Un esclavagiste d’esprit et de fait considère ses normes déterministes de la sphère matérielle et immatérielle de la communauté , comme La Référence presque de Droit Divin à son profit exclusif. Ainsi, il t’accepte seulement si tu es soumis à son ordre déterministe qui te classe parmi les éléments constitutifs de son patrimoine culturel, politique, religieux et historique.
Ton existence doit dépendre de sa lecture de la vie communautaire sinon tu es banni à vie pour lui.
En « Mauritanien » l’esclavagisme invisible est bien en place et il ne sera jamais vaincu si certains verrous à caractère sociétal, cultuel et culturel bien connus de tous, sont enchantés et soignés. Les voix officielles parlent de séquelles esclavagistes qui persistent à cause de la pauvreté ou l’ignorance, alors que tout Homme sincère et juste sait pertinemment que si la violence de l’esclavage est criminelle, lesdites séquelles sont elles, bien entretenues et transmises par le tissu tribalo-féodal qui régit Tout dans le temps et l’espace.
Et avec cet élément nocif aux rapports entre personnes dignes, on s’amuse de parler de l’exercice normal de la Politique à l’échelle nationale. À la naissance les droits des uns sont relatifs à ceux des autres, ce qui est rédhibitoire pour l’égalité entre Citoyens.
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25-12-2015 15:10 – Communiqué de Condoléance IRA-Mauritanie
IRA-Mauritanie – L’Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste IRA-Mauritanie, a appris ce mardi 22 décembre le décès accidentel de messieurs Ahmedou Ould Abdel Aziz fils du président de la république et du jeune et talentueux journaliste Cheikh Oumar Ndiaye.
Décès survenu à la suite d’un accident de voiture près de la ville Tintane (Sud de la Mauritanie). A cette douloureuse occasion, IRA-Mauritanie adresse aux familles éplorées, au journal L’Authentique et au peuple mauritanien, ses condoléances les plus attristées.
Cette disparition brutale qui nous arrache ces deux jeunes garçons à la fleur de l’âge, nous affecte au plus haut niveau. Nous souhaitons qu’ils aient la force nécessaire et le courage pour surmonter cette dure épreuve.
Toutes nos pieuses pensées vous accompagnent.
Inna lillahi we inna ileyhi rajihounne
Nouakchott le 23/12/2015
La cellule de communication
Crédit source : http://www.cridem.org
La catégorisation de l’identité française: le rôle troublant de la sphère politico-médiatique.
Ces jours ci l’affaire de la possible d’échéance de la nationalité française pour les binationaux terroristes, a suscité beaucoup d’interrogations quand à l’efficacité d’une mesure n’ayant aucun effet dissuasif à propos. La politique politicienne a eu raison de l’exécutif français sous le président socialiste F.Hollande qui s’essaie au grand écart pour sa possible réélection dans une France largement à Droite.
Je pense que d’une manière générale, certains milieux français inconsciemment ou consciemment ont un « problème reflexe » avec certains binationaux ou supposés comme tels. À entendre certains, on dirait que le fait d’être musulman est une « Nationalité » à part entière, ce qui créerait un degré moindre dans sa qualité d’être Français.
Dans le milieu médiatique français, l’affaire prend toutes les tournures bizarres qui véhiculent la catégorisation des différents types de français. Le cas en cours d’un couple français à Montpellier, suspect de préparation d’actes terroristes , est traité d’une manière par certains médias qui ressortent incessamment cette catégorisation.
