Mot d’ouverture du président de l’AMDM lors de l’ouverture du 2ème colloque de fraternité

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Détails Publication : 8 mai 2015

« Certes Allah commande l’équité, la bienfaisance, et l’assistance aux proches. Et il interdit la turpitude, l’acte répréhensible et la rébellion. Il vous exhorte afin que vous vous souveniez ».

 

Messieurs les représentants des Autorités administratives, des Organisations de la société civile, des dirigeants des partis politiques, des représentants de la presse nationale et internationale,

Messieurs les invités de l’Association Main dans la Main, en provenance des Wilayas, des Moughataas, des Adwabas et Ksour de notre chère Patrie,

Mesdames et Messieurs,

Deux années déjà nous séparent de notre dernier colloque de la fraternité, tenu sous la devise « pour que vous vous entreconnaissiez ». Ici même, avec vous, nous avions entamé une série d’activités culturelles, placées sous le sceau des merveilleux enseignements coraniques appelant à « l’entreconnaissance » et érigeant la piété comme unique étalon du mérite social « Ô hommes Nous vous avons créé d’un mâle et d’une femelle pour que vous vous entreconnaissiez. Le plus proche d’entre vous auprès d’Allah est le plus pieux».

Aujourd’hui encore, nous revenons pour vivre sous l’ombre d’une des finalités majeures visées par le Coran ; nous revenons pour progresser ensemble vers la société de Justice. Notre marche vers cette société de justice sera guidée, tout au long du parcours, par le sens du verset coranique sublime –et tous les versets du Coran sont ainsi- « Certes Allah commande l’équité, la bienfaisance, et l’assistance aux proches. Et il interdit la turpitude, l’acte répréhensible et la rébellion. Il vous exhorte afin que vous vous souveniez ». 

Sur le chemin de la société de justice, nous allons œuvrer à franchir ensemble des pas sereins, tout au long de ce deuxième colloque de la fraternité. Nous allons explorer les fondements de la justice, des degrés de sa réalisation ou de sa décadence dans notre société. Nous allons débattre de l’esclavage, de ses pesantes séquelles ainsi que des diverses formes d’exclusion qu’ont subies et que continuent de subir d’importantes franges de notre société. Nous allons essayer de comprendre les fondements et les manifestations des problèmes de cohabitation entre nos différentes communautés.

Et nous sommes tout confiance que, ensemble, nous pourrons nous frayer un chemin d’accès à la justice et à l’équité, excluant toutes les formes et survivances de l’esclavage, mettant définitivement un terme aux ruptures sociales et refermant les plaies de notre conscience meurtrie.

Mesdames et messieurs,

A l’Association Main dans la Main, qui célébrera bientôt son dixième anniversaire, nous sommes conscients que, aujourd’hui plus que jamais, un effort citoyen, global et immense, doit être fourni pour garantir une unité nationale véritable, fondée sur la justice, seule garante du maintien et de la prospérité des sociétés et des nations.

Nous espérons que notre présent colloque, que cette tribune ouverte à tous, puisse contribuer un tant soit peu à la réalisation de cet objectif.

Au nom des membres de l’Association et à mon nom personnel, je vous souhaite la bienvenue et déclare ouvert le deuxième colloque de la fraternité.

Que notre intention soit franche et sincère de s’engager véritablement sur le chemin de la société de justice.

On verra alors que tous les chemins de la justice, pourrait-on dire, mènent à l’Unité nationale.

Merci de votre attention.

