Melchior Ndadaye le Burundais, l’espoir crashé d’une démocratie.

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Il était une fois au Burundi, un homme politique qui incarnait l’espoir d’une démocratisation de « l’élément politique », fut assassiné par les extrémistes ne supportant pas l’ordre juste de la majorité sur la minorité.

Monsieur Melchior Ndadaye issu du groupe ethnique majoritaire Hutu, fut le premier président élu démocratiquement du Burundi le 1er juin 1993. Jusqu’alors ce pays était dirigé par la petite minorité Tutsi qui avait la mainmise sur l’armée depuis l’indépendance. La majorité Hutu avait été victime d’un acharnement des autorités étatiques au cours des différents affrontements inter-ethniques causant l’exil vers les pays voisins. C’est ainsi, Monsieur Melchior Ndadaye avait connu l’exil au Rwanda d’où il effectua une partie de ses études et tout en s’initiant au militantisme politique.

Après l’arrivée au pouvoir du gentleman et visionnaire Pierre Buyaya, le Tutsi, les pourparlers marathon s’étaient soldés par des accords permettant les élections présidentielles de juin 1993.

Ces dernières furent gagnées largement (64,79%) par le parti d’opposition de Melchior Ndadaye dont le slogan était le CHANGEMENT très mal interprété par certains milieux Tutsi qui admettaient difficilement l’arrivée d’un Hutu au sommet de l’Etat. Le candidat du pouvoir en place, le major Buyaya accepta dignement le verdict des urnes, et le processus électoral avait été salué par le monde entier.
Le nouveau président élu avait été investi le 10 Juillet 1993 et quelques semaines après, un premier complot de coup d’État contre les nouvelles autorités avait été démantelé. Il est à noter que le président Ndadaye et ses compagnons politiques tenaient beaucoup à soigner l’élément ethnique en nommant une femme (Sylvie Kinigi) premier ministre issue de la minorité Tutsi. Cet nouvel ordre démocratique naissant avait été fauché par certains éléments extrémistes de l’armée toujours dominée par la minorité Tutsi. En effet le 21 octobre 1993, le président Melchior Ndadaye et plusieurs cadors de son régime avaient été arrêtés, torturés et exécutés froidement. Ainsi 102 jours seulement après son élection franche et porteuse d’un espoir d’une normalisation politique , ce monsieur, ex-cadre banquier avait été victime d’un énième épisode de la violence politique qu’avait connu le Burundi. L’élimination de Melchior Ndadaye avait provoqué une vague de violence entre la majorité Hutu, son ethnie et la minorité Tutsi dont sont issus les auteurs du coup d’État sanguinaire.
C’est ainsi que le destin de cet homme exceptionnel ayant une conscience politique en avance sur son époque, s’acheva. Il avait tout juste 40 ans et croyait au CHANGEMENT des mentalités rétrogrades, des références tribalistes, ethniques, primitives et féodales, pour l’exercice du pouvoir dépoussiéré de tout ethnicisme. Nous espérons que familiariser cette histoire douloureuse de nos pays, peut être une source de bonne inspiration pour ceux qui nous dirigent et vont nous diriger demain. Le passé est une Grande Leçon pour les CONSCIENCIEUX, donc soyons conscients alors.

Aujourd’hui en 2015, ce même Burundi dirigé par l’actuel président Nkuriziza qui piétine l’ordre constitutionnel pour rester au pouvoir, est toujours hanté par les vieux démons de la violence politique.

L’Afrique ou l’Homme africain aspirera au développement économique éternellement, si l’élément politique et la nature de sa direction ne sont pas repensés sur d’autres références mettant en vue les compétences et les intelligences de nos Hommes visionnaires en-dehors de tout déterminisme ethniciste. Concevoir l’ordre étatique sous l’angle primitif de sa tribu ne peut conduire qu’aux affrontements inter-ethniques sur le matériel et l’immatériel.
La facilité consistant à pointer l’ingérence et la manipulation des forces étrangères dans nos affaires, n’est qu’un raccourci infect, car s’il y a manipulation, il faut bien des esprits lésés ou humiliés donc disposés à la manipulation.
Quand d’autres ont compris que ce sont les agissements et les compétences qui font les Hommes Valeureux, nous pensons que ce sont les Noms de familles, d’ethnies, de tribus et de clans qui garantissent L’HONNEUR ET LA DIGNITÉ, en tout LE DROIT D’ÊTRE.

Éléments biographiques tirés de l’emblématique émission d’Alain FOKA, Archives d’Afrique sur RFI.

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06-09-2015 23:13 – Le FNDU ne participera pas au dialogue prévu au 7 septembre

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Le Forum national pour la démocratie et l’unité (FNDU) a affirmé ce dimanche 6 septembre qu’il ne participera pas au dialogue prévu ce lundi 7 septembre.

Le FNDU l’a fait savoir par la voix de son président maître Maroufa Diabira qui s’est exprimé dans le cadre d’une conférence qui a eu lieu à l’Ancienne maison des jeunes.

La raison du boycott est lié au refus du pouvoir de souscrire à un dialogue sincère, a dit en substance maître Diabira, avant de rappeler que «la règle de base de tout dialogue est l’accord préalable des parties sur son format, son contenu et son organisation».

Le président du Forum a déclaré qu’en « organisant la rencontre du 7 septembre, le pouvoir donne la preuve que la proclamation de son «engagement, sans réserve du processus du dialogue» dans la lettre du 11 août 2015 du ministre secrétaire général de la Présidence n’était pas sincère, mais reflète plutôt un jeu politicien».
M. Diabira a également affirmé qu’il «est temps que le président Aziz (qui a toujours soutenu qu’il n’y a pas de crise dans le pays) dise aux Mauritaniens quelles sont ses véritables intentions et motivations pour appeler, en ce moment, à un dialogue».
Il a laissé entendre que «dans la paix l’exigence du Forum national pour la démocratie et l’unité est le respect de la Constitution et la création des conditions pacifiques pour une alternance démocratique à la fin de son mandat (du mandat d’Aziz) en 2019».

Enfin maître Maroufa Diabira a affirmé que «ce que le FNDU attend aussi c’est la libération des prisonniers politiques et d’opinion, notamment Biram Dah Abeid, Brahim Bilal Ramdhane, président et vice-président de l’IRA ainsi que les personnes séquestrées pour leur opposition à l’accaparement des terres de Dar El Barka».

SC

©Cridem / 06 Septembre 2015

Crédit source: cridem.org

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