Un cri de rappel historique… Usmane Dan Fodio de Sokoto

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« Un gouvernement doit être fondé sur cinq choses :

– le pouvoir ne doit pas être donné à celui qui le cherche ;
– la nécessité de la consultation ;
– l’abstention de la violence ;
– la justice ;
– la bienfaisance. »

Usmane Dan Fodio, le fondateur et l’émir de l’empire Peul de Sokoto 18ème – début 19 ème siècle. Il fut connu comme un revivificateur de la Sunna authentique face aux dérives sectaires des milieux soufis en Afrique de l’Ouest.

Tous les éléments d’un État juste et responsable. En plus il ne s’était pas inspiré de la Grèce antique, pour penser ainsi.

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Le cri osé de Biram… !!!

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«…L’Islam, ce n’est la parole, l’islam, ce n’est pas aller à la mosquée tous les vendredis comme une fête. L’Islam, c’est refuser de faire du mal à son prochain… » Biram DahAbeid, président du mouvement abolitionniste IRA-MAURITANIE, Prix onusien 2013 pour son engagement et actuellement en prison avec son vice-président Brahim Bilal Ramdhane depuis le 11/11/2014.

Veuillez écouter attentivement ses discours, vous verrez que tous ceux qui le traitent d’extrémiste ou indexent sa méthode, sont extrêmement « Autre Chose » en cachant leurs vraies intentions à son égard.

Seule la vérité est révolutionnaire… !!!

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Un cri osé… !!!

Le savoir-Croire… !!!

Deux jeunes filles kamikaze dit-on, ont commis les attentats au Cameroun. Mais qui sont ceux qui arrivent à convaincre ces personnes d’aller tuer et se faire tuer horriblement… ???

Dans ce monde matérialiste, certains se croyant donner de l’importance à la transcendance du Dieu, deviennent finalement les suppôts du SATAN, le dévoyé en chef.

Dans nos sociétés dites musulmanes, le savoir-Croire a perdu du terrain par rapport au savoir-Pratiquer par le paraître d’une spiritualité de forme sans fond. C’est l’une des conséquences d’un Savoir-Conditionner imbriquant le politique, le sociétal et le culturel, concocté par nos dits hommes de Dieu dont leur facette religieuse n’est qu’une couverture pour dominer les autres.

Les adeptes criminels qui ont émergé de Nous, arrivent à trouver un corpus idéologique pour épater les faibles sans Foi, et nos milieux religieux peinent à se faire entendre. Et Ils se voient discréditer et inaudibles, parce-que n’ayant pas osé leur propre réforme du savoir-Croire.

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Une interrogation: pourquoi les Dae »chiens » tiennent toujours… ???

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Il y’a plusieurs mois une coalition de plusieurs pays a été proclamée à coup de publicité médiatique, contre le mouvement takfiri Daech qui commet des horreurs innommables.
Parmi les pays coalisés, il y’a pratiquement tous les cadors de l’OTAN, l’organisation militaire la plus puissante au monde, dont les Américains, les Britanniques et les Français . Et Tous les États suppôts pétrodollars de l’oncle Sam, et leurs vassaux satellites sont présents dans cette coalition obscure.
Il est également connu que la Russie de Poutine, L’Iran des Mollahs et l’international paramilitaire Chiite sont activement aux côtés de Bachar, le président de ce qui reste de la Syrie, contre ce même Daech.

Mais pourquoi avec cette puissance de feu censée combattre les criminels sans Foi d’Al-Bagdadi, les choses traînent sur le terrain, et bizarrement on assiste à une relative montée en puissance du mouvement par d’autres crimes perpétrés à son nom à travers le monde…???

Et si finalement, stratégiquement parlant les Dae »chiens » servaient à divers niveaux les intérêts de Tous Ceux qui disent les combattre.