Source crédit: amdm.mr

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La guerre des fonds d’investissement baptisḖs «fonds vautours»; en afrique

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L’initiative initiative pays pauvre très endettés (PPTE) lancée en 1996, dans son principe premier et ses intentions originelles, aurait pu, en s’appuyant sur un plan de développement convergent et non simplement émergent, être une chance pour la jeunesse africaine. Car le concept d’émergence économique a été remis en cause au profit d’un autre concept qu’est la Convergence économique qui ne se limite pas à mesurer la croissance économique mais prend en considération d’autres facteurs comme le caractère harmonieux du progrès économique et social des populations qui est mesuré à travers l’indice de développement humain. Mais elle a commis une erreur fatale, dont nous commençons seulement à mesurer les conséquences désastreuses avec la grande crise d’aujourd’hui (immigration de masse) : elle a le destin collectif, la beauté et la noblesse de la jeunesse africaine dans sa globalité à la vulgarité du capitalisme financier. Des lors, le sort en a été jeté. Tout ce qui est Noir n’a pas de valeur. L’argent, invention destinée à rationaliser le troc, a été dénaturé par celui que l’on «gagne en dormant». Cependant, les effets du capitalisme financier ne sont pas réductibles aux doctes analyses des Prix Nobel d’un pseudo économie. Car il faut rappeler que ce qu’on appelle économie consiste en un système qui, par son caractère dissipateur et destructeur, en est précisément la négation, un véritable outrage à l’économie. Selon l’économiste SANOU MBAYE et auteur de l’Afrique au secours de l’Afrique, «Trente-six pays, dont trente africains ont bénéficié d’un allégement total de 76 milliards de dollars du service de leurs dettes bilatérales et multilatérales. Toutefois, selon le Comité pour l’annulation de la dette du tiers monde (CADTM), ces mesures sont un trompe-œil : le stock de la dette de l’Afrique subsaharienne est passé de 2 milliards de dollars en 1970 à 331 milliards de dollars en 2012, les remboursements effectués s’élèvent à 435 milliards de dollars, soit quatre fois le capital emprunté». D’autre part l’appétit croissant de la Chine sur le continent Noir, ouvre des alternatives, mais il fait aussi courir des risques au développement de l’Afrique. En effet, des Chinois ont pris le control de certains tissus économiques des industries locales, obtenant au passage les quotas d’exportation sur les marchés occidentaux de produits africains dans le cadre des accords APE et AGOA (le Monde diplomatique mai 2015). De surcroit, les africains ont gagné le droit de s’instruire mais pas de réfléchir. On ne peut que constater, encore une fois, la capacité de la sémantique à abuser les esprits, à entretenir savamment les malentendus pour compromettre toute une génération d’africain. La prédation humaine c’est-à-dire le «capitalisme dévastateur» qu’affronte l’Afrique n’est pas de même nature que la prédation des espèces animales. Quand un lion mange une antilope, il se contente de cette offrande de la vie. Il n’a ni banque ni entrepôt d’antilopes. C’est pourquoi l’on peut voir sur
certaines photographies le lion s’abreuver à côté du zèbre, de l’antilope ou de toute autre espèce dont il est le prédateur ; dès lors que la nécessité de s’alimenter ne se fait pas sentir, ils peuvent boire à la même mare, même s’il arrive que certains prédateurs saisissent cette occasion, qui facilité leur prédation. Bien éloigné de la réalité élémentaire de la jeunesse africaine et fondé sur l’exploitation perpétuelle de l’Afrique laborieuse, le capitalisme dévastateur a piégé la jeunesse africaine de ses fantasmes dont le déferlement des hordes des multinationales impérialistes qui sont sources de violences et de meurtres conduit la jeunesse de ce continent à cette immigration suicidaire de masse. Une nouvelle crise de la dette guette l’Afrique. En effet la dandinette du FMI, Mme Christine Lagarde, s’en est émue auprès des ministres des finances et des gouverneurs de banque centrale de l’Afrique subsaharienne en mai 2014 à Maputo, au Mozambique : «les gouverneurs devraient se montrer attentifs et prudents afin de ne pas surcharger leur pays en dette publique», a-t-elle alerté, avant d’ajouter que si cela représentait «un financement supplémentaire», c’était aussi «une vulnérabilité supplémentaire». (Les Echos, 30 mai 2014). Combien temps encore la supercherie va durer ?

