✓Le jour où des propos « castés » vaudront de la prison ferme nous aurons changé. | Par la journaliste Mariem Derwich.

Obliger les imams à rappeler ( que ne l’ont ils fait avant?) que les inégalités de classes n’ont aucune base religieuse… Il était temps. Nonobstant tout ce que peut dire Ould Ghoulam…
De même, s’élever ( sans citer une fois réellement) contre les préjugés à l’encontre des forgerons, contre les castes et tout l’imaginaire défavorable qui entoure notre mode de nous penser dans le monde, c’est bien. Cependant il n’y a pas que les forgerons qui sont victimes de discriminations. Il y a aussi tous les autres : les griots, les haratines etc etc…
Le jour où un griot pourra épouser une « noble », le jour où un hartani pourra épouser une « noble », le jour où un forgeron pourra épouser une « noble », le jour où un esclave ou un descendant d’esclave pourra épouser une « noble », sans que cela provoque l’ire des groupes dits « nobles », alors nous serons enfin au monde…
Le jour où sera rayé l’ignominie du « on est esclave par la mère » quelque chose aura vraiment changé (un esclave l’est par décision sociale et collective, non pas par la mère. Nier ceci revient à absoudre les classes dominantes et l’appareil religieux qui a légitimé pendant des siècles cette aberration qu’est l’esclavage.)
Le jour où des propos « castés » vaudront de la prison ferme nous aurons changé.
Le jour où un imam refusera tous ces fichus mariages entre soi, au sein d’une même famille, entre cousins ( ne nous leurrons pas, ceux ci existent pour la préservation du groupe en ceci que ce dernier se pense comme « pur » et donc, que cette présupposée pureté « noble » doit être préservée) nous aurons avancé.
Et dans ce combat, ne pas oublier que parfois les victimes de nos sociétés castées, perpétuent aussi les chaînes qui les entravent, comme dans le cas des griots.
Le jour où les griots arrêteront de changer les louanges des « forts » et des « nobles », perpétuant ainsi une vision extrêmement castée de nos rapports humains, nous aurons gagné en humanité.
En attendant les déclarations d’intention resteront creuses…
Car c’est tout notre système de positionnement dans l’espace qui est à revoir… Tout.
Dans notre pays la première injustice, la première inégalité la première aberration, celle dont nous héritons à la naissance, celle qui nous colle à la peau et permet toutes les discriminations, c’est celle de la naissance dans une société qui nous rappelle tous les jours qui nous sommes et qui nous devons être : d’abord un nom puis un arrimage contraint à une position sociale dont on ne sort jamais. Chez nous c’est bien le regard de l’autre ( la société) qui définit qui nous serons et ce que nous pourrons ou non faire, en particulier lors des stratégies matrimoniales.

Et ces systèmes bien rodés ont cours dans toutes nos ethnies, toutes..

©️ Crédit source : Post FB https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=5375248542491535&id=100000193281905

🟢 Activités Gambanaaxu 15/12/2021 | Visite de courtoisie auprès du doyen, l’anthropologue Yaya SY en région parisienne.

Au nom de toute la mouvance abolitionniste et anti-esclavagiste soninké GANBANAAXU , une équipe s’est rendue pour une visite de courtoisie auprès notre oncle, l’universitaire Historien Pr Yaya SY séjournant à Paris ces jours-ci. Une figure intellectuelle reconnue pour ses travaux académiques sur la société soninké et sur les données historiques du phénomène de l’esclavage à travers l’Histoire d’une manière générale. Ses contributions intellectuelles et différents apports, ont été d’une grande utilité aux idéaux portés par notre engagement.

Pr Yaya SY autour Hademou Coulibaly, Koundou Soumaré et Abdoulaye Traoré



• Lire 👇🏿 sa dernière contribution médiatique à l’occasion du sinistre anniversaire de la tuerie de 4 membres militants anti-esclavagistes #soninkés à Djandjoumé le 1 septembre 2020 – https://soninkideesjose.wordpress.com/2021/09/01/nous-ne-vousoublierons-jamais-par-yaya-sy-les-crimes-de-lesclavage-par-ascendance-chez-les-soninkes/

~ À Lire également : https://soninkideesjose.wordpress.com/2020/06/10/lapproche-globale-sur-les-problematiques-liees-a-lesclavage-la-reaction-de-lanthropologue-pr-yaya-sy/

–Élément média par KS pour le BLOG

✓France/Justice | Diko Hanoune est relaxé par le tribunal de grande instance de Paris aujourd’hui 14 décembre 2021.

