La diaspora mauritanienne rejette les amendements constitutionnels


Appelés à s’exprimer sur le projet de réformes constitutionnelles, les Mauritaniens d’Europe et particulièrement ceux de France ont rejeté en un bloc le projet porté par le président de la république Mohamed Ould Abdel Aziz.

 

Sur 3009 personnes inscrites sur les nouvelles listes électorales, seul 364 personnes se sont déplacés pour voter en ce samedi 5 Août 2017. Ce qui correspond avec 12,09%. Ce faible taux de participation est d’autant plus alarmant car il concerne l’ensemble des mauritaniens résidents en Europe. 

 sur les deux questions posées, les mauritaniens de la Diaspora ont par deux fois rejeté le projet de réforme constitutionnelle. 

Ainsi sur les 364 suffrages exprimés, 172 personnes ont dit NON à la suppression du sénat contre 161 qui étaient pour. On notera sur cette première question 31 bulletins neutre et Nul. 

L’écart entre le Oui et Non s’est davantage creusé avec le projet de réforme de l’article 8 de la constitution relatif au changement de drapeau. Sur cette dernière question 190 personne ont rejeté le projet de réforme contre 152 qui l’approuvent. On a enregistré 22 bulletins Neutres  ou Nuls. 

Ce résultat risque d’accentuer le fossé entre l’homme fort de Nouakchott et la Diaspora. 

Cette dernière qui est vent debout contre l’enrôlement biométrique sur la base duquel ont été confectionné les cartes d’électeurs. 

Si l’ensemble des observateurs note que le scrutin s’est déroulé dans le calme et sans incidents , certains comme Mariam Kane pointe du doigt cet enrôlement qui aurait privé à beaucoup de mauritaniens de pouvoir s’exprimer. 

Le projet de réformes  constitutionnelles initié par le président Mohamed Ould Abdel Aziz a été boycotté par la majorité des partis d’opposition. 

L’opposition a par ailleurs appelé à une opération ville morte, afin faire échec à ce projet de réformes constitutionnelles qu’elle jugé anticonstitutionnel 

 


Diallo Saidou Dit Thierno pour KASSATAYA


Source crédit: http://www.kassataya.com

​ALERTE INFO : Biram Dah Abeid blessé lors des manifestations à Nouakchott  

 

Lors des manifestations de ce 3 août à Nouakchott contre le projet de référendum du Président Aziz, le Président du mouvement IRA, Biram Dah Abeid, a été blessé et transporté à l’hôpital national. 

C’est dans le quartier Arafat de Nouakchott que les forces de l’ordre ont été particulièrement violentes. Le leader du mouvement anti-esclavage participait avec l’opposition à l’une des nombreuses marches et manifestations prévues ce 3 août, à Nouakchott et dans le pays, pour dénoncer la tenue de ce référendum considéré comme « un coup d’état » contre la Constitution du pays et inciter les Mauritaniens à voter non. 

 

Biram Dah Abeid a été atteint par un jet de gaz lacrymogène qui lui a fait perdre connaissance. Il a été personnellement visé par un membre de l’Unité de la Garde Nationale puisqu’aussi bien aucune autre victime n’est à déplorer parmi la foule compacte qui l’entourait. Emmené aux services d’urgence de l’hôpital national de Nouakchott, son processus vital n’est pas engagé. Une foule nombreuse a suivi les services d’urgence provoquant une situation très chaotique aux abords de l’hôpital. C’est vers 22h que, rétabli, Biram Dah Abeid a quitté l’hôpital, décidé à reprendre sa place dans le cortège des manifestations. 

 

La tension est extrême en ce dernier jour de campagne à Nouakchott. Depuis ce matin, 33 sénateurs de l’opposition occupent le Sénat encerclé par les forces de police. Tout contact avec l’opposition en sit-in devant le Sénat est interdit, toute livraison de nourriture aux « occupants » interdite et l’électricité a été coupée. 

 

C’est ce samedi 5 août que les Mauritaniens sont appelés à se prononcer sur les réformes proposées par le Président Aziz dont, notamment, la suppression du Sénat et de la Haute Cour de Justice. 

 

Les militants du mouvement anti-esclavage de l’IRA en Europe, saluent le courage du Président Biram Dah Abeid et des militants mauritaniens engagés dans ce combat dont l’issue est vitale pour la Mauritanie. 

