Remaniement :pour la première fois, les erreurs se payent cash

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Un remaniement inattendu mais bienvenu. Avec quatre départs : Ould Meimou (Affaires étrangères), Ould Rayess (Affaires économiques), Ba Ousmane (Éducation nationale) et Ould Jelvoun (Santé). Les ministres débarqués ont ceci de commun : leurs départements plient sous les scandales À l’éducation nationale, la manifestation d’hier, sévèrement réprimée par les forces de l’ordre, a été la goutte qui a fait débordé le vase. Une équipe scolaire (école Nessiba 1) a raté le tournoi de football organisé par la chaîne de television qatari « Jim » parce qu’au ministère des fonctionnaires véreux ont cherché, semble-t-il, à soustraire 33000 dollars à cette television. Le scandale a fait la Une de tous les journaux et sites et le président Aziz ne pouvait fermer les yeux sur cette affaire qui survient quelques mois après la fuite des épreuves du bac. Il est remplacé à ce poste par Isselmou Ould Sid’El Moctar.

La sortie de Sid’Ahmed Ould Rayess, dont le département des affaires économiques fusionne avec celui des Finances, coïncide avec l’arrivée à Nouakhchott d’une mission du FMI. Et l’on pense qu’après le scandale de la Maurisbank, avec la perte sèche de près de 20 milliards d’ouguiyas, alors qu’Ould Rayess était gouverneur de la Banque centrale de Mauritanie (BCM), une affaire de faux chiffres, comme celle de 2004, n’est pas à exclure. Le départ d’Ould Rayess renforce l’assise de Moctar Ould Diay qui se voit confier les affaires économiques rattachées désormais aux finances. Ould Diay est récompensé sans doute pour avoir initié à la direction des Impôts (et poursuivi en tant que ministre des finances) une croissance record des taxes et impôts. Il sera cependant secondé par ministre délégué en charge du Budget (Mohamed Ould Kembou)

Au ministère de la Santé, Ould Jelvoune cède son fauteuil au professeur Kane Boubacar. Le départ d’Ould Jelvoune était demandé depuis plusieurs mois par la rue qui lui reproche son attitude face à la fièvre du Rift mais surtout de tromper le président Aziz en lui faisant croire que le secteur de la santé n’est plus comme avant.

Enfin, la sortie de Hamada Ould Meimou trouve elle aussi son explication dans le malaise grandissant au sein des Affaires étrangères où les jeunes diplomates ne cessent de dénoncer la présence aux meilleurs postes de fonctionnaires étrangers au département. Ould Meimou qui a passé un peu plus d’un an aux affaires étrangères est remplacé par Isselkou Ould Ahmed Izidbih qui quitte le ministère de l’Habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire confié à Seyidina Ali Ould Sidi Ould Jeylani.

Crédit source : Elhourrya.net

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09-02-2016 20:30 – Remaniement partiel au Gouvernement

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AMI – La Présidence de la République communique:

 » Par décret en date de ce jour (mardi) et sur proposition du Premier ministre sont nommés:

– Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération: Isselkou Ould Ahmed Izid Bih

– Ministre de l’Economie et des finances: Moctar Ould Djay

– Ministre de la Santé: Pr. Kane Boubacar

– Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire: Seyidna Ali Ould Sidi Ould El Jeilany

– Ministre de l’Education Nationale: Isselmou Ould Sid’El Moctar

– Ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des finances chargé du Budget: Mohamed Ould Kembou.

Crédit source : http://www.cridem.org

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08-02-2016 12:33 – En Mauritanie, des apatrides dans leur propre patrie !

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DuneVoices – Dans les textes, tous les Mauritaniens sont égaux en droits et en devoirs. Dans les faits, c’est hélas encore loin d’être le cas. Entre les mains des « blancs » (maures, Ndlr), l’administration refuse encore dans certaines localités d’enrôler les populations de race noire.

En somme, celle-ci n’ont pas le droit d’avoir des papiers d’identité biométriques. Cette pratique d’un autre âge à conduit, à la longue, à construire une société à deux vitesses. Une société dans laquelle certains jouissent de tous les droits alors que d’autres sont relégués au rang de citoyens de seconde zone juste bon à d’obéissants serviteurs.