👇🏿 médias Vidéo :

Diko Hanoune est relaxé par le tribunal de grande instance de Paris aujourd’hui 14 décembre 2021, voila tout un symbole d’une justice indépendante. Les féodaux ont cru que tout est possible avec l’argent des caisses de villages, mais, ils ce sont violemment heurtés à l’indépendance de cette justice française et risquent fort de se moindre les doigts dans l’avenir.
 
Les abolitionnistes et leurs avocats remportent une victoire éclatante contre les esclavagistes Soninko en France et ailleurs. La tombée du verdict du procès en diffamation annonce la relaxe du grand militant Diko Hanoune selon Maitre Akesson son avocat.
 
Maitre Saïdou Larifou, président de l’ONG Waraba d’Afrique dira que « c’est la victoire du courage, la victoire du droit, la victoire citoyenne, c’est celle de Diko, c’est celle de tous ceux et celles qui sont ici et surtout aux pays qui luttent difficilement pour la dignité humaine….. Maitre Saïd Larifou annonce des poursuites ici en France contre ceux propagent la haine dans nos pays depuis la France…. »
 
Pour rappel, le nommé Boubacar Camara avait déposé plainte contre M. Diko Hanoune depuis en octobre 2018 devant la justice Française au nom d’un Moustapha Camara, qui se présente comme le président de Tounka Lémou Koffo, démocratia islamique et leurs interminables sites qui propagent la haine contre les abolitionnistes Ganbaaaxu Feddé dans les réseaux sociaux. Les féodaux Soninké ont voulu faire taire le porte-parole des sans voix, mais, c’est loupé.
 

©️ Crédit source : Le blogueur et militant droit-de-lhommiste DIKO Hanoune

✓COMMUNIQUE N°030-MSDH/12/2021 relatif au 72e Anniversaire de la Journée Internationale des Droits de l’Homme | Par le Coordinateur national du MSDH Mali


