✓Communiqué relatif aux événements de Boghé et Bababé | Par la CVE/VR



La CVE/VR suit avec beaucoup d’inquiétude le développement de la situation à Boghé et à Bababé. Des manifestations pacifiques organisées, dans ces deux villes, pour réclamer justice pour les 28 militaires négro-africains pendus à Inal en 1990, ont été sauvagement réprimées. A Bababé, ce sont cinq jeunes manifestants qui ont été arrêtés dont deux aux moins ont été délibérément et grièvement blessés par les forces de l’ordre au moment de leur arrestation. Les séances de torture se poursuivraient encore dans les locaux du commissariat de la ville. A Boghé, deux personnes au moins ont été arrêtées.
La CVE/VR, tout en exprimant sa solidarité pleine et entière à l’endroit des manifestants, exige :
– la libération immédiate et sans conditions des personnes arrêtées et tient les forces de l’ordre responsables de toute atteinte à leur intégrité physique ;
– l’abrogation de la loi 93 – 23 du 14 juin 1993 portant amnistie des crimes imprescriptibles de génocide commis contre la communauté négro-africaine entre janvier 1989 et avril 1992

La CVE/VR rappelle au régime de Mohamed Cheikh Ghazouani que la répression, l’intimidation et la fuite en avent dans le refus du règlement de ces actes de génocide ne feront que creuser davantage le fossé entre nos différentes composantes nationales et mettre en péril l’existence même de notre pays Seul un règlement définitif de la question prenant en compte les devoirs de vérité, de justice, de réparation et de mémoire est à même d’apaiser les souffrances des victimes rescapées et ayant droit et de réconcilier les cœurs.


Nouakchott, le 28 novembre 2021


La Cellule de Communication

© Crédit source : Réseaux CVE/VR – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10223428809806345&id=1170481681

✓Regardez la Vidéo « Conférence de Dr Ba Boubou et Dr Diallo Djibril sur le vivre ensemble soninké » [YouTube TV Tooba] | Journée culturelle – A.R.D.J.E

— Ci-après l’élément média TV Tooba lors la journée culturelle organisée par A.R.D.J.E , l’aile associative Ganbanaaxu Diogountourou en France. Une séance de conférence-débat animée par Messieurs Dr Boubou BA et Dr Djibril DIALLO avec comme modérateur Ibrahim DIALLO (TV Tooba) :

✓Événement du 25 novembre au 2 décembre 2021 | Campagne numérique pour l’abolition au Mali – Diffusions médias de notre BLOG.

Campagne pour l’abolition de l’esclavage – JOUR 1

🔴 Saviez-vous qu’en 2021 au Mali, des citoyens de certaines localités sont traités d’esclaves parce qu’ils ont eu des ascendants qui étaient « esclaves » suivant des conditions peu connues ?
Nous vous informons du cas de l’esclavage par ascendance au Mali !

#msdh #endesclavage #2decembre

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Campagne pour l’abolition de l’esclavage – Jour 1
M.Salif KAMARA du Rassemblement Malien pour la Fraternité et le Progrès (RMFP) contribue au partage d’informations sur l’esclavage par ascendance au Mali.
#msdh #endesclavage #2decembre.

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Campagne pour l’abolition de l’esclavage – JOUR 2


🔴 Nous rappelons que le Mali a ratifié la majorité des instruments juridiques (traités et conventions) régionaux, sous régionaux et internationaux relatifs aux droits humains, qui condamnent fermement l’esclavage et qu’il ne peut y avoir de paix tant qu’ils ne sont pas appliqués dans les normes afin de mettre fin à cette pratique.
#msdh #endesclavage #2decembre

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Campagne pour l’abolition de l’esclavage – Jour 2
« Il faut des lois qui considèrent l’esclavage comme un crime contre l’humanité »: M.Alioune TINE, fondateur de AfrikaJom Center s’exprime sur cette pratique.
#msdh #endesclavage #2decembre

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✓Campagne pour l’abolition de l’esclavage – JOUR 3


🔴Il est plus que nécessaire de prôner la paix, la cohésion sociale et le droit à la liberté pour que chaque malien ainsi que chaque être humain partout dans le monde puissent vivre ensemble et librement.