Article écrit par :
M. Mamadou Adama SAKHO

Source crédit: L’auteur de l’article pour RV-AFRICA INFOS.

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07-05-2015 19:30 – Manipulations et mensonges d’état : la sante de Djiby Sow en danger/Une opération des reins s’impose

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Kawtal – Manipulations, mensonges, laisser-aller, tout cela pour tuer à petits feux le combattant Djiby Sow. Dès le 01 mars 2015, le professeur Cheikh Ahmed de l’Hôpital National prescrit un scanner à Djiby et lui donne un rendez-vous pour le 15 mars.

Ce scanner qui devait être fait dans la quinzaine, n’eut lieu qu’un mois et demi après, le 23 avril 2015. Pourquoi ? A cause des manipulations et des mensonges de l’administration pénitentiaire qui soutient ne recevoir que des ordres de sa hiérarchie.

Au début, on dit à Djiby que le scanner de l’Hôpital National était en panne, Djiby exigea alors qu’on l’amène faire son scanner dans le privé ou à l’hôpital militaire qui est le plus équipé du pays et qui ne semble être réservé qu’à une certaine élite. Refus de l’administration qui soutient que les prisonniers n’avaient le droit aux soins que dans les hôpitaux publics. Bien sûr que tout cela n’était que mensonges, alors que même le scanner de l’Hôpital National était en parfait état de fonctionnement.

La galère des mensonges ne s’arrêta pas là. Après avoir fait le scanner le 23 avril, on lui donna rendez-vous pour le 29 avril pour la récupération des résultats. Au 29, l’administration soutint encore que les résultats n’étaient pas sortis ! Et c’est seulement après un conflit ouvert qu’il déclencha contre l’administration pénitentiaire, qu’il eut droit à finalement aller récupérer ses résultats une semaine après la date prescrite.

Et c’est bien sûr, le médecin qui s’en étonna, et qui affirma que les résultats étaient bel et bien disponibles depuis le 29 avril, comme d’ailleurs il affirma que le scanner n’a jamais été en panne cette année.

Et c’est finalement ce matin même (07 mai 2015), deux mois après son rendez-vous officiel, que Djiby Sow put voir l’Urologue, le Professeur Cheikh Ahmed de l’Hôpital National pour lui présenter les résultats du scanner.

Les résultats sont sans appel : Djiby doit subir une opération du rein droit suite à des calculs rénaux. Pour cela, il faudrait encore au préalable, une série de radios et d’examens pour un bilan général. Que fera encore l’administration dans sa logique qui n’est autre que faire tout pour laisser mourir à petits feux un prisonnier d’opinion ?

Malheureusement ce cas n’est pas le seul. Djiby avait aussi pu voir la dermatologue, Dr Mariame Kébé de l’Hôpital National, c’était le 12 avril 2015. La dermatologue avait prescrit une ordonnance qu’il devait prendre pour revenir la voir le 21 avril, c’est-à-dire une semaine après le premier rendez-vous. Au 21, dans sa même logique, l’administration inventa un nouveau mensonge pour dire que la dermatologue était absente.

Suite encore à un conflit que Djiby déclencha en prison, il pu se rendre chez Dr Kébé sans rendez-vous et sans être accompagné des infirmiers de la prison, qui d’ailleurs confisquèrent son dossier médical. Dr Mariame Kébé soutient n’avoir jamais été absente après s’être étonnée que Djiby n’ait pas respecté son rendez-vous malgré la gravité de son cas.

Aujourd’hui, Djiby doit subir une opération délicate, alors qu’il ne pourra être suivi que par le service infirmier de la prison civile, lequel, nous le savons désormais, ne cherche que sa mort.

Kawtal, solidaire de son Président refuse cela et exige sa libération immédiate et sans conditions, ainsi que son évacuation vers l’extérieur pour des soins plus adaptés.

