Les fils de Wagadou , Réinventons l’Historicité de nos Hommes et nos Symboles…!!!

Dans tout groupement soninké sur un site donné (village ou localité), il y eut eu une famille ou un clan qui fut le fondateur. Ces fondateurs et ceux qui eurent suivi, organisaient la cité par des accords selon les réalités du contexte historique.
Ce contexte était marqué par des rapports de force primitifs par lesquels les pratiques esclavagistes et féodales furent érigées en valeurs de prestige entre les personnes. Les chefs guerriers se faisaient des brigands en réduisant à la servitude d’autres hommes inconnus venant d’autres contrées.
Les chefs fondateurs faisaient travailler cette main-d’oeuvre exploitable à merci pour l’aménagement (débroussaillement et sécurisation) du site villageois. Une alliance s’était opérée entre les clans dominants et d’autres composantes sociales ( marabouts, forgerons et d’autres) afin de veiller à la bonne marche du système dans le temps et l’espace. Ainsi le regretté Wagadou (connu l’Empire du Ghana fondé par les soninké) disloqué vers le 13 ème siècle, mais très présent dans l’imaginaire collectif prend forme en miniature.
L’entité politico-féodale régule sa cité dans un espace bien délimité au sein d’un grand ensemble territorial soninké (Guidimagha, Gadiaga, Diafounou, Dionbokho et d’autres). La colonisation occidentale fut instaurée sur ces espaces où la réalité d’une structure étatique centralisée était insignifiante voire inexistante pour certains endroits. En effet les entités politico-féodales très méfiantes entre elles, avaient mal jaugé l’ampleur de l’étau colonisateur qui se mettait en place. Ces autochtones descendants d’un lointain empire organisé ouest-africain, n’avaient pas su renouveler leurs références idéologiques sur l’organisation de leurs espaces politiques afin de porter l’idéal d’une Nation soninké moderne et unitaire. Les soninké s’étaient chargé de leurs mini-principautés limitées à un village et ses environs proches sous l’ordre féodal. Une phase historique avait été ratée par l’étroitesse des ambitions dans cette nouvelle donne de la colonisation occidentale, et à force de se limiter à un exclusionnisme localisé d’antan, ils étaient devenus inaudibles et réduits dans le « Nouveau Tout » qui se faisait (l’ordre colonial).
Une amorce d’un foyer national soninké eût dû être germée en toute légitimité par une ouverture ambitieuse hors des clanismes féodaux et restrictifs. Un État-Nation Wagadou aurait dû précéder dans cette zone le Ghana de Kwameh Krumah qui rebaptisa la Gold Coast anglaise en mémoire de cet empire africain.
Cette approche primitive de la chose politique, toujours en vigueur au sein des plusieurs entités soninké dans un État post-colonial comme la Mauritanie, s’articule autour d’une certaine transposition de vielles querelles claniques et d’un communautarisme clientéliste à diverses expressions à l’endroit du pouvoir central.
Les gouvernants du pouvoir central, instrumentalisent à fond cet archaïsme politicard pour la mainmise de leur ordre en place, sachant que notre conscience politique se limite à une imaginaire grandeur d’antan sans réforme du corpus coutumier de l’élément politique. Par exemple, dans certains milieux soninké, un ministre nommé est perçu comme un honneur pour son clan familial d’abord et surtout comme un semblant déclassement pour l’autre bord clanique dans le même village. Certains de nos hommes politiques jouent cette fibre intracommunautariste et nocive au corps social, car réveillant les vielles querelles antidémocratiques et incompatibles avec La Citoyenneté.
Dans un État biracial comme la Mauritanie, née avec multiples problématiques liées à la cohabitation, le partage du pouvoir, et en tout la nature de la Nation, je voudrais bien savoir le niveau du QI (quotient intellectuel) de nos hommes politiciens tombant dans pareils travers féodaux et claniques, se croyant honorer et venger leur clan familial.
Nos gouvernants veulent avoir affaire à un soninké politico-communautariste par clientélisme mais surtout pas à un Homme d’État soninké portant un projet de société à l’échelle nationale.
