Communiqué de presse :Journée de travail pour Biram Dah Abeid et IRA-Pays-Bas

Le 20 décembre 2017, le président des réseaux IRA, Biram Dah Abeid, accompagné du président de IRA-Mauritanie-Pays-Bas, l’avocat au barreau d’Amsterdam Harouna Sy,  ainsi que trois membres de son bureau (Leida Florijn, Mamadou Kelly et Bocar Kante), ont  rencontré dans une séance de travail le directeur de Amnesty-Pays-Bas et ancien député hollandais Efuard Nazarski et le chercheur Melhem Mansour, membre du bureau Amnesty-Pays-Bas. Les discussions étaient centrées sur la coopération entre les deux organisations de défense des droits humains et sur l’expulsion de Melhem Mansour par les autorités mauritaniennes lorsqu’il était venu en Mauritanie pour dispenser une formation de Amnesty aux activistes Mauritaniens de la société civile.

En suite, dans la même journée et la même ville, Biram Dah Abeid et l’équipe dirigeante de IRA-Mauritanie-Pays-Bas, ont rencontré la présidente de la fondation des journalistes ZAM madame Conny Braam, fondatrice et animatrice du mouvement hollandais de soutien à la lutte anti-apartheid; madame Braam était en compagnie des journalistes Barth Luierink et Mr Gilbert. Les discussions des deux parties s’étaient axées  sur la contribution éventuelle de la plateforme et la fondation à la lutte contre l’esclavage et le racisme, que mène IRA en République Islamique de Mauritanie.

Dans la troisième rencontre qui s’est déroulée à Den Haag (La Haye) Biram Dah Abeid et l’équipe de IRA-Pays-Bas étaient reçus au parlement hollandais par l’honorable députée madame Sadet Karabulit présidente de la commission des affaires étrangères du parlement du Royaume de Hollande. Et au cours de cette rencontre, la discussion entre les deux parties a traité la question de la persistance de l’esclavage en Mauritanie, les passifs et actifs lourds de l’État Mauritanien en ce qui concerne la discrimination raciale, les déportations, les assassinats collectifs, les confiscations des libertés démocratiques, les détentions arbitraires et instrumentalisation de la justice, le viol des règles constitutionnelles..ect

Enfin les échanges ont été conclus par la situation grave et insupportable des détenus de IRA – Mauritanie  à Birmogrein,  Abdallahi Matalla Saleck et Moussa Bilal Biram, celle du sénateur Mohamed Ould Ghada et son codétenu le sergent Mohamed Ould Mohamd Mbareck, les détenus du 16 décembre 2017 et la disparition de Mohamed Cheikh ould Mkhaitir après  la sentence rendu à sont sujet par la cours d’appel de Nouadhibou en novembre 2017.












Nouakchott le 21/12/2017          





La commission de communication



Communiqué de presse : Le président des réseaux IRA, hôte de l’Union International des Travailleurs à Bruxelles.


Le jeudi 15 décembre 2017, les responsables et personnel de l’Union International des Travailleurs dont le siège est dans la capitale Belge et Européenne, ont reçu le président d’IRA – MAURITANIE, Biram Dah Abeid; les échanges entre les deux parties ont duré  deux heures de temps, au cours desquels Biram Dah Abeid à exposé la situation de la Mauritanie où l’esclavage, le travail forcé, la sous-traitance de la main-d’œuvre, sont quasi-institutionnalisés, et ce  par la mauvaise foi des autorités mauritaniennes et leur propension à agir en dehors et contre le droit national et international. La répression  violente, indicible et multiforme qui s’abat sur les militants anti-esclavagistes et les militants syndicaux, à été illustrée par deux exemples avérés et indiscutables et très suivis par l’IUT et les autres organismes internationaux: Moussa Bilal Biram et Abdallahi Matalla Saleck, incarcérés dans le bagne de Birmogrein et les deux présidents des deux grandes centrales syndicales en Mauritanie CGTM et CLTM, respectivement Mohamed Abdallahi dit Nahah et Samory Beye, tous les deux visés par le pouvoir à cause de leur militantisme syndical incorruptible, mis en examen, privés de leurs titres de voyage et de leur volonté de mouvement.

