APPEL A une grande mobilisation le SAMEDI 05 Septembre 2015 À PARTIR DE 14 HEURES

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Comité de soutien aux détenus d’Aleg en France : APPEL A une grande mobilisation le SAMEDI 05 Septembre 2015
À PARTIR DE  14 HEURES
Le comité de soutien aux détenus d’Aleg en France, appelle tous les compatriotes et amis de la Mauritanie à se joindre à la manifestation qu’il organise le samedi 05 septembre 2015 à :

LA PLACE TROCADERO
A PARTIR DE 14H

D’abord pour dire non aux détentions arbitraires des défenseurs des Droits de l’Homme Biram Dah Abeid, Président de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA), Lauréat du prix des droits de l’Homme des Nations unies 2013, et Brahim Bilal  vice-président du même mouvement, puis pour exiger que l’ex détenu d’opinion Djiby Sow, Président de Kawtal Ngam Yellitaare libéré provisoirement pour raison de santé, bénéficie de soins et de suivi de qualité et d’un traitement approprié à son état de santé, ensuite pour dénoncer l’esclavage, le racisme d’état et les expropriations foncières en Mauritanie, notamment le cas des villageois de Thiambene.

En l’état actuel des choses, s’il existe une voie légitime pour :
atteindre notre salut 
honorer notre image de « justes parmi les justes »
faire connaitre notre lutte
C’est bien par la force de l’expression.  Il incombe à chacun (Soninké, Pular, Haratine, Wolof, Bambara, Maure) de s’y atteler. Bien des hommes sont morts et bien d’autres continuent de sacrifier leur vie pour assurer notre liberté. Nul engagement ne doit rester vain.
La marche du 05 Septembre 2015 ne sera certes pas la dernière mais  elle pourrait compter. La clef à la réussite de l’événement dépendra de la sortie des Mauritaniens (hommes, femmes, enfants) en masse.

Le droit ne s’octroie pas, il s’arrache.

Le Comité de soutiens aux détenus d’Aleg en France

SoninkIdees-J’ose by K.S

14-08-2015 08:29 – L’éditorial de Camara Seydi Moussa : L’inévitable tragédie mauritanienne ?

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La Nouvelle Expression – Je reprends ma plume, longtemps restée en hibernation. Une hibernation liée à la mort programmée du journal La Nouvelle Expression. Hélas, ainsi va la vie… une vie de non compromission avec un système de honte et d’ignominie. J’essaye de m’extirper d’une atmosphère d’agonie d’un journal en faillite… oui, La Nouvelle Expression (le journal), est presque mort.

On peut désormais retrouver mes éditoriaux en Online. Comme je l’écrivais dans un passé récent, je suis réellement habité par un sentiment de peur pour la Mauritanie. Une peur bleue quant au devenir immédiat de la Mauritanie.

La Mauritanie, notre pays, me fait peur. Certes, ce n’est pas un sentiment nouveau mais le désarroi devant le rejet du vivre ensemble dans un espace commun de communauté de destin et de relations millénaires me donne des frissons.

La remarque peut être éloquente pour tout Mauritanien attaché à la paix et à la stabilité mais le gain facile et le goulot de strangulation du système contre tous ceux qui sont contre leur façon de conduire la Mauritanie aveugle tout le monde.

Les anciens moufcides et leur protecteur (Maaouya Ould Sid’Ahmed TAYA) nous ont divisés, clochardisés, tués, en multipliant à l’infini les sources de la discorde qui nous tenaillent aujourd’hui. Et les nouveaux moufcides, comme des sangsues, en plus de nous sucer, nous méprisent, respectant en cela le mode d’emploi et la posologie édictés par le désormais (nouveau) protecteur (Mohamed Ould Abdelaziz) des anciens et nouveaux moufcides.

Mais, le danger est aussi ailleurs. Car dans un avenir très proche, la Mauritanie leur survivra. Mais en lambeaux où il faudra tout reconstruire, en premier, les liens entre les personnes de ce même et seul peuple trituré et abêti par ses gouvernants.

Ce système qui vient d’emprunter la pente de sa fin va nous laisser ou laissera une Mauritanie assaillie de dangers de toutes sortes. Si l’histoire de Nouakchott nous renseigne sur un peuple et un peuplement digne et respecté car n’épousant pas de compartimentation abjecte pour l’osmose d’une nation naissante, la géographie de la capitale mauritanienne, aujourd’hui, nous renforce dans l’idée que la déchéance sociale et la fin d’une cohabitation mixte et nationale sont très avancées.

Nouakchott, ce sont les quartiers tribaux, communautaires, régionaux ; tout ce qui fait le terreau de la division. Voici ma peur. Les Mauritaniens s’ignorent car ne communiquent pas suffisamment entre eux ; et ceux qui ne communiquent pas entre eux vivront difficilement ensemble. Ce qui, à la longue, peut conduire au chaos. Que Dieu nous en garde.

L’élite au pouvoir, héritière du système, ne semble pas voir et ne veut pas voir ce phénomène car c’est sa force pour continuer à nous gouverner dans le seul but de nous sucer en pillant la Mauritanie de tout, même du vivre ensemble.

Aujourd’hui, les yeux fermés, les anciens et nouveaux prédateurs du pays rivalisent dans leur course à la richesse : la richesse par le bien public. Et la Mauritanie continue son plongeon inéluctable vers le gouffre de l’inconnu. Un destin tragique auquel on échappera difficilement. Ce destin-là, comme notre présent, n’est autre que le résultat de la culture du mensonge, de la gabegie, de l’ignorance, du mépris…

La culture de l’incivisme et de l’insouciance a atteint un tel sommet qu’on est en droit de se demander si ceux qui nous gouvernent aujourd’hui sont réellement des Mauritaniens.

