19-04-2015 17:16 – Urgent/Dialogue : Cridem publie la plateforme proposée au pouvoir par le FNDU

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Du point de vue du Forum national pour l’unité et la démocratie (FNDU), quels sont les préalables à satisfaire afin d’amorcer un dialogue? Quelles sont les questions sur lesquelles doivent porter les discussions une fois le dialogue lancé ?

Jusque-là le public n’avait que très peu d’informations sur la plateforme que le FNDU allait proposer au pouvoir pour l’ouverture de pourparlers visant à sortir la Mauritanie de la crise multidimensionnelle qui la traverse, aujourd’hui ce n’est plus le cas.

Cridem a eu en effet copie du document proposé – hier samedi 18 avril – par le FNDU au pouvoir, pour la tenue un dialogue.

SC

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Le Forum National pour la Démocratie et l’Unité, lors de ses premières assises de mars 2014, a adopté une vision stratégique qui fait du dialogue politique la seule voie possible pour le règlement de la crise politique que vit notre pays.

Ce dialogue doit avoir pour objectif de définir de manière consensuelle, dans le cadre d’un compromis national, les éléments de base pour la mise en place d’un véritable Etat de droit, garantissant la justice, la liberté et la démocratie, avec un schéma de mise en œuvre et un calendrier réalistes, devant conduire à une alternance pacifique au pouvoir et à l’élimination et la réparation des injustices dont certains segments de nos populations ont longtemps souffert.

Les expériences précédentes ont montré la nécessité d’une préparation minutieuse du dialogue en vue de s’assurer de la bonne volonté des différents acteurs et de lui garantir le maximum de succès. Pour cela, le FNDU envisage ce dialogue en deux phases, dont la deuxième est conditionnée par le succès de la première.

Dans le cadre de cette première phase, le FNDU soumet aux représentants du pouvoir, une proposition comportant des mesures que le gouvernement doit entreprendre avant le dialogue national en vue de rétablir la confiance entre les partenaires et à apaiser la situation politique et sociale du pays ainsi que des engagements qui feront l’objet d’un accord-cadre entre les deux parties.

I. Première phase

a. Les mesures de rétablissement de la confiance :

1. Libération de tous les détenus politiques et de droit de l’homme (IRA, Kawtel, Oulad Leblad) et abstention de réprimer les manifestations pacifiques ;

2. L’engagement du Chef de l’Etat à respecter la constitution, notamment dans ses clauses relatives aux mandats du Président de la République, et à la faire respecter par tous les démembrements de l’Etat ;

3. La normalisation de la situation du BASEP, en intégrant tous ses éléments au niveau de l’armée nationale ;

4. Ouverture des médias publics de façon permanente et juste ;

5. Le règlement des problèmes liés à l’état civil de tous nos compatriotes, particulièrement ceux de la vallée, ceux anciennement réfugiés au Sénégal et ceux vivant à l’étranger ;

6. L’allègement des conditions de vie des populations par la réduction des prix des hydrocarbures dont l’impact sur les autres prix est considérable ;

7. Application de la loi n° 2007/054 à travers la déclaration et la publication de la situation patrimoniale du président de la république, du premier ministre, des membres de gouvernement et des autres responsables concernés par la loi ;

8. Ouverture d’un dialogue entre le syndicat et la SNIM et entre la faculté de médecine et les étudiants pour un règlement de la crise ;

9. Faire respecter les lois reconnaissant et incriminant l’esclavage dans notre pays ;

10. Annulation des mesures arbitraires à l’encontre de certains citoyens mauritaniens (licenciement de syndicalistes, exclusion d’étudiants, mesures disciplinaires, administratives ou judiciaires arbitraires) ;

b. L’accord cadre

En plus des mesures précédentes, conformément à la plateforme du FNDU et à la lettre la transmettant au pouvoir, et dans le cadre de cette première phase, le dialogue doit nécessairement être précédé par la signature d’un accord-cadre avec le gouvernement comportant les points suivants :

