Les attentats en France: Notre solidarité… !!!

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Notre blog Soninkideesjose.wordpress.com présente sa totale et triste compassion aux familles des victimes innocentes des attaques lâches de Paris et Saint Denis ce Vendredi soir 13/11/2015. Les assaillants ont frappé des cibles faciles (terrasses de café et salle de concert bondée) dans leur équipée lâche et criminelle. À l’heure de mise sous presse de ces modestes mots, le bilan serait d’au moins 128 morts et plusieurs blessés. Ceux qui ont détruit ces vies, seraient probablement issus du « milieu musulman » d’obédience takfiri qui n’a de FOI que le projet de destruction massive de toutes les différences. Ces gens ne cherchent pas la Piété dans la réligion, mais une justification malsaine de leur prédisposition à la haine obscure et la criminalité sanguinaire. Ils se croient grands et puissants pour honorer la Grandeur d’Allah azzewejel et ils se sont trompés d’ordre en tombant sous le charme du satan. Ils sont tombés dans l’extrémisme faisant d’eux des monstres damnés et aveugles.

Discernement, calme et pas les raccourcis des amalgames… !!!

Pensée aux victimes et leurs proches.

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Les réalités du système de castes :Regardez « Les castes » sur YouTube

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Un cri osé… !!!

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Monsieur le président, discernement s’il vous plaît et ne soyez pas hâtif… Vous êtes le président de tous les sénégalais d’abord… !!!

Le président sénégalais, Macky Sall se met aux discours stigmatisant et ressassés ailleurs depuis des années contre l’irruption d’un habilement dit étranger aux moeurs vestimentaires de notre sous-région. Le voile intégral au nom de l’islam peut être discutable théologiquement parlant selon l’interprétation de textes canoniques. Mr le président, vous seriez mieux compris si vous avez parlé des motifs de sécurité publique dans un environnement suspect où quelques tarés et désorientés pourraient perpétrer leurs crimes au de notre sainte religion. Mais, cela ne semble pas être le cas dans la communication présidentielle, qui indexe la liberté qui permet à celles qui veulent s’habiller comme bon leur semble, étant citoyennes de plein droit.
S’il faut parler de ttes les nouveautés qui surgissent dans notre cadre traditionnel en religion ou d’autre facettes de la vie, il faudrait mieux viser aussi, le khessal intégral, le greffage intégral, le maquillage intégral, joug prégnant et intégral des milieux soufis sur l’adepte rêveur au détriment du citoyen libre arbitre, et  pourquoi pas la barbe intégrale ou son rasage intégral.
Croire et pratiquer, c’est une affaire de conviction par la compréhension et l’interprétation suivant l’ouverture mouvante que permet l’islam, mais pas un héritage hermétique et suivi d’une tradition sacralisée par les tenants d’un autre système d’exploitation et de domination au nom du fait religieux.

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L’An 1 (11/11/2014 ~ 11/11/2015) de l’arrestation injuste des leaders abolitionnistes à Rosso: Quelles lectures pour les uns et les autres…???!!!

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                                     photo campagne d’Amnesty International

En ce jour du mercredi 11 Novembre 2015, cela fait un an plein que l’ancien candidat indépendant aux élections présidentielles de 2014, Biram Dah Abeid, président d’IRA-Mauritanie, son vice-président Brahim Bilal Ramdhane et Djiby Sow, président de Kawtal Ngam Yellitaare, sont entre les accroches du pouvoir mauritanien. Il est à noter l’élargissement provisoire de Djiby Sow pour  motif sanitaire.

