Conférence de presse IRA : EPU, l’appel devant la Cour Suprême et autres choses…

image

image

image

Conférence de presse IRA-Mauritanie aujourd’hui mardi 22 mars 2016, au domicile de Birame Dah Abeid, au P.K 10 à Riadh, après que les hôtels et autres places publiques, par peur de représailles, selon ses militants, leur aient fermé leurs portes. Balla Touré et Abidine Ould Maatalla ont abordé quatre points.
Premier point, les résultats de l’EPU 2016 de la Mauritanie devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU à Genève le 16 mars 2016. Selon les intervenants, l’Etat mauritanien a enregistré une cuisante défaite lors de l’Examen périodique universel après avoir échoué à empêcher que 200 recommandations soient intégrées dans la liste débattue lors de la session de novembre 2015 et de n’avoir pas pu empêcher lors de la présence session à empêcher que 56 recommandations «très dérangeantes soient incluses dans la liste et ce, après plus de 2 semaines de négociations avec les Etats membres ». Les 56 questions, selon la note diffusée en marge de la conférence de presse, «ne peuvent plus être rejetées, elles restent sur la table et serons suivies par les pays qui les ont adressées et ce, jusqu’à ce que la Mauritanie les satisfasse ». même au-delà des prochaines années.
Ils ont ensuite relevé les inquiétudes formulées par le Rapporteur spécial par rapport au maintien en détention des deux leaders, Birame Dah Abeid et Brahim Bilal Ramadan ainsi que par rapport à l’approbation d’un projet de loi sur les associations, contraires selon lui au droit international.

Deuxième point : la rencontre entre Ban Ki-Moon et Mohamed Abdel Aziz durant la visite du Secrétaire général de l’ONU en Mauritanie, visite durant laquelle il aurait exprimé, selon les intervenants, son incompréhension face à la non reconnaissance d’IRA, qui jouirait d’une reconnaissance internationale et de l’ONU. Il aurait aussi exprimé à Mohamed Abdel Aziz son mécontentement face au maintien arbitraire des leaders du mouvement en prison. Cette entrevue aurait été rapportée dans le compte-rendu officiel de Ban Ki-Moon après sa tournée en Mauritanie et au Sahara.

Troisième point : le dossier d’appel à cassation des leaders d’IRA devant la Cour Suprême. Selon Balla Touré, le dossier est fin prêt et pourrait passer incessamment en audience.
Quatrième point : le cas de Lemrabott Ould Mahmoud, cadre du mouvement IRA membre de la Coordination régionale de Nouadhibou. Sa voiture, qu’il avait mise à la disposition d’IRA pour ses courses, a été brûlé la nuit par des inconnus. Sa maison a même failli prendre feu et ce serait avec miracle que sa famille a été sauvée des flammes, selon Abidine. La police qui aurait un soi-transmis du Parquet de la République après la plainte déposée par l’intéressé aurait refusé, selon Balla Touré, d’ouvrir une enquête sur l’incident.
Ce qui fera dire à Abidine qu’après sa casquette d’Etat esclavagiste et raciste, la Mauritanie vient de se dote d’une autre casquette, celle d’un état terroriste.

Source crédit : aidara.unblog.fr

Posté avec WordPress pour Android

17-03-2016 16:30 – Hamady Lehbouss, conseiller du président d’IRA, dans une interview exclusive : « Malgré la séquestration honteuse et arbitraire de nos dirigeants, nous continuons à poursuivre nos objectifs, à lutter contre l’esclavage sous toutes ses formes »

image

Le Calame : Votre organisation
connaît, depuis quelques temps, une forte crise dont le départ de Saad ould Louleïd serait une des principales manifestations. Qu’est-ce qui a pu réellement motiver ce divorce et quelles en sont les motifs ?

Hamady Lehbouss : Une forte crise ? Je n’ai pas la même appréciation que vous. IRA-Mauritanie est une organisation bâtie sur des principes conformes aux valeurs universelles de droit et de justice, garantes de la dignité humaine.