Le Mali à l’instar de la communauté internationale célèbre la Journée des droits de l’homme chaque année, le 10 décembre en souvenir du jour où en 1948, l’Assemblée Générale de l’Organisation des Nations Unies a adopté la Déclaration Universelle des droits de l’Homme.
C’est l’occasion pour nous de rappeler les droits des citoyens qui sont oubliés dans la société comme le détenu qui est mal vu car de nos jours la prison est perçue comme une honte.
La célébration du 72e anniversaire de la déclaration universelle des droits de l’homme placé sous le thème « L’EGALITÉ : tous humains, tous égaux-pour un monde meilleur, plus juste, plus vert » intervient dans un contexte très préoccupant. L’espace accordé aux libertés et à la société civile se rétrécit de façon considérable, vu les nombreuses arrestations arbitraires de civiles et militaires au titre de cette année au Mali et dans la sous-région. Dans l’enceinte même des Nations Unies, certains Etats en viennent à questionner la primauté et l’universalité des droits de l’homme.
Nous déplorons la détérioration de la situation sécuritaire du pays qui a véritablement diminué la libre circulation des personnes dans l’intérieur du pays et la création fulgurante des groupes d’auto-défense dont les missions restent floues et qui n’ont pas tendance à apaiser la situation sociale entre les ethnies d’une même communauté.
Nos condoléances les plus attristées pour les pertes en vies humaines liées à cette crise sécuritaire et multidimensionnelle.
Nous avons aussi assisté à la recrudescence de la violence en relation avec le phénomène de l’esclavage par ascendance dans la région de Kayes ou on constate avec amertume des personnes réduites en esclave qui a occasionné des déplacements massifs de ces prétendus descendants d’esclave ce qui constitue aujourd’hui l’une des graves violations des droits humains au Mali et considéré comme un crime contre l’humanité dans la déclaration universelle des droits de l’homme et dans toutes les constitutions des pays du monde entier.
A ce titre nous exigeons des vraies poursuites contre les auteurs des crimes et infractions en lien avec l’esclavage par ascendance ainsi qu’une criminalisation de ces pratiques.
C’est l’occasion de rappeler que la violation des droits de l’homme ne sont pas des valeurs qu’il faudrait adapter aux cultures et aux identités locales.
La violence à l’égard des femmes et des filles est l’une des violations des droits fondamentaux les plus fréquentes au Mali. À l’échelle mondiale, on estime qu’une femme sur trois sera victime de violences physiques ou sexuelles au cours de son existence.
Bien que la violence basée sur le genre mette en péril la santé, la dignité, la sécurité et l’autonomie de ses victimes, elle reste entourée d’une culture du silence. Elle a parfois des conséquences graves sur la santé sexuelle et reproductive des victimes.
Toutefois la persistance de ces violences nous exige de mobiliser tous les acteurs à tous les niveaux pour une réponse préventive et des actions répressives plus efficaces.
Le MSDH tout en restant sur sa position d’organisation de défense des droits humains qui a pour mission de réduire la violation des droits de l’homme au Mali exhorte l’Etat à procéder dans les plus brefs délais au processus de désengorgement de nos prisons en fin de mieux gérer la condition carcérale et de permettre à un bon nombre de détenu de bénéficier de la liberté.
Nous avons pris acte des poursuites contre des auteurs de crimes économiques qui entre dans la lutte incapable contre la corruption et par ailleurs nous invitons l’Etat à garantir l’indépendance de la justice tout en lui en fournissant les moyens adéquats pour vaincre l’impunité et l’injustice sociale.
Nous saluons aussi la décision des autorités de la transition d’organiser des assises nationales de la refondation pour mieux diagnostiquer les faiblesses de notre pays tout en les encourageant de continuer à bien œuvrer pour l’apaisement du climat socio-politique et par la suite organiser des élections crédibles et transparentes pour le bonheur de la population.
Respecter les droits de l’homme ne relève pas du choix politique mais d’une obligation juridique et morale. Ce sont des engagements à vocation universelle, des principes de droits garantis par des déclarations solennelles ou des traités juridiquement contraignant.

Fait à Bamako, le 10 Décembre 2021
Le Coordinateur National du MSDH

N’Djim Boubacar

©️ Crédit source : réseaux MSDH Mali

✅ Armepes-France | Éléments médiatiques sur la participation de notre responsable chargé des problématiques religieuses et d’éducation, Dr Diallo Djibril au colloque international de Bamako.



L’atelier qui s’est tenu sous le titre « Mobilité, Mobilisation et Déplacement dans l’Afrique de l’Ouest « Post-esclavage » a eu lieu au Centre Point Sud Bamako, du 1 au 4 Décembre 2021. Il a réuni plusieurs organismes et entités d’études universitaires autour des thématiques définies à explorer.



Ainsi notre représentant Dr Diallo Djibril s’est penché sur le cas d’Armepes-France comme association mère du dynamique mouvement anti-esclavagiste transnational Ganbanaaxun Fedde. Sa communication faite en deux temps en distanciel et en présentiel par la suite, a abordé largement avec brio les circonstances qui ont présidé la création de l’association Armepes il y’a une décennie pour enclencher un éveil abolitionniste par une large activité de sensibilisation au sein de la communauté soninké. Par la suite il a détaillé les réalisations de notre association de l’année en cours 2021 et les projections en terme de perspectives pour l’année 2022.



Nous saluons les organisateurs de ce colloque international pour l’intérêt et la visibilité occasionnés. Et également un mot des félicitations à l’endroit de différent.e.s participant.e.s pour leurs fructueuses contributions. Notamment celles de nos partenaires Malien et Gambien avec Diaguily Kanoute (RMFP/Gambana Mali) en présentiel et Bakary Trawally (Ganbana Gambia) en distanciel, qui ont permis un éclairage pertinent autour des problématiques liées à la lutte contre l’esclavage par ascendance en milieux Soninké.



6 décembre 2021

— La cellule de communication Armepes-France

✓Présentation de la version anglaise du livre «Biram Dah Abeid, Le Pacte de la Renaissance.» | À New-York

L’Adam Clayton Jr. Hall au cœur de Harlem, New York, a accueilli un symposium pour la présentation du livre de la journaliste Equatorienne Tania Tinoco dans sa version anglaise, le 4 décembre 2021 à midi.

