07-04-2015 09:54 – Encore un boy accusé de vol

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Abou Cissé – C’est devenu classique, ces manœuvres qui consistent à accuser les employés de larcin pour ne pas leur payer leur dû. C’est la mésaventure que vivrait aujourd’hui le jeune Harouna Diallo, boy de son état et accusé à son dix-septième jour de travail de vol par une fille de la famille.

Mais le pauvre a juré sur tous les Saints, sur ses ancêtres à Boghé qu’il est innocent de l’accusation portée contre lui. Harouna avait reçu, pendant moins de cinq minutes dira-t-il, son ami, Amadou Yéro Bâ qu’il n’a pas vu depuis des années.

Aussitôt que son ami tourna les talons et quitta la maison, la fille de ses patrons s’écria et déclara que Harouna venait de lui voler son téléphone et qu’il l’a remis à son ami. Etonné, Harouna lui demande puisqu’elle l’a vit remettre le téléphone à son ami, pourquoi ne l’a-t-elle pas dénoncé aussitôt ce qui aurait permis de les prendre en flagrant délit ?

Bouleversé par une telle accusation, Harouna fut transporté vers les limbes philosophiques où seules les émotions fortes permettent d’atteindre les sommets. Il apostropha la famille accusatrice et leur dit que tout cela est un vilain montage destiné seulement à ne pas lui payer son salaire et que cette histoire n’est que le fruit de leur esprit malade de mauvais êtres-humains et que la justice divine les atteindra.

Pour lui, ce n’est pas une menace mais un rappel de la sentence d’Allah (SWT) contre ceux qui accusent injustement leur frère et sœur de religion sans preuves. Et de souligner que personne en fait ne connaît la profondeur des âmes plus qu’Allah le Créateur des Univers et que tout ce qui brille n’est pas de l’or, tout sourire n’est pas le signe d’amitié, toute gentillesse le reflet de la morale intrinsèque. Ce flot, il l’avait lâché, tremblant de colère au Commissariat de Teyarett 2 où l’affaire tomba.

Harouna convoqua son ami qui semblait plus bouleversé que lui par l’accusation. Très en colère, Amadou Yéro Bâ dira à la fille et à sa famille que cette histoire ne repose sur aucune vérité et leur demanda de craindre Allah. La pugnacité et l’aspect outré des deux jeunes peulhs semblaient sincères. Beaucoup de personnes présentes au Commissariat et qui furent le témoin des déclarations étaient de moins en moins convaincues de l’accusation.

Les deux jeunes furent néanmoins déferrés au Parquet de la République auprès du Tribunal de Nouakchott, l’Empire Islamique des Sables. La fille accompagnée de toute la famille, même une fillette de 6 ans se rendit au Parquet de la République ce jour là. Les deux jeunes nièrent de plus belle les accusations devant le Procureur de la République et le juge d’instruction du 5ème cabinet qui hérita du dossier.

La faiblesse des arguments de la plaignante et l’absence de preuves poussèrent le juge à libérer Harouna et son ami sous contrôle judiciaire. Ils devront émarger deux fois par semaine au Commissariat de Teyarett 2 jusqu’à l’issue finale du dossier. Pour son salaire, Harouna a déclaré qu’il s’agit-là d’une autre affaire. Affaire à suivre.

Abou Cissé

Source crédit:cridem.org

SoninkIdees-J’ose

Un cri osé… !!!

Une certitude d’une courte expérience d’observateur :

Ceux qui croient en droit de considérer leurs privilèges matériels et immatériels comme la source principale de Tout Bien Divin à l’endroit du groupe, admettent facilement celui qui ose quémander une miette auprès de leur condescendance obsessionnelle. Par contre, ils salissent et répugnent ceux qui veulent exercer leur Droit Inaliénable d’Homme Libre de naissance. Leur credo ; il est de loin préférable l’homme pleurant sur son sort admis injustement par le groupe, qu’un autre agissant librement en Être doté d’honneur et de dignité même considérés comme indignes de sa case sociale et déterministe.
Ce qui peut se résumer, admettre l’autre mais autrement et sur d’autres référentiels qui ne bousculent pas l’ordre social établi. La surdité face à la Vérité est l’un des descriptifs d’une société des non-droits et non-dits.

SoninkIdees-J’ose

07-04-2015 05:00 – Forces Armées et de Sécurité : Faut-il encore les appeler ainsi ?

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Mauriweb – Les dernières promotions au grade de Général me donnent l’occasion de faire le point sur la situation de l’effectif des généraux depuis l’introduction de ce grade dans les Forces Armées et de Sécurité. 

Cette situation d’effectif est facile à faire puisqu’il me suffit tout simplement de vous donner la liste de tous les Généraux en activité. Elle est faite dans le désordre mais je crois que le compte y est.

