La Grande Interview : Corentin Martins fait le bilan « Pour Gagner le joueur mauritanien doit être à 150 % »

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Par M. CAMARA LASSANA 2 OCT 2015 ACTU MAURITANIE, ACTUALITÉS

Entraîneur de la Mauritanie depuis Novembre 2015, presque une année, l’heure du bilan a sonné pour Corentin Martins qui mène sa révolution tranquille. Le discours d’entrée de l’ancien Strasbourgeois, selon lequel tous les joueurs mauritaniens seront logés à la même enseigne a crée une émulation au sein de l’équipe depuis le début de l’aventure et l’entente musicale et la symbiose avec la Fédération ont fait le reste « Je donnerai ma confiance à tout jeune mauritanien qui joue au village ou dans une grande ville » et de poursuivre que c’est ne pas tout , il faudra mouiller le maillot Mourabitoune « Je veux des joueurs concernés , matures pour défendre les couleurs de la Mauritanie .»

Avec un tel discours d’entrée, Corentin Martins a planté le décor, a montré la voie du renouveau et un an après nous avons voulu en avoir plus sur les intentions de l’ancien stratège de l’AJ Auxerre, de sa stratégie de conquête à petit pas. De la moelle, du caractère, du mental. En plus ce qui fait sa force et séduit depuis le début de la nouvelle l’ère avec Martins, la Mauritanie affiche un état d’esprit impeccable. Chez l’ancien coach du Stade Brestois, la haine de perdre est consubstantielle à l’approche du match et il le transmet avec force de conviction à ses joueurs et les joueurs sont transcendés, le Stade Olympique de Nouakchott retrouve ses couleurs, le peuple mauritanien se remarie avec le football, la consommation des ménages est à la hausse pour s’acquérir le maillot de la Mauritanie qu’on porte désormais avec fierté. Le sélectionneur national a accepté de répondre aux questions de la rédaction de Mauritaniefootball.com.

Mauritaniefootball.com : Bonjour, Monsieur Martins, après le match victorieux contre l’Afrique du Sud pour les éliminatoires du CAN 2017, vous allez rencontrer le Soudan du Sud dans le cadre d’une autre compétition, les éliminatoires du Mondial 2018. Une première pour vous, peut-on dire que la Mauritanie a franchi un palier ?

Corentin Martins : On ne pourra dire que la Mauritanie a franchi un palier qu’une fois la qualification acquise avant çà on peut simplement et humblement dire qu’on a marqué des points, qu’on joue bien, que l’équipe a du répondant, que les jeunes font des sacrifices sur le terrain. On avance doucement, il faut du mental, de la sueur et un esprit de sacrifice pour palier nos limites. On est dans la bonne voie mais on ne doit pas se limiter à sa çà. La Mauritanie ne gagnera peut être par le jeu mais par la hargne, par l’état d’esprit.

Mauritaniefootball.com : La victoire contre l’Afrique du Sud était une victoire éclatante et fracassante contre une grosse cylindrée du football africain. Quelles sont les enseignements que vous avez tirés de cette rencontre ?

Corentin Martins : Avec ses rencontres au sommet, on tire beaucoup d’enseignements. Les joueurs ont des qualités qui sont indéniables mais pour gagner des matchs de haut niveau, le joueur mauritanien ne peut pas se contenter d’être meilleur, le joueur mauritanien doit être à 150% de ses capacités. Techniquement et par l’expérience, les autres sont meilleurs que nous, ne faut pas se voler la face mais pour combler, le joueur mauritanien doit être discipliné sur le terrain, concerné et être généreux dans l’effort. Etre à 100% ne suffit pas. Contre l’Afrique du Sud, les joueurs ont donnés le meilleur d’eux-mêmes, il faut continuer à travailler, notre salut ne pourra venir que du travail.

Mauritaniefootball.com : Vous allez rencontrer le Soudan du Sud, une équipe presque inconnue sur la scène footballistique africain. On prépare comment ses genres de rencontre, contre une équipe qu’on ne connait pas assez ?

Corentin Martins : Ce n’est pas une équipe inconnue que çà. J’ai regardé deux de leurs rencontres contre le Mali et la Guinée Equatoriale. Le soudan est une équipe sérieuse, appliquée qu’on doit respecter à la règle. Ces genres d’équipes jouent au mental, c’est à nous de n’est pas être naïfs. Il n’y a plus de petite équipe. La victoire du Soudan contre la Guinée équatoriale démontre tout. Ce n’est pas une équipe à prendre à la légère.