Un an plein que les deux leaders d’IRA (Initiative pour la Résurgence Abolitionniste) sont derrière les barreaux à la suite d’un dossier judiciaire sans substance valable en Droit. Les familles de ces vaillants pères de famille subissent dignement et courageusement cette injustice qui les affecte dans un pays dit musulman. Nous osons croire que le courage des leaders abolitionnistes tire ses racines profondes de leurs familles aimantes et consciencieuses des sacrifices nécessaires. Un hommage militant et fraternel aux membres de ces familles qui souffrent des conséquences de l’engagement de leurs pour le BIEN PUBLIC et L’intérêt général. Pour l’avènement d’une Mauritanie Juste et Égalitaire pour tous sur le matériel et l’immatériel, deux bébés sont nés quand leurs pères subissent un acharnement politico-judiciaire d’un ordre étatique dirigé par d’autres pères et mères de famille. On aimerait bien savoir les échanges familiaux dans les salons de ceux qui dirigent cet ordre étatique, à propos cette affaire qui pourrit la vie d’autres coreligionnaires.
Ainsi peut-être la lecture de l’entourage proche de ces détenus d’opinion qui forcent le respect pour tout Homme sincère.

Et quelles lectures pour Nous, les autres… !!!???

Le pouvoir semble reconnaître implicitement la grandeur et le bien fondé de la cause abolitionniste, mais se refuse par orgueil trompeur d’accepter les caractères dignes et louables de personnes qui ont osé défier l’ordre établi et soigné par les milieux dominants. Pendant qu’ils sont incarcérés injustement, une énième loi anti-esclavage mais pas trop « anti-esclavagiste » a été votée et vendue à l’international comme celle de 1981. Dans ce texte législatif, on s’était fourvoyé habilement pour recenser les différents types d’esclavage et les peines encourues , mais aucune définition de l’esclavagiste type alors que parmi les députés sous ordre de l’exécutif, tout le monde n’est pas forcément anti-esclavagiste sur plusieurs facettes.
Dans cette même année, une mystérieuse ligue des Ulémas mauritaniens émet une Fatwa qui rend désormais Haram (illicite) l’esclavage et ses différentes manifestations au nom de l’islam. Ce qui nous a ramènés à l’autodafé d’avril 2012 d’un livre centenaire qui régit le code esclavagiste en vigueur parmi nos lectures islamiques connues de tous. Ainsi ceux parmi qui, certains avaient demandé l’exécution du leader d’IRA Biram Dah Abeid, ont revu leur copie en osant cette sortie fatwanesque pendant cette année, tout en ignorant le sort des détenus d’Aleg. Nous constatons une certaine schizophrénie de l’ordre étatique et le clergé tribalo-ethnique qui s’essaient à des manoeuvres contre l’esclavage, tout en voulant étouffer les vraies voix anti-esclavagistes incarnées par la mouvance abolitionniste avec IRA-Mauritanie à la manette. Dénoncer l’esclavage sans nommer et confondre les esclavagistes, revient à une plaisanterie qui ne surprend plus dans les sables mouvants chez nous.
Par ailleurs la détermination des militants abolitionnistes de l’intérieur se raffermit de plus en plus avec des sit-in récurrents pour demander la libération sans condition des détenus d’opinion d’Aleg. Et à l’extérieur, la cause abolitionniste d’IRA-mauritanie continue d’avoir plus d’écho auprès des institutions internationales chargées des droits humains. Il est à noter que des comités de soutien aux détenus d’Aleg ont été mis en place dans plusieurs pays dont la France. Celui de la France, composé des plusieurs engagés pour le respect des droits humains en Mauritanie, tient un sit-in bi-hebdomadaire devant l’ambassade de la Mauritanie à Paris. Il faut souligner également le travail discret d’innombrables bonnes volontés qui s’activent par différents canaux pour la cause des détenus d’opinion d’Aleg.

