Aleg: 30 maires s’engagent à dénoncer l’esclavage

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ALAKHBAR (Nouakchott)-Trente maires, réunis dimanche à Aleg (Sud), ont signé une déclaration dans laquelle ils s’engagent à « dénoncer tout cas d’esclavage qui se révélerait » dans leur commune.

Les signataires ont promis également d’ »éradiquer les séquelles de l’esclavage » dans leurs communes respectives.

Les maires ont par ailleurs invité les organisations de défense des droits humains, les partenaires de la Mauritanie au développement et les bonnes volontés à se joindre à eux.

Source crédit: Alakhbar.info

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Journée de réjouissance ou de deuil ? Par le colonel (E/R) Oumar Ould Beibecar

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Le mois de novembre, qui symbolisait pour nous, pendant trente ans les moments de joie et d’allégresse, les moments d’euphorie pour l’unité nationale et cette communauté de destin fondée sur l’islam, des moments de souvenir des pères fondateurs et bâtisseurs, des moments d’espoir d’une vie meilleure, a perdu tout son charme et toute sa fierté depuis ce fameux 28 novembre 1990 où la tristesse a remplacé la joie et le désespoir. A la joie de l’indépendance et de la liberté se sont désormais mêlées la souffrance morale et la détresse de la cruauté, pendant ce jour mémorable.

En ce mois de novembre 1990, des centaines de nos frères négro-mauritaniens, civils et militaires ont été froidement exécutés. Plusieurs centaines d’âmes croyantes exécutées sans aucune raison valable, ou morts sous la torture. Certains ont été abattus de sang froid en public, leurs corps exposés pendant très longtemps devant leurs proches, empêchés de leur donner une sépulture, d’autres ont été enterrés vivants comme à Azlatt et à Jreida. Certains ont été pendus comme à Inal et à Rach Tachedbit dans le département de Rosso au 1er BCP, d’autres morts sous la torture à Nouadhibou et ailleurs.

Les viols ne se comptaient pas, certains viols avaient été effectués devant les parents des intéressées, d’autres devant les enfants des intéressées. Les pillages, les humiliations et les bastonnades étaient monnaie courante.

Les victimes dans les unités de l’armée nationale, un peu moins de trois cents hommes, dont plus de la moitié (154) dans la seule fosse commune d’Inal. Inal qui est tout un symbole car c’est ici où sont tombés nos premiers martyrs, sur le champ de bataille le 9 décembre 1975, dont l’adjudant-chef Abdallahi Sy dit lehrour de la gendarmerie, un foutanké du gorgol, le premier martyr des forces armées nationales et le brigadier Mohamed Ould Mahmoudi Ould Moussa MLE 2147 un guerrier du Tagant, premier martyr de la Garde nationale. Ils sont morts pendant la lâche attaque surprise de l’armée algérienne et quelques mercenaires du Polisario, qui a déclenché la guerre du Sahara où nous avons perdu plus de 2000 martyrs oubliés par la République.

Auteurs bien connus

Les tueries au niveau de l’armée nationale ont fait l’objet d’un rapport incriminant une poignée d’officiers. Etabli dans les règles de l’art en mai / juin 1991, par une commission plurielle composée de cinq officiers, dirigée par le chef d’état-major national adjoint, ce rapport avait fait toute la lumière sur ce massacre. Le chef de l’Etat, après lecture de ce rapport, avait été d’une grande naïveté, en demandant à son ministre de la Défense de voir avec la cour suprême la possibilité d’une solution interne, à l’amiable, impliquant des sanctions disciplinaires accompagnées de réparations matérielles.