Mauritaniefootball.com : Avez-vous maintenant une équipe type ou vous composer votre équipe à la performance des joueurs ?

Corentin Martins : On n’est sélectionné en équipe nationale parce que qu’on mérite de l’être. Maintenant on a des certitudes avec des joueurs qui ont confirmés, qui répondent présents ou qui donnent satisfactions face aux objectifs. On a des joueurs expérimentés comme Khassa Camara ou Guidilèye Diallo et quand ils n’étaient pas là, Taghy Denne et Mohamed Yally Dellahi ont bien rassurés la relève. Ils ont été conquérants. Çà ne marche pas à qui joue, qui est remplaçant. Je veux un groupe de guerriers ou le remplaçant est au niveau du titulaire, ou tout le monde tire dans la même direction. Je veux un groupe de joueurs concernés par l’objectif à atteindre. Un groupe étoffé ou le meilleur jouera. Je profite de l’occasion pour vous dire que Khassa Camara est absent parce que de concert avec son nouveau club nous a décidé de ne pas le sélectionné car il joue Dimanche avec son club mais pour le match retour du 13 Octobre, il sera avec nous. Il n’est pas écarté du groupe loin de là. Et j’en profite pour saluer la Fédération qui fait un boulot extraordinaire pour nous mettre dans des conditions optimales. La Fédération nous aide vraiment à être au top.

Mauritaniefootball.com : Quel bilan tirez vous de votre expérience à la tête des Mourabitounes et votre première expérience ?

Corentin Martins : Quand on parle de bilan, ce qui arrive à l’esprit dans un premier temps, ce sont les chiffres, le bilan comptable : les victoires, les matchs nuls et les défaites. Çà vous êtes bien placé pour le faire. Moi, le plus important, le bilan que je tire, c’est l’expérience humaine de cette aventure. La fédération m’a accueillie comme il se doit. Le Président de la fédération, Monsieur Ahmed Ould Yahya est humainement extraordinaire, on m’ouvre toutes les portes. Je me sens plus que c’est moi. L’hospitalité mauritanienne, les sourires, les discutions autour du thé, vraiment une expérience enrichissante. L’adaptation a été facile, je ne regrette pas d’avoir opté pour la Mauritanie, pour une première expérience africaine.

Crédit source: http://www.mauritaniefootball.com

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29-09-2015 11:11 – IRA-Mauritanie parmi les six finalistes du prix Tulipe des Droits de l’Homme délivré par les Pays-Bas

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IRA-Mauritanie – Après la série de prix – Prix de l’ONU 2013 pour les Droits de l’Homme, Prix FrontLines Defenders (2013) délivré par l’Irlande, Prix de Weimar (2011) délivré par la ville Allemande- obtenus par son président, Biram Dah Abeid, l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) vient d’être nominée parmi les six finalistes du Prix Tulipe des Droits de l’Homme qu’offre le gouvernement néerlandais « aux organisations ou personnes courageuses qui promeuvent les droits de l’homme de façon novatrice ».

Le lauréat du prix Tulipe des Droits de l’Homme sera proposé parmi les six finalistes par un jury indépendant composé de personnalités de renommée internationale.

Cette année le jury est présidé par l’Ougandaise Margaret Sekaggya, ancienne Rapporteur spécial des Nations Unies pour les droits de l’homme, et composé d’Ales Bialiatski (Bélarus), Shahzad Ahmad (Pakistan), professeur Nicola Jägers (Pays-Bas) et Amira Yahyaoui (Tunisie). La cérémonie de remise du Prix sera organisée le 10 décembre 2015 sous la présidence du ministre néerlandais des Affaires étrangères, Bert Koenders.

Ainsi, depuis leur prison d’Aleg, au fin fond de la Mauritanie, les militants d’IRA, à leur tête Biram Dah Abeid et son adjoint Brahim Bilal, continuent à focaliser l’intérêt de l’opinion internationale et à mobiliser les consciences du monde autour de l’esclavage, de la marginalisation, du racisme et de toutes les tares qu’entretiennent malicieusement les autorités de notre pays.

Biram Dah Abeid et Brahim Bilal ont vu, il y a de cela un mois, leur peine de deux ans de prison confirmée par un tribunal à l’audience duquel ils avaient refusé de comparaitre. Deux ans de prison ferme pour avoir appelé à l’abolition de l’esclavage!