Liste des Généraux en activité :

1. Mohamed Cheikh Ould Ghazouani

2. Félix Négri

3. Mohamed Ould Megett

4. Ghoulam Ould Mohamed

5. Mohamed Ould Hadi

6. Hanene Ould Sidi

7. Dah Ould El Mamy

8. Mohamed Ould Mohamed Znagui

9. Mesgharou Ould Sidi

10. Mohamed Cheikh Ould El Bourour

11. Sultane Ould Mohamed Souad

12. Abdallahi Ould Ahmed Aicha

13. Mohameden Ould Bilal

14. Lebatt Ould Mayouf

15. Moctar Ould Bollé

16. Habiboullah Ould Nah

17. Mohamed Salem Ould Ahmed Salem

Ils sont donc 16 Hassanophones pour 1 seul puularophone, le Général Félix Négri qui fait figure de rescapé. Le 31 décembre 2015, date de départ à la retraite de Félix Négri, puisqu’il n’a pas été promu au bout de 2 ans dans son grade, les Forces Armées et de Sécurité ne compteront plus, dans leurs différents commandements, d’africains mauritaniens. 

Les rangs de ces derniers se sont tellement éclaircis qu’il faut maintenant une grosse loupe pour repérer les Colonels Hacen Koné (Gendarmerie Nationale), notre Attaché Militaire à Bamako, et le Colonel Boubacar Keita (Armée Nationale), occupant un poste subalterne à l’Inspection Générale des FAS, qui pourront prétendre à un avancement pour ce grade. 

Parmi les hassanophones, ils ne sont que deux Haratines, les Généraux Ghoulam Ould Mohamed et Mohameden Ould Bilal, malgré la forte présence de cette frange de la population dans les Forces Armées et de Sécurité. C’est d’ailleurs une modification de la loi qui a permis au Colonel Mohameden Ould Bilal, avec le Colonel Mohamed Salem Ould Ahmed Salem, d’accéder au grade supérieur le jeudi passé. En effet, le règlement interdisait à un officier atteint par la retraite mais maintenu en activité, généralement pour 2 ans encore, c’est le cas de Ould Bilal, d’accéder au grade supérieur.

La disparition du Commandement des Forces Armées et de Sécurité des cadres africains mauritaniens était programmée. Depuis le milieu des années 80, à partir du régime de Maaouya Ould Sid Ahmed Taya, leur présence dans les listes d’admis au brevet de Capitaine s’était faite rare. Puis vinrent les purges successives qui vidèrent presque la totalité des autres restants. Il faut ajouter à cela les politiques ciblées de recrutement au grade d’officier pour que le tableau soit à peu près complet. Certains Corps, comme celui de la Garde Nationale, ne compte déjà plus d’officiers supérieurs de cette catégorie de la population dans ses rangs.

La très faible représentativité des Haratines dans le Commandement est due quant à elle à une politique d’injustice vis-à-vis de cette frange qui, très présente à la base de la pyramide, voit ses représentants de plus en plus rares au fur et à mesure qu’ils évoluent vers son sommet. Au point que l’on est en droit de se demander si, aujourd’hui, l’on ne doit pas changer l’appellation « Forces Armées et de Sécurité» par « Forces Armées Maures». Au moins là les choses deviennent très claires !

Ahmed Jiddou ALY 

Source crédit :cridem.org

Soninkidees-J’ose

07-04-2015 12:33 – Communiqué de presse de l’Ambassade des Etas-Unis

Ambassade Etas-Unis – Les Etats-Unis se félicitent des mesures prises récemment pour mettre en œuvre la Feuille de Route pour l’Eradication des Formes Contemporaines de l’Esclavage, y compris la Fatwa de la Ligue des Oulémas émise le 30 mars et les amendements proposés par le Gouvernement à la loi n° 2007-048 sur l’esclavage le 2 Avril.

Nous attendons la décision de l’instance judiciaire relative à l’appel introduit par Biram Ould Dah Ould Abeid, Président de l’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA), le Vice-président d’IRA Brahim Bilal Ramdhane, et Djiby Sow, Président de Kawtal et Yelitaare.

Nous demandons une fois de plus à la Cour d’Appel de bien vouloir examiner à la fois les condamnations et les peines sans délai, et de traiter ces cas importants d’une manière équitable, impartiale et transparente.

Les Etats-Unis demeurent engagés à poursuivre leur soutien aux efforts du gouvernement mauritanien et à la société civile pour éliminer l’esclavage et ses séquelles en Mauritanie, ce qui doit être un effort soutenu et collectif du gouvernement, des chefs religieux, de l’application de la loi, des responsables judiciaires, des chefs traditionnels et des dirigeants de la société civile ainsi que de tous les Mauritaniens.

Source crédit :cridem.org

Soninkidees-J’ose

06-04-2015 11:54 – IRA : Réponse à l’Association des Uléma de Mauritanie

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IRA-Mauritanie – L’Association des Uléma de Mauritanie a rendu publique une déclaration diffusée sur l’ensemble des médias nationaux le 31 mars 2015 dans laquelle elle affirmait que« l’esclavage est considéré comme illicite à partir d’aujourd’hui ».

Parmi les justifications avancées par cette association, les Uléma citaient la Fatwa émise en 1981 et sur laquelle fut fondée la décision des autorités mauritaniennes de l’époque d’abolir l’esclavage. L’Association évoquait aussi « les conditions actuelles du pays et sa situation sociale… » ainsi que la possibilité donnée par la loi aux Autorités d’exproprier les maîtres en confisquant leurs esclaves en vue de les libérer.