Quelques éléments sur les faits connus par tout observateur averti :

– Le mot Islamique lié à leur « état » criminel et destructeur, est un bonus pour tous ceux qui ne supportent pas l’existence même de la réligion musulmane, et se réjouissent d’une telle « publicité obscène » véhiculée sournoisement par les médias sataniques.

– les horreurs du mouvement takfiri sont dirigés à 98 % contre des populations dites musulmanes. Les 2 % restants des affectés sont secourus et utilisés à mauvais escient pour la propagande de l’idée d’une guerre des civilisations et des religions, pour d’autres visées troublantes.

– Les vrais opposants du juste milieu, qui combattent le despote Bachar, sont combattus et désorganisés par les Dae »chiens », et cela plaît beaucoup à certains. Une Syrie libérée et normalisée dans cette zone, ne passe pas pour les défenseurs et les amis d’Israël, qui tiennent pourtant la dite coalition anti-daech.

– Certains dirigeants injustes du monde arabe dans l’obscure coalition, profitent de la situation pour asseoir leurs pouvoirs par le feu sur tout ce qui bouge, on pense à Sissi en Égypte.

– certains pays du Golf dits sunnites préfèrent les Dae »chiens » sous contrôle hors de leurs frontières, pour taper et saboter le pouvoir central en Iraq dit chiite.

– Les amis Russes et Iraniens de Bachar peuvent se servir par moment des Dae »chiens » pour leurs intérêts d’une zone à une autre.

– La résistance palestinienne à Gaza, est dans le viseur de Dae »chiens » depuis quelques temps, le summum de la délectation stratégique et géopolitique pour l’occupant.

– En occident, les égarés et paumés qui baignent dans l’ignorance de leur supposée religion, jouent l’objet idéal de l’instrumentalisation pour les xénophobes et les racistes islamophobes qui tirent sans discernement sur Tout ce qui s’apparente à l’islam et au musulman dans l’amalgame. Ceux qui ruent vers les Dae »chiens » s’idéalisent au 7ème siècle par le Faux, le Crime et l’Hypocrisie sur toute la ligne. Ils ont répondu au Dajjal virtuel de la toile pour aller se racheter d’un passé malfrat pour certains et se faire un monde illuminé pour d’autres. Leurs actes criminels dévoilent leurs intentions malsaines.

– Les ambiguïtés jurisprudentielles sont exacerbées entre les différentes écoles juridiques vis-à-vis de certains domaines, par exemple ; Qui doit se soulever contre quel dirigeant…?? Quel pouvoir serait légitime, ou quelle rébellion serait licite dans tel pays mais pas dans l’autre… ???
Cette zizanie juridique sur l’élément politique pouvant affecter le dogme même du croyant, est une catastrophe pour la communauté des Ulémas. Les barbus Saoudiens qui cautionnent les agissements de leurs dirigeants au Yémen contre les rebelles chiites, supportent tous les opposants syriens anti – Bachar. Finalement les Fatwas suivent les intérêts et les envies du palais, le signe évident de la tromperie qui conduit à la décadence certaine à terme.

Au final, les Dae »chiens » servent bien pour l’instant en étant sous contrôle.

Ils sont plus contrôlés et utilisés que combattus par les uns et les autres.

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20-07-2015 18:00 – Mort de Diallo au Commissariat d’Elmina 2 : La famille refuse d’enterrer le défunt

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Ce lundi 20 juillet, nous apprenons de sources fiables que la famille d’Abderrahmane Diallo, un jeune mort au Commissariat d’El Mina 2, refuse aujourd’hui encore d’enterrer le défunt tant qu’une expertise destinée à déterminer les causes du décès n’a pas été faite.

Abderrahmane Diallo a été raflé par la garde et remis au Commissariat d’El Mina 2 dans la soirée du vendredi au samedi 18 juillet. Sa dépouille mortuaire s’est retrouvée le samedi 18 juillet à l’Hôpital Sadagha d’Arafat.