Par nos prédispositions psychologiques égocentriques, nous tardons de réaliser que nous vivons sous un nouvel ordre étatique qui commençait à rendre caducs les fondements de nos « wagadous miniatures » (villages et localités). Le soninké sûr et fier de son « je » nombriliste et figé pour désigner son carré villageois fondé par son aieul, oublie qu’un « Nouveau Nous » l’entoure et déposséde son « je ancien » de toute substance concrète dans le réel évolutif. Les tenants de l’ancien ordre coutumier doivent réajuster leur logiciel en terme de symbolique pour pouvoir garder intelligemment le passé dans le réel évolutif. Nous pouvons célébrer et immortaliser le courage et l’honneur de nos ancêtres ayant marqué l’Histoire villageoise par d’autres moyens consensuels, comme baptiser nos places publiques, nos infrastructures modernes (écoles, barrages, centres médicaux et d’autres) et d’autres en hommage à eux. Le titre de chef coutumier du villageois ne relève de nos jours que de la symbolique et il peut se démocratiser paisiblement pour toutes nos composantes sociales, pour qui, la qualité de citoyen doit transcender de loin celle de tel ou tel villageois. Ainsi la nouvelle autorité incarnée par les mairies, s’installerait en suivant l’exercice démocratique sans interférence des anciens clanismes qui feront éclater le corps social en mille morceaux. Très souvent ceux qui détiennent l’exclusivité de la chefferie traditionnelle sont minoritaires dans la localité et l’avenir de leur symbolique doit se jouer par une ouverture fraternelle dans un système inclusif. Les autorités étatiques peuvent exiger un citoyen (même un dit chef de village) de répondre au Maire, mais il est peu probable qu’un chef coutumier puisse garder un citoyen dans une subordination féodale devenue obsolète.
Les sensés visionnaires doivent se réformer pour qu’une telle transition puisse se faire courageusement afin d’éviter les déchirements internes inutiles qui affaiblissent le groupe, et tout en le maintenant sous une autre domination vicieuse à l’échelle nationale.
Ce nouveau pacte social peut être salutaire par son ancrage fraternel qui transcende les clivages ancestraux et s’inspirant du pacte de fraternité mis en place entre les Ansâr ( musulmans medinois) et les Muhajirûn (musulmans mecquois déplacés) par notre prophète Muhammad (PSL) à son arrivée à Médine.
En effet, le pacte de fraternité Muhammadien unifia la jeune communauté des croyants par l’entraide, la fraternité, le partage et l’accompagnement spirituel en toute sincérité, et en dehors toute référence aux origines sociales des uns ou des autres. Ainsi cette fraternité pleine dans la Foi fut l’anse inébranlable sur laquelle la révélation allait changer la face d’un monde. Les clivages tribaux s’effacèrent devant l’amour intense et mutuel dans la Foi; cette réalité assainît les âmes et soigna les coeurs tournés vers l’Idéal d’une Vie Future qui ignore la noblesse d’ascendance supposée des uns et des autres.
Nos milieux peuvent s’inspirer d’un tel modèle de société organisé par le prophète (PSL) et ses premiers compagnons, afin d’opérer une restructuration profonde qui réfute tout déterminisme de naissance pouvant être source de divisions et d’injustices au sein du corps social. Une telle réforme statutaire dans nos terroirs peut faire office d’exemplarité pour un État central qui ne cesse de reproduire les tares ethnicistes, tribales, racialistes et exclusionnistes.
Nos symboles immatériels doivent être réformés dans notre contexte pour donner sens à leur historicité dans l’imaginaire collectif dans le temps et l’espace. Aujourd’hui, un chef coutumier du village sur la base des anciennes références, peut finir dans un isolement où il ne serait que le chef de son clan familial très restreint, et on aura une multitude de chefs coutumiers dans un même village et en même temps.
Il est grand temps qu’on sorte de la logique d’une fraternité conditionnelle et conditionnée à notre « très chère » hiérarchisation sociale célébrée sous tous les cieux. Certaines voix autorisées pensent qu’être soninké en 2015, c’est accepter le déterminisme moyenâgeux qui fait que l’Homme s’autodisqualifie sur l’essentiel ( l’honneur, dignité, et droit d’être et d’avoir) en respectant les balises sociétales héritées.
Un homme d’État ne viendrait pas d’un giron passionnément communautariste comme le nôtre dans lequel le passé dit glorieux inhibe et brime les intelligences réformatrices. Nos vielles habitudes ne sont pas forcément justes et égalitaires en matière de relations humaines. À force de célébrer un trône devenu caduc dans les faits, on se ridiculise en étant décalé par rapport à la marche de l’HUMANITÉ.
Alors, sortons d’un monde qui a fini d’exister depuis 1000 ans, sinon on disparaîtrait dans ce monde globalisé à terme…!!!
Fraternellement.