Par exemple sur #RFI, on répète sans cesse que la jeune femme est une française convertie et que son époux un franco-tchadien d’un coup ou français d’origine tchadienne. On se refuse de le nommer comme un couple de jeunes français tout simplement, suspectés d’activités terroristes. Le Tchad est un pays composé de musulmans majoritairement mais d’autres confessions (chrétiens en l’occurrence) existent aussi, et qui sait si le dénommé franco-tchadien n’était pas un converti lui aussi. En France, c’est un discours normalisé et tenu par différents milieux politiques et médiatiques, qui oppose systématiquement la qualité d’être Français et celle d’être Musulman ou supposé ayant des origines étrangères. Ce qu’on veut propager sournoisement au sein de l’opinion publique non avertie, est de faire croire que le ou la converti(e) qui est tombé dans l’islam ou l’islamisme , n’est qu’une victime française de « souche » sous l’influence d’un autre type de français de bas étage. Les réflexes paternalistes issus de l’ordre colonial qui ne reconnaissait que le statut d’indigènes pour les ancêtres de certains français d’aujourd’hui, pour certains et conjugués au militantisme athéiste allergique à toute expression religieuse pour d’autres, font que la qualité d’être Français soit manipulée et utilisée pour des fins populistes. Le travail de l’idéologie de l’extrême droite donne peu à peu de résultats et d’une manière inattendue. Les passions populistes font trembler les hommes politiques qui s’attaquent aux valeurs républicaines virant à légiférer les discriminations.
Condoléances aux familles éplorées.
À la suite de l’accident mortel survenu hier 22 décembre 2015 dans lequel deux jeunes compatriotes ont perdu la vie, notre blog Soninkidees-jose présente ses condoléances les plus attristées aux familles éplorées. Les deux victimes sont un jeune journaliste Cheikh Oumar Ndiaye et un des fils du président Mauritanien du nom de Ahmed Ould mohamed Abdel Aziz, un engagé à la tête d’une fondation humanitaire.
Cet accident se serait produit aux environs de la ville de Tintane. Qu’Allah les Accueille au paradis et Donne réconfort et patience aux parents et familles de victimes. Ameen.
Inna lillahi wa Inna ileyi rajjihoun
22-12-2015 15:12 – Décès du fils du Président dans un accident dans les environs de Tintane
Alakhbar – Le fils du Président mauritanien Ahmed Ould Abdel Aziz a trouvé la mort mardi 22 décembre courant, dans un accident routier survenu dans les environs de Tintane, dans la wilaya du Hodh Gharbi.
Son décès a été annoncé après son arrivée au dispensaire de TIntane, capitale de la moughataa. Le journaliste Cheikh Oumar du journal « L’Authentique » a trouvé également la mort de ce terrible accident.
Ahmed Ould Abdel Aziz supervisait les activités de la Fondation Rahmaa de bienfaisance dont il est le Président, au niveau de certaines régions de l’intérieur du pays.
Traduit de l’Arabe par Cridem
Crédit source : http://www.cridem.org
Rendez-vous: Le sit-in de soutien aux détenus d’Aleg prévu pour Mercredi 23/12/2015 à Paris.
LE COMITÉ DE SOUTIEN AUX DÉTENUS D’ALEG en France informe la diaspora et tous les amis de la Mauritanie juste et égalitaire, qu’il organise un sit-in le:
MERCREDI 23 DECEMBRE 2015
DE 13H A 17H
EN FACE DE L’AMBASSADE DE MAURITANIE A PARIS
POUR EXIGER
-La libération sans condition de nos amis Biram Dah Abeid et Brahim Ould Bilal de IRA.
Il est donc urgent de proclamer notre soutien franc et massif aux défenseurs de la justice et de la paix emprisonnés par le régime autoritaire de Ould Abdel Aziz. Nous réaffirmons notre engagement ferme à les soutenir par tous les moyens légaux.
Crédit source: Thomas Mag du comité de soutien aux détenus d’Aleg.
SoninkIdees-J’ose by K.S
ABDALLAHI OULD HORMATALLAH ET LES PENDUS D’INAL : AU NOM DE NOTRE COMPAGNONNAGE ET DE TON PARCOURS.
Cher ami,
C’est par le journal Le Calame (honneur à lui) que j’ai pris connaissance cette semaine d’une information glaçante selon laquelle tu niais les pendaisons d’Inal du 27 novembre 1990 pour « célébrer » d’une bien cruelle manière, l’indépendance de la Mauritanie.