Notre ex-camarade auquel vous faites allusion tenait, depuis quelques temps, un discours contraire à ces valeurs. Ayant ainsi rompu notre serment, il ne pouvait plus faire partie de notre organisation. C’est aussi simple que cela. Il a été exclu selon les règles prévues par notre règlement intérieur.

– Dans ses dernières interventions, Saad a accusé le président Biram d’utiliser IRA pour des ambitions personnelles. Que répondez-vous à ces graves accusations ?

– Très vieille antienne qui nous a été servie un grand nombre de fois. D’autres avant lui ont essayé de nuire à IRA-Mauritanie, en s’attaquant au président Biram Dah Abeid : vous êtes témoins, comme tous les observateurs, de leur échec lamentable.

Notre organisation a un mode de fonctionnement démocratique, ses instances nationales et locales, à l’intérieur du pays comme à l’étranger, fonctionnent efficacement. Nous réussissons à abattre, sans aucune subvention, un travail colossal que des formations politiques ou de la société civile dotées d’importants moyens ne peuvent réaliser. Notre démocratie en interne est la base de notre réussite.

– Après seize mois d’emprisonnement de ses deux premiers responsables (Biram Dah Abeid et Brahim Bilal Ramdhan), comment fonctionne l’organisation ?

– Comme vous avez pu le constater sur le terrain, nous nous portons bien. Malgré la séquestration honteuse et arbitraire de nos dirigeants, nous continuons à poursuivre nos objectifs, à lutter contre l’esclavage sous toutes ses formes, à exiger que la terre soit octroyée à ceux qui l’ont toujours cultivée.

Nous avons un Bureau Exécutif (BE), formé de secrétariats nationaux qui exécutent notre programme d’activités, conformément à nos orientations et notre objectif de déconstruire le système de domination, basé sur le privilège de naissance en vigueur en Mauritanie.

La coordination de Nouakchott, à l’image de celles des régions de l’intérieur, supervise les activités des sections dont les résultats sont bien visibles. Toutes nos structures fonctionnent correctement, tant à l’intérieur du pays qu’à l’étranger. Non seulement, nous comptons, aujourd’hui, beaucoup plus de militants et de sympathisants qu’il y a seize mois, mais nos soutiens à l’étranger vont, aussi, en croissant, en nombre et en qualité.

Loin d’avoir décapité IRA ou de l’avoir réduite au silence, l’épreuve qu’impose le régime à nos dirigeants ne fait que nous renforcer, en démontrant que les militants de notre organisation, notamment ses plus hauts dirigeants, sont prêts au sacrifice de leur liberté et de leur quiétude, pour atteindre leurs objectifs. C’est assez rare, dans le paysage politique mauritanien, pour être souligné.

– Le prix Tulipe que votre organisation vient de remporter est doté de 100.000 euros. L’organisation reçoit aussi beaucoup de subventions et de dons. Comment gérez-vous ce pactole?

– Nous n’avons jamais eu de pactole à gérer. Nous n’avons jamais été subventionnés, les dons que nous recevons sont ceux des militants et de sympathisants, ils sont maigres.

Toutes ces semaines, quand nous avons des militants blessés, pendant les marches hebdomadaires de protestation que nous organisons contre la poursuite de la détention de nos leaders, nous avons du mal à réunir les quelques sous nécessaires pour leur prise en charge médicale aux urgences de l’Hôpital national. Quant au Prix Tulipe, nous attendons encore de savoir ce qu’il va nous apporter matériellement.

Vos lecteurs ne le savent peut-être pas mais l’utilisation de l’argent de ce genre de prix, parce que c’est à cela que vous faites allusion, est supervisée par les instances officielles du prix. Il ne s’agit pas d’un « pactole » à dépenser. Plus que l’argent, le Prix Tulipe nous apporte visibilité, crédibilité et consistance internationale. Il est le fruit de la diplomatie d’IRA et IRA ne compte pas s’en tenir là.