Ils ont tous de la richesse à l’étranger ! Ils prennent chaque jour des décisions qui contribuent à enfoncer davantage la Mauritanie! Les enfants de ces hommes du pouvoir (le Président, ses ministres et autres) ne vont pas à l’école publique mauritanienne qu’ils magnifient pourtant et dont ils sont chargés de rendre performante ! Un avenir serein de la Mauritanie commence par la suppression de la barrière érigée entre les enfants du pays, dans l’enseignement et même dans la rue.

Mais ce serait trop demander à certains de ce club de joueurs de casino et d’anciens gérants de fast-food, …………. et autres intermédiaires de bourses de voitures. Ces individus qui traînent autant de casseroles que de sombres histoires pensent ainsi reprendre une revanche contre la vie. Et ils ne s’en privent pas… C’est l’histoire des derniers qui sont devenus premiers alors que même dans leurs rêves les plus fous ils ne s’y attendaient !

Crédit source: cridem.org

SoninkIdees-J’ose by K.S

L’esclavage en Mauritanie: Adoption du projet de loi n°052/15

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L’Assemblée nationale a approuvé en sa séance plénière Mercredi 12 Aout 2015, à l’unanimité sous la présidence de Mohamed Ould Boilil son président le projet de loi n ° 052/15, qui annule et remplace la loi n ° 2007/048 2007 portant incrimination de l’esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes

Le gouvernement était représenté au cours de cette plénière par le Ministre de la Justice Monsieur Brahim Ould Abdallahi Ould DADAH

Ce projet de loi comprend 26 articles. L’article 2 de ce projet de loi stipule que l’esclavage constitue un crime contre l’humanité et qu’il est imprescriptible, alors que l’article 3 définit les cas qui peuvent être considérés comme esclavagistes.

Les articles de 7 à 19 définissent les infractions relatives à l’esclavage et aux pratiques esclavagistes et leurs sanctions. Les articles de 20 à 26 fixent les procédures liées à la constitution des tribunaux compétents, et permettent aux associations des droits de l’homme reconnues de dénoncer les infractions à la présente loi et d’assister les victimes.

L’assemblée nationale avait adopté les amendements proposés par la commission de la justice, de l’intérieur et de la défense et portant sur les articles 3, 17, 19, 20.

Ces amendements concernent l’introduction de deux cas de figure pouvant constituer des cas d’esclavage en plus de cas stipulés par l’article 3; l’augmentation des amendes prévues par l’article 17 contre l’auteur de production culturelle ou artistique faisant l’apologie de l’esclavage.

Les amendes prévues par l’article 19, qui punissent quiconque profère en public des propos injurieux envers une personne considérée esclave, ont été révisées à la hausse.

Les amendements apportés à l’article 20 introduisent un paragraphe stipulant que la formation et les informations relatives à l’incrimination des pratiques esclavagistes feront partie des programmes de la formation obligatoire et continue des personnels civils et militaires chargés de l’application de la loi, notamment au niveau de l’administration territoriale et des autorités sécuritaires.

Dans son exposé devant les députés, le ministre de la justice, Me Brahim Ould Daddah a indiqué que le pays traverse une phase cruciale qui requiert, à la fois, l’éradication de toutes les pratiques répréhensibles du passé, la promotion et la vulgarisation de la culture de justice, d’équité, de tolérance et d’esprit de citoyenneté ainsi que la création des conditions propres à encourager la promotion sociale et le développement.

Il a ajouté que ce projet de loi vise une relecture du projet de loi 48/2007 en vue de l’adapter aux résultats du dialogue entre la majorité et certains partis de l’opposition et à certaines conventions internationales ratifiées par notre pays, d’une part, et de combler les lacunes constatées lors de l’application de la loi, d’autre part.

Le ministre a énuméré ces lacunes dont, entre autres, l’absence d’une terminologie précise, l’insuffisance des mesures répressives, ou encore les difficultés liées à l’exécution des mesures de dédommagement des victimes.

Le ministre a passé en revue les reformes principales apportées par ce projet de loi, notamment la définition des terminologies, la requalification des 10 délits esclavagistes en crimes, la création de tribunaux spécialisés où exerceront des magistrats spécialisés et d’un cabinet d’investigation. Le juge, une fois saisi d’une infraction relative à l’esclavage et aux pratiques esclavagistes, est tenu de préserver les droits à réparation des victimes.

Les décisions judiciaires prévoyant des dommages et intérêts aux victimes de l’esclavage et des pratiques esclavagistes sont exécutoires nonobstant opposition et appel a précisé le ministre, faisant remarquer que le gouvernement promulguera avec la célérité requise, les décrets d’application de ce projet de loi après son adoption.

Me Ould Daddah a estimé que le présent projet de loi mettra fin à certaines pratiques esclavagistes telles que la violation et le mariage forcé, tout en mettant l’accent sur la grande responsabilité qui incombe à la société pour réaliser un changement vers le mieux et renforcer la cohésion sociale.

Le ministre a réaffirmé la détermination du gouvernement à éradiquer toutes les formes d’esclavage, rappelant que les amendements adoptés qualifient l’esclavagisme comme crime contre l’humanité et précisé que l’adoption par le conseil des ministres du 06 mars 2014 d’une feuille de route pour l’éradication des séquelles de l’esclavage vise le renforcement de la cohésion sociale et l’amélioration du niveau de vie des couches vulnérables.

