🛑Flash- info : 4 militants abolitionnistes et antiesclavagistes assassinés dans la localité villageoise soninké de Diandioumé au Mali

Dans la soirée du 1 septembre à la nuit du 2 septembre 2020, les féodaux esclavagistes dans ce village soninké dans la zone de Nioro, ont attaqué plusieurs familles de la communauté antiesclavagiste Ganbanaaxu. Une descente criminelle qui s’est soldée par 4 tués et des blessés graves dont des femmes. D’après les premiers éléments recueillis du terrain, les hommes assassinés ont été lynchés, ligotés et abandonnés dans les eaux de pluies en pleine nuit.

Ils sont;

▪︎Monsieur Mountaga Diarrisso, un doyen âgé d’une soixantaine d’années, pilier de la communauté Ganbanaaxu de Diandioumé. Un vaillant membre qui avait été violemment agressé courant 2018 par les miliciens féodalo-esclavagistes de kingui.
▪︎Monsieur Diani hamet Sissoko
▪︎Monsieur Gossi Sissoko
▪︎Monsieur Issou Sissoko

Ils sont tombés dignement pour avoir voulu vivre Libres sans les humiliations sociétales de l’esclavage coutumier par ascendance dans la communauté soninké. À rappeler nécessairement, le laxisme ahurissant des autorités publiques maliennes, indexé à plusieurs reprises sur cette problématique de l’esclavage dans certaines zones notamment au sein des communautés soninkés. Aujourd’hui dans différentes localités soninkés en Afrique de l’ouest (Mali , Mauritanie, Gambie et Sénégal) , tout individu qui se réclame antiesclavagiste et refuse les assignations sociétales et statutaires de l’esclavage coutumier, est honni et visé par d’innombrables agissements agressifs. Certains cercles de pouvoirs publics dans nos pays sont dans le déni et l’indifférence face à ce phénomène qui cause des violations récurrentes des Droits humains.

Un énième signalement est urgent sur des commanditaires de ces actes criminels dans nos contrées villageoises. Ils sont ces cotisants de la diaspora soninké notamment en France, qui sont maliens, mauritaniens, sénégalais, gambiens et français ou double-nationaux . Leur activisme via différents groupes whatsapp d’appel à sévir contre les personnes qui rejettent les coutumes esclavagistes dans la communauté, porte une responsabilité évidente dans ces assassinats odieux à Diandioumé.

Nos condoléances attristées à toute la communauté Ganbanaaxu à travers le monde.

Paix à leurs âmes.

©️ Sources : Réseaux GANBANAAXU Mali RMFP

Par KS pour le BLOG

Réflexion : Chassons l’ombre qui nous hante pour mieux vivre ensemble. Par Salihina Moussa, étudiant biologiste.

L’ignorance gagne jour après jour du terrain dans le milieu soninké.
Les frangins, les frangines se déchirent pour des insanités.
Parfois, je ne suis pas fier d’appartenir à cette communauté.
Dans laquelle l’althéa est fané
Où l’absinthe mine les cœurs des gens de bonne foi.
Qui s’évertuent pour clouer le bec des sans foi ni loi,
Les marchands de la haine
Au sein de l’espèce humaine
Chantons paix et aise à chaque lever de l’astre.
Et travaillons fort et dur pour soigner les balafres.
Enfin, il faut se battre les flancs pour sauver l’âtre.
Car celui/celle qui souille la terre de Dieu
Sans l’ombre d’un doute mourra sans aveu.