Kawtal rend le gouvernement mauritanien responsable de tout ce qui adviendra à Djiby Sow, et prend à témoins l’opinion nationale et internationale sur la volonté manifeste du gouvernement mauritanien d’attenter à la vie de Djiby.

Kawtal informe l’opinion nationale et la communauté internationale de sa décision de porter la question devant les juridictions et les institutions nationales et internationales compétentes.

Nouakchott, le 07 mai 2015

La cellule de communication

Source crédit :cridem.org

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06-05-2015 21:47 – « Seules subsistent des séquelles de l’esclavage » en Mauritanie (président)

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Afrique Expansion Magazine – Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a affirmé que l’esclavage n’existait plus dans le pays, mais qu’il en subsistait « des séquelles » que les autorités tentent d’éliminer, accusant les ONG d’en faire « un fonds de commerce ».

« L’esclavage n’existe plus dans le pays. Seules subsistent des séquelles de ce phénomène, que nous faisons tout pour traiter », a déclaré le président Aziz lors d’une conférence de presse dans la nuit de mardi à mercredi à Nouakchott.

« La lutte contre les séquelles de l’esclavage, c’est ce que nous faisons, en allant vers eux (les anciens esclaves et leurs descendants, NDLR) pour leur offrir de l’eau, des écoles, des routes, les regrouper pour mieux les servir », a-t-il ajouté.

Il a accusé les ONG anti-esclavagistes de nuire à ces efforts, en « détruisant la cohésion sociale », appelant à « l’unité de tous pour affronter ensemble » cette question.

« Ces derniers venus dans la lutte contre l’esclavage, dont d’anciens esclavagistes, nous tirent dessus et passent pour (des) victimes et font du phénomène un fonds de commerce, de gloire », a affirmé M. Aziz.

Plusieurs milliers de descendants d’esclaves maures, les « haratine », ont manifesté le 30 avril à Nouakchott pour revendiquer la justice et l’abolition des discriminations.

Plusieurs militants anti-esclavagistes ont été arrêtés ces derniers mois, dont le président de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA), Biram Ould Dah Ould Abeid, condamné le 15 janvier avec deux autres militants pour « appartenance à une organisation non autorisée », un jugement dont ils ont fait appel.

Le gouvernement a adopté en avril un projet de loi renforçant la répression de l’esclavage, notamment par des peines plus sévères.

L’esclavage a officiellement été aboli en 1981 en Mauritanie.  Depuis 2007, les personnes reconnues coupables d’esclavagisme y encourent  des peines pouvant aller jusqu’à 10 ans de prison mais le phénomène et les  pratiques qui y sont liées perdurent néanmoins, selon des ONG.

Ainsi, selon Amnesty International, « en Mauritanie, les descendants d’esclaves qui travaillent la terre sans aucun droit sont obligés de donner une part de leur récolte à leurs maîtres traditionnels ».

Le président Aziz a par ailleurs jugé « irrecevables » les exigences que lui a présentées dans un document l’opposition pour un dialogue politique « inclusif ». Le Forum national pour la démocratie et l’unité (FNDU, opposition radicale) demande notamment dans ce document la dissolution de la garde présidentielle, la mise à l’écart de l’armée du jeu politique et une déclaration du patrimoine du président de la République.

« Dissoudre une unité de l’armée, en quoi cela ferait-il avancer un dialogue politique? », a rétorqué M. Aziz, appelant à un « dialogue direct, sans préalables ».

Source crédit :cridem.org

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04-05-2015 18:45 – Arrestation de l’activiste de l’IRA Mohamed Vall Ould Nouh

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Essirage – La police mauritanienne a arrêté l’activiste du congrès des jeunes harratines Mohamed Vall Ould Nouh, qui selon des sources proches de ses parents, a été conduit vers un endroit inconnu. Ould Nouh est un activiste au sein de l’IRA.

Il a demandé dernièrement dans un tweet publié sur sa page facebook, l’internationalisation de la question des harratines, qualifiant le congrès des jeunes harratines, organisé actuellement, dans la capitale sénégalaise Dakar, de première étape dans la voie de la mondialisation du dossier des anciens esclaves.

