Note d’information : Terreur sur des militants abolitionnistes au Mali.

Depuis plusieurs années, des groupes violents d’esclavagistes Soninké ressortissants de pays suivants : Mauritanie, Mali, Sénégal, Gambie et les deux Guinées ce sont formés dans le but de terroriser toute personne qui prône l’abandon de l’esclavage coutumier au sein de cette communauté. Des militants regroupés autour de Ganbanaaxu Fedde qu’on peut traduire ainsi : (nous sommes tous pareils, semblables ou égaux) sont ciblés dans les villages. La plupart sont victimes de l’esclavage par ascendance dans le milieu Soninké depuis plusieurs générations. Ces groupuscules Soninké s’activent de l’étranger, mobilisent beaucoup de fonds en Europe, Etat Unis, Afrique Centrale, Afrique de l’Ouest, les Pays du Golf, l’Asie, le Maghreb et le Moyen-Orient. Ils encadrent et arment des jeunes illettrés, les incitent à s’attaquer par surprise aux villageois qui rejettent l’esclavage coutumier. On peut citer des groupes comme : (Democratia Islamique, Horo-ditanbaana, Kingui contre Ganbanaa, TGV contre Ganbanaa etc…..)  Le 05 Avril 2020, ils font une descente extrêmement violente au village de Lany dans le cercle de Kayes, sur le territoire de la république du Mali. A cause de l’impunité qu’ils jouissent dont seules les autorités Maliennes ont le secret, le bilan est très lourd. Le responsable de la jeunesse de Lany membre organisateur de la bande qui a semé la terreur terroriste est mort sous les coups perdus de ses complices, comme une balle perdue qu’un soldat ramasse dans une guerre, plusieurs blessés graves sont évacués, des maisons sont incendiées. Nous attirons l’attention des Nations Unies, l’Union Européenne, l’Union Africaine, la communauté internationale sur le comportement des états suivants: Mali, Sénégal, Mauritanie, Gambie, qui laissent des populations vulnérables à la merci d’esclavagistes terroristes, qui massacrent impunément depuis plusieurs années. Nous exhortons les ONG des droits de l’homme à rompre le silence. Même si le Mali est dans une situation d’instabilité, nul ne doit garder silence sur le génocide en cours contre des militants abolitionnistes. Nous exhortons l’état Malien d’arrêter les organisateurs, planificateurs et incitateurs de tels massacres dans les villages Soninké. Nous demandons à l’état Malien de mettre en place une loi qui réprime l’esclavage et ses séquelles.

🔹️Cliquez sur la vidéo des images insoutenables : https://www.youtube.com/watch?v=A23bjBmHV_8&feature=youtu.be  

©️ Crédit source: http://guidumakha.com/index.php/14-sample-data-articles/318-note-d-information-terreur-sur-des-militants-abolitionnistes-au-mali

Réflexion – Tribune : La fraternité dans le mensonge est-ce de l’hypocrisie ou une peur déguisée ? Par Souleymane Sidibé

Aujourd’hui, le lynchage de personnes dans la région de Kayes (Mali) précisément dans le village Lany de Gadiaga montre comment la culture de l’ignorance crée des monstres animés de fantasmes sanguinaires et féodaux. Les personnes disent ne plus respecter un ordre de caste établi, et ils subissent le lynchage par des coups et l’animosité flagrante . Les autorités maliennes ne sont pas dans les lieux pour y mettre un terme. Dans un vocal lu et vu sur Facebook, un des tenants de la barbarie ici en France disait que les autorités ne les tueraient point mais les mettraient juste en prison après cette haine déversée! Il est urgent de porter plainte contre cet individu.