Le ministre de la Défense a, par lettre N° 0056 du 17 juin 1991, posé deux questions, on ne peut plus absurdes, au président de la cour suprême, dont voici la teneur : « Les chefs d’états-majors détiennent-ils des prérogatives en matière de poursuites des militaires ayant commis des crimes et des délits? La sanction disciplinaire peut-elle se substituer à la sanction pénale ? » La cour suprême toutes chambres réunies, à son audience du lundi 15 juillet 1991, a par délibération N° 95/91 donné l’avis suivant : « Incompétence des chefs d’états-majors en matière de poursuites des militaires ayant commis des crimes ou des délits et impossibilité quant à la substitution de la sanction disciplinaire par la sanction pénale. »

En novembre 1990, à la Garde nationale, sur les seize victimes de ce massacre, plusieurs sont morts sous la torture. Pendant l’occupation de la vallée, dans le département de Boghé, des gardes avaient exécuté froidement un gendarme et plusieurs soldats de l’Armée nationale en tenue et en position régulière, et au lieu d’être sanctionnés, ils ont été récompensés. Ils avaient aussi massacré dans la forêt de BAKAW, plusieurs personnes dont des femmes et un bébé.

Dans le département de Maghama, dans la zone de Sangué Lobali, pendant ces années de braise, les unités de la Garde ont semé la terreur en coupant les têtes de certaines victimes avec lesquelles ils s’amusaient à terroriser les populations des villages riverains. Au niveau de la Garde nationale, il n’y avait jamais eu d’enquête concernant ces massacres, mais les auteurs présumés sont très bien identifiés. Malheureusement, les statistiques des massacres et viols chez les civils, pendant l’occupation de la vallée, ne sont pas répertoriés avec précision. Les ONG qui s’intéressent à ce dossier sont divisées, démunies et diabolisées et les ayant droits sont toujours terrorisés.

Le seul crime des victimes de ces massacres était d’être nées toucouleurs ou soninkés du Gorgol. Car les soninké du Gorgol, contrairement à ceux du Guidimagha plus conservateurs, étaient assimilés par le pouvoir à des toucouleurs, à cause des métissages et de la symbiose qui existaient entre ces deux composantes. Il parait que le but de ce génocide, car on ne peut l’appeler autrement, était de terroriser les ‘’kwars’’ (terme générique désignant le snégros-mauritaniens), afin de les amener à traverser volontairement le fleuve pour s’installer définitivement au Sénégal, considéré par les stratèges nationalistes du pouvoir, comme étant leur vraie patrie.

Certes, les kwars ont été complètement terrorisés au point où ils ne savent plus à quel drapeau se vouer, et où ils n’ont plus que des mains pour applaudir et des voix pour soutenir sans réserve, les gouvernements d’hier et d’aujourd’hui, qui protègent les bourreaux en légalisant l’impunité. Mais, heureusement pour la Mauritanie, les kwars n’ont pas encore traversé le fleuve « Sanhaja ».

Epuration ethnique

Les proches des victimes de cette épuration ethnique, sont depuis plus de 25 ans dans l’expectative. L’avenir de la Mauritanie vaut plus que la vie de tous les officiers, sans exception aucune, en activité ou à la retraite, à plus forte raison d’une poignée d’officiers génocidaires, qui prennent en otage depuis un quart de siècle la justice de tout un peuple, mettant en péril toute la République, et à l’ égard desquels la moindre sympathie ou le moindre sentiment de pitié constitue à lui seul un très grand péché.

Depuis 25 ans, les poursuites contre les auteurs de ces massacres sont suspendues, la justice mise en veilleuse, avec la bénédiction de beaucoup des oulémas et des notables de la République Islamique de Mauritanie. Depuis un quart de siècle, les ayant droits sont privés de justice par ces dictatures militaires qui se succèdent et se ressemblent, soutenues par les baathistes et les nasséristes à tour de rôle.

Depuis 25 ans, les parents des victimes n’ont même pas le droit de pleurer leurs morts, ni de chuchoter les noms de leurs centaines de martyrs, ni de murmurer leurs profonde douleur, ni de prier publiquement pour le repos de leurs âmes. Pourtant tous les auteurs présumés de ces crimes sont connus et beaucoup de témoins sont encore en vie et prêts à témoigner pour Allah devant les juridictions compétentes.

