Communiqué : la conférence du leader abolitionniste mauritanien à Paris  (Samedi 17 décembre 2017) 

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Les mauritaniens, les amis de la Mauritanie et l’ensemble des milieux politiques et associatifs africains et français sont conviés à LA CONFÉRENCE  DU PRÉSIDENT D’IRA  (INITIATIVE POUR LA RÉSURGENCE ABOLITIONNISTE), BIRAM DAH ABEID. 
☆ SAMEDI 17 DÉCEMBRE 2016 à PARIS
☆ 15H-19H
IRA-Mauritanie section France invite tous les militants, sympathisants et toute la diaspora Mauritanienne et toutes les organisations des droits de l’homme et la presse à une conférence animée par le leader abolitionniste prix des Nations Unies des droits de l’homme 2013, Monsieur Biram Dah Abeid, sur le thème: 

LA MAURITANIE  ENTRE LES EXIGENCES DE DÉMOCRATIE ET DE DROIT ET CRISPATION DU RÉGIME RACIALISTE.
 Le samedi 17 décembre 2016 de 15h à 19h.

À l’adresse suivante : Espace Hermes sis au 10 Cité Joly, 75011 Paris. 

Accès : Ligne 2, Station Père lachaise ou Menlimontant.
IRA France vous remercie d’avance.

Source : IRA-FRANCE 

11-12-2016 07:00 – Journée d’échanges des FPC à Massy: Les FPC et le dialogue national, quel bilan ? La communication de Kaaw Touré [PhotoReportage]




FPC
– Chers amis, chers camarades, aimables invités bonsoir;

Avant tout permettez moi de remercier mes camarades des FPC qui ont permis cette rencontre.

Mes remerciements vont aussi à tous et à toutes ces camarades, compagnons de lutte, parents, amis de la Mauritanie et sympathisants de notre cause venus de loin pour participer à cette communion militante.

Votre présence parmi nous prouve, s´il en était encore besoin, le réel intérêt que vous portez pour notre parti dont vous partagez sans nul doute les idéaux de justice, de liberté, d´égalité et de vraie démocratie..Notre combat contre le racisme, l´esclavage, l´exclusion et l´arbitraire est également le vôtre.

3 décembre 1987- 3 décembre 2016, il y a 29 ans jour pour jour, on se souvient encore de cette funeste et tragique date, c´était le jour du verdict qui avait condamné les premiers martyrs de notre lutte à Jreïda. Mes pensées militantes vont aux jeunes officiers Ba Seydi, Sarr Amadou et Sy Saidou Daouda exécutés sauvagement le 6 décembre 1987 à la base militaire de Jreida.

A la mémoire de tous ceux tombés pour les causes justes nous répéterons après d’autres, cette oraison funèbre devenue classique:” Leur vie fut combattante, leur mort héroïque, leur sacrifice sacré et leur mémoire éternelle”. Qu´Allah les accueille en son Saint Paradis. Amine.

C´est un grand plaisir, un privilège, je voulais dire un honneur, pour moi de venir ici discuter avec la diaspora mauritanienne basée en France et surtout avec nos jeunes militants et sympathisants sur un sujet qui nous tient tous à cœur et qui a fait couler beaucoup d´encre et de salive dans les salons et sur la toile ces dernières semaines en Mauritanie.

Pourquoi les FPC ont-elles participé au dialogue dit national inclusif? Ne servaient-elles de faire valoir à l’agenda caché d’Aziz? Fallait-il participer alors que l’opposition prônait le boycott? Pourquoi débattre avec quelqu´un qui refuse de nous reconnaitre en tant que parti politique? Ce sont entre autres les principales questions qui ont été posées pour évoquer la pertinence ou l´inopportunité de notre participation au dialogue national.

Nous avons décidé, en tant que parti (Forces Progressistes du Changement ) et en toute indépendance, de répondre à l´invitation des autorités mauritaniennes par la voix de la présidence de la république au dialogue national.

Pour l’essentiel, nous avons déjà eu l’occasion d’exposer suffisamment les raisons de notre participation. Je m’en vais donc en faire le rappel.

Nous avons accepté de participer au dialogue suivant nos conditions et nos principes. Nous avons décidé d’y aller tout en étant conscients des insuffisances de l’organisation des assises et des doutes sur la bonne foi du pouvoir, initiateur intéressé, de ce dialogue.

Nous sommes surtout conscients de l’envergure des différences qui nous distinguent de l’écrasante majorité des participants, essentiellement partisans du maintien en l’état du système discriminatoire que nous combattons. Notre vision et notre voix ont donc peu de chance de prévaloir face à l’immense adversité plutôt mue par un agenda officieux. Malgré la légitime suspicion et les minces espoirs, faut-il pour autant renoncer à l’effort? Pour qui connait notre parcours sait que nous ne sommes pas de ceux que les défis effraient.