Notons que la Mauritanie est placé dans la liste des pays à grands risques du à la violation des droits humains et des droits des travailleurs par l’IUT.
Cette institution internationale, avait organisé un séminaire en faveur des autorités mauritaniennes, des organisations syndicales et des droits humains en 2016, mais le premier ministre Yahya ould Hademine avait exigé à l’époque l’exclusion de IRA – Mauritanie de la formation pour que son gouvernement accepte la tenue du séminaire; ce que l’IUT à accepté à contre cœur en contrepartie d’une réunion d’information et de travail de sa délégation avec le staff d’IRA – MAURITANIE  en dehors du séminaire.

Nouakchott le 16/12/2017

La commission de communication

Mauritanie: nouveau découpage administratif pour l’élection des conseils régionaux


Saharamédias – Le gouvernement mauritanien aurait décidé d’adopter un nouveau administratif qui diviserait le pays en quatre zones composées de deux à trois wilayas qui devront élire des conseils régionaux communs selon des sources propres à Sahara Medias.

Selon la même source, les deux Hodhs constitueront une seule zone, l’Assaba, le Tagant et le Guidimakha constitueront une deuxième zone, le Gorgol, le Brakna et le Trarza une troisième zone et la quatrième zone regroupera les wilayas du nord, le Tiris Zemour, l’Adrar et l’Inchiri.

Les trois wilayas de Nouakchott et celle de Nouadhibou ne seront pas concernées par l’élection de conseils régionaux prévus pour remplacer le sénat qui a été supprimé.

Les mêmes sources ajoutent que l’élection des conseils régionaux interviendra au cours du 5ème mois de l’année prochaine.

L ce découpage serait destiné à barrer la route devant le régionalisme en décidant le regroupement de certaines wilayas.

La Mauritanie avait organisé en août dernier un referendum qui avait consacré des amendements constitutionnels prévoyant la suppression du sénat, la création de conseils régionaux à sa place en plus du changement de l’emblème national.

Crédit source: http://www.cridem.org 

​L’écrivaine Vanina Raliterason consacre un livre sur Biram Dah Abeid président des réseaux IRA-Mauritanie dans le monde.

Apres les prix internationaux, voila le chapitre  d’ouvrage littéraire. L’invitation est lancée sur un poster, rendez vous, le 11 novembre 2017, de 14h à 18h,  l’adresse  suivante: 10 cité Joly 75011 Paris ;  en collaboration avec l’Association Mémoire Soldats Coloniaux, il sera présenté au public le livre «   LA LIBERTÉ IMMÉDIATE », qui est consacré sur  Biram Dah Abeid, « l’enfant du pays, petit fils d’esclave. »

« Mon ouvrage, La Liberté Immédiate, est et sera un appui de plus pour Biram Dah Abeid. Il retrace sa vie de combattant dès son enfance où il consacra ses études au combat contre l’esclavage et l’inégalité  en Mauritanie. Il créa son mouvement IRA Mauritanie avec ses amis, qui leurs valût et à beaucoup d’autres de la prison. Il s’est vu récompensé à plusieurs reprises de divers prix dans le monde pour son combat. Je vous donne rendez-vous le 11 novembre pour la présentation de cet ouvrage. Tous ensembles pour vaincre l’esclavage et l’inégalité des communautés noires dans le monde. » Nous a écrit l’auteur du livre, Mme Vanina Raliterason

Soyez au rendez-vous

Diko Hanoune 
Lire : http://haratine.blogspot.fr/2017/11/lecrivaine-vanina-raliterason-consacre.html?m=1

​Le Professeur Sow Samba sur les CASTES à l’école du parti de l’AJD/MR ce jeudi 26/10/2017 au siège national de Sebkha 


A l’école du parti de l’AJD/MR, face aux jeunes,  Abdoulaye Doro SOW dit Sow Samba aborde sans langue de bois et sans détours du frein, des préjugés et des barrières sociales  « LES CASTES » 
Le Professeur Abdoulaye Doro SOW enseignant chercheur en sciences sociales, Coordinateur du Centre Interdisciplinaire sur les Droits Culturels, CIDC, Université de Nouakchott était l’invité de l’école du parti de l’AJD/MR.  