Dans leurs interventions, les députés ont loué ce projet de loi qui constitue une avancée significative et traduit une volonté politique ferme de mettre fin à ce phénomène.

Ils ont apprécié l’approche participative mise en oeuvre par le gouvernement pour lutter contre l’esclavagisme. Une approche qui s’articule autour de l’élaboration des lois incriminant ce phénomène, la mise en place des projets de développement fiable ciblant particulièrement les franges de la société qui souffrent des séquelles de l’esclavage.

Les députés ont exhorté le gouvernement à appliquer strictement ce projet de loi qui, selon eux, constitue le premier texte réaliste et applicable pour lutter contre le phénomène de l’esclavage.

Ils ont appelé à la généralisation des tribunaux compétents dans toutes les wilayas pour que toutes les victimes puissent profiter de leurs services. Il ont demandé aux politiciens et aux activistes des droits de l’homme d’éviter d’exacerber les clivages sectaires à des fins personnelles au détriment de la cohésion et de la solidarité du peuple mauritanien.

Les députés ont mis en exergue l’importance d’organiser des campagnes de sensibilisation dans toutes les zones du pays pour édifier les citoyens sur le contenu de ce projet de loi et pour leur rappeler leurs devoirs et obligations ainsi que le rôle qu’ils peuvent jouer au service de l’intérêt commun et de la cohésion sociale.

Ils ont, en outre, rappelé à l’ensemble des départements ministériels la nécessité de s’acquitter convenablement de leurs rôles dans la mise en oeuvre et le suivi de la feuille de route pour l’éradication des séquelles de l’esclavage.

Assemblée Nationale

Crédit source: Rapide Info

SoninkIdees-J’ose by K.S

Note d’alerte : Les mentalités féodales rongent les mauritaniens de l’intérieur comme de l’extérieur.

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A Monsieur le Président de la République Islamique de Mauritanie,
Aux membres du Gouvernement de la République Islamique de Mauritanie,
Aux membres de la diplomatie Mauritanienne,
Aux chancelleries étrangères en Mauritanie,
Aux élus de la République Islamique de Mauritanie,
Aux ONG et représentants de la société civile Mauritanienne,
Aux ONG internationales,

Nous, associations et défenseurs des droits humains basés à l’extérieur, interpellons les autorités mauritaniennes sur certains faits graves liés aux mentalités féodales et au système des castes qui minent la société Mauritanienne.
Depuis quelques années, en parallèle des problématiques liées au racisme, à l’esclavage et à ses diverses séquelles, nous assistons à des tensions graves au sein de nos communautés nationales de la diaspora mauritanienne en Europe dont des cas avérés en France et en Espagne.
En effet, il est connu de tout mauritanien sincère, que la stratification sociale est transcommunautaire chez nous, et certaines stigmatisations suivent les dits castés inférieurs (les ‘Komos’ en langue Soninké ou esclaves et les ‘Niakhamalo’ regroupant griots, forgerons, bucherons, cordonniers etc.) dans toutes nos structures ethniques. Aujourd’hui, cet état de fait constitue le déclencheur d’une alerte inquiétante auprès de la nouvelle génération d’extraction servile. Celle-ci refuse avec vigueur toutes les velléités de domination venant des milieux féodaux, lesquelles sévissent toujours même ici en occident, derrière les murs et surtout  au sein  de nos structures villageoises. 
En  Mauritanie,  les tensions liées  à la féodalité  réapparaissent   comme un phénix  à chaque  fois que les enjeux  sont  importants et  quand surtout  ceux-ci  impliquent des personnes  d’extraction servile.  Les illustrations  ne  manquent pas : dans le  village de  Goïnitt dans le Guidimakha, la  féodalité   refuse  un projet  de point  d’eau  sous prétexte  que l’initiative  leur vient des « komos » ou esclaves ; dans celui de Testaye,  un autre projet de construction  d’une  école « Medersa » est bloqué   par la féodalité  toujours sous le même fallacieux prétexte  que  la chefferie  villageoise ne leur appartient pas, et donc aucune attribution d’une aire ne pourrait être accordée aux anciens esclaves « komos »  peu importe la faisabilité du projet. Cette  mentalité   digne du code noir  est  à combattre   sur tous les fronts.
Les partis  politiques ne sont pas épargnés par le phénomène. Il arrive que l’investiture   d’une personne d’extraction servile  donne lieu  à de vives tensions  voire  de la transhumance politique. Certaines familles  de la chefferie  traditionnelle  affirme sans complexe que : « Etre maire, c’est  comme être chef de village ». Une telle mentalité   ne tend guère  vers  la paix   et la concorde sociale.
Ces dernières années, quelques bagarres ont eu lieu entre ressortissants mauritaniens en France et en Espagne sur cette problématique. La dernière en date s’était passée en Juin 2015 à Almeria en Espagne, où, à la suite d’échanges acerbes entre deux ressortissants mauritaniens du milieu soninké, l’un aurait traité l’autre de fils d’esclaves qui ose se rebeller. Esseulé, le monsieur à l’esprit féodal et plus âgé, a voulu frapper le jeune qui n’a cessé de se plaindre en se défendant de toutes ses forces. La suite des événements a été marquée par l’intervention de la police alertée par le voisinage.
En Juillet 2015, dans la région du Guidimakha, département de Ould-Yengé, une bagarre similaire s’est produite. Elle a impliqué des membres de la famille du Ministre de l’Education Nationale dont la victime fut jetée en prison par abus de pouvoir, sans ménagement.
Le but de notre alerte est, avant que l’irréparable ne se produise un jour dans nos communautés expatriées chez lesquelles l’ignorance prédomine, de solliciter les pouvoirs publics mauritaniens d’initier une campagne de sensibilisation et d’assistance dans  le cadre de la lutte contre l’esclavage à l’intérieur comme à l’extérieur.
Soucieux de l’impérieuse nécessité d’éradiquer ce fléau afin de permettre un cadre de vie digne et démocratique, nous demandons aux autorités Mauritaniennes :
De prescrire comme délit dans le code pénal Mauritanien l’apologie de la notion de supériorité basée sur l’appartenance sociale  par des cadres, intellectuels et autres (certains répondant au nom de chefferies villageoises)  au même titre que la loi incriminant  l’esclavage, et ce avec à la clef des amendes fortes, dissuasives afin de changer les mentalités rétrogrades ;
de punir par la loi les apologistes publics  qui entretiennent à travers des animations, des chants et des danses, les complexes de supériorité ou d’infériorité  par  le biais  des coutumes ancestrales : (Niaxamala, Gawlo, Iguiw ou Griots etc.)  au sein de nos sociétés, tribus ou castes dont le seul but est d’humilier, de diminuer l’Homme, et de lui soustraire des fonds par harcèlement verbal, moral  ou  régler des comptes  avec certaines catégories de la société ; une situation de faits qui incite à la haine, au mépris de l’autre, polluant ainsi l’ambiance naturelle au point de menacer la sérénité, l’unité et la cohabitation entre  les citoyens ;
De lever les tabous autour de la féodalité et ses corollaires ;
De prendre des mesures fortes et dissuasives en cas de récidive : condamnation à des peines de prison ferme ;
D’intégrer, par amendement, dans les lois, des actes concernant les questions spécifiques liées aux discriminations féodales  sur l’immatériel et le matériel notamment sur le foncier régi sous un régime moyenâgeux dans certaines contrées.

