DÉCLARATION : LETTRE DE DÉNONCIATION ET DE MISE EN GARDE (français)

Au Royaume d’Arabie Saoudite.

Copie adressée aux institutions religieuses du monde islamique.

■Objet : Dénonciation et plainte contre Mahamadou Touré

Nous, Associations antiesclavagistes de l’Afrique de l’Ouest de la communauté soninké, avec nos partenaires, nous portons à la connaissance des autorités Saoudiennes et à l’Oumma Islamique, la diffusion de prêches qui autorisent l’esclavage entre des musulmans au nom du Saint Coran. Ce sont des prêches qui portent atteinte à l’image de l’Islam dans le monde. Tout mensonge diffusé au nom d’Allah, le saint Coran et son prophète Mohamed (PSL) est un blasphème. Le coran, livre universel appelle à la paix, à l’unité des hommes, à leur connaissance mutuelle et à la dignité de tous. En effet, le projet divin pour l’homme a toujours été d’établir la justice et l’équité sur terre afin que la fraternité entre les hommes soit effective et devienne une réalité par la disparition des discriminations et la cessation des privilèges immérités. Les croyants, nous dit le Coran, « ne peuvent être que des frères ». Autrement dit, ils ne peuvent pas être autre chose que des frères, à moins de cesser d’être des croyants. Dans un autre verset, un appel est adressé à tous les humains pour leur rappeler leur origine commune. Allah dit « Ô vous les hommes ! Nous vous avons créés d’un mâle et d’une femelle. Nous vous avons constitués en peuples et en tribus dans le seul but que vous vous connaissiez mutuellement. Le plus noble d’entre vous, auprès de Dieu, est le plus pieux d’entre vous. Dieu est certes Omniscient et Grand Connaisseur ». Toute la philosophie de la révélation est résumée dans ce sublime verset. Il s’agit en définitive de nous connaitre mutuellement et non de nous dominer mutuellement, nous aider mutuellement et non que les uns spolient les autres, nous aimer mutuellement et non que les uns se considèrent comme privilégiés et donc supérieurs aux autres.
Le Royaume d’Arabie Saoudite abrite le haut lieu saint de tous les musulmans, nous sommes profondément blessés par les prêches de ce monsieur, originaire de la République du Mali, de l’ethnie Soninké, qui réside en terre sainte depuis de nombreuses années. Cet homme, du nom de Mahamadou Touré, porte atteinte à la dignité d’homme d’un bon nombre de musulmans dans la communauté Soninké qui se trouve à cheval entre plusieurs pays d’Afrique de l’ouest (Mali, Mauritanie, Sénégal, Gambie et la Guinée).

De 2000 à 2019, ce prêcheur qui dispose d’une grande audience au sein de la communauté Soninké avait diffusé plusieurs cassettes « audio » légitimant l’esclavage coutumier par ascendance entre les musulmans. Ce prêche scandaleux qui instrumentalise notre sainte religion en cautionnant des pratiques antéislamiques comme l’esclavagisme intra-africain organisé par des forces de la jahilya qui sévissaient sur le continent par des brigandages et autres trafics humains dans cette zone. Son discours apologiste de ces pratiques inhumaines a été la cause d’innombrables agressions de toutes sortes perpétrées par des esclavagistes Soninké sur d’autres personnes qui se sont révoltées contre cette situation inacceptable. Nous vous mettons en liens quelques images de ces atrocités.
En tant que responsables théologiques et moraux de l’Islam dans le monde, nous vous demandons d’entreprendre des poursuites judiciaires et administratives contre cet homme, nommé Mahamadou Touré. Nous attirons aussi l’attention des autorités saoudiennes sur le cas de ce prêcheur coutumier en terre sainte car ses disciples fanatisés commettent de graves crimes à l’endroit d’autres personnes considérées à tort comme leurs esclaves récalcitrants alors qu’elles sont musulmanes.
Le Prophète (que la prière d’Allah et Son salut soient sur lui) a dit: « Le musulman est le frère du musulman, il n’est pas injuste avec lui, il ne l’abandonne pas. Et celui qui s’occupe du besoin de son frère, Allah s’occupe de son besoin. Celui qui soulage un musulman d’un souci, Allah le soulage d’un souci parmi les soucis du jour de la résurrection. Et celui qui couvre un défaut du croyant, Allah le couvrira le jour de la résurrection ».