1. L’engagement du Chef de l’Etat à se positionner de façon équidistante de tous les acteurs politiques, à assurer la neutralité des services publics dans le jeu politique, à garantir à tous les citoyens un traitement égalitaire, notamment en matière d’emploi, à faire respecter par toutes les autorités leur obligation de réserve par rapport aux compétitions politiques et rompre de façon définitive tout lien organique entre l’administration et tout parti politique ;

2. L’engagement du Chef de l’Etat à œuvrer à l’édification d’un système judiciaire juste, crédible et efficace et à faire cesser toute intervention du politique et de l’administration dans le fonctionnement normal de la justice ;

3. L’engagement du Chef de l’Etat à maintenir nos forces armées et nos forces de sécurité à l’écart du jeu politique ;

4. L’engagement du Chef de l’Etat à organiser des élections anticipées consensuelles.

5. L’engagement du chef de l’état à appliquer les reformes électorales nécessaires avant toute élection anticipée.

6. L’engagement du Chef de l’Etat à choisir un gouvernement consensuel (pouvant inspirer confiance aux différents acteurs) et à lui déléguer les compétences nécessaires pour mettre en œuvre les accords issus du dialogue politique, notamment la supervision d’élections consensuelles ;

7. L’engagement du Chef de l’Etat à choisir des responsables consensuels pour les médias publics ;

8. L’engagement du FNDU à apporter son appui à ce gouvernement consensuel pour la mise en œuvre des accords du dialogue et pour son programme économique et social ;

9. L’engagement des parties à cet accord-cadre de traduire les présentes clauses au niveau de l’accord issu du dialogue ;

10. L’engagement des deux parties à convenir avec les autres parties au dialogue national un calendrier raisonnable pour le dialogue ;

11. Tout manquement par l’une des deux parties aux présents engagements donnera à l’autre partie le droit de reconsidérer sa position par rapport au dialogue.

Dans le cas où le FNDU considère que la réponse du pouvoir est positive, l’accord cadre devra être paraphé par les négociateurs des deux parties et signé par le Président du FNDU et le Chef de l’Etat. Il ouvre la voie à un dialogue national dont le programme et les participants seront convenus en commun accord entre le FNDU, le pouvoir et sa majorité et les autres partenaires nationaux, en particulier, la CAP.

II. Deuxième phase

La deuxième phase de ce dialogue constitue le véritable dialogue national auquel participent tous les acteurs concernés et qui portera sur tous les problèmes nationaux. Le FNDU ne pourra, à lui seul, fixer l’ordre du jour de ce dialogue. Il considère cependant, que les points suivants doivent y être nécessairement inscrits et que les mesures appropriées pour la mise en œuvre de l’accord cadre en ressortiront :

i) L’Unité nationale dans toutes ses dimensions ;

a. L’esclavage et ses séquelles (politiques de discrimination positive) ;

b. La question du vivre ensemble ;

c. La question culturelle ;

d. Le passif humanitaire ;

e. L’insertion des réfugiés et leur rétablissement dans leurs droits ;

f. La question foncière ;

g. La décentralisation ;

h. Le développement régional équilibré ;

ii) L’Etat de droit :

a. Respect et stricte application de la constitution et des lois et règlements de la République ;

b. Une armée républicaine (apolitique, neutre, structuré et reflétant la diversité du pays) ;

c. Une justice indépendante ;

d. Un pouvoir législatif autonome ;

e. La question du genre ;

f. Le rôle de la société civile ;

g. Une administration au service du citoyen et neutre au niveau du jeu politique (accès aux emplois et aux marchés selon les lois et règlements, une administration du développement) ;

iii) Des élections consensuelles avec une supervision technique et politique également consensuelle :

a. Un gouvernement consensuel disposant de larges compétences pour la supervision des élections ;

b. Un système et des institutions électoraux consensuels (lois, règlements, institutions (CENI, Conseil Constitutionnel, Agence d’état civil, Cours Suprême) ; iv) La gestion des deniers publics

a. Eclairages sur certains dossiers obscurs (aéroport de Nouakchott, montage des avions à Nouakchott, attribution du domaine public de l’Etat (stade olympique, école de police), le sort des 50 millions de dollars RAS, les détournements au trésor public, les 200 millions de dollars de Senoussi, etc.) ;

b. Audit de certaines institutions économiques et financières (Délégation Maritime, SNIM, la BCM, SPEG) ;

c. Instauration d’une bonne gouvernance économique et financière ;

v) Un service public de communication autonome, efficace et impartial ;

vi) La question de la sécurité publique ;

vii) L’institutionnalisation du dialogue ;

viii) La situation économique et sociale des populations (prix, sécheresse, chômage, accès aux services de base, justice sociale) ;

Source crédit: cridem.org

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L’Afrique Noire n’a pas mal qu’à son Sud… !!!