Nul ne naît avec des chaînes au cou ni d’étoile jaune sur la poitrine.
Nous sommes tous nés libres.
Antan, les forts se croyaient Dieu, esquissaient le sort des faibles et les maintenaient en servilité.
Aujourd’hui, la reine des ombres a dispensé sa lumière sur tous et l’homme a compris que la meilleure chose à conquérir sur ce plancher des vaches, c’est sa dignité. En effet, l’homme devrait être sans cesse en sempiternelle transformation puisque qu’il le veuille ou pas, il est en perpétuelle création. Déplorablement la société soninké est allergique au changement.
Cependant, les gens de bonne foi doivent faire cause commune pour sarcler les absinthes qui minent le cœur de la société soninké.
L’air de l’autarcie est révolu, nous sommes tous des électrons alors il faut se tendre la main et semer du chèvrefeuille et de la nigelle pour couler des jours heureux d’auspices et vivre dans la paix, la convivialité sous un climat qui favorise un vivre ensemble.

Ne nous attribuons pas de diplômes de vertus, Allah sait mieux celui qui est digne et noble.

• Par Salihina Moussa, Étudiant en Biologie à la FST Nouakchott.

©️ Crédit source: Reçu de l’auteur – 26 juillet 2020.

Mauritanie : le père fondateur de la fonction publique nous a quitté…



Sahara Médias – On a annoncé mercredi le décès à Nouakchott de l’un des pionniers de la génération de l’indépendance de la Mauritanie, l’un des pères fondateurs du pays : Kamara Seïdi Boubou.

Celui qu’on appelait le père fondateur de la fonction publique est décédé à l’âge de 89 ans qu’il a consacré en très grande partie au service du pays, dont il a été l’un des premiers cadres.

Le défunt, né en 1931 dans la localité de Dafor, moughata d’oulyengé, wilaya du Guidimakha, fréquentait l’école de Sélibabi (1938-1945) alors que la deuxième guerre mondiale faisait rage.

Comme les jeunes enfants du pays, le jeune Kamara Seïdi Boubou ira à Rosso pour ses études secondaires de 1945 à 1949 et rencontrera la majorité des cadres du futur état.

En 1951, alors qu’il avait 20 ans, Kamara Seïdi Boubou intègre l’administration française à M’Bout, avant de se rendre à Dakar en 1955 où il servira dans les postes et télécommunications (PTT).

A l’approche des indépendances des colonies africaines, le défunt occupera des postes dans le gouvernement de l’Afrique occidentale française où se fera distinguer pour sa franchise et son dévouement dans le travail, ce qui amènera les autorités maliennes à lui proposer la nationalité de leur pays, une proposition qu’il refusera préférant rentrer dans son pays.

En 1960, alors qu’il bouclait ses 29 ans et à quelques mois de la proclamation de l’indépendance de la Mauritanie, Kamara Seïdi Boubou adresse une lettre au président fondateur de la Mauritanie, Mokhtar O. Daddah, pour lui proposer ses services et contribuer à la construction de l’état naissant.

Mokhtar O. Daddah demandera au ministre chargé de la tutelle des postes et télécommunications d’intégrer Kamara dans les PTT, un domaine dans lequel il avait fait ses preuves.

Il sera d’abord contrôleur, puis inspecteur des PTT, fonctionnaire au cabinet du ministre de l’intérieur, des postes et télécommunications, avant d’être nommé haut-commissaire chargé de la fonction publique en 1966.

Il commencera dès lors à mettre en place les fondements de la future fonction publique du jeune état, des fondements dont les contours sont perceptibles aujourd’hui.

L’homme qui nous a quitté mercredi est demeuré, tout au long de sa vie, un modèle d’honnêteté de probité et de dévouement.

La direction et le personnel de Sahara Medias, en cette triste occasion, adressent leurs sincères condoléances aux proches du défunt et au peuple mauritanien tout entier.

©️ Crédit source : //cridem.org/C_Info.php?article=738439

Sport/Football : Djeidi GASSAMA, l’épopée d’une famille Mauritanienne ! Par Lassana Camara (MauritanieFootball)

● De Niéleba au Parc des Princes


C’est au coeur de la jungle tropicale, dans le sud de la Mauritanie à Niéléba (60 km de Sélibaby), que commence l’histoire de la famille de Djeidi Gassama. A une journée en 4×4 de Nouakchott . Mauritaniefootball.com vous fait découvrir l’histoire de sa famille et de l’enfant prodige qui pourrait porter un jour la tunique tricolore des Mourabitounes.