C’est une ségrégation raciale qui ne dit pas son nom. Même les enfants sont victimes de ce racisme inique. «Le directeur de l’école primaire du quartier a refusé d’inscrire notre fils de 7 ans. Pourquoi? Tout bonnement parce que le petit n’avait pas de papiers d’enrôlement», témoigne Hawa Mamadou.

Assise sous un hangar près de son époux et de ses trois enfants, la vielle femme ne comprend pas comment un directeur d’école peut interdire à un gamin de s’instruire, de surcroit lorsque ce gamin est aussi mauritanien que lui.

El Hadj Mamadou Thiam, né en 1976 à Kiffa, possède un acte de naissance portant le N°030011580570. Il est Mauritanien mais ne parvient toutefois pas à se faire enrôler dans le fichier biométrique. Sa sœur, Aîssata Mamadou, et son demi frère, Sileymani Sow, cherchent aussi à se faire enrôler depuis 4 ans mais en vain.

Pourtant, les actes d’état civil de El Hadj Mamadou Thiam, de ses frères et de ses sœurs ont été signés par l’actuel ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Ahmedou O Abdallah qui avait servi comme préfet à Kiffa. C’est à ne rien comprendre.

Ce traitement à deux vitesses touche également les plus fidèles serviteurs de l’Etat comme c’est le cas de Bâ Amadou Samba, un ancien militaire. A 59 ans, l’ex-sergent qui a combattu dans l’armée Mauritanienne contre le Sahara occidental durant 4 longues années ne comprend pas le traitement qui lui est réservé après tous les sacrifices qu’il a consentis pour défendre la partie. Ses enfants : Marième, Samba et leur grande sœur aînée Souadou âgée de 21 ans, mariée et mère d’un garçon, n’arrivent également pas à se faire enrôler.

Les cas de Mauritaniens que l’administration mauritanienne refuse de reconnaitre comme citoyens, car c’est de cela dont il s’agit, sont très nombreux. Et souvent ces refus provoquent des drames et brisent des carrières ou des vies.

Halima Alassane N’Gaîdé, ancienne élève du Lycée de Boghé s’est elle aussi vue interdire de passer son examen du baccalauréat en juin 2013 par la Direction des examens et des concours relevant du ministère de l’Education nationale.

La raison ? Elle n’avait pas été enrôlée. Et pourtant, elle était l’une des plus brillantes de son lycée. Son acte de naissance a été établit en 1994 au centre d’état civil de Téyarett à Nouakchott. «C’est avec le même document que je me suis présentée au concours d’entrée au collège en 2006 et à l’examen du Brevet d’Etudes en 2010.

Et j’ai été admise», déclare Halima avant de renchérir la mort dans l’âme : «Je ne comprends pas qu’on m’interdise de me présenter au Bac avec le même document d’état civil. C’est scandaleux et injuste !». Convaincue que l’administration ne veut pas de gens comme elle à l’université, Halima a décidé de ranger ses cahiers et de…se marier.

S.L. est une jeune femme originaire de la localité de Bababé. Désemparée, elle a tenu à conserver l’anonymat. Elle peine à enrôler son enfant né d’une relation hors mariage à l’état civil bien qu’elle ait une existence tout ce qu’il y a de «légale». «Mon fils est né suite à une relation hors mariage.

Il s’appelle Ali et a 10 ans. Il a été enregistré à l’état civil de la mairie à sa naissance en 2005. Lorsque j’ai voulu l’enrôler, on m’a exigé le certificat de mariage avec son père. J’ai dit que je n’en avais pas. On m’a dit d’aller l’établir au tribunal du Cadi. Hélas, comment peut-on établir un document pour un mariage qui n’a jamais existé», se lamente-t-elle.

Aîchetou, Oumnasri et Toutou sont trois sœurs. Elles sont aussi arrivées dans une impasse. Une impasse appelée administration. Elles habitent le quartier de Talha, derrière le lycée Technique de Boghé. Aucune d’elles ne dispose d’un extrait du registre national des populations.

L’aînée, Aîchettou, est âgée de 23 ans. Son acte de naissance porte le numéro 130202219921745. Elle est aujourd’hui mère de trois enfants : Mohamedou, Khadjettou et Wouratou. Mohamed, leur père, n’est toujours pas enregistré dans le fichier biométrique, ce qui risque de compromettre la scolarité de Oumnasri qui est au collège et de Toutou qui prépare son CEPE.