Dans son commentaire de cette déclaration, le secrétaire général adjoint de l’Association, Monsieur Cheikh Ould Saleh, a nié la présence de défenseurs des Droits de l’Homme dans les prisons de Mauritanie en nous qualifiant de « criminels qui vendent des mensonges aux organisations internationales » et a nié catégoriquement l’existence de l’esclavage en Mauritanie.

Les militants d’IRA ainsi que sa direction maintenue derrière les barreaux de la prison d’Aleg suite à sa dénonciation vigoureuse mais toujours pacifique des pratiques esclavagistes dans les villes et les campagnes de Mauritanie prennent connaissance de cette déclaration empreinte de confusion et de lâcheté, et tiennent à énoncer les observations suivantes:

1- La déclaration affirme que le renoncement aux pratiques esclavagistes ne vaut pas remise en cause de l’origine historique de l’esclavage. Ce renoncement ne serait pas, non plus, intervenu par compassion avec les victimes ni pour réparation des préjudices qu’elles avaient subis.

Ce renoncement intervient pour des raisons purement politiques. Il répond à la sollicitation d’un l’Etat qui a toujours défendu les esclavagistes contre l’application de la loi 2007/048 et qui se trouve, maintenant, sous les coups de boutoir d’IRA et de l’opinion internationale qu’elle a su mobiliser, obligé de convoquer les « Uléma de Banava* » pour redorer son blason et l’aider à se présenter sous un meilleur jour avant la reprise des négociations de pêche avec les Européens.

2- Dans leur déclaration, les Uléma n’ont avancé aucune justification expliquant pourquoi l’esclavage était licite hier et est devenu illicite aujourd’hui. Cela signifie-t-il que la castration des hommes esclaves et le viol des femmes esclaves, quelques-unes des pratiques esclavagistes notoires, étaient hier licites? Quelle est donc cette image désastreuse que les « Uléma de Banava » tiennent à donner de notre sainte religion seulement pour plaire à leurs maîtres du moment et pourvoyeurs de leurs prébendes indues?

3- La Fetwa de 1981, qui semble fonder l’alinéa 2 de la déclaration des « Uléma de Banava », somme l’Etat de dédommager les maîtres d’esclaves du préjudice de la perte de leur « propriété ». Quid de cette disposition? Sommes-nous devant ce qui ressemble, simplement, à l’adaptation de cette Fatwa de 1981 à la situation nouvelle créée par l’intensification de la lutte des esclaves et des anti-esclavagistes?

On se demande bien qui, entre les militants de Droits de l’Homme et les « Uléma de Banava », peut être taxé de « marchandage ». Qui est en train de louvoyer? Nous, ou bien l’Etat qui rechigne à mettre en œuvre la feuille de route que lui a imposée l’ONU depuis 2009 ? Nous ou les « Uléma de Banava » qui, à en croire leur secrétaire général adjoint, attendaient « les conditions adéquates »

Notre soi disant « marchandage » ou « monnayage » avec la cause de l’esclavage nous ont conduits derrière les barreaux avec tarissement de toutes nos sources de revenus et bannissement systématique de toutes les fonctions de l’Etat. Nous serions alors de biens piètres «marchands »! Pour le moment ce sont bien les « Uléma de Banava » qui récoltent les royalties de l’esclavage.

Ce sont eux qu’on convoque moyennant grasses rétributions (indemnités, titres fonciers, voyages d’études…), pour légaliser les mesures que l’Etat se trouve contraint de prendre.

4- Les esclaves de Mauritanie ainsi que leurs défenseurs apprécient les prises de position courageuses des rares personnalités religieuses qui ont osé braver la chape de plomb que maintiennent les « Uléma de Banava » sur la production intellectuelle de ce pays. Nous voudrions citer ici les textes du penseur musulman Mohamed Lemine Eshinguity ainsi que la Fatwa émise ces jours-ci par l’érudit Cheikh Ahmed Jiddou Ould Ahmed Bahi, 

Nous voudrions ici remercier l’Union européenne, le Haut-commissariat de l’ONU aux Droits de l’Homme et l’ambassade des Etats-Unis pour avoir obligé le régime vénal qui nous gouverne à arracher cette timide déclaration des « Uléma de Banava ». 

A la face du monde entier, nous réaffirmons que l’esclavage en Mauritanie n’a jamais été licite, ni légal ni légitime. Considérer qu’il est « devenu illicite à partir d’aujourd’hui  » est une insulte à la dignité et à l’intelligence des hommes.

Il serait bien plus préférable pour nos autorités d’ouvrir une large concertation autour de cette question et d’y inviter les défenseurs des Droits de l’Homme sincères, les uléma éclairés et toutes les parties prenantes pour élaborer de vraies propositions capables de réparer les injustices et de jeter les bases d’un avenir meilleur pour que les Mauritaniens goûtent, en fin, à la liberté, à la justice et à l’égalité. 

La Commission de communication

Le 06/avril/2015

Source crédit :cridem.org

Soninkidees-J’ose

Un cri osé… !!!

Le mauritanien face à la Vérité: les prières canoniques en groupe au quotidien servent-elles finalement…. ???
Le réveil des Ulémas…. !!!

