APPEL AUX DONS POUR SAUVER LE COMBATTANT DJIBY SOW

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DJIBY SOW, Président de KAWTAL qui croupit en prison dans les geôles du dictateur Aziz depuis le 11 novembre 20014 avec ses compagnons de lutte, EST GRAVEMENT MALADE. Il doit subir, le mercredi prochain, une opération chirurgicale en urgence au niveau de l’hôpital national de Nouakchott. Cela nécessite des moyens financiers, donc un sursaut des cœurs.
C’est pourquoi, le Comité de Soutien aux Détenus de la Caravane contre les Expropriations foncières et l’Esclavage foncier, lance cet appel aux dons pour venir en aide à ce grand combattant de liberté.

POUR VOS DONS, VEUILLEZ CONTACTER :
EN FRANCE

– Amadou Alpha BA au 0033 753503232, ou yaaliba@gmail.com
– Mariame KANE, au 0033 662862964 ou mariama57.kane@gmail.com
– Cheih DIENG au 0033 651916921 ou diengahmadou@hotmail.fr

–  Bocar Oumar BA  (Strasbourg)  0033 646863517

A NOUAKCHOTT :
Malik LOME  00222 46404928

A BRUXELLES
Mamadou KANE  0032 492204864

SoninkIdees-J’ose

Ma Mauritanie de 2015: Des injustices connues mais plusieurs injustes masqués.

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Le contenu d’un support communicationel se doit d’être engagé et subversif, ainsi les tenants récalcitrants de l’ordre établi n’auront pas le moral apaisé. Un système d’information qui s’engage contre l’emprise de certains milieux sur le Bien commun matériel et immatériel, doit savoir cibler et différencier les injustices et les injustes. Chez le « Mauritanien victime et activiste » , certains mots (racisme d’état , système Beïdane, état esclavagiste.. Et d’autres du même jargon) choisis et ressassés incessamment peuvent cacher ou vouloir gommer d’autres réalités iniques qui constituent le socle légitimiste de l’ordre étatique en place. À admettre que nous sommes tous victimes de quelque chose à l’échelle nationale, mais nous devons tout aussi assumer en toute sincérité que sans les injustes qui s’entretiennent à l’échelle intracommunautaire, le Mal National tomberait irrésistiblement.
N’en déplaise certains milieux aux dénonciations sélectives, chez le Mauritanien,  Tout est lié, de la case ou la tente jusqu’au palais ocre à Nouakchott.
Nous craignons l’expropriation foncière dans nos terroirs par d’autres plus puissants, et il faut aussi rappeler qu’au sein de nous mêmes, certaines couches sociales lésées vivent depuis des siècles le déni de leur dignité humaine. Celui avec qui, vous partagez la couleur de peau, la langue, les us et la réligion , est mis en-dehors du droit coutumier permettant la possession incessible d’une parcelle dans le site villageois, n’aura pas la même lecture que vous sur l’accaparement des terres par un mammouth venant d’ailleurs. L’ordre féodal d’hier et ses dérivés d’aujourd’hui sont une faiblesse morale et une disgrâce politique pour Tous. La conscience politique devrait être vécue par l’égalité, la justice et l’honneur à l’intérieur du groupe social d’abord, ainsi ses membres auront une même définition des concepts qui sont chantés à l’extérieur.

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08-06-2015 18:18 – Urgent : Djiby Sow admis à la salle de réanimation

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Le leader de l’ONG Kawtal NGam Yellitaare Djiby Sow a été admis lundi 8 juin courant à la salle de réanimation de l’hôpital national de Nouakchott.

L’alarme lancée depuis quelques semaines sur l’aggravation de son cas et la nécessité de l’évacuer d’urgence pour bénéficier des soins nécessaires sont restées sans suite.

Kawtal NGam Yellitaare avait lancé mardi 26 mai 2015 lors de la conférence de presse organisée par cette ONG au siège du FONADH un appel pour sauver son leader abandonné à son triste sort, sans aucune assistance aucune pour des maux qui nécessitent une surveillance médicale de proximité.

Des appels qui ont été régulièrement renouvelés sans susciter la moindre réaction des autorités habilitées pour prendre les mesures nécessaire.