Que pense l’administration de ce que la population qualifie d’«injustice» ? Le sous-préfet du département de Boghé tient d’abord à minimiser le problème. Pour lui, le nombre de personnes n’ayant pas été enrôlées n’est pas élevé. «La grande majorité des Mauritaniens a été enrôlée.

Ceux qui ne le sont pas ne réunissent pas les conditions requises », tranche-t-il sans toutefois dire ce qu’il adviendra des gens qui n’ont pas pu se faire inscrire dans le fichier biométrique. «Ce n’est pas par manque de considération qu’ils ont été laissés en rade mais cela relève de la responsabilité des intéressés et pas de l’Agence Nationale du Registre des Populations et des Titres Sécurisés (ANRPTS) et encore moins des pouvoirs publics», prévient-il.

L’attitude de l’administration révolte Samba Fall, expert-consultant en développement, président du Réseau de la Promotion de la Citoyenneté et de la Bonne Gouvernance (RPCB) et responsable de l’ONG New Vision.

Il soutient que l’inscription sur les registres de l’état civil est un «droit fondamental » et un «principe universel des droits de l’homme». «Les mesures imposées aux citoyens doivent être simplifiées. Tous reconnaissent qu’il y’a dans cette opération d’enrôlement des citoyens deux poids et deux mesures.

Il s’agit d’une discrimination qui se fait au grand jour. Il est inconcevable dans un pays de voir certains citoyens disposer de leur état civil et d’autres pas du fait des procédures d’enrôlement illégales», s’insurge-t-il. M. Fall prévient que «l’injustice engendre la révolte qui est source de répression qui à son tour génère la guerre et la destruction».

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France : Tanti Taubira quitte le gouvernement.

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Ce matin du 27 janvier 2016, madame Christiane Taubira a quitté officiellement sa fonction de ministre de la justice dans le gouvernement de Manuel Valls. La conscience politique de la Guyane a exprimé plus ou moins les motifs de son départ par un Tweet contenant ces quelques mots  « Parfois résister c’est rester, parfois résister c’est partir. ». Alors elle s’en va pour résister et elle résistera certainement. Dame de fer, elle a su tenir dignement dans un gouvernement dit de Gauche qui navigue entre les sirènes de l’extrême très droite et une droite de plus en plus extrême. L’environnement racialiste très classique d’une France, ancienne puissance coloniale, a donné l’occasion aux racistes de saboter, railler, insulter et salir cette femme respectable qui fait la fierté de l’effet Noir. On peut ne pas partager ses différentes positions et vues sur divers sujets, mais cette black a forcé notre respect par une prise de conscience de l’effet Noir. En effet, elle a su rester VRAI physiquement dans un monde où l’uniformisation autour d’un TYPE orignal d’individu incarné par le BLANC, fait fuir le Noir des traits naturels du Noir. L’Être naturellement fidèle se reconnaît par le profil de la tête, et madame Taubira s’est gardée fièrement de porter les touffes et greffages pour ne pas paraître faussement quelqu’un d’autre. Son look très cohérent avec ses convictions intimes, ne l’a nullement gênée. La tête qu’elle a à Cayenne est celle qui s’expose dans les salons feutrés du pouvoir en France et à l’étranger.
Ces tresses en rayures fines de ses cheveux crépus, ont un certain symbolique plus politique pour celui ou celle qui se soucie de la CONDITION NOIRE à travers l’Histoire. Cette fidélité à l’effet Noir dont la portée est loin d’être saisie par l’écrasante majorité des Noirs du monde, est une recette miracle qui déstructure les discours et les références racialistes sur lesquels le Racisme moqueur fait son nid.
Ce racisme préfère avoir une posture hautaine et paternaliste à l’endroit des blacks aliénés jusqu’à la moelle épinière. Ces Noirs dont l’idéal d’accomplissement est d’abord de tordre leur physique naturel par divers gadgets et procédés mêmes irréversibles afin de paraître à l’image de l’Homme modèle (BLANC). Et Tanti Taubira symbolise un contrepied idéal nous apprenant qu’on est mieux armé en étant soi même tout court. Sa figure assumée donne sens à la CONDITION NOIRE plus que dix millions de black conditionnés à l’aliénation allant jusqu’à la destruction physique du Naturel qui fait pourtant son ORIGINALITÉ.