Son père Hamara Silly Gassama est née à Niéléba ,une petite bourgade entre Dafort et Artoumo dans le Guidimakha, est arrivé en France en 2000 avant de finir par rejoindre ses frères et cousins au Foyer 24 rue de Rochebrune à « Bamako-sur-Seine », le surnom de Montreuil. À côté de son aîné, qui nettoie des vitres à Paris, il a trouvé un matelas dans une des chambres qui comptent six lits et quelques couchages de fortune au sol en attendant des jours meilleurs ,des lendemains qui chantent une vie paisible.

Travailleur acharné, Hamara Gassama s’est construit ,connait un parcours de réussite, malgré des chemins parsemés d’embûches et a dompté les pièges de la langue de Molière, décroché un logement et un travail.

Une trajectoire heureuse par la suite avec l’arrivée en 2009 de sa femme Kany , elle aussi née à Niéléba et ses enfants dont Djeidi Gassama (née en 2003 à Niéléba), la famille s’installe dans les Yvelines.

Djeidi Gassama intègre centre de formation du FC Mantois à Mante la Jolie dans les Yvelines, à 14 ans , il s’engage avec Brest (Ligue 2). Domicilié à Carrières-sous-Poissy, l’attaquant avait alors paraphé un contrat de 4 ans, évolue en U15 R1, vite répéré par ses prouesses 17 buts avec les U17 nationnaux du Stade Brestois , retrouve la région parisienne et depose ses valises chez le PSG, l’attaquant de 16 ans, s’est engagé sur le long terme à Paris après une première saison très intéressante. En effet, le Titi parisien qui a été un joueur important des U17 parisiens (leaders du championnat) avec 8 buts et 3 passes décisives en 20 matchs, a signé son premier contrat professionnel jusqu’en 2023. Le club parisien l’a annoncé ce jeudi.

Passionné de football, le père Hamara Gassama l’encourage , le reste appartient à l’histoire « Je remercie le tout puissant, seul Dieu est au contrôle, tout ce qu’il fait, est bien. Mon fils a signé son premier contrat professionnel hier , je souhaite la même chose à tous les parents mauritaniens, j’espère qu’il y aura beaucoup de jeunes mauritaniens qui réussiront dans le football. Si l’histoire de mon fils peut changer les mentalités, Dieu merci. Nous cherchons tous la bonne publicité de la Mauritanie ».

Par Lassana Camara

©️ Crédit source: post FB de l’auteur du 24 juillet 2020 – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10222586519035380&id=1343830013

Tribune – Médias audiovisuels en Mauritanie (public et privé): GANBANAAXUN FEDDE est-il frappé d’une censure ourdie ?