Des militants américains des droits civiques soutenant la lutte du leader de l’initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste Mauritanien (IRA), ont choisi la symbolique d’un bâtiment official et dressé en plein guèto noir de New-York, devenu Harlem et situé au carrefour de deux rues connues pour porter les noms des deux leaders historiques de la lutte afro-américaine, Martin Luther King et Malcom X (Malik Chabaz).



Harlem, aussi le berceau de la lutte afro-américaine et creuset des sacrifices pour les droits civiques.

Ce présentation de la version anglaise du Pacte de la Renaissance, a été suivie et commentée par de nombreux militants américains et soutiens de la lutte du leader du mouvement IRA, et parlementaire mauritanien Biram Dah Abeid.

Après l’intervention du président et vice-président de la Fondation basée à Chicago, Abolition Institute, Sean Tenner et Bakary Tandia, la liste des intervenants comportait, le Maire Rory Opkins et la Sénatrice Cordell Claire en plus de l’imam Souleiman Konaté et l’opposant panafricaniste, historique tchadien Souleiman Guenguene.

Les participants ont célébré la lutte pacifique inspirante illustrée par le mouvement IRA et son leader, et ont appelé chacun à élargir le cercle de soutien au projet universaliste et humanitaire d’IRA-Mauritanie qui appelle à la modernisation de la société Mauritanienne.

Tania Tinoco a salué le choix noble adopté par le candidat, Biram Dah Abeid, après la controverse de la declaration des résultats du scrutin électoral présidentiel en Mauritanie en 2019 et son rejet catégorique de la violence.

Biram Dah Abeid a pris la parole à la fin et a exprimé sa gratitude à Dieu et à ses camarades américains qui lui ont donné l’occasion de s’exprimer dans un bâtiment symbolique de la lutte pour les droits civiques comme Adam Clayton Pool Jr. Building, et un quartier qui symbolise l’histoire et le présent de la lutte contre l’oppression et l’injustice qui est la culture de Harlem. Le président de IRA a déclaré que son combat avec ses compagnons, est sur le chemin de l’humanisme et de la dévotion aux humains, des prophètes de Dieu, Moise, Jésus et Mohamed que les prières et la paix de Dieu soient sur eux; BDA dira être fier que les Nations Unies aient placé une photo de lui à côté de Welles de Nelson Mandela, Martin Luther King, Jimmy Carter et d’autres en reconnaissance pour son engagement humble et désintéressé au profit de l’Humanité.



Biram Dah Abeid a déclaré que tout pays du monde dans lequel l’humanité des êtres humains est contestée par ceux qui dominent en instituant et perpétuant l’esclavage, comme en Mauritanie et dans d’autres pays du Sahel-Sahara, ceci nécessiterait une focalisation et mobilisation de toutes les consciences et forces morales vives à travers le monde.

Dans son discours, Biram Dah Abeid à dédiée la version anglaise du livre “Biram Dah Abeid ou le Pacte Renaissance” pour les jeunes des villes de Bababe et de Rkiz, en guise de solidarité et rejet de la repression qu’ont subit les jeunes de ces deux localités.



New York, le 04 décembre 2021

©️ Repris via https://initiativesnews.com/presentation-de-la-version-anglaise-du-livre-biram-dah-abeid-le-pacte-de-la-renaissance/

La Communication d’Armepes-France | Les évènements de Bababé en Mauritanie



La journée du 28 novembre 2021 à Bababé, des manifestants sortis massivement pour réclamer Justice et clarifications sur les exactions extrajudiciaires perpétrées contre 28 soldats Noirs pendus à Inal en novembre 1990. Crimes abominables commis sous le règne de l’ancien président Ould Taya (exilé au Qatar depuis 2005). Il dirigea un régime sanguinaire et raciste qui a entamé une épuration ethnique dans l’armée. Après ces graves violations , une loi d’amnistie a été mise en vigueur pour contrer d’éventuelles actions judiciaires contre les auteurs présumés identifiés. Ainsi chaque année, le 28 novembre coïncidant avec la date anniversaire de l’indépendance du pays, des manifestations sont organisées dans le pays et à l’extérieur pour demander l’abrogation de la loi d’amnistie et un traitement sérieux et profond par l’État de ce dossier . À Bababé, les manifestants du 28 novembre ont été réprimés avec plusieurs blessés et arrestations signalés . Lire ce lien pour plus de détails https://senalioune.com/declaration-suite-aux-arrestations-de-bababe-du-28-novembre-2021/ .