Copyright © 2015 Cridem

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08-06-2015 09:12 – Une reconnaissance pour Mérite Nationale qui tarde depuis 38 ans !

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Abou Cissé – Le Président de l’Empire Islamique des Sables, le guide, Mohamed Ould Abdel Aziz va-t-il réparer ce que ses prédécesseurs n’ont pu faire, en reconnaissant les mérites que la Nation Mauritanienne doit à Sakho Foussynou, un ex- fonctionnaire de l’Etat Mauritanien, originaire de Diaguilly au Guidimakha et auteur d’un acte héroïque ?

L’ancien Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, Mohamed Yehdhih Ould Tolba le rappelait encore dans une lettre datée du 15 Juillet 1977.

Mr. Sakho Foussynou, à l’époque chauffeur à l’ambassade de Mauritanie à Paris avait sauvé la vie de l’ambassadeur, Ahmed Ould Ghanahalla, objet d’un attentat le 7 Juillet 1977 en plein centre de la capitale Française. Sa vitre avait explosé et n’eût été le professionnalisme de son chauffeur, tous les deux auraient perdu la vie.

Aussi, pour Mohamed Yehdhih Ould Tolba, Chargé d’Affaires à l’ambassade à cette époque, « Un tel acte méritait une décoration au Mérite National ». L’attentat jamais élucidé aurait visé en réalité l’ambassadeur de Palestine à qui l’Empire Islamique des Sables avait remis un véhicule de service identique à celui de l’ambassadeur de Mauritanie. A l’époque, certains avaient accusé Israël d’être derrière l’attentat.

C’était la période où la Mauritanie s’était distinguée comme fervent défenseur de la cause Palestinienne, allant jusqu’à rompre ses relations diplomatiques avec les Etats-Unis d’Amérique pour cela. C’était en 1967. Dans 72h, il n’y avait aucun Américain sur le sol de l’Empire Islamique des Sables.

L’Empire faisait en effet parti des premiers pays à avoir reconnu l’Etat Palestinien sur ses frontières d’avant 1967, ce qui lui avait valu bien des hostilités. Aujourd’hui, beaucoup de monde y compris Me Dramé demande la réhabilitation du vieux Sakho Foussynou et interpellent dans ce sens le Président de l’Empire Islamique des Sables, le guide Mohamed Abdel Aziz pour que l’injustice de l’histoire soit rétablie.

Abou Cissé

Source crédit: cridem.org

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La virée présidentielle au Guidimagha: Halte aux intermédiaires… !!!

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Le général Ould Abdel Aziz fera un séjour express dans la région du Guidimakha les prochains jours. Comme sous le règne de son ex mentor Ould Taya, le Raïs sera accueilli avec faste dans la bulle concoctée par ceux qui se sont recyclés dans tous les régimes depuis 1960. Ainsi le petit peuple qui vit dans un dénuement civique, éducatif, social, économique, médical et environnemental, se verra oublié et manipulé par les habituels dinosaures qui vont chanter la bonne musique aux oreilles présidentielles.
Ces derniers jours, les incidents qui ont marqué le périple présidentiel dans le Brakna et le Trarza, doivent interpeller plus d’un dans notre région, mais les relais lucratifs du système étatique sous la couverture Uperiste (Upr) comme le PRDS d’hier, vont acheter et corrompre les vraies doléances du petit peuple. Monsieur le président, vos intermédiaires et leurs proches se portent bien, mais 98% de la population régionale sont sous le joug d’un système de subordination politico-financière qui fausse toutes les initiatives de développement à l’endroit du petit peuple. Monsieur le président, intéressez vous à ceux qui vous accueilleront à Sélibaby et ailleurs, vous reconnaîtrez probablement certaines têtes qui étaient là il y a quelques années, quand vous assuriez la sécurité de Ould Taya. Ce dernier et son PRDS étaient chantés jusqu’à un certain mois d’août 2005, vous appuyez sur ces mêmes relais jusqu’au jour J, si vous pensez avoir des convictions pour le développement du pays, assurez-vous que sur le terrain le compte n’y est pas.