 

3 août 2017 – 22h40         
La Coordination IRA en Europe 

Contacts : 0478/503 727 et 0492/504 092 

 

IRA MAURITANIE en Belgique ASBL, 77 Chaussée de Haecht, 1210 Bruxelles Contacts : 0478/503 727 ou 0492/504 092

Crédit source: Réseaux IRA EUROPE. 

Médias-Radio : GANBANAAXU FEDDE S’OUVRE UNE VOI(E)X…!


​FLASH INFO: AVIS AUX AUDITEURS…!


Vendredi 12 Mai 2017


À l’occasion du lancement officiel de la WEB-RADIO-GANBANAAXU FEDDE, le président d’ARMEPES-FRANCE et l’initiateur du forum Ganbanaaxu Fedde,  Gaye TRAORE sera l’invité de l’événement à partir de 21H heure française ou 19H GMT. L’équipe animatrice de de notre nouveau « joyau » médiatique vous souhaite une bonne écoute .


Les contacts tél pour les appels auditeurs : 

00 339 72 47 13 44 ou 00 336 50 74 12 50


Merci d’avance 


J’écoute Radio Ganbanaaxu avec TuneIn Radio. #NowPlaying http://tun.in/sfwUp


K.S

​Communiqué : l’annonce du président Biram Dah Abeid pour sa prochaine tournée dans le Guidimagha. 


La tournée Européenne et Américaine inscrite dans le cadre des démarches de lutte de l’IRA pour les Droits Humains venant d’être achevée, j’ai le plus grand plaisir d’annoncer à tous les ressortissants de la région du Guidimakha, épris de justice et sensibles de près ou de loin et de façon particulière à la question de  l’esclavage, de l’exclusion politique, sociale, économique et administrative et de façon générale à celle des Droits du « Citoyen », que j’entame une nouvelle tournée dans ladite région à partir du 07 Mai 2017. Dans cette optique, afin d’atteindre les objectifs fixés, je sollicite davantage et vivement  le soutien, toujours incommensurable, de l’ensemble des notables, les travailleurs et cadres expatriés, les coopératives et associations locales, de la  jeunesse, sans oublier, bien sûr,  celui des paysans ainsi que des éleveurs de la région.




Biram Dah Abeid 

Président d’IRA

Le ​référendum annoncé en RIM : des soupçons d’exploitation politicienne  des dossiers bloqués de l’enrôlement biométrique dans le Guidimagha…!


Selon des sources concordantes , la petite caste du monde politicard issu Guidimagha aurait tenu une réunion chez l’un des « dinosaures » politiques à Nouakchott. Lors de cette conclave, l’objet serait lié aux préparatifs pour le rendez-vous annoncé du référendum décidé par le président mauritanien il y a quelques jours. La date de cette consultation unilatérale en vue d’amender la constitution du pays est fixée au 15 juillet d’après les dernières nouvelles. Ainsi les milieux du pouvoir s’activent depuis quelques temps pour jauger ses obligés historiques qui se déclarent comme des barons intronisés à vie qui décident de TOUT dans nos contrées en l’occurrence dans notre région le Guidimagha. 

Lors de cette rencontre chez un conseiller haut placé, il aurait été relevé que plusieurs citoyens dans le Guidimagha sont bloqués dans l’enfer administratif de l’enrôlement biométrique aux visées obscures. Sachant que pour voter, il faut être en règle au niveau de l’état civil, des dispositions urgentes et spéciales  seraient mises en place par le pouvoir à la demande du petit milieu politicard. Ainsi, des commissions auraient été créées et accédant directement à l’état civil central  sans passer par les centres communaux ou régional. Le but serait de régulariser par UN TRI sélectif parmi ces commissions décidées pour servir numériquement la cause du référendum annoncé. Selon nos sources dignes de foi, ceux de gens qui vivent dans une situation inadmissible et inextricable au niveau de ce recensement, connus comme potentiels partisans du pouvoir seront pris en charge et régularisés par les dites commissions.  Et pour ceux qu’on soupçonnerait d’être opposants au pouvoir et ses suppôts obligés dans la région, ces mesures particulières et discriminatoires aux visées TRISTEMENT  politiques ne les concerneraient pas évidemment. Cette affaire entourant les préparatifs du référendum, est d’une gravité innommable pour certains de nos concitoyens du Guidimagha particulièrement chez les milieux soninkés. En effet  l’utilisation politicienne du système biométrique de l’état civil ne fait pas mystère à l’échelle nationale pour des enjeux démographiques au bénéfice du système arabo-berbère. Par ailleurs on n’imaginait pas que dans une même entité régionale ou même sociale, que certains politicards qui ne sont visionnaires que pour le pain du lendemain, puissent tomber aussi bas dans dans la « prostitution » politicienne.