🔹️Les associations signataires :

ARMEPES-FRANCE, RMFP, ASSEP, SECTION UVDS-FRANCE, IRA – FRANCE, AHME et ÉGALITÉ SANS FRONTIÈRES

~ Nos contacts :

Téléphone : +33 6 46 61 66 22

Émail : ganbana@hotmail.com

Paris, 14 Novembre 2019

©️ Crédit source : Réseaux Abolitionnistes et anti-esclavagistes (en milieux soninkés)

En exclusivité – Dafort : quelques photos des dégâts causés par les fortes pluies.

Les fortes précipitations qui ont frappé lourdement la région du Guidimagha mauritanien (Sud du pays) durant 2 jours (du dimanche 25/8/19 au lundi 26/8/19 en matinée), laissent des traces dans certains villages. Ainsi à Dafort, le chef-lieu de la commune du même nom, plusieurs bâtiments en banco et en mixtures (ciment et banco) se sont affaissés en partie brutalement. Dans ce billet, vous verrez en exclusivité quelques clichés de dégâts causés par ces pluies diluviennes dont l’abondance n’a jamais été relevée dans le passé selon des témoignages de doyens octogénaires sur place. Selon les dires de notre contact sur place, d’innombrables murs ont été détruits dans l’ensemble du village. Il est à préciser que 4 maisons recensées aujourd’hui ont eu des bâtiments mis à terre. Pour une approche prudente, nous préférons ne pas citer les noms de familles impactées par cette catastrophe naturelle qui a touché pratiquement toutes les localités du Guidimagha. Par certaines sources, il y aurait des décès à déplorer dans certaines zones. Nos condoléances à leurs familles. Ces dernières heures, une communication publique via whatsapp venant Mr Coulibaly Issa, président du conseil régional, assure que les pouvoirs publics seraient mobilisés pour secourir les sinistrés.

Aujourd’hui via les réseaux sociaux en milieux originaires du Guidimagha, un appel à l’organisation urgente d’une manifestation devant la Présidence à Nouakchott est lancé . Nous témoignons de l’audio d’appel reçu dont l’initiative est de Mr Camara Dramane dit sadio singallé.

À rappeler aujourd’hui , sur le terrain, la mobilisation des secours n’est signalée nulle part à notre connaissance. Et jusqu’à QUAND ?

À la lecture de cette subite et forte pluviométrie, alors qu’il y a à peine 2 semaines , tout le monde s’inquiétait d’un hivernage blanc et sec, il est lieu d’oser aborder la question de bouleversements climatiques qui hantent ailleurs. Ainsi sortir d’un certain fatalisme en subissant certains aléas naturels sans une initiative sérieuse d’anticipation et d’adaptation.

©️Crédit Photos, by D . CAMARA à Dafort.

K.S pour le BLOG

✅Des averses diluviennes au Guidimagha : Notre solidarité avec les habitants sinistrés.

Dans la nuit du dimanche 25 août 2019 jusqu’au lendemain lundi 26, des fortes pluies sont tombées dans la région Sud mauritanien, le Guidimagha. Ces précipitations abondantes ont causé un certain nombre de dégâts à cause de remontées des eaux dans les maisons dans plusieurs localités. D’après diverses sources il y aurait eu des décès à déplorer dans ces temps très difficiles pour nos populations. Nos condoléances attristées aux familles.

Ainsi nous, GANBANAAXU FEDDE, exprimons notre solidarité à l’endroit des sinistrés partout sur le territoire national et en particulier au Guidimagha où plusieurs témoignages de terrain révèlent d’innombrables perturbations dans la vie courante ces dernières 72 heures.
Nous espérons que les autorités compétentes prendront toutes les mesures nécessaires afin de porter assistance aux populations impactées durement partout. Nous prenons acte de la communication diffusée via le réseau whatsapp du président du conseil régional, assurant que tout est mobilisé par les pouvoirs publics pour secourir les sinistrés.