Le mouvement citoyen et humaniste connu sous le vocable GANBANAAXUN FEDDE qui milite pour des réformes sociales dans la communauté soninké, a été initié par des ressortissants mauritaniens. Il comprend plusieurs associations dont 3 composées principalement des mauritaniens soninkés (Amees, Uvds et Armepes). Depuis de nombreuses années, l’engagement de ce mouvement populaire vise l’éradication des coutumes féodalo-esclavagistes qui nuisent à la cohésion communautaire et même nationale. Aujourd’hui il n’y a quasiment aucune famille soninké où le débat GANBANAAXUN ne s’est pas introduit d’une manière ou d’une autre. Ainsi les clivages qui en découlent ne sont que logiques et inévitables à cause de la sensibilité de la question abordée ayant trait à L’ESCLAVAGE et ses séquelles. De mon constat sur la médiatisation de ce phénomène inédit de masse, je dirais que les médias classiques de certains pays (le Mali, le Sénégal et la Gambie) ont été jusqu’à là plus accessibles aux activités de sensibilisation de GANBANAAXUN FEDDE. Du côté mauritanien, pourtant où cet éveil citoyen et humaniste a prouvé à plusieurs occasions une force mobilisatrice sans précédent chez les soninkés autour d’un IDÉAL pour l’égalité citoyenne et contre les hiérarchies sociales discriminatoires, le compte n’y est pas médiatiquement. À dire que certains milieux médiatiques se seraient passés le mot d’ordre d’une censure systématique contre le Message porté par les membres de GANBANAAXUN FEDDE. D’ailleurs lors d’une interview sur notre plateforme whatsapp Ganbanaaxu il y a quelques mois, le journaliste soninké de radio Mauritanie Gorgol, Issa Ndongo en répondant à nos remarques à ce sujet, avouait courageusement à demi-mot qu’il y aurait un lobbying anti Ganbanaaxu au sein des milieux médiatiques officiels. Pas très surprenant, on verrait très difficilement que certains soninkés accepter que le président Yakhoub Bakhayokho trouve l’occasion médiatique à ce niveau d’expliquer les objectifs louables et clairs du mouvement. Cet ordre de censure peut être considéré comme un parti pris et participe à l’entreprise de diabolisation de mauvaise foi. Si certains peuvent dire qu’ils évitent d’alimenter les tensions, on leur répondra qu’ils le font d’ailleurs en procédant par cette indifférence qui rime clairement complicité. À observer depuis quelques années, les invités et les contenus des émissions des uns et des autres, on se rend compte que l’évitement est savamment orchestré. On préférerait réaliser un élément médiatique sur l’odeur de l’eau du fleuve, que d’oser braquer les projecteurs sur les remous sociaux liés à cet esclavage coutumier par ascendance dans la communauté. Ce silence audiovisuel classique s’apparente même à une couverture des actes illégaux commis (Expropriations, embargo social, plaintes fallacieuses et diverses intimidations) par les milieux féodaux à l’encontre de personnes castées esclaves qui s’affirment abolitionnistes et se sont libérées du joug social des coutumes rétrogrades et discriminatoires (ladalenmaxu) dans nos contrées villageoises. Pourtant il est fréquent d’entendre sur les antennes de certains de ces médias en émissions soninké, que l’actuel Président Ghazouani est engagé à corriger les injustices sociales dans le pays, mais ils ne nomment jamais les injustices sociales qui sévissent dans la communauté soninké. Comme s’il y a des injustices sociales acceptables et d’autres inacceptables, et nous espérons que les hauts responsables de ces entités audiovisuelles (public et privé) s’intéressent davantage aux contenus médiatiques notamment en langues nationales (soninké surtout) , pour qu’ils ne soient pas l’expression exclusive d’une catégorie privilégiée de citoyens au détriment d’une autre. Et surtout la déontologie et le professionnalisme qui devraient y présider face aux actualités et aux maux de la Nation. Je finirais par l’exemple parlant d’une censure évidente, le président Gaye Traoré, l’initiateur du Forum Ganbanaaxu FEDDE venait de passer plusieurs mois en Mauritanie, et il n’a été invité par aucun média. Alors que nous avons vu passer des émissions soninké où il y a divers invités ici et là même parfois un artiste batteur de djembé au nom de la promotion d’une certaine vision réactionnaire de soninkaxu. Le danseur et chanteur folklorique qui fera l’éloge des coutumes féodales est mieux loti qu’un intellectuel visionnaire qui défend l’ordre citoyen et les valeurs d’égalité et d’équité sociales. Heureusement que les voi(es)x libres des réseaux sociaux existent, et notre Message y passe amplement et pacifiquement auprès du Peuple . L’objet de ce mot consiste à indexer une situation pas anodine qui mérite remarques pour l’Histoire . Notre crédo: Persévérance et Patience.

KS

Cri Osé : l’ordre féodalo-esclavagiste soninké, ces logiques qui s’affrontent en nous !