D’autres sceptiques sur la mouvance abolitionniste et anti-esclavagiste parmi nous, peuvent avoir une lecture superstitieuse de cette affaire issue de la caravane contre l’esclavage foncier.
Un rappel sur la sortie du leader d’IRA-mauritanie, le primé onusien 2013, Biram Dah Abeid, du 18 octobre 2014 à Nouakchott sur les pratiques féodales dans les communautés noires mauritaniennes. En effet, à l’occasion d’une réunion d’alliance entre le mouvement UVDS ( Union des Volontaires pour le Développement de Soninkara) et IRA, Biram avait vivement critiqué l’ordre féodal dans nos contrées, pratiqué par certains hommes publics qui, par la suite viennent se soumettre comme esclaves à Nouakchott pour trouver une place lucrative de complice dans le système. L’invitation du leader d’IRA par cette jeunesse consciente et progressiste issue du milieu soninké, avait été vécue par certains milieux dominants et féodaux comme un « Grand Péché« . Le leader abolitionniste avait été trempé dans toutes les sauces vindicatives par ceux qui croient posséder l’exclusivité de l’identité soninké. Ainsi, un peu plus d’un mois après cette rencontre, l’ancien candidat indépendant aux élections présidentielles s’était fait arrêter à Rosso et ceux qui avaient mal digéré sa sortie anti-féodal, croyaient que leurs « dieux communautaires » avaient assuré la revanche.

Dans la même lancée, le monde soninké de la Mauritanie a tremblé par différents communiqués médiatiques jusqu’à une visite expresse chez le Raïs. Tout a commencé quand le CRSM (conseil Représentatif de Soninkés de Mauritanie) avait émis un communiqué dénonçant le verdict de Rosso contre Biram et ses compagnons, ce qui n’avait pas évidemment plu au général. Il aurait fait des remontrances à ses partisans communautaristes soninkés, et une conclave avait été convoquée, nommée improprement « la grande famille soninké » qui disait que l’entité soninké n’avait rien à voir avec le communiqué pro-abolitionniste. Une audience de « repentir » avait été accordée au dit représentant de la dite grande famille soninké au palais ocre chez le Raïs. Ces manoeuvres nous enseignent une certaine lecture simple et instructive, c’est-à-dire toutes les communautés nationales peuvent se dire contre l’esclavage et ses différentes manifestations, mais aucune ne veut être assimilée aux combats anti-esclavagistes et abolitionnistes dans le pays. Par le communiqué du CRSM pourtant un mouvement composé par plusieurs personnalités progressistes soninké issus de tous les partis politiques ou non encartés, nous constatons pourquoi, il avait été ainsi désavoué par une autre frange de l’entité soninké. Ainsi, nous comprenons la simpliste lecture de la problématique mauritanienne sous l’angle racial par certains milieux militants et intellectuels parmi les communautés noires hors haratines. Nos frères haratines ne pouvaient pas trop compter sur nos autres communautés pour défaire le joug esclavagiste arabo-berbère depuis plusieurs siècles. Ceux parmi nos compatriotes arabo-berbères qui taxent d’extrémiste l’activisme d’IRA, ont le même langage que certaines voix portantes au sein des communautés noires mauritaniennes. Pour elles, si la mouvance abolitionniste et anti-esclavagiste dénonce l’ordre féodal par la prégnance des castes, cela est vécue comme des attaques contre leurs sociétés voire leurs familles mêmes.
De ce fait, le régime féodal et l’ordre esclavagiste sont très « AMIS » en Mauritanie, et tous les deux ont horreur de l’émergence d’une citoyenneté pleine pour L’HOMME MAURITANIEN. Une Mauritanie qui serait sous l’emprise d’un système étatique raciste et esclavagiste dit à dominance beydane, est tout aussi féodale, et vouloir nier cette donne est malhonnête. La lutte pour le respect des droits humains, on ne sélectionne pas ses soutiens en fonction de leurs caprices ethnocentriques, mais seules les convictions pour la Vérité et le Juste comptent.