Vous aurez du folklore festif par la danse et les tam-tam à toutes les sauces, mais les accueillants fast-fetard ont été commandés par les deniers publics qui échappent aux projets concrets. Monsieur le président, posez une question inopinée à ces chanteurs et danseurs du jour, s’ils connaissent le nom complet de votre premier ministre qui est à la tête de votre équipe gouvernementale. La médiocrité et l’instabilité de notre système éducatif, ont pour conséquence un sous-développement civique du petit peuple qui est berné par les mêmes intermédiaires depuis bientôt 60 ans.
Ce petit peuple ne sait pas que vos hommes ont tabassé et emprisonné récemment leurs semblables éveillés dans la vallée, comme il ignore ou reste insensible aux détenus d’opinion et politiques qui avaient osé alerter sur l’expropriation foncière.
Monsieur le président, le sous-développement civique est un frein serré qui sabote le développement de tout autre domaine, car sans exigence citoyenne sur les administrations publiques de proximité, les acteurs administratifs locaux se servent bien d’abord au détriment de l’intérêt général. Au sein de nos représentations locales, tout est nébuleux surtout le service financier qui est quasi ignoré des administrés qui ne sont sollicités que pendant les rendez-vous électoraux.

Monsieur le président, si le développement éducatif et civique reste à la traîne comme aujourd’hui, le développement social et économique sonnera toujours creux au petit peuple.

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05-06-2015 20:16 – S.O.S Djibi Sow

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L’Authentique – Extrait de la prison d’Aleg et transféré à Nouakchott suite à la détérioration de son état de santé, le prisonnier Djibi Sow se trouverait ces derniers jours dans une situation grave. Si une intervention d’urgence n’est pas engagée en sa faveur, il ne devrait, malheureusement plus, être de ce monde.

Evacué d’urgence de la prison d’Aleg et ramené à Nouakchott le 28 février 2015, pour des problèmes de santé, Djibi Sow est en train de rendre l’âme. Aux dernières nouvelles, il vivrait les plus durs moments de sa vie. Dans l’indifférence générale.

Djibi ne sait pas de quoi il souffre. Il sait et sent tout simplement qu’il souffre atrocement et qu’il est malade. Gravement malade même. Il y a une semaine, l’alerte avait été donnée par son organisation Kawtal Ngam Ƴellitaare qui avait diffusé un communiqué très alarmant. Aujourd’hui, sa situation se serait empirée.

Son état de santé se serait tellement détériorée que le pire n’est pas exclu.  Pour les rares personnes qui l’ont vu, l’homme est très mal portant. Il souffrirait de calculs rénaux devant être rapidement et dans l’extrême urgence, extraits par une opération chirurgicale. Pour ces mêmes personnes, les médecins qui l’examinent ne lui ont rien dit.

Officiellement, ils soutiennent qu’ils n’ont rien décelé. Pourtant, rien qu’à voir le malheureux agoniser, ils devaient réagir. Leur éthique et leur morale auraient voulu qu’ils exigent une intervention en urgence. Mais, ils n’ont rien fait, parce que leur objectif est de plaire d’abord à leurs employeurs en faisant semblant de faire leur travail.

Les faux-fuyants le disputent aux subterfuges et aux mensonges pour que Djiby Sow s’en aille de sa belle mort à laquelle semblent vouloir le destiner les autorités !!!

Ce qui amène à constater que nous pourrions bien être en train d’assister à un assassinat assisté. C’est-à-dire à un meurtre prémédité et « légitimé » par des médecins à travers des rapports et autopsie orientés.

Nous avons longuement accepté que notre corps médical, ou ce qui en tient lieu, laisse les patients mourir par négligence, par impuissance ou par manque de moyens, mais il ne sied pas à une société qui se dit musulmane de produire des médecins qui deviennent systématiquement des meurtriers en puissances, car incapables de dire la vérité, d’agir, ou plus grave, complices dans des assassinats.