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Très loin du terrain sud africain, j’ose croire à une certitude au moins, c’est que les chassés et traqués dans le pays de Madiba sont tous presque africains et noirs, à en croire les images terrifiantes sur les TV du monde. Des scènes cruelles avaient été vues en Angola il y a moins de 5 mois, où des ressortissants Ouest-africains avaient vécu l’enfer de la part de leurs semblables de peau. Dieu sait que d’autres cas similaires peuvent être cités à travers l’histoire sur le continent, par exemple le cas ivoirien en voie de guérison, où il a fallu une quasi guerre civile,et une rébellion en coupant le pays en deux, afin que les nommés autochtones admettent la promotion politique d’une personne dite d’origine étrangère (Alassane Ouatara), vers le sommet de l’Etat. Cette Afrique noire, martyrisée, pillée et dominée par d’autres venant d’autres horizons lointains, ne semble pas s’accepter elle-même, en se figeant dans un prisme ethnocentrique.
Elle est prête à courber l’échine devant l’Autre qui nie son Humanité en acceptant la domination presque docile et complaisante, et tarde à développer en son sein une conscience politique aérée et révolutionnaire qui régule le magma étriqué et primitif de communautés et tribus. Un homme socialement et politiquement « sous-développé » n’instaure point un environnement socio-économique promoteur. Un zulu sud-africain comme un soninké mauritanien, essayera de voir la marche de l’humanité à l’image de son giron tribal ou ethnique, et pensera que le monde n’est rien sans son site communautaire. La définition d’un État moderne lui est obscure, par conséquent il est dépossédé et possédé à la fois. Les sud-africains blancs diront certainement que les étrangers sont attaqués par des noirs, zulu ou autres d’abord mais non par des sud-africains conscients de ce qui implique une Nationalité en 2015.

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Un cri osé…!!!

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Un homme dit de Foi, doit se méfier de son intérêt personnel, matériel comme immatériel :

L’Histoire retiendra qu’il (Biram) a été l’homme qui a fait vaciller l’ordre injustement établi qui  chosifia les êtres humains durant des siècles au nom de la religion musulmane.
La conclave des Ulémas qui a accouché de la fameuse Fatwa du 26/03/15 rendant HARAM toutes les pratiques esclavagistes , me rappelle une scène du film sur le Prophète Yussuf (PSL), quand il démasqua les tromperies et les injustices faites par la communauté des prêtres, sur les petites gens parmi le peuple égyptien.

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18-04-2015 08:29 – Les détenus du mouvement IRA refusent d’être jugés à Aleg

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Sahara Medias – Le mouvement IRA a annoncé que son président et vice président Biram Ould Dah Ould Abeid et Brahim Ould Bilal de même que leur codétenu Djibi Sow ont décidé de ne pas comparaitre devant le tribunal d’Aleg qui doit les juger en appel. Selon ce mouvement la seule juridiction compétente en la matière serait un tribunal relevant du tribunal d’appel de Nouakchott.

Dans un communiqué publié hier jeudi le mouvement abolitionniste a condamné ce qu’il a appelé « la négation du droit et sa transgression par le pouvoir exécutif » et appelé les mauritaniens à s’opposer à l’utilisation par le pouvoir de la justice pour confisquer les droits élémentaires des citoyens.

IRA a appelé la communauté internationale et les partenaires au développement de la Mauritanie à obliger les autorités du pays à respecter les lois et leurs engagements internationaux garantissant les libertés individuelles et collectives des citoyens.