Notre association Armepes résolument engagée pour la défense des droits humains et contre l’esclavage et ses séquelles, déclare :

✓ dénoncer ces attaques violentes contre des manifestants pacifiques,

✓ notre ferme solidarité avec les victimes de Bababé en souhaitant prompt rétablissement aux blessés et la fin de toutes poursuites à l’encontre des manifestants arrêtés,

✓ demander aux autorités étatiques actuelles d’enclencher une dynamique sérieuse pour l’unité nationale en abordant et en traitant sereinement ce dossier pendant depuis plusieurs décennies.

• 3 décembre 2021

© La cellule Communication Armepes-France

✓DECLARATION DES ORGANISATIONS NATIONALES ET INTERNATIONLES | sur le phénomène de L’esclavage par ascendance à l’occasion de la Journée Internationale pour l’Abolition de l’Esclavage commémorée le 02 Décembre de chaque année

Depuis un certain moment, notre pays est confronté, sur certaines parties de son territoire, aux manifestations violentes en lien avec le fléau de l’esclavage par ascendance.
Cette pratique digne d’une autre époque, outre qu’elle porte atteinte à la dignité humaine, met en péril la cohésion sociale dans les régions où elle sévit.
En effet, de pratique culturelle peu ou prou acceptée, cette forme d’esclavage est devenue aujourd’hui une source d’abus de droits, de pratiques avilissantes à l’encontre de toute personne s’élevant contre son « statut d’esclave ».
Ces personnes sont l’objet de traitements discriminatoires, inadmissibles attentatoires à leur dignité d’homme libre, notamment sous forme de sévices corporels, de tortures psychologiques, de mesures vexatoires, humiliantes, d’atteintes à la liberté de circulation, à la liberté de mariage, au droit de propriété, au droit à la santé, au droit à l’éducation, bref à la violation systématique des droits fondamentaux des personnes sous sujétion.
L’esclavage est toujours d’actualités dans plusieurs régions du Mali. Les évènements des dernières années dans la région de Kayes ne sont pas de nature à favoriser la paix et la cohésion sociale. Des familles et communautés entières sont victimes de graves violations des droits de l’Homme, à des saccages de leurs biens qui ont abouti par des déplacements forcés de familles.
Les organes des Nations Unies dédiés aux droits de l’homme ont démontré la persistance de formes anciennes d’esclavage, ancrées dans les croyances et les pratiques traditionnelles. Ces formes d’esclavage sont le résultat de discriminations contre les groupes les plus vulnérables au sein de sociétés, considérés comme appartenant à des castes inférieures, des minorités tribales ou encore les peuples autochtones. Le travail forcé, le travail des enfants et la traite d’êtres humains.
Après ces graves violations des Droits de l’Homme mentionnés ci-dessus, s’ajoutent l’interdiction d’accès aux services sociaux de base promus par l’État et la Collectivité, l’interdiction de fréquenter les foires et les espaces publics et de cultes, le retrait des terres de culture.
Lesdites Organisations condamnent avec la dernière énergie, autant ces pratiques indignes, qui ébranlent l’unité nationale et la cohésion sociale.
Nous Organisations Nationales et Internationales de défense des droits de l’homme saluons la circulaire 00863/MJDH-SG du Ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Garde de Sceaux qui a pour objet « la Gestion des affaires en lien avec l’esclavage par ascendance » et encourageons le département à plus de rigueur pour le suivi de cette instruction.
Nos recommandations sont les suivantes :
• De maintenir cette dynamique d’éradication du phénomène de l’esclavage par ascendance en votant une loi réprimant cette pratique ;
• D’accroitre les activités de sensibilisations, d’informations et de communications autour de cette question en vue d’avoir des solutions pérennes ;
• De prendre des mesures urgentes pour mettre fin aux exactions, humiliations et violations des Droits de l’Homme dans la Région de Kayes ;
• La collaboration des pays de la sous-région en matière de défense des droits de l’homme qui ont eu à gérer un problème similaire de façon définitive ;