Si demain quelque chose arrivait au détenu Djibi Sow, le cas échéant à ses deux amis d’infortune de la prison d’Aleg Biram Ould Dah et Brahim Ould Billal, le peuple mauritanien n’incriminera pas seulement les pouvoirs politiques qui pourraient bien avoir pour objectif d’éliminer physiquement ces combattants de la liberté et de l’égalité, mais aussi et surtout, les médecins qui jouent parfaitement le jeu.

Comment un médecin qui se respecte, peut-il ausculter un patient et refuser de lui dire la vérité ? Comment un thérapeute qui se respecte peut-il hésiter à transférer son patient dont il n’arrive pas à déceler les origines du mal qui le ronge vers une structure et un toubib plus compétent ou plus spécialisé que lui dans le cas de figure ? Comment un être humain peut-il assister indifférent à la lente agonie de son semblable sans agir alors qu’il détient bel et bien, les moyens de le récupérer et de le soulager ?

Nos médecins ne doivent pas continuer à jouer le jeu des complices dociles des meurtres médicalement commandités. Ils doivent dégager, publiquement, leurs responsabilités du meurtre « subtil » qu’un certain pan du pouvoir serait en train de commettre contre des acteurs de la société civile qui ont commis pour seul tort, d’avoir revendiqué la justice et l’égalité dans le pays.

A l’adresse des partis politiques et des organisations de la société civile, la situation présente de Djibi Sow doit être prise en compte. Il y va pour le respect de l’être et le respect de notre éthique si ce n’est de notre religion. Il y va surtout du souci d’observer les règles d’assistance aux personnes en difficulté, et plus, de la restauration des valeurs humaines qui ont toujours fait que nous arrivons à vivre en paix.

Le silence complice des forces vives de la nation, des hommes politiques comme des acteurs de la société civile, particulièrement les militants des droits de l’homme face à la mauvaise traitance que subissent certaines personnes cibles est inquiétant et dénote d’un fait : la perte de nos valeurs ou l’état de délitement avancé de notre pacte social qui faisait jusque-là notre raison d’être.

JOB

Source crédit :cridem.org

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04-06-2015 18:00 – Retour sur l’interpellation mouvementée de Balas et de quatre paysans de « Karawlatt- Woullou N’Diaye » par les forces de sécurité à Darel Barka

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Elfoutiyou – Le 1er Juin 2015, le président de la république doit visiter l’arrondissement de Darel Barka. La population est divisée sur l’accueil à réserver au chef de l’Etat.

Une partie de la population tient à faire entendre sa voix contre l’accaparement des terres. Les forces de sécurité ont pris les devant pour éviter la répétition des événements d’Aleg.

Balas, président du parti Arc-en ciel, très engagé dans la lutte contre l’accaparement des terres est l’un des rares chefs de parti à avoir effectué personnellement plusieurs déplacements sur le terrain pour soutenir les populations spoliées de leurs terres à Darel Barka et Donaye.

Il était suivi depuis Nouakchott par les services de renseignements. En compagnie de son ami Kane Amadou Tidjane, ancien maire de Darel Barka, une voiture de la police s’immobilise devant eux, non loin du domicile de Aîssata Kane, ancienne ministre sous le règne de Me Moctar O Daddah.

C’est vous Balas, lui lance le commissaire de Bababé Soumbara O Moud. Si, c’est bien moi Balas lui répond le politicien. Suivez-nous, nous avons besoin de vous pour cinq minutes.

Le président du parti Arc-en ciel embarqué à bord du véhicule de police est présenté au DRS de la région du Brakna qui était sous la tente où doit se dérouler la cérémonie inaugurale du réseau électrique de Darel Barka. Ordre est donné pour que Balas soit directement conduit et gardé en détention au commissariat de police de Boghé distant de 68 Kilomètres du chef lieu d’arrondissement.

Mais qu’est ce que j’ai fait, lance Balas au commissaire de police de Boghé ? Je ne sais pas, on m’a dit que vous devez rester ici seulement, lui répond le vieux commissaire. Vous me faites alors de la publicité gratuite messieurs !

Ses téléphones portables sont saisis. Il restera jusqu’au décollage de l’avion présidentiel à destination de Nouakchott, aux alentours de 13 H pour qu’il soit libéré et reconduit vers Darel Barka.