L’indignation doit être primordiale dans cette situation écoeurante. Les intellectuels Soninkés sont divisés. Tous remarquent bien les faits mais certains ne réagissent pas, sûrement pour se recroqueviller encore dans leurs nids d’illusions. Il y’a urgence de créer la citoyenneté, et de se débarrasser de ces statuts de chefs de village à famille de marabouts par ascendance et « esclaves » en Afrique de l’Ouest.
Le rôle de tout État est de protéger sa population. L’Etat doit garantir ces trois choses que sont la sécurité, l’ordre et la paix, s’il le faut par l’usage de la force. Machiavel dit de la force qu’elle est l’essentiel du pouvoir politique. L’expression raisonnable et légitime de la force nationale malienne est plus que nécessaire face à ces barbares et sadiques qui osent déshabiller une femme, une maman au vu et au su du monde (avec les internautes sans mot). Sans oublier les coups et blessures très graves infligés à une multitude de personnes. Les fondements sociaux de cette bêtise humaine étaient les laada(s). Ce sont des accords culturels hégémoniques de certains vis-à-vis d’autres. Cela explicite le rôle social minimisant pour certaines franges dans les cérémonies comme dans toute autre activité sociale même dans l’exercice de la foi . Il faut noter par ailleurs que c’est là le socle de l’inégalité et de l’injustice. C’est le rappel des réflexes de subordinations. Les castes sont la matérialisation de la culture et l’identité culturelle. C’est odieux!
Avec Gambanaxu ou le réveil de Soni kara (la communauté des Soninko), les esprits même les plus faibles ont compris comment sont régis les mécanismes culturels. De nos jours, ce mouvement citoyen a déclenché l’émancipation des mentalités, et surtout le détachement de l’ignominie et de l’ignorance. Le « noble » n’est en rien supérieur à celui appelé « esclave », le soi-disant «marabout» par ascendance est un faux arc social (faux fondement), les dits griots et forgerons ne sont pas des sous humains dont l’essence de la vie serait de faire des éloges ou des bijoux continuellement jusqu’à la fin des temps.
Allah dans le saint coran nous dit: « Ô vous les hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle. Nous vous avons constitués en peuples et en tribus pour que vous vous connaissiez entre vous. Le plus noble d’entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux. » Coran 49.13
Le messager de Dieu, Mohamed (Saws) dit : « Dieu ne regarde ni vos formes ni vos corps mais Il regarde vos coeurs et vos actions. »

« N’est pas des nôtres celui qui prône le racisme, ni celui qui se bat ni celui qui meurt pour une cause raciste »

Il a réaffirmé ces principes lors de son discours d’adieu :

« Ô gens votre Dieu est Un et votre ancêtre est un. L’Arabe n’a aucun mérite sur le non Arabe, ni le blanc sur le noir, sauf par la piété… « Ô gens, vos sangs, vos biens, vos honneurs sont inviolables jusqu’à la rencontre de votre Seigneur, aussi inviolables que ce jour-ci, en ce mois-ci dans ce lieu-ci. ».
Il est important de rappeler que la religion est le ciment de nos sociétés. Elle est dans la main de parfait manipulateur, si l’on ne se trompe. Ils ont fait fi de la parole d’Allah et son message et de la raison (lumière naturelle) comme du bon sens.
Les textes des droits humains nous rétorquent: « Tous les Hommes naissent libres et égaux ».
Quand un individu dit qu’il est supérieur socialement et humainement mieux élaboré, c’est de l’ignorance. Les dits intellectuels de certaines couchent Soninkés ont inoculé le vaccin anti traitement de tares. Les individus de sens communs quant à eux ont en tête le mode de vie nostalgique érigé en outil de valorisation et de survie. Une chose est sûre, il faut retenir que la bêtise humaine n’a pas de limite. « Elle insiste toujours» comme affirmait Albert Camus. Ainsi, tout ce qui est appelé à disparaître n’insistera plus.
Face à la reconnaissance des droits élémentaires qui émanent de la dignité et la revendication, certains esprits enchaînés se sont déchaînés par la haine sur les pauvres villageois comme eux. À l’Etat malien de faire son travail actuellement, aux associations de la société civile libre d’agir, aux radios internationales de parler, et à l’humanité de se ressaisir.
« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des frères, sinon nous allons mourir tous ensemble comme des idiots .»
Martin Luther-King

#je_suis_soninke_et_contre_la_bêtise

©️ Crédit source: Post FB de l’auteur

À Lany au Mali, ce coronavirus féodal et esclavagiste soninké dans ses actes criminels (en images)



Images reçues du terrain tard dans la nuit du 6/4/2020

Dans la journée du dimanche 5 avril 2020, un groupe de plusieurs jeunes venus de 3 villages (lany modi, lany tounka et lany takhoutala), a attaqué les membres de la communauté GANBANAAXU du village.