IRA remercie les internautes qui l’ont soutenue et qui ont voté pour elle. Elle remercie aussi les autorités des Pays-Bas pour avoir offert ce prix pour consolider la défense des droits de l’homme.

Ni les prisons, ni les calomnies, ni l’indifférence n’arriveront à bout de notre détermination à abattre l’esclavage et à pousser les masses des Hratin et tous les autres damnés de la terre mauritanienne à recouvrer leurs droits à la dignité.

Nouakchott Le 29 septembre 2015
La Commission de Communication

Crédit source: cridem.org

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28-09-2015 10:35 – Mauritanie : pour l’IRA, la lutte contre l’esclavage ne suffit pas

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Jeune Afrique – Haratines, dockers, grévistes… Malgré la répression, l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) est de tous les combats.

Les autorités mauritaniennes ont choisi l’épreuve de force avec l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA-Mauritanie), et cette répression semble au contraire donner une plus grande audience à ce mouvement antiesclavage dont le président, Biram Ould Dah Ould Abeid, condamné à deux ans de prison pour « offense et désobéissance à la force publique », a refusé de se présenter, le 20 août, devant la cour d’appel d’Aleg, qui a confirmé sa condamnation.

D’origine haratine (descendants d’esclaves maures noirs), Biram a fondé l’IRA en 2008. D’abord consacré à lutter contre l’esclavage, son combat a été récompensé par un prix des droits de l’homme de l’ONU en 2013. Il s’est élargi à « l’esclavage foncier et aux expropriations foncières » qui privent les populations négro-mauritaniennes de leurs terres. C’est en organisant une « caravane » contre un tel phénomène, qui s’accélère avec l’arrivée de capitaux saoudiens dans la vallée du Sénégal, que Biram a été arrêté à Rosso le 11 novembre 2014.

Profitant du refus de la coalition de l’opposition de participer à l’élection présidentielle de juin 2014, il était arrivé deuxième derrière le président sortant avec 8,67 %, à la surprise générale. Forte de cette audience, l’IRA fait, depuis, preuve d’une belle combativité. Privée de siège social et interdite de manifestation, notamment le 30 juillet, elle s’affirme partout où les exclus protestent contre leur sort.

L’IRA aux élections ?

Elle a créé une section Dockers pour soutenir la lutte des manutentionnaires du port de Nouakchott, « qui vivent une autre forme d’esclavage, sans assistance sanitaire et avec des salaires de misère », explique Balla Touré, responsable des relations extérieures de l’association. Les grévistes de la Société nationale industrielle et minière (Snim) ont reçu son soutien lors de leur bras de fer de soixante-trois jours avec la direction au début de l’année.

Il n’est pas jusqu’au jeune Cheikh Mohamed Ould Mkheitir, condamné à mort pour apostasie le 24 décembre dernier, qui n’intéresse l’IRA. Le jeune comptable de Nouadhibou avait été arrêté pour avoir publié un texte en arabe sur Facebook intitulé « La religion, la religiosité et les forgerons », dans lequel il dénonçait la société de castes qui prévaut en Mauritanie. Balla Touré estime que c’est son appartenance à la caste inférieure des forgerons qui explique l’extrême sévérité des juges car, dit-il, « certains imams disent bien pire sans encourir le moindre reproche ».

Esclaves, Haratines, Négro-Mauritaniens, travailleurs, forgerons : l’IRA est manifestement en train de se constituer un fonds de commerce politique avec « les damnés » de la Mauritanie. Ira-telle jusqu’à se muer en parti et à se présenter aux prochaines élections ? « Nous y pensons », répond Balla Touré. D’après plusieurs observateurs, l’élan est donné, mais il pourrait tourner court si Biram cédait aux réflexes autocratiques qui l’ont déjà isolé de sa base par le passé. Par exemple, quand il avait décidé en 2012, contre l’avis de l’IRA-France, de brûler en public des traités de l’islam malékite défendant l’esclavage. Le pire ennemi de Biram pourrait bien être Biram.

Alain Faujas

Crédit source: cridem.org

Biram absent, l’esclavage se porte bien.

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Avec l’emprisonnement de Biram Ould Dah est lauréat du prix 2013 des droits de l’homme des Nations unies, la question de l’esclavage est de moins en moins évoquée dans le pays. Il faut bien le reconnaitre, ni les gesticulations d’un Samory Ould Beye et encore moins, les actions ponctuelles de certaines organisations des droits de l’homme n’ont pu soutenir et entretenir le débat depuis que Biram a été écarté de la scène.