Selon l’activiste Mohamed Vall, les organisateurs du congrès des jeunes harratines à Dakar forme un groupe issu de cette communauté, comprenant des Professeurs, des écrivains et des penseurs ainsi que des universitaires mauritaniens étudiant à l’étranger, indépendant de tout parti politique ou militantiste en Mauritanie ou à l’extérieur, ayant pour objectif l’uniformisation de la question des harratines, dans le monde, disposant de son autonomie de décision et de financement.

Traduit de l’Arabe par Cridem

Crédit: cridem.org

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04-05-2015 14:30 – Cérémonie d’inauguration du BERGEFS Consulting [photoReportage]

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BERGEFS Consulting – Le Bureau d’Etudes et de Recherches sur le Genre, l’Education et les Faits de Sociétés (BERGEFS Consulting) a célébré, ce samedi 02 mai, la cérémonie d’inauguration de ses nouveaux locaux et du lancement officiel de ses activités. Durant cette fête, la Mauritanie, dans sa diversité, était au rendez-vous.

Cette cérémonie, qui a duré plus de deux heures, a réuni plusieurs profils : membres de la société civile, professeurs de l’université, membres d’institutions internationales, journalistes, chercheur(e)s, professionnels…

Après l’accueil et l’installation des invités par l’équipe du BERGEFS Consulting, le mot d’ouverture a été donné par la directrice de la structure, Baye Tidiane Diagana. Cette dernière a souhaité la bienvenue aux invités et les a remerciés de leur présence.

En guise d’ouverture de la nouvelle structure, la Fatihâ a été récitée par Imam Sarr. Ayant repris la parole, la directrice du BERGEFS Consulting a présenté la structure tout en mettent en exergue son importance, ses missions, sa devise et surtout son apport à la société mauritanienne dans toute sa diversité…

Par la suite, une conférence-débats sur la problématique des violences basées sur le genre en Mauritanie a été animée par le professeur émérite de sociologie Cheikh Saad Mbouh Kamara, Madame Zeynab Taleb Moussa de l’Association Mauritanienne pour la Santé de la Mère et de l’Enfant (AMSME) et Monsieur Boubacar Ould Massaoud de SOS Esclaves.

Le Professeur Kamara, conférencier et modérateur, a fait un état des lieux de la problématique des violences faites aux femmes tout en établissant la typologie de ces violences (mutilations génitales féminines, violences sur les lieux de travail, polygamie forcée, lévirat, sororat, tatouage…).

Dans sa présentation, il a commencé par faire une brève présentation de la société mauritanienne tout en mettant l’accent sur la religion (l’Islam) et les tiraillements entre « deux groupes extrêmes : arabe et négro-mauritanien». Aussi, il a souligné l’importance de la place qu’occupent les femmes dans la société en tant que mères, épouses, agents économiques, vectrices de traditions, personnes qui défendent les droits humains…

Madame Zeynab Moussa Taleb est intervenue sur les violences sexuelles. Au début de son intervention, elle a présenté l’ONG dont elle est présidente. Cette structure (AMSME), qui existe depuis une quinzaine d’années, ne s’occupe que des violences sexuelles.

Selon elle, au sein de l’AMSME, « toute victime est un projet de vie individualisé ». Parlant de ce type de violences, elle a établi une typologie (abus sexuels, viol, inceste et pédophilie) et a mis en exergue ses conséquences (fistule obstétricale, IST, VIH Sida, Hépatite B, image négative de soi, refus des hommes et des autres, abandon de la scolarité, perte de la virginité, suicide…).

Elle soutient aussi qu’il faut éviter d’exposer les victimes sur les médias en établissant leurs identités (noms, prénoms, photos…) car cela peut porter atteinte à celles-ci. Madame Zeynab Taleb Moussa a invité l’auditoire à réfléchir ensemble sur les causes de ces violences sexuelles.