Du terrain de foot jusqu’à dans certaines maisons, un déchaînement d’une violence inouïe a visé systématiquement des personnes identifiées comme étant membres du mouvement anti-esclavagiste et anti-féodal dans le village. Un véritable guet-apens haineux et criminel causant plusieurs blessés graves et mise à feu dans des demeures. Gourdins et armes blanches, tout a servi pour sévir contre des paisibles gens (femmes, vieux et jeunes) dont leur seul tort, c’est d’avoir osé dire « Nous ne sommes pas esclaves ». Une honteuse bizarrerie sur les terres africaines aujourd’hui au 21ème siècle entre Noirs d’un même groupe sociolinguistique. Quand l’actualité mondiale est marquée par la menace de la pandémie Covid-19 , certains milieux soninkés ratés de l’Histoire contemporaine se trouvent comme priorité existentielle, la défense des coutumes moyenâgeuses qui discriminent, humilient et agressent. Triste RÉALITÉ !

On se demande s’il est nécessaire encore de pointer le laxisme ahurissant et les complicités évidentes de pouvoirs publics au Mali face aux extrémistes féodalo- esclavagistes soninkés dans certaines localités. Depuis 3 ans au Mali, le régime coutumier soninké basé sur la hiérarchisation sociale s’est muté par endroits, en ordre agressif d’une violence inédite à l’encontre de personnes qui refusent les humiliations sociales de l’esclavage statutaire.

©️ Sources recueillies : Ganbanaaxu Mali

🔹️Par KS pour le BLOG

Ministre de la Santé : 《 le troisième cas du Corona n’a pas respecté le confinement et sa famille n’était pas avec lui》

Sahara Médias – Le ministre mauritanien de la santé Dr Nadhirou O. Hamed a déclaré jeudi que le citoyen mauritanien victime du coronavirus avait séjourné dans sa résidence en compagnie de sa femme et que les autres membres de sa famille se trouvaient à l’intérieur du pays. Dans un entretien avec la télévision nationale, le ministre a révélé que ce citoyen se proposait de se rendre à l’intérieur du pays mais qu’il a dû ajourner son voyage en attendant que son ami, arrivé un jour après lui, puisse sortir du confinement où il a été mis dès son arrivée. Le ministre a ajouté que ce citoyen n’a pas respecté l’auto confinement, révélant qu’il avait reçu certains proches à son arrivée et qu’il s’est rendu dans une banque de la place. Il a ajouté que les autorités ont mis en quarantaine l’équipe médicale qui a examiné le patient dans la clinique privée, son épouse, les personnes qui l’ont accompagné à la clinique et trois familles qui étaient à proximité de lui dans le même bâtiment. Le ministre de la santé a dit qu’une enquête a été ouverte pour recenser les personnes que ce malade a rencontré depuis son arrivée et celles rencontrées dans la banque de la place où il s’était rendu en visualisant les caméras de service.

Source : Sahara Médias (Mauritanie)

©️ Crédit source : Repris via adrarInfo.net

Sélibaby 6 mars 2020 contre  l’esclavage en Mauritanie : Retour en photos d’une journée GANBANAAXU de sensibilisation et de conscientisation. 