Sow Samba a animé une conférence sur le thème: « les castes ».

Abdoulaye Doro SOW se désole qu’au 21e siècle, notre société se drape encore des clichés de l’histoire. 

Pour le professeur, S’il est vrai que l’école, l’émigration et l’ouverture au monde extérieur ont peu à peu bouleversé ces pratiques, il ne s’en suit pas qu’en surface les préjugés et les barrières sociales ne restent plus d’actualité.
 Pour le Professeur Abdoulaye Doro SOW, ces positions tranchées ne font qu’accentuées le fossé social et constituent un frein à notre développement.  
Le Professeur Sow Samba invite la nouvelle génération à combattre ce fléau tout en restant persuadé que le changement social ne se fait pas du jour au lendemain, puisque c’est un long processus qui se fait de génération en génération.» 
Entouré du leader de l’AJD/MR Ibrahma Moctar Sarr, du responsable de l’école du parti Malal Seck et des membres du bureau politique, le Professeur Sow Samba réaffirme son soutien et son admiration pour le combat politique que mène l’AJD/MR.   

 

En conclusion il lance un appel à l’ensemble des acteurs politiques de travailler pour trouver le leader qui fédère l’ensemble des forces negro Africaines en se basant sur la compétence et l’intégrité, tout en faisant abstraction à l’appartenance sociale «CASTE». 
Avant de quitter l’assemblée, le professeur lance une question ouverte: 

« Quelle sont les facteurs qui entravent l’émergence d’un leader politique negro Africains » ? 

   

L’école du Parti vous fera vivre tous les jeudis à partir de 18h d’autres moments forts avec d’autres intellectuelles connus sur d’autres sujets d’actualités.

Source crédit: Post Facebook Malal SECK

Passeports disponibles dans les capitales régionales. 

Adrar-Info – Le directeur général de l’Agence nationale pour le registre de la population et les documents sécurisés Ahmed Ould Bousseif a rendu publique, une décision permettant à tout citoyen mauritanien de demander son passeport auprès des bureaux de l’état civil, implantés dans les capitales régionales.

Selon les informations obtenues par notre site, la décision prise par le directeur général de l’agence nationale pour le registre de la population et les documents sécurisés, entrera en vigueur à partir de ce lundi 23 Octobre 2017.

Source : http://www.al-maraabimedias.net/?p=68440
Traduit par Adrar.Info

Crédit source: http://www.cridem.org 

LE PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE REÇOIT DES CHEIKHS DE MAHADRAS ET DES IMAMS DE MOSQUÉES DE LA WILAYA DU GUIDIMAKHA 


Nouakchott,  18/10/2017  –  Le Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a reçu en audience, mercredi matin au palais présidentiel à Nouakchott, des Cheikhs de mahadras et des imams de mosquées de la wilaya du Guidimakha.

A l’issue de l’audience, M. Demba Cissé, porte parole du groupe des imams et des Cheikhs de mahadras a déclaré à l’AMI qu’il tient tout d’abord à remercier le Président de la République pour les avoir honoré de cette audience.

Il a ajouté que la rencontre était cordiale et constructive et qu’elle a porté sur la contribution des imams et des Cheikhs de mahadras dans la lutte contre les manifestations nuisibles qui menacent la société, comme le terrorisme, l’extrémisme, la drogue et le crime organisé qui sont, a-t-il dit, contraires au message de l’Islam et à sa tolérance.