Mon premier reflexe avait été de souhaiter un malentendu, un problème d’interprétation… Puis vint ton démenti (timide) qui me soulagea. Mais c’était avant que ne vienne cette vidéo qui dissipe tout malentendu d’un coup, éclaire tout le monde sans ambigüité. Je suis maintenant dans la situation de celui qui, face à ce genre de situations, doit réagir par l’indifférence (qui frise parfois le mépris) ; ou encore celle de la personne qui voyant un ami risquer de perdre pied, est tiraillé entre le désir de lui tendre la main et la tentation de lui tourner le dos pour ne pas se mouiller. Et parce que je te voue un profond respect forgé par un long compagnonnage et que je n’ai aucune envie de te laisser à ton sort, je m’en vais donc réagir à tes propos.
J’avoue, cher ami, que j’ai eu mal ; mal pour toi. Parce que pour t’avoir côtoyé au plus fort de la résistance contre la dictature d’Ould Taya, je sais que tu fus un combattant sincère des causes justes et nobles, à l’université de Nouakchott pendant la grève de 1997, en France ensuite au sein de Conscience et Résistance et de SOS Esclaves. Le grand public ne le sait probablement pas : tu fus, avec les amis de Conscience et Résistance, à l’origine du colloque organisé à la Sorbonne les 31 mai et 1er juin 2002[1] par l’Association internationale de recherche sur les crimes contre l’humanité et les génocides (AIRCRIGE) avec le précieux concours de Catherine Coquio. Sans vous (les amis de CR et toi), Catherine Coquio ne se serait peut-être jamais intéressée à ce point à la Mauritanie. J’eus l’insigne honneur de produire le texte d’introduction sous le titre La Mauritanie sous la botte d’un tyran[2] ; texte qui reprenait les graves manquements aux droits de l’homme sous Ould Taya. Il y était question de pratiques esclavagistes et d’exécutions extrajudiciaires dont les pendaisons d’Inal. Au deuxième jour du colloque je faisais une communication qui portait sur l’impunité et la résistance[3] où je disais, entre autres, « Les évènements dont nous faisons état ne sont pas le fruit de l’imagination, fût-elle vagabonde et fertile, des militants que nous sommes. Nous ne faisons pas du militantisme-fiction. Nous ne demandons qu’à cesser d’en parler, mais pour cela, encore faut-il que les abus cessent. Si on en a déjà parlé il faut encore en parler. Pourquoi ? Parce que l’oppresseur, lui, n’en a pas assez d’opprimer. Il continue ses forfaitures, ou laisse, au moins, courir l’impunité. Il y a dénonciation parce qu’il y a violation des droits de l’homme. » Nous étions sur la même longueur d’onde toi et moi et tu écriras, presque exactement, avec tes mots, la même chose, dans le texte que tu publiais sur le site d’AIRCRIGE intitulé le Cri de l’esclave : mécanismes et enjeux d’une domination[4]. J’y reviendrai plus loin.
Je suis donc vraiment triste de te voir soutenir certains discours que tu avais si brillamment vilipendés il y a encore peu.
D’abord l’épouvantail FLAM
Pour avoir entendu souvent le régime Ould Taya se servir de cette ritournelle jusqu’à la nausée, je ne m’attendais pas à l’entendre dans ta bouche. Parce que plus que beaucoup de personnes, tu sais à quel point le régime d’Ould Taya a joué sur les peurs en se servant de la prétendue « menace FLAM » et du « péril noir » pour mobiliser les communautés mauritaniennes les unes contre les autres. Tu sais comment les services de renseignement avaient manipulé le Manifeste du négro-africain opprimé (document fondateur s’il en est des FLAM) pour justifier tous les crimes auxquels le régime de Taya allait se livrer de la façon que tu sais. Tu es aussi bien placé pour savoir que des personnes comme Tene Youssouf Guèye ont payé de leur vie sans jamais avoir été des FLAM. Et il y en eut beaucoup d’autres dans les camps de la mort comme à Inal (je te renvoie aux témoignages de Sy Mahamadou, auteur de l’enfer d’Inal qui fut aussi ton compagnon de lutte). Les FLAM pourraient, de même, t’objecter que leur retour (notamment celui de leur président Samba Thiam en septembre 2013) en Mauritanie a été, sinon encouragé, du moins facilité, d’une façon ou d’une autre, par le pouvoir que tu soutiens. Lequel Samba Thiam avait même été reçu à la présidence de la République (qui put l’imaginer il y a encore peu ?) ; singulier parcours que celui de cette organisation que tu qualifies de raciste ! Reprocherais-tu à Ould Abdel Aziz d’avoir reçu à la présidence de la république une organisation raciste ? Je ne le pense pas. Tu aurais même pu le mettre au crédit de ton camp. Mais n’étant pas membre des FLAM et n’ayant pas été mandaté, je ne vais pas m’improviser avocat ici. Elles (les FLAM) sont assez outillées pour le faire sans aide. Les faits, eux, la pendaison des militaires à Inal dans la nuit du 27 au 28 novembre 1990, ne souffrent aucune contestation. Plusieurs témoignages circonstanciés se recoupent et personne ne les a niés jusqu’ici ; pas même les présumés auteurs de telles abominations. Et pour avoir vécu dans les régions du sud de la Mauritanie au moment des faits, j’ai personnellement vu partir beaucoup de soldats qui ne sont jamais revenus pour savoir qu’il ne s’agit pas d’affabulations.