SoninkIdees-J’ose

L’activisme contre les réflexes et les mentalités liés au féodalisme chez les communautés noires de Mauritanie est-il un fonds de commerce…???

Nous ne sommes pas actifs dans l’objectif d’attendre je ne sais quel titre ou récompense de qui que ce soit. L’objet de fond de notre approche s’inscrit sur la sensibilisation, la parole de vérité et la cohérence de ce qu’on croit juste à toutes les échelles. En matière de féodalisme d’aujourd’hui , tout est presque question de mentalités diversement appréciées selon notre cadre de références et notre degré de conscientisation dans un environnement global au-delà de nos communautés qui d’aucuns croient bonnement figées. Un travail de conscientisation est salutaire et urgent avec courage et constance pour ceux qui sont stigmatisés par déterminisme malsain à travers des statuts sociaux et coutumiers qui conditionnent les uns pour et par rapport  les/aux autres. Ceux parmi ces stigmatisés ayant conscience que le socle de fonctionnement de la société s’articule en partie sur une certaine perpétuation du déshonneur et de l’indignité qu’on veut admettre comme étant le prestige de toute la communauté dans le temps et l’espace. Pour changer les mentalités, il faut accepter et oser de questionner ce qu’on fait dans ce système qui prédestine l’homme et brime ses potentialités innées et uniques à chaque Être. Revoir tout qui relève du symbolique souvent très connoté au fond, et surtout rester dans le cadre « du pour » soi-même mais jamais « du contre » quelqu’un de particulier. En effet, cet activisme ne suit pas une logique d’une victoire contre quelqu’un mais vise la vulgarisation de ce qu’on veut sacraliser en criant à la haine et à la division au sein de la communauté dite soudée et honorable. Ce travail se fera en bonne intelligence avant tout par tous les épris de justice et d’égalité sans artifices inhibiteurs non sincères. Dans cette logique, personne n’est à la chasse d’un succès ou d’un quelconque profit matériel et immatériel en interne ou en externe. Ceux qui attendent qu’on leur montre un esclave attaché chez son maître dans un village soninké ou peul pour bouger sont implicitement insensibles aux réflexes féodaux et stigmatisants en filigrane dans nos rapports de la vie en communauté. L’esprit d’un acte vient avant l’acte même, et notre travail n’est pas forcément d’extirper de têtes de gens ces mentalités mais de les rendre caduques à terme dans la réalité de ce qu’on a en commun de symbolique pouvant être trop connoté. Si la dite harmonie sociétale et sociale peut être menacée par un tel activisme de conscientisation, ce qu’on n’aurait pas bien ficelé ses fondements sur des références saines prenant en compte la dignité de tous les Hommes en droits et devoirs. L’Homme est un Être digne par essence émanant de Son Créateur Unique ALLAH, donc l’indignité l’affectant venant d’autres humains ne peut être que passagère en fonction des circonstances