27 août 2019

©️Pour la communication GANBANAAXU FEDDE Aile – Mauritanie.

SOS Guidimakha : IRA – Mauritanie solidaire des populations sinistrées de Guidimakha

IRA – Mauritanie est consternée par l’ampleur de la secousse naturelle qui a frappé la ville de Sélibaby.
En effet, des pluies diluviennes qui se sont abattues sur la région du Guidimagha ce lundi 26 août 2019 ont provoqué de nombreuses pertes en vie humaine, mais aussi des disparus et des dégâts matériaux très importants qui vont de l’effondrement de maisons à l’inondation de quartiers causant la fermeture de commerces. Cette situation catastrophique pourrait conduire à la précarité des populations au plan alimentaire et à la propagation de maladies hydriques si des mesures urgentes et adéquates ne sont pas prises par les autorités compétentes.
Face à cette situation de désolation IRA – Mauritanie :
Lance un appel pressant au gouvernement pour venir au secours d’une population en détresse et n’ayant aucun moyen de s’en sortir.
Souhaite une mobilisation sans précédent des partis politiques, de la société civile, des hommes d’affaires, de la diaspora afin de créer un fonds pour soutenir les populations du Guidimagha.
Et, présente ses condoléances aux familles des victimes et prie Allah de retrouver les disparus sains et saufs.

Nouakchott 26/08/2019
La commission de communication

©️ Crédit : Réseaux IRA-MAURITANIE

L’esclavage par ascendance/SONINKARA : la tribune du président Gaye Traoré

J’explique de nouveau à SONI KAARA que le LAADA ( échange d’obligations et de services selon la coutume ) n’est pas au dessus des lois de nos république ! Et que le KOMO LAADA ( tâches coutumières assignées aux esclaves ) est une atteinte à la dignité humaine , Tout LAADA discriminant mérite notre révolte donc une refondation des codes de valorisation s’impose il y va de notre avenir harmonieux ! Toute différence dans SONI KAARA devrait être basée sur l’utilité commune donc loin de tout déterminisme de naissance !

La réforme de SONI KAARA est le combat de la ma vie , je le mène avec Désintérêt et Amour pour cette communauté. Et je savais par avance que la mission serait rude et risquée , je suis exposé à toutes fortunes éventuelles !

Que les enfants d’une même communauté de destin puissent être différents dès la naissance ne peut me laisser indemne et tout militant défendant des droits humains d’ailleurs . L’atteinte à notre dignité humaine n’a pas variable selon qu’elle soit endogène et exogène , au risque d’être redondant « on ne fait pas le militantisme des droits humains à la carte » .Certains minorent l’atteinte dans leur dignité cette couche de discriminée victime de l’esclavage par ascendance , réunissant ainsi toutes leurs forces pour essayer de soutenir que à SONI KAARA PAS D’ESCLAVAGE MAIS DES COUTUMES , nous disons c’est cet esclavage coutumier qui ,aujourd’hui défendu comme une valeur qui est à l’origine de l’atteinte à l’harmonie et à la paix sociale .Pire certains intellectuels ( même ceux issus de la couche d’extraction servile) de ma communauté sont dans un déni , dans un silence à l’éloquence coupable .

Mon combat a toujours été républicain et pacifique , nous GANBANAAXU FEDDE la république nous suffit , nous ne ruminons aucune revanche par contre rêvons d’une communauté sans ces tares qui humilient , blessent et chassent des âmes paisibles de chez eux par ce que contre les LAAADA humiliant et discriminant .

Une pensée aux réfugiés de Diéma et KEINERA qui sont sur le chemin du retour chez eux , même si les propos d’une certaine autorité locale sent à plein nez le déni d’atteinte à la dignité des membres des GANBANAAXU FEDDE .

Je remercie au passage la mutualisation de toutes les forces de Ganbanaaxu sur le sol malien pour leur gestion des expulsés de DIEMA .
L’histoire retiendra qui voulait une communauté de destin dans le progrès , la fraternité et le développement .
Quant à mon procès personnel j’ai confiance au VERDICT juge impénitent : L’HISTOIRE .