La lecture qui conclut, est que les détenus d’opinion d’Aleg défendent une cause qui réussit sur plusieurs facettes. En effet, une nuit de prison dans cette situation injuste gonfle les rangs des abolitionnistes, propage leurs thèses et confond les consciences douteuses. Et les autorités mauritaniennes soutenues par plusieurs forces aux intérêts convergents sur le matériel et l’immatériel, se sentent plus fragiles face à Biram et ses compagnons que face à l’opposition classique . L’IRA montre le Droit, et les gouvernants fuient le Droit et se réfugient dans les convenances tribales et communautaires. Au nom d’un ordre établi, le pays aux 4 millions de Cheikhs, évite de s’essayer aux valeurs islamiques de fraternité, d’entente et de solidarité pour dialoguer avec les dignes et pacificistes voix anti-esclavagistes, alors qu’il y’a quelques années des éléments salafistes de la mouvance djihadiste avaient été traités en dignes fils égarés mais pas pestiférés. Aujourd’hui, le président Biram Dah Abeid est souffrant et le collectif des avocats qui suit courageusement et brillamment son cas, a tiré la sonnette d’alarme sur l’aggravation de son état de santé faute d’un traitement adéquat. Ainsi, le fait que Biram soit anti-esclavagiste dur et abolitionniste « rebelle » ne doit pas l’exclure du soutien humaniste et de la fraternité musulmane qui sont exprimés à l’endroit d’autres victimes à travers le monde. On préférerait voir Biram crevé en prison dans cette Mauritanie, comme l’ordre étatique israélien écrase la légitime résistance palestinienne. Il suffit d’être conscient de son époque pour comprendre le drôle de paradoxe de ceux qui soutiennent la cause palestinienne en Mauritanie et leurs positions contre les anti-esclavagistes abolitionnistes.
Une Injustice n’a pas de territoire, ni de race, ni de couleur, et ni de religion, elle n’est pas acceptable ici et inacceptable ailleurs. Donc revoyons la place de l’Humain dans ce qu’on croit, car la tromperie historique du groupe social devient une bêtise collective à terme à force de vouloir esquiver  le chemin de la Vérité.
Il est urgent pour les autorités mauritaniennes d’arrêter de servir les groupes dominants exclusivement, mais d’entendre les voix dites subalternes par l’écoute et un vrai dialogue. Les leaders abolitionnistes doivent être libérés et mis dans leurs droits légitimes de citoyens mauritaniens ayant des aspirations dignes pouvant participer à la construction Nationale. D’aucuns s’étonnent que le soutien international vient des certains milieux humanistes occidentaux qui seraient derrière un complot contre le pays, alors que dans dite Oumma, peu s’émeuvent de la condition servile d’une couche sociale depuis plusieurs siècles pourtant bien connue. Son excellence l’ambassadeur des Etats-Unis en Mauritanie, a visité la prison d’Aleg au cours de cette année, mais qui aurait vu un de nos Ulémas enturbannés venir à Aleg soutenir symboliquement les prisonniers d’opinion. Et ce n’est pas non plus l’ambassadeur saoudien en Mauritanie qui aurait les moindres bons sentiments à l’endroit des anti-esclavagistes proclamés qui croupissent dans la geôle d’Aleg.

Leur liberté est la nôtre et la vôtre aussi…alors Libérez les….!!!

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Communiqué d’IRA-Mauritanie

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مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية
INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
IRA – Mauritanie

 