Au-delà de la virulence du verbe, de la radicalité du propos et de la hargne dans la « déconstruction du système » pour laquelle il a toujours œuvré, Biram mérite un véritable coup de chapeau. Nonobstant certains errements, sa trajectoire personnelle suffit, à elle seule, pour mesurer le long chemin qu’il a dû parcourir pour en arriver là ! L’homme, s’il ne fait pas partie dorénavant des meilleurs d’entre nous pour ce sacre, est au moins l’un des hommes qui marqueront l’histoire et le futur de la Mauritanie, car on ne peut pas lui nier des qualités que beaucoup d’entre nous n’ont pas. Celles de croire en une chose et de l’assumer. Celle d’être convaincu d’une cause et de l´épouser dans le meilleur comme dans le pire des cas. Celle de se battre inlassablement pour cette cause, malgré ses faibles moyens et un environnement peu propice. Quel que soit son passé, Biram reste un homme qui a su apporter quelque chose dans la lutte contre les inégalités dans son pays. N’est-pas à cause, ou grâce à lui, que bien de ménages ont mis fin au travail de fillettes et de garçons dans des ménages ? Contrairement à la plupart d’entre nous, lui, au moins, croit en une chose et en fait sa cause.

Pour celle-ci, il semble disposé à tout. Y compris au pire.
On peut, certainement, spéculer sur ses engagements idéologiques et politiques antérieurs à l’IRA, sur ses rapports avec le régime de Ould Taya, ou sur certains aventures hasardeuses qu’il pourrait avoir commises mais aujourd’hui, après « le retour de la conscience », l’on ne peut lui reprocher aucune chose autre que celle qu’il rame à contre-courant du système qui nous dirige depuis toujours ! Pour nous qui le connaissons, Biram est ce volontaire, plein de fougue que l’on rencontre sur tous les fronts de la lutte contre les violations des droits de l’homme, notamment les pratiques esclavagistes dans notre pays. Il est ainsi le juste contraire de ces parrains d’ONGs cartables que l’on ne voit que quand il faut dénigrer un homme, stigmatiser une communauté ou faire valoir les combines obscurantistes et chauvines d’une machine étatique arrivée à bout ! Les « instrumentalisés » des droits de l’homme à la commande, qui sont apparus dernièrement sur la scène publique pour le critiquer, ne se font voir que quand les TDF permettant de décaisser le perdiem, le pourboire ou le financement du projet sont fins prêts. Ces vieux « retraités » et autres jeunes à l’aboi d’on ne sait quels services, phagocytant des moins initiés pour perpétuer leur vice qui pourrit les mœurs, corrompent la jeunesse et pervertissent les valeurs des droits de l’homme. Pire, ils ne sont jamais sur le véritable front de la défense des droits et des libertés. Pire encore, ils sont, le plus souvent, « le chien à aboyer » que dresse le système contre les victimes des violations des droits de l’homme et leurs défenseurs !

Quand on évoque un cas d’esclavage, ils rouspètent, crient, maquillent la vérité et crachent des formules toutes faites du genre « notre unité nationale est sacrée », « notre cohésion sociale est intouchable », oubliant de voir aussi qu’il incombait aux esclavagistes voire à l’Autorité publique, d’être aussi attentifs à ces choses, au même pied d’égalité que les véritables défenseurs des droits de l’homme qui dénoncent l’esclavage, la torture, la discrimination, le sexisme et l’obscurantisme religieux ! Jamais, nous n’avons rencontré ces « Têtes d’affiches » du mensonge dans un commissariat de police pour soutenir une victime de la torture.

Jamais on ne les a entendus dénoncer les dérives sectaires des forces de l’ordre contre les populations des quartiers précaires. Jamais on ne les a entendus évoquer les discriminations dont sont victimes les populations de certaines zones du pays, y compris même certains dans quartiers de Nouakchott. Jamais on ne les a vus sur le terrain, chez les esclaves présumés ou réels. Jamais, ils ne se sont déplacés pour voir comment sont « réinsérés » les anciens réfugiés parqués dans des villages, privés de leur état civil et de leurs terres traditionnelles par le fait d’une administration sans scrupule, ni vergogne. Jamais on ne les a entendus plaider pour que justice soit rendue aux exploités, aux veuves, orphelins et rescapés du passif humanitaire ! Jamais on ne les a entendus crier pour plus de justice, plus d’équité et plus de liberté dans le pays. Au contraire…

On peut haïr Biram jusqu’à le vouer aux gémonies, mais on ne pourra jamais dire qu’il n’est pas un vaillant fils de ce pays, car il lutte pour l’égalité des Mauritaniens, pour la justice et pour que la machine Mauritanie tourne pour le bonheur de tout le monde et non au détriment de la majorité du peuple.