✅Traore GAYE, Président d’Armepes-France et Initiateur de GANBANAAXU FEDDE

©️Post Facebook de l’auteur (Gaye Tene) du 7/8/19.

Mauritanie/présidentielle 2019 : la tournée du candidat indépendant Biram Dah Abeid au Guidimagha, photoReportage sur l’étape de Dafort.

Tôt ce matin du 17 Mai 2019, la délégation du candidat Biram Dah Abeid, célèbre défenseur des droits humains, est arrivée à Dafort en provenance du village de Bouanze.Accueilli par une forte foule composée de toutes les communautés (soninkés, haratines et peuls) scandant le slogan « Biram Changement », le député candidat a été chaleureusement présenté par le jeune coordinateur communal de la campagne Hamza Camara entouré par des notables locaux déplacés pour l’événement sur la Place du Marché . Par la suite, Mr Moussa Hamet SOUMARE, contrôleur général des finances de la campagne a remercié la population de la commune pour l’accueil en demandant sa mobilisation pour voter massivement le 22 juin prochain en faveur du candidat indépendant. Et dans sa prise de parole, ce dernier a salué vivement les populations venues l’accueillir. Il a également dénoncé le système de gouvernance despotique en place qui oublie le Peuple. Par ailleurs en promesse, le prix Onusien 2013 pour son engagement pacifique pour les humains déclare qu’il va rétablir à Dafort une antenne permanente de l’état civil avec possibilité d’établir des passeports sur place, une fois élu président.
La commune de Dafort est l’une des plus plus peuplées dans la région du Guidimagha, avoisinant 16 000 habitants voire plus. Le village de Dafort qui est le chef-lieu municipal mérite le statut administratif d’une ville d’un Arrondissement ou même d’un Département.Après l’étape Dafort, le cortège du candidat indépendant a continué son périple régional jusqu’au méga meeting attendu à Selibaby, la capitale régionale.Source crédit : Relais sur place et photos de Samba Diagana

Déclaration : A l’Attention des candidats à l’élection présidentielle de juin 2019 en Mauritanie.

Notre pays, la Mauritanie s’achemine vers un rendez-vous électoral d’une importance capitale pour notre avenir commun.
Conscients de cet état de fait, nous, Mouvement Ganbaanaxu regroupé au sein du Collectif des Associations de Lutte Contre l’Esclavage en Milieu Soninké, prenons cette occasion cruciale afin de présenter solennellement notre engagement pacifique pour la restauration de toute la DIGNITÉ HUMAINE, conformément aux préceptes de notre sainte religion l’Islam, aujourd’hui ouvertement bafouée par des tenants d’un régime féodalo-esclavagiste érigé en mode de vie qui sévit dans nos différentes communautés, notamment chez les Soninko. Nous le disons sans ambages aujourd’hui en ce 21ème siècle, l’esclavagisme social par ascendance fait partie du tissu sociétal soninké. Par la stratification sociale basée sur les castes, la composante sociale dite ESCLAVE statutaire est la plus lésée de la communauté. Face aux ségrégations tenaces et aux discriminations humiliantes, les personnes dites d’ascendance ESCLAVE et leurs sympathisants JUSTES parmi les autres communautés engagées pour des réformes sociétales nécessaires, sont déterminées et motivées pour l’émergence d’une véritable conscience républicaine et humaniste.
Depuis bientôt 4 ans suite à notre engagement d’éveil citoyen et humaniste pour l’égalité en Droits et en DIGNITÉ, nos membres ont subi diverses persécutions* (expropriations d’héritage, mise en quarantaine sociale, injures publiques et apologistes de l’esclavage, accusations mensongères et fallacieuses et d’autres traitements humiliants) de la part des réactionnaires tenant de l’ordre féodal dans la communauté. Ce qui est absurde c’est que cette campagne est savamment orchestrée par des réseaux d’intellectuels féodaux issus de la Diaspora alors qu’ils se présentent comme des défenseurs de droits humains.
Ainsi nos principales demandes citoyennes à l’endroit de vous, candidats à la magistrature suprême, sont articulées autour de :

■ La proclamation et la réaffirmation de l’égalité intrinsèque entre toutes les citoyennes et tous les citoyens dans notre pays,

■ La prise en compte des préjudices causés par l’ordre féodalo-esclavagiste à travers une politique de «promotion spéciale» au niveau national des cadres issus de la communauté des Soninko marginalisés .