Depuis le début, en décidant de nous attaquer au système, seuls et avec le peu de moyens qui étaient les nôtres, nous sommes appropriés cet adage comme immuable ligne de conduite qui veut que « l’on n’a pas besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer ». Une chose est sûre, ce que le Système n´est pas arrivé à faire de nous par la répression et des tentatives de corruption pendant plus de 30 ans, ce n´est pas par la « table ronde » ou la « confrontation des projets de société » qu´il arrivera à nous dompter.

C´est faire table rase de notre parcours militant, de nos années de sacrifice et de privations, de nos martyrs, de nos longues années de prison et d´exil, en pensant que ce Système que nous avons combattu durement au moment où certains de nos petits procureurs d´aujourd´hui, pour ne pas dire des opposants de la 25ème heure rasaient les murs ou applaudissaient le petit colonel ould Taya, pouvait nous divertir sur l´essentiel.

Nous sommes allés au dialogue en tant que parti d´opposition au Système avec nos propositions de sortie de crise. Nous sommes allés au dialogue pour exposer notre vision de la Mauritanie. Nous sommes allés au dialogue pour dire notre part de vérité en hommes libres, justes et indépendants pour faire entendre un autre son de cloche.

Mandela a montré la voie, nous ne pouvons que nous en inspirer sans perdre notre âme, nos principes et notre dignité. Discuter ne veut pas dire se renier, ni encore être tenté par quelque avantage que ce soit.

Dialogue et entrisme sont deux notions différentes assimilées par certains pour les seuls besoins d´une politique stérile. Alors, que l´on ne fasse pas de nous des adeptes de l´entrisme quand nous parlons de la nécessité de dialoguer pour sortir notre pays de l´impasse. Nous pensons que devant la situation actuelle du pays, il faut se surpasser pour outrepasser l´impasse. N´ayant jamais flirté avec aucun des pouvoirs politiques civils ou militaire, n´ayant jamais appartenu à une quelconque majorité présidentielle, n´ayant jamais servi de caution à une élection présidentielle, nous nous sommes toujours situés en dehors du Système et tout ce qui l´incarne donc personne ne peut honnêtement se douter de notre bonne foi et de notre patriotisme.

Discuter, débattre, dialoguer avec l´autre est une question de principe chez nous. Tout le monde se souvient certainement encore de notre document historique connu sous le nom du « Manifeste du négro-mauritanien opprimé » publié en avril 1986 :

Dans ce même Manifeste nous affirmions essentiellement trois choses :

1- Il y a un problème de coexistence entre les communautés arabo-berbère et négro-africaine. Nous démontions la mécanique d´un système de discrimination raciale en ce qu´il exclut la composante négro-africaine et haratine de tous les processus de décision. Chiffres à l’appui, nous administrions – s´il en était besoin- les preuves de cette marginalisation et en dévoilions les rouages. Ce problème, disions-nous, ne résultait pas d´un antagonisme naturel latent ou spontané entre communautés, mais plutôt d´un système politique visant à diviser le peuple en exacerbant les préjugés inter-ethniques. Une politique volontairement et exclusivement panarabiste, privilégiant la communauté arabe à tous les points de vue au détriment de la communauté Noire.

2- Nous attirions l´attention du régime militaire de l´époque ( le CMSN) sur l´urgence qu´il y avait à reconnaître, et donc à prendre en charge ce problème pour juguler tout risque de confrontation que pourrait entraîner sa persistance.

3- Enfin, nous préconisions dans la dernière partie du Manifeste un vaste débat national où tous les mauritaniens s´essayeraient autour d´une table afin de résoudre par eux-mêmes, par les vertus et du dialogue et de la concertation, l´ensemble de ces problèmes. Nous croyons aux vertus du dialogue et disions dans ce fameux manifeste :

« Les problèmes mauritaniens doivent être posés par des Mauritaniens, discutés entre Mauritaniens et solutionnés par les Mauritaniens eux-mêmes. Notre amour pour ce pays nous commande à inviter toutes nos nationalités à un dialogue des races et des cultures, dans lequel nous nous dirons la Vérité pour guérir nos maux. Il faut que nous traduisions dans la réalité nos appels au Salut National et au Redressement de notre pays, au lieu de dépenser toutes nos ressources et toutes nos potentialités humaines dans des querelles raciales et culturelles dont les principaux bénéficiaires ne seraient certainement pas les Mauritaniens. » (fin de citation).