Amar Ould Béjà

Crédit source: iramauritanie.org

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17-09-2015 08:29 – L’éditorial de Camara Seydi Moussa : La polémique Inal… et autres

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La Nouvelle Expression – Ces dernières semaines beaucoup de sujets brulants ont occupé les pages de notre presse : La fondation de la famille (ou fils) du Président, le dialogue ou monologue, et aussi les années de l’horreur (Inal et Oualata). Je reviendrais dans ce papier sur la polémique Inal et Oualata et dans laquelle s’était invité un certain Gaye qui pourrait m’intéresser dans un second papier, prochainement.

Je ne suis pas polémiste, surtout si la polémique est portée par des faibles et dans une certaine inconséquence ; et quand on sait que le (ou les) porteur(s) de sujet à polémique est un champion de la distraction ou qui réfléchi au premier degré de l’époque de Lucie alors qu’on est en 2015.

Loin de moi tout propos de nature à soutenir une partie contre une autre, c’est-à-dire une victime comme l’auteur de l’enfer d’INAL et une supposée victime qui sort de son mutisme après deux décennies. C’est son choix, il faut le respecter et je compatis avec sa souffrance.

Mais là où je pense utile de réagir comme tant d’autres personnes c’est quand cette victime du camp de la honte humaine traitent les pèlerins d’Inal de vulgaires cinéastes ou réalisateurs, en déclarant que «Biram m’a demandé de venir avec lui à Inal, j’ai refusé car il voulait m’utiliser dans un film qu’il va présenter à Génève »

C’est un mensonge grotesque. Monsieur, un peu de respect pour la conviction et la détermination de l’équipe d’Inal 1 comme celle d’Inal2 ou de Sorimalé…. Si vous avez été torturé, embastillé, il faut dire que vous avez appris de vos tortionnaires la cruauté. Cette façon de banaliser le combat de tes compagnons d’infortune et autres orphelins et militants à la recherche de la vérité pour une Mauritanie juste nous renseigne sur vos motivations et votre personnalité. Un film pour être projeté à Genève ! Quelle légèreté qui dénote de votre manque de mise à jour par rapport à notre monde actuel et surtout les documents produits sur les horreurs passées dans ce camp et d’autres sinistres lieux de la Mauritanie.

Ressaisissez-vous en commençant par vous respecter et penser réellement à l’horreur que vous avez subi. Si c’en était une !

Monsieur Biram Dah Abeid, pensionnaire aujourd’hui de la prison d’Aleg, n’avait pas besoin de vous et de votre présence à Inal et surtout pas besoin d’un film pour étayer les récits de ce que les martyrs d’Inal (et les autres) ont subi. Cher monsieur, dites la vérité aux Mauritaniens. Les Mauritaniens ont trop le mensonge mal pensé et mal monté, ils veulent maintenant un minimum de vérité. Et la vérité est que c’est vous qui êtes venu voir Biram en 2010 ; tout comme vous êtes venu me voir, moi aussi, avec votre ami après mon édito sur le Général Meguet…

Vous êtes venu voir Biram pour lui demander de vous soutenir dans votre récit « Inalesque » qui ne demandait qu’à vous croire – même sur parole – vous a rétorqué ceci : « Vous ne nous avez pas présenté des preuves de ce que vous soutenez, mais nous vous suggérons de faire connaitre votre histoire aux Mauritaniens en convoquant une conférence de presse. Pour cela nous sommes disposés à vous aider à réunir la presse ». Ce sont là les paroles de Biram.

Depuis lors, vous avez disparu, car n’ayant pas eu le courage, à l’époque, de convoquer cette conférence, à moins que ce ne soit vos conseillers qui vous ont suggéré de procéder par cette manière. C’était en 2010. En tout cas, vous êtes le seul à connaître les raisons de votre refus de faire connaitre votre histoire ; tout comme vous êtes le seul à savoir pourquoi vous avez disparu depuis! Vous êtes réapparu chez Biram après sa sortie de prison en 2013 et vous êtes restés longtemps avec lui pour parler de tout et de rien. Voilà la vérité sur la partie de la polémique Inal concernant Biram.