IRA-Mauritanie n’est pas une histoire d’argent. Ceux qui en veulent pour leurs poches savent la direction à prendre et les portes auxquelles il faut frapper.

IRA-Mauritanie est une idée, une dynamique de résistance contre les segments féodaux, esclavagistes et rétrogrades promoteurs du système raciste qui continue à ne voir de place, pour les Haratines en Mauritanie, que celle d’esclaves réduits à la pauvreté, exclus de tous les cercles de pouvoirs, à l’instar de leurs compatriotes peuls, soninkés, wolofs et bambaras, tout comme des castes marginalisées chez les Maures.

IRA-Mauritanie est un choix, ferme et résolu, d’être aux côtés de toutes les victimes, quelles qu’elles soient, de violations de droits humains. Nous soutenons, surtout, les veuves, les orphelins et toutes les victimes de la tentative de génocide contre les Négro- mauritaniens, les soutenant ainsi dans leur légitime exigence de vérité, de justice et de tous les droits qui en découlent.

Nous continuerons à nous battre pour le droit, inaliénable, à la propriété foncière des esclaves et anciens esclaves, sur des terres qu’ils travaillent aujourd’hui et que leurs ancêtres ont travaillées hier. D’où notre décision d’annoncer l’édition 2016 de la Caravane contre l’esclavage foncier et les expropriations foncières que nous organiserons cet été.

– La Mauritanie passe, dans quelques jours, son examen périodique à Genève. Le pouvoir n’a pas lésiné sur les moyens, en envoyant ses organisations et ses hommes, munis de moyens substantiels, en vue de défendre les politiques et approches officielles en termes de droits de l’Homme, notamment de lutte contre l’esclavage. Comment se prépare la riposte ?

– Nous sommes au courant de la machinerie que les autorités esclavagistes de Mauritanie ont mise en branle, pour la rencontre de Genève, mais, pour la horde des laudateurs, ce sera peine perdue, c’est évident.

Et ce ne sera pas une première : le régime esclavagiste mauritanien a toujours perdu, sur la scène internationale, par rapport aux questions de droits humains, en général, et, en particulier, par rapport à la problématique de l’esclavage. Quoiqu’il s’y s’emploie, avec beaucoup d’efforts et de moyens, il n’a jamais réussi à tromper la Communauté internationale qui exige, tout simplement, qu’on applique, en Mauritanie, les lois contre l’esclavage.

C’est, je le rappelle, la raison d’être d’IRA-Mauritanie : faire appliquer la loi criminalisant l’esclavage et les pratiques esclavagistes. La position des Nations Unies est claire à ce propos. Lors de sa visite, la semaine passée, à Nouakchott, monsieur Ban Ki Moon, secrétaire général de l’ONU, a rappelé que les pratiques esclavagistes n’avaient plus de place, dans notre monde actuel, que la Mauritanie gagnerait beaucoup à appliquer les lois criminalisant l’esclavage, et à impliquer, en ce sens, les défenseurs des droits humains.

N’est-ce-pas, là, un désaveu des autorités mauritaniennes, par la voix la plus autorisée de la Communauté internationale ? C’est bien l’ONU qui a décerné, à Biram, le Prix 2013 des droits de l’homme, prix qu’il partage, dans l’Histoire, avec Nelson Mandela, Benazir Bhutto et Taha Hussein.

– Après le départ de Saad ould Louleïd et quelques autres, peut-on dire que votre organisation est divisée ?

– Pas du tout. IRA a existé avant Saad et, je vous l’assure, elle lui survivra ! IRA en a vu d’autres. Le départ d’un militant, après qu’IRA-Mauritanie ait prouvé sa propre efficacité, tant à l’intérieur du pays qu’à l’étranger, ne peut, en aucun cas, diviser notre organisation. Bien d’autres nous ont quittés, par le passé : les autorités se sont empressées à leur délivrer des récépissés, pour animer des organisations concurrentes à la nôtre.