Le mouvement a par ailleurs réaffirmé que la détention, la privation et la torture de ses dirigeants ne sauraient altérer leur détermination pacifique à œuvrer pour une Mauritanie égalitaire et juste.

Source crédit :cridem.org

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18-04-2015 07:45 – Darel Barka : Marche de protestation des populations contre l’expropriation de la cuvette « Karawlatt-Woullou Ndiaye » au profit de l’AAAID [PhotoReportage]

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Elfoutiyou – Ils étaient environ 600 personnes (des femmes, des jeunes et des vieux) à battre le macadam, ce vendredi 17 avril 2015 dans le village de Darel Barka aux cris de « Ravdines », « Ravdines », « Ravdines » en langue de Molière « Nous rejetons » et de « Do Ko Minendièye », « Do Ko Minendièye », « Do Ko Minendièye » signifie en français « ici, c’est pour nous ».

Les manifestants qui arboraient des brassards rouges ont tous un dénominateur commun, ils sont des noirs (Haratines et Halpulaars).

La décision de passer à la vitesse supérieure a été « décrétée » lors de l’assemblée générale tenue la vielle dans la localité de Reghbe1 suite à l’échec de la rencontre le 15 avril entre les représentants des paysans de « Karawlatt-Woullou Ndiaye » et le Wali du Brakna.

Après le compte-rendu de l’entretien qu’ils ont eu avec le Wali fait devant les 150 délégués des villages par les représentants dûment mandatés par les exploitants traditionnels de la cuvette « Karawlatt-Woullou Ndiaye », les paysans ont décidé de continuer le combat par des moyens pacifiques (sit-in, marches de protestation, dénonciation…) jusqu’à la reconquête de leurs terres de culture.

Un représentant des manifestants a lu une déclaration devant le chef-d’arrondissement qui est sorti les accueillir devant la sous-préfecture en compagnie du 1er adjoint au maire, du commandant de brigade de gendarmerie de Darel Barka et du commissaire de police qui a beaucoup sué pour contenir la foule avec ses agents.

Dans cette déclaration, les manifestants ont exprimé leur rejet total de la mise en location de leurs terres par l’Etat Mauritanien au profit de l’Institution Arabe d’Investissement et de Développement Agricole (IAIDA). Les manifestants étaient venues des localités de Reghbé1, Reghbé2 et Reghbé3, Fondé Mayel, Andalouse, Diama, Bour Walo, Bour Dièri, Badr, Jeddé, Bagdad, Wouro Aly Guelel, Miftah El Kheîr, Wiam, Basra, Sinthiane Diama, Dar Naîm, Darel Barka, Diaw Ranéré, M’Boyo, Bour Gamadji et Léraabé, Dar Naîm. Les ressortissants de la commune venus de Nouakchott se sont déplacés pour se joindre à la marche avec d’autres souteneurs venus de Boghé qui est distant de Darel Barka de 68 kilomètres.

Les terres de la cuvette de « Karawlatt-Woullou Ndiaye », situées dans la wilaya du Brakna, sur le fleuve Sénégal, ont été accaparées par le gouvernement Mauritanien qui les a donnés en location à l’AAAID en contrepartie d’une somme globale de 1,6 million de dollars versée par l’Institution Arabe qui compte développer sur le dit site un projet agricole principalement axé sur la culture des oignons et des pommes de terre.

« Vous n’êtes pas d’ici, la terre ne peut pas vous appartenir », lançait une autorité locale encore en fonction dans le département à l’endroit des populations de Darel Barka venus faire valoir leurs droits sur la cuvette de « Karawlatt-Woullou Ndiaye ».

Source crédit :cridem.org

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Annonce-invitation de L’ARSEF: un événement culturel du 25/04/2015

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L’ARSEF ( Association des ressortissants de Sélibaby en France) vous convie à son événement culturel prévu le 25 Avril 2015.
Tous les ressortissants et amis du Guidimagha sont appelés à honorer cette rencontre par leur présence. Nous leur souhaitons réussite et succès.

Source: Dioum ibrahima, Président de l’ARSEF.