Vouloir soigner son gagne-pain auprès du raïs « président fondateur » par ce biais est une abomination sans nom et l’Histoire retiendra inshAllah. 


Nous rappelons aux autorités compétentes de la gestion mystérieuse de l’état civil biométrique, qu’une échéance électorale ne devrait pas autoriser à bannir certains citoyens pour toujours. 




Une affaire à Suivre de très près …!



K.S

​IRA en mouvement… et les écorces asséchées tombent au fur et à mesure..!

IRA-MAURITANIE TRÈS ACTIVE MAIS NON RECONNUE PAR NOUAKCHOTT. 


Saad louleid, un élément important quitte IRA et crée son parti aussitôt et aisément…


Brahim bilal Ramdhane vice-président d’IRA quitte IRA et crée son mouvement aussitôt et aisément…


Diop Amadou Tijane vice-président également d’IRA quitte le mouvement et annonce un parti politique aussitôt et aisément…


Quelques éléments de langage SAILLANTS pas anodins tirés des dires de deux d’entre entre eux en l’occurrence Saad et Diop :


Pour Saad, le mouvement IRA serait exploité par ceux qu’il qualifie les kwars qui s’entretiendraient matériellement à l’étranger sur la cause haratine. Mr Saad n’était pas guerri du « virus communautariste » qui fait de mal aux mouvements politiques et associatifs  mauritaniens, ce qui est organiquement anti-IRA.


Pour Diop, le mot  « collégialité » apparaît dans son discours , ce qui sous-entend qu’il aurait répondu aux sirènes communautaristes quant au leadership au sein d’IRA. Servir utilement et loyalement en étant second dans un mouvement sous pression constante comme IRA demande un certain caractère de béton et surtout avoir un cadre professionnel très autonome par rapport aux milieux proches du pouvoir en croisade multidimensionnelle et continue contre le mouvement abolitionniste du président BIRAM DAH ABEID. Mr Diop désormais ex- vice-président , déclare qu’il est un politique avec son FRDU mais non plus dans un mouvement de Droits de l’homme. Petit rappel, qui ne se rappelle pas qu’un mouvement en gestation le RAG à côté d’IRA , avait été refusé par les autorités il y a quelques années. Qui connaîtrait mieux que Mr Diop que le champ politique s’est imposé de fait à IRA mouvement abolitionniste et défenseur des droits humains  par les mesures coercitives et injustes du pouvoir en place. Ce pouvoir qui pourrait vous reconnaître probablement comme pour Saad et Brahim certainement. 


Cherchons l’erreur…!


Pourquoi Brahim n’a pas rejoint SAAD..?


Pourquoi Diop n’a pas rejoint BRAHIM..?


Pourquoi leurs mouvements respectifs  montés seront probablement reconnus au contraire d’IRA et du RAG..?


Le seul élément de réponse disponible aujourd’hui à travers ce qu’on sait, est que comme écrivait un célèbre journaliste  de la place ,  » Partir d’IRA n’est pas une INFORMATION mais y rester oui ».

Quitter BRUYAMMENT IRA permet certaines FACILITÉS aujourd’hui comme hier, c’est incontestable.

La meilleure couverture pour les RG, c’est de savoir OCCUPER stratégiquement TOUS  LES TRANSFUGES venant d’IRA. Ils font en sorte que ceux qui quittent le mouvement abolitionniste se mutent dans un engagement classique bien balisé. 






K.S

14-04-2017 18:45 – Marche Pacifique de la Jeunesse Mauritanienne (MPJM) : Déclaration




MPJM – Nous jeunes de Mauritanie, issus d’horizons divers, et nourris d’une ferme volonté d’unité avons décidé de prendre notre responsabilité devant l’Histoire pour réaffirmer notre citoyenneté pleine et entière.

Car ce qui se joue aujourd’hui dans ce pays engage notre avenir. Nous ne pouvons donc rester sourds aux enjeux politiques qui se jouent en ce moment. Notre responsabilité, si nous ne voulons pas la trahir, c’est d’être dans l’alerte, voire dans la révolte, face à la déliquescence programmée de notre bien commun : la Mauritanie.