SoninkIdees-J’ose

La différence entre « l’Appris » du superficiel et « le Compris » du fond 

Il me semble évident qu’on se croit presque tous avoir appris par le vécu ou en ayant atteint un certain niveau d’études. Mais je suis parmi ceux qui acceptent humblement que peu des gens peuvent réclamer d’avoir Compris le sens profond de ce qu’on a pu Apprendre à divers degrés de notre parcours d’Être doué de raison.
Par ma modeste réflexion sur les termes (Apprendre et Comprendre), j’ose catégoriser nos croyances et nos actions en fonction de ce qui relève de « l’Appris » et du « Compris ».
– Les champs de « l’Appris » par apprendre la forme.
L’Homme par son cadre initial des références, se forme et se familiarise au réel en apprenant à travers la base des données de son milieu originel. Dans ce premier processus de réalisation du soi, l’Homme est plutôt dans le « subi » qu’au « réfléchi ». En effet, les premiers préjugés issus de l’imaginaire collectif qui l’entoure s’étoffent peu à peu. Il se fait conditionner à apprendre passivement l’héritage multiforme de son ascendance. Dans ce cas, la priorité est donnée au « comment faire » et au »comment être » par rapport aux convenances primaires en vigueur, sur le »pourquoi faire » et le « pourquoi être ». Ainsi les notions de la vérité et du bien se trouvent sujettes au vécu personnel et passif au détriment d’une ouverture curieuse aux possibles du réel. Ce premier tissu de conditionnement aura une influence importante sur les réflexes déterministes faisant qu’un Homme quelconque peut considérer ses références héritées comme intouchables mêmes objectivement injustes par ailleurs. Par cette logique déterministe, l’homme se croirait garant d’un patrimoine héréditaire qu’on peut appeler communément (traditions voire coutumes selon l’approche), dont il peut se montrer allergique à toute mise en cause. Son credo serait:《je l’ai trouvé comme ça avec mes parents donc c’est du Vrai et du Bien à sauvegarder et transmettre avec fierté》. Ainsi notre ego mal placé nous aveuglera jusqu’à masquer notre qualité d ‘Être intelligent et intelligible sachant questionner autrement les choses familières et ancrées depuis plusieurs générations. Ces certitudes normatives qui font office de socle d’identité ethnique, tribale ou raciale, acceptent très difficilement d’autres voix discordantes appelant au nécessaire relativisme des choses.
« L’Appris » passif fait de l’Homme, un adepte intéressé de l’idéal d’une lignée irréprochable dans le temps et l’espace par rapport à l’autre damné par essence en Tout et Partout. Pour l’Homme, il est certes nécessaire d’hériter de son milieu social originel, mais pouvoir questionner objectivement tout ce qu’on hérite de matériel ou d’immatériel, devrait être un droit inaliénable de notre intellect. Mieux vaut comprendre les traditions et les coutumes qu’on nous lègue sur divers domaines que d’en subir sans oser les nommer et les réparer un jour.
À titre illustratif, dans certains milieux musulmans ouest-africains, la fonction du muezzin traîne toujours une image péjorative dû au statut social préislamique (esclave noir) d’un des premiers musulmans qui est BILAL (ras). Étant des sociétés esclavagistes avant l’avènement de l’islam vers 10 – 11ème siècle, les milieux religieux transposaient passivement et injustement les dispositions négatives et humiliantes sur des personnes exploitées sans droit. Ainsi ce compagnon honorable du prophète Muhammad (Psl), BILAL est porté dans l’imaginaire collectif chez certains milieux mêmes noirs comme l’esclave du prophète ayant eu comme rôle social l’appel à la prière. « L’appris » passif fait que l’appel à la prière soit dévolu à un homme au statut social similaire dans leurs réalités. Pas aucun questionnement sur le fait que Bilal soit noir comme eux et qu’ils peuvent eux mêmes être victimes du même procédé injuste et discriminant dans certains milieux arabo-musulmans. C’est à travers cette logique de suivisme balisé que les composantes noires mauritaniennes se disputent le statut de la victime légitime, chacune se croyant l’incarnation du leadership au détriment des autres. En effet, chacune par son cadre de référence, évite tout ce qui s’apparente d’injuste dans son giron communautaire tout en voulant prêcher la Justice à l’échelle nationale d’où les contradictions amères et les incohérences dans le discours politico-associatif et même intellectuel. Il n’est pas rare d’entendre un homme politique noir (soninké ou peulh) qualifier nos cousins haratines tantôt de négro-mauritaniens, d’arabo-berberes et tantôt de haratines tout court. Certains cercles soninké et peulhs se croient très marginalement concernés par la lutte anti-esclavagiste menée par nos cousins haratines contre la classe politico-religieuse très mixte par ailleurs. Encore une fois, « l’Appris » passif chez les soninké et les peulhs admet comme normal, l’esclavagisme arabo-berbère dont sa soeur jumelle serait dénommée le féodalisme chez eux. Ces deux soeurs jumelles voudraient bien s’éviter en public dans l’arène politico-politicienne mauritanienne, mais dans l’esprit l’esclavage de fait et les pratiques féodales s’articulent sur un axe principal qui est; le déterminisme de naissance faisant de certains d’entre nous des biens nés pour diriger et d’autres d’éternels subalternes par générations. Certains milieux parmi nos concitoyens arabo-berbères, adeptes obsédés pour un nationalisme arabe exclusiviste se croient être les seuls légitimes d’incarner une identité uniforme de la Mauritanie. En effet, ils se permettent de faire un amalgame malsain entre l’islam, la langue arabe et l’identité mauritanienne. Leur « Appris » passif s’est structuré en niant d’autres références identitaires qui s’expriment et se constatent pourtant par évidence dans le pays, mais ils les considèrent comme des intrus à bannir par toutes manoeuvres louches en empêchant toute expression officielle et institutionnelle conséquente. Leur logique est la suivante: Tout musulman est appelé à être « beaucoup Arabe » pour être « mieux Musulman » dans le temps et l’espace, ce qui est une aberration certaine mais un argument utile pour leurs prétentions politiciennes.