De nos jours, l’esclavage en milieu de nos communautés noires est maquillé. Chacun pourrait lui donner les couleurs qui lui conviennent à sa guise. Il est caché puisse qu’il n’est pas physique. Il est appliqué en interne des familles qui en font leur socle de vie de telle sorte que le rapport esclave-noble et autres castes de basse classe composées des diverses catégories des ‘Niakhamalo’ (griots, forgerons, bucherons, cordonniers etc.) est entretenu inconsciemment, ou naturellement, ou de bon gré pour perdurer dans le temps. C’est l’esclavage de coutume entretenu par les nobles de coutume.

Les conséquences de sa nouvelle forme sur les rapports humains, que nous appelons communément les séquelles, sont nombreuses. Le cas est tellement complexe que les autorités doivent procéder à un diagnostique profond et minutieux pour atteindre le nœud de la question afin de trouver la clef à la solution sur mesure et selon les cas.

Les conflits récurrents dont certains, ici,  évoqués et d’autres étouffés, ternissent l’image de la Mauritanie et contribuent à l’insécurité au sein de notre communauté extérieure. En effet, la multiplication des conflits incitera la presse étrangère à s’y intéresser, d’où une surexposition possible.
L’État mauritanien doit prendre ses responsabilités tant sur le plan interne qu’externe : créer un arsenal juridique dissuasif et mener une campagne de sensibilisation conséquente.
Les ONG signataires :
ARMEPES-France: Association des Ressortissants Mauritaniens pour l’Éradication des Pratiques Esclavagistes et ses Séquelles
A.H.M.E : Association des Haratine de Mauritanie en Europe 
IRA-Mauritanie : L’Initiative de Résurgence du Mouvement Abolitionniste
O.C.V.I.D.H : Organisation Contre les Violations des Droits Humains en Mauritanie
Date : le 12 Août 2015

SoninkIdees-J’ose by K.S

COMMUNIQUE DE L’OCVIDH SUITE A LA NON RECONNAISSANCE DU PARTI FPC.

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L’organisation contre les violations des droits de l’Homme (l’OCVIDH) a appris avec consternation et étonnement le rejet par la Ministère de l’intérieur en Mauritanie ,du dossier des Forces Progressistes pour le changement (FPC) voulant se constituer en un parti politique pourtant garanti par la constitution .
L’OCVIDH, condamne avec énergie cette volonté manifeste du pouvoir de Nouakchott de vouloir museler certains leaders dont les responsables du FPC et du RAG, qui à travers leur démarche prônent, le pacifisme et l’unité nationale du pays malgré leur sempiternelle diabolisation par le pouvoir pour des raisons connues de tous.
Notre association des droits de l’homme s’oppose à toute restriction des libertés car notre démocratie même à ces débuts de balbutiements y gagnerait en crédibilité ,ainsi permettre l’égalité de tous les citoyens devant les lois de la république bien que cela reste un objectif mais un vœu pieux.
Aucune contrainte administrative ne justifie cette mesure arbitraire et sans fondement qui frapperait deux mouvements hier le RAG et aujourd’hui le FPC si ce n’est la volonté politique de nuire à ceux qui , à travers leurs luttes politiques s’attaquent à un ordre étatique révolu.
L’OCVIDH s’opposerait comme tous les démocrates à toutes les atteintes aux libertés et demande aux autorités de veiller à l’application des lois de la république sans aucune discrimination et enfin permettre aux fils de la Mauritanie entière une vraie adhésion à la politique et à sa gestion saine en dehors des non dits et des manipulations actuelles de la justice et du Ministère de l’intérieur.
La liberté sélective et orientée mènerait au chaos et à la clandestinité. Qu’Allah sauve la Mauritanie.

Le Président de l’OCVIDH
Mr :Tahirou Diallo
Mail: ocvidh001@wanadoo.fr
Site :www.ocvidh.org

Crédit source: http://www.ocvidh.org

SoninkIdees-J’ose by K.S

Le cri sans fin… !!!