Où sont ces organisations présentement ? Nous comptons, aujourd’hui, quatre récépissés de ce genre, leur sort est connu. Cela a été, pour nous, de petits incidents de parcours, des épiphénomènes sans importance, le « train IRA » roule, roule et roulera encore, jusqu’à la déconstruction, totale, du système de domination en vigueur en Mauritanie et le recouvrement, complet, de la dignité des Haratines.

– Selon Saad ould Louleïd, IRA est prise en otage par un groupe de négro-africains. Quels commentaires cette déclaration vous inspire-t-elle ?

– « Argumentation » des plus lamentables. IRA-Mauritanie est une organisation équilibrée et sereine. Ce genre d’attaques nous laisse indifférents, notre combat n’est pas contre les individus, mais contre le système ! Nous comptons, dans nos rangs, toutes les composantes du pays et nous restons ouverts à tous.

– Certains accusent IRA de tout instrumentaliser, comme dans la dernière affaire de l’école Nessiba, pour poser des problèmes au pouvoir en place. Ne trouvez-vous pas qu’il est dangereux de trop tirer sur la fibre communautaire ?

– Sur cette affaire de l’école Nessiba, IRA-Mauritanie n’était pas seule, même si elle a été l’organisation la plus visible. Les faits sont malheureusement têtus : les autorités ont refusé aux enfants de participer à une compétition sportive (football) au Golfe, parce qu’ils sont exclusivement noirs et ne sauraient être les dignes représentants du système arabo-berbère. Vous avez suivi les arguments des autorités ? Ils sont vraiment légers.

– Votre organisation considère que la composante harratine subit un véritable racisme d’Etat. Quelles en sont les principales manifestations ?

– Si l’esclavage a existé, par le passé, chez toutes nos communautés nationales, les Haratines restent les seuls à subir, encore aujourd’hui, sa forme traditionnelle (par ascendance), avec son corolaire d’agissements ignobles. Ces pratiques d’un autre âge perdurent, du seul fait de la complicité des autorités du pays, par leur refus de faire appliquer la législation contre l’esclavage.

Les Haratines (esclaves et anciens esclaves) forment près de la moitié de la population nationale. Ils sont pourtant exclus de tous les cercles de pouvoirs (politique, judiciaire, policière, militaire et économique).

Mis en place depuis l’indépendance du pays, l’Etat arabo-berbère a fondé sa légitimité sur une prétendue supériorité numérique de la « composante arabe », utilisant les Haratines pour faire nombre mais, au moment du « partage » des biens et des postes de direction, « on » oublie, sciemment, la prétendue arabité des Haratines. Du racisme d’Etat.

Faites un tour dans les quartiers les plus pauvres des grandes villes de Mauritanie. Allez au Port de l’Amitié. Patrouillez dans les beaux quartiers de Nouakchott et observez ceux qui assurent le gardiennage des chantiers de belles villas en construction. Tournez à l’intérieur du pays et relevez la nature des habitants des villages les plus pauvres… vous trouverez qu’ils sont, tous, des Haratines.

Comment expliquer cette aberration statistique, autrement que par l’esclavage ? Qui sont ces petits garçons, ballotés à longueur de journée sur le dos d’ânes rachitiques, qui distribuent les fûts d’eau ? Qui sont les petites bonnes à tout faire ?

– Quelle est la situation, en Mauritanie, des droits de l’homme, en général, et, en, particulier, de l’esclavage ?

– La situation des Droits humains est catastrophique, au plan général. Tous les rapports produits par les différents rapporteurs spéciaux des Nations Unies font état d’absence de progrès ; les recommandations formulées, à l’issue de l’examen périodique de Décembre 2015, à Genève, sur la Mauritanie, prouvent clairement le manque de volonté des autorités à améliorer la situation.

Les esclavagistes continuent à être tolérés par les autorités qui envoient, à la place des criminels, les défenseurs des Droits humains en prison, avec des peines très sévères. La situation des droits humains est telle que beaucoup ont préféré s’exiler (Wlad Leblad…)

– Selon certaines informations, Biram Dah Abeid et son vice-président Brahim Bilal Ramdhan font l’objet de beaucoup de pressions des autorités mauritaniennes, pour accepter d’introduire une demande de liberté provisoire après seize mois de détention. Qu’en est-il vraiment ?