■ La primauté de l’Etat de droit à l’échelle étatique sur les régimes coutumiers source de discriminations et de ségrégations, particulièrement la question d’accès des communautés à vocation rurale à la propriété foncière,

■ L’application stricte des dispositions contenues dans les lois nationales suivantes : la LOI 2015- 031 contre les pratiques de l’esclavage et ses séquelles et la LOI 2018 – 023 portant sur les DISCRIMINATIONS.

■ La prise en compte des communautés marginalisées des villages Soninkés dans les activités des programmes nationaux de développement, notamment l’Agence Tadamoun et le Commissariat aux Droits de l’Homme.

Nouakchott, 21 Mai 2019

Pour le Mouvement Ganbaanau
Le Collectif des Associations de Lutte Contre l’Esclavage en Milieu Soninké

🔷️Contact : Cissé Ibrahima Diallo
Tel /Whattsapp : +222 48725978/+33 695 17 09 38
Email : cissediallo2001@yahoo.fr

#GANBANAAXU #HUMANISTE #SOLIDAIRE #FRATERNEL #Mauritanie

✅Source crédit : Réseaux GANBANAAXU Mauritanie

POURQUOI LES SÉQUELLES DE L’ESCLAVAGE EN MILIEUX SONINKO AU LIEU DE L’ESCLAVAGE TOUT COURT?

Depuis la création du mouvement « GANBANAAXUN FEDDÉ » natif, initialement, de Mauritanie, mais devenu transnational voire transcontinental de part l’aura qu’il a eu à travers le monde, mouvement qui a emboîté le pas à ses aînés « Abolitionnistes de l’Esclavage et ses Séquelles », notamment les mouvements « hratines », Les Soninko (pluriel de Soninké) dans leur grande majorité ont horreur et ne veulent pas entendre parler du phénomène de l’esclavage dans leurs localités. La question a été érigée en une sorte de tabou autour duquel s’est formé un consensus latent. Dans la société soninké, les classes dominantes et certaines couches qui leur sont inféodées se sont mis d’accord pour clamer sur tous les toits qu’en milieu Soninké l’esclavage qui avait par le passé existé, comme d’ailleurs chez les autres communautés, a complètement disparu et que le phénomène a totalement été éradiqué en pratique et qu’il n’en demeure que des « restes » à travers quelques symboles marginaux. Mais ces « restes » constituées de codes de valorisations ou de « dévalorisations », c’est selon et autres symboles pudiquement désignées de séquelles, sont encore pires que la pratique réelle de l’esclavage par endroits à travers les zones infectées par le phénomène car elles expriment une certaine nostalgie d’un passé peu glorieux au sein de ces zones hautement stratifiées, ségrégationnistes et discriminatoires.
Au sein de la dite noblesse, tenant de la gouvernance, du chef du village à l’intellectuel, jusqu’au fonctionnaire dans Les rouages de l’Etat, exceptées quelques âmes justes (s’y reconnaîtra qui le mérite) tous sont unanimement d’accord et unis pour ne laisser la moindre parcelle de notabilité aux partisans de la caste ou classe dite inférieure considérée d’extraction servile et par conséquent inapte à toute mission relevant de la gouvernance sauf cas de force majeure, c’est-à-dire lorsque la nomination d’un membre de cette classe dite inférieure devient la seule option pour préserver un intérêt incontournable.
Il serait plus juste de dire et d’affirmer qu’en milieu soninké, le phénomène de l’esclavage est de nos jours quelque chose de « souhaité » pour ne pas dire de « prisé » par certains. Ce sont les circonstances qui ont obligé les soninko à parler d’éradication parce que ne disposant plus des moyens de coercition leur permettant d’asservir, dans le sens de reconnaitre le droit de propriété d’une personne sur son semblable. Mais « l’homo-sonincus », permettez moi le néologisme, n’est pas encore convaincu que toute forme d’asservissement est à proscrire et que la liberté est un don de Dieu à l’ensemble de ses serviteurs et dans cette perspective, elle est un don sacré et inaliénable. Ainsi, quelles que soient les affinités et l’admiration que l’on puisse éprouver pour une forme particulière d’organisation sociale de quelques communautés que ce soient, on ne peut en aucun cas consentir et trouver d’excuses ou de prétextes à des pratiques injustes et discriminatoires qui oppressent et aliènent. Et pourtant, dans la société soninké contemporaine, au nom de « la déification d’une certaine forme de culture » qui n’en est pas une, par les autoproclamés défenseurs de « notre culture soninké », des citoyens à part entière, considérés comme inférieurs font quotidiennement l’expérience de l’inégalité, de la discrimination, de l’injustice ; sont accablés par des préjugés et des clichés et sont parfois confrontés à l’ostracisme et à l’exclusion dans les villages.