26-01-2016 08:29 – L’Union des sites condamne l’interpellation de journalistes devant la justice (Communiqué)

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Essahraa – La police a entendu lundi 25 janvier courant à Nouadhibou, sur ordre du Parquet, les journalistes mauritaniens, les confrères Moussa Samba Sy, président du RPM et directeur de publication du journal « Le Quotidien de Nouakchott » et Babacar Baye Ndiaye, le Directeur de rédaction du portail Cridem, à la suite d’une plainte déposée contre ces médias par la Direction générale de la SNIM.

Cette procédure intervient dans un contexte marqué par une recrudescence d’actions visant à entrainer des journalistes devant la justice, de persécutions et d’agressions répétées commises sur des confrères au cours de l’exercice de leur mission.

Nous déclarons au sein de l’Union des sites mauritaniens ce qui suit :

1. notre condamnation énergique de l’interpellation des confrères à Nouadhibou, située à 500 km de leur lieu de travail. Ce que nous qualifions de volonté destinée à des fins d’humiliation.

2. notre inquiétude vis-à-vis de cette immunité, qui permet à des personnes, plus que le Président de la République, de disposer d’une Epée de Damoclès brandie sur l’expression et sur le droit du citoyen de savoir ce qui se passe dans son pays.

3. notre crainte que ces procédures soient les prémices d’un recul des acquis réalisés par la presse mauritanienne, qui ont permis à notre pays d’occuper une position de premier plan sur les niveaux arabe et international.

4. notre appel lancé à tous les journalistes, pour s’unir devant ces visées, afin de défendre nos acquis en matière de liberté d’expression ainsi que pour demeurer capables à dévoiler tous les dossiers de corruption, dont les auteurs sont considérés comme étant les plus touchés par cette liberté.

Le Bureau Exécutif

Traduit de l’Arabe par Cridem

http://essahraa.net/node/12219

Crédit source: http://www.cridem.org

26-01-2016 10:36 – Mauritanie: « Les négro-africains sont liquidés», Samba Thiam-FPC

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Alakhbar – «…Le deuxième type de tension que le découpage de la Mauritanie en quatre régions pourra résoudre c’est la question ethnique. Aujourd’hui les négro-africains sont liquidés, ils n’existent plus dans le gouvernement. Or si on assoie la décentralisation sous cette forme-là les négro-africains se sentiront moins frustrés. La tension interethnique va être limitée», a déclaré Samba Thiam, président des Forces Progressistes. (Interview).

Alakhbar : Vous avez dit, en conférence de presse, que le Ministre de l’Intérieur n’a pas répondu à la lettre de la Cour suprême relative à votre recours après le rejet de la demande de reconnaissance des FPC. Comment expliquez-vous ce silence ?

Samba Thiam : Le Ministère de l’intérieur n’a pas répondu à l’injonction de la Cour suprême parce que tout simplement il manque d’arguments. Le Ministère n’a pas suffisamment d’arguments solides et crédibles pour étayer sa thèse. À moins que l’Etat ne se sente pas comme tel et que le plaignant, quel qu’il soit et en tant que citoyen, est écrasé.

Alakhbar: Aujourd’hui, vous retournez vers la Cour suprême pour qu’elle tranche le contentieux. Avez-vous confiance en cette Cour?

Samba Thiam : Nous accordons le bénéficie du doute à la Cour suprême, même si nous savons le degré de rapport entre notre justice et le pouvoir exécutif. La Cour suprême droit trancher entre les deux parties: les FPC et le Ministère de l’Intérieur. L’une a suivi normalement et régulièrement les textes. L’autre a transgressé les textes. Il faut que la Cour suprême tranche le contentieux. C’est ce que nous demandons. Rien de plus.

Pourquoi les FCP parlent de « deux poids deux mesures » après la reconnaissance par le Ministère de l’Intérieur d’un nouveau parti: Alliance Nationale Démocratique ?

Samba Thiam : Pour ce qui est de la demande de reconnaissance des FPC, le Ministère de l’Intérieur a donné sa réponse de manière voilée à travers deux articles. L’article 6 de l’ordonnance qui régit les partis politiques et l’article 11 de la Constitution pour dire que les FPC ne répondent pas aux dispositions de parti politique.