#msdh #endesclavage #2decembre

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Campagne pour l’abolition de l’esclavage – Jour 3
Notre troisième intervenant est le président de l’association des ressortissants Mauritaniens pour l’éradication de la pratique d’esclavage et ses séquelles, il nous expose son point de vue et passe un message pour l’abandon de cette pratique. Mr Gaye Traoré
#msdh #endesclavage #2decembre

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Campagne pour l’abolition de l’esclavage – JOUR 4


🔴Selon ces statistiques, la pratique de l’esclavage est devenue un fléau, elle constitue un frein à l’épanouissement de ceux qui en sont victimes. Nous devons y mettre fin !


#msdh #endesclavage #2decembre

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Campagne pour l’abolition de l’esclavage – Jour 4
M. Hanoune DIKO, secrétaire général de l’Association des Haratine de Mauritanie en Europe sollicite la campagne et intervient pour partager son parcours dans la lutte contre la pratique de l’esclavage par ascendance.
#msdh #endesclavage #2decembre

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Campagne pour l’abolition de l’esclavage – JOUR 5


🔴 Les 3 premiers articles du titre premier de la constitution du Mali stipulent tous l’importance de la vie humaine et les mesures à prendre si elle est soumise à des actes qui puissent porter atteinte à son intégrité. Le 19 juillet 2021, des experts des droits de l’homme de l’ONU ont appelé le Mali à prévenir les attaques contre les soi-disant esclaves, affirmant que ces incidents sont en augmentation, avec deux fois plus de personnes blessées cette année qu’en 2020.
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Campagne pour l’abolition de l’esclavage – Jour 5
Nous passons aux témoignages des victimes. Cheikna Diarra est le porte-parole des personnes déplacées internes de la cité des enfants. Il nous raconte comment ils se sont retrouvés dans cette situation et insiste sur leur envie de retourner chez eux.
#msdh #endesclavage #2decembre

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Campagne pour l’abolition de l’esclavage – Jour 5
Tountou Coulibaly témoigne !
Elle confirme avoir été chassée de sa maison et de son village, elle et sa famille de force. Elle finit par formuler un message d’appel à l’aide, à l’endroit des autorités et de toute la population malienne, pour sortir enfin de cette situation.
#msdh #endesclavage #2decembre

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Campagne pour l’abolition de l’esclavage – JOUR 6


🔴 Face à cette situation, nous formulons des recommandations.
Cette pratique doit prendre fin !

#msdh #endesclavage #2decembre

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Jour 6 – Témoignage
Fily Diarra est également victime de l’esclavage par ascendance et réside désormais à cité des enfants. Dans son intervention il précise que le statut de leurs parents ne doit pas projeter sur eux tel un châtiment, et que nul ne doit se servir de la culture pour faire du mal à son prochain.
#msdh #endesclavage #2decembre

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Jour 6 – Interview
Écoutons ensemble l’avis de M.Aboubacar Sow, blogueur et prêcheur inter religieux, membre du CCGT ( Comité culturel de la génération des trois testaments) sur la pratique de l’esclavage par ascendance.
#msdh #endesclavage #2decembre

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JOUR 7

🔴 Nous arrivons à terme de cette campagne, l’une de nos dernières recommandations est en faveur des victimes, leur prise en charge est primordiale et cela doit être une priorité majeure.

#msdh #endesclavage #2decembre

🔴 À l’endroit des autorités, nous demandons une adoption des lois et une stricte application pour que justice soit enfin faite, pour que les individus traités d’esclaves puissent rentrer dans leurs droits les plus légitimes.
#msdh #endesclavage #2decembre

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Le Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’homme depuis sa création mène des actions de lutte contre l’esclavage et s’assure de la médiatisation de ses actions. Nous vous invitons à visionner un récapitulatif de quelques interventions du Coordinateur National, Mr Boubacar N’djim
#msdh #endesclavage #2decembre

✓Le député BDA reçu en audience à l’ambassade US à Nouakchott

Par un post publié sur la page officielle Facebook https://www.facebook.com/92501672621/posts/10159627093157622/ , la représentation américaine en Mauritanie annonce la rencontre entre l’ambassadrice et le député Biram Dah Abeid et président des réseaux IRA-Mauritanie, ce jour 24 novembre 2021 à Nouakchott.