• De diligenter en toutes les enquêtes transparentes, impartiales et approfondies sur la problématique de l’esclavage dans la région de Kayes ;
• De poursuivre et traduire en Justice, les auteurs et commanditaires de ces graves violations des Droits Humains ;
• La lutte contre l’esclavage par ascendance est un combat de longue haleine dans lequel l’éducation, la formation, la sensibilisation des parties prenantes constituent un moyen indispensable et efficace, parallèlement à l’obligation pour l’Etat d’appliquer les instruments juridiques nationaux et internationaux en la matière.
Lesdites Organisations Nationales et Internationales présentent leurs condoléances les plus attristées aux familles des défunts et réaffirment leurs fermes volontés de vaincre l’impunité et l’injustice sociale.


Fait à Bamako le 02 Décembre 2021
Ont signé


Mr Aguibou Bouaré : Président de la Commission Nationale des Droits de l’Homme (C.N.D.H)


Mr Alioune Tine : Fondateur du Think Tank Afrikajom Center


Mr Ngefa Guillaume : Directeur de la Division des Droits de l’Homme et de la Protection/ Représentant du Haut-Commissaire des Nations Unies aux Droits de l’Homme au Mali


Mr Hamane Touré : Directeur Exécutif par Intérim d’Amnesty International Mali


Mr Dicko Hanoune : Pour la Coordination des Organisations africaines de lutte contre l’Esclavage et ses Séquelles


Mr Boubacar N’Djim : Coordinateur National du Mouvement pour la Sauvegarde des Droits de l’Homme (M.S.D.H)


Mme Fatoumata Diallo : Coordinatrice Section Bamako de l’Association Chaque Enfant Compte (C.E.C)

Mr Gaye Traoré : Président d’Armepes-France et initiateur du mouvement anti-esclavagiste transnational Ganbanaaxu Fedde (Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’Éradication des Pratiques d’Esclavage et ses Séquelles)

©️ Crédit source : Médias via MSDH Mali.

✓Hommage – Journée internationale pour l’abolition de l’esclavage | Mon combattant anti-esclavagiste de la journée du 2 décembre 2021!



Il s’appelle Mahamadou Sidibé, soninké malien originaire du village de Kremis. Beaucoup d’entre nous ont visionné l’élément média du reportage FRANCE 24 https://youtu.be/Hh1WfUQxOaA datant d’à peine 2 ans. Le monsieur entouré par une foule hystérique et haineuse demandant qu’on l’attache et qu’on le frappe parce qu’il est Gambana, c’était lui. Traîné, humilié et ligoté, parce qu’on lui reproche d’être militant actif contre l’esclavage par ascendance dans la communauté soninké en Afrique de l’ouest aujourd’hui en ce 21 ème. Nous avons eu l’opportunité de le rencontrer il y a un mois à Kayes (26-27/10/2021) parmi les militants victimes invités comme témoins lors du forum d’octobre avec le programme Esclavage et Migrations Forcées – EMiFo . Il en ressort de son témoignage lors de nos échanges, ce qu’on a pu constater et rapporter ailleurs en milieux Soninké ces dernières années, ceux qui s’affichent abolitionnistes en refusant les coutumes de l’esclavage par ascendance, subissent mise en quarantaine, embargo social, contraintes indirectes, accusations fallacieuses et harcèlements de tout genre. Ainsi dans leur zone, ils sont considérés comme indésirables sans la soumission à cet esclavage statutaire sous couvert de sinistres traditions dites ancestrales.