Considérant cet état de fait, nous déduisons que l’éradication du phénomène en milieu Soninké, si éradication il y a eue, ne découle pas d’une réelle volonté politique interne mais plutôt et simplement d’une carence endémique des moyens et d’une mutation des rapports des forces qui ne permettent plus la pérennisation du phénomène dans sa forme classique au sein de la société soninké.
En effet, la prise en charge de l’esclave demande des capacités financières énormes, lesquelles étaient par le passé, acquises par le produit de la force de travail de l’esclave lui-même. Il était, il faut le dire, le moteur de la production sociale du maitre et de l’économie locale en général.
Les conditions multiples et variées qui entretenaient le phonème de l’esclavage dans sa forme classique, n’étant plus, la caste ou classe dite de la noblesse se résigna petit à petit à assouplir les jougs qui pesaient sur l’esclave. Ce qui donne l’impression que le phénomène est révolu et a été éradiqué. Mais, c’est juste une impression, car tous les codes liés au phénomène sont restés vifs et perceptibles à travers toute la structuration de la société. Et la naissance de Ganbanaaxu transnational a démontré que l’éradication tant clamée et crue par certains et annoncée n’était que du rêve ! En effet, les revendications des mouvements abolitionnistes ont rencontré des résistances absolument farouches reflétant ainsi la vivacité du phénomène dans les cœurs, concrétisée par des réactions nostalgiques tragiques partout où les lois des Républiques étaient lacunaires en occultant la situation, quand bien même, leurs lois fondamentales interdisent formellement le phénomène en le criminalisant. Pourtant certains esprits essaient encore de faire croire à la thèse du vide juridique donnant ainsi libre cours aux nostalgiques du passé honteux de commettre des tristes forfaits sans que ce comportement d’un autre âge ne leur suscite la moindre inquiétude. Mais le plus abominable et le plus horrible dans toute cette histoire est que, les défenseurs des droits humains reconnus comme tels à travers des associations légales, sont bel et bien ceux qui croupissent dans les prisons pour avoir dénoncé au 21ème siècle, un phénomène qui a gangrené le monde pendant des siècles et, qui continue encore à sévir par endroits avec la complicité de ceux qui sont sensés défendre la légalité et appliquer les lois, à travers des tribunaux spécialement érigés pour prévenir la persistance du phénomène dans tous les compartiments de la société et dans ses plus infimes manifestations.
Le combat juridique est devenu financièrement, tellement juteux pour certains défenseurs de la légalité que la justice n’est plus qu’un soporifique. Et la vérité doit être dite en tout temps et en tous lieux, pour aviser les âmes justes capables de l’admettre, d’accepter la dénonciation et d’agir pour son application, surtout quand on occupe un poste de responsabilité et de surcroit quand on tient les rênes du commandement. Une telle attitude est digne du patriote, du jaloux pour l’édification, le développement et le progrès de sa patrie ou encore de celui qui croit qu’un Seigneur Tout Puissant jugera un jour entre ses serviteurs. Lutter contre l’injustice et les discriminations ne doit pas être une option, mais un devoir du croyant et de toutes personnes dotées d’un minimum de conscience. Il est aujourd’hui de notre devoir de déconstruire pour mieux comprendre notre société et de défaire certaines conventions pour mieux vivre ensemble.