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~ Ci-après l’élément média :

« التقت السفيرة كيرشت مع النائب البرلماني ورئيس حركة إيرا السيد برام الداه عبيد لمناقشة آخر التطورات السياسية والاجتماعية في موريتانيا. وركز الاجتماع على مناقشة أفضل السبل لتعزيز حقوق الإنسان ومحاربة العبودية وتحسين الاندماج السياسي في موريتانيا والمنطقة. وإدراكًا منها بأن النضال من أجل العدالة هو معركة عالمية، عرضت السفيرة على السيد برام مشاهدة بعض الأعمال الفنية التي تكرم الانعتاقيين المعروفين في الولايات المتحدة.

L’Ambassadeur Kierscht a rencontré le Député et Président de l’IRA, M. Biram Dah Abeid, pour discuter des derniers développements politiques et sociaux en Mauritanie. La réunion s’est focalisée sur la meilleure façon de promouvoir les droits de l’homme, de lutter contre l’esclavage et d’accroître l’inclusion politique en Mauritanie et la sous région. En plus, reconnaissant que le combat pour la justice est un combat mondial, l’Ambassadeur a offert à Biram l’occasion de voir son œuvre honorant les célèbre abolitionnistes américains. IRA Mauritanie »

©️ Crédit source : US Embassy Mauritania https://www.facebook.com/92501672621/posts/10159627093157622/

✓A propos de l’accaparement des terres | Par Ba Aliou Coulibaly



— Nous tenons à clarifier si besoin il y a que nous sommes contre toute forme d’accaparement des terres au détriment des véritables populations rurales dont la terre constitue l’unique ressource. Autant nous condamnons avec la dernière énergie l’accaparement opéré par les lobbies affairistes autant nous dénonçons également l’accaparement des terres par les lobbies féodaux . Au Fouta , dans beaucoup de localité , quand il s’agit de se mobiliser pour défendre les terres se sont tous les habitants du village qui se mobilisent mais quand il s’agit d’ en bénéficier , ou de les exploiter seule une petite minorité en profite. Cet état de fait existe malheureusement dans plusieurs villages et fait que des surfaces énormes sont maintenues en jachère ou sont sous exploitées, pris en otage pendant que d’autres populations en ont besoin . Cela est difficilement défendable . Dans notre contexte de sous-développement dans lequel les ressources deviennent de plus en plus rares , la terre est si précieuse et nécessaire que nul n’a le droit de la maintenir morte. Il n’est donc ni équitable ni juste de défendre l’un et de couvrir l’autre , ils sont tous les deux à dénoncer et à condamner.
Je saisis cette occasion pour me joindre aux populations de Ngawlé afin qu’elles puissent bénéficier de leur droit légitime à bénéficier en priorité de leur ressources naturelles.

Ba Aliou Coulibaly
Propriétaire Terrien

✓La communication de la C.C.E.S | L’esclavage en Mauritanie : Notre indignation



La Coordination Contre l’Esclavage et ses Séquelles (C.C.E.S) a été alertée par un communiqué de l’organisation IRA-Mauritanie sur un possible blanchiment d’un cas avéré d’esclavage en cours, à Aïn Varba, une localité de la région du Hodh El-Gharbi, qui est à 800 km de Nouakchott, la capitale Mauritanienne. Nous exprimons vos vives inquiétudes d’une éventuelle complicité de certains magistrats, qui auraient tendance à couvrir des actes odieux de l’esclavage.