Il a été aussi question, a-t-il ajouté, des problèmes auxquels font face les mosquées et les mahadras dans la wilaya du Guidimakha, précisant que le Président de la République s’est engagé à résoudre ces problèmes.

Crédit source: site AMI (Agence Mauritanienne d’information)

L’éditorial: le coût de l’hypocrisie, par Camara Seydi Moussa 


Hypocrites sont les Mauritaniens dans leur écrasante majorité. Une malheureuse caractéristique qu’ils se partagent, sans discrimination… Ce comportement s’exprime dans tous les actes posés. 

Exemple : On sort d’un referendum où les bureaux de vote à Nouakchott ont été délaissés par les électeurs alors que l’affluence au meeting de clôture présidé dans la même ville par Ould Abdel Aziz a été historique.
Mais l’illustration la plus parfaite de ce vécu mauritanien est l’aspect organisationnel qui a entouré les visites du Président dans les quartiers à Nouakchott et particulièrement le quartier Sebkha ou 5ème Arrdt. Cette visite aux populations par le Président renseigne, une fois encore, sur le degré de la puissance de l’auto-manipulation (se mentir à soi-même) du système comme dans un passé récent où on créait des villages tout le long du trajet qu’empruntait le Président Maaouya. Des villages qui avaient comme durée de vie le temps du passage ou de l’écarquillement des yeux du chef. C’était l’expression totale de l’hypocrisie. Et rien n’a changé.
Ces rencontres hautement médiatisées ont été, dit-on, destinées au bas peuple même si certains caciques politiques locaux n’ont pas raté l’occasion de prendre la parole pour faire les louanges de l’hôte spécial du jour. Mieux. La palme d’or de la honte comportementale est revenue aux services de la mairie. La Communauté urbaine et la garde nationale ont déployé les moyens nécessaires pour dératiser, dépolluer et désinfecter pour requinquer l’image du quartier afin de recevoir le chef dans un environnement sain. Un chef qui est venu voir et comprendre le vécu des hommes et femmes de ces quartiers qui se confondent avec la pauvreté humaine primaire.
Mais le Président ne verra pas les eaux puantes, verdâtres et boueuses dans lesquelles ces populations pataugent depuis plus de deux ans. Ces sources d’épidémies et signes principaux d’impécuniosité ont hypocritement disparu. Ce décor naturel de la zone (quartier Sebkha) ne sera pas vu par Ould Abdel Aziz. La souffrance des ces pauvres hères doit être cachée pour le temps de la visite du Président. Une décision des organisateurs de ces visites et grandement exécutée par les services de madame la maire appuyée par la garde nationale.
Une hypocrisie malsaine qui témoigne du peu d’intérêt des services de la mairie mais surtout du sommet de l’Etat de la vie et de l’existence de ces misérables populations. Ces populations qui ont comme compagnons les mouches et les moustiques dans des odeurs intenables, une situation qui n’a jamais réellement préoccupé la Communauté urbaine. Un service public qui se transforme de jour en jour en boutique d’une dame sans projet ni ambition pour la ville de Nouakchott, la capitale-poubelle. Un autre crime de la Communauté urbaine et l’élite du pays que les populations qui ont pris la parole pour l’occasion n’ont pas su relever. Triste sort. 
Comme disait Thomas Sankara « L’esclave, qui n’est pas capable d’assumer sa révolte, ne mérite pas que l’on s’apitoie sur son sort. Seule la lutte paie » 
Pour cette magnifique occasion qui s’offrait aux populations pour parler de leur situation, on parla surtout de l’alcool frelaté (Soumsoum), d’insécurité, d’étrangers ou de la musique de la gent juvénile et autres. Et on voit les « proches collaborateurs » qui accompagnent le Président prendre note…
Le coût de cette hypocrisie, aujourd’hui, est tout simplement la déchéance à tous les niveaux. La Mauritanie se transforme en une société de mythomanes, de tricheurs, de tireurs à flanc où tout est farce. 
Ici et là en Mauritanie, fais ce que tu veux où tu veux et comme tu veux, personne ne te prendra au sérieux même si tu es sérieux… Car le menteur et le flagorneur sont déjà passés par là. On est réellement perdu. Les valeurs s’écartèlent entre pilleurs et collabos et la confusion est entretenue : le digne citoyen et le citoyen fourbe sont fêtés de la même façon.
L’honneur s’est éclipsé pour laisser s’installer la comédie et nos valeurs d’hommes libres – produits d’une belle et rayonnante histoire multiforme, multiséculaire et multidimensionnelle- s’atrophient par la translation de l’autre moi sur notre moi. 
La Mauritanie a perdu son chemin.