A l’heure où ces lignes sont écrites le corps du défunt est encore à l’ l’Hôpital Sadagha. Selon la version officielle le Commissariat d’El Mina n’est pas responsable de la mort de Diallo.

La famille du défunt croit quant à elle savoir qu’Abderrahmane est mort à la suite d’actes de torture. Elle dit avoir constaté des plaies sur la tête du défunt. Affaire à suivre.

SC

Crédit source: cridem.org

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Un cri osé… La réalité.

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La réalité….!!!

La saignée sur l’Afrique éternelle….la traite esclavagiste a détruit l’Homme Noir qui subit les conséquences fâcheuses aujourd’hui parmi les autres peuples. Une collègue d’origine kurde m’apprend que pour leur milieu social, se marier avec un Noir ou une Noire, serait considéré comme une forme de malédiction. Et je pense qu’ils ne sont pas seuls dans le monde à le penser , et en attendant entre les Noirs eux mêmes, ils croient tirer leurs honneurs par une stratification sociale dans le même groupement ethnique. L’Homme Noir ne se croit valorisé qu’en dévalorisant son semblable d’à côté. Aux Amériques, comme par hasard, il n’y a que des Noirs qui sont historiquement là par le biais de l’esclavage. Si j’étais un blanc caucasien descendant d’un marchand esclavagiste, j’aurais ma conscience tranquille parce que ceux qui vendaient leurs semblables de peau, et leurs descendants d’aujourd’hui sont moins sensibles et ont toujours les mêmes prédispositions mentales pour refaire les mêmes actes.

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Bonne fête à toutes et tous… !!!

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Notre blog Soninkideesjose.wordpress.com vous souhaite une excellente fête de fin de Ramadan, célébrée ce vendredi 17 juillet 2015.
Nos pensées fraternelles vont aux détenus d’Aleg en Mauritanie, le leader abolitionniste d’IRA-mauritanie, Biram Dah Abeid et son vice-président Brahim Bilal Ramdhane. Ils sont incarcérés depuis 248 jours aujourd’hui.

Soyons justes afin de pouvoir défaire les jougs injustes… !!!

Sans Vérité, la Paix d’apparence ne serait que provisoire.

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La déclaration du comité de soutien aux détenus d’Aleg: le sit-in du 15 Juillet 2015

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La lutte contre le racisme et l’esclavage en Mauritanie : un délit en Mauritanie.

Le 11 novembre 2014, trois défenseurs des Droits humains, Biram Dah Abeïd, président de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste en Mauritanie, lauréat du prix des droits de l’homme des Nations unies 2013, Brahim Bilal  vice-président du même mouvement, et Djiby Sow, président de Kawtal Ngam Yellitaare, ont été mis aux arrêts. D’autres militants des Droits humains sont toujours sous la menace de  la justice sous les ordres du général Aziz, à Nouakchott. Leur crime ? Avoir initié une caravane contre les expropriations et l’esclavage fonciers dans plusieurs localités du  Sud mauritanien.

Le 15 janvier 2015 à Rosso, à la suite d’un procès que d’aucuns jugent politique et expéditif Biram Dah Abeïd,  Brahim Bilal et Djiby Sow ont été condamnés d’abord à 2 ans de prison, puis envoyés dans une autre juridiction ensuite incarcérés par la justice mauritanienne, faisant ainsi fi de l’appel introduit par la défense de ces porte-voix des sans voix.   Pis, le 12 mai 2015, grande a été la surprise de voir le Commissaire de Police de la ville d’Aleg signifier, à l’insu du collectif d’avocats de la défense, la décision prise la veille par la Cour suprême, dessaisissant de facto la Cour d’appel de Nouakchott du dossier des détenus au profit de celle d’Aleg. Cet acte constitue une tentative vaine de régularisation, après coup, des incarcérations arbitraires depuis le 15 janvier 2015 à la prison d’Aleg, loin de la juridiction naturelle qui est la Cour d’Appel de Nouakchott dont relève le tribunal de Rosso,  seule formation juridictionnelle connaissant le dossier. 