Toute la procédure judiciaire a été bloquée par le premier parlement issu de la démocratie militaire, composé majoritairement de tribalistes arabo-berbères et négro-mauritaniens dont des oulémas, qui avait voté presque à l’unanimité, sous l’impulsion du président du CMSN ère nouvelle, déçu par la réponse de la cour suprême en juillet 1991, et soutenu par des nationalistes arabes, le 14 juin 1993 la loi 93-23 portant amnistie et qui légalise l’impunité et l’arbitraire, dont voici la teneur :

Article premier : Amnistie pleine et entière est accordée :

-1/ Aux membres des forces armées et de sécurité auteurs des infractions commises entre le 1er janvier 1989 et le 18 avril 1992 et relatives aux événements qui se sont déroulés au sein de ces forces et ayant engendré des actions armées et des actes de violence.

-2/ Aux citoyens mauritaniens auteurs des infractions suites aux actions armées et actes de violence et d’intimidation entrepris durant la même période.

Article 2 : Toute plainte, tout procès- verbal et tout document d’enquête relatif à cette période et concernant une personne ayant bénéficié de cette amnistie sera classé sans suite.

Cette loi d’amnistie votée par cette assemblée monolithique, élue dans les conditions que l’on sait, qui n’a d’ailleurs pas plus de légitimité que le CMSN, composée de « députés » béni-oui-oui, dont certains sont plus militaristes que les militaires, et dirigée par un officier, ancien membre du CMSN, ancien ministre de l’intérieur, sans doute pour donner la cadence, est nulle et non avenue. Particulièrement en ce qui concerne les auteurs de crimes de sang, puisque contraire à la charia qui est constitutionnellement, le fondement du droit mauritanien. Seuls les ayant droits peuvent pardonner et seulement dans les cas du ghissas (loi du talion). Les cas de houdoud (châtiment pour un péché) ne peuvent faire l’objet ni de pardon ni de grâce et doivent être exécutés immédiatement.

Des officiers génocidaires ont été décorés les 28 novembre. Décorer les bourreaux, c’est encourager l’impunité, travestir l’histoire, maudire un peu plus cette journée mémorable, insulter davantage la mémoire de nos martyrs, humilier et frustrer les ayant droits, et renvoyer aux calendes grecques les mots comme réconciliation nationale et comme justice tout court.

Le 28 novembre 2015, les festivités pour la commémoration du 55ème anniversaire s’étant délocalisées à Nouadhibou, la cérémonie nationale va s’approcher de la principale nappe de sang de nos martyrs, du point culminant de la barbarie. Elle va se dérouler à 255 km d’Inal, le symbole de l’atrocité, l’adresse de la boucherie, le souvenir du cérémonial solennel de la pendaison de nos 28 valeureux soldats, l’incarnation du génocide.

Elle va se dérouler au commandement de la première région militaire, responsable de ce massacre. Elle va se dérouler à Nouadhibou, notre capitale économique, elle aussi entachée par le sang des dizaines de nos martyrs de novembre 1990. Cette année, notre drapeau national sera hissé publiquement et solennellement, en présence du chef de l’Etat, des membres du gouvernement et des hautes personnalités, dans une mare du sang de nos frères martyrs.

Journée souillée

Le 28 novembre ne peut plus constituer une fête nationale pour notre peuple. On ne peut pas fêter le sacrifice de nos 28 martyrs pendus, pendant ce jour mémorable. Leur sang avait entaché à vie l’anniversaire de notre indépendance, et souillé notre drapeau national. On ne peut pas fêter la pendaison de toute une communauté, de toute une culture. On ne peut pas fêter la pendaison de l’humanité tout entière.

Le sang de ces 28 âmes croyantes sacrifiées comme des moutons ce 28 novembre 1990, par leurs frères d’armes dans une ambiance incroyable, interpelle notre conscience religieuse, notre conscience nationale, notre conscience citoyenne, notre conscience patriotique. La réponse au génocide et surtout au sacrifice d’INAL doit être responsable et contribuer à apaiser les esprits, à consolider la cohésion nationale, le patriotisme, et surtout à renforcer la foi en Allah, après que justice soit rendue. Le fait d’ignorer le génocide est pire que le génocide. Le fait de nier la pendaison est pire que la pendaison. De grâce pleurons le 28 novembre. Exigeons la vérité. Exigeons la justice. Pleurons. Pleurons.