L’arabe est bien sûr la langue du Coran mais prétendre qu’elle soit la langue des mondes ne peut être que le fait de la politique politicienne se voulant dominatrice.
On apprend dès tout petit qu’on serait le noble et l’autre l’esclave, et que l’imaginaire collectif environnant le véhicule comme un fait culturel et cultuel admis, d’où le nécessaire travail de déconstruction en amont sous la case et la tente. Toute émergence en Mauritanie d’un éventuel État-nation de citoyens égaux en droits et en droits sur le matériel comme l’immatériel, passe par cette déconstruction d’une partie de nos sources tribalo-ethniques.
Il en est de même concernant la compréhension des enseignements religieux sur l’approche du dogme et des différentes pratiques, qui est souvent truffée d’accommodements issus de notre héritage préislamique. La transmission s’effectue passivement par les voix dites autorisées et toute réforme appelant à la revivification en sortant de l’approche clanique et confrerique de la religion vers le juste milieu c’est-à-dire ni exagération et ni laxisme sur le culte. Par exemple; l’homme de foi quel que soit sa pitié peut avoir raison et l’inverse aussi est à admettre, car un homme n’atteint jamais le Tout de la Vérité qui est Un Attribut Divin. Oser faire passer la Vérité d’où qu’elle vient au lieu de tout parti pris figé pour une quelconque école, pensée ou cheikh. Les esprits jeunes, ouverts et voyageurs de nos jours ont certainement besoin de la sagesse de nos vieux avertis, tout comme ces derniers eux aussi auront besoin de l’éveil revivifiant de la jeunesse intéressée. L’approche monopolatrice de la religion par clan exclusif ne semble pas être une réussite pour la Oumma à toutes les échelles, car un manque évident de sincérité chez certains religieux titrés savants à toute époque est manifeste. Des diverses interprétations douteuses du Message Divin se sont érigées en une idéologie de domination et d’endormissement de certains au profit d’autres sur plusieurs siècles.
Je conclurai que « l’appris » se limite à l’imitation de la forme des choses par l’envie égocentrique et l’habitude du superficiel, et il semble se désintéresser des détails du fond pourtant nécessaires pour donner sens au but final de l’existence d’une chose dans le temps et dans l’espace.
– Les champs du « Compris » par comprendre le fond.
J’ose fixer le sens du « compris » par la notion rattachant à l’objectif ou la finalité de ce qu’on peut apprendre par le vécu au sein du cadre originel et par une science quelconque. Cette insertion de ce « compris » doit s’articuler sur des notions unversalistes comme, Le Bien, La Justice, La Liberté, L’Égalité, et d’autres pouvant s’appliquer à tous les milieux avec désintéressement et sincérité.
En effet après conscientisation par le vécu initial structurant le soi, le « compris » devrait être la résultante d’un travail fait de recul et de détachement par rapport aux sources prédisposées très influentes. L’Homme n’a plus à apprendre passivement mais s’autorise à critiquer et questionner les normes établies comme intouchables même sur l’anormal. Ainsi il paraîtra le compliqué, le révolté et même le con en voulant sortir de l’ordinaire non réfléchi vers les prémices d’un esprit sincère et juste. Cet Homme incompris parce que voulant apprendre et comprendre, troublera le socle d’identification de son milieu souvent truffé des tabous et non-dits. Les longues habitudes du superficiel sacralisé par le corps social dirigeant, réagissent vigoureusement contre ce qui est vu comme une intrusion malveillante voire maléfique. Une certaine hauteur est nécessaire pour comprendre le fond de tout ce qui avait été concocté dans notre cadre originel avant notre naissance et surtout s’autoriser à un questionnement objectif par du « pourquoi faire » et « pourquoi être ». Ainsi on aura une idée de ce que le groupe ethnique ou tribal admet par consentement mutuel et par les rapports de force dans la cité. Cette première quête de vérité sur le fond des choses nous prédispose pour le recul nécessaire assurant la rigueur scientifique.
La science ainsi acquise ferait du sujet, une source sincère et désintéressée dans le temps et l’espace sur le réel évolutif. Surtout en matière des relations humaines, ce réel évolutif représente un défi majeur à l’homme dit scientifique qui, en plus de la rigueur demandée, se doit d’être sensible en toute sincérité à la marche des choses par un engagement critique et réformateur. Atteindre la véracité d’un Fait est bien scientifique mais il faut s’autoriser de dire si ce Fait scientifique est un Bien ou un Mal à la lumière des valeurs universelles ( la Justice, le Bonheur, la Dignité, l’Honneur, la Fraternité, le Secours et bien d’autres) intrinsèques à L’HOMME, un Être Sujet-Objet à la fois.
Le « compris » par comprendre, vise les finalités profondes que cache l’existence même et Celui qui a Compris ne peut se limiter d’être observateur passif mais un acteur qui ose impacter le réel. Pour se faire, cet acteur doit se défaire de tout héritage déterministe et inhibitif faisant qu’il verrait 6 dans son giron originel et 9 chez les autres. C’est-à-dire, un penchant égoïste fait que ce qui peut être injuste à dénoncer énergiquement sous d’autres cieux , peut avoir une autre coloration chez soi par une gymnastique intellectuelle qui tord les consciences. Ainsi on se refuse d’admettre que les races ne puissent pas se valoir tout en célébrant la même différenciation sur les castes sociales dans son milieu social.
« L’Apprendre » passif asservit l’Homme au suivisme perpétuel alors que « le Comprendre » objectif et réformateur assainit les âmes Partout en toute Justice.