بسم الله الرحمن الرحيم

Compte rendu du docteur traitant
Dans la soirée du jeudi 5 Novembre, 2015, une délégation d’IRA-Mauritanie a rendu visite au professeur Cheyakh dans son bureau à sa clinique « Ibn Sina ». C’est lui qui a examiné le président Biram Dah Abeid détenu dans la prison d’Aleg depuis plus d’un an et qui souffre d’une douleur dans sa jambe droite. L’objet de cette visite était de demander des explications sur l’état de santé de Biram, et avoir d’une copie du rapport médical, après trois semaines de l’examen.
La délégation a été accueillie chaleureusement par le professeur, qui a exprimé sa satisfaction quant à sa rencontre avec le président Biram. Il a également souligné que l’état de santé du président Biram nécessite un scanner. Il a dit qu’il l’avait souligné dans le rapport médical de monsieur Biram Dah Abeid, qu’il a lui-même remis au ministre de la justice le lendemain de l’examen. Il leur a déclaré qu’il n’est pas autorisé à leur remettre une copie du rapport médical. Néanmoins,  Il a exprimé sa surprise devant l’indifférence du ministre face au rapport, puisqu’il lui a déclaré la veille de l’examen de son patient qu’il ne l’examinera que sous condition que les résultats soient pris en considération. Il a aussi déclaré qu’il a pleinement le droit de défendre le dossier de son malade qu’il a préparé et remis au ministre. Il a promis à la délégation qu’il contactera, après leur visite, le ministre pour l’informer de passer un scanner rapide à son patient pour diagnostiquer sa situation afin qu’il puisse lui donner les médicaments appropriés. 
Face à cette situation, IRA-Mauritanie attire l’attention de l’opinion nationale et internationale sur ce qui suit :
-La nécessité de publier le rapport médical du président Biram établi par les spécialistes ;
-La nécessité de passer le scanner au président Biram Dah Abeid dans les plus brefs délais, comme l’avait recommandé les spécialistes ;
-Procurer les traitements nécessaires aux président et vice-président dont l’état de se détériore de jour en jour, et leur permettre de jouir de leurs droits en tant que prisonniers d’opinion ;
-Attirons l’attention sur la gravité de mêler les rapports médicaux des prisonniers dans les conflits politiques ;
-Tenons le gouvernement mauritanien responsable de la détérioration de l’état de santé du président Biram et son vice-president Brahim. 

Nouakchott, 09/11/2015

Commission de communication

Source crédit: réseaux sociaux.

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Un cri osé… !!!

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Comprendre l’idéologie Lepeniste :

En France, la famille Lepen incarne l’extrême droite de l’arène politique. Leur parti « familial », le FN (Front National) est connu pour être xénophobe selon, raciste selon, islamophobe selon et antisémite selon…!!!

Mais le vrai fond idéologique d’un militant ou sympathisant de la musique Lepeniste peut se comprendre aisément en osant une fine analogie par rapport à ce qui se défend dans nos contrées. En effet pour les partisans lepenistes, les descendants d’indigènes devenus citoyens ou instruits aussi bien qu’eux et aspirant aux mêmes promotions, serait un des marqueurs de leur déclin social. Ainsi, étrangement nous trouvons les mêmes dispositions chez certains milieux issus de la dite aristocratie africaine, qui acceptent difficilement que les individus d’extraction sociale modeste aspirent à certaines positions dans la société.
On peut être victime de la vindicte xénophobe de l’extrême droite en France en 2015, et se servir des mêmes thèses Lepenistes sur le matériel et l’immatériel dans son giron communautaire . Ainsi, ce qui pourrait causer ma souffrance à l’étranger, serait une « valeur culturelle et identitaire » chez moi frôlant le sacré. L’aventure en occident nous apprend énormément sur nous mêmes.

On pourrait s’essayer sur le sujet pour une Thèse.

À développer inch’Allah…

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Notre blog présente ses condoléances à la famille de Biram.

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Inna lilahi wa Inna ileyi rajjihoun

Ce samedi 7 Novembre 2015, nous apprenons le décès du grand-frère du leader d’IRA Biram Dah Abeid, survenu à Nouakchott. Il s’appelle Brahim Dah Abeid.
Notre modeste blog Soninkideesjose.wordpress.com par son équipe animatrice se joint au deuil de la famille Dah Abeid et présente ses condoléances les plus attristées à tous les proches et parents du défunt. Qu’Allah l’Accueille au paradis et Réconforte les siens. Ameen.
Une pensée émouvante au leader abolitionniste et anti-esclavagiste qui croupit à la prison d’Aleg depuis bientôt 1 an, en compagnie de son vice-président Brahim Bilal Ramdhane.

De tout coeur avec vous et vos proches…!!!