S’agissant de l’esclavage
Dans ton brillant papier que j’ai mentionné plus haut, tu présentais la situation de l’esclavage en Mauritanie comme peu de gens avaient su le faire. C’est un texte actuel que je recommande vivement à tous ceux (j’espère que ce sera une minorité) qui aimeraient en savoir davantage sur cette pratique en Mauritanie, de sa genèse à son actualité. Tu y écrivais notamment qu’ « Au-delà de toute interprétation dogmatique ou propagandiste, il existe une réalité inaliénable, que certains expriment en parlant de « séquelles », de « survivances » ou de « plaies »… Or la réalité de ces traces d’un système ancien n’empêche pas l’esclavage pur et dur de persister. » Je relevais surtout dans ton texte ce passage qui pourrait être cruel : « On peut penser que tous ces mécanismes ne concernent que l’ancienne Mauritanie, la société rurale ou ce qui en reste. Malheureusement les choses n’ont pas changé, malgré le principe d’égalité proclamé par la Constitution de 1991 dans son Préambule, qui se réfère à la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme de 1948 et à la Charte Africaine des Droits de l’Homme de 1951. L’évolution, depuis l’existence de l’Etat en Mauritanie, tend au contraire à enraciner ce mode de fonctionnement pour une raison simple, liée à l’impératif de reproduction des élites. Les descendants des maîtres d’hier assurent le maintien de ce système d’exploitation en exerçant leur nouvelle fonction : magistrat, homme d’affaires, directeur d’entreprise publique, officier supérieur de l’armée, avocat, enseignant, journaliste, leader politique, syndicaliste, diplomate, Imam…Un simple examen du rôle et du fonctionnement des institutions fait voir combien ce système cloisonné résiste à tout effort d’émancipation ». Parce qu’entre 2002 et aujourd’hui, toi et moi savons que même s’il y a eu des avancées incontestables, la copie est loin d’être propre. Et il suffirait de modifier un ou deux noms pour tenir le même discours aujourd’hui. Tu serais alors le meilleur avocat de la cause de l’émancipation des esclaves et des opprimés mauritaniens.
Mon cher Abdallahi,
Je ne serai pas de ceux qui te reprochent ton positionnement politique aujourd’hui aux côtés du pouvoir. C’est en vérité le propre de tout acteur politique/public que de vouloir se donner les moyens de mettre en œuvre ses idées. C’est même un honneur, dans certaines conditions, de servir son pays. Je pouvais juste espérer que compte tenu de ton intelligence politique, de ton parcours, du courage que je te connais, tu puisses mieux inspirer la politique que tu soutiens pour aller plus loin dans la réparation des torts dont, pour la plupart, il a hérité. A moins que ce régime ne les reprenne à son compte ; ce serait alors une autre histoire. De plus, même d’un point de vue tactique, tu avais tout intérêt à le faire au nom même des actes posés que tu as rappelés dans ton intervention. Tu en as les moyens intellectuels et politiques. Je pense, sincèrement, que c’est le combat que tu te dois d’épouser de là où tu es.