La marche pacifique que nous avons décidé d’organiser ce Dimanche 16 avril à 15H au carrefour BMD s’inscrit dans une logique de protestation citoyenne. Les conditions d’existence des jeunes mauritaniens sont aujourd’hui si étriquée, que nul épanouissement ne semble envisageable pour eux.

Une telle situation ne peut plus durer, car elle porte les germes d’une véritable explosion sociale. La jeunesse de notre pays ne peut continuer plus longtemps à faire l’objet d’un tel mépris de la part de la classe dirigeante. Classe qui se refuse à lui concéder la place qui lui revient dans la société.

Face à cette situation inacceptable, et pour améliorer sensiblement les conditions d’existence des jeunes, nous exigeons des mesures fortes et immédiates dans les domaines suivants :

• simplification des conditions d’enrôlement et d’obtention de documents d’état-civil

• formation des jeunes et leur implication dans les secteurs de décision

• création d’espaces de socialisation et d’épanouissement culturel et artistique

• Réforme en profondeur du système éducatif et revalorisation de l’école publique

• Réforme de notre système de santé avec une place plus importante accordée à la prévention

• La prise en compte des diplômes acquis à l’étranger dans les concours nationaux

L’ensemble de ces points est décliné en propositions plus détaillées dans un document qui sera adressé au président de la République.

SIGNATAIRES :

– Oumou Kane – Présidente ong AMAM

– Khally Diallo -journaliste

-Abdel Nasser Beibe – journaliste, ambassadeur de la commission internationale des droits de l’homme IHRC et ambassadeur de la fondation de la pensée arabe en Mauritanie

– Mamadou Aly Diallo, Chargé de communication activiste

– Amadou Aly Ba, Ingénieur Informatique

– Youssouf Diarra : Coordinateur/Superviseur Education-Développement et activiste

– Hawa Ba, chargée de marketing et communication

– Alassane Ba, Activiste

– El hadj Malick Diop, Manager de projets

– Amadou Diallo Président du groupe facerim

-Tidjani Hamet Mangassouba, activiste

Yacoub Ahmed Lemrabet Activiste

Tidjani Hamet Mangassouba, activiste

Yacoub Ahmed Lemrabet Activiste

Tidjani Hamet Mangassouba, activiste

Yacoub Ahmed Lemrabet Activiste

Tidjani Hamet Mangassouba, activiste

Yacoub Ahmed Lemrabet Activiste

– Tidjani Hamet Mangassouba, activiste

– Yacoub Ahmed Lemrabet – Activiste



Source crédit : http://www.cridem.org 

​Déclaration de Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, ancien Président de la République Islamique de Mauritanie


FNDU – Depuis ma démission, en Juin 2009, près d’un an après le coup d’état qui m’a mis dans l’impossibilité d’exercer mes fonctions constitutionnelles,
j’ai tenu à me limiter à suivre l’évolution de la situation du pays, en m’abstenant de faire toute déclaration publique, et en souhaitant plein succès à tous les protagonistes du spectre politique national dans leur action au service du pays.
J’avais alors décidé, de manière consciente, de garder le silence tant que le pays n’est pas l’objet de dangers qui menacent la paix sociale ou compromettent l’avenir de la patrie.
Je suis au regret de constater que la concordance des prémisses de dérapage et la montée des indices de la détérioration de la situation ont – à mon avis – atteint aujourd’hui le degré que je craignais, du fait de la déclaration du Chef de l’Etat dans laquelle il a exprimé sa volonté de recourir à l’article 38 pour amender la constitution après l’échec des tentatives menées pour faire passer ces amendements à travers le Parlement conformément aux prescriptions du Titre dédié à cet effet dans la constitution.
Notre constitution, qui est l’expression de la volonté de notre peuple, accorde – concurremment – au Président de la République (pouvoir exécutif) et au Parlement (pouvoir législatif) l’initiative de proposer la révision de la constitution et définit les modalités de cette révision. Elle accorde à ces deux pouvoirs, du fait de leur élection de la part du peuple et de ses représentants, des degrés équivalents de légitimité. Elle définit pour chacun des prérogatives claires et lui interdit d’empiéter sur celles de l’autre.
Partant de cela, toute révision constitutionnelle sur la base de l’article 38 est de nature à ouvrir largement la porte devant des amendements ultérieurs qui peuvent mettre en cause les fondamentaux de la Nation et ses acquis démocratiques (la forme républicaine des institutions, l’alternance démocratique du pouvoir, l’intégrité territoriale, etc.).
Tout en pressentant les dangers qui menacent l’avenir de la démocratie dans le pays, j’appelle le Chef de l’Etat à faire prévaloir l’intérêt supérieur de la patrie, et à renoncer à sa décision d’ignorer les résultats de la discussion des amendements constitutionnels au niveau des deux chambres du parlement conformément aux articles 99, 100 et 101 qui régissent exclusivement la procédure de la révision de la constitution.
Dans le cas où le Chef de l’Etat persiste dans la violation de la constitution, j’estime qu’il est du devoir de tous les patriotes, attachés aux valeurs démocratiques et soucieux de l’avenir de leur pays, quelle que soit leur position sur l’échiquier politique – et j’en fais partie –, de déployer tout ce qui est en leur pouvoir pour résister à ce coup d’état constitutionnel et le faire échouer. Qu’ALLAH guide nos pas sur le droit chemin.
Nouakchott, le 26 Mars 2017
Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi
Ancien Président de la République Islamique de Mauritanie