L’irruption de l’éveil antiesclavagiste #GANBANAAXUN_FEDDE dans #soninkara ne pouvait ne pas survenir un jour !

Sur l’esclavage coutumier par ascendance et les mentalités féodales chez les #soninkés, certains milieux associatifs de la communauté l’avaient socialisé insidieusement sous couvert « culture et traditions » jusqu’à le rendre acceptable pour les nouvelles générations dans la diaspora en France notamment. Par l’instruction et la conscientisation politique et géopolitique, ce jeune originaire d’Afrique s’insurge contre les conséquences des traites esclavagistes occidentales ou orientales et la colonisation, et en même temps au sein de son foyer communautaire , des mentalités féodalo-esclavagistes sont magnifiées, soutenues et banalisées dans les discours et les comportements. Aujourd’hui dans d’innombrables foyers #soninkés en France notamment, s’incrustent amèrement ces contradictions troublantes autour cette problématique de l’esclavage coutumier et posent la question sur une certaine légende civilisationnelle prêchée ici et là. T’as cet oncle qui craint les thèses xénophobes et racistes de l’extrême droite ici en Occident mais par ailleurs il est très actif avec ceux qui ostracisent, terrorisent et expulsent les membres de la communauté qui refusent le statut d’esclave au Bled. La seule logique argumentative qu’il avancera, c’est te dire que les ancêtres de ces gens étaient des esclaves de nos familles et ils nous doivent obéissance sociale perpétuelle par héritage PARTOUT et en TOUT . Autrement qu’ils quittent nos villages et nos terres. C’est ainsi l’inconscience ambiante qui couve aujourd’hui au sein de la communauté difficilement avouable hors murs.

GANBANAAXU #SONINKARA_AUTREMENT

KS pour le BLOG

Tribune: les velléités dominatrices de l’ordre féodal soninké, sources de tous les remous sociaux. Par CISSOKO Souleymane

JE NE SAVAIS PAS QUE LE FAIT QU’ON IGNORE LES FÉODAUX ET L’ORDRE FÉODAL (CHEFFERIE TRADITIONNELLE), ÇA LES DÉMANGER AUTANT.

Un titre qui était censé être que symbolique ou honorifique (dans mon subconscient en tout cas) s’avère être un leurre et vouloir imposer des diktats.
Ce n’est pas comme s’il n’y aurait une absence d’autorité puisqu’il y a l’Etat qui est là pour assurer l’autorité, ce à quoi on se réfère et on reconnaît comme seule entité détentrice d’autorité. Dès lors on admet que ce n’est pas pour prôner L’ANARCHIE dans la société que de dire qu’on ne veuille plus de cet ordre féodal discriminatoire et arrogant. D’ailleurs à y voir de près, c’est à se demander si ce n’est pas eux (les féodaux) qui veulent créer ce désordre en niant non seulement l’autorité de l’Etat qui est le seul qui doit jouer pleinement son rôle et par conséquent l’application pure et simple des lois sur l’étendu du territoire. C’est que les féodaux veulent s’arroger tous les privilèges tout en méprisant les autres….

Encore Heureux qu’on ait recours aux plaintes quand on s’estime léser. Par ce que c’est comme ça que ça devrait se faire dans toute société civilisée, on ne doit se faire justice soi même.
Là aussi on peut réitérer qu’on est plus que déterminé à conquérir sa liberté et se libérer de cette joug de l’ ORDRE FÉODAL SOUS TOUTES SES FORMES jusqu’à « ce que justice jaillisse comme l’eau et le droit comme un torrent. »
Le tempo dynamique d’une aspiration à la dignité bien ancré dans toutes les contrées fait entendre son battement au cœur d’une recherche de valeurs humaines universelles chez bien des gens victimes de cet ostracisme aux antipodes de nos VALEURS contrairement aux (VA) LEURRES que les féodaux véhiculent et veulent mettre dans nos têtes comme des libellules.