Par ailleurs, le cas de notables du village de Thiambène libérés récemment, doit être clarifié et réglé pour de bon.
En effet ces paisibles villageois avaient été séquestrés à Rosso , suite au litige foncier qui a opposé la Coopérative Féminine de Thiambène à une femme d’affaire de la tribu des R’hahlas ; une affaire remontant aux événements douloureux de 1989, au cours desquels toute la population Wolof du village de Thiambène a été déportée au Sénégal. 

Conscients de l’impérieuse nécessité de porter assistance à ces militants infatigables des Droits humains et aux détenus de Thiambène, nous, associations, organisations, partis politiques mauritaniens de la diaspora en France,  constitués en  Comité de soutien aux  « détenus politiques et d’opinion » :

– alertons pour une énième fois l’opinion nationale et internationale sur l’état santé de Djiby Sow , remis en liberté provisoire après une grave détérioration de sa santé et abandonné à son sort sans aucune forme de prise en charge,

– appelons tous les épris de justice de tous horizons à soutenir la cause des Droits Humains en Mauritanie, 

– dénonçons les arrestations et les détentions arbitraires des défenseurs de la cause anti- esclavagiste et anti-raciste en Mauritanie,

– refusons avec vigueur l’instrumentalisation de la justice à des fins bassement politiciennes, 

– dénonçons les manœuvres obscures d’une supposé ligue des Ulémas mauritaniens émettant une étrange Fatwa rendant illicite l’esclavage le 26 Mars 2015, tout en faisant fi du sort des militants abolitionnistes emprisonnés,

– interpellons l’opinion internationale sur les expropriations injustes et iniques des terres du village de Thiambène au profit d’homme d’affaire véreux,  et la mise sous les verrous d’innocentes personnes qui n’ont fait que réclamer l’application du droit vis-à-vis de tous les citoyens,

– et exigeons la libération immédiate et sans conditions des défenseurs des Droits humains en Mauritanie. 

Le comité  de soutien des detenus d’Aleg    Fait à Paris le 15 Juillet 2015

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14-07-2015 09:12 – Mariem Mint Cheikh : “En Mauritanie, les visages changent, le système esclavagiste reste”

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Mondafrique – Militante abolitionniste, Mariem Mint Cheikh a été arrêtée à plusieurs reprises pour ses activités de lutte contre l’esclavage en Mauritanie. Une pratique encore répandue dans ce pays malgré son abolition.

Militante de la première heure, Mariem Mint Cheikh Dieng est l’une des principales figures féminines de la lutte anti esclavagiste en Mauritanie. D’origine haratine (Maures noirs, esclaves et descendants d’esclaves représentant environ 40 % de la population), elle embrasse la cause abolitionniste dans les traces de son père qui a milité au sein d’« el Hor », la première association de lutte pour l’abolition de l’esclavage en Mauritanie.

En 1983, elle s’engage auprès de l’association « S.O.S esclaves » dans sa ville natale de Zouérate, au nord-ouest de la Mauritanie. En 2007, elle rencontre Biram Ould Dah Abeid, militant subversif qui décide de monter sa propre organisation anti esclavagiste, l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement abolitionniste (IRA).

A travers ses actions coup de poing provocantes, ce mouvement acquiert une notoriété bien au-delà des frontières du pays. Devenue l’une de ses membres les plus actives, Mariem Mint Cheikh a été arrêtée à plusieurs reprises au cours de ses activités militantes. Emprisonnée en novembre 2014, elle bénéficie aujourd’hui d’un sursis. Entretien.

Mondafrique. Avec l’IRA, vous dénoncez régulièrement les pratiques esclavagistes qui perdurent en Mauritanie. Comment se manifestent ces pratiques ?