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La stratégie de contrôle à long terme est en cours… !!!

L’élite politique et intellectuelle sans la conscientisation du peuple est comme un sac vide. Ce dernier ne tiendra jamais debout. Après le refus de reconnaître les FPC par les autorités mauritaniennes, si tous habitants de certains quartiers de Nouakchott et d’autres villes de l’intérieur appelaient à une désobéissance civile en descendant pacifiquement dans les rues.
Apparemment, les multiples réformes du système éducatif qui ont désorganisé, désorienté et conditionné plusieurs générations, donnent les résultats escomptés à ceux qui tiennent les manettes. Toutes les conditions avaient été mises en place pour occuper les masses passablement formées à autre chose que les possibilités d’une conscientisation citoyenne et politique. Plausible que 6 sur 10 personnes de celles pour qui, une certaine élite pense réformer leur condition, croient que l’ordre actuel des affaires publiques est le meilleur. Nos masses apeurées ont intégré la culture de quémander leurs Droits légitimes et de fuir les discours qui éveillent parceque traités d’extrémistes par ceux qui font LEURS CHOIX ET CEUX DES AUTRES. La plus grave des catastrophes a été quand on a pu insinuer qu’il y a des Mauritaniens par évidence et d’autres des potentiellement étrangers jusqu’à la preuve du contraire. Les milieux dominants qui comptent, font plus confiance à certains Maliens du Nord que leurs concitoyens. Les aspirations de ces maliens du Nord bénéficient d’une oreille attentive, mais les mêmes exprimées par certains mauritaniens sont traitées de racistes et anti-patriotiques.

SoninkIdees-J’ose by K.S

09-08-2015 23:25 – Libre Expression. D’accord ou pas d’accord avec le FPC une injustice de cette taille doit être dénoncée par tout démocrate

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Mamadou Diagana – Tout le monde se rappelle encore de ce nom : Les Flam, un mouvement diabolisé, traité de raciste, traité de valet de l’état sioniste, Israël. Les militants ou simples sympathisants de ce mouvement crée en Mars 1983 par les intellectuels Négro-Mauritaniens avec à la clef un manifeste paru en septembre 1986 faisant l’état des lieux de l’exclusion, du racisme et d’autres pratiques dont souffraient les composantes Noires de Mauritanie depuis son accession à l’indépendance avec les statistiques à l’appui du dit document.

Ce manifeste assez révélateur de la grossièreté et de l’ampleur de ces injustices a été une occasion rêvée par le colonel Maouya Ould Sid’Ahmed Taya pour régler ces comptes, le nettoyage dans l’administration, les corps d’armées et paramilitaire, dont étaient en fonction, l’ensemble de ces composantes nationales qui sont les halpular, les soninko, les wolofs et les Bamabana ont été assassinés ou balayés à grande échelle.

Il s’en est suivi les déportations de 1989 puis les tueries extrajudiciaires de 1990-1991, sans oublier le fallacieux prétexte de coup d’état et l’exécution de trois officiers Négro-Mauritaniens le 06 Décembre 1987 à l’aube à Jreida près de Nouakchott, des Lieutenants, Sarr , Ba et Sy tout cela sous le sceau et l’habillage de la haine et de la crainte de l’autre en instrumentalisant l’ administration, l’armée, la police, la gendarmerie, la garde nationale et encore plus grave en politisant l’éducation nationale le socle de l’unité des enfants de la Mauritanie, de l’apprentissage et du savoir.

Après avoir décapité l’écrasante majorité des cadres de ces composantes nationales, il ne restait plus qu’aux autres non résignés et volontaristes, d’organiser la résistance depuis l’étranger, pour une Mauritanie Plurielle débarrassée du racisme de l’exclusion , de la féodalité et de l’esclavage devenus un système de règne et de domination « institutionnalisée » dans toute les instances de gestion et de décisions du pays.

Alors après de longues années d’exil, de dénonciations dans la souffrance et le manque du pays, à l’avènement de l’élection du premier président élu démocratiquement, Sidi Ould Cheikh Abdallahi en 2008, pour ne pas faire un rappel de la transition calamiteuse des officiers putschistes entre 2005 et 2008 et tout le cirque des généraux actuels à la tête de l’état, qui n’avaient apparemment quitté le pouvoir que pour la consommation d’une certaine communication à l’échelle internationale,

Les Flam dont l’actuel président de FPC était son président rencontra le nouveau président élu aux États-Unis, certainement cela fut le début du déclic du retour au pays natal j’avoue que je serai incapable de donner les raisons ni les motifs et les conditions, ceux-ci étant une sauce interne d’un parti ou d’ un mouvement que j’ignore, le seul rappel des faits qui anime mon assertion et la dénonciation sans réserve d’une injustice qui est celle de vouloir se constituer en parti politique garanti pourtant par la constitution et par les lois de ce pays à mille poètes.

Dans mon analyse personnelle, ce que je dénonce en tant qu’esprit libre c’est le refus de reconnaissance d’un parti politique et pourquoi deux poids deux mesures ? Faisons un bref aperçu de quelques événements récents et le sentiment d’injuste apparait net aux yeux.

N’avions pas vu dans ce pays, mes propres amis avec lesquels, j’ai partagé beaucoup de choses, il s’agit des ex-cavaliers du changement Hanana, Mohamed Cheikhna, Ould Mini et tous les autres, créer leur parti politique après un coup d’état sanglant du 08 juin 2003, puis revenir à plusieurs reprises pour la même opération et d’ailleurs un fils valeureux de notre pays, il s’agit du colonel Dayane succombait à l’issue de l’un de ces coups d’état répétés sans que la lumière ne soit encore faite sur les conditions de sa mort .