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17-04-2015 19:30 – L’esclavage et son carcan religieux : Les Erudits font tomber le masque

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L’Authentique – Après la Fatwa émise récemment par l’Association des Ulémas de Mauritanie, rendant désormais illicite les pratiques esclavagistes, plusieurs éminents érudits, dont Cheikh Mohamed Hacen Ould Deddew commencent à rétablir la vérité longtemps tue sur cette pratique. L’esclavage tel qu’il a été institué et codifié dans ce pays serait illégal depuis la nuit des temps.

C’est ce constat, remettant en cause beaucoup de convictions dogmatiques, qui redonne aujourd’hui toute sa valeur au combat d’IRA et à l’autodafé symbolique des livres de Fiqh qui avait valu à ses militants un lynchage médiatique sans précédent en 2012, de la part des mêmes érudits qui reconnaissent maintenant leur très long silence coupable.

Le coup de fourmilière porté à la question de l’esclavage, par la radicalité du combat et les succès diplomatiques à l’international, serait à l’origine du florilège d’actions tous azimuts menées par l’Etat mauritanien ces dernières années. La question de l’esclavage a été imposée, contre vents et marées, à l’aune de l’actualité chaude de la Mauritanie, depuis qu’un certain discours antiesclavagiste initié par le mouvement IRA a fait son apparition sur le terrain du combat religieux.

Ainsi, aux mesures institutionnelles prises avec frénésie par l’Etat mauritanien pour se débarrasser d’un mal devenu insoutenable, l’onction religieuse sans laquelle le combat sera vain, a tardé à réagir. La Fatwa émise le 26 mars 2015 par l’Association des Ulémas de Mauritanie pourrait dans ce cadre être considérée d’historique, même si elle a manqué de courage.

Elle a été cependant prise dans une gêne si terrible que des érudits sortent peu à peu de l’ombre pour avouer le caractère illégal de l’esclavage tel que pratiqué depuis des siècles en Mauritanie. Pour Cheikh Mohamed Hacen Ould Deddew « l’esclavage qui a toujours été pratiqué dans ce pays n’a jamais été légal ni légitime sur le plan religieux » a-t-il confessé. Pourtant, jusqu’ à une date encore récente, il niait jusqu’à l’existence du phénomène en Mauritanie.

Ces aveux qui commencent à sortir des lèves des gardiens du temple de l’érudition sonnent ainsi comme une trahison qui a longtemps permis, et pendant des siècles, à des hommes d’en posséder d’autres, avec la plus grande cruauté. Pourtant, ce sont les mêmes qui défendaient encore en 2012 la sacralité de l’institution esclavagiste, qui en réfutent aujourd’hui les soubassements les plus religieux.

Sur ce plan, le coup porté par le mouvement IRA à l’institution religieuse, à travers l’autodafé ouvrages de rite malékite, véritables livres de chevet des négriers, a été aussi salutaire. Ce fait symbolique qui avait fait trembler le socle de l’institution esclavagiste, et qui s’était ajouté aux combats de terrain troublant pour le sommeil des familles possesseurs d’esclaves, expliquent l’évolution rapide que l’éradication de l’esclavage a connu en Mauritanie.

A présent, les descendants d’esclaves qui représentent la frange la plus pénalisée dans l’histoire contemporaine du pays, sont en devoir de réclamer des réparations physiques et morales pour cette injustice historique aujourd’hui reconnue. A l’article 2 de la loi de 1981 qui exigeait la réparation des maîtres esclaves qui acceptaient de libérer leurs esclaves doit succéder un autre article dans la loi de 2007 modifiée, pour un devoir de mémoire et de réparation.

Comme les victimes de l’holocauste Nazie, les victimes de l’holocauste esclavagiste, dans toutes les communautés mauritaniennes, doivent avoir leur propre tribunal pour exiger de l’Etat mauritanien, cette juste réparation des torts commis par les anciens.

Cela passera sous la forme de projets de développement dans les zones de concentration de ces populations, la redistribution des richesses à travers le pouvoir régalien de l’Etat qui devra, au même titre qu’il a enrichi les aristocraties dominantes, de déployer les mêmes facilités d’accès au capital pour les franges issues des classes serviles.