Mariem Mint Cheikh Dieng. Les grandes familles arabo-berbères qui contrôlent en grande partie les postes de pouvoir politique et économique dans le pays n’ont jamais réellement mis fin à ce système d’asservissement et de racisme. Nombre d’entre elles continuent d’avoir, chez eux, des esclaves corvéables à souhait. Ceux-ci sont pour l’essentiel analphabètes, propriétés de père en fils de leurs maîtres. Leurs enfants, mineurs, ne sont pas scolarisés et travaillent aussi pour les maîtres. Leur statut d’esclaves les rend monnayables, échangeables, comme des biens. En Mauritanie, ces pratiques concernent les ethnies noires, les negro-mauritaniens et les haratines, qui représentent en tout près de 90% de la population contre 10% pour les arabo-berbères. Les fondements racistes de ce mode de fonctionnement ont forgé un système social marqué par les discriminations et l’exclusion. Par exemple, en tant que haratine, on ne peut accéder à certains postes dans l’armée. Il est également très difficile pour un descendant d’esclave de faire valoir un titre de propriété sur une terre, surtout face à un Maure.

Mondafrique. Pourtant, il existe un arsenal juridique important qui non seulement abolit l’esclavage mais le sanctionne aussi. Les autorités ont par ailleurs mis en place plusieurs mesures pour tenter de mettre fin à ces pratiques. N’y-a-t-il eu aucune évolution ?

M.M.C.D. La loi de 1981 abolit officiellement l’esclavage mais il y a toujours loin de la théorie à la pratique. Faute de contrôle et par peur d’attaquer de puissantes familles, l’esclavage est resté en place tout comme les discriminations. Les visages changent, le système esclavagiste reste. La loi de 2007 prévoit par ailleurs que l’esclave doit lui-même porter plainte auprès d’un commissariat afin qu’une enquête soit ouverte et que des sanctions puissent être adoptées. Or, cela n’arrive jamais. Bien souvent, les esclaves qui ne sont pas libres de leurs mouvements ne peuvent se déplacer ou ne sont pas en mesure de prendre l’initiative de porter plainte. L’IRA a donc décidé d’aller directement chercher les esclaves chez leurs maîtres afin de porter plainte pour eux au commissariat ou au poste de police le plus proche.

Mondafrique. En devenant militante pour l’IRA, vous vous êtes engagée pour des actions fortes. Qu’apporte l’IRA de nouveau dans la lutte anti esclavagiste ?

M.M.C.D. En 2010, nous avons procédé à la première libération d’esclaves. Il s’agissait de deux jeunes filles de 9 et 14 ans qui travaillaient pour une femme. Nous avons accompagné les policiers au domicile de cette personne. Les forces de l’ordre ont pu vérifier la présence de ces deux domestiques mineures et la femme a été arrêtée. C’était la première fois alors que la loi existait déjà depuis 3 ans.

Nous avons tenu par ailleurs à être présents lors de l’interrogatoire des deux jeunes filles. Les policiers avaient donné leur accord de principe mais au dernier moment, ils nous ont refusé ce droit et nous ont chassé par la force. C’est là que j’ai été arrêtée avec l’épouse de Biram. On nous a retenues pendant trois heures. En sortant, on nous a battus à coups de matraques. Biram lui, s’est fait emprisonné. L’IRA a toujours employé cette méthode. Il s’agit de mettre la pression, de rester sur place jusqu’à ce que les lois soient appliquées.

Même chose en 2011 lorsque l’IRA a dénoncé le cas de six filles tenues en esclavage à Nouadhibou dans le nord du pays. Nous avons fait un sit-in dans le tribunal de la ville jusqu’à ce que les sanctions soient prononcées. On a fini par nous chasser de force.

Mondafrique. Pourtant, ces actions coups de poing sont souvent dénoncées par le pouvoir pour leur violence. On pense notamment aux livres religieux brûlées en place publique par Biram Ould Dah Abeid pour dénoncer la justification de l’esclavage par la religion.