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14-04-2015 12:11 – Soninké : la féodalité freine l’ascension des descendants d’esclaves

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Dune Voices – Connues et surtout médiatisées en milieu maure, les séquelles de l’esclavage ont tout le temps existé dans les diverses communautés mauritaniennes (Maure, Hal poular, Soninké, Wolof). En milieu Soninké, elles sont masquées, voire déguisées. Les ambitions des descendants d’esclaves font face à une résistance de la chefferie traditionnelle, religieuse, souvent en connivence avec les élus politiques, véritables leviers de la féodalité.

Devenir un élu politique, imam ou chef de village semble poser problème pour un descendant d’esclave dans la communauté soninké. Certes, l’esclavage au sens propre du terme n’existe plus dans la communauté. Mais, ses séquelles empoisonnent les ambitions des descendants d’esclaves.

Des familles soninkés sont privées d’accéder à des rangs politiques et sociétaux, à cause de leur origine. Leurs noms auraient une connotation d’ascendance servile. Même si la règle n’est pas toujours établie. C’est le cas de «Sanokho», «Bakhayoko», «Sakhanokho», «Coulibaly», «Traoré», «Camara », «Diarra», «Sidibé», «Keita». Ces noms sont parfois considérés comme soit «nobles» soit « esclaves » au Guidimakha, Djeol ou Kaédi alors qu’ils sont de véritables « nobles » au Mali.

Nourou Ibrahima Sanokho, président de la Ligue Mauritanienne des Sans Voix (LMSV) est victime directement de cette féodalité. Il est membre fondateur du parti au pouvoir. Il est par ailleurs membre de sa section de Sebkha (Nouakchott). Mais, son origine de descendant d’esclave bloquerait ses ambitions politiques. Il n’arrive pas à accéder à un poste important dans le parti au niveau de sa région. «Il y a une main cachée, un lobbying interne avec la complicité de l’Etat. Avant l’indépendance, la classe était donnée aux nobles. Ce privilège continue toujours à peser dans tout son ensemble » affirme le président du LMSV. « Nous faisons 70% de ces gens-là comme entre les Beïdanes et les Harratines. Ceci n’a jamais été pris en compte!» dit-il.

Samba Coulibaly, transporteur, est victime aussi de son ascendance d’esclave. Il était amoureux d’une fille noble du nom de M. D., dans la région de Sélibaby. Ils sont sortis ensemble en cachette pendant un an environ. Mais un jour, M.D. est mariée à son cousin par ses parents. Samba restera abattu pendant des jours avant de se remettre. Depuis lors le transporteur maudit cette féodalité qui gangrène sa société. « Toutes les personnes sont égales. Il n’y a pas de supériorité, ni d’infériorité » martèle-t-il. « C’est anormal qu’on considère les descendants des esclaves comme des animaux » ajoutera-t-il.

Aboli en 1981, l’esclavage est resté une pratique vivace en Mauritanie. Pour y mettre un terme, une loi criminalisant les pratiques esclavagistes est promulguée le 13 décembre 2007. En 2013, la loi mauritanienne requalifie de «crime contre l’humanité» toute pratique esclavagiste.

« La société soninké est plus conservatrice que toute autre société »

Ladji Traore, Secrétaire Général de l’Alliance Populaire Progressiste (APP) et conseiller de l’Association pour l’Eradication de l’Esclavage en Milieu Soninké (l’AMES), estime que « la structuration de la société beïdane est un peu calquée sur la communauté soninké parce que, dans aucun pays arabe vous ne trouverez cette stratification sociale».

Selon lui, il n’y a depuis 1961 qu’un seul député soninké issu des milieux des anciens esclaves. Il portait le nom de Coulibaly. Sa fille est actuellement sénatrice du parti Tawassoul pour Nouakchott. Elle serait la seule sénatrice soninké de nom à connotation d’origine esclave.

Le conseiller lance : « Il faut bannir de notre pays ce système abject, cette conception arriérée qui fait honte à tout le peuple mauritanien. La société soninké est plus conservatrice que toute autre société » constate-t-il.