Seule la vérité force et acquiert le consensus à terme. L’intérêt matériel et immatériel du Moi, ne peut être érigé comme la norme éternellement, même sous couverture religieuse. Tout ce qui s’organise et s’installe par l’injustice et la tromperie, porte intrinsèquement les dispositions de sa décadence à coup sûr. Ma famille ou ma parenté ne peut être une référence principale quand il s’agit de parler du/pour Peuple.Dans nos contrées, les intérêts partisans sont souvent source de discorde et d’entorse au Bien collectif. #croisé

Soninkidees-J’ose

05-04-2015 07:00 – Messaoud ould Boulkheir évoque le dialogue, la constitution et l’avenir du président Aziz 

Saharamédias – Le président de l’APP et président en exercice de la coalition pour une alternance pacifique au pouvoir, Messaoud O. Boulkheir a critiqué ce qu’il a appelé la tentative de l’écarter du dialogue prévu entre le pouvoir et le forum national pour la démocratie et l’unité.

Ould Boulkheir qui s’exprimait samedi lors d’un meeting à Dar Naim a précisé que l’APP et la CAP ne sauraient être ignorées dans un dialogue qui doit débattre de l’avenir de laMauritanie.

Le président de l’APP a réaffirmé de nouveau que son parti demeurait un parti d’opposition et que lui demeurait un opposant au président Mohamed ould Abdel Aziz.

Il a ajouté que son rapprochement avec le président Aziz n’avait aucun cachet personnel mais qu’il était fait dans l’intérêt de la Mauritanie. « Ould Abdel Azizpartira a encore dit Messaoud, ceux qui viendront après lui partiront comme sont partis ceux qui les ont précédés. »
A propos de la constitution le président de l’APP a dit, à propos des contours de celle-ci, qu’elle doit permettre la construction d’un état de justice, de droit et d’égalité entre toutes les composantes de cette nation.

« Nous devons œuvrer à la mise en place d’une constitution qui oblige le chef de l’état à rendre compte au peuple qui peut le traduire en justice. » 

Source crédit: cridem.org

Soninkidees-J’ose

05-04-2015 01:30 – L’UNEM : les arguments avancés par le ministre pour annuler les bourses ne sont pas convaincants

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Sahara Medias – L’union des étudiants de Mauritanie (UNEM), a rejeté aujourd’hui samedi les arguments invoqués par le ministre de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique pour annuler les travaux de la commission nationale des bourses.

Dans un communiqué publié aujourd’hui, l’UNEM rejette la mise en cause des acquis des étudiants et appelle plutôt à leur renforcement. Il s’est déclaré disposé à entreprendre des actions afin de défendre ces acquis et les préserver sans en déterminer la nature.

L’union demande enfin la généralisation des bourses à tous les étudiants et l’utilisation de la totalité de l’enveloppe allouée aux bourses.

Source crédit :cridem.org

Soninkidees-J’ose

24-03-2015 06:30 – Conseil Représentatif des Soninko de Mauritanie : Déclaration

 CRSM – Le 29 mars 2014 s’est tenue à la case une assemblée générale regroupant des soninko toutes appartenances politiques confondues. Cette Assemblée générale a mis en place une commission qui a élaboré un document intitulé,«pour une redéfinition équitable du pacte fondateur de notre nation en construction» qui quelques mois après a été soumis à cette même AG pour validation et ventilation. Ce qui fut fait.

Suite à cette assemblée est crée le Conseil Représentatif des Soninko de Mauritanie. Après avoir publié à un communiqué de solidarité et de soutien aux défenseurs des droits humains, Biram Dah Abeid, Brahim Bilal Ramdhane, Djiby Sow et leurs compagnons arrêtés, jugés et condamnés dans des conditions que l’on sait. 

C’est alors que les éternels thuriféraires soninko de tous les pouvoirs se sont mis en branle. Ils ont multiplié des rencontres et réunions avant d’être reçus par le Président de la République. Ces suppôts du système ont depuis lors engagé une campagne grotesque de mensonge et de dénigrement dans l’unique but de mettre en mal le CRSM, la communauté soninké et le pouvoir en place.

Les réseaux sociaux font état depuis cette date d’une crise au sein des soninko. Au vu de cette situation le CRSM, fidèle à sa vision et à son ambition de mener à bien son combat pour une Mauritanie juste, démocratique et égalitaire, prend à témoin l’opinion et tient à préciser:

– qu’il n’a de problème avec personne en Mauritanie, encore moins avec un Soninké ou un groupe de Soninko ;

– qu’il s’élève contre le système de gouvernance de la Mauritanie ;

– qu’il continuera de défendre l’avenir de la Mauritanie et l’intérêt de tous ses citoyens, y compris ceux qui ne sont pas d’accord avec son discours et sa vision sur la marche actuelle du pays.

Pour dépasser cette situation, le CRSM demeure convaincu que seule la tenue des états généraux de la refondation de notre nation en construction permettra d’asseoir une Mauritanie plurielle, «décommunautarisée » et républicaine.