Pour le reste, que vous ayez été à Inal comme prisonnier pour ne le dire que 25 ans après, cela vous engage ; mais chercher à ternir l’initiative des pèlerins d’INAL, c’est une mission sans issue, si telle est, bien entendu, votre mission. En tout cas, si c’est la personne de Biram que vous visez, sachez que le club grandit de jour en jour et comme on dit dans le jargon : « Quand on veut éteindre un feu sur la mer avec sa bouche… il faut beaucoup d’effort ».

A Inal où j’étais, comme le Pr Soumaré, Wediaa ou Balla, vous pouvez raconter votre histoire de film de Genève dans des salons que vous savez mais de grâce pensez aux victimes et orphelins qui ont initié ce pèlerinage et fait le déplacement.

Inal où j’ai produit deux reportages et deux éditoriaux était pour nous un courage de conviction, de détermination face aux bourreaux et ennemis de la Mauritanie juste. Que les gens comme vous sachent une fois pour toute que notre combat ne se fera pas à Genève ni par les biais de films. Ce combat se fera sur le terrain et en temps opportun et non deux décennies après les faits pour ne pas tomber dans la vérité coranique de la sourate « les hypocrites». Pour la Mauritanie nous travaillons car c’est par elle que nous existons.

Toutes mes excuses à mes lecteurs : j’ai honte car je n’ai pas l’habitude de tirer sur les ambulances. Mais à Monsieur Gaye Elhadj concernant l’affaire Tène (je reviendrais). Vous savez cher Monsieur, il y a un idéal dans la vie auquel n’importe qui doit souscrire… il faut accepter d’être ce que vous êtes et avancer la tête haute dans sa sphère d’évolution en tant qu’humain qui s’assume. C’est un remède contre la manipulation et… la frousse.

Camara Seydi Moussa

Crédit source: cridem.org

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12-09-2015 21:45 – Une dame dénonce le trafic d’être humains et les viols subis par les mauritaniennes en Arabie Saoudite

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De retour d’Arabie Saoudite ce vendredi à 3 heures du matin, Salka a dénoncé un trafic d’êtres humains auxquelles se livrent d’obscures agences de recrutement de domestiques basées à Nouakchott.

«Nous (les bonnes recrutées et envoyées récemment en Arabie Saoudite) avons signé des contrats en tant que bonnes domestiques et nous en sommes fières, nous ne sommes pas des femmes qui font commerce de leurs corps. Les gérants d’agences qui nous ont envoyées en Arabie nous avaient en réalité vendues, cela à notre insu », dit-elle en substance.

Salké a également dénoncé les maltraitances dont elle et ses compagnons d’infortune ont été victimes : «Nos bourreaux saoudiens nous ont violées, battues», affirme-t-elle en substance. Elle a estimé que ces derniers sont en vérité des impies et non des musulmans.

Enfin, elle a appelé l’Etat à punir les soi-disant gérants des agences de recrutement de bonnes qui en réalité se livrent à un trafic d’êtres humains. Rappelons que Salké et les autres bonnes envoyées récemment en Arabie Saoudite doivent leur salut aux militants abolitionnistes qui ont poussé les autorités saoudiennes à agir et à rapatrier les dames.

SC
(©Cridem/ 12 Septembre 2015)

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Drôle de dialogue :Les sables sont mouvants mais Tout est en équilibre… !!!

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Apparemment ces jours-ci , chez le « Mauritanien », on s’essaie au nom du dialogue pour un dialogue de nom. Il semblerait que presque tous ceux qui palabrent au nom de ce dialogue de nom, sont attachés à la personne du Raïs, mais divergent sur la nature et le partage du « BUTIN ». S’il y’a vraiment dialogue, s’il serait Tout sauf NATIONAL et INCLUSIF.
Il serait plutôt une conclave des soutiens du président qui a tout fait pour maintenir une opposition classique (FNDU) dans un cadre légal et piégé. Une opposition dite institutionnalisée ne peut s’éviter d’être contrôlée à distance.
Tous les moyens de pression qu’une opposition sérieuse et engagée doit avoir, sont en partie convenus avec le pouvoir en place. Une opposition qui boycotte mais s’entretient en même temps dans l’organe lucratif et reconnu par son statut, basé sur une direction tournante. La mouvance présidentielle est satisfaite d’une opposition qui évite la pression par la rue, mais fait de la « politique intra-muros » dans l’opposition classique. Cette derniere passe beaucoup de temps en manoeuvres à se faire incarnée par une figure, et quelques sorties seulement via des communiqués du « sur place ».
Vous imaginez une marche hebdomadaire de cette opposition dite institutionnalisée contre le péril multidimensionnel qui menace « l’élément NATIONAL »..???
Notre opposition classique paraît comme un régime à côté de l’autre et on dirait qu’ils sont dans un Jeu non compris par les non-avertis, où Vouloir le Changement est dit partout, mais tout tourne dans les discours sans actions concrètes sur le terrain à long terme.
Si c’était leur véritable dialogue au final, c’est-à-dire ayant le consensus que chacun respecte le régime de l’autre en attendant et pour le reste, on meuble par les discours plus ou moins balisés.