Quand au Monsieur, qui clame sa féodalité pleinement assumée, nous lui disons, a lui et à la commission chargée par le Président de la République que cette lutte a pris lentement forme et n’est pas prête de s’arrêter du jour au lendemain. Pour la simple raison qu’on est unanime et déterminé à le mener jusqu’au bout et que les privilègiés, comme ils se vantent d’être propriétaire du foncier, « cèdent rarement leurs privilèges sans une forte résistance. »
Quand on s’estime lésé par un système qui annihile et ostracise, on ne s’arrête pas en chemin avant d’avoir obtenu une dignité pleine et entière dont nous jouissons naturellement sauf dans nos organisations sociales…

©️ Crédit source: post FB de l’auteur (9/7/2020)

Système de castes en Mauritanie : du tribunal privé à la torture en public

● Note d’interpellation


La victime de maltraitances infligées devant témoins et sans le secours d’aucun, est de nationalité malienne ; elle se nomme Modiba Doumbia, marabout-féticheur de son état, installé depuis 11 années dans le village de Dafort; il étendait aussi ses exploits discrets à l’intérieur du département de Ould Yengé, région du Guidimakha, au sud-est de la Mauritanie. Son premier hébergeur, à la fois tuteur et garant, serait Salou Fodié Camara. Le sieur Doumbia, négociant en services occultes, profitait de la tolérance par les dignitaires autochtones. Sollicité pour ses services à équidistance de la magie et de l’intercession des saints de l’Islam, il bénéficiait d’une rémunération plutôt enviable.
Or, la contestation des ordres statuaires qu’entretient la mémoire de l’esclavage en milieu Soninké, vient s’insinuer dans le métier du susdit et l’expose à perdre sa neutralité, au fil des conflits et règlements de comptes entre les deux camps. Les nobles reprochent, au médecin des âmes, sa proximité avec Gambanaxu, le courant hostile aux privilèges et inégalités de naissance. Le penchant indélicat indignait les tenants de l’autorité selon la tradition et le vote, alors réunis en la personne de Diadié Gagny Camara, édile de Dafort depuis 1988 et doyen des maires de Mauritanie.
Il accuse, le marabout, de charlatanisme et le met en demeure de quitter les lieux. Doumbia exclut de déguerpir avant d’empocher des montants, à lui dus, par certains villageois, en contrepartie de son magistère obscur. Face au refus relativement inédit ici, l’élu de la localité organise et conduit, le 18 juin 2020, une expédition punitive vers la demeure du rebelle, un domicile locatif. Diadié Gagny Camara, accompagné de son fils Mohamed Silly, se met-il à la tête de la foule armée de gourdins et d’une corde à bétail, comme en attestent les images. La meute humaine appréhende Doumbia, à proximité de la mosquée. Plusieurs hommes le maîtrisent, là, presque tous issus de la famille de l’ex-ministre Amédi Camara, proche collaborateur de l’ancien président de la Mauritanie, Mohamed Ould Abdelaziz et toujours membre du parti au pouvoir, l’Union pour la république (Upr). Le déchainement de violence en bande, tel que constaté, de jour, implique plusieurs notables, dont un conseiller de commune, Kolly Mamady Camara, frère de Amédi, précité. Hadiétou Camara, meneur du comité de village et Demba Diani Camara, identifiables sur la vidéo, tenaient, chacun, un bout de la corde de fibre végétale qui entravait le marabout ; le second est aussi le cousin de Mohamed Silly et de leur parent commun, Ali Bakary Camara.
Ligotée, battue, humiliée et filmée, la victime n’a eu droit à aucun secours, parmi la foule présente. Son supplice s’est prolongé jusqu’à l’arrivée des éléments la police judiciaire, grâce aux instances du maire, auteur des représailles. Il leur remit le corps malmené de Doumbia. Ce dernier, quoique supplicié, continua de demander, au village, la restitution de l’argent saisi sur lui, d’un montant de 53700 ouguiyas nouvelles. La maréchaussée lui répliquait que la réclamation de sa créance doit se faire à Ould Yengé, chef-lieu du département. Or, il s’agissait d’une promesse de circonstance : Doumbia, les mains vides, blessé et dépossédé de tout, se retrouve, à la frontière du Mali, où le jettent les gendarmes.
Il importe de souligner l’enchainement des conséquences et demander, aux autorités, d’y remédier sans délai :

