centrale de Nouakchott. Ce mandat de dépôt fait suite a une plainte en diffamation déposé par Bedr Ould Abdel Aziz (fils du président de la République) mercredi 06 avril contre les sites Mauriweb et cridem.
L’objet de la plainte est un article de Mauriweb titré « urgent : Bedr Ould Abdel Aziz aurait-il tiré sur un berger ? » Dans cet article repris par cridem, il est cité « une source fiable selon laquelle Bedr aurait tiré à balle réelle sur un berger dans un ranch du chef de l’Etat en Inchiri. »
Source crédit : http://www.cridem.org









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