MCI DIALLO

NKTT, Juin 2019

Regardez « koundou soumaré dans TTI » sur YouTube

À suivre l’interview de notre animateur – Blog, Koundou SOUMARE, accordée à TV – TOOBA. Aux questions Ibrahim Diallo, animateur principal TV Tooba.

👇👇👇 lien YouTube ici

ÉVÉNEMENTIEL : Rendez-vous au méga concert COMPILATION GANBANAAXU 2019

Le 8 juin 2019 est annoncé un méga concert à Nouakchott organisé par la Marque GANBANAAXU FEDDE. Cet événement musical axé sur des références de l’unité et de la fraternité, est parrainé à la fois par l’artiste mauritanienne Maalouma Mint Mokhtar Ould MEIDAH et le footballeur international mauritanien Ismail DIAKITÉ. Sous la supervision organisationnelle du rappeur Hamady Coulibaly alias Yimbi kumma, plusieurs grosses pointures du Rap mauritanien sont attendues lors cette concert inédit qui fera date. Ainsi la COMPILATION GANBANAAXU 2019 portée par la Marque GANBANAAXU FEDDE, invite le grand public mélomane mauritanien à ce rendez-vous convivial à ne pas rater sous aucun prétexte. Les artistes au programme : Soyna Ganda, bamtare suukabe pelital, Bab zo, authentique, tonia fia, yimbi Kumma, lass rendo, Elphenoteli, tewal askanbi, rime soninké, Tobe, big sesarts, bably, force mine, Skyp.

Tous les médias nationaux et autres organes de presse sont invités pour une large diffusion via divers supports.

✅Le déroulement intégral de la Journée est prévu comme suit :

Première partie de Programme

À partir de 15h00 : prestation des artistes traditionnels, sketchs sur des thèmes de société, remise de trophées et discours des organisateurs.
L’entrée sera payante (1000 UM ou 100 MRU) pour avoir accès à toute la journée.

Deuxième partie de Programme

La compilation Ganbanaaxu qui signifie « Tous égaux en DROIT et en DIGNITÉ » est un projet initié par Yimbi Kumma, directeur de la marque Ganbanaaxu Fedde. L’objectif est de permettre à des artistes mauritaniens de se regrouper pour mettre en avant la musique et les talents provenant de Mauritanie dans un esprit de fraternité et d’égalité.
Plusieurs artistes ont été sélectionnés afin de se produire dans la Compilation Ganbanaaxu. Chaque artiste va créer un morceau qui sera diffusé plus largement grace à la Compilation.
Il y aura tout d’abord une sortie digitale de la compilation permettant une visibilité internationale des artistes grace aux supports de téléchargement légal (itunes …) et sur des plateformes de streaming (Deezer, Spotify …). La sortie digitale de la compilation Gambanaxu sera suivie d’un concert.

La soirée commencera par un documentaire rendant hommage à la musique mauritanienne avec la participation d’artistes renommés de la musique mauritanienne. Le documentaire durera 30 min environ.
Suivi de deux ou trois discours de 10 min maximum pour présenter la marque et le combat de l’association qui a permis la création de cette marque.
D’autres marques engagées seront invitées à faire leur présentation pendant 10 à 15 min.
Un artiste invité (hors compilation) sera choisi pour faire l’ouverture officielle de la soirée avec un titre qui parlera de l’unité de tous les mauritaniens.
Il sera suivi de Yimbi Kumma qui se produira pour trois morceaux en live accompagné d’un orchestre.
D’autres artistes invités se produiront pendant une trentaine de minutes.
Puis chaque artiste de la compilation viendra chanter son titre sur la compilation.

🔷📆️ Date : 8 juin 2019

🔘Lieu : Ancienne Maison des Jeunes à Nouakchott

✅Horaires : 14 H à 00 H

Communication par l’équipe organisatrice COMPILATION GANBANAAXU 2019