En Mauritanie, la journée du 6 mars de chaque année marque une date consacrée  à la lutte contre l’esclavage et ses séquelles. Cette année 2020, le mouvement d’éveil citoyen, humaniste et anti-esclavagiste GANBANAAXUN FEDDE a organisé un événement de sensibilisation à Sélibaby dans le Guidimagha. L’association UVDS – Ganbanaaxu (Union de Volontaires pour le Développement de Soninkara) et L’ARMEPES – Ganbanaaxu, ont animé cette journée avec un grand public venu de différentes localités de la région. Les présidents Gaye Traoré et Yakhoub Bakhayokho, nos doyens Wali Diallo et Diaguily Traoré et d’autres éminents membres de la mouvance abolitionniste GANBANAAXUN FEDDE, ont rappelé la nécessité d’un éveil citoyen pour s’extirper  des pesanteurs discriminatoires de l’ordre féodalo-esclavagiste qui persiste dans nos communautés notamment chez les soninkés. Parmi chaque délégation villageoise, il y a eu un-e intervenant-e pour témoigner des divers harcèlements provocateurs venant de certains tenants extrémistes des coutumes féodalo-esclavagistes. Des membres de la communauté Ganbanaaxu sont lésés dans leurs droits légitimes tant au niveau sociétal que citoyen. Le cas de la grande mosquée de Kininkoumou, où une minorité sociale (féodaux aux mentalités esclavagistes) s’est accaparée de la gestion exclusive au détriment de l’écrasante majorité considérée d’ascendance esclave, et avec la complicité des autorité publiques qui traînent les dossiers. Un cas similaire est relevé à Coumba Daw . Dans le domaine du foncier, diverses menaces d’ expropriations sont signalées ici et là. Plusieurs dossiers judiciaires ont été ouverts comme à Dafor,  mais les autorités étatiques ne bougent presque pas . Tous ces remous ont une seule origine ; celles et ceux qui refusent les coutumes féodalo-esclavagistes (ladani) dans la communauté, sont systématiquement visés par les réactionnaires féodaux en complicité tacite avec certains cadres soninkés introduits dans les rouages étatiques. Ces cadres fonctionnaires ou politiciens tiennent un langage contradictoire selon s’ils sont à Nouakchott auprès de hautes autorités ou dans leurs villages au Guidimagha . Ainsi ce 6 mars 2020, l’occasion a été d’exposer ces réalités criantes liées à l’esclavage coutumier par ascendance foncièrement nuisible à la paix sociale. 

À l’État et ses organismes publics, de faire  régner le régalien dans nos contrées villageoises où discriminations et ségrégations sont érigées en norme de vie féodale digne du moyen-âge. L’arsenal juridique avec les dispositions de la Loi 031 – 2015 sur les pratiques esclavagistes et de la Loi 023 – 2018 portant sur les discriminations, doit être appliqué d’une manière effective pour mettre fin sérieusement à ce déficit d’état de droit en Mauritanie et particulièrement à ce niveau. 

Sélibaby  7 mars 2020

©️ Pour la communication GANBANAAXUN FEDDE

Flash – info : Monsieur Silly Gassama intronisé Référent traditionnel de GANBANAAXU/Armepes en France.

Dimanche 23 février 2020, une délégation dirigée par Demba Coulibaly, s’est rendue aux Mureaux pour une cérémonie de présentation chez notre notre honorable doyen choisi.

Basant sur les critères du droit d’aînesse, sa désignation est d’une symbolique d’ordre fraternel et citoyen. Mr Gassama est originaire du village de Nieliba dans le Guidimagha.

Aucune ségrégation ou discrimination patronymique et statutaire, ne fait partie de nos valeurs de respect et de considération à l’endroit des personnes âgées. Nos règles sociales sont en phase avec les principes fondamentaux qui régissent l’ordre républicain et démocratique prévu et promu par les institutions publiques dans nos pays. Les humiliations symboliques subies dans l’ancien régime féodalo-esclavagiste soninké , n’affecteront plus notre DIGNITÉ HUMAINE.

🔹️Notre devise aujourd’hui : Ni maîtres de personne, ni esclaves de personne aussi.

Nous vivons en citoyens DIGNES et AVERTIS.

Vive la COMMUNAUTÉ FRATERNELLE GANBANAAXU!

25/2/2020

©️ Communaution GANBANAAXU/ Armepes France

Événement UVDS – GANBANAAXU à Nouakchott : une journée historique par quelques photos !

Ce dimanche 23 février 2020, l’UVDS (Union de Volontaires pour le Développement de Soninkara) présidée par Mr Yakhoub Bakhayokho, a organisé une journée culturelle de sensibilisation à la CASE à Nouakchott. Les membres très dynamiques de ce mouvement, ont réussi un événement qui fera date. Ainsi des valeurs de fraternité et de cohésion ont été à l’honneur. La communauté GANBANAAXU de Nouakchott et tous ceux qui partagent les idéaux progressistes et humanistes ont répondu présents à cet événement convivial et festif.

Parmi les honorables invités, le référent traditionnel GANBANAAXU- Nouakchott, le respectable doyen Biranté Koné et ses assistants.

