
Silly Ismail Korrera – Le conservatisme est une philosophie politique qui est en faveur des valeurs traditionnelles et qui s’oppose à tout progressisme.
Pour les conservateurs l’ordre social établi est indépendant de la volonté humaine. Le conservatisme favorise la dépendance. L’individu a besoin d’indépendance pour jouir d’une entière autonomie vis-à-vis de quelqu’un ou de quelque chose. La stratification sociale soninké s’oppose à cette indépendance des individus.
Toute ambition nourrit par les castes inférieures doit s’attendre à la résistance de la chefferie traditionnelle et religieuse souvent en connivence avec les élites politiques.
Devenir ou souvent même penser à devenir imam, élu politique pose un problème dans ces organisations. Penser à devenir chef de village ou même poser la question d’une probable possibilité est considérée comme étant un crime qui peut être source de lourdes peines. Interdiction d’accès aux fontaines publiques d’eau, embargo interdisant au commerçant de vendre à cette personne, exclusion physique de la cité.
Il s’agit ici d’organisations sociales dont les mentalités sont empoisonnées par des imaginaires collectives et des clichées sociales.
Des familles entières privées de responsabilités parce qu’elles sont descendants d’esclave, griots, forgerons, etc. Des personnes réduites à l’esclavage dans ce village soninké, le seul crime, parce qu’elles ont immigré dans ces villages à la quête d’une vie meilleure et se retrouvent en esclavage à un moment de leur l’histoire.
Dans ces espaces villageois, des citoyens mauritaniens à part entière qui ne jouissent pas de droits fondamentaux (accès à la propriété sous contrainte d’acceptation des coutumes, ne pouvant participer à la vie du village, aux décisions…). Un citoyen a des droits et des devoirs. Ce système traditionnel met en cause la situation. Parce que les victimes de l’esclavage ont des devoirs mais n’ont pas des droits. Ce qui nous amène à mettre en cause qu’il y a forcement une complicité de l’état mauritanien.
Il n’existe que l’humain. À ce que nous sachons les humains sont égaux en droit et devoir c’est une règle d’or pour le maintien du lien social et la cohésion sociale. Il faut bannir ce système abject, honteux et arriéré. Tout silence face à ce système devient complicité. Raisonner pour laisser entendre que c’était ainsi depuis nos ancêtres et pour changer, il faut du temps. Nous savons qu’il faut du temps mais à un moment il faut un démarrage et combattre toutes les mentalités qui pensent encore avoir des droits sur des êtres humains. Cette pratique est un crime et le crime doit être sanctionné.
Silly Ismail Korrera, informaticien, membre d’IRA
Ressortissant de Guidimaka (Ajar)
©️ Crédit source : http://www.cridem.org ( http://cridem.org/C_Info.php?article=730243)

































Tôt ce matin du 17 Mai 2019, la délégation du candidat Biram Dah Abeid, célèbre défenseur des droits humains, est arrivée à Dafort en provenance du village de Bouanze.Accueilli par une forte foule composée de toutes les communautés (soninkés, haratines et peuls) scandant le slogan « Biram Changement », le député candidat a été chaleureusement présenté par le jeune coordinateur communal de la campagne Hamza Camara entouré par des notables locaux déplacés pour l’événement sur la Place du Marché . Par la suite, Mr Moussa Hamet SOUMARE, contrôleur général des finances de la campagne a remercié la population de la commune pour l’accueil en demandant sa mobilisation pour voter massivement le 22 juin prochain en faveur du candidat indépendant. Et dans sa prise de parole, ce dernier a salué vivement les populations venues l’accueillir. Il a également dénoncé le système de gouvernance despotique en place qui oublie le Peuple. Par ailleurs en promesse, le prix Onusien 2013 pour son engagement pacifique pour les humains déclare qu’il va rétablir à Dafort une antenne permanente de l’état civil avec possibilité d’établir des passeports sur place, une fois élu président.
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