Aussi le 28 novembre 2001, la Mauritanie avait livré le citoyen Mohamedou Ould Sellahi, brillant informaticien, aux USA en violation flagrante de notre constitution. Cet innocent moisit depuis une quinzaine d’années dans les geôles de la plus grande puissance du monde, qui le maintient en prison, hors de son territoire pour tricher, par excès de zèle, malgré son acquittement par la justice américaine. Cette honteuse livraison a souillé un peu plus cette journée mémorable.

On peut consacrer la journée du 25 novembre, encore intacte, à la fête. Date de la création de nos forces armées, premier acte de souveraineté nationale de notre pays. On peut réserver ce jour à la joie de l’indépendance et de la liberté, avec ses discours, ses musiques, ses chants, ses cérémonies officielles, ses défilés, ses levées des couleurs. Et instituer la journée du 28 novembre comme journée des martyrs ou journée de la cohésion nationale, pour partager la souffrance morale et la détresse de tous ceux qui ont souffert, ou qui souffrent de la cruauté de leurs propres concitoyens.

Avec une pensée particulière pour les victimes du génocide, et nos 2000 martyrs oubliés, morts les armes à la main pour défendre notre intégrité territoriale entre le 9 décembre 1975 et le 12 juillet 1979, et surtout les 28 pendus de l’anniversaire. Cette journée du 28 novembre sera une journée de prière, de recueillement et de pardon pour une meilleure harmonie, une meilleure concorde nationale. Pour que cette folie ne recommence jamais.

Les plaies provoquées par le génocide sont très profondes et ne peuvent se cicatriser que suite à un procès juste et transparent, et qui doit réparer administrativement les calvaires vécus par les ayant droits pendant ces 25 ans d’expectative. Le peuple doit connaître toute la vérité, rien que la vérité au sujet de ce massacre. Tenter de dissimuler cette tuerie, c’est comme essayer de cacher le soleil.

L’approche timide choisie pour régler le problème de ces tueries, par le pouvoir en place, en distribuant des miettes aux ayant droits, est contre-productive. Les amalgames créés par l’ajout sur la liste des victimes du génocide, des noms des auteurs des putschs sanglants du 16 mars 1981 et du 8 juin 2003 sont inacceptables et ridicules. La prière à Kaédi ressemble plus à une provocation qu’à un acte d’apaisement. On ne peut réaliser notre unité nationale tant que la justice n’est pas rendue aux ayant droits. Pourtant les parents des victimes sont prêts à pardonner. Mais pardonner quoi ? Pardonner à qui ? Pardonner comment ? Il est indécent de demander pardon avant de rendre justice.

Il ressort de ce qui précède que nous sommes majoritairement des musulmans non pratiquants, citoyens d’une république semi-laïque en voie de disparition, dirigés depuis le 10 juillet 1978 par des gouvernements irresponsables et hors-la-loi. Qu’Allah protège notre chère Mauritanie. Allah donnez-nous des yeux qui voient le meilleur, un cœur qui pardonne le pire, un esprit qui oublie le mal, et une âme qui ne perd jamais la foi.

Crédit source: Le calame.info

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18-11-2015 09:54 – Les autorités s’engagent à libérer les leaders de l’IRA

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Essahraa – Les informations selon lesquelles le Président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz a pris la décision de libérer les leaders détenus de l’IRA sont désormais quasi-certaines.

Le Chef de l’Etat Ould Abdel Aziz a promis à un responsable occidental de libérer ces jours-ci le Président de l’IRA Biram Ould Dah Ould Abeid, rapportent des sources, selon lesquelles, cette mesure entrera en vigueur à la fin des examens médicaux auxquels obéit actuellement Ould Dah et faits sur le compte de l’Etat mauritanien.

On ne sait pas encore si la mise en liberté des leaders de l’IRA interviendra en concomitance avec les festivités commémoratives du 55e anniversaire de l’indépendance national, dans le cadre d’une grâce présidentielle élargie à d’autres détenus ou bien avant.

Traduit de l’Arabe par Cridem

Crédit source: http://www.cridem.org

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Les réalités du système de castes :Regardez « Les castes » sur YouTube

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Un cri osé… !!!

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Monsieur le président, discernement s’il vous plaît et ne soyez pas hâtif… Vous êtes le président de tous les sénégalais d’abord… !!!