– La place des présidents Biram Dah Abeid et Brahim Bilal Ramdhan est parmi nous. Ce sont des pères de famille qu’on soustrait à l’éducation de leurs enfants et l’entretien de leur foyer. Leur place est dans leur famille. Ils sont en prison pour leurs convictions, pour avoir dénoncé l’esclavage foncier et les expropriations foncières. Ils en ont apporté la preuve. Nous ne marchanderons jamais sur nos principes, nos leaders sont innocents, ils sont injustement emprisonnés, ce que les autorités doivent faire, c’est les libérer, sans contrepartie ni chichi.

– Considérez-vous, après coup, que la participation de Biram Dah Abeid, à l’élection présidentielle de 2014, fût une erreur de parcours ?

– La participation du président Biram Dah Abeid à l’élection présidentielle passée fut très riche en enseignements pour nous. Cela reste une action humaine, avec des imperfections mineures qui pourraient être améliorées, s’il nous revenait à la rééditer. Aux yeux de l’opinion publique internationale et aussi à nos yeux, Ould Abdel Aziz maintient en prison son principal challenger.

Propos recueillis par Sneiba El Kory

Source crédit : http://www.cridem.org

Posté avec WordPress pour Android

Discours Mr Abidine Merzough coordinateur IRA EUROPE à Genève

image

Mr. le Président,

C’est un honneur pour moi de prendre la parole au nom de UN Watch. Je m’appelle Abidine Merzough et je représente IRA-Mauritanie, une ONG qui lutte contre l’esclavage et le racisme dans la République Islamique de Mauritanie, un pays qui protège les esclavagistes et les tortionnaires auteurs de génocide.
La Mauritanie ratifie les conventions et prend les engagements, mais n’a jamais l’intention de les satisfaire. Lors de cet EPU, la Mauritanie a reçu 200 recommandations dont 40 portent sur l’esclavage confirmé. Mais le Chef de l’Etat a nié publiquement le 25 Novembre 2015 sur la chaine de télévision internationale TV5, l’existence de l’esclavage et considère que celui qui en parle est l’ennemi du pays et de l’unité nationale.

Monsieur le Président,

Les exemples que je vais citer se sont passés après le dernier EPU de Novembre et démasquent cet état esclavagiste, raciste et malhonnête :
• La justice mauritanienne refuse la tenue du procès en appel des détenus d’opinion Biram Dah Abeid et Brahim Bilal Ramdhane.
• Nos militants sont bastonnés chaque semaine quand ils manifestent pacifiquement pour la libération des détenus.
• Une équipe de foot d’enfants noirs empêchée de représenter le pays, car les noirs ne doivent pas représenter une Mauritanie arabe dans une compétition arabe.
• Le refus d’établir un passeport au commissaire de police Mr Sall Djibril Zakaria, car il est noir et considéré non Mauritanien malgré ses 50 ans et plus de service à son actif.
• La découverte de 3 cas d’esclavage pratiqué sur des familles de 10 personnes, 15 personnes et 4 personnes.
• L’interdiction de l’émission « Wissamim » de la chaine TV Mourabitoune parce qu’elle aborde les sujets de l’esclavage et du racisme contre les noirs en Mauritanie.
• L’arrestation du colonel Ould Beibacar pour avoir témoigné sur le génocide commis contre les noirs en 1990.

Mr. le Président,

La Mauritanie reste le pays le plus esclavagistes du monde, le pays où le citoyen noir n’a pas de valeur. Nous demandons de fermes mesures contre ce pays pour qu’il satisfasse ses obligations.