Nous vous citons ses passages de la déclaration IRA-Mauritanie, qui date le 10 novembre 2021 :
« Le magistrat en question, Mohamed Abdallahi Ould Ahmedou écouta les parties présentes, en l’occurrence le présumé fauteur Cheikhna Ould Chehlawi, la victime Mariem Mint Cheibani et ses deux rejetons. La cadette Salka, encore mineure selon une vidéo fameuse qui circule sur internet, a été donnée en guise de cadeau de mariage, par Cheikhna Ould Chehlawi, à sa propre fille Selemhe; la mère de Salka confirma les faits et griefs, y compris face au parquet. Depuis des années, la dame, bénéficiaire du présent humain, fait travailler l’enfant, chez elle, à Nouakchott.

Or, le Procureur de la république, en vertu des réflexes habituels qui consistent à octroyer l’impunité aux groupes dominants, fit ramener la petite Salka, de Nouakchott à Aïoun mais ignora sa maîtresse, Selma Mint Chehlawi. Pire, il entérina les allégations mensongères selon lesquelles l’ainée des deux esclaves – de son prénom Cheikhna, suivant le vœu du maître – serait majeure, ce qui expliquerait sa présence au service de ce dernier. Il importe de noter, ici, que les filles et leur maman ne possèdent aucune pièce d’état civil ; cependant, la mère aurait été enrôlée mais ne jouirait de ses papiers d’identité que par la volonté de son bourreau : elle en userait les jours de scrutin ou lors du retrait des vivres, au titre de la prévention des risques de famine. Bien entendu, Cheikhna Ould Chehlawi veille à récupérer le fruit puisque Mariem Mint Cheibani lui appartient.

En effet, faisant fi de toutes les lois incriminant l’esclavage en Mauritanie, il continue d’assujettir les femmes et hommes, de couches vulnérables, en les faisant travailler sans rémunération ; il en offre l’usage, plus ou moins occasionnel, à sa progéniture. Le notable Cheikhna Ould Chehlawi possède plusieurs serviteurs et les exhibe, fièrement au tribunal, pour qu’ils témoignent en sa faveur et le protègent des rigueurs de l’égalité et de la citoyenneté. »

Il est inacceptable pour nous en tant qu’organisations de la société civile africaine, panafricaine, Européenne, des défenseurs de droits humains, d’apprendre qu’en 2021, des êtres humains sont offerts comme des objets en cadeau de mariage corvéable à merci du maitre. Voila une situation qui nous ramène au moyen-âge malgré l’existence d’un arsenal juridique en Mauritanie. Nous apportons notre soutien sans faille à l’organisation IRA-Mauritanie dans son noble combat contre l’esclavage, qui est un crime contre l’humanité.

Nous recommandons à l’exécutif et au système judiciaire Mauritanien :
Que les magistrats appliquent strictement la loi incriminant l’esclavage et ses séquelles en vigueur dans le pays sur les esclavagistes et les apologistes de toute forme de l’esclavage ;
De mettre en place des structures d’accueil pour les victimes du phénomène d’esclavage, les assurer une formation afin qu’elles s’intègrent dans la société dans le long terme. Construire des écoles et centres médicaux dans les villages des victimes de l’esclavage ;
L’indemnisation les victimes de l’esclavage qui les permettra de s’intégrer dignement dans la vie de citoyens libres. Des terres irrigables et habitables pour toutes les victimes de l’esclavage et du racisme.


Le 20 Novembre 2021


Liste des organisations signataires
Waraba d’Afrique
IRA-France
Kane d’Afrique
MSDH
ARMEPES-France
RMFP-Mali
A.H.M.E
ASEPT-Sénégal
A.C.D.E
Ganbana-International
Collectif Un Passé Trop Présent

✓Biram Dah Abeid invité pour la dixième édition de AFRIFF ( 8 au 15 novembre 2021, Lagos, Nigeria)