  1. Au travers de leur comportement, les citoyens et gendarmes incriminés engagent la responsabilité du gouvernement de la République islamique de Mauritanie, en violation des articles 3 et 4 de l’Acte constitutif de l’Union africaine (Ua) et de la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants, de 1984 ; notre pays a signé et ratifié les deux instruments de droit international et fut condamné, au titre du second, le 1er juillet 2005, lors du procès du capitaine Ely Ould Dah, devant la Cour d’appel de Nîmes. Jusqu’à ce jour, l’Etat mauritanien s’abstient d’exécuter, aux pénal et civil, l’un des arrêts pionniers de la compétence universelle en Europe. Ainsi, convient-il de rappeler à quel degré de causalité, l’impunité favorise-t-elle la récidive.
  2. La somme des preuves disponibles, enregistrements audio et image animée inclus, n’autorisent aucun doute quant à l’identité des commanditaires de l’infraction ; certains se vantent de leur forfait, au cours d’échanges sur des groupes électroniques de discussion. La population civile est passible d’une incrimination de délits de non-assistance, d’apologie de l’esclavage et d’incitation à la haine.
  3. Il appartient, au gouvernement et à la magistrature, d’entamer, vis-à-vis des parrains, exécutants et complices du crime, l’ensemble des mécanismes disciplinaires et de poursuites en justice. Un tel niveau de brutalité n’échapperait à la rigueur des lois que dans une cité disposée à se reconnaitre la distinction de l’amoralité. Le présent appel s’adresse, surtout, aux institutions locales en charge de défendre la dignité de l’individu, lui porter assistance et obtenir réparation, de la pression physique, de l’intimidation et des atteintes à l’intégrité du corps.
  4. A la lumière de l’évènement susrelaté, le Parlement est désormais tenu de produire une législation explicite en matière de protection de l’étranger, sur le sol de la Mauritanie ; en vertu du principe de réciprocité, l’adoption de cette norme éthique constitue une mesure de prudence qui contribuera – d’où l’urgence de l’anticipation – à préserver la sûreté et les biens de nos compatriotes expatriés.
    Initiative de résurgence abolitionniste en

Mauritanie (Ira-M)
Nouakchott, le 5 juillet 2020

Lien connexe : cliquer, et visionner les séquences de sévices, perpétrés, le 18 juin 2020, au milieu de la localité.

Ampliation : Haut-commissariat des Nations unies aux droits l’Homme, bureau de Nouakchott, Délégation de l’Union européenne et représentations diplomatiques en Mauritanie, Assemblée nationale, Commissariat aux droits de l’homme, à l’action humanitaire et aux relations avec la société civile (Cdhahrsc), Commission nationale des droits de l’Homme (Cndh), Mécanisme national de prévention de la torture (Mnp).

Initiative de Résurgence Abolitionniste en Mauritanie
(Ira-M)


Nouakchott, 5 juillet 2020

©️ Crédit source: Réseaux IRA-MAURITANIE

NOTRE « J’ACCUSE »

● Contre les couvertures intellectualistes et militantes de l’ordre féodalo-esclavagiste dans nos communautés, notre « J’ACCUSE »

Il y a quelques mois, je suis passé sur le film « J’ACCUSE » de R Polanski. L’affaire Dreyfus portée au cinéma, un officier français de confession israélite qui fut injustement accusé et sali courant 19ème siècle. Un film qui retrace comment un certain ordre militaro-politico-social en France s’était emmuré pour entretenir les mensonges et manipulations afin de salir un innocent par antisémitisme crasseux. Et le plus passionnant et vibrant dans le film, c’est quand Zola rentra dans la danse pour la VÉRITÉ par son célèbre J’ACCUSE qui secoua l’anse du FAUX socialement et culturellement distillé. Dieu sait que Zola risquait beaucoup dans cette initiative… tellement que les forces manipulatrices et mensongères furent puissamment érigées à divers niveaux depuis de nombreuses années.