Monsieur Boubacar Massaoud, quant à lui, a parlé des violences faites aux femmes et des pratiques esclavagistes. Dans son exposé, ce conférencier a commencé par définir l’esclavage qui, selon lui, se présente comme étant une appropriation de personnes. Dans ce cadre, pour lui, les femmes dites esclaves sont possédées par leurs maitres qui les considèrent comme étant leurs propriétés. Maltraitées, objets sexuels…, ces femmes sont parfois en état de grossesse.

Toujours selon Massaoud, le fait qui désole davantage réside dans le patronyme des enfants qui naissent dans cette situation : ils ne portent pas le nom paternel mais plutôt celui maternel. Pour argumenter ses propos, il a donné quelques exemples de femmes violentées. Dans son intervention, il a insisté sur le rôle essentiel joué par les femmes dans le cadre des droits humains et de la société.

D’ailleurs, pour lui, ‘‘toute la société repose sur la femme’’.

Après ces différentes présentations, la parole a été donnée à l’auditoire. Professeurs, chercheurs, professionnels, journalistes… ont pris la parole, les uns après les autres, pour féliciter cette initiative, intervenir et/ou poser des questions. Cette conférence-débats a été un échange interactif entre les conférenciers et l’auditoire.

La cérémonie a été clôturée aux environs de 20h30 par un cocktail auquel tout le monde a pris part.

Ainsi, le BERGEFS Consulting, qui est le premier bureau d’études purement sociologiques en Mauritanie, envisage, par le biais de ses diverses missions et de sa devise (Penser et Développer la Société Autrement), apporter sa pierre à la construction de l’édifice national voire international.

BERGEFS Consulting
contacts@bergefsconsulting.com
44 41 40 15 / 26 41 40 15
http://www.begefsconsulting.com

Source crédit: cridem.org

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04-05-2015 09:12 – IRA encore victime d’une certaine presse nationale

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IRA Mauritanie – Depuis quelques jours, comme à son habitude, une certaine presse mal intentionnée essaie de mettre IRA à mal avec certains leaders et particulièrement le Président Ahmed OULD DADAH. Cette presse fait des amalgames et des appréciations erronées qui sont de nature à porter préjudice aux bons rapports qu’entretient IRA avec ses amis et partenaires.

IRA apprécie les prises de position du Président du RFD monsieur Ahmed OULD DADAH relatives aux questions nationales en général et en particulier aux principes de respect des libertés individuelles et collectives. 

En effet, IRA regrette profondément et condamne avec la plus grande fermeté toute violence verbale ou physique à l’égard de monsieur Ahmed OULD DADAH lors de son arrivée à la « marche pour les droits économiques, politiques et sociaux des hratin» et ses auteurs ne sauraient en aucun cas appartenir à IRA – organisation de défense de la DIGNITE HUMAINE et de lutte contre les violations de Droits humains.

IRA – Mauritanie attaché aux méthodes de lutte pacifique mais ferme : 

– Félicite le Comité permanent de suivi du Manifeste pour les droits économiques, politiques et sociaux des hratin pour la grande réussite de la marche organisée le 29 avril,

– Félicite le Comité de Paix d’IRA pour la discipline de ses membres et leur sens élevé de l’ordre, ainsi que tous ses militants pour leur grande mobilisation lors de la manifestation,

– Enfin, réaffirme son engagement à œuvrer aux côtés de toutes les forces vives nationales en général et en particulier le FNDU, dans le cadre d’un partenariat fructueux, pour l’avènement d’une Mauritanie véritablement démocratique, débarrassée de l’esclavage, du racisme et de l’exclusion.