A l´époque, cependant, il ne s´était pas trouvé suffisamment de bonnes volontés dans les mouvements politiques concurrents pour formuler avec autant d´exigence que nous la revendication d´une réelle égalité entre tous les citoyens mauritaniens. Que les événements, plus douloureux les uns que les autres, qui se sont succédés dans notre pays depuis septembre 1986, aient cruellement confirmé nos analyses, ne saurait être pour nous l´occasion d´une quelconque délectation. L´important est ailleurs: il est dans la reconnaissance par tous de la nature raciste de la politique conduite par l´Etat mauritanien.

Nos camarades et les autres mouvements amis comme Arc en ciel et TPMN ont posé ces préoccupations pendant les séances des plénières et des débats dans les ateliers.

Voici les conclusions que nous avons tirées de ces assises:

Les FPC n’ont pu honorer de leur présence à la cérémonie de clôture du dialogue national inclusif pour des raisons de hoquets dans l’organisation. Elles se félicitent, néanmoins, de leur participation active à ces échanges et se réjouissent de l’esprit ayant entouré les débats. Elles souscrivent à certaines résolutions positives du draft final, formulées avec clarté et pragmatisme dont la restructuration et l’ouverture des médias à tous pour refléter notre diversité culturelle, la restructuration des missions et programmes de l’agence Tadamoun, la représentation au parlement des Mauritaniens de la diaspora, la refondation de l’école, l’instauration du service civique obligatoire, l’adoption des conseils régionaux pour une décentralisation poussée, la suppression du Sénat, le maintien du plafond de l’âge des candidats à la charge suprême à 75 ans, le rejet de la tentative de modification du nombre de mandats présidentiels, le fameux troisième mandat du colonel-putschiste….

Elles déplorent toutefois que certaines autres résolutions soient évasives ou de caractère général et, donc, avec peu de visibilité pour leur application pratique, et que d’autres, enfin, soient restées vides ou laissées en l’état, telle celle relative au passif humanitaire ou à la réforme foncière.

Pour remédier à ces insuffisances, les représentants du PMC-Arc-en-ciel et des FPC membres de la commission de synthèse, apposant leurs réserves, avaient exigé, pour le volet « unité nationale », les formulations ci-après, à inclure dans le draft final :

– Non pas la promotion mais l’enseignement et l’officialisation des langues nationales wolof, pulaar, bambara et soninké;

– Le réajustement, dans leur composition, des commissions régionales et de supervision de l’enrôlement des citoyens pour les rendre plus représentatives de la diversité des composantes nationales;

– Le retour, à terme, de la gestion de l’état civil aux communes;

– La poursuite du processus de règlement du « Passif humanitaire » : indemnisations, retour des réfugiés du Mali, justice transitionnelle;

– L’application d’une réforme foncière qui reconnaisse le droit de propriété, à tout le pays;

– L’égal traitement de toutes les langues et cultures nationales dans les médias publics.

Elles réaffirment leur résolution à poursuivre leur engagement à se saisir de toutes les opportunités pour faire avancer le règlement des défis de la cohabitation de nos composantes nationales qui, pour être apaisée et harmonieuse, doit être fondée sur la justice, la liberté et l’égale dignité.

Toutes les revendications peuvent trouver une solution si l´on veut se donner la peine. Il ne s´agit pas de récuser toute synthèse, mais une synthèse ne s´obtient pas en soldant ses revendications surtout essentielles.

Après le dialogue national, le régime s´apprête actuellement à préparer une révision constitutionnelle et certainement à organiser un référendum, une révision qui ignore les véritables résolutions des débats. « L’esprit et la lettre des assises nationales ont été trahis » comme l´a souligné tout récemment le président Samba Thiam des FPC dans un article de presse. Nous assistons à une supercherie politique qui répond à d´autres préoccupations inavouées. Les FPC s´en démarquent totalement et appellent à la mobilisation et la vigilance de toutes les forces progressistes et démocratiques pour contre-carrer cette énième forfaiture contre notre peuple multinational.

Voilà mes chers amis entre autres les petites conclusions de ce dialogue national, nous sommes toujours ouverts aux débats sur la question nationale et sociale tout en disant que ce dialogue du septembre n´était pas une fin en soi mais un moyen parmi d´autres pour faire comprendre notre lutte. Une lutte pour la dignité, pour la vie.

Nous sommes conscients, ce contre quoi nous nous battions hier demeure encore plus vivant que jamais. Les régimes mauritaniens peuvent changer d´animateurs mais jamais la volonté de marginaliser les communautés noires de notre pays. Et, cette réalité ne changera pas aussi longtemps que ces populations méprisées, opprimées, discriminées, déportées, exilées, assujetties n´auront pas osé ce que les autres peuples ont osé pour se libérer des dictatures féroces ou des Systèmes ethno-génocidaires.