SoninkIdees-J’ose

La sortie de Maître Wade sur son successeur M. SALL: symptomatique du fond et dérapage heureux…!!!???

Abdoulaye Wade, 88 ans, marié à une française blanche depuis plusieurs décennies. Il fut lycéen au célèbre lycée Condorcet à Paris, titulaire d’un doctorat en droit et sciences économiques. Il exerça comme avocat au barreau de Dakar et enseigna à l’université Cheikh Anta Diop (l’UCAD) connue dans la sous région. Il fut aussi un ancien opposant de premier plan contre le pouvoir socialiste au Sénégal.
Il a dirigé le Sénégal pendant 12 ans ( 2000-2012) et était l’un des promoteurs du NEPAD (Nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique).
Monsieur Wade était champion du Sopi (changement en wolof) en battant le président Diouf au second tour de la présidentielle de l’an 2000.
Au cours de son règne, l’homme communément appelé maître Wade peut se targuer d’un bilan marqué par d’importants travaux entrepris à l’échelle nationale mais aussi par une certaine allergie à la contradiction au sein de son entourage politique. En effet, l’ancien opposant comme la plupart de ses camarades africains chefs d’État, tombe peu à peu dans un système individualiste du pouvoir. Il s’était embrouillé un à un avec les figures emblématiques de la jeune garde de son parti politique, notamment Idrissa Sec et Macky Sall, l’actuel président du pays.
Sa gestion semi-autocratique aux visées héréditaires du pouvoir s’était incarnée en la personne de son super ministre du « ciel et de la terre » (Transport aérien et infrastructures publiques) , son fils Karim Wade. Au cours de son second mandat, le vieux n’avait jamais digéré le souhait du président de l’assemblée nationale de l’époque Mr Macky Sall, d’entendre son fils de ministre sur sa gestion liée au sommet de l’oci ( organisation de la conférence islamique) à Dakar.
Son ancien premier ministre et futur tombeur, Macky Sall avait été évincé de la présidence de l’assemblée nationale par un parti politique sous les ordres princiers. Ainsi l’originaire de Fouta, était devenu l’opposant numéro Un contre le Wadisme qui s’était fait plusieurs ennemis politiques et dans une société civile très active. On reprochait au vieux, son tripatouillage constitutionnel pour sa troisième candidature et ses intentions d’assurer sa succession à son fils Karim.
Il avait été nettement battu par Macky Sall amené par une coalition forte au second tour en 2012, et peu après il s’était retiré en France.
Sous le nouveau pouvoir de son ancien allié, la machine judiciaire a attrapé son fils sur les origines douteuses de sa fortune colossale incompréhensible pour un sénégalais lambda. En effet dans cette tornade judiciaire qui dévoile les abus financiers du Wadisme, le fils Karim a été arrêté et les sénégalais vivent plusieurs mois au rythme de son procès que certains qualifient de politique.
Rentré au pays après sa pause exagonale, maître Wade se fait le premier défenseur de son fils, ainsi entouré de ses partisans galvaudés par sa présence aux airs rajeunis, il s’est donné à des manifestations de soutien ressemblant à un défi vis-à-vis du pouvoir en place.
Cependant c’est dans cette mission de sauvetage de son fils que le vieux s’est lâché ce 24/02/2015 lors d’une réunion de parti en tenant des propos inattendus sur son successeur. Pour lui, ce dernier serait d’ascendance esclave et qu’il l’aurait vendu dans d’autres circonstances, en ajoutant que le président actuel ne peut être jamais au-dessus d’eux (lui-même et son fils).
Ainsi la mini-bombe a explosé face aux peuples instruits ou pas, sur les non-dits qui couvent dans nos sociétés africaines ou au moins ouest-africaines. Le gorgui connu pour avoir une santé de fer, n’est pas sénile ni grabataire et en « authentique » africain, sait de quoi il vise par ces mots bien choisis aux relents féodaux et esclavagistes. Il sait pertinemment leur teneur dans le coeur social et sociétal africain même en 2015, qui minimise et dévalorise la qualité du Citoyen tout court par rapport à nos différents statuts sociaux hiérarchisés.
Cette sortie sous cet angle de la caste, fait un écho transnational chez les peuls notamment originaires du Fouta, et à scruter les différentes réactions sur la toilo-sphère, on constate que la pensée Wadesque a des adeptes qui se dévoilent inconsciemment. D’aucuns presque sur la même tournure langagière que le vieux, essaient étrangement de prouver la noblesse de Macky Sall au lieu de dénoncer ouvertement la saillie verbale aux relents féodaux et esclavagistes. D’autres jouent sur un esprit malin et réducteur en ramenant la chose sous le prisme d’une plaisanterie de cousinage mal placée entre un Sall et un Wade.
Les propos de l’ancien président sénégalais ne visent pas les peuls ou les halpoulars en général mais une caste sociale bien définie, qui est transcommunautaire dans nos contrées. Au sein de nos communautés, les castes sociales ne se valent pas sur ce qu’on a en commun de matériel et d’immateriel et à mesurer le poids de mots de maître Wade, il ne ressort que le fond déterministe de nos voix autorisées ethniques et tribales à l’endroit de la caste esclave.
Le président Macky Sall lui-même doit en savoir quelque chose de cette réalité stigmatisante que traînent les descendants d’esclaves dans toutes les communautés dans cette zone. En effet Maître Wade avec son cursus universitaire bien fourni, sa carrière politique historique et son vieux âge, ne représente pas un cas isolé dans ces réflexes qui traversent les non-dits au sein notre communauté intellectuelle lâche et trompeuse. Par exemple, un brillant diplômé dans une grande université occidentale, peut crier au scandale quand un ministre français de droite évoquait que pour eux, toutes les civilisations ne se valent pas. Après 6 heures de vol, notre homme africain défenseur de l’Homme noir chez les blancs, se montrerait neutre voire complice face à nos réalités sociétales et traditionnelles basées sur une hiérarchisation sociale stricte. S’il est issu des milieux aristocratiques dans son giron, il trouverait la gymnastique intellectuelle nécessaire pour donner une coloration culturelle au système des castes dont l’essence n’admet jamais que les différentes castes puissent se valoir.
Ainsi sont nos réalités sur lesquelles l’ancien champion du Sopi, s’est attaqué à son successeur le taxant d’ascendance servile qui ne peut être au-dessus de lui nulle part. Se croyant évidemment noble, maître Wade aura un point commun avec ce soninké analphabète et ouvrier dans le nettoyage, qui digère difficilement que son chef de chantier soit un autre soninké dit de caste sociale inférieure.
Par ailleurs on aura appris dans certains milieux aristocratiques dans le Fouta de deux rives du fleuve Sénégal et par extension chez d’autres peuples ( soninkés et d’autres), que le choc de l’accusation sur leur fils président passe amèrement et qu’il est temps de penser aux descendants d’esclaves vivant depuis toujours auprès d’eux et traînant des multiples clichés et stigmatisations.
La fibre de la hiérarchisation sociale est la trame de nos rapports et Wade aura le mérite d’éveiller les consciences conditionnées parmi les vrais descendants d’esclaves qui croient naïvement que l’instauration de leur dignité d’Homme se joue à l’échelle nationale par une citoyenneté manipulée pour reproduire les anciennes références. Certains rêveurs dociles parmi les castes dites subalternes, font le jeu du système des castes dont le fonctionnement est à l’encontre d’une nation des droits et devoirs égaux à toutes les échelles. Nous espérons que les électeurs d’ascendance esclave apprendront mieux de cette sortie non hypocrite de maître Wade et à tous les niveaux.
Merci Gorgui Wade pour ces mots instructifs pour Tous finalement …!!!