Je vous remercie Mr. le Président.
Genève le 16 Mars 2016

Posté avec WordPress pour Android

Contrer IRA sur le terrain européen : Le gouvernement mauritanien envoie deux commandos

image

«Après l’échec de ses diplomates, de ses ministres, de ses conseillers, de ses hauts fonctionnaires du Commissariat des droits de l’Homme et de la Commission nationale des droits de l’homme à battre l’organisation IRA en Europe et aux Etats-Unis entre autres, voilà que le gouvernement mauritanien a décidé de se servir des dissidents d’IRA pour contrer l’organisation en Europe, en y expédiant deux commandos de Haratine et de Négro-mauritaniens » L’information est du mouvement IRA.
Selon le mouvement IRA qui vient d’annoncer l’envoi par l’Etat mauritanien de deux groupes de missionnaires formées par des dissidents du mouvement, «le premier commando, composé de l’ancien porte-parole d’IRA, Dr.Saad Ould Louleid et son chauffeur Allouche s’est rendu à Londres, tandis que le deuxième, composé d’Ahmed Salem Ethmane, d’El Hacen Mbareck, de Sidi Abdellah Lebatt et de Brahim s’est dirigé vers la Suisse, notamment à Genève ».
Ainsi, selon les informations fournies par IRA, toutes les ambassades mauritaniennes en Europe ont été sommées de coordonner et de faciliter le voyage de ses missionnaires.
Des rendez-vous auraient été ainsi arrangés, selon les mêmes sources, par le biais des chancelleries mauritaniennes dans ces pays avec des personnalités politiques et des activistes de la société civile dans ces pays européens.
La nouvelle stratégie du pouvoir mauritanien consisterait à suivre de près les activités de l’organisation en Europe, les ambassades ayant réuni les informations sur les dates et les lieux dans lesquelles le coordinateur d’IRA en Europe, Abidine Ould Merzough compte faire des sorties.
Le personnel de ces ambassades aurait également contacté plusieurs organisateurs, pour s’informer sur les conférences, les tables-rondes ou toute activité en relation avec l’esclavage en Mauritanie, pour que le personnel de l’ambassade mauritanienne puisse y prendre part.
Ainsi, l’ambassade de la Mauritanie à Berlin compte déléguer des représentants pour assister à l’exposé que Abidine Ould Merzough donnera le 20 mars 2016 sous la supervision des ONG UNPO et SPM.
«Cela prouve, si besoin en était, que Dr.Saad Ould Louleid et tous les dissidents d’IRA ont été enrôlés par le pouvoir mauritanien pour s’en servir comme arme contre l’organisation et ses dirigeants » soutien Hamady Ould Lehbouss, conseiller du président Birame Dah Abeid. Selon lui «alors que le peuple mauritanien meurt de faim, que l’Etat fait des pieds et des têtes pour faire face à une crise financière et économique insidieuse, Mohamed Abdel Aziz se permet de dilapider des millions en devises pour assurer le voyage, le séjour et les commodités de personnes dont la seule mission est de se battre avec une organisation, qui pourtant selon l’Etat mauritanien ne regroupe qu’une poignée d’individus »
Cela prouve également, dira Hamady Ould Lehbouss, que la plus grande force qui empêche aujourd’hui Mohamed Abdel Aziz de dormir, est le mouvement IRA et son président Birame Dah Abeid, qu’il a jeté en prison, pour disposer d’un répit qui lui permettra de réfléchir sur les moyens de le battre.

Source crédit : aidara.unblog.fr

Posté avec WordPress pour Android

Lettre d’IRA-Mauritanie : À Monsieur le Secrétaire Général de l’Organisation des Nations Unies

image

Cette lettre a pour objet de vous instruire d’un aspect des conditions des droits de l’Homme en Mauritanie, celui lié à l’esclavage et à la répression des organisations de lutte contre l’esclavage.
En 2013, votre organisation, l’ONU, a décerné à Monsieur Biram Dah Adeid le prestigieux Prix des Droits de l’Homme, prix qui distingue les « personnes ou associations qui ont accompli un travail remarquable pour protéger ou promouvoir les droits de l’homme ». Le lauréat du prix de votre organisation, Biram Dah Abeid, président de « IRA-Mauritanie », et son adjoint, Brahim Ould Bilal, croupissent en prison depuis plus de 17 mois (le 11 novembre 2014). Ces militants des droits de l’homme sont incarcérés pour avoir dénoncé, pacifiquement, les pratiques de l’esclavage en Mauritanie et particulièrement l’esclavage foncier.