En tout état de cause, les hommes et femmes imprégnés des idéaux des FPC n´abdiqueront jamais. Nous avons un devoir de fidélité à l´engagement pris ensemble avec nos martyrs. Ceux qui sont restés à Oualata, ceux qui sont couchés à Inal, à Zreida, à Azlat, à N´beyka et partout dans la vallée des larmes, et ailleurs dans les cimetières d´intolérance et de la bêtise du racisme. Les objectifs n´étant pas encore atteints, c´est évident que la lutte doit continuer.
Merci pour votre attention, le débat est ouvert.
La lutte continue!
Massy, le 3 décembre 2016.

Kaaw Touré-Porte-parole des FPC.


Source crédit : http://www.cridem.org

Démenti formel de Mr Samba Thiam 

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J’ai lu dans Cridem ce 30/11/2016 un article intitule « vous avez dit esclavage ? » publie par Jeune Afrique qui me prete des propos absolument faux :

Un phénomène sous estimé

L’imam Mohamed Vall Ould Mohamed Ould Rachid, qui vient de claquer la porte de l’IRA parce qu’il n’arrivait pas à infléchir les discours trop violents de Biram, juge « inacceptable » le chiffre avancé de 160 000 esclaves. Pour lui, « oui, il existe des cas cachés, comme l’est la consommation d’alcool. 

Il arrive que des mineurs soient “confiés” par leurs familles, qui n’ont pas les moyens de les nourrir, à d’autres familles, lesquelles en font leurs domestiques. Mais il y a surtout une extrême pauvreté, qui est encore pire que l’esclavage. On voit des enfants haratines ramasser les ordures, et personne n’en parle ».

« Biram exagère, disent Samba Thiam, président des Forces progressistes du changement (FPC), les anciens séparatistes des Forces de libération africaines de Mauritanie (Flam), et Dia Alassane, président de Touche pas à ma nationalité. Ce n’est pas dans les proportions qu’il avance. »

Je n’ai jamais tenu un tel propos su Biram , dont je respecte la justesse du combat…je défie l’auteur de présenter un texte duquel il tire cette fabulation…digne de la police politique !

Samba Thiam



Source crédit : http://www.cridem.org



​Bonne fête d’indépendance à nous z’autres. 


La Mauritanie a 56 ans.
Mon pays a 56 ans ce 28 novembre 2016. Et bonne fête TOUS à l’occasion de cet anniversaire d’un pays qui se cherche une ossature étatique et identitaire pouvant intégrer sérieusement l’ensemble de ses composantes communautaires. Dans ce pays sous les bottes des militaires depuis  plusieurs années, un régime dictateur sous influence d’une politique baahiste et raciste exécuta froidement 28 soldats noirs mauritaniens il y a 26 ans. Une pensée particulière pour ces frères pendus tout en espérant que les architectes idéologiques et les exécutants de cette purge sanguinaire soient identifiés et traduits devant la justice des hommes un Jour avant l’inévitable JUSTICE du Tout Puissant.

Les crimes de sang sans responsabilité identifiée, expliquée et punie, ne peuvent pas être gommés par des vaines gesticulations politiciennes pour le marchandage d’un règne quelconque. Le régime actuel sous la direction du général ould abdel aziz bien introduit dans les méandres de l’armée pendant plusieurs années, a essayé un traitement superficiel au nom de l’état par un événement monté pour des raisons purement politiciennes. La Justice a été victime et les questions restent ouvertes comme avant sa prise officielle du pouvoir et certainement après son départ. 
Le temps sera JUGE. InshAllah. 

20-11-2016 15:10 – La justice doit faire toute la lumière sur les conditions des arrestations des militants présumés de IRA!



Gourmo Lô
– Tout démocrate épris de paix et de liberté ne peut qu’être soulagé de voir 10 personnes absolument innocentes être libérées et rendues à leurs familles et à leurs amis après des mois et des mois d’un calvaire sans nom, sans autre motif qu’un vulgaire montage sur fond de règlement de comptes politique.

Mais ce ne doit pas être de ce lâche soulagement auquel nous autres mauritaniens sommes désormais accoutumés après chaque manœuvre du pouvoir qui échoue, malgré tous les dégâts qu’une telle manœuvre aura cependant provoqués!

Des dizaines et des dizaines de gens ont été massacrés dans des conditions d’une abjection et d’une atrocité pratiquement sans précédent dans l’histoire de notre pays, entre 1989 et 1990. La « libération » des rescapés a été suffisante pour soulager la conscience des bourreaux d’Etat et la résignation de facto de presque tout le monde-, satisfait du classement de ce véritable génocide dans l’horreur terminologique du « passif humanitaire ». C’est à dire dans la lâcheté de l’impunité.