Camara Seydi Moussa



Source: la Nouvelle Expression 

Le référendum du 5 Août 2017 : la voie vers un troisième mandat est-elle ouverte ?


Saidou Diallo – Il n’est un secret pour personne, que dans le cadre d’une opération référendaire, le libellé de la question a une incidence sur le choix de la réponse. 


D’où l’intérêt d’une question avec des termes clairs et précis, ce qui malheureusement n’était pas le cas lors du référendum de ce 5 août 2017. Le projet de réformes constitutionnelles initié par le président Mohamed Ould Abdel Aziz portait sur deux séries de questions distinctes. Mais, on peut se demander la question de savoir, si les mauritaniens étaient au fait de ce pour quoi ils s’exprimaient ? 

La commission électorale nationale indépendante (CENI) à laquelle revient l’organisation et la supervision des opérations électorales, a mis à la disposition des électeurs des spécimens en vue de se préparer à l’opération de vote. 

Les mauritaniens qui se sont rendus aux urnes, soit 53 % des inscrits sur les listes électorales (1.389 092 personnes) devaient répondre à une première question relative au changement du drapeau national. 

Cependant, si on peut lire sur le spécimen de la CENI, qui doit préparer les électeurs au vote : Approuvez-vous par OUI, NEUTRE, NON la révision constitutionnelle des modifications à l’article 8 de la Constitution du 20 juillet 1991. 

Elle est relative notamment au drapeau national. L’emblème national est un drapeau portant un croissant et une étoile de couleur or sur fond vert, portant, sur chaque coté une bande horizontale, rectangulaire de couleur rouge, on ne retrouve pas les deux dernières phrases précitées sur les bulletins de vote. Car sur le bulletin bleu, correspondant à ce point du projet de réformes constitutionnelle, il est écrit : Approuvez-vous le projet de loi constitutionnelle référendaire portant révision de l’article 8 de la Constitution du 20 juillet 1991 ? 

Or cette formulation, contrairement à celle du spécimen, inclut à la lecture de la constitution, aussi bien le drapeau national, que le sceau national et l’hymne, même si ces deux derniers symboles sont fixés par la loi. Pour rappel, l’article 8 de la constitution est libellé comme suit – Article 8 : L’emblème national est un drapeau portant un croissant et une étoile d’or sur fond vert. Le sceau de l’Etat et l’hymne national sont fixés par la loi.

Force est de constater que pour un néophyte en droit constitutionnel, l’absence de ces deux phrases précisant le périmètre et l’objet de la sollicitation est susceptible d’impacter le choix des électeurs. Ces différentes zones d’ombre précitées sont susceptibles de remettre en cause l’ensemble de l’opération référendaire. 

Mieux encore, l’entourloupe résiderait davantage, sur la seconde question posée aux électeurs tant elle manque de clarté. Le libellé de cette question est capital car durant le vote, il y a un face-à-face solitaire entre le citoyen-votant et la question référendaire. D’où l’exigence de clarté, afin de savoir sur quoi exactement portera le choix du votant. 