Avant l’interpellation de Balas, les éléments de la garde fouillaient les populations venues accueillir à l’exception des femmes et leur ont arraché les brassards rouges qu’elles gardaient par devers elles. Les banderoles, les pancartes et papiers au contenu hostile à l’accaparement des terres ont été saisis également. Même les lettres adressées au chef de l’Etat par de simples citoyens n’ont pas été épargnées.

L’arrestation et le placement en garde à vue pendant plusieurs heures de quatre leaders de la contestation contre l’accaparement des terres, Cheikh Tahar Dia, Sidi O Yelli, Selmou O Jiddou et Oumar O Jiddou. Si les services de renseignements avaient mis à exécution les arrestations programmées, il ne resterait que les cadres à l’accueil. C’est un véritable état de siège qui régnait à Darel Barka pour museler les populations et les empêcher ainsi d’élever la voix devant le Raîss très ébranlé par les événements d’Aleg.

Source crédit :cridem.org

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03-06-2015 16:33 – Rencontre/Ladji Traore : Quelques épisodes de l’itinéraire du combat d’un Chevalier de la Démocratie et des Droits Humains.

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Ladji Traoré, une vie de lutte. Le hasard a voulu que ce soit un neveu de l’homme, pharmacien de son état qui nous indique la maison du « tiramakha » (guerrier-chasseur) en langue soninké. Cridem a rencontré l’encyclopédie du monde syndical et politique mauritanien.

Septuagénaire, ayant à son actif une quarantaine d’années consacrées à la lutte politique et syndicale, nous avons trouvé l’homme dans la cour de sa maison sur un petit lit, respirant à pleins poumons l’oxygène des arbres de son jardinet. Nous avons reconnu un grenadier ; un manguier et autres « spécimens tous venus du Burkina-Faso ; c’est ma femme qui les a amené » confie-t-il.

L’homme qui a très tôt rencontré les difficultés de la vie, raconte la sienne, avec un itinéraire plein d’embuches qui n’ont fait que l’aguerrir. Ancien élève du lycée Van Volonoven de Dakar, actuel lycée Lamine Gueye, l’homme qui voulait devenir un vétérinaire, verra son destin basculer vers les sciences économiques.

Une orientation du fait d’un professeur pied noir ; qui visiblement ne voulait pas « former des communistes qui vont aller combattre la France à la fin de leurs études ». La descente aux enfers va se poursuivre pour l’infortuné Ladji Traoré qui va être sevré d’une bourse d’étudiant en France en 1963.

Mais c’était assurément sans compter avec la détermination d’un homme très passionné pour relever tous les défis. Son petit air jovial masque sa monomanie entreneuriale. Il a tout calculé, tout prévu, tout appris dans la vie.

De retour au pays avec la naissance du mouvement national démocratique (MND), dont il est l’un des membres fondateurs, il va avec des amis réussir la prouesse de « casser l’UTM» centrale syndicale unique de l’époque, caisse de résonnance de l’Etat.

Réplique de l’Etat, en 1970 avec une mutation à Walata. « Tiramakha Traoré » se trouve « relevé de ses fonctions par une note manuscrite et mis à la disposition du wali pour servir à Walata ». Stoïque comme un loup ; il part vers l’inconnu.

Avec la naissance de son enfant on lui refusera la permission de venir le baptiser, poussant son épouse d’origine nigériane, professeur d’anglais à le rejoindre avec leur bébé. Dans ce bled, l’homme a su mêler l’audace à la prudence et l’irrationalité à la volonté, lorsqu’il le fallait.

Septembre 1970, il organise une manifestation sous la barbe du Ministre de l’Intérieur Ahmed Ould Mohamed Saleh avec une douzaine de NMADIS de la localité, à l’occasion d’un banquet auquel il était invité. Le Ministre n’arrivait pas à situer cet homme qui sait tout autour de lui.

A écouter l’homme, on sent que d’un côté il y a la face laide, très laide du monde. Emprisonnement, clandestinité, torture morale, violation des droits humains, la violence faite à tant d’individus sont ces combats de tous les jours. De l’autre, un univers inchangé ; celui des gens de sa génération de sa corporation politique.