17-03-2017 23:39 – Les sénateurs rejettent les amendements constitutionnels …33 Contre, 20 Pour


Essahra – Les sénateurs ont refusé, vendredi 17 mars courant, avant minuit, le projet de révision constitutionnelle, objet d’examen et de concertation depuis le début de la semaine, au niveau de la chambre haute.

33 sénateurs ont voté contre, révèlent des sources, selon lesquelles, les résultats du vote se présentent comme suit :

– Nombre des sénateurs : 56,

– Non : 33

– Oui : 20

– Neutre : 01

Ce rejet pourrait provoquer un séisme politique dans le pays, estiment des observateurs avertis.

Traduit de l’Arabe par Cridem



Source crédit : http://www.cridem.org 

12-03-2017 07:45 – La Mauritanie va changer de drapeau national




Le Parisien – Les deux lignes rouges représentent le sang versé par les martyrs qui ont résisté face à l’empire colonial, incarné par la France. L’Assemblée nationale mauritanienne a adopté jeudi un projet de loi de révision constitutionnelle prévoyant notamment la suppression du Sénat et le changement du drapeau national.

Le projet soumis par le gouvernement «a été adopté par la majorité des 147 députés présents, 121 ont voté en faveur du texte, 19 contre», a affirmé Mohamed Ould Beilil, président de l’Assemblée nationale, dominée par le parti présidentiel.

Le texte approuvé jeudi par les députés, qui modifie la Constitution en vigueur depuis 1991, prévoit notamment une suppression du Sénat, remplacé par des Conseils régionaux, et un changement du drapeau national. Deux bandes rouges, symbolisant le sang versé par les «martyrs de la résistance», seront ajoutées au croissant et à l’étoile jaunes sur fond vert figurant déjà sur ce drapeau.

Certains détracteurs estiment que le pouvoir en place tente de réécrire l’histoire du pays, rappelant qu’à l’époque coloniale, une partie de la population s’est opposée à l’indépendance et que ce changement de drapeau risque de raviver de vielles blessures en divisant les Mauritaniens.

La police disperse des opposants

Le texte prévoit aussi la suppression de la Haute Cour de Justice, du médiateur de la République et du Haut Conseil islamique. Il doit ensuite être soumis au Sénat pour adoption, à une date qui n’a pas été indiquée. S’il est adopté par chacune des deux chambres du Parlement à la majorité des deux tiers, le texte doit être soumis à un congrès parlementaire. Le pouvoir est largement majoritaire dans les chambres.

Deux amendements au projet déposés jeudi, par une députée de l’opposition modérée, Malouma Mint Bilal, pour un maintien de l’actuel drapeau national et de la Haute Cour de justice, ont été rejetés. Les députés de la majorité ont vivement acclamé l’adoption du texte, se donnant des accolades à l’issue du vote à bulletin secret.

L’opposition radicale a tenté mardi d’organiser un rassemblement devant l’Assemblée nationale mais ses militants, qui portaient des pancartes dénonçant un «tripatouillage» de la Constitution, ont été dispersés par la police.

Leparisien.fr avec AFP



Source crédit : repris sur http://www.cridem.org