Nouakchott, le 19 03 2015
Commission de communication 

Source crédit: cridem.org

Soninkidees-J’ose

LA FIERTÉ SONINKAAXU EN QUESTIONS

Connu pour être le peuple qui dirigea l’empire du Ghana (wagadu) entre 5ème et 11ème siècle, les soninkos se trouvent principalement dans 4 pays Ouest-africains (La Mauritanie, Le Mali, LeSénégal et La Gambie).En dehors de ces pays d’origine, des fortes diasporas sont présentes dans plusieurs pays (En Europe, En Amérique et En Afrique centrale). Islamisés depuis plusieurs siècles, les soninkos s’accrochent à leurs coutumes et traditions ancestrales qui régissent leur vivre-ensemble.
Par ce fait, dans l’imaginaire collectif soninké, on peut constater une fierté quasi hautaine par la qualité d’être soninke.Notre modeste travail de réflexion consistera de disséquer cette fierté Soninkaaxu dans son aspect culturel, social-politique et religieux.

Nous tenterons d’apporter un éclairage réfléchi sur certains termes (promouvoir la culture, le mariage, la solidarité et la fraternité) et leurs réalités concrètes dans la société soninké. A la naissance d’un bébé soninké, nos félicitations et nos salutations vont aux parents avec passion et dévouement. Au jour du baptême du bébé, notre invocation-prière la plus répandue à l’endroit du nouveau-né et ses parents est la suivante : Qu’Allah le rende meilleur que ses parents dans le bien évidemment.. !!! Dans l’imaginaire collectif soninké, cette prière porte l’espérance que le nouveau-né soit fraternel, respectueux, solidaire et en tout un bon soninké épousant son milieu passivement selon les règles, les us et les conditions en place. Cette logique de vouloir conditionner l’être humain dès son bas âge constitue les premiers jalons du système des castes. Quiconque comprend le système des castes, aura compris une grande partie de ladite fierté Soninkaaxu.Ce système se base sur une hiérarchisation bien entretenue des différents groupes qui composent les soninkos. Cette hiérarchisation sociale est perçue différemment selon le groupe auquel l’individu appartient. En effet l’individu peut la subir ou la faire subir aux autres. Dans ce cadre spécial se forment des groupes spécifiques où l’individu quel que soit ses capacités physiques et intellectuelles innées est soumis à un déterminisme par naissance selon les bonnes convenances Soninkaaxu.

Qui sont ces différents groupes qui forment ce système quasi divinisé par la fierté Soninkaaxu. ??? 
Nous distinguons 4 castes distinctes et nous verrons brièvement le détail de chacune d’elles et leurs places dans cette stratification sociale.

•        Les Horo ( les nobles féodaux selon les lieux)

Le système est conçu généralement par eux et fonctionne pour eux dans leur promotion de presque droit divin. Dans ce groupe, l’individu est né Horé et il s’arroge selon les bonnes convenances Soninkaaxu le pouvoir politique (chefferie traditionnelle voire plus). Il doit veiller sur le dispositif pour que le système perdure le plus longtemps possible. L’imaginaire sociologique et collectif de ce groupe veut et conditionne qu’il soit le meilleur dans bien des choses en tout lieu par rapport aux autres. Ils peuvent être identifiés par des noms de famille en fonction des espaces géographiques. A ce groupe, on peut assimiler les Mangou qui jouent des rôles d’intermédiaireDe nos jours, certaines familles issues de ce groupe s’enorgueillissent d’avoir des esclaves inconditionnels. Certaines personnes se considèrent comme les seules légitimes à occuper certaines positions honorifiques dans le milieu soninké.

•        Les Modini ( marabouts religieux)

Ce groupe tient un double rôle consistant à cautionner religieusement le bien fondé du système et ses travers et de bénéficier d’avantages par son statut. Le déterminisme par naissance cité plus haut veut qu’un individu de ce groupe soit l’instruit en sciences religieuses et le seul légitime quelque soit son niveau d’études à diriger certaines cérémonies religieuses ou autres.Anciennement les MODINI initient les membres de tous les groupes à l’instruction basique et élémentaire du savoir-faire (prières et autres) de l’islam. Par leur compréhension plus que discutable des principes juridiques de l’islam, ce clergé ethnique n’hésite pas à transposer la fierté-SONINKAAXU (les coutumes ancestrales soninkés) sur les préceptes de l’islam en adaptant ces derniers.

 •        Les Niaxamalani (griots, forgerons et autres)

Composé de plusieurs sous-groupe, ce groupe est sensé détenir la mémoire collective. Ces gens peuvent être des médiateurs sociaux efficaces pour régler les conflits à divers niveaux de la société , mais ils jouent aussi par leur statut un rôle complice pour le maintien du système.Ils estiment que toute ouverture à cette stratification sociale en place serait une régression par rapport au passé soi-disant glorieux de Soninkaaxu. Leur versant moderne se voit par le fait de vanter les fortunes de riches des différents groupes par rapport à leur alter ego moins généreux. Ce groupe est solidaire dans bien des cas avec les deux premiers groupes ( Horo et Modini).