Aujourd’hui, cette libération devrait nous interpeller à plus d’un titre. Lors du procès, de Nouakchott à Zoueratt, la police a prétendu avoir pris ces 13 militants politiques, en « flagrant délit », en présentant des « vidéos » tocs comme des preuves de cette flagrance de la violence supposée des prévenus. Pas un seul policier ne s’est présenté à la barre pour témoigner de ce qu’il a vu ou subi lors de ces tristes événements du carrefour Bouamatou.

Le principal concerné ( c’est à dire le propriétaire du terrain occupé) a lui même disculpé les accusés et affirmé n’avoir jamais requis la police, tout en confirmant haut et fort que ces événements étaient de bout en bout spontanés.

Les premiers juges ont bouché leurs oreilles. De même qu’ils ne voulurent rien entendre des très graves et précises accusations de tortures que les prévenus disent avoir subi entre les mains de certains membres des forces de l’ordre. Tous les efforts des avocats de la défense furent vains. Une prêche dans le Sahara. Seule importait la volonté de certains faucons du pouvoir d’en découdre avec IRA, fût-ce au prix de l’assassinat pur et simple de la vérité et du bon sens qui l’accompagne toujours.

Si la Cour d’Appel ne retient « que » l’appartenance à l’IRA comme organisation prétendument non reconnue, alors l’affirmation par la police selon laquelle ces militants ont été capturés sur les lieux et au moment des faits de violence présumée, cette accusation gravissime, serait à la fois une diffamation contre les accusés, et aussi une tentative de manipulation de la justice qui tombe sous le coup d’une offense à magistrats, mensonges et abus de pouvoir de la part d’une autorité publique dans l’exercice de ses fonctions. Sans parler de la grave accusation de tortures qui pèse sur certains des membres de ces forces de l’ordre et de sécurité.

Alors, s’il faut se réjouir de la libération de personnes innocentes, le droit et la justice demandent que toute la lumière soit faite sur les tenants et les aboutissants de cette triste et sombre affaire….

Gourmo Lô



Source crédit : http://www.cridem.org 

18-11-2016 19:06 – Zouerate : procès en appel des abolitionnistes, le verdict tombe, cinq relaxes et des peines allégées


Zouerate Actu
– La cour d’appel de Nouadhibou a rendu, ce vendredi après –midi aux environs de 17 heures, le verdict des militants, cadres d’IRA et des habitants de la gazra de Bouamattou.

Des détenus qui étaient condamnés en première instance à 3 ans de prison ont été relaxés. Il s’agit d’Ousmane ANNE, Jemal Samba, Mohamed Daty, Ahmed Mohamed Jaroullah, Ousmane LO.

Par contre, Khattry ould M’Barek et Ahmed Hamdy Hamar VALL sont condamnés à 1 an de prison dont 4 mois fermes. Hamdy Lehbouss et Bala Touré qui étaient initialement condamnés à 5 ans de prison sont condamnés par la cour d’appel à 1 an d’emprisonnement dont 4 mois fermes.

Des détenus qui étaient condamnés à 15 ans de prison ont vu leurs peines allégées, il s’agit de :

-Moussa Biram condamné à 3 ans dont 2 fermes

-Abdallahi Abou DIOP condamné à 1 an de prison dont 6 mois fermes

-Amadou Tidjane DIOP, écope d’une peine d’1 an dont 4 mois fermes

-Abdallahi Maatalla SECK dit Vieux, est condamné par la cour à 3 ans d’emprisonnement dont 2 fermes.

Par ailleurs la cour a condamné des habitants de la gazra Bouamattou, lieu des manifestations du 29 juin dernier, à de différentes peines et sont sommés de dédommager les policiers blessés.

Deux peines de 5 ans de prison ferme, et des peines de 3 ans dont 2 fermes.

Source crédit : http://www.cridem.org 

17-11-2016 05:39 – Procès abolitionnistes : la torture monopolise les débats


Le Calame
– L’émotion était perceptible dans la salle d’audience au deuxième jour du procès en appel des cadres et militants abolitionnistes qui fût celle du procès de la torture.

Certains, particulièrement les proches des détenus, n’ont pu retenir leurs larmes face au récit des événements notamment lors de la période de détention. « Nous avons subi les pires sévices et les plus cruelles tortures physiques et psychologiques avec privation de nourriture et d’accès aux sanitaires », ont clamé les détenus.