En deux mots, ils veulent dire que nous sommes un parti ethnique. Mais comment peut-on expliquer les images de ce nouveau parti diffusées à la télé et qui n’ont montré que des Arabo-berbères. On n’a pas vu de Négro-africains. Et puis, nous, les FPC, avons nos propres arabes dans notre parti. Le ministre de l’Intérieur l’a constaté dans le dossier.

Alakhbar: N’êtes-vous pas un parti ethnique ?

Samba Thiam : Pas du tout. Toutes les formations politiques mauritaniennes sont des partis à dominante. Voilà la réalité. Le RFD, Tawassoul et ADIL sont des partis à dominante arabo-berbère. Et le MPR, et l’AJD/MR sont à dominante négro-africaine tout comme les FPC. Oui, on peut retrouver des Arabes et des Négro-africains au sein des partis politiques mauritaniens, mais les dominantes restent un peu la manière dont ces partis sont constitués.

Hier, ce parti nouvellement l’a montré de manière pire ! On n’a pas vu de Négro-africains avec eux. On nous accuse, nous, d’être atteints de gale et d’autres individus qui montrent les mêmes signes les mêmes symptômes ne sont pas frappés et sont reconnus.

En vérité, le régime du Président Ould Abdel Aziz veut saper l’opposition crédible. Toute opposition qui veut être une vraie opposition il n’en veut pas; il faut la casser. En revanche, il accorde et crée toute opposition prête à le soutenir. Vous avez l’exemple du parti des jeunes, un parti satellite à l’image de cette nouvelle formation politique que le Ministère de l’Intérieur vient de reconnaitre.

Alakhbar : Monsieur Thiam, on ne vous entend plus parler d’autonomie. Cela était-il une simple idée passagère ?

Samba Thiam : C’est notre position. Nous continuerons à la maintenir et à la préconiser. C’est dans l’intérêt de la Mauritanie. Le découpage du pays en quatre grandes régions règlera deux types de tension. La première: c’est au niveau tribal chez les Arabo-berbères.

Toutes les tribus veulent être au gouvernement, ce qui n’est pas possible. Mais en leur donnant un espace où elles pourront s’exprimer on réduira les frustrations. Le deuxième type de tension que ce découpage pourra résoudre c’est la question ethnique. Aujourd’hui, les négro-africains sont liquidés, ils n’existent plus dans le gouvernement.

Or si on assoie la décentralisation sous cette forme-là les négro-africains se sentiront moins frustrés. La tension interethnique va être limitée. Parce que nous aurons notre propre région à gérer. Donc l’autonomie est une solution, de mon point de vu, pour pacifier et développer la Mauritanie.

Alakhbar : mais « autonomie » ne veut-elle pas dire « indépendance du sud de la Mauritanie », comme vous accusent certains ?

Samba Thiam : Pourquoi ce ne serait pas l’indépendance d’Atar plutôt que celle du sud de la Mauritanie ! Cela est un non sens. C’est plutôt un projet qui couvre l’ensemble du territoire qui permettra en même temps à la Mauritanie de préserver son unité.
Aussi, le gouvernement central restera unique et gardera les attributs de souveraineté comme l’armée, les relations internationales, les télécommunications, etc. le reste sera généré au niveau des régions.

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24-01-2016 23:38 – Boubacar Messaoud : Président du Manifeste des Harratines

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Boubacar Messaoud a été désigné président du Manifeste des droits politiques ; économiques et sociaux des Harratines. Une réunion du comité exécutif qui s’est tenue le samedi soir passé a entériné la désignation de Boubacar Messaoud à la tête du Manifeste. Le président de S.O.S esclaves succède à ce poste à feu Saïd Hamody.

Quant à Samory Ould Beye – président du Mouvement El Hor et secrétaire général de l’organisation syndicale CLTM – il a été désigné comme vice-président du Manifeste.

Rappelons que le Manifeste des Harratines a le soutien de plusieurs organisations de défense de droits de l’homme mais également d’un bon nombre de partis politiques traditionnels et de personnalités indépendantes.

SC

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Appel : la mobilisation continue pour les détenus d’opinion d’Aleg, Rendez-vous du 13/02/2016 à Paris.