Si nous devons chercher une logique pourquoi alors deux poids deux mesures ? L’acceptation de HATEM, de TAWASSOUL, de ELWIYAM etc…. et non le FPC de Samba Thiam et le RAG de Biram Ould Dah Ould Abeid.

Nous donnons l’image d’être dans un pays normal mais certaines décisions donnent froid au dos et risqueront l’effritement du peu qui reste pour un pays et de son unité nationale si réellement il en reste…

A travers cette grosse entorse à la démocratie et à la liberté de s’unir, je réitère en tant citoyen ordinaire de ce pays un appel à tous les démocrates, les esprits libres, intellectuels, patriotes et les justes pour uniformiser nos langages de vérités, une vertu que nous pouvons capitaliser pendant les périodes difficiles dans notre pays sans calcul ni référence épidermique, qui en soit, n’est point un programme politique ni une réponse au défi que nous devons relever ensemble .

Je ne demanderai à personne d’être d’accord ou non sur la ligne politique du FPC dont je ne suis pas membre et ignore tout de ce nouveau-né des partis politiques , mais je resterai très sensible à cette injustice que chacun doit intégrer dans son combat, pour que, tous nous vivions dans ce pays les mêmes droits et les mêmes devoirs et sans entrave aux libertés individuelles et collectives.

Je n’ignore pas que les Flam existent à travers les camarades que je vois, entends et rencontre dans le combat de tous les jours ce n’est absolument pas dans mon intention de parler de FPC ou des Flam ou des difficultés passagères engendrées ou même d’offenser une quelconque sensibilité, mais la dénonciation d’une triste réalité, d’une injustice quand il s’agit de la reconnaissance officielle d’un parti issu du milieu Négro-Africain Ou Haratine, les motifs du rejet fusent et ses partis sont immédiatement taxés de racistes, d’incitation à la haine et autres qualificatifs, pas d’ailleurs les moindres.

Par ce cri du cœur, j’appelle tous mes compatriotes notamment les partis politiques de ce pays d’être assez clairvoyants, honnêtes et d’éviter à travers leur engagement, la division, le régionalisme, le communautarisme et d’autres souffrances incalculables car la non reconnaissance engendre les frustrations, les humiliations et la clandestinité finira par s’enraciner et peut être préjudiciable à notre démocratie et à sa stabilité

Les déportations, les tueries extrajudiciaires, l’esclavage, la féodalité et le racisme sont autant de maux qu’ils faut tous ensemble combattre au lieu d’en rajouter par le silence complice des partis politiques, des mouvements et associations des droits de l’homme et société civile.

Sérieusement à travers notre inaction et passivité assez inquiétantes nous donnons l’impression de cautionner un abus, une injustice, nous nous faisons nous mêmes mal,ce n’est point le tant pis pour leurs gueules qui est adaptée à cette situation c’est le refus d’une contagion de ce mal qui pourra toucher n’importe quel parti ou individu qui est à contrecarrer pour baliser merveilleusement le futur.

FPC, FLAM, RAG, ou toute autre demande de reconnaissance dans les règles, rejetée de manière injustifiée doit être l’affaire de tous dans ce pays, ne disons guère c’est bien fait pour leurs gueules, c’est plutôt une entorse à notre embryon de démocratie et c’est bien celle-ci qui en prend un coup.

Ne nous immisçons pas non plus dans les problèmes internes de ces partis et mouvements à l’intérieur et à l’extérieur du pays , en précipitant et prédisant leur décadence et leur échec pour essayer de tirer les marrons d’un jeu politique moribond qu’il faut consciencieusement et énergiquement combattre et parfaire par des actions concertées et uniformisées de tous les fils et démocrates de ce pays.

L’échec de la démocratie c’est l’échec de tous et les problèmes, on en trouve dans tous les partis politiques y compris le parti état l’UPR qui, pourtant se nourrit et s’entretient de l’argent du contribuable mais ces cadres se déchirent et se regardent en chiens de faïence en attendant une opportunité pour chacun, de prouver son existence ou de nuire à tel adversaire encombrant malheureusement c’est le triste sort de nos cadres loin des réalités du pays.

Je lance un appel solennel à tous les partis politiques du pays, APP, RFD, PLEJ, ARC EN CIEL, Tawassoul, UFP, ELWIAM, UNDD, SURSAUT, AJD-MR , HATEM …..ETC…. et aux ONG, FONADH et syndicats de s’unir pour une dénonciation forte et coordonnée car la démocratie y gagnerait très certainement en crédibilité et en perspectives d’avenir . Laissons nos égos et nos positionnements tactiques qui, en réalité nous éloignent de l’intérêt de notre pays et de son avenir. Il ne s’agit point de prendre acte mais de condamner vigoureusement une flagrante injustice.

Si ce combat n’est pas mené, demain ça sera le tour d’un autre parti y compris, une dissolution pour x ou y raison farfelue, alors, ne dites pas cela :« Fontaine je ne boirai jamais dans tes eaux » demain c’est peut être votre tour et à chacun son tour chez le coiffeur.

Ibnou Youssouf Diagana
Militant des Droits de l’homme
Esprit Libre.

SoninkIdees-J’ose by K.S

Diko Hanoune, décrié mais franc, honnête et cohérent, et on demanderait autant à ses détracteurs acerbes.