Je ne saurais terminer, cher ami, sans te recommander de reconsidérer tes propos dans cette émission. Il serait triste pour toi de tirer un trait sur ton long parcours au service des droits de l’homme et des opprimés. Aujourd’hui, il y a ce passage de quatre minutes d’une émission au cours de laquelle tu tiens des propos dans lesquels tes compagnons ont du mal à te reconnaitre. Il te suffirait de le reconnaitre avec humilité et de t’excuser auprès de ceux que tu as pu blesser. Ce ne serait pas une marque de faiblesse. Et tu pourrais alors espérer garder tout le mérite de ton engagement, le parcours de toute une vie, qui du coup, ne s’écrirait plus au passé. Et certainement, ceux qui te connaissent en public et en privé, comme moi, ne t’en tiendront pas rigueur. Parce que je crois sincèrement que tu es quelqu’un de bien et de foncièrement bon. A moins que ce ne soit un reniement. Ce serait alors, une autre histoire.
Abdoulaye DIAGANA
Crédit source: http://www.kassataya.com
SoninkIdees-J’ose by K.S
12-12-2015 06:30 – Discours d’Abidine Merzough, coordinateur européen d’IRA-Mauritanie, au prix Tulipe des droits de l’homme; La Haye, le 10 Décembre 2015.
Abidine Ould-Merzough – Votre Excellence Monsieur le Ministre, Honorables Membres du jury, Mesdames et Messieurs,
Au nom de tous les défenseurs des droits de l’homme en Mauritanie de tous les groupes ethniques, au nom de tous les esclaves et anciens esclaves, en particulier au nom de tous les noirs mauritaniens, je vous remercie, et remercie votre pays, ainsi que le jury du Prix Tulip et l’équipe HIVOS pour l’excellence de leur travail.
En tant que Mauritanien, en tant que Haratine, je suis ici pour représenter l ‘«Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste » (IRA-Mauritanie) qui lutte contre l’esclavage en Mauritanie, le pays le plus esclavagiste au monde.
J’aurais préféré avoir mon ami et président d’IRA Biram Dah Abeid avec nous aujourd’hui pour profiter de ce grand moment. Mais les propriétaires d’esclaves, les ennemis de la justice et de l’égalité en Mauritanie, représentés par le régime du général Abdel Aziz, ont décidé d’envoyer mon ami pour 2 ans en prison pour rien, simplement parce qu’il avait demandé de mettre fin à l’esclavage, de respecter les droits et la dignité de la Communauté Haratine.
Je vous remercie de votre soutien en choisissant IRA-Mauritanie pour le prix Tulipe des droits de l’homme, parce que ce mouvement a introduit de nouvelles innovations dans la lutte contre l’esclavage en Mauritanie.
Je me souviens de ma première rencontre avec Biram Dah Abeid, remontant à 2009 à Cologne, où nous avons discuté des meilleurs moyens et les plus efficaces afin de réussir ce que les autres mouvements anti-esclavagistes ont échoué à atteindre. Nous savions que l’esclavage, même après plus de 4-5 lois d’interdiction, n’est pas facile à éradiquer en Mauritanie.
Nous avons convenu de nous concentrer sur 4 points principaux :
• Faire d’IRA-Mauritanie un mouvement de masse avec une participation maximum de jeunes militants de tous les groupes ethniques. IRA doit défendre et représenter tous les Mauritaniens: les Noirs et les Blancs.
• Baser notre combat sur ce que les anciens leaders anti esclavagistes ont construit (le mouvement Elhor dirigé par le président Messaoud Boulkheir et SOS Esclaves dirigé par le président Boubacar Messaoud), mais avec différentes méthodes et différentes approches.
• Intégrer les questions de l’esclavage en Mauritanie efficacement dans le focus de la communauté internationale, des ONG de droits humains, de la presse et des médias. Le monde libre autour de la Mauritanie doit s’impliquer davantage pour aider le régime à surmonter cet abominable phénomène, ce crime contre l’humanité.