Ainsi, sur la seconde série de question relative à la reforme institutionnelle, le spécimen a le mérite d’être plutôt très clair avec une question où on énumère les dispositions soumises au référendum. Approuvez-vous par OUI, NEUTRE, NON la révision constitutionnelle de certaines dispositions de la constitution du 20 juillet 1991. Elle est relative à certaines institutions de la République :

– Suppression du sénat et transfert de ses attributions à l’assemblée nationale

– Création de Conseils régionaux élus pour la promotion du développement local 

– Institution aux lieux et place du Haut Conseil Islamique, du Médiateur de la République et du haut conseil de la Fatwa et des recours gracieux, d’un Haut Conseil de la Fatwa et des recours gracieux.

Ce libellé contenu dans le spécimen détaille les dispositions constitutionnelles faisant l’objet de la consultation référendaire. La question liste les institutions à supprimer et celles qui seront créées. Donc elle nous dit les différents articles de la constitution qui sont soumis au projet de réforme. Cependant, cette énumération exhaustive des dispositions constitutionnelles sur lesquelles devrait se pencher le citoyen-votant, disparaît miraculeusement dans le bulletin jaune à introduire dans l’urne le jour du vote. 

En lieu et place de la question précitée on retrouve celle-ci : Approuvez-vous le projet de loi constitutionnelle référendaire portant révision de certaines dispositions de la Constitution du 20 juillet 1991 ? De ce fait, on retrouve dans le bulletin de vote qu’une question aux contours vagues, sans objet précis, ouvrant la voie à toute forme d’interprétation.

Le problème se trouve ici dans le terme DE CERTAINES DISPOSITIONS DE LA CONSTITUTION. Ce pronom indéfini peut faire englober des dispositions constitutionnelles plus larges que celles énumérées auparavant. Ainsi l’objet exact et réel de la consultation disparaît. Cette disparition mystérieuse de l’élément explicatif de ce point du référendum fausse inéluctablement le choix de l’électeur. 

Dès cet instant, le projet de loi référendaire n’est plus respecté. D’autant plus que l’objet du projet de révision constitutionnelle a changé de meeting en meeting, au gré des humeurs du président Mohamed Ould Abdel Aziz. 

Car si la suppression de la Haute Cour était actée dans le projet de référendum, on a vu un Président de la République en pleine campagne revenir sur ce point. Or, une consultation référendaire qui ne veut souffrir d’aucune irrégularité, doit avoir un objet précis, claire et définitif sous peine de nullité. Le danger de ce pronom indéfini (certaines dispositions constitutionnelles) est qu’il peut faire sauter le verrou de la limitation des mandats présidentiels (article 26 et 28 de la constitution) ainsi que d’autres dispositions importantes. 

D’autant plus qu’il nous est promis d’autres réformes à venir pour modifier et compléter la nouvelle constitution. 

Ainsi, il suffirait qu’on élargisse le terme « Certaines dispositions constitutionnelles » à l’article 99 de la constitution relative à la procédure de révision constitutionnelle et de modifier l’alinéa 2 de cet article. Un amendement de l’article 99 alinéa 2 ou sa suppression contribuerait à faire sauter le verrou de la limitation des mandats, car c’est cette dernière qui détermine les limites matérielles de la révision constitutionnelle. 

Diallo Saidou dit Thierno 
Juriste 


Source crédit: http://www.cridem.org 

Hommage aux martyrs de l’Armée : réplique salée de BIRAM à Ould Abdel Aziz 

 


Le Calame
– Le président d’IRA Mauritanie a dénoncé l’hommage, assimilé à un accès de « mégalomanie », rendu, par le chef de l’Etat, aux « martyrs » des forces armées et de sécurité mauritaniennes, omettant les martyrs noirs.

« Qui sont les martyrs ? », s’est demandé Biram, en conférence de presse, le samedi 5 Août à Nouakchott. « Pas les coupeurs de route dont il [Ould Abdel Aziz, ndlr] se targue. Ce sont des gens qui ont installé, sur cette terre la loi de la jungle, à travers l’esclavage, les razzia, les guerres tribales et ethniques, les vendetta… C’était le système de la terreur », a narré Biram.