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Ces derniers temps, les supports numériques de certains militants anti-esclavagistes et abolitionnistes, sont victimes d’un acharnement attentatoire sabotant leurs activités cyber-militantes. Parmi ces engagés inconditionnels et sincères, on peut citer Diko Hanoune, le célèbre blogeur et un des responsables du mouvement AHME (Association des Haratines de Mauritanie en Europe). Mr Diko natif du Guidimagha mauritanien , en plus du sérieux sans langue de bois de son activisme multidimensionnel, a une singularité d’être de père Haratine, de mère Peulh et d’avoir grandi dans le milieu Soninké. Comme tout être humain, le premier de nos qualificatifs serait L’IMPERFECTION, et Mr Diko peut être qualifié de Tout sauf un faux semblant comme ceux qui adorent le double langage, les révolte sélectives, et les indignations à la carte teintées d’une certaine hypocrisie par évidence.

Pour tout mauritanien victime non imaginaire connaissant les réalités dans nos contrées et attentif aux sorties intempestives et orientées des certains engagés conditionnels, il est de loin préférable d’avoir affaire à la sincérité des certaines intrusions évitables de Mr Diko Hanoune  que la mauvaise foi des spécialistes du système caméléon. En Mauritanie, si l’ordre racialiste peut permettre une relative lecture binaire d’un Bloc Noir lésé en droit et en opportunités  par rapport à un autre Bloc Arabo-berbère sur les affaires publiques, il est tout autant vrai de reconnaître sincèrement le même mécanisme dans l’ordre féodal. Ce dernier comme l’ordre racialiste, se nourrit de la même source qui est le déterminisme faisant que l’extraction sociale d’un individu lui garantit un statut de super-citoyen. Ce statut a une prégnance sur l’élément politique, administratif, social et sociétal. Les corps judiciaire, sécuritaire et civil sont conditionnés selon les statuts de citoyens , et les possibles différends entre les uns et les autres  sont traités en fonction du poids d’un Nom de Famille, d’une Caste donnée, d’une Alliance ou d’une Subordination d’un subalterne. Et si Mr Diko dénonce des faits de ces genres, tous mauritaniens sincères (Noirs et Blancs) se doivent de lui reconnaître une certaine cohérence dans son engagement contre toutes les injustices, même  n’étant pas forcément d’accord avec la forme. Mais malheureusement on s’offusque de cette sincérité en tordant nos consciences et nos références supposées  intellectuelles, afin d’attaquer, de diffamer et de SALIR pour défendre un Nom de famille et les Alliés participant à l’Ordre étatique injuste qu’on se permet hypocritement de dénoncer depuis Paris et ailleurs en Occident.

Ceux qui pensent SALIR Mr Diko, disant qu’il serait devenu chrétien, doivent nous édifier en dévoilant leur pensée sur le christianisme et son incidence possible  sur l’engagement d’une personne quelconque. De ce fait, que Diko soit chrétien ou pas, on saura si ceux qui vivent et sucent dans l’environnement accueillant majoritairement chrétien auront la dignité nécessaire d’abandonner Tout du Chrétien en Occident.

En Occident, en particulier en France avec laquelle  l’histoire coloniale nous as liés, si l’ordre féodal moyenâgeux revenait, tous ceux qui parmi nous (Noirs) jubilent d’une ascendance Super noble pour gonfler leur Sur Moi mesquin, ne seraient même pas comptés parmi les serviteurs du tiers État. Cette France républicaine qui nous permet les facilités d’un accomplissement personnel  (études, diplômes, qualifications, travail, soins, etc…) ne fut pas possible sans une déstructuration d’un certain Ordre Féodal qui ne reconnaissait que LES PRIVILÈGES DE NAISSANCE POUR CERTAINS  à la place DES DROITS POUR TOUS. À partir de ces constats, une honnêteté intellectuelle doit d’être une valeur cardinale et réflexe quand les pratiques féodales et esclavagistes sont indexées dans nos contrées. Il y en a parmi nous, qui ont une gêne suspecte quand les Mots Esclavagiste et Féodal sont liés pour décrire le Mal Mauritanien, et pourtant ils sont très éloquents et à l’aise avec d’autres termes, comme système étatique raciste, système beydane esclavagiste ou régime discriminatoire et anti-Noir. Et au contact de nos soutiens humanistes en Occident, on voudrait faire croire qu’en Mauritanie, il y’a les méchants arabo-berbères pratiquant l’esclavagisme sur les haratines (Noirs) et le racisme contre les Noirs en général. Pourtant en toute sincérité, une Mauritanie esclavagiste est foncièrement féodale à travers les différents segments; tribal, ethnique, communautaire et sociétal. Comme aussi, une Mauritanie sous ordre étatique raciste ne peut qu’être forcément clientéliste en soignant les privilèges exclusifs et transcommunautaires des milieux dominants. Finalement, les injustices de fond qui rongent et sabotent l’État de droit et la plénitude de la citoyenneté, dépassent la lecture simpliste et ressassée du Tout Noir Victime et Tout Arabo-berbère Méchant. L’activisme de Mr Diko et ses camarades s’inscrit dans une approche transversale par laquelle les injustices et leurs auteurs de tous bords n’ont pas de couleurs, d’ethnies, de tribus ni de communautés particulieres. Ceux qui font régner l’ordre féodal sur le matériel et l’immatériel dans les contrées negro-mauritaniennes au nom d’une Notabilité ancestrale et coutumière, ne sont pas plus humanistes, plus citoyens, plus accueillants, plus solidaires et plus progressistes que ceux qui, parmi les arabo-berbères, se basent sur des références racialistes et esclavagistes concernant les affaires étatiques.