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Comité de Soutien aux Détenus d’Aleg en France : APPEL à une grande mobilisation le SAMEDI 13 Février 2016
À PARTIR DE  14 HEURES
Le Comité de Soutien aux Détenus d’Aleg en France, appelle tous les compatriotes et amis de la Mauritanie à se joindre à la manifestation qu’il organise :

le samedi 13 FEVRIER 2016  À LA  
PLACE TROCADERO – metro ligne 6, 9
A PARTIR DE : 14H

D’abord pour dire non aux détentions arbitraires des défenseurs des Droits de l’Homme Biram Dah Abeid, Président de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA), Lauréat du prix des droits de l’Homme des Nations unies 2013, et Brahim Bilal  vice-président du même mouvement, puis pour dénoncer l’esclavage, le racisme d’état et les expropriations foncières en Mauritanie.

En l’état actuel des choses, s’il existe une voie légitime pour :
atteindre notre salut 
honorer notre image de « justes parmi les justes »
faire connaitre notre lutte
C’est bien par la force de l’expression.  Il incombe à chacun (Soninké, Pular, Wolof, Bambara,  Haratines, Maures) de s’y atteler. Bien des hommes sont morts et bien d’autres continuent de sacrifier leur vie pour assurer notre liberté. Nul engagement ne doit rester vain.
La marche du 13 Février 2016 ne sera certes pas la dernière mais  elle pourrait compter. La clef de la réussite de l’événement dépendra de la sortie en masse des Mauritaniens (hommes, femmes, enfants).
Le droit ne s’octroie pas, il s’arrache !

Le Comité de soutien aux détenus d’ALEG en France

14-01-2016 11:54 – Étrange silence sur les milliards de Ould Abdel Aziz !!!!

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Essaha – « Les informations disponibles sur les comptes du défunt fils du Président, en Europe occidentale et orientale et sur ses propriétés foncières détenues en Mauritanie et à l’étranger, confirment que la fondation Rahma, n’était qu’un parapluie pour le blanchiment des fonds provenant des opérations intérieures et extérieures et des caisses spéciales acheminées par les voies aérienne, terrestre et maritime.

Je ne comprends pas le mystère du silence généralisé sur ces milliards déviés par cette fondation suspecte du bien public et transformés en agissements enfantins avides des butins frais, aux mains d’Etats, d’organisations et de personnes, au moment où la majorité des fils de ce pauvre peuple ploient dans les Oueds éloignés, sous la menace de la misère.

Le Président déploie actuellement d’intenses efforts pour récupérer des milliards dispersés entre les banques de plusieurs Etats et sous des noms divers, choisis avec soin pour échapper à l’œil de l’opinion publique.

Il a tenu des réunions de travail avec plusieurs parties, considérées potentiellement utiles pour aider à la reprise de ces fortunes.

Bien que ces informations circulent à grande échelle dans les cercles médiatiques, politiques et économiques, aucune voix ne s’est levée jusqu’à cet instant, pour soulever la question légitime.

# D’où la fondation du Président a puisé ces milliards …? »

De la page facebook de l’écrivain et journaliste mauritanien Ahmedou Wedia

Traduit de l’Arabe par Cridem

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31-12-2015 14:30 – L’ambassadeur français indigné de la comparaison de Ould Hademine de l’esclavage en Mauritanie à celui pratiqué en France

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Alakhbar – L’ambassadeur français à Nouakchott Joël Meyer est profondément indigné des propos tenus par le chef du gouvernement Yahya Ould Hademine, relatifs à la vision de ce dernier de l’état des lieux de l’esclavage en Mauritanie.

Des déclarations, dans lesquelles, le Premier ministre qui nie l’existence des pratiques traditionnelles de l’esclavage dans le pays, circonscrit ces supposées séquelles à leurs apparitions modernes, qu’on peut constater dans tous les Etats du monde dont la France dit le haut responsable.

Le Chef du gouvernement Ould Hademine a tenu ces propos au cours d’une audience qu’il a accordée au diplomate français à la Primature à Nouakchott, au cours de laquelle, l’ambassadeur a réaffirmé les critiques de son pays du blocage des lois relatives à la pénalisation des crimes esclavagistes en Mauritanie, non encore appliquées selon Joël Meyer.

L’ambassadeur français outré par cette comparaison faite par le Premier ministre, a exprimé son indignation à plusieurs personnalités politiques mauritaniennes qu’il a rencontrées, dont le leader de l’APP Messaoud Ould Boulkheir.

Traduit de l’Arabe par Cridem

Crédit source : http://www.cridem.org