Poursuivant, le leader abolitionniste soutient ceux qui ont facilité la colonisation française, malgré les tares, l’hypocrisie, la fourberie et permis de « favoriser l’ancrage de l’Etat de droit. […] Ces coupeurs de route ne sont pas nos martyrs. Ce sont ceux de l’extrême-droite esclavagiste, obscurantiste et raciste. Ce sont les nostalgiques du retour à la traite qui les honorent, pas ceux qui en ont cruellement souffert ».

Et d’asséner : « Nos martyrs sont ceux qui sont tombés sur les champs de bataille pour la justice pour ce pays. Je parle de Tène Youssouf Guèye, Ba Abdoul Ghoudouss, Tafsirou Djigo et de tant d’autres. Qu’elle est longue, la liste des tombés au champ d’honneur de la lutte pour la dignité humaine ! Ce sont ces victimes qui sont les martyrs de notre Nation. Pour la mémoire de ces vrais martyrs, c’est tout à leur honneur qu’une personne de la trempe d’Ould Abdel Aziz ne puisse les citer ».

Revenant sur la proposition référendaire d’ajouter deux bandeaux rouges au drapeau national, pour symboliser « le sang des martyrs », Biram pense qu’Ould Abdel Aziz ne l’a mise au compte d’un hommage qu’à certains d’entre eux. Le chef de l’Etat a ainsi voulu « honorer le colonel Mohamed Lemine Ould Ndiayane, les martyrs de Tourine, El Ghalaouiya, Lemgheyti et Hassi Sidi, dont les enfants étaient présents au meeting ». Mais, constate Birame, « Ould Abdel Aziz n’a pas mentionné les martyrs négro-africains victimes des exactions extrajudiciaires, lors des années de plomb (1990 et début 1991), culminant avec le massacre de plus de cinq cents officiers et sous-officiers négro- mauritaniens, dans des conditions jamais élucidées ».

Sur un autre plan, Biram souligne que « l’épouse du chef de l’Etat et ses enfants coûtent, coûtent chacun, à l’Etat mauritanien, plus que vingt ou vingt-cinq de ces sénateurs dont, crocodile, il pleure les dépenses. Contrairement à son clan familial, qui ne s’acquitte de rien, vis-à-vis de l’Etat et du pays, les sénateurs s’acquittent d’un devoir vis-à-vis du peuple mauritanien, de l’Etat et ont droit à leurs rémunérations ».

« Avec ces grossièretés, Ould Abdel Aziz peut berner les laudateurs qui l’entourent mais pas le peuple mauritanien », ajoute Abeïd qui dénonce vivement, par ailleurs, « une montée en grade » de l’intimidation et « des écoutes téléphoniques, devenues l’arme illégale du pouvoir de Mohamed ould Abdel Aziz, pour tenter de déjouer ou tromper les défaites cuisantes et successives qu’il subit, de la part de ses opposants ». Et de prendre à témoin l’opinion publique, sur « la persécution dont nous faisons l’objet, moi et ma famille, à cause de ma lutte intransigeante contre l’esclavage, le racisme et la discrimination qui frappent les négro-africains et les harratines en Mauritanie ».

« Perturbés par le traumatisme causé par les nombreuses incursions, musclées, des forces de l’ordre au domicile parental, mes enfants sont en passe de devenir apatrides car les autorités de l’état-civil mauritanien leur ont refusé le passeport, sous prétexte que celui de leur père va expirer dans six mois et ne sera pas renouvelé », révèle le leader abolitionniste. Ces intrusions policières, les jets de gaz lacrymogènes contre les foules qui l’accueillent, à chaque retour de voyage, les asphyxies qui s’en suivent, parmi sa famille, ses enfants et ses voisins, l’ont poussé à offrir, aux siens, des vacances à Dakar, pour leur donner un peu de répit, une vie de famille apaisée et une bonne scolarité.

Source crédit: http://www.cridem.org