Enfin, toutes ces déclarations et lois prises à la pelée ces dernières années doivent se matérialiser par des actes concrets, au risque de voir les efforts consentis se transformer en frustrations, porteurs de ressentiments et de révolte.

JOB

Source crédit :cridem.org

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IRA apprécie la position de Deddew par rapport à l’esclavage

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Ces derniers jours et ce, sans grande surprise, l’Association des Uléma Mauritaniens s’est fendue d’une déclaration qui légitime les pratiques esclavagiste en Mauritanie. En effet, nos éminents Uléma annonçaient, dans cet ersatz de Fetwa, que l’esclavage était, désormais illégal, comme si cette ignominie pouvait avoir été légale avant la date d’aujourd’hui. Dans une démarche très clairement commandée et rétribuée par les services d’un Etat aux abois, les Uléma autoproclamés, faisant l’économie de toute analyse historique ou recherche documentaire, ont exhumé l’ordonnance de 1981 pour asseoir leur Fetwa. Cette ordonnance, basée sur une autre Fatwa, réaffirmait que l’esclavage était légal puisqu’elle prévoyait l’indemnisation des maîtres d’esclaves, alors que ce sont ces derniers qui devraient être dédommagés des préjudices subis durant des siècles d’asservissement et de domination morale, matérielle et idéologique.
Mais, comme pour laver l’affront fait à notre sainte religion et rétablir sa vocation de source de libération des opprimés, le Cheikh Mohamed El Hassen Ould Deddew vient de publier, ce mardi 14 -04-2015 sur le site Essirage, une déclaration qui a le mérite, rare de nos jours, d’une très grande clarté et d’une portée considérable dans laquelle l’Erudit déclare “qu’il n’y a aucun fondement légal pour les pratiques esclavagiste en Mauritanie” et que notamment, “ces pratiques ne pouvaient avoir de lien avec celles relatives à la période de la révélation de l’Islam”. Il précise aussi que les auteurs de telles pratiques en Mauritanie sont dans un péché caractérisé dont ils répondront à coup sûr devant Allah le tout puissant le jour où ils auront à Lui rendre les inévitables comptes.
Tout en appréciant au plus haut point la position du Cheikh Deddaw qui est venue combler un vide jurisprudentiel dommageable en affirmant très nettement, contrairement aux précédentes Fetawa, qu’il n’y avait aucune filiation entre l’Islam et l’esclavage en Mauritanie, Initiative pour la Résurgence du mouvement Anti-esclavagiste (IRA) tient à souligner les points suivants:
1- nous apportons notre soutiens inconditionnel aux honorables Imams M’Barek Ould Bilal et Bilal Ould Semet ainsi qu’aux autres membres de l’association “El amrou bil maaroufi” (“Recommander des bonnes actions”) dans leur condamnation vigoureuse de la déclaration des Uléma qui nous a ramenés à la case départ;
2- nous engageons l’Etat mauritanien à adopter officiellement la Fetwa de l’Erudit Deddaw qui désigne clairement qui est victime et qui est coupable dans cette question de l’esclavage. Les victimes doivent être reconnues et traitées comme telles et les bourreaux dénoncés et châtiés pour leur forfaiture, sans complaisance ni faiblesse;
3- nous condamnons, avec la plus grande force, les déclarations de Cheikh Ould Saleh, Secrétaire général adjoint de l’Association des Uléma , qui dénigre les défenseurs des droits de l’Homme en les traitant, à longueur de diatribe, de tous les noms d’oiseaux, sans égards aux sacrifices qu’ils consentent pour la liberté du plus grand nombre. Est ce que ce personnage, sorti de nulle part, pourrait faire de telles déclarations, s’il n’était en service commandé et rétribué? Nous nous permettons de poser la question.
4- nous engageons les autorités actuelles à présenter des excuses, aux noms de l’Etat, en direction des esclaves et de leurs ayant-droits pour les préjudices et torts moraux commis à leur encontre durant des siècles par usurpation caractérisée de références à Allah et à Son Saint prophète. Une procédure adaptée d’indemnisation et de réparation doit être initiée par l’Etat en faveur des victimes de cette abomination;
5- nous renouvelons notre appel à l’ensemble des mouvements et organisations de droits de l’Homme, aux associations de la société civile, aux personnalités et groupements progressistes et à tous ceux et celles qui ont dénoncé la Fetwa des Uléma de Mauritanie à resserrer les liens et pousser l’Etat à vaincre les dernières réticences sur le chemin de la “lutte contre l’esclavage”. L’Etat doit dépasser le seul affichage à visée de communication extérieure et s’engager résolument sur la voie de l’exécution pratique de la Feuille de Route; une telle démarche ne pourra aboutir sans l’implication des défenseurs des droits de l’Homme et sans la levée des entraves qui limitent injustement et inutilement leur liberté de mouvement, d’association et d’expression.