« De ma cellule, je pouvais entendre les cris de certains de mes collègues qui subissaient des séances de tortures atroces (….) Ce que Moussa Biram, ceinture noire de karaté 4 dan et Abdallahi Matalla Saleck, budoka ont pu supporter, je ne pouvais le supporter. J’étais terrorisé et menotté de partout(…) Après des journées entières de jeûne, j’ai eu droit à de la bouillie et un peu d’eau.

Mon ami Diop me disait que j’étais chanceux », raconte Balla qui ne put lui aussi, à l’image de Abdallahi Abou Diop, retenir ses larmes. S’adressant au président de la Cour : «Je suis un planificateur du développement et non un planificateur de la destruction.

Je ne détruis pas, je bâtis, je ne détruis pas.Nous avons toujours réitéré le caractère pacifique de notre lutte. Plusieurs distinctions nous ont été attribuées pour couronner la lutte non violente », déclare Touré. Poursuivant: Ce que nous avons subi dépasse l’entendement alors que nous n’avons commis aucun acte illicite.

La police n’a rien pu prouver matériellement à notre encontre. Nous avons aussi été condamnés, privés de l’affection de nos familles. Je n’ai jamais été séparé de ma petite fille de six ans durant 45 jours. Je lui avais dis que j’allais rentrer après demain. Ça s’est prolongé et je ne peux plus l’appeler », avoue Balla Touré.

« Lors de nos interrogatoires, on ne nous jamais posé des questions à propos des échauffourées de la gazra Bouamatou qui ont tourné par contre autour du fonctionnement de IRA, des échanges avec le transfuge du mouvement Said Ould Louleid , des contacts avec les différentes chancelleries, des organisations juives, des réunions clandestines et communiqués », ont révélé les détenus.

Certains proches de l’ancien porte-parole de IRA avaient été interpellés par la police et relâchés, ont indiqué les détenus. D’autres, comme Hamza Ould Jaafar, Hassen Ould Mahmoudi étaient sur les lieux des affrontements, à les en croire.

Le secrétaire aux relations extérieures de IRA et Abdallahi Aboud Diop ont formulé des plaintes à l’endroit de Lemrabott Ould Mohamed Lemine, Hassen Ould Samba , ElHadi, Ould Amar et Didi pour actes de torture.

Hamady Ould Lehbouss, Ousmane Lo, Ahmed Amar Vall, Lo Ousmane, Anne Ousmane, Mohamed Dati, Jamal et Mohamed Jarroulah ont nié toute participation aux échauffourées du 29 juin et plaidé non coupables à l’image des premiers auditionnés.

En dépit de l’opposition du procureur, la cour a enregistré ces différentes plaintes. Balla Touré a aussi réclamé la restitution de ses ordinateurs, du mobilier de son bureau et de ses téléphones toujours aux mains de la police.

Le secrétaire aux relations extérieures a révélé à la cour les propositions alléchantes qui lui auraient été faites par l’officier Lemrabott de rencontrer le directeur général de la sûreté nationale et de tourner la page de IRA. Offre qu’il a fermement déclinée.

Les militants et cadres de IRA ont réfuté les insinuations portées à leur encontre de faire de l’esclavage un fonds de commerce Un des sept habitants de la gazra a été pris de malaise lors de l’audience. Il sera évacué à l’hôpital de Zouérate où il bénéficiera de soins. Cet vieil homme sera le dernier des condamnés à être auditionné ce mercredi avant le réquisitoire du procureur et les plaidoiries des conseils.

Crédit source : http://www.cridem.org 

Les actes de torture en Mauritanie : le président de IRA-MAURITANIE change de braquet .

Ce lundi 14 novembre 2016 peut être une date historique d’une phase importante qui s’ouvre pour l’éradication de l’impunité  en Mauritanie . En effet , en tournée européenne  depuis plus d’un  mois, le président du mouvement abolitionniste IRA-MAURITANIE , Biram Dah Abeid a tenu aujourd’hui  une conférence de presse entouré d’un trio d’avocats au sein du cabinet Bourdon et Forestier au centre de Paris. Au cours de ce point de presse auquel certains journalistes de presse française ont été invités , le leader abolitionniste a expliqué son initiative qui revêt une importance particulière pour la suite de son engagement contre le système étatique injuste qui sévit en Mauritanie depuis plusieurs décennies . Ainsi une plainte contre certains responsables mauritaniens soupçonnés d’être les têtes pensantes des pratiques des tortures et d’autres traitements inhumains sur les militants abolitionnistes emprisonnés depuis plus de 4 mois, a été constituée. Les circonstances ubuesques des arrestations ont été rappelées , et elles seraient une tentative manipulatrice pour décapiter le mouvement IRA-MAURITANIE jamais reconnue par les autorités mauritaniennes. Ainsi le président Biram a pointé un règlement de comptes pur et simple et une orchestration malsaine pour écraser l’élan populaire constaté le jour de leur sortie de prison,  son vice-président  et lui il y a 6 mois seulement.  