SoninkIdees-J’ose

19-04-2015 17:16 – Urgent/Dialogue : Cridem publie la plateforme proposée au pouvoir par le FNDU

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Du point de vue du Forum national pour l’unité et la démocratie (FNDU), quels sont les préalables à satisfaire afin d’amorcer un dialogue? Quelles sont les questions sur lesquelles doivent porter les discussions une fois le dialogue lancé ?

Jusque-là le public n’avait que très peu d’informations sur la plateforme que le FNDU allait proposer au pouvoir pour l’ouverture de pourparlers visant à sortir la Mauritanie de la crise multidimensionnelle qui la traverse, aujourd’hui ce n’est plus le cas.

Cridem a eu en effet copie du document proposé – hier samedi 18 avril – par le FNDU au pouvoir, pour la tenue un dialogue.

SC

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Le Forum National pour la Démocratie et l’Unité, lors de ses premières assises de mars 2014, a adopté une vision stratégique qui fait du dialogue politique la seule voie possible pour le règlement de la crise politique que vit notre pays.

Ce dialogue doit avoir pour objectif de définir de manière consensuelle, dans le cadre d’un compromis national, les éléments de base pour la mise en place d’un véritable Etat de droit, garantissant la justice, la liberté et la démocratie, avec un schéma de mise en œuvre et un calendrier réalistes, devant conduire à une alternance pacifique au pouvoir et à l’élimination et la réparation des injustices dont certains segments de nos populations ont longtemps souffert.

Les expériences précédentes ont montré la nécessité d’une préparation minutieuse du dialogue en vue de s’assurer de la bonne volonté des différents acteurs et de lui garantir le maximum de succès. Pour cela, le FNDU envisage ce dialogue en deux phases, dont la deuxième est conditionnée par le succès de la première.

Dans le cadre de cette première phase, le FNDU soumet aux représentants du pouvoir, une proposition comportant des mesures que le gouvernement doit entreprendre avant le dialogue national en vue de rétablir la confiance entre les partenaires et à apaiser la situation politique et sociale du pays ainsi que des engagements qui feront l’objet d’un accord-cadre entre les deux parties.

I. Première phase

a. Les mesures de rétablissement de la confiance :

1. Libération de tous les détenus politiques et de droit de l’homme (IRA, Kawtel, Oulad Leblad) et abstention de réprimer les manifestations pacifiques ;

2. L’engagement du Chef de l’Etat à respecter la constitution, notamment dans ses clauses relatives aux mandats du Président de la République, et à la faire respecter par tous les démembrements de l’Etat ;

3. La normalisation de la situation du BASEP, en intégrant tous ses éléments au niveau de l’armée nationale ;

4. Ouverture des médias publics de façon permanente et juste ;

5. Le règlement des problèmes liés à l’état civil de tous nos compatriotes, particulièrement ceux de la vallée, ceux anciennement réfugiés au Sénégal et ceux vivant à l’étranger ;

6. L’allègement des conditions de vie des populations par la réduction des prix des hydrocarbures dont l’impact sur les autres prix est considérable ;

7. Application de la loi n° 2007/054 à travers la déclaration et la publication de la situation patrimoniale du président de la république, du premier ministre, des membres de gouvernement et des autres responsables concernés par la loi ;

8. Ouverture d’un dialogue entre le syndicat et la SNIM et entre la faculté de médecine et les étudiants pour un règlement de la crise ;

9. Faire respecter les lois reconnaissant et incriminant l’esclavage dans notre pays ;

10. Annulation des mesures arbitraires à l’encontre de certains citoyens mauritaniens (licenciement de syndicalistes, exclusion d’étudiants, mesures disciplinaires, administratives ou judiciaires arbitraires) ;

b. L’accord cadre

En plus des mesures précédentes, conformément à la plateforme du FNDU et à la lettre la transmettant au pouvoir, et dans le cadre de cette première phase, le dialogue doit nécessairement être précédé par la signature d’un accord-cadre avec le gouvernement comportant les points suivants :