Le président sénégalais, Macky Sall se met aux discours stigmatisant et ressassés ailleurs depuis des années contre l’irruption d’un habilement dit étranger aux moeurs vestimentaires de notre sous-région. Le voile intégral au nom de l’islam peut être discutable théologiquement parlant selon l’interprétation de textes canoniques. Mr le président, vous seriez mieux compris si vous avez parlé des motifs de sécurité publique dans un environnement suspect où quelques tarés et désorientés pourraient perpétrer leurs crimes au de notre sainte religion. Mais, cela ne semble pas être le cas dans la communication présidentielle, qui indexe la liberté qui permet à celles qui veulent s’habiller comme bon leur semble, étant citoyennes de plein droit.
S’il faut parler de ttes les nouveautés qui surgissent dans notre cadre traditionnel en religion ou d’autre facettes de la vie, il faudrait mieux viser aussi, le khessal intégral, le greffage intégral, le maquillage intégral, joug prégnant et intégral des milieux soufis sur l’adepte rêveur au détriment du citoyen libre arbitre, et  pourquoi pas la barbe intégrale ou son rasage intégral.
Croire et pratiquer, c’est une affaire de conviction par la compréhension et l’interprétation suivant l’ouverture mouvante que permet l’islam, mais pas un héritage hermétique et suivi d’une tradition sacralisée par les tenants d’un autre système d’exploitation et de domination au nom du fait religieux.

SoninkIdees-J’ose by K.S

Communiqué d’IRA-Mauritanie

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مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية
INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
IRA – Mauritanie

 

بسم الله الرحمن الرحيم

Compte rendu du docteur traitant
Dans la soirée du jeudi 5 Novembre, 2015, une délégation d’IRA-Mauritanie a rendu visite au professeur Cheyakh dans son bureau à sa clinique « Ibn Sina ». C’est lui qui a examiné le président Biram Dah Abeid détenu dans la prison d’Aleg depuis plus d’un an et qui souffre d’une douleur dans sa jambe droite. L’objet de cette visite était de demander des explications sur l’état de santé de Biram, et avoir d’une copie du rapport médical, après trois semaines de l’examen.
La délégation a été accueillie chaleureusement par le professeur, qui a exprimé sa satisfaction quant à sa rencontre avec le président Biram. Il a également souligné que l’état de santé du président Biram nécessite un scanner. Il a dit qu’il l’avait souligné dans le rapport médical de monsieur Biram Dah Abeid, qu’il a lui-même remis au ministre de la justice le lendemain de l’examen. Il leur a déclaré qu’il n’est pas autorisé à leur remettre une copie du rapport médical. Néanmoins,  Il a exprimé sa surprise devant l’indifférence du ministre face au rapport, puisqu’il lui a déclaré la veille de l’examen de son patient qu’il ne l’examinera que sous condition que les résultats soient pris en considération. Il a aussi déclaré qu’il a pleinement le droit de défendre le dossier de son malade qu’il a préparé et remis au ministre. Il a promis à la délégation qu’il contactera, après leur visite, le ministre pour l’informer de passer un scanner rapide à son patient pour diagnostiquer sa situation afin qu’il puisse lui donner les médicaments appropriés. 
Face à cette situation, IRA-Mauritanie attire l’attention de l’opinion nationale et internationale sur ce qui suit :
-La nécessité de publier le rapport médical du président Biram établi par les spécialistes ;
-La nécessité de passer le scanner au président Biram Dah Abeid dans les plus brefs délais, comme l’avait recommandé les spécialistes ;
-Procurer les traitements nécessaires aux président et vice-président dont l’état de se détériore de jour en jour, et leur permettre de jouir de leurs droits en tant que prisonniers d’opinion ;
-Attirons l’attention sur la gravité de mêler les rapports médicaux des prisonniers dans les conflits politiques ;
-Tenons le gouvernement mauritanien responsable de la détérioration de l’état de santé du président Biram et son vice-president Brahim. 

Nouakchott, 09/11/2015

Commission de communication

Source crédit: réseaux sociaux.

SoninkIdees-J’ose by K.S

Un cri osé… !!!