 Le président Biram Dah Abeid a par ailleurs exposé par un bref historique , la culture violente (1987-1992) d’un régime militaire à dominance arabo-berbère qui règne par un apartheid qui ne dit pas son nom . Se servant d’une disposition juridique à compétence transnationale , le trio d’avocats composé de Maître William Bourdon , de Maître Georges Henry Beauthier et de Maître Émilie Lefevebre , va enclencher un dossier judiciaire en canon menant à une prochaine ouverture  d’enquête. La conférence de presse s’est tenue en présence quelques militants d’IRA-France, d’autres sympathisants de la cause abolitionniste et certains militants de longue date contre l’impunité en Mauritanie. Parmi ces derniers, une veuve dont le mari avait été l’une d’innombrables victimes extrajudiciaires du régime sanguinaire de Ould Taya. Ce colonel qui vit un exil doré au Qatar depuis août 2005, est le seul responsable parmi les poids lourds suspectés d’avoir commis d’actes criminels contre leurs concitoyens noirs , à vivre à l’extérieur du pays. Alors que tous les autres vivent tranquillement soit leurs retraites ou tiennent encore certains piliers de l’arsenal politico-militaire du pays . Certainement la plainte introduite à Paris par le leader abolitionniste , fera quelques secousses préliminaires au sein de cet îlot d’impunité historique . Pour rappel ce 14 Novembre 2016 coïncide avec le procès en appel à Zoueratt de 13 cadres importants du mouvement IRA-MAURITANIE . 

Notre blog reviendra prochainement sur la suite de la couverture VIDÉO de la conférence du président Biram Dah Abeid. Il est à noter que plusieurs médias en ligne en France, ont repris cette information majeure qui est l’introduction de cette plainte . 

Reportage assuré par  K.S pour  SoninkIdees-Jose

​FÉDÉRATION DES FPC-EUROPE : SÉMINAIRE ET CONFÉRENCE PUBLIQUE


Dans le cadre de ses activités politiques, La fédération Europe Occidentale des Forces Progressistes du Changement (F.P.C) organise deux événements majeurs le 3 decembre 2016:
1/ Un atelier – séminaire dédié aux militants et sympathisants le matin à partir de 11h00 à 14h
2/ Une conférence publique dans l’après-midi portant sur la ligne politique de notre parti à partir de 14h30.
 Cette journée aura lieu à la bourse du travail de Massy, située au 2, rue chemin des Femmes 91300 Massy.
Le programme des thématiques à aborder et le déroulement de cette journée vous seront communiqués ultérieurement.
 Les mauritaniennes et mauritaniens de la diaspora ainsi que nos sympathisants et amis Africains et Occidentaux sont invités et leur présence massive est vivement souhaitée.

La lutte continue!
 

Paris, le 31 /10/2016

Le Secrétariat général du bureau exécutif local.

​31-10-2016 21:00 – L’UAGD adresse au Wali de Guidimakha , une lettre sur la situation dramatique de l’enrôlement à vocation biométrique


Essirage – L’Union des Associations de Guidimakha pour Le Développement (UAGD) a adressé au Wali de Guidimakha, en courrier une lettre critique qui retrace la situation dramatique de l’enrôlement à vocation civile des populations de cette wilaya. 

Le document évoque le problème des populations locales, qui n’arrivent pas à se recenser ainsi que celui des émigrés, dont la plus part parmi eux ont perdu leurs emplois à cause des papiers d’états civils et du nouveau passeport biométriques initiés par les autorités mauritaniennes.

Selon certaines sources, les populations de Guidimakha soutiennent cette initiative entreprise par l’UAGD et qu’une délégation, constituée par ces dernières avait sollicité une audience pour rencontrer le président de la république, pour lui parler de leurs préoccupations et plus particulièrement l’état civil mais en vain, ça fait un mois que dure l’attente.»

Il faut souligner que la délégation compte 10 personnalités issues des 3 couches que composent la wilaya du Guidimakha et réparties comme suit : 2 peulhs, 2 maures et 2 Soninkés. En plus du médiateur de l’initiative, la délégation comprend également le Président de l’union des associations, représentant de la société civile ainsi que le Président des ressortissants mauritaniens de France. 

Pour plus d’information lire la lettre transcrit ci-jointe :

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Union des associations de Guidimakha 



Pour le développement (UAGD)

Récépissé n°0225

Le président 

A monsieur le wali du Guidimakha 

Monsieur le Wali,

Je viens très respectivement, porter à votre connaissance, que les doyens de beaucoup de villages me demandent d’organiser une assemblée générale de notre organisation afin de désigner un groupe de sages, qui ira à Nouakchott solliciter une audience du Président de la République, pour lui soumettre, en tant que société civil, les problèmes rencontrés au niveau de l’agence nationale du registre des populations et des titres sécurisés.