Les militants de notre organisation, IRA, à l’instar de nombre d’autres organisations de défense des droits de l’homme, sont quotidiennement victimes de la répression et des exactions du gouvernement mauritanien. Pas plus tard que la semaine dernière (lundi 29 février 2016), nos militants ont été sauvagement agressés par la police mauritanienne alors qu’ils ne faisaient qu’exercer leur droit constitutionnel à manifester pacifiquement.

Monsieur le Secrétaire Général, vous rendez visite à un pays où sévit l’esclavage par ascendance, celui par lequel l’enfant naît esclave parce que sa mère est esclave alors que pour vous et votre Organisation, mais aussi pour le monde civilisé : « Les hommes naissent et demeurent libres et égaux en droits ».
Nous vous écrivons, Monsieur le Secrétaire Général, pour vous demander d’intervenir :

1- pour demander au gouvernement mauritanien de cesser de réprimer des militants des droits de l’homme;

2- pour demander au gouvernement mauritanien de libérer le lauréat du Prix 2013 des Droits de l’Homme de l’ONU ainsi que son adjoint. Ces deux prisonniers d’opinion ont introduit un recours auprès de la Cour Suprême qui n’a jamais été programmé;

3- pour que l’esclavage soit réellement aboli en Mauritanie et pour que ses victimes que sont les Hratin bénéficient d’un programme de rattrapage économique et social soutenu;

4- pour que la loi criminalisant l’esclavage et les pratiques esclavagistes soit réellement appliquée et ses contrevenants réellement punis sans que l’administration n’interfère en leur faveur;

5- pour que l’esclavage foncier, celui par lequel les maîtres d’esclaves se transmettent, de génération en génération, des terres que les esclaves sont les seuls à mettre en friche et travailler, soit définitivement aboli. C’est en dénonçant, pacifiquement, cet esclavage, que Biram Dah Abeid et Brahim Ould Bilal ont été arrêtés et condamnés à deux ans de prison ferme.

Vous souhaitant un bon séjour en Mauritanie, nous vous prions, Monsieur le Secrétaire Général, d’accepter l’expression de notre profond respect.

Nouakchott le 04 mars 2016

Au nom Bureau Exécutif d’IRA-Mauritanie
La Commission de Communication

Posté avec WordPress pour Android

01-03-2016 07:45 – Les autorités répriment une marche pacifique d’IRA-Mauritanie à Nouakchott

image

image

image

image

IRA-Mauritanie – Les autorités ont une fois de plus sévi aujourd’hui contre les militantes et militants d’IRA-Mauritanie.

N’ayant fait qu’user de leur droit à manifester ; ils ont pourtant été violemment réprimés et plusieurs d’entre eux, Abdallahi Abou Diop, Bounas Hmeyda, Leila Ahmed (épouse du président Biram Dah Abeid) Coumba Ndaw, Mohamed Lehbouss et Mahmoud Malick, gravement blessés, ont été admis aux urgences de l’hôpital de Nouakchott.

En effet, IRA-Mauritanie, comme à l’accoutumée, a organisé ce lundi 29 février une marche réclamant la libération de leurs présidents Biram Dah Abeid et Brahim Bilal Ramdhane injustement incarcérés depuis plus de 15 mois.

Les autorités ont été fortement irritées par la grande mobilisation des militants qui ont ainsi tenu à exprimer leur attachement aux leaders emprisonnés et leur rejet des manipulations orchestrées par le système.

Reportage en images

Nouakchott, le 29/2/2016

La commission de communication

Crédit source : http://www.cridem.org

Posté avec WordPress pour Android