Une mention spéciale à nos mères et sœurs qui ont été présentes à tous les niveaux pour rendre possible le succès de la journée.

🔹️bref photoreportage :

Grand MERCI à UVDS – Nouakchott. Bravo

Par KS pour le BLOG

Soninkara – Réflexion (Partie 2) : la question épineuse de la femme soninké en milieux ruraux

Femme soninke, femme courageuse, et infatigable sur tous les plans. 
Elle demeure jusqu’à nos jours le soubassement, la fondation ou le socle de soninkara mais oubliée, marginalisée voire réduite en silence ou soumission totale. 

Vu ce traitement inéquitable des femmes soninkés rurales que j’ai décidé de prendre ma plume à leur honneur pour alerter nos dirigeants, leaders, cheikhs, intellectuels et chefs coutumiers et de familles, le danger qui guette notre communauté.

 J’avais écrit un précèdent article les différentes tâches quotidiennes qu’effectuent nos braves femmes. Face à une mondialisation en vitesse de croisière, toute société ou communauté battue sur les inégalités (sexe, castes, discrimination et analphabétisme) trouvera des sérieuses difficultés. Face à ce dilemme, qu’on ne peut pas changer toutes les sociétés ou communautés du monde, je commence par la mienne (soninkara) à alerter l’opinion communautaire. À cet effet, J’interpelle les intellectuels, les érudits, les cheikhs de tout bord à prendre leurs bâtons de pèlerins pour mener des campagnes de sensibilisation, de conscientisation sur l’analphabétisme des filles et l’impact négatif  en découle sur la jeunesse soninké. 
Les femmes instruites, entrepreneures, indépendantes et clairvoyantes, assumez vos responsabilités face à l’illettrisme généralisé des filles du soninkara qui impactera tôt ou tard sur la jeunesse, notre avenir. Les campagnes de sensibilisations doivent commencer dans nos familles, quartiers, villages, pays. Me Abdoulaye Wade disait « dis moi quelle jeunesse tu as et je te dirai quel peuple tu auras ». Cette citation m’a  poussé à approfondir davantage ma réflexion qu’est-ce que soninkara a fait pour demain, afin que son peuple répondra aux concerts de civilisations  ? 
 À ce niveau je suis très inquiet, nous savons tous que soninkara dans sa majorité est composée d’analphabètes et des émigrés. Cette émigration massive des forces vives a provoqué une hémorragie masculine laissant dans leurs localités d’origine des vieillards, des femmes et des enfants. La jeunesse en majorité analphabète, surtout sa frange féminine, suscite en moi la peur au ventre pour l’avenir de soninkara. 

C’est pour cette raison que j’apporte ma contribution en proposant quelques modestes solutions ci-dessous :


■ Eradiquer toutes formes de discrimination

■ Promouvoir l’accès au savoir pour tous (sans différence de sexe)

■ Soutenir les femmes dans l’éducation des jeunes

■ Mener des campagnes de sensibilisation (radios communautaires villageoises, régionales et nationales) sur l’importance du savoir pour la communauté, surtout pour la frange féminine et son impact sur la jeunesse.

■ Instaurer dans nos localités des structures maternelles ou cases de tout petit car nos enfants sont envoyés à l’école tardivement par rapport aux normes qui existent ailleurs 

■ Envoyer des filles à l’école en masse

■ Encourager et motiver les filles dans leur cursus de scolarisation

■ Eviter le mariage précoce des jeunes

■ Impliquer nécessairement les femmes dans les initiatives de développement et de prise de décisions

■ Accorder des postes de responsabilité aux femmes et les assister 

🔹️Par Moussa Diakhité, assistant en insertion sociale en île-de-France

🔹️Partie 1 https://soninkideesjose.wordpress.com/2020/01/05/soninkara-reflexion-la-question-epineuse-de-la-femme-soninke-et-ses-droits-en-milieux-ruraux/

Flash – événement : un Référent traditionnel de Ganbanaaxu intronisé à Nouakchott

Aujourd’hui ce samedi 15 février, une visite de courtoisie et de fraternité autour de notre honorable référent traditionnel de la communauté GANBANAAXU – Nouakchott. Monsieur Biranté Koné a eu l’honneur d’être désigné le 11 février 2020 comme doyen de la communauté au niveau de Nouakchott. Basant sur les critères du droit d’aînesse, sa désignation est d’une symbolique d’ordre fraternel et citoyen. Mr Koné est originaire du village de Bouanze dans le Guidimagha.