« Mon idéal consiste à être performant dans la continuité, et pas seulement en passant d’une phase à l’autre de la vie » ; dit-il en revenant « sur la grève illimitée de 1970 » qui s’était étendu sur tout le pays. L’homme de son exil forcé à Walata, souligne, « j’avais donné une copie de mon préavis de grève pour rejoindre Nouakchott ». On a voulu par des pressions le retenir, mais l’homme était déjà dans l’avion.

Feu Moustapha Ould Mohamed Saleck qui était le wali de la région et son ami avait jugé que l’homme avais agit en toute légalité, en lui demandant d’apposer sa griffe sur le préavis de grève. Il le fît et prit les airs vers Nouakchott. Sa venue ne fût pas sans conséquence pour le gouverneur.

Le travail de sa vie a toujours été d’effacer les injustices sociales, Il débarque à Zouerate pour soutenir les travailleurs de la MIFERMA en septembre 1971, avec comme guide l’actuel député maire de Nouadhibou Ghassem Ould BELAL où Les ouvriers avaient observé une longue grève qui a tout paralysé « A Zouérate la tradition de lutte pour les droits sociaux est très encrée au sein de ces ouvriers » confie-t-il.

Il y’avait eu une manifestation des ouvriers qui s’était soldée par la mort de (5) cinq ouvriers le 29 mai 1969 un événement qui est célébré jusqu’à nos jours chaque année. La grève qu’il avait supervisée a duré sept jours, fera remarquer celui « qui ne peut faire les choses à moitié ». Avec ses amis, confortés par leur expérience de la vie et celle des personnes qu’ils assistent, ils vont vaincre l’ivresse du cynisme que génère leur sacerdoce.

Las, le gouvernement voulu en 1973 « dissoudre le syndicat UTM r, disperser les dirigeants du mouvement national démocratique, ainsi se trouvant enfermés à Tichit, a Bassiknou puis à Tamchekett où l’année suivante, ils vont entamer une grève de la faim de neuf jours. Eprouvés par une longue diète, anémiés, déshydratés ils seront évacués d’urgence à Aïoun. « La vie est toujours rude pour les gens qui luttent » relate-t’il.

En 1975, la Mauritanie entama plusieurs réformes dont le congrès des jeunes, la création de la monnaie nationale, la nationalisation de la MIFERMA, révision des accords militaires avec la France, entre autres ensuite le pays entra de plein pied dans la guerre du Sahara, l’homme confia que « Beaucoup de cadres de la Mauritanie ont rejoint le Polisario pour mener le combat de libération.

Le pays a une longue histoire de luttes que j’ai vécues. Comme au temps du Front Uni pour la Démocratie et le Changement –FDUC-». Il n’a pas hésité aussi à évoquer des sujets qui fâchent ; à l’image du temps « les FMI boys avec un certains Ahmed Daddah mon ancien collègue du lycée Van, et qui était à l’époque fonctionnaire du fonds international à Bangui ».

En cette période de dialogue du pouvoir avec l’opposition les temps sont durs. « Quand les gens ne sont pas d’accord sur le contenu, ils ne peuvent l’être sur le reste » parlant de la CAP, il lâche : « Elle n’est pas hélas cohérente elle aussi ».

Toujours sur la classe politique mauritanienne, Ladji (Kaw) estime qu’il « faut créer un autre cadre fédérateur pour le dialogue, il y a des hommes de progrès mais avec beaucoup de divergences que les militaires exploitent ». Par des allers-retours sur la situation du pays, il termine par ce qui fait l’événement.

« L’enjeu de la Mauritanie aujourd’hui, c’est le foncier, l’éradication de l’esclavage, la réinsertion des déportés mauritaniens du Sénégal et du Mali et le règlement du dossier des massacres extra-judiciaire de 1990-91, conditions de la réalisation d’une véritable démocratie » dit-il en nous remettant une copie du document des personnalités et cadres Sooniko, intitulé : « Pour une Redéfinition Équitable du Pacte Fondateur de Notre Nation en Construction ».