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Comprendre l’idéologie Lepeniste :

En France, la famille Lepen incarne l’extrême droite de l’arène politique. Leur parti « familial », le FN (Front National) est connu pour être xénophobe selon, raciste selon, islamophobe selon et antisémite selon…!!!

Mais le vrai fond idéologique d’un militant ou sympathisant de la musique Lepeniste peut se comprendre aisément en osant une fine analogie par rapport à ce qui se défend dans nos contrées. En effet pour les partisans lepenistes, les descendants d’indigènes devenus citoyens ou instruits aussi bien qu’eux et aspirant aux mêmes promotions, serait un des marqueurs de leur déclin social. Ainsi, étrangement nous trouvons les mêmes dispositions chez certains milieux issus de la dite aristocratie africaine, qui acceptent difficilement que les individus d’extraction sociale modeste aspirent à certaines positions dans la société.
On peut être victime de la vindicte xénophobe de l’extrême droite en France en 2015, et se servir des mêmes thèses Lepenistes sur le matériel et l’immatériel dans son giron communautaire . Ainsi, ce qui pourrait causer ma souffrance à l’étranger, serait une « valeur culturelle et identitaire » chez moi frôlant le sacré. L’aventure en occident nous apprend énormément sur nous mêmes.

On pourrait s’essayer sur le sujet pour une Thèse.

À développer inch’Allah…

SoninkIdees-J’ose by K.S

Notre blog présente ses condoléances à la famille de Biram.

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Inna lilahi wa Inna ileyi rajjihoun

Ce samedi 7 Novembre 2015, nous apprenons le décès du grand-frère du leader d’IRA Biram Dah Abeid, survenu à Nouakchott. Il s’appelle Brahim Dah Abeid.
Notre modeste blog Soninkideesjose.wordpress.com par son équipe animatrice se joint au deuil de la famille Dah Abeid et présente ses condoléances les plus attristées à tous les proches et parents du défunt. Qu’Allah l’Accueille au paradis et Réconforte les siens. Ameen.
Une pensée émouvante au leader abolitionniste et anti-esclavagiste qui croupit à la prison d’Aleg depuis bientôt 1 an, en compagnie de son vice-président Brahim Bilal Ramdhane.

De tout coeur avec vous et vos proches…!!!

SoninkIdees-J’ose by K.S

14-04-2015 12:11 – Soninké : la féodalité freine l’ascension des descendants d’esclaves

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Dune Voices – Connues et surtout médiatisées en milieu maure, les séquelles de l’esclavage ont tout le temps existé dans les diverses communautés mauritaniennes (Maure, Hal poular, Soninké, Wolof). En milieu Soninké, elles sont masquées, voire déguisées. Les ambitions des descendants d’esclaves font face à une résistance de la chefferie traditionnelle, religieuse, souvent en connivence avec les élus politiques, véritables leviers de la féodalité.

Devenir un élu politique, imam ou chef de village semble poser problème pour un descendant d’esclave dans la communauté soninké. Certes, l’esclavage au sens propre du terme n’existe plus dans la communauté. Mais, ses séquelles empoisonnent les ambitions des descendants d’esclaves.

Des familles soninkés sont privées d’accéder à des rangs politiques et sociétaux, à cause de leur origine. Leurs noms auraient une connotation d’ascendance servile. Même si la règle n’est pas toujours établie. C’est le cas de «Sanokho», «Bakhayoko», «Sakhanokho», «Coulibaly», «Traoré», «Camara », «Diarra», «Sidibé», «Keita». Ces noms sont parfois considérés comme soit «nobles» soit « esclaves » au Guidimakha, Djeol ou Kaédi alors qu’ils sont de véritables « nobles » au Mali.

Nourou Ibrahima Sanokho, président de la Ligue Mauritanienne des Sans Voix (LMSV) est victime directement de cette féodalité. Il est membre fondateur du parti au pouvoir. Il est par ailleurs membre de sa section de Sebkha (Nouakchott). Mais, son origine de descendant d’esclave bloquerait ses ambitions politiques. Il n’arrive pas à accéder à un poste important dans le parti au niveau de sa région. «Il y a une main cachée, un lobbying interne avec la complicité de l’Etat. Avant l’indépendance, la classe était donnée aux nobles. Ce privilège continue toujours à peser dans tout son ensemble » affirme le président du LMSV. « Nous faisons 70% de ces gens-là comme entre les Beïdanes et les Harratines. Ceci n’a jamais été pris en compte!» dit-il.