«Les anciennes familles esclavagistes ou chefferie sont propriétaires de la plupart des terres dans et autour des localités. Un descendant d’esclave en milieu soninké ne peut pas aujourd’hui avoir de terres qui sont généralement accaparées par les anciennes familles féodales» estime Balla Touré, chargé des relations extérieures de l’Initiative de la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), membre du mouvement FLERE-Mauritanie (Mouvement de lutte contre l’esclavage, le racisme et la discrimination dans toutes les communautés composantes de la Mauritanie). Touré pense que «dans la République, il ne devrait pas y avoir une place à la discrimination, la ségrégation et à la féodalité».

« L’imamat est une question de compétences. »

Pour Abdoulaye Sarr dit Imam Sarr, Secrétaire Général de l’Association Main dans la Main, «Il n’y a aucun texte coranique qui incite, encourage ou recommande aux gens d’avoir des esclaves. Là où on cite l’esclavage dans les textes coraniques, on met à côté les moyens de l’éradiquer».

Selon l’imam, « il est inconcevable que des musulmans veuillent s’agripper à la question d’esclavage». Il poursuit: « La majorité des imams de la deuxième génération, après le prophète (PSL), sont des ex-esclaves. Dans toutes les cités islamiques, c’étaient eux les Imams. Navae, est issu d’une famille d’anciens esclaves. C’est à lui que l’on doit la version courante en Mauritanie du Coran. Bilal, qui était esclave affranchi à l’âge de 25 ans, était nommé gouverneur. A l’époque l’imam est plus important que tout, sauf le calife ».

Selon Imam Sarr, si on relit les textes de l’islam, on se rendrait compte que tout ça, « c’est nous qui l’avons forgé et on s’agrippe sur ça pour des intérêts non avoués. L’imamat est une question de compétences. Elle est dévolue à celui qui connait mieux le Coran parmi nous » précise-t-il.

« En milieu soninké, on n’imagine pas à avoir une Mahadara (école coranique) tenue par un descendant d’esclaves. Il y a de grands intellectuels musulmans d’origine esclave qui font le déplacement entre les villes pour prêcher l’islam et parfois un islam rigoriste, un islam extrémiste. Mais, chez eux, ils n’ont pas le droit de diriger une prière dans une mosquée, ni celui d’avoir une Mahadara » affirme le Conseiller Traoré.

« Les pratiques esclavagistes sont en train de cancériser la société»

De son côté, le professeur Sow Samba, sociologue, anthropologue et philosophe, estime que si on veut parler des pratiques esclavagistes à un public non initié, il y a des clés qui permettent de décoder la société esclavagiste et ses manifestations. « Il faut commencer par la stratification sociale » invite-t-il.

Selon lui, nous sommes dans une société – celle des Soninkés – où le rang social de l’individu, ses prestiges, sa position au sein de la société, son métier est déterminé par la naissance. Il s’agit d’une hiérarchie traditionnelle dans laquelle on retrouve trois catégories de statuts sociaux : Horrés (les nobles), Niakhamalas (les artisans) et Komous (les esclaves). «On est dans des sociétés féodalo-esclavagistes où l’esclave porte l’empreinte de sa naissance, de sa vie jusqu’à sa mort, qui n’a rien à voir avec la condition sociale » constate-t-il. «De par sa naissance, l’individu est déjà archivé » estime-t-il l’anthropologue.

Le professeur Sow remarque que « les leviers des charges sont entre les mains des familles aristocratiques». Il rappelle que «comme il n’y avait pas de démocratisation au niveau de l’école, la question ne se posait pas. Dans les années 60, le gouvernement de la Mauritanie comptait beaucoup de gens originaires de Boutilimit et quelques éléments de Kaédi, parce que ce sont les premiers à être allés à l’école coloniale. Mais aujourd’hui, en 2015, combien de fils d’esclaves enseignent à l’Université ou sont cadres dans l’Armée ou la police ?» s’interroge-t-il. Il ajoute : « dès qu’il s’agit de fonctions sacrées ou de prestige, telles que l’Armée, le gouvernorat, diriger une prière ou être ministre, on dit qu’ils ne sont pas nés pour gouverner ou pour diriger la prière!» précise-t-il.