Nouakchott, le 4 mai 2015

La Commission de communication 

Source crédit :cridem.org

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Communiqué de A.H.M.E relatif à la commémoration de l’abolition de l’esclavage en France

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A.H.M.E vous convie le 10 mai 2015 à la commémoration de l’abolition de l’esclavage qui se déroulera à Clichy-sous-bois . Cet événement est inédit, car c’est pour la première fois que la municipalité dédie une journée spéciale à cette abolition de l’esclavage en France de 1848 . Le maire de CLichy-sous-bois, Olivier Klein inaugurera une stèle en souvenir de l’abolition de l’esclavage.   A.H.M.E y participera . Cette occasion d’honorer la mémoire des victimes de la traite négrière transatlantique permettra à notre association d’informer sur une autre forme d’esclavage qui sévit encore en Afrique et dans le monde arabe . L’esclavage maure qui existe de nos jours en Mauritanie est peu connu . Pourtant ces victimes, les Haratine ( représentant 40 % de la population mauritanienne ), subissent un esclavage ancestral et inhumain. Ce jour, A.H.M.E  prendra part à la marche qui aura lieu dans les rues de la ville . Aussi,  un stand sera tenu où vous trouverez toute l’information relative à ce fléau   ( des journaux, des livres, des prospectus, un site ) et où nos membres répondront à toutes vos questions sur le sujet . Enfin, le président de l’association Mohamed Yahya Ould Ciré coanimera une conférence sur le thème de l’esclavage en Mauritanie et la traite transatlantique .
Cet événement est l’occasion de se remémorer du passé et de ne pas oublier que l’injustice persiste encore, et ce, sous des formes que nous pensions révolues .

Samedi 2 mai 2015
Mohamed Yahya Ould Cire
Président de A.H.M.E
Site: www.haratine.com
Email: ahme@haratine.com
Journal : Cri du Hartani
Port : 06 13 01 36 84

Source: haratine.com

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Communiqué: A G de l’Armepes-france

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L’association des ressortissants mauritaniens pour l’éradication de la pratique de l’esclavage et ses séquelles (Armepes-France, http://www.mauritanie-egalite.org)  annonce  à ses militants et sympathisants  la tenue d’une assemblée générale.
DATE : SAMEDI  16 MAI 2015 à 14H00
Lieu : RESIDENCE  ADOMA
METRO LIGNE 7  ARRET : CORENTIN CARIOU  75019  Paris
Tel : 0623488060

Ordre du jour :       -Présentation  du bureau 
                                     – Bilan financier
                                     -Divers
Cellule communication

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Appel à la diaspora en France: sit-in du 06 Mai 2015

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LE COMITÉ DE SOUTIEN AUX DÉTENUS D’ALEG en France informe la diaspora et tous les amis de la Mauritanie juste et égalitaire, qu’il organise un sit-in le:
Mercredi 06 Mai 2015
DE 13H A 17H
EN FACE DE L’AMBASSADE DE MAURITANIE A PARIS

Voilà plusieurs mois que les camarades Djiby Sow, Biram Dah Abeid, Prix onusien 2013 pour les droits de l’Homme et Brahim Bilal sont incarcérés à la prison d’Aleg. D’autres militants des droits humains sont aussi détenus à la prison de Nouakchott. Leur crime: avoir initié une caravane contre les expropriations et l’esclavage fonciers alors que les motifs des arrestations et des incarcérations restent infondés. 

Transférés en-dehors de leur circonscription judiciaire d’origine, le parquet, en violation flagrante des textes en vigueur, a décidé d’engager dans les plus brefs délais le procès en appel dans la juridiction incompétente d’Aleg dont les magistrats sont connus pour leur soumission aveugle au diktat de l’exécutif.

Egalement, Djiby SOW souffre de maladies diverses depuis la grève de faim entamée et les autorités empêchent tout traitement médical digne de ce nom.

Il est donc urgent de proclamer notre soutien franc et massif aux défenseurs de la justice et de la paix emprisonnés par le régime autoritaire d’Ould Abdel Aziz. Nous réaffirmons notre engagement ferme à les soutenir par tous les moyens légaux.

Le comité de soutien aux détenus d’Aleg France.

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