Le compte à rebours depuis un certain 11 Novembre 2014, nous sommes au 403ème jour de l’arrestation de Biram et ses compagnons.
Chez le « Mauritanien militant », l’un des éléments positifs avec l’émergence et la démocratisation de l’information 2.0 via divers supports sociaux, est de pouvoir démasquer la posture légendaire d’un bloc homogène des victimes et d’un autre bloc unicolore des méchants racistes, esclavagistes et exclusivistes.
L’approche binaire est trop facile pour décrire et fixer le statut d’une victime quelconque dans nos sables mouvants, de l’ordre villageois jusqu’au sommet de l’Etat en passant par la tromperie politicienne des partis dits politiques. Ainsi le black engagé en Occident ou à l’échelle nationale pour les droits humains, peut être celui-là qui défend avec véhémence l’ordre politico-féodal qui exclut et discrimine dans son giron tribalo-ethnique. Celui qui te voit citoyen mauritanien à Paris ou à Nouakchott, te voit « autre chose » dans son cadre de référence originel.
Les méchants ne sont pas que TOUS Blancs et les victimes TOUTES Noires d’un ordre à un autre.
La communautarisation de nos postures militantes et politiques s’explique en grande partie par cette gymnastique intellectuelle où certaines voix autorisées considèrent les tares évidentes de leurs communautés comme étant culturelles, tout en pleurant ailleurs comme étant discriminés par un système étatique à dominance arabo-berbère.
Nous ne les oublions pas.
SoninkIdees-J’ose by K.S