Selon lui, «c’est une entorse à l’éthique, c’est une entorse à la démocratie et une violation flagrante des droits de l’homme. Les pratiques esclavagistes sont en train de cancériser la société mauritanienne» conclut M. Sow.

Crédit source: http://www.cridem.org

NB: Article datant d’avril 2015, repris par notre blog Soninkideesjose.wordpress.com pour rafraîchir le « monde du déni » bien connu chez nous.

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Rendez-vous du sit-in prochain: Jeudi 12 novembre 2015 à Paris.

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LE COMITÉ DE SOUTIEN AUX DÉTENUS D’ALEG en France informe la diaspora et tous les amis de la Mauritanie juste et égalitaire, qu’il organise un sit-in le:

JEUDI 12 NOVEMBRE 2015

DE 13H A 17H
EN FACE DE L’AMBASSADE DE MAURITANIE A PARIS

                                    POUR EXIGER

-La libération sans condition de nos amis Biram Dah Abeid et Brahim Ould Bilal de IRA ainsi que

-La levée de la restriction liée à la liberté provisoire de Djiby Sow de KAWTAL, abandonné à son sort après une grave détérioration de sa santé, afin de lui permettre de suivre ses soins médicaux dans les meilleures conditions

                                     ET ALERTER

-Alerter l’opinion nationale et internationale sur l’état de santé de Biram Dah Abeid et sur le refus des autorités à lui rendre accessible toute possibilité de soins adaptés alors qu’il souffre de plusieurs problèmes de santé.

Il est donc urgent de proclamer notre soutien franc et massif aux défenseurs de la justice et de la paix emprisonnés par le régime autoritaire de Ould Abdel Aziz. Nous réaffirmons notre engagement ferme à les soutenir par tous les moyens légaux.

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Mauritanie : Urgence d’une action nationale et internationale en faveur des otages abolitionnistes

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A tous et toutes, le 11 novembre 2014 au 11 novembre 2015, cela fera  un an ferme qu’il y a eu lieu des arrestations illégales arbitraires, de séquestration des otages abolitionnistes : Biram Dah Ould Abeid président IRA-Mauritanie  et son vice-président Brahim Rhamdane Ould Bilal. Deux pères de familles, des citoyens modèles sont séquestrés pour rien parce qu’ils prônent l’application des lois contre l’esclavage ,contre le racisme et la féodalité . Les ONG Mauritaniennes et internationales, les mouvements Syndicaux, la société civile, la presse nationale et internationale, les partis politiques sont tous appelés à sortir massivement dans les rues ou à dénoncer, interpeller par des communications massives à l’adresse du pouvoir Mauritanien ce jour-là pour exiger la libération immédiate sans condition de  ces otages.

Il est à rappeler que les otages Biram et Brahim sont malades à cause des conditions de détention très mauvaises , le pouvoir Mauritanien les prive l’accès même aux soins pour les laisser mourir à petit feu, quelle cruauté barbare en ce début du 21eme siècle? Le silence des uns et des autres nous rendra coupable de la non assistance des personnes en danger de mort puis l’histoire sera notre juge naturel.

Nous sommes cas même en 2015, nous ne pouvons accepter ni cautionner des prises d’otages par rapport  aux opinions politiques différentes de celles d’un pouvoir, nous n’acceptons ni n’accepterons   la séquestration avec privation des soins aux militants des droits de l’homme sur la simple raison que leur discours ne plait pas aux hommes du pouvoir. C’est scandaleux n’est ce pas? Alors pourquoi rester silencieux?

En vous remerciant d’avance.

Diko hanoune, militant abolitionniste.

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