M.M.C.D. C’est assez paradoxal. Nous faisons des sit-in pacifistes et mettons la pression pour que la loi soit appliquée sans jamais tenter de nous opposer par la force. Par contre, on nous chasse parfois à coups de matraques… Et c’est nous qu’on accuse de violences ! Les autorités et les familles arabo-berbères qui ont la main sur le pouvoir ne supportent pas qu’on remette en cause l’ordre social. C’est pour cela qu’elles se sentent autant menacées.

Par ailleurs, il faut être très clair : l’islam refuse l’esclavage. Nulle part le Coran ne mentionne que l’esclavage est une bonne pratique, ni qu’elle doit perdurer. Les autorités et les esclavagistes se servent de l’islam pour préserver leurs intérêts. Le texte religieux que Biram a brûlé est un ouvrage malékite venu d’Egypte dans lequel certains exégèses puisent la justification de l’esclavage. Ce n’était pas le Coran contrairement à ce que beaucoup ont voulu faire croire. Plusieurs magistrats qui sont en majorité issus de grandes familles maures s’appuient sur ces textes pour rendre leurs verdicts au détriment de la loi civile. C’est inadmissible. Un jeune homme de 28 ans a par ailleurs été arrêté début 2014 à Nouadhibou pour avoir critiqué la justification religieuse de l’esclavage. Il a été condamné pour blasphème et le président Mohamed Ould Abdelaziz a prononcé un discours contre lui devant la foule. Cette interprétation religieuse est infondée.

Mondafrique. Vous avez ensuite été arrêtée et emprisonnée pour avoir demandé la libération de Biram Dah Abeid. Quelles furent vos conditions de détention ?

M.M.C.D. En novembre 2014, une dizaine militants de l’IRA dont Biram ont été arrêtés alors qu’ils étaient en campagne dans le sud du pays. Nous avons organisé une manifestation pour réclamer leur libération le 13 novembre à Nouakchott. C’est là que j’ai été arrêtée. Les autorités savaient que j’avais soutenu la candidature et la campagne électorale de Biram aux présidentielles de juin 2014. J’ai passé 5 jours au commissariat avant d’être appelée devant le procureur. Puis j’ai été envoyée en prison pendant vingt-et-un jours . Là-bas j’ai subi plusieurs actes de maltraitance. Des prisonniers de mèche avec le personnel de prison ont été envoyés pour m’insulter. J’ai été menottée pendant plusieurs heures, forcée à rester debout. Au terme du procès, j’ai été condamnée à un an d’enfermement avec sursis. C’est toujours le cas aujourd’hui.

Mondafrique. La Mauritanie est un pays allié de la France dans la lutte contre le terrorisme au Sahel. Comment réagissent les responsables politiques français face à la problématique de l’esclavage ?

M.M.C.D. Les autorités françaises n’en font pas une préoccupation prioritaire. Nous recevons du soutien à Paris de la part de certains politiques, de parlementaires, de membres de la société civile etc. Mais les lignes ne peuvent pas vraiment bouger car l’intérêt que la France a, à maintenir une alliance étroite avec la Mauritanie, est trop fort. Historiquement, il y a toujours eu un pacte plus ou moins officiel entre les grandes familles maures et les français pour sécuriser le Sahara et tirer profit de certaines ressources notamment minières. Cette alliance existe toujours aujourd’hui dans le cadre de la lutte contre le terrorisme dans cette zone. Les Maures ont toujours l’emprise sur le pouvoir.

Crédit source :cridem.org

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12-07-2015 13:12 – Libre Expression. L’arrestation du président d’ira-Mauritanie est une belle vengeance du pouvoir

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Youssouf Tijani Sylla – Voici déjà écoulés 08 mois que le prix des nations unies pour les droit humains de 2013, Mr Biram Ould Dah Ould Abeid, président d’ira-Mauritanie, Brahim Ould Bilal Ould ramdane vice-président d’ira-Mauritanie, sont incarcères arbitrairement dans la prison d’Aleg sans chef d’accusation.