•        Les Komo ( anciens esclaves et reconnus comme tels dans SONINKAAXU) 

Leur statut d’esclaves n’a aucune source islamique valable dans l’histoire ancienne comme récente des soninkos. Ils sont majoritaires presque dans toute entité de groupement soninké. Anciennement possédés par les Horo, les Modini et certains Niaxamalani à travers une exploitation esclavagiste, ces personnes sont les véritables victimes des clichés de la fierté-Soninkaaxu d’aujourd’hui. Le système est conçu contre eux et sur eux, et dans l’imaginaire collectif selon les bonnes convenances soninké, toute promotion dans tous les domaines serait illégitime pour eux. Ils sont bien vus par les autres, s’ils acceptent d’être d’éternels subalternes prédisposés à certains comportements peu enviables (danses, langages vulgaires et autres). Des nos jours l’exploitation esclavagiste n’existe pas dans les faits mais par des séquelles tenaces, les Komo sont liés très souvent à des familles d’anciens maitres qui semblent entretenir leur fierté d’antan.Les KOMO se sont émancipés économiquement et intellectuellement dans le monde moderne devenu un gros village, mais le système Fierté-Soninkaaxu continue d’exercer une influence négative rappelant leur passé et leur statut d’inférieur. En effet cela est marqué par les relations coutumières appelées Laadalamaxu qui organisent tous les rapports sociaux et politiques dans le milieu soninké.Toutes pensées et réflexions qui osent mettre en question ce dispositif vicieux sont taxées de malveillantes à l’endroit de Soninkaaxu.

À ce groupe Komo, on peut rajouter un sous-groupe appelé Dionkourounko, et les personnes de ce sous-groupe se sentent supérieurs aux Komo anciens esclaves qui cultivaient pour les familles féodales. Certains membres du groupe sont marqués psychologiquement et n’osent même pas réfléchir sur le système qui les déprécie tant dans leur dignité humaine.

Après ce court descriptif qui résume à notre sens l’exercice concret de la Fierté-Soninkaaxu à travers les groupes composants, nous nous poserons les questions suivantes :

Comment peut-on promouvoir ce système Soninkaaxu décrit qui sélectionne les honneurs, les fiertés et les dignités de ses membres qui sont tous musulmans… ????? 

En toute sincérité, l’homme soninké s’accrochant à cette stratification sociale peut-il être humainement accompli et ouvert dans ce monde du 21ème siècle… ??? 

Quel sens donnons-nous aux termes Alliés, Solidaires, et Fraternels, si le mariage censé tisser et brasser les peuples du monde dans la paix est proscrit entre nos différents groupes d’une même ethnie… ????

De nos jours, les initiatives par tout type d’associations sont nombreuses dans Soninkara en tout lieu pour la promotion de la culture soninké. Le constat est que les actes réformateurs courageux sont rares pour revoir les rapports entre les différents groupes. On peut même assister à une réaffirmation de cette stratification sociale par certains cercles qui voient par là le socle de l’identité Soninkaaxu. Dans cette optique, promouvoir c’est faire comprendre aux membres de chaque groupe qu’ils doivent entretenir leurs statuts et le faire hériter à leurs descendances.Par une approche contraire, nous définissons « promouvoir Soninkaaxu » par tenir un discours de vérité à nous-mêmes pour construire des bases saines et justes sur lesquelles émergera un nouveau type de « soninké ». Ce nouveau soninké doit se libérer de toutes les convenances hypocrites et mensongères qui fixent le passé accidentel d’un individu stigmatisé à vie par générations.

Le passé d’un individu ou d’un peuple ne s’efface pas, mais il se discute et se critique pour reformer son présent afin d’espérer parfaire son futur.

 Promouvoir le Soninkaaxu en 2013, c’est revivifier la langue soninké, dénoncer les fiertés mal placées basées sur le déterminisme par naissance des uns par rapport aux autres et enfin travailler les mentalités des masses pour l’abandon des raccourcis langagiers qui portent atteinte aux dignités et blessent les consciences de certains parmi nous.
Faire en sorte que l’identité soninké puisse épouser la dignité de l’espèce humaine et la fraternité de la communauté musulmane. 
Notre prophète Muhammad (paix et salut sur lui) a dit : « le musulman est le frère du musulman, il ne doit pas le tromper ni le trahir. Tout ce qui appartient au musulman est sacré pour le musulman : son honneur, ses biens et son sang. La crainte d’Allah se trouve ici (il dit ceci en indiquant son cœur). Le seul fait de mépriser son frère musulman suffit pour que la personne sombre dans le mal ». Ô chers soninko, ce hadith de notre bien aimé paix et salut sur lui peut nous être très instructif pour revoir la qualité d’être musulman chez nous.

La mixité par le mariage est-ce possible dans soninkaaxu… ???

Par nos convenances coutumières, les castes sociales ne se valent pas, et le mariage source d’alliance, de mélange et de brassage des peuples est proscrit entre certains groupes et d’autres. Nous allons axer notre travail sur le mariage pouvant concerner un individu soi-disant de lignée noble et un autre issu des anciens esclaves.Le mariage, un acte humainement, civilement et religieusement honorable et recommandé est instrumentalisé par la fierté-Soninkaaxu pour sauvegarder la discutable noblesse des familles féodales par rapport aux anciens esclaves. Le pire qui puisse arriver aux gens féodaux, c’est qu’un de leurs se lie par le mariage avec un ancien esclave.Les rapports extraconjugaux déshonorants humainement et interdits(HARAM) par islam sont préférables et même tolérables dans l’hypocrisie qu’un éventuel mariage légal sur tous les domaines (civiques et religieux) .On s’autorise le blâmable indigne et par grandeur imaginaire mal placée, on s’interdit l’honorable, le franc, et le juste. 
Face à cette situation contradictoire née d’un orgueil aveugle, nos religieux sont rares à dénoncer cette fuite en avant, par des avis clairs et tranchants qui choquent.
Et nous nous referons au hadith prophétique suivant d’après Abu Hurayra( Qu’ALLAH l’agrée),le messager d’Allah( paix et salut sur lui) a dit : « lorsque se présente à vous pour une demande de mariage, celui dont vous êtes satisfaits en ce qui concerne sa religion et son comportement moral, mariez-le ! Si vous ne le faites pas, cela engendrera le désordre sur terre et une large corruption. » Pour beaucoup d’entre nos religieux coutumiers, sans analyser les sources de l’esclavage dont il est question en islam, ils héritent et transposent passivement les traditions esclavagistes des arabes, sur leurs semblables de race, de religion et d’ethnie. Certaines jurisprudences conçues par des penseurs arabes, codifient l’esclavage en l’islamisant même, mais par hasard il ne s’applique qu’aux autres peuples non-arabes mêmes musulmans.