Samba Coulibaly, transporteur, est victime aussi de son ascendance d’esclave. Il était amoureux d’une fille noble du nom de M. D., dans la région de Sélibaby. Ils sont sortis ensemble en cachette pendant un an environ. Mais un jour, M.D. est mariée à son cousin par ses parents. Samba restera abattu pendant des jours avant de se remettre. Depuis lors le transporteur maudit cette féodalité qui gangrène sa société. « Toutes les personnes sont égales. Il n’y a pas de supériorité, ni d’infériorité » martèle-t-il. « C’est anormal qu’on considère les descendants des esclaves comme des animaux » ajoutera-t-il.

Aboli en 1981, l’esclavage est resté une pratique vivace en Mauritanie. Pour y mettre un terme, une loi criminalisant les pratiques esclavagistes est promulguée le 13 décembre 2007. En 2013, la loi mauritanienne requalifie de «crime contre l’humanité» toute pratique esclavagiste.

« La société soninké est plus conservatrice que toute autre société »

Ladji Traore, Secrétaire Général de l’Alliance Populaire Progressiste (APP) et conseiller de l’Association pour l’Eradication de l’Esclavage en Milieu Soninké (l’AMES), estime que « la structuration de la société beïdane est un peu calquée sur la communauté soninké parce que, dans aucun pays arabe vous ne trouverez cette stratification sociale».

Selon lui, il n’y a depuis 1961 qu’un seul député soninké issu des milieux des anciens esclaves. Il portait le nom de Coulibaly. Sa fille est actuellement sénatrice du parti Tawassoul pour Nouakchott. Elle serait la seule sénatrice soninké de nom à connotation d’origine esclave.

Le conseiller lance : « Il faut bannir de notre pays ce système abject, cette conception arriérée qui fait honte à tout le peuple mauritanien. La société soninké est plus conservatrice que toute autre société » constate-t-il.

«Les anciennes familles esclavagistes ou chefferie sont propriétaires de la plupart des terres dans et autour des localités. Un descendant d’esclave en milieu soninké ne peut pas aujourd’hui avoir de terres qui sont généralement accaparées par les anciennes familles féodales» estime Balla Touré, chargé des relations extérieures de l’Initiative de la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), membre du mouvement FLERE-Mauritanie (Mouvement de lutte contre l’esclavage, le racisme et la discrimination dans toutes les communautés composantes de la Mauritanie). Touré pense que «dans la République, il ne devrait pas y avoir une place à la discrimination, la ségrégation et à la féodalité».

« L’imamat est une question de compétences. »

Pour Abdoulaye Sarr dit Imam Sarr, Secrétaire Général de l’Association Main dans la Main, «Il n’y a aucun texte coranique qui incite, encourage ou recommande aux gens d’avoir des esclaves. Là où on cite l’esclavage dans les textes coraniques, on met à côté les moyens de l’éradiquer».

Selon l’imam, « il est inconcevable que des musulmans veuillent s’agripper à la question d’esclavage». Il poursuit: « La majorité des imams de la deuxième génération, après le prophète (PSL), sont des ex-esclaves. Dans toutes les cités islamiques, c’étaient eux les Imams. Navae, est issu d’une famille d’anciens esclaves. C’est à lui que l’on doit la version courante en Mauritanie du Coran. Bilal, qui était esclave affranchi à l’âge de 25 ans, était nommé gouverneur. A l’époque l’imam est plus important que tout, sauf le calife ».

Selon Imam Sarr, si on relit les textes de l’islam, on se rendrait compte que tout ça, « c’est nous qui l’avons forgé et on s’agrippe sur ça pour des intérêts non avoués. L’imamat est une question de compétences. Elle est dévolue à celui qui connait mieux le Coran parmi nous » précise-t-il.