AFRIFF ou Festival International du Film Afticsin, a déroulé sa 10eme édition à Lagos au Nigeria du 8 au 14 novembre 2021.
La République Islamique de Mauritanie était présente au cours de cette édition grâce au film réalisé par le cinéaste italien Marco Piantoni et la Federation Italienne des droits de l’Homme, dirigée par Antonio Stango. Piantoni et Stango sont tous les deux adeptes de La défense de la dignité humaine et des engagements non-violents. Une équipe constituée par le cinéaste et la ligue, avait suivi le candidat Biram Dah Abeid durant son périple de campagne en juin 2019. Les discours enflammés, galvanisateurs, du leaders abolitionniste, comme ses prises de positions stratégiques ou spontanées, ont été étroitement et longuement scrutés et analysés ses accompagnateurs. Ces derniers étaient présents à côté du candidat très largement assuré de l’inéluctabilité d’un deuxième tour dans les élections présidentielles mauritaniennes le mettant en face à face avec le candidat du pouvoir Mohamed ould Cheikh El Ghazouani.
Ils étaient aussi témoins de la déclaration unilatérale et prématurée du président sortant et homme fort du pays à l’époque, Mohamed ould Abdel Aziz, de la victoire de son candidat. Ce fait accompli provocateur et arbitraire, a été précédé par une descente massive des unités de l’armée avec ses chars et blindées dans toutes les circonscriptions ou agglomérations dans lesquelles le candidat du pouvoir était battu par Biram Dah Abeid. Marco Piantoni a immortalisé le premier réflexe du dirigeant d’IRA-Mauritanie, voyant sa très possible victoire confisquée par la révocation du deuxième tour par décision arbitraire et par la force militaire. Biram Dah Abeid a pensé aux vies humaines, aux vies des jeunes mauritaniens et mauritaniennes, il a pensé aux vies des soldats mauritaniens, il a pensé aux biens et infrastructures des mauritaniens et de la Mauritanie, à la pérennité du pays… Marco Piantoni et Antonio Stango on sublimé l’attitude et l’idéologie non-violentes du Prix des Nations Unies pour les Droits de l’Homme et ont réalisé le documentaire “L’asino che vola” qui retrace le parcours militant ardue de Biram Dah Abeid et de son organisation non gouvernementale, un parcours néanmoins moralement et stratégiquement sécurisé de toute violence physique ou idéologique.
À travers la projection de ce film au cours de cette dixième édition de AFRIFF, les réalisateurs du film on gagné un pas en avant vers leur but ultime : couronner Biram Dah Abeid du Prix Nobel de la Paix.


IRA-Italie


Le 14 novembre 2021

©️ Crédit source : Réseaux IRA-Mauritanie

✓Mali : lutte contre l’esclavage par ascendance | Une nouvelle circulaire ministérielle en date du 11 novembre 2021

Le phénomène de l’esclavage par ascendance défraie tristement d’une manière récurrente l’actualité au Mali. Des militants anti-esclavagistes ont subi diverses violations des droits humains dans plusieurs localités du pays notamment dans les régions de Kayes et Koulikoro. Pour rappel il y a plus d’une année juste, 4 militants abolitionnistes Gambana (pères de famille de 42 ans à 73 ans) du village soninké de Djandjoumé, avaient été sauvagement assassinés chez eux et jetés dans les eaux pluviales (dans la nuit du 1 septembre 2020). Des extrémistes adeptes des coutumes esclavagistes du village groupés en milices criminelles sont les auteurs identifiés (29 sont derrière les barreaux en attente d’un procès) … Lire https://www.ohchr.org/FR/NewsEvents/Pages/DisplayNews.aspx?NewsID=26219&LangID=F.

Les 4 militants anti-esclavagistes assassinés à Djandjoumé (1/9/2020) : Mountakha Diarrisso, Youssou Cissoko, Gossi Cissoko et Hamet Cissoko.

Dans des tentatives du gouvernement pour enrayer ce phénomène odieux qui pose des problématiques sécuritaires évidentes, les termes de cette nouvelle circulaire ministérielle clarifient davantage son approche de traitement. Il est plus qu’urgent qu’une loi spécifique soit mise en place contre l’esclavage par ascendance sous toutes ses manifestations sociales (notamment l’apologie discursive et comportementale).