Aujourd’hui en abordant les réalités féodales et esclavagistes dans nos communautés, on se rend compte qu’effectivement il y a des approches sensiblement similaires entre ceux qui portèrent méthodiquement les MENSONGES anti Dreyfus en visant le juif et surtout en croyant défendre leur « société pure », et ceux qui s’activent en coulisses et par des postures intellectualistes en zones choisies en voulant NIER, SALIR, COUVRIR, MINIMISER ET DISTORDRE enfin de donner une humanité aux tares affreuses de leurs communautés.

Notre « J’ACCUSE » d’aujourd’hui consistant à dévoiler ces double-face et autres « couteaux suisses », est une mission de portée sacrée.

KS pour le BLOG

Une tribune par Docteur Yaya SY

J’ai déjà dans mon ouvrage « Les légitimations de l’esclavage et de la colonisation des Nègres  » (la majuscule est expliquée) exposé que beaucoup d’ouvrages écrits sur l’esclavage portaient le sceau d’un petit parti pris… Lisez cet ouvrage vous y trouverez toutes les formes d’esclavages dirigées contre les Nègres d’Afrique (intérieures et extérieures). Les silences et les omissions coupables sur ces pratiques intérieures et extérieures. Les dénonciations des incidents survenus dans le Maghreb et en Mauritanie jusqu’à la parution de l’ouvrage en 2010. Les cas particuliers de la Mauritanie et du Soudan y sont exposés. Aujourd’hui, le regard doit tenter d’embrasser tous les pays pour y dénicher les conséquences de plus de 13 siècles d’esclavage et de déportation en Afrique par les Arabo-musulmans et cinq siècles d’esclavage, de colonisation et de néocolonisation par l’Occident . Ce qui se passe actuellement au Mali est insupportable ! Sur le Net, pas plus que la semaine écoulée, un homme a déclaré, se vautrant en vidéo dans la boue de ses idées nauséabondes… en s’adressant aux descendants d’esclaves soninkés en ces termes : « Si les esclaves repus veulent se libérer, ils n’ont qu’à venir voir l’association « Les nobles ne leur ressemblent pas » (une association qui a pignon sur rue dans What’sApp) par groupe de cinq, on leur accordera la liberté « . De tels propos passent comme une lettre à la poste chez nous au Mali en juin 2020 au moment même où l’on déboulonne des statues à travers le monde entier…. Au Nord du Nigeria on continue à vendre et à acheter des enfants, des hommes ou des femmes africaines. L’esclavage est un crime imprescriptible de l’esclavagiste !!! L’esclavagiste n’a pas de couleur de peau… Par conséquent le combat continue car les vraies séquelles de l’esclavage, qui est inséparable de la colonisation, c’est la mise sous tutelle politique, économique et culturelle de l’Afrique Noire avec en prime le mépris du Negre par les autres humains et par lui-même… En un mot le pillage des ressources de l’Afrique Noire par les anciens maîtres et leurs gouverneurs locaux alliés aux esclavagistes féodaux de l’intérieur, continue de plus belle. Ces trois groupes de prédateurs impitoyables exproprient et spolient les populations africaines démunies à tours de bras. Combattre l’esclavage et la colonisation c’est appréhender et identifier clairement leurs conséquences actuelles qui constituent de véritables obstacles au développement de l’Afrique.

Yaya SY Anthropologue et Historien.