Le marabout du Guidimaxa qui légifère sur ses frères taxés d’anciens esclaves ou d’esclaves serait considéré comme un esclave dans l’imaginaire collectif du monde arabe musulman. Dans ce cas, la logique veut que nos penseurs, nos savants et nos étudiants en sciences religieuses reconsidèrent leurs positions de suiveurs passifs de certaines doctrines disant islamiques mais plus que traditions arabes qu’autre chose. Nous constatons un espoir inattendu qui émerge au sein des communautés musulmanes en Europe ; il est plus fréquent de rencontrer un couple mixte « négro-africain et arabe » en région parisienne que dans toute la Mauritanie. Ces jeunes musulmans nés en occident ont compris que l’islam a une philosophie de l’Homme qui ne hiérarchise pas les peuples en fonction d’une prétendue supériorité filiale mais sauf le degré de foi compte en islam.Dans un autre registre moins rassurant, nous remarquons dans certains forums sur les réseaux sociaux ( facebook) où d’autres jeunes soninké cherchant un futur conjoint mettent en avant leur caste sociale parmi les critères de choix au sein de la communauté. On voit par là que la transmission de cette stratification sociale fonctionne au sein des familles soninkés en occident mais en même temps on assiste à des déchirures familiales pour les jeunes qui enfreindraient à la règle.

Paradoxalement, cette donnée caste sociale qui freine et pose problème à la mixité intra-communautaire par le mariage, devient moins problématique pour la famille quand il s’agit d’un projet de couple avec un étranger à la communauté. Dans ce dernier cas, les familles s’intéressent à la religion de la personne étrangère (Musulmane ou pas), ses origines sociales ne sont pas scrutées.
On comprend pourquoi le système des castes est un vice assumé dans la société soninké qui ne tiendra pas dans le futur.

Le drôle d’affranchissement

Dans le milieu soninké, le statut islamisé d’esclave existe se basant sur certaines jurisprudences héritées des arabes. Les tenants acharnés du système des castes ont instrumentalisé ces jurisprudences controversées sur l’esclavage, pour donner un caractère légal à leurs actes.Par exemple des nos jours, une femme de caste komo qui perd son époux ne doit observer que la moitié de la durée légale de deuil pour une femme libre. Certains de nos religieux semblent cautionner ces faits et cela légitime plus le système en place. Il est à noter quelques exceptions ; Mr Madiakho Tandjigora du Sénégal, un cheikh penseur soninké s’est engagé depuis plusieurs années dans un travail de déconstruction par des écrits, des supports audio-visuels dénonçant et contestant le bien-fondé de l’esclavage et ses travers au nom de l’islam.

On constate dans cette logique légaliste sur la base de l’islam, des cas d’affranchissement des esclaves et avec la complicité mesquine et ridicule des certaines personnes issues de la caste komo. Ces personnes qui se laissent faire dans cette procédure d’affranchissement, ne s’humilient plus davantage en se croyant supérieures à leurs frères de sang. Pire encore, elles n’ont aucune chance de se marier avec les membres de la caste Horo, ni d’atteindre un quelconque statut honorifique.

Que pouvons-nous faire pour déconstruire à la racine ce système des castes dans lequel les différentes castes ne se valent pas ???

On est tous victimes dans un sens ou l’autre. Les tenants obsédés du maintien risquent de tomber dans l’orgueil primaire lié à une soi-disant lignée élue à préserver et en contradiction avec la morale et la fraternité musulmanes. Il est connu qu’en Islam, le frère de religion prévaut sur le frère de sang de culte différent.Le conseil salutaire pour ces gens est tout simplement ; si l’on devenait musulman en prévalant dignement sa qualité de musulman sur celle d’un statut coutumier obsolète.