« En milieu soninké, on n’imagine pas à avoir une Mahadara (école coranique) tenue par un descendant d’esclaves. Il y a de grands intellectuels musulmans d’origine esclave qui font le déplacement entre les villes pour prêcher l’islam et parfois un islam rigoriste, un islam extrémiste. Mais, chez eux, ils n’ont pas le droit de diriger une prière dans une mosquée, ni celui d’avoir une Mahadara » affirme le Conseiller Traoré.

« Les pratiques esclavagistes sont en train de cancériser la société»

De son côté, le professeur Sow Samba, sociologue, anthropologue et philosophe, estime que si on veut parler des pratiques esclavagistes à un public non initié, il y a des clés qui permettent de décoder la société esclavagiste et ses manifestations. « Il faut commencer par la stratification sociale » invite-t-il.

Selon lui, nous sommes dans une société – celle des Soninkés – où le rang social de l’individu, ses prestiges, sa position au sein de la société, son métier est déterminé par la naissance. Il s’agit d’une hiérarchie traditionnelle dans laquelle on retrouve trois catégories de statuts sociaux : Horrés (les nobles), Niakhamalas (les artisans) et Komous (les esclaves). «On est dans des sociétés féodalo-esclavagistes où l’esclave porte l’empreinte de sa naissance, de sa vie jusqu’à sa mort, qui n’a rien à voir avec la condition sociale » constate-t-il. «De par sa naissance, l’individu est déjà archivé » estime-t-il l’anthropologue.

Le professeur Sow remarque que « les leviers des charges sont entre les mains des familles aristocratiques». Il rappelle que «comme il n’y avait pas de démocratisation au niveau de l’école, la question ne se posait pas. Dans les années 60, le gouvernement de la Mauritanie comptait beaucoup de gens originaires de Boutilimit et quelques éléments de Kaédi, parce que ce sont les premiers à être allés à l’école coloniale. Mais aujourd’hui, en 2015, combien de fils d’esclaves enseignent à l’Université ou sont cadres dans l’Armée ou la police ?» s’interroge-t-il. Il ajoute : « dès qu’il s’agit de fonctions sacrées ou de prestige, telles que l’Armée, le gouvernorat, diriger une prière ou être ministre, on dit qu’ils ne sont pas nés pour gouverner ou pour diriger la prière!» précise-t-il.

Selon lui, «c’est une entorse à l’éthique, c’est une entorse à la démocratie et une violation flagrante des droits de l’homme. Les pratiques esclavagistes sont en train de cancériser la société mauritanienne» conclut M. Sow.

Crédit source: http://www.cridem.org

NB: Article datant d’avril 2015, repris par notre blog Soninkideesjose.wordpress.com pour rafraîchir le « monde du déni » bien connu chez nous.

SoninkIdees-J’ose by K.S

Rendez-vous du sit-in prochain: Jeudi 12 novembre 2015 à Paris.

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LE COMITÉ DE SOUTIEN AUX DÉTENUS D’ALEG en France informe la diaspora et tous les amis de la Mauritanie juste et égalitaire, qu’il organise un sit-in le:

JEUDI 12 NOVEMBRE 2015

DE 13H A 17H
EN FACE DE L’AMBASSADE DE MAURITANIE A PARIS

                                    POUR EXIGER

-La libération sans condition de nos amis Biram Dah Abeid et Brahim Ould Bilal de IRA ainsi que

-La levée de la restriction liée à la liberté provisoire de Djiby Sow de KAWTAL, abandonné à son sort après une grave détérioration de sa santé, afin de lui permettre de suivre ses soins médicaux dans les meilleures conditions

                                     ET ALERTER

-Alerter l’opinion nationale et internationale sur l’état de santé de Biram Dah Abeid et sur le refus des autorités à lui rendre accessible toute possibilité de soins adaptés alors qu’il souffre de plusieurs problèmes de santé.

Il est donc urgent de proclamer notre soutien franc et massif aux défenseurs de la justice et de la paix emprisonnés par le régime autoritaire de Ould Abdel Aziz. Nous réaffirmons notre engagement ferme à les soutenir par tous les moyens légaux.

SoninkIdees-J’ose by K.S