Aucune ségrégation ou discrimination patronymique et statutaire, ne fait partie de nos valeurs de respect et de considération à l’endroit des personnes âgées. Nos règles sociales sont en phase avec les principes fondamentaux qui régissent l’ordre républicain et démocratique prévu et promu par les institutions publiques dans nos pays. Les humiliations symboliques subies dans l’ancien régime féodalo-esclavagiste soninké , n’affecteront plus notre DIGNITÉ HUMAINE.

Ce 11 février 2020 correspond au 30ème anniversaire de la sortie de prison d’une icône de la lutte pour la JUSTICE et L’ÉGALITÉ, le sud-africain Nelson Mandela. Ce dernier disait :

《J’ai lutté contre la domination blanche et j’ai lutté contre la domination noire. Mon idéal le plus cher a été celui d’une société libre et démocratique dans laquelle tous vivraient en harmonie et avec des chances égales. J’espère vivre assez pour l’atteindre. Mais si cela est nécessaire, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir. 》

🔹️Notre devise aujourd’hui : Ni maîtres de personne, ni esclaves de personne aussi.

Nous vivons en citoyens DIGNES et AVERTIS.

Vive la COMMUNAUTÉ FRATERNELLE GANBANAAXU!

15 février 2020

©️ AILE GANBANAAXU NOUAKCHOTT

✅COMMUNIQUÉ DE PRESSE : LE COLLECTIF FÉDÉRAL D’ASSOCIATIONS DE LA MOUVANCE ABOLITIONNISTE TRANSNATIONAL GANBANAAXUN FEDDE.

L’engagement abolitionniste et anti-esclavagiste (l’esclavage par ascendance chez les soninkés) sous le vocable GANBANAAXUN FEDDE avait été initié en 2010 avec la création de l’association ARMEPES- France ( Association des Ressortissants mauritaniens pour L’éradication de pratiques de l’esclavage et ses séquelles). Par la suite, le 5 octobre 2016, l’ancien secrétaire général d’Armepes, monsieur TRAORÉ GAYE TENE, devenu président depuis, créait le forum GANBANAAXUN FEDDE sur la plateforme Whatsapp pour enclencher la sensibilisation et la conscientisation. Ainsi ce forum connaît depuis un succès international à travers les communautés soninkés au sein desquelles les mentalités féodalo-esclavagistes sont très vivaces. D’innombrables entités virtuelles (groupes whatsapp et autres) se sont constituées avec ce label vocable GANBANAAXUN FEDDE pour mener l’engagement abolitionniste. À noter d’autres initiatives associatives dans nos pays d’origine et dans les diasporas soninkés, (Mali, Sénégal, Mauritanie et Gambie)

Au niveau associatif, en parallèle d’Armepes-France (l’association mère de GANBANAAXUN FEDDE), 2 associations aux objectifs similaires sont mises en place par des ressortissants maliens et sénégalais. Elles sont le RMFP (Aile GANBANA Mali) et l’ ASSEP ( Aile GANBANA Sénégal). Aujourd’hui ce sont ces 3 associations (ARMEPES, RMFP ET ASSEP) qui composent officiellement le collectif fédéral GANBANAAXUN FEDDE INTERNATIONAL.

Par ce communiqué commun, nous adressons à nos membres, sympathisants, à nos partenaires internationaux , aux organismes indépendants, et aux universitaires chercheurs intéressés par le sujet, ce message d’information et de clarification concernant la genèse et la légitimité de la mouvance abolitionniste et anti-esclavagiste GANBANAAXUN FEDDE.

🔹️Nos contacts :

~Téléphone : +33 6 46 61 66 22

~Émail : ganbana@hotmail.com

~Site internet : http://www.ganbanaaxufedde.com

~Page officielle Facebook : https://www.facebook.com/ARMEPES/

Paris, 22 janvier 2020

■Signataires : ARMEPES, RMFP ET ASSEP (GANBANAAXUN FEDDE INTERNATIONAL)