1. L’engagement du Chef de l’Etat à se positionner de façon équidistante de tous les acteurs politiques, à assurer la neutralité des services publics dans le jeu politique, à garantir à tous les citoyens un traitement égalitaire, notamment en matière d’emploi, à faire respecter par toutes les autorités leur obligation de réserve par rapport aux compétitions politiques et rompre de façon définitive tout lien organique entre l’administration et tout parti politique ;

2. L’engagement du Chef de l’Etat à œuvrer à l’édification d’un système judiciaire juste, crédible et efficace et à faire cesser toute intervention du politique et de l’administration dans le fonctionnement normal de la justice ;

3. L’engagement du Chef de l’Etat à maintenir nos forces armées et nos forces de sécurité à l’écart du jeu politique ;

4. L’engagement du Chef de l’Etat à organiser des élections anticipées consensuelles.

5. L’engagement du chef de l’état à appliquer les reformes électorales nécessaires avant toute élection anticipée.

6. L’engagement du Chef de l’Etat à choisir un gouvernement consensuel (pouvant inspirer confiance aux différents acteurs) et à lui déléguer les compétences nécessaires pour mettre en œuvre les accords issus du dialogue politique, notamment la supervision d’élections consensuelles ;

7. L’engagement du Chef de l’Etat à choisir des responsables consensuels pour les médias publics ;

8. L’engagement du FNDU à apporter son appui à ce gouvernement consensuel pour la mise en œuvre des accords du dialogue et pour son programme économique et social ;

9. L’engagement des parties à cet accord-cadre de traduire les présentes clauses au niveau de l’accord issu du dialogue ;

10. L’engagement des deux parties à convenir avec les autres parties au dialogue national un calendrier raisonnable pour le dialogue ;

11. Tout manquement par l’une des deux parties aux présents engagements donnera à l’autre partie le droit de reconsidérer sa position par rapport au dialogue.

Dans le cas où le FNDU considère que la réponse du pouvoir est positive, l’accord cadre devra être paraphé par les négociateurs des deux parties et signé par le Président du FNDU et le Chef de l’Etat. Il ouvre la voie à un dialogue national dont le programme et les participants seront convenus en commun accord entre le FNDU, le pouvoir et sa majorité et les autres partenaires nationaux, en particulier, la CAP.

II. Deuxième phase

La deuxième phase de ce dialogue constitue le véritable dialogue national auquel participent tous les acteurs concernés et qui portera sur tous les problèmes nationaux. Le FNDU ne pourra, à lui seul, fixer l’ordre du jour de ce dialogue. Il considère cependant, que les points suivants doivent y être nécessairement inscrits et que les mesures appropriées pour la mise en œuvre de l’accord cadre en ressortiront :

i) L’Unité nationale dans toutes ses dimensions ;

a. L’esclavage et ses séquelles (politiques de discrimination positive) ;

b. La question du vivre ensemble ;

c. La question culturelle ;

d. Le passif humanitaire ;

e. L’insertion des réfugiés et leur rétablissement dans leurs droits ;

f. La question foncière ;

g. La décentralisation ;

h. Le développement régional équilibré ;

ii) L’Etat de droit :

a. Respect et stricte application de la constitution et des lois et règlements de la République ;

b. Une armée républicaine (apolitique, neutre, structuré et reflétant la diversité du pays) ;

c. Une justice indépendante ;

d. Un pouvoir législatif autonome ;

e. La question du genre ;

f. Le rôle de la société civile ;

g. Une administration au service du citoyen et neutre au niveau du jeu politique (accès aux emplois et aux marchés selon les lois et règlements, une administration du développement) ;

iii) Des élections consensuelles avec une supervision technique et politique également consensuelle :

a. Un gouvernement consensuel disposant de larges compétences pour la supervision des élections ;

b. Un système et des institutions électoraux consensuels (lois, règlements, institutions (CENI, Conseil Constitutionnel, Agence d’état civil, Cours Suprême) ; iv) La gestion des deniers publics

a. Eclairages sur certains dossiers obscurs (aéroport de Nouakchott, montage des avions à Nouakchott, attribution du domaine public de l’Etat (stade olympique, école de police), le sort des 50 millions de dollars RAS, les détournements au trésor public, les 200 millions de dollars de Senoussi, etc.) ;

b. Audit de certaines institutions économiques et financières (Délégation Maritime, SNIM, la BCM, SPEG) ;

c. Instauration d’une bonne gouvernance économique et financière ;

v) Un service public de communication autonome, efficace et impartial ;

vi) La question de la sécurité publique ;

vii) L’institutionnalisation du dialogue ;

viii) La situation économique et sociale des populations (prix, sécheresse, chômage, accès aux services de base, justice sociale) ;

Source crédit: cridem.org

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