Avec un sourire qui laisse apparaitre des dents nacrées, Kaw, c’est la candeur toujours. La détermination, invariablement. La liberté, définitivement. Voilà qui résume bien une personnalité et une vie.

ADN

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Un cri osé: Ma Cause avant mon Parti.

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Un parti politique est souvent un parti pris très limité et ambiguë :

En matière de défense des droits humains, trop d’organisation et de retenue, fausse le sérieux à l’endroit du petit peuple. Vaux mieux choisir sa cause noble même étant seul, que s’encarter dans une structure organisée qui inhibe tes intimes convictions.

Connu sous le modèle classique, un parti politique s’inscrit d’abord dans un agenda visant l’accession au pouvoir, et pour se faire, il ne peut éviter de vouloir soigner certains milieux dominants. Ces derniers, par leurs influences multidimensionnelles, exercent un contrôle par procuration du petit peuple via des discours attrayants de partis politiques qui, une fois au sommet se servent d’abord et récompensent les soutiens qui ont pesé.
Dans des pays comme le nôtre , un homme engagé et déterminé via un mouvement qui sort du cadre traditionnel partisan, peut révolutionner, réformer, éveiller et changer avec les couches sociales lésées en 6 ans là où les partis politiques rangés traînent depuis bientôt 60 ans. Le nouveau braquet de la mouvance abolitionniste sous la lancée d’IRA-Mauritanie depuis 2008, secoue les segments tribalo-ethniques qui trichent et trompent l’écrasante majorité du peuple par le biais des partis politiques classiques qui passent beaucoup de temps à leur organisation interne et peu de temps à une réflexion profonde sur l’origine des maux qui affectent et sabotent l’Etat de droit. Sous un régime autoritaire comme celui en place en Mauritanie, un homme politique sérieux qui s’oppose par les discours « balisés » de son parti perd du crédit et devient un opposant utile du pouvoir. En Mauritanie en 2015, il suffit de s’engager sérieusement même pacifiquement auprès des personnes victimes et assimilées, pour qu’on soit traqué, harcelé et emprisonné.

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02-06-2015 14:09 – IRA : Arrestation de militants dIRA à Rosso

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IRA-Mauritanie – Ebranlés par les succès remportés par IRA-Aleg, les autorités régionales du Trarza ont procédé ce matin 2 juin, premier jour de la visite du président Aziz au Trarza, à l’arrestation de plusieurs militants d’IRA – Rosso, sans aucun motif et les ont conduits dans un endroit inconnu. Cet acte révèle encore une fois le caractère violent du régime.

Comment peut on expliquer qu’une visite de prise de contact avec les populations puisse se transformer en campagne de répression aveugle notamment à Boghé, ou des jeunes venus exprimer leurs doléances, ont été sévèrement tabassés par la garde présidentielle, un chef de parti politique vulgairement interpellé et écroué sans ménagement.

Comment peut-on expliquer qu’un chef d’état ne puisse visiter les populations qu’escorté par l’armée, la garde, la police et la gendarmerie, Aziz est il arrivé à ce stade d’impopularité ?

Comment peut-on expliquer le silence de la Hapa par rapport à toutes ces incitations à la violence et accusations des groupes de presse et de sites contre IRA-Mauritanie?

La Hapa avait solennellement interdit à ces groupes de presse de donner la parole ou même de citer IRA. Mais elle leur permet quand même de citer IRA, quand il faut nous dire du mal.

IRA-Mauritanie tient à préciser :

-Que contrairement à la campagne de désinformation menée par les services de renseignement, elle réaffirme sa position d’adopter le combat pacifique comme elle l’a toujours fait et n’acceptera aucune réaction contre les forces de l’ordre, mais que personne ne l’empêchera de réclamer ses droits légitimes.

-Qu’elle condamne avec la plus grande fermeté l’arrestation du président du parti Arc en Ciel, Balas venu soutenir les populations de la vallée victimes de l’expropriation foncière et exige qu’il soit libéré sans délai.

-Qu’elle réaffirme son soutien aux populations de Thiambène injustement séquestrés et emprisonnés pour avoir réclamé leurs droits sur leur propre terre.

Rosso, le 2 juin 2015
La commission de communication

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