La Commission de Communication Aleg le 17-04-2015

Source crédit: iramauritanie.org

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16-04-2015 11:11 – Les avocats de Mohamed Cheikh Ould M’Khaitir renoncent à sa défense !

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Elhourriya – M’Khaitir, accusé d’apostasie et de blasphème à l’égard du Prophète Mohamed PSL, ont décidé, pour des raisons particulières, de renoncer à sa défense. C’est la seconde fois, après la défense de Me Ichiddou, que des hommes de loi font marche arrière par rapport à cet épineux dossier judiciaire qui continue d’occuper le devant de la scène politique nationale et internationale, face à une affaire très complexe où l’Etat se trouve devant deux options aussi périlleuse l’une que l’autre.

En effet, exécuter Ould M’Khaitir pour un droit d’opinion, signifie porter un coup dur à la démocratie et aux libertés, tandis que son acquittement expose le pays à la loi des fanatiques qui continuent d’exiger son exécution.

Ould M’Khaitir a été condamné à mort pour apostasie le 24 décembre 2014 par le tribunal de Nouadhibou, dans le nord-ouest de la Mauritanie. En décembre 2013, il avait mis un article en ligne sur le site du quotidien en ligne Aqlame qui avait plus tard été retiré car il était considéré comme blasphématoire à l’égard du prophète Mahomet.

Cet article était adressé aux membres de sa catégorie sociale, les moualamines (forgerons), et critiquait ceux qui utilisent la religion pour marginaliser certains groupes dans la société mauritanienne.

Traduit de l’Arabe par Cridem

Source crédit :cridem.org

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Appel au SIT-IN du comité de soutien aux détenus d’Aleg

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LE COMITÉ DE SOUTIEN AUX DÉTENUS D’ALEG en France informe la diaspora et tous les amis de la Mauritanie juste et égalitaire, qu’il organise un sit-in le:
                         JEUDI 23 AVRIL 2015 DE 13H A 17H

             EN FACE DE L’AMBASSADE DE MAURITANIE A PARIS

Voilà plusieurs mois que les camarades Djiby Sow, Biram Dah Abeid, Prix onusien 2013 pour les droits de l’Homme et Brahim Bilal sont incarcérés à la prison d’Aleg. D’autres militants des droits humains sont aussi détenus à la prison de Nouakchott. Leur crime: avoir initié une caravane contre les expropriations et l’esclavage fonciers alors que les motifs de ces arrestations et incarcérations restent infondés. 
Transférés en-dehors de leur circonscription judiciaire d’origine, le parquet, en violation flagrante des textes en vigueur, a décidé d’engager dans les plus brefs délais le procès en appel dans la juridiction incompétente d’Aleg dont les magistrats sont connus pour leurs soumissions aveugles au diktat de l’exécutif.
En outre, Djiby SOW souffre de maladies diverses depuis la grève de la faim entamée le 23 février 2015 et les autorités entravent tout traitement médical conforme aux recommandations du médecin traitant.
Il est donc urgent de proclamer notre soutien franc et massif aux défenseurs de la justice et de la paix emprisonnés par le régime autoritaire d’Ould Abdel Aziz. Nous réaffirmons notre engagement ferme à les soutenir par tous les moyens légaux.

Le comité de soutien aux détenus d’Aleg France.

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