• Utiliser des moyens pacifiques pour organiser des actions de protestation, mener des campagnes de sensibilisation (ce que nous appelons la caravane de la liberté), voyageant à travers le pays pour informer les gens, les esclaves et les propriétaires d’esclaves sur les questions des droits de l’homme.
Excellence, Mesdames et Messieurs,
Le Prix Tulipe des droits de l’homme représente pour nous une grande reconnaissance et aussi une confirmation que notre combat est le bon choix pour les défenseurs des droits de l’homme: pacifique, avec détermination et sans compromis.
Ce prix est un appel à tous les Mauritaniens afin d’être unifié, à se joindre aux leaders d’IRA, à faire pression sur la communauté internationale pour amener le régime à:
• Libérer immédiatement le lauréat du prix des droits de l’homme des Nations Unies : Biram Dah Abeid, président d’IRA et de son vice-président Brahim Bilal Ramdhane.
• Appliquer efficacement la législation anti-esclavagiste pour mettre fin à l’esclavage et le racisme contre les groupes ethniques noirs.
• Reconnaitre IRA-Mauritanie et toutes les ONG anti-esclavagistes afin de leur permettre de faire le travail nécessaire, lorsque les autorités ont échoué en raison du mode de vie basé sur le système des castes et la ségrégation.
• Interdire à jamais les livres de code noir (Publié entre le 12ème et 13ème siècle pour justifier l’esclavage par une mauvaise interprétation de l’islam): les livres de Cheikh Khalil, Ibnou Acher, Addesoughi et Alakhdari ne sont pas islamiques, mais sont purement racistes.
Vous devez savoir que l’esclavage traditionnel affecte en Mauritanie environ 20% de la population. Les victimes sont principalement des garçons et filles jusqu’à l’âge de 18-20 ans. Ce sont des personnes faibles qui ne peuvent pas échapper facilement à cette pratique odieuse.
Mais nous avons aussi l’autre forme que vous appelez l’esclavage moderne. Comme un exemple vivant, nous avons décidé de vous présenter une victime qui peut témoigner de son récent combat. Elle est membre d’IRA depuis longtemps, sa sœur est un leader d’IRA, et elle pensait que jamais elle ne pourrait tomber dans le piège de l’esclavage, jusqu’au jour où elle s’est rendue en Arabie Saoudite.
Son passeport lui a été confisqué et on lui a dit: tu es notre nouvelle esclave; nous avons dépensé de l’argent en Mauritanie pour t’avoir au sein de notre famille, pour le ménage et pour être soumise aux abus sexuels. Je vous présente ma sœur Mme Ghame Salem. Elle va vous raconter son histoire.
Je remercie. Shukran.
Abidine Merzough
La Haye, le 10 Décembre 2015.
Crédit source: http://www.cridem.org
SoninkIdees-J’ose by K.S
25-11-2015 15:51 – Communiqué de presse: Une délgation des FPC rend visite à Biram Dah Ould Abeid et Brahima Ould Ramdane à la prison civile de Nouakchott
FPC – Une délégation des Forces Progressistes du Changement (FPC) conduite par le Vice- président et secrétaire national à l´Organisation et à la formation politique le camarade Mamadou Wane, accompagné du Secrétaire général le camarade Mouhamed El Makiyou Dia, du Secrétaire national à la culture le camarade Hachim Diacko et du Secrétaire général adjoint de la Fédération de Nouakchott le camarade Hamath Diallo, a rendu une visite de courtoisie aux leaders de l’ IRA détenus à la prison civile de Nouakchott ce lundi 22 novembre 2015;
l’objet de la visite était de leur exprimer la solidarité et le soutien moral du parti FPC.
Le président Biram Dah Ould Abeid et son vice -président Brahim Ould Ramdane ont à leur tour fait part de leur satisfaction pour ce déplacement.
La lutte continue!
Nouakchott le 23 novembre 2015.
Le département de la communication.
Source crédit: http://www.cridem.org
SoninkIdees-J’ose by K.S









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