Des dialogues, mais pas d’un DIALOGUE de ce NOM.

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Melchior Ndadaye le Burundais, l’espoir crashé d’une démocratie.

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Il était une fois au Burundi, un homme politique qui incarnait l’espoir d’une démocratisation de « l’élément politique », fut assassiné par les extrémistes ne supportant pas l’ordre juste de la majorité sur la minorité.

Monsieur Melchior Ndadaye issu du groupe ethnique majoritaire Hutu, fut le premier président élu démocratiquement du Burundi le 1er juin 1993. Jusqu’alors ce pays était dirigé par la petite minorité Tutsi qui avait la mainmise sur l’armée depuis l’indépendance. La majorité Hutu avait été victime d’un acharnement des autorités étatiques au cours des différents affrontements inter-ethniques causant l’exil vers les pays voisins. C’est ainsi, Monsieur Melchior Ndadaye avait connu l’exil au Rwanda d’où il effectua une partie de ses études et tout en s’initiant au militantisme politique.

Après l’arrivée au pouvoir du gentleman et visionnaire Pierre Buyaya, le Tutsi, les pourparlers marathon s’étaient soldés par des accords permettant les élections présidentielles de juin 1993.

Ces dernières furent gagnées largement (64,79%) par le parti d’opposition de Melchior Ndadaye dont le slogan était le CHANGEMENT très mal interprété par certains milieux Tutsi qui admettaient difficilement l’arrivée d’un Hutu au sommet de l’Etat. Le candidat du pouvoir en place, le major Buyaya accepta dignement le verdict des urnes, et le processus électoral avait été salué par le monde entier.
Le nouveau président élu avait été investi le 10 Juillet 1993 et quelques semaines après, un premier complot de coup d’État contre les nouvelles autorités avait été démantelé. Il est à noter que le président Ndadaye et ses compagnons politiques tenaient beaucoup à soigner l’élément ethnique en nommant une femme (Sylvie Kinigi) premier ministre issue de la minorité Tutsi. Cet nouvel ordre démocratique naissant avait été fauché par certains éléments extrémistes de l’armée toujours dominée par la minorité Tutsi. En effet le 21 octobre 1993, le président Melchior Ndadaye et plusieurs cadors de son régime avaient été arrêtés, torturés et exécutés froidement. Ainsi 102 jours seulement après son élection franche et porteuse d’un espoir d’une normalisation politique , ce monsieur, ex-cadre banquier avait été victime d’un énième épisode de la violence politique qu’avait connu le Burundi. L’élimination de Melchior Ndadaye avait provoqué une vague de violence entre la majorité Hutu, son ethnie et la minorité Tutsi dont sont issus les auteurs du coup d’État sanguinaire.
C’est ainsi que le destin de cet homme exceptionnel ayant une conscience politique en avance sur son époque, s’acheva. Il avait tout juste 40 ans et croyait au CHANGEMENT des mentalités rétrogrades, des références tribalistes, ethniques, primitives et féodales, pour l’exercice du pouvoir dépoussiéré de tout ethnicisme. Nous espérons que familiariser cette histoire douloureuse de nos pays, peut être une source de bonne inspiration pour ceux qui nous dirigent et vont nous diriger demain. Le passé est une Grande Leçon pour les CONSCIENCIEUX, donc soyons conscients alors.

Aujourd’hui en 2015, ce même Burundi dirigé par l’actuel président Nkuriziza qui piétine l’ordre constitutionnel pour rester au pouvoir, est toujours hanté par les vieux démons de la violence politique.