Pour finir, on osera un petit rappel à ceux qui croient sanctuariser leurs proches qui s’entretiennent et se recyclent au sein de tous les régimes qui se sont succédés en Mauritanie. Ils se permettent avec éloquence de critiquer et de traiter de tous les noms, certains hommes politiques français de gauche jusqu’à l’extrême droite pour leurs pratiques, leurs positions politiques et leurs idéologiques à l’intérieur ou l’extérieur de la France. Mais subitement, les mêmes critiques venant d’autres à l’endroit de leurs proches dans le cadre public mauritanien, sont perçues comme des attaques familiales et des propos haineux et jaloux. De grâce, il est temps d’arrêter de compter 6 chez l’autre et 9 pour soi.

SoninkIdees-J’ose by K.S

06-08-2015 06:20 – Le président des FPC, Samba Thiam qualifie d’«illégal et d’arbitraire» le refus du puvoir de reconnaître son parti

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Le Calame – Au cours d’un point de presse qu’il a tenu ce mercredi 5 aout, à 11 H, au siège national de son parti, M. Samba Thiam a qualifié d’ «d’illégal et arbitraire » le rejet par le gouvernement de la reconnaissance de son parti, les forces progressistes du changement (FPC), ancêtre des FLAM.

Le président des FPC a déconstruit les arguments avancés par les services du ministère de l’intérieur qui ont fondé leur rejet sur l’article 11 de la constitution et l’article 6 de l’ordonnance régissant les partis politiques. Après la lecture de ces deux articles, Samba Thiam s’est dit étonné et révolté parce que son parti ne se reconnaît nullement dans ces arguments et que le ministère de l’intérieur vient par son geste et son argumentaire léger, de prouver qu’il est en porte à faux avec la loi, sa loi. Et pour cela, il avance trois arguments.

D’abord, le ministère avait deux mois pour statuer sur le dossier déposé par les FPC, il a attendu 9 mois pour réagir, ensuite, la loi dit que le dossier déposé au ministre n’a qu’un caractère informatif et enfin, le dossier du parti comporte une déclaration de politique générale et la liste des membres du parti conformément à la loi régissant les partis politiques et qu’en aucun cas, les FPC, qui ont décidé depuis leur retour au bercail d’inscrire leur action dans la légalité, n’ont jamais prôné la violence, jamais menacé l’unité nationale de ce pays dont il réclame la construction sur des bases nouvelles saines et démocratiques; elles n’ont jamais prêché la division du pays.

Pour toutes ces raisons, avance Samba Thiam, nous rejetons cette décision que nous trouvons illégale et arbitraire, nous la combattrons jusqu’au bout pour la sauvegarde de nos droits.

Qu’entend faire alors le parti face à cette décision?

Ne jamais baisser les bras, poursuivre ses actions politiques, dans le respect de la légalité, engager une bataille juridique contre la décision. Et Samba Thiam d’avertir: on ne peut empêcher des revendications légitimes à s’exprimer.

Le président des FPC a lancé enfin un appel à toutes les forces vives, aux partis politiques progressistes, aux compatriotes arabo-berbères honnêtes, hostiles à l’arbitraire, soucieux du respect et de l’application des lois tout court pour apporter un soutien agissant au parti.

Crédit source: cridem.org

SoninkIdees-J’ose by K.S

Julius Nyéréré: Un homme africain parmi les Hommes.

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Ce fils de l’Afrique est le père visionnaire de l’indépendance du Tanganinka, devenu l’actuelle Tanzanie. Surnommé le mwalimu (l’instituteur),  il est connu pour avoir démissionné de son poste de premier ministre peu après l’indépendance, afin de parcourir son pays en long et en large pendant 9 mois. Il s’était rendu dans toutes les contrées pour rencontrer les multiples ethnies et tribus afin de diffuser la notion d’une nation Tanganinkaise (devenue Tanzanienne) au delà des différences socio-culturelles. Il a réussi à donner corps au peuple Tanganinkais (devenu Tanzanien) en développant la notion d’un socialisme africain paraissant correspondre aux réalités africaines par les valeurs traditionnelles de solidarité . Il disait que le capitalisme occidental permet l’exploitation de l’Homme par l’Homme, et que le socialisme idéologique crée l’affrontement de l’Homme contre l’Homme. Devenu président de la République en 1964 jusqu’en 1985, son socialisme africain s’était heurté peu à peu aux dures réalités du capitalisme financier mondialisé (FMI et Banque Mondiale) qui désorganise tout autre système. Né en 1922, il s’était éteint en 1999 à Londres.

Source: Archives d’Afrique, l’émission emblématique d’Alain FOKA sur RFI.

Il a le mérite d’avoir unifié les différentes composantes ethniques par la notion d’un seul peuple Tanzanien, ce qui n’avait pas été initié par les premiers responsables politiques de notre Mauritanie naissante. Chez nous, quelque chose fut bricolée sans travail de fond auprès des différentes populations. On s’était limité à une juxtaposition artificielle décidée dans les milieux administratifs incarnés par une petite élite dont une partie avait été trop naïve. Cette possible naïveté a pour conséquence cette Mauritanie actuelle sans Peuple Mauritanien. Dans cette histoire datant de 1956-1960, il y’a ceux qui ont trompé et ceux qui sont trompés. Et le pays souffre de ce boulet pendant depuis le départ, les descendants des trompés doivent justifier incessamment qu’ils méritent plus, et les descendants des trompeurs pensent être les seuls et premiers légitimes en Tout et partout. En attendant un dirigeant issu des descendants de « trompeurs » qui osera rectifier le tir pour le bien commun.

SoninkIdees-J’ose by K.S