KS pour le BLOG

✓Alerte Mauritanie : Recel et blanchiment d’esclavage, en cours


1. Aïn Varba est une localité de la région du Hodh occidental, à environ 800 kms au sud-est de Nouakchott, la capitale. Le chef-lieu est Aïoun. L’endroit s’est fait connaitre par des violations de la dignité de la personne quand, en 2011, Ira-Mauritanie (Ira-M) y découvrait des pratiques d’esclavage domestique et selon ascendance, avec des ramifications dans d’autres villes. A l’époque, les militants de l’organisation furent copieusement torturés, sur place, sous les ordres du commandant de la brigade de gendarmerie.
2. 10 ans après, un dignitaire de Aïn Varba, le sieur Cheikhna Ould Chehlawi, y a hérité de servants et de servantes, issus de rapts perpétrés, du vivant de son père, contre des noirs, natifs du périmètre alentour.
3. A la suite d’une pré-enquête vigilante, une mission que conduisent Abdallahi Abou Diop, responsable de la commission de défense des droits humains et Laghdaf Ould Neemeu membre du Comité de paix quittait Nouakchott, le 6 novembre, en direction du lieu-dit. Ils bénéficieront de l’appui des bureaux locaux de l’association, à Tintane et Aïoun, avant d’approcher la victime, Mariem Mint Cheibani. En compagnie de cette dernière, la délégation se rend, à Aïn Varba, deux jours après, afin de déposer plainte, auprès de la gendarmerie. Le commandant de brigade a tergiversé et traîné avant d’accepter de recevoir la déposition de la plaignante et d’enregistrer sa requête. La gendarme procéda, alors, à une investigation hâtive puis décida le déferrement du dossier, le 10 novembre courant, devant le Procureur du tribunal compétent, à Aïoun.
4. Le magistrat en question, Mohamed Abdallahi Ould Ahmedou écouta les parties présentes, en l’occurrence le présumé fauteur Cheikhna Ould Chehlawi, la victime Mariem Mint Cheibani et ses deux rejetons. La cadette Salka, encore mineure selon une vidéo fameuse qui circule sur internet, a été donnée en guise de cadeau de mariage, par Cheikhna Ould Chehlawi, à sa propre fille Selemhe; la mère de Salka confirma les faits et griefs, y compris face au parquet. Depuis des années, la dame, bénéficiaire du présent humain, fait travailler l’enfant, chez elle, à Nouakchott.
5. Or, le Procureur de la république, en vertu des réflexes habituels qui consistent à octroyer l’impunité aux groupes dominants, fit ramener la petite Salka, de Nouakchott à Aïoun mais ignora sa maîtresse, Selma Mint Chehlawi. Pire, il entérina les allégations mensongères selon lesquelles l’ainée des deux esclaves – de son prénom Cheikhna, suivant le vœu du maître – serait majeure, ce qui expliquerait sa présence au service de ce dernier. Il importe de noter, ici, que les filles et leur maman ne possèdent aucune pièce d’état civil ; cependant, la mère aurait été enrôlée mais ne jouirait de ses papiers d’identité que par la volonté de son bourreau : elle en userait les jours de scrutin ou lors du retrait des vivres, au titre de la prévention des risques de famine. Bien entendu, Cheikhna Ould Chehlawi veille à récupérer le fruit puisque Mariem Mint Cheibani lui appartient.
6. En effet, faisant fi de toutes les lois incriminant l’esclavage en Mauritanie, il continue d’assujettir les femmes et hommes, de couches vulnérables, en les faisant travailler sans rémunération ; il en offre l’usage, plus ou moins occasionnel, à sa progéniture. Le notable Cheikhna Ould Chehlawi possède plusieurs serviteurs et les exhibe, fièrement au tribunal, pour qu’ils témoignent en sa faveur et le protègent des rigueurs de l’égalité et de la citoyenneté.
7. Pour Ira-M, l’esclavage demeure répandu dans les quartiers chics et résidentiels de la capitale, en particulier la commune de Tevragh Zeina. Il s’étend à la quasi-totalité des centres urbains ; d’ailleurs, si la matrice de l’infériorité de naissance remonte aux villages et campements nomades, elle s’enracine, de manière moins visible, à l’intérieur des villes où, pourtant, le pouvoir d’Etat s’exerce davantage. Paradoxe quotidien, la progéniture des familles de nobles perpétue la relation verticale. Cadres et hauts fonctionnaires y recourent toujours, malgré la proximité du noyau de l’Etat. Il est erroné de penser que l’esclavage n’existe plus que dans les zones enclavées de la Mauritanie.
8. De nombreuses mères s’abstiennent de lever le secret du père, car la femme en situation de captivité subit les viols de ses propriétaires, même mariée. Les responsables de tels actes d’ignominie s’en justifient au nom de livres du code noir, les fameux recueils de la Charia locale où l’on enseigne et vulgarise le traitement du bétail humain.
9. Comme il y a 10 ans, le tribunal argue, aujourd’hui, que IRA-M n’est pas une organisation reconnue ; en conséquence, elle ne saurait ester en justice ni accompagner et encadrer la plaignante. Ainsi, le magistrat évite de convoquer Selemhe Mint Chehlaoui mais n’hésite à rapatrier l’enfant abusée, Salka.
10. IRA – M pressent, là, une menace d’occultation d’un cas flagrant d’exploitation de l’homme par l’homme. En dépit de l’alternance de 2019, la justice de caste résiste à la normalisation et porte entrave aux changements et réformes attendus et ô combien différés.
Selon les dernières informations, le Procureur d’Aïoun renvoie, l’affaire, à la brigade de gendarmerie, certainement aux fins de ficeler le « meilleur » prétexte visant à dissimuler – une fois de plus- un crime avéré que ses auteurs assument avec fierté et arrogance.