L’Afrique ou l’Homme africain aspirera au développement économique éternellement, si l’élément politique et la nature de sa direction ne sont pas repensés sur d’autres références mettant en vue les compétences et les intelligences de nos Hommes visionnaires en-dehors de tout déterminisme ethniciste. Concevoir l’ordre étatique sous l’angle primitif de sa tribu ne peut conduire qu’aux affrontements inter-ethniques sur le matériel et l’immatériel.
La facilité consistant à pointer l’ingérence et la manipulation des forces étrangères dans nos affaires, n’est qu’un raccourci infect, car s’il y a manipulation, il faut bien des esprits lésés ou humiliés donc disposés à la manipulation.
Quand d’autres ont compris que ce sont les agissements et les compétences qui font les Hommes Valeureux, nous pensons que ce sont les Noms de familles, d’ethnies, de tribus et de clans qui garantissent L’HONNEUR ET LA DIGNITÉ, en tout LE DROIT D’ÊTRE.

Éléments biographiques tirés de l’emblématique émission d’Alain FOKA, Archives d’Afrique sur RFI.

SoninkIdees-J’ose by K.S

06-09-2015 23:13 – Le FNDU ne participera pas au dialogue prévu au 7 septembre

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Le Forum national pour la démocratie et l’unité (FNDU) a affirmé ce dimanche 6 septembre qu’il ne participera pas au dialogue prévu ce lundi 7 septembre.

Le FNDU l’a fait savoir par la voix de son président maître Maroufa Diabira qui s’est exprimé dans le cadre d’une conférence qui a eu lieu à l’Ancienne maison des jeunes.

La raison du boycott est lié au refus du pouvoir de souscrire à un dialogue sincère, a dit en substance maître Diabira, avant de rappeler que «la règle de base de tout dialogue est l’accord préalable des parties sur son format, son contenu et son organisation».

Le président du Forum a déclaré qu’en « organisant la rencontre du 7 septembre, le pouvoir donne la preuve que la proclamation de son «engagement, sans réserve du processus du dialogue» dans la lettre du 11 août 2015 du ministre secrétaire général de la Présidence n’était pas sincère, mais reflète plutôt un jeu politicien».
M. Diabira a également affirmé qu’il «est temps que le président Aziz (qui a toujours soutenu qu’il n’y a pas de crise dans le pays) dise aux Mauritaniens quelles sont ses véritables intentions et motivations pour appeler, en ce moment, à un dialogue».
Il a laissé entendre que «dans la paix l’exigence du Forum national pour la démocratie et l’unité est le respect de la Constitution et la création des conditions pacifiques pour une alternance démocratique à la fin de son mandat (du mandat d’Aziz) en 2019».

Enfin maître Maroufa Diabira a affirmé que «ce que le FNDU attend aussi c’est la libération des prisonniers politiques et d’opinion, notamment Biram Dah Abeid, Brahim Bilal Ramdhane, président et vice-président de l’IRA ainsi que les personnes séquestrées pour leur opposition à l’accaparement des terres de Dar El Barka».

SC

©Cridem / 06 Septembre 2015

Crédit source: cridem.org

SoninkIdees-J’ose by K.S

11 Novembre 2014 – 7 Septembre 2015: 300 JOURS de kidnapping.

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Ce 7 Septembre 2015 correspond au 300 ème jour de l’arrestation de 3 leaders anti-esclavagistes et abolitionnistes, Biram Dah Abeid président d’IRA-mauritanie, Prix onusien 2013 pour son engagement, son vice-président Brahim Bilal Ramdhane et Djiby Sow élargi provisoirement pour raison sanitaire.

À l’occasion de ce décompte quotidien qui est la conséquence des agissements d’un ordre étatique inique et injuste, nous pensons spécialement aux familles de détenus qui supportent l’absence de leurs maris, pères et frères.  Surtout une pensée émouvante aux deux bébés nés quand leurs papas sont derrière les barreaux, ceux du président Biram et Djiby Sow.

Rétro: BIRAM, IRA et LES JUSTES… !!!

Un homme, une voi(e)x, un courage, une persévérance, une ouverture, un clivage, un objectif, un pacifisme, et  enfin un label aux IDÉAUX hors de toutes compromissions louches. C’est ainsi l’esprit de l’engagement du président d’IRA-mauritanie Biram DahAbeid entouré des milliers de militants et sympathisants connus ou anonymes  issus de toutes les communautés nationales et à l’international. La seule communauté de référence est celle des JUSTES. C’est pourquoi l’IRA même non reconnue officiellement vaincra à terme l’ordre étatique mauritanien entre les mains des forces multiformes aux intérêts convergents qui s’entretiennent dans l’INJUSTICE.

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