Leur Codetenu, Djiby Sow, après moult pressions, a été mis en liberté provisoire pour raison de santé. J’ai personnellement assisté au déroulement du procès et l’accusation de rébellion non armée retenue par le président du tribunal est infondée et n’a d’ailleurs jamais était évoquée ni avant ni durant ni après le procès, aucun éléments des forces armées ou de sécurité n’en a fait cas, il n’existe donc aucune preuves d’agression physique ou même verbal qui incrimine les accusés.

Nous avons assistés ébahis a un procès extrêmement rigoureux dont la sévérité révèle clairement la nature d’un procès politique dont le but essentiel est d’humilier Biram Dah Abeid et ses deux collègues et d’affirmer la volonté des autorités Mauritaniennes d’écrouer tout adversaires politiques gênant sous n’importe quelles fausses accusations.

La condamnation arbitraire a deux (2) ans de prison ferme constitue une belle vengeance du pouvoir de Nouakchott contre ce jeune fils d’esclaves qui a osé se rebeller et révèle, preuves à l’appuis, au Monde entier le secret le plus précieux d’une société archaïque et nostalgique de son passée impitoyable ou la femme esclave pouvait être fécondée, humiliée et contrainte de servir les pratiques incestueuses de ses maîtres ( le cas de l’esclave M’barkha mint Essatine qui a était enceintée deux fois de suites par son maîtres Brahim Salem puis une troisièmes fois par le fils de son maître , deux enfants avec le père et un avec le fils, est une preuve irréfutable).

Le transfert d’urgence de Biram, Brahim et Sow Djiby de la prison de Rosso pour la prison d’Aleg est une transgression des dispositions de l’article7 de l’ordonnance 2007/012 du 08 février 2007 qui précise que nul ne peut être distrait (éloigné ou soustrait) de ses juges naturels.

Le refus des autorités de Nouakchott d’organiser le procès en appel des accusés est une violation flagrante l’article 91 de la constitution et peut être interpréter comme une volonté du pouvoir de garder Monsieur Biram Dah Abeid et ses codétenus dans la prison d’Aleg en dehors de tout jugement en appel.

Le refus de programmer l’audience en appel des prisonniers antiesclavagistes d’Aleg est contraire à tous les principes du droit. Chaque citoyen a droit à un recours devant une cours d’appel, ce qui m’amène a signaler que l’attitude des autorités Mauritaniennes reste incompréhensible dans ce dossier.

Le refus de répondre aux appels de la communauté internationale et aux différentes organisations des droits de l’homme réclamant la libération sans conditions des militants antiesclavagistes Biram Dah Abeid, Brahim Bilal Ramdane et djiby sow arrêtés sur la route Rosso- Boghé le 11 novembre 2014 et condamnés le 15 janvier 2015 a deux ans de prison constitue un refus du pouvoir de respecter les engagements internationaux pris par la Mauritanie devant la communauté internationale, un manque de considération manifeste pour les bonnes relations que nous entretenons avec nos partenaires étranges et un désaveu des engagements internationaux pris par la Mauritanie en matière de droits de l’homme.

Je lance donc un appel pressant à toute la communauté internationale et aux organisations des droits de l’homme épris de paix et justice dans le monde pour qu’ils nous aident à imposer au pouvoir Mauritanien le respect de ses engagements internationaux en matière de droits de l’homme et d’organiser dans les plus brefs délais le procès en appel du Président d’ira-Mauritanie Monsieur Biram Dah Abeid, son vice-président Monsieur Brahim Bilal Ramdane et Monsieur Sow Djiby président de Kawtal, le cas échéant procédé à leurs libération immédiate. Une nation sans justice est une nation sans âme.

Sénateur Youssouf Tijani Sylla
Premier secrétaire de la Commission des affaires étrangères.

Crédit source: cridem.org

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