Initiative de Résurgence Abolitionniste en Mauritanie (Ira-M)
Nouakchott, le 10 novembre 2021

©️ Crédit source : Réseaux IRA-Mauritanie

✓Témoignage émouvant qui marque | La Mémoire de la tante Hawa Cissoko de Bouyagui.



Ici notre tante et mère Hawa Cissoko rencontrée au Mali lors de l’événement Atelier de formation au Plaidoyer du programme Esclavage et Migrations Forcées – EMiFo . Âgée d’à peu près 70 ans, elle est originaire du village de Bouyagui. Ce village est un village-Liberté comme quelques-uns dans la région de Kayes. Des villages historiques fondés par des communautés qui refusèrent la servitude esclavagiste dans d’autres localités. Selon son témoignage recueilli dans nos échanges très touchants, leurs ancêtres sous le joug esclavagiste quittèrent en pleine nuit un autre village des environs pour aller débroussailler et occuper l’endroit du site actuel du village Bouyagui. Un autre ressortissant du village, l’enseignant Waly Traoré nous apprend que cet événement marquant la révolte fondatrice de leur libération historique, se serait passé dans la nuit du 10 juillet 1914. À l’époque, l’ordre colonial français régnait dans la zone, on dirait que les autorités d’antan essayaient plus ou moins avec leurs intérêts mis bien à l’abri certainement, de pencher davantage vers les libérations des esclaves dans la zone. Aujourd’hui après plus d’un siècle de cette période et 60 ans après nos indépendances, nos propres autorités traînent à nommer et à éradiquer un phénomène qui a un prolongement sociétal et temporel facilement détectable dans nos différentes communautés.

L’histoire de ce village est relatée dans le film doc réalisé par Dr Marie Rodet les Diambourou https://vimeo.com/245704895 .

Lire également https://soninkideesjose.wordpress.com/2019/11/01/%E2%9C%85apres-le-visionnage-du-film-les-diambourou-quel-impact-pour-notre-militantisme-ganbanaaxu-fedde/

–En photo avec Mr Goudia Konate (journaliste) et président Gaye Tene Traoré à l’USJPB Bamako.

Par KS pour le BLOG