J’ai précisé aux envoyés qu’il faut d’abord passer par le Wali du Guidimakha et lui soumettre tous les problèmes et demander son aval pour solliciter l’audience du Président.

C’est dans ce contexte que je vous adresse la présente lettre qui souligne l’ensemble des doléances :

Le problème des Passeports est un point très important qui inquiète particulièrement nos ressortissants à l’étranger, beaucoup d’émigrés ont perdu leur emploi, faute de passeport pour retourner à leur travail car les conditions de délivrance ont changé.

Or Monsieur le Wali, il n’est pas à démontrer l’importance de l’émigration chez nous et son impact au niveau des familles. Le second point est l’enrôlement ou le recensement dans la région. Il est créé un centre au niveau de chaque commune. Rares les centres qui fonctionnement aujourd’hui. 

Si les machines ne sont pas en panne, c’est le manque de gasoil ou l’absence de réseau, situation favorisant l’absentéisme des chefs de centres, qui parfois, ne daignent même pas informer les citoyens. S’ils le font, c’est avec arrogance. Le cas de Khabou est un exemple éclatant. 

L’homme est venu en vacances donc le temps est très limité, le chef de centre déclare que le gasoil est terminé. Très poliment, l’homme dit qu’il peut trouver du gasoil pour ne pas être en retard. Le chef de centre refuse catégoriquement et dit qu’il n’utilisera que le carburant envoyé par Nouakchott sans se préoccuper des soucis des citoyens.

Bientôt c’est la rentrée des écoles, les enfants n’ont pas la carte d’identité exigée, que faire ?

Changement des noms : le recensement est en majorité fait par les arabisants qui écrivent les noms et prénoms à leur façon : pour Assa, ils écrivent Aiché, pour Laliya = El aliya pour Bilaly = Bilal les exemples sont nombreux, beaucoup de veuves des retraités de France ont perdu leur pension de réversion à cause de ce phénomène de noms tronqués.

Quelques fois dans la même famille, le nom est écrit différemment : exemple Sokhona, Sokina, Soukhna etc…

Les émigrés ou les veuves de ces derniers ont déjà les dossiers au niveau des institutions françaises donc contenant des pièces d’état civil, avec ce nouveau recensement, il est précisé sur l’acte de naissance le jour, le mois et l’année, alors qu’auparavant seule l’année est indiquée : exemple né en 1940, on écrit né le 31/12/1940 ou le 28 Aout 1940 ou le 03/02/1940 etc…

Ces dates sont choisies au hasard, quelque fois c’est le jour de la date du recensement qui est marqué. Avec ces nouveaux actes de naissance et nouvelles cartes d’identité, les institutions françaises exigent un jugement modifiant les pièces d’état civil, or ce n’est pas la justice qui a fait la modification, elle ne peut donc rectifier une pièce qu’elle n’a pas établie.

Tant que ces incohérences existent au niveau des dossiers, les bénéficiaires ne jouiront pas de leurs avantages.

Au nom de quelle loi agit-on ainsi sans demander au préalable l’avis des intéressés.

Il est à souligner aussi que certains enfants ont le même âge que leur père ou leur mère ou ont comme père ou mère leur grand père ou grande mère. Le père est remplacé par le grand père et la mère par la grand-mère. 

L’agence du Registre des Populations et des Titres Sécurisés responsable de toutes ces anomalies doit procéder à la rectification de ces pièces d’état-civil afin que les intéressés puissent bénéficier de leurs droits.

Un dernier point non moins important, c’est celui de l’état civil au niveau de la justice, le Magistrat chargé de ce dernier n’est autre que le Président du Tribunal qui est aussi le Cadi du département de Sélibaby. Ce dernier a plusieurs fonctions à remplir. Il est donc trop chargé pour satisfaire les citoyens qui cherchent leurs pièces d’état civil.

Le département de Sélibaby étant le plus peuplé de la Mauritanie, pour cela on a toujours sollicité un Magistrat chargé spécifiquement de l’état civil, mais en vain.

Tels sont Monsieur le Wali, les problèmes saillants évoqués par nos sociétaires et particulièrement celui des Passeports qui a fait perdre beaucoup des emplois de nos émigrés.

Le Souhait le plus ardent est de soumettre ces problèmes épineux au Président de la République afin que des solutions soient trouvées. Amin ! 

Fait à Sélibaby, le 10/09/2016

Crédit source : http://www.cridem.org