Il a tenu et il tient à cet éveil pour la restauration sociale d’une dignité tant bafouée par diverses assignations liées cet abject esclavage par ascendance. Nous sommes au cœur de l’Afrique, le continent qui fut gravement saigné diverses traites (atlantiques et sahelo-saharienne) . Si cette Afrique colonisée et néo-colonisée compte se libérer de l’impérialisme extérieur, les forces agissantes et mobilisatrices notamment parmi la jeunesse doivent revoir et réactiver une dynamique globalisante en secouant nos travers traditionnels et religieux. Nos aristocraties « pacotilles » (anciennement collabo occasionnels des colons) en total déphasage avec la marche du troisième millénaire, sont source d’un immobilisme multidimensionnel rendant rédhibitoire tout véritable éveil de conscientisation profonde, cohérente et massive. Feu Thomas Sankara ne s’était pas trompé lorsqu’il laissait clairement entendre que la révolution de masses pour un développement global et digne a comme ennemis intérieurs; les féodaux et les fonctionnaires embourgeoisés . Malheureusement de grandes incohérences continuent de marquer certains mobilisés dits panafricains anti impérialistes. Ils clament et réclament avec verve la souveraineté africaine pour de bon face aux multiples systèmes (occidentaux et autres) qui essaiment en prédateurs impitoyables de nos ressources naturelles. Et de l’autre côté, on essaie d’ignorer nos bizarreries sociales et traditionnelles qui persistent « pompeusement » par lesquelles on indexerait l’activisme antiesclavagiste et abolitionniste que Mr Sidibé et ses camarades mènent avec le soutien important des différents acteurs nationaux et internationaux (ONG, institutions, universitaires…), comme une forme de collusion avec l’ennemi extérieur dit-on. l’Afrique Noire du côté Ouest en tout cas a besoin d’un nécessaire travail mémoriel sur les problématiques liées à l’esclavage intérieur afin de se dire de certaines vérités thérapeutiques pour les mentalités. En milieux occidentaux, on déboulonne les statues de certaines figures historiques à problèmes avec la traite transatlantique, chez nous il nous faut dissoudre les références organisationnelles foncièrement discriminatoires considérées à tort comme sacrées. Aujourd’hui je dirais que monsieur Sidibé est devenu un autre type d’Africain par sa bravoure et sa détermination. Si on était au 18 ème, ceux qui l’ont traité comme vu dans ce reportage, l’auraient vendu au premier marchand (Blanc ou Noir) d’esclaves qui passe par là. Ces agissements d’une haine viscérale contre les personnes qui revendiquent leur normale dignité face aux humiliations coutumières, nous édifient beaucoup pour savoir que certains africains étaient/sont résolument esclavagistes hier et aujourd’hui par les mentalités.



✓ l’élément média via Ligne Directe Les Observateurs – France 24 https://youtu.be/Hh1WfUQxOaA

— KS pour le BLOG

✓Communiqué relatif aux événements de Boghé et Bababé | Par la CVE/VR



La CVE/VR suit avec beaucoup d’inquiétude le développement de la situation à Boghé et à Bababé. Des manifestations pacifiques organisées, dans ces deux villes, pour réclamer justice pour les 28 militaires négro-africains pendus à Inal en 1990, ont été sauvagement réprimées. A Bababé, ce sont cinq jeunes manifestants qui ont été arrêtés dont deux aux moins ont été délibérément et grièvement blessés par les forces de l’ordre au moment de leur arrestation. Les séances de torture se poursuivraient encore dans les locaux du commissariat de la ville. A Boghé, deux personnes au moins ont été arrêtées.
La CVE/VR, tout en exprimant sa solidarité pleine et entière à l’endroit des manifestants, exige :
– la libération immédiate et sans conditions des personnes arrêtées et tient les forces de l’ordre responsables de toute atteinte à leur intégrité physique ;
– l’abrogation de la loi 93 – 23 du 14 juin 1993 portant amnistie des crimes imprescriptibles de génocide commis contre la communauté négro-africaine entre janvier 1989 et avril 1992

La CVE/VR rappelle au régime de Mohamed Cheikh Ghazouani que la répression, l’intimidation et la fuite en avent dans le refus du règlement de ces actes de génocide ne feront que creuser davantage le fossé entre nos différentes composantes nationales et mettre en péril l’existence même de notre pays Seul un règlement définitif de la question prenant en compte les devoirs de vérité, de justice, de réparation et de mémoire est à même d’apaiser les souffrances des victimes rescapées et ayant droit et de réconcilier les cœurs.


Nouakchott, le 28 novembre 2021


La Cellule de Communication

© Crédit source : Réseaux CVE/VR – https://m.facebook.com/story.php?story_fbid=10223428809806345&id=1170481681