Le musulman ne déshonore pas ses semblables, ne stigmatise pas ses proches et n’humilie pas ses frères en religion sur des bases peu avouables.Les gens qui subissent les injustices du système doivent revoir leurs comportements qui suscitent les stigmatisations et les mépris à leur égard. Ils doivent apprendre, chercher et parler librement sans tabous sur le mal que constitue cette stratification sociale pour eux. Il leur faut défier certaines convenances coutumières ( Ladalamaxu) qui perpétuent le système dans une version paisible à l’apparence mais vicieuse au fond en liant différentes familles. Ces attaches qui lient des familles de caste Horo et d’autres de caste Komo pourraient être fraternelles et enrichissantes par des possibles mariages dans la dignité humaine et musulmane.
Nous faisons un appel pressant à nos instruits et intellectuels dans toutes les disciplines (religieux et autres) pour des prises de positions courageuses et libérées de toutes les convenances du milieu originel. Ils doivent sortir des contradictions intellectuelles dans leurs réflexions ouvertes au monde d’aujourd’hui, le combat pour la dignité et l’honneur de l’homme il n’y peut avoir de zones intouchables. A une échelle étatique, voire mondiale, on se verrait victime du racisme de la part d’autres peuples, mais en même temps on oublie que sa propre caste sociale stigmatise et déshonore d’autres castes sociales dans le même groupe ethnique.

Le relativisme n’est pas admis dans les luttes contre les injustices touchant l’essence de l’Homme, il nous est demandé un engagement sérieux et juste quel que soit l’échelle dans laquelle nous évoluons ; dans notre monde, dans notre pays, dans notre ville, dans notre village et même dans notre famille.Une ouverture en droit aux chefferies traditionnelles doit être envisagée en sortant d’une exclusivité à une seule caste, des nos jours il est inadmissible qu’une personne plus âgée dans notre milieu soit illégitime à la chefferie à cause de sa caste sociale quelconque.Les jeunes issus de la caste Horo doivent avoir le recul et le discernement nécessaires pour admettre qu’une personne de même âge que leurs parents se doit d’avoir les mêmes honneurs et considérations selon les normes nobles de notre culte islamique qui est juste par essence.

Comment peut-on s’estimer honoré quand le vieux de 60 ans doit se déplacer vers toi, jeune de 40 ans pour la gestion des affaires communautaires.. ??? 

Nous devons mettre en avant les compétences des personnes sans disqualification par statut social dans la gestion de toutes nos affaires (religieuses et autres), par exemple on devrait être Imam par savoir-faire reconnu et non par héritage dû d’office.Nos frères se reconnaissant dans la caste Niaxamala doivent revoir leur rôle dans la société en mettant en avant la vérité sur notre passé avec critique constructive et en abandonnant les fables légendaires qui ne tiennent pas. Ils doivent œuvrer pour une réconciliation digne et responsable basée sur des principes islamiques et des valeurs humaines qui ne sélectionnent pas les dignités par caste.Une contribution positive sera demandée à nos artistes dans leurs productions, pour inciter et encourager cette nouvelle donne qui nous grandira en tant que peuple du 21ème siècle.Nous devons saluer des initiatives courageuses, comme le cas d’un journaliste soninké Camara Seydi Moussa qui est connu pour l’engagement progressiste de sa plume. Ce natif de Dafort dans le Guidimaxaa mauritanien est le responsable du journal La Nouvelle Expression à Nouakchott. Il est un observateur avisé des mouvements abolitionnistes mauritaniens dont l’IRA (Initiative pour la Résurgence Abolitionniste) de Biram Dah Abeid qui a inspiré le récent réveil de l’engagement anti-esclavagiste en Mauritanie depuis 2008. Monsieur Camara Seydi Moussa a marqué son auditoire à l’occasion d’une conférence à Massy (Région parisienne) le 30 Mars 2013 en dénonçant les stigmatisations dont sont victimes les anciens esclaves négro-mauritaniens de nos jours. Il a illustré par le cas soninké qu’il connait bien par une prise de position inédite en la matière dans le milieu soninké où souvent tout se fait et se sait mais rien ne se dit ouvertement.
Nous appelons toutes les personnes déterminées de rejoindre l’ARMEPES-France(Association de Ressortissants Mauritaniens pour l’Éradication des Pratiques de l’Esclavage et ses Séquelles)pour en finir avec ces tares du système chez nous avec méthode et intelligence et non par une approche accusatrice sur des individus particuliers. Elle est une association créée par les personnes issues de caste Komo et ouverte à toutes et tous (voir http://www.mauritanie-egalite.org) dont le but est de conscientiser le monde négro-mauritanien voire négro-africain sur les séquelles esclavagistes qui persistent par les comportements et les mentalités.Des actions ont été réalisées depuis sa création, par exemple une conférence en 2011 animée par Cheikh AbdoulayeTraore de Tistayé du Guidimaxaa mauritanien, l’un des membres fondateurs de l’association. 
Objectif premier est d’évacuer le caractère tabou du sujet et de préparer les consciences et les mentalités à une nouvelle approche des termes comme Égalité, Justice, Honneur, Dignité et Fraternité entre les Hommes et en particulier entre les musulmans. Il nous faudra cette synergie pour changer les mentalités et les comportements dans nos rapports respectifs en tous lieux. Par cette voie, nous sommes convaincus qu’un nouveau soninke émergera et il serait plus humaniste et musulman au sens noble et moins coutumier et orgueilleux au sens sectaire. 

oui, oui, oui :

Soninkaaxu rime grandeur si

Notre faiblesse originelle a pris fin par l’islam

l’Islam a pris place sur l’ignorance du Bida malheur

Bida malheur de Wagadu sans l’Islam

l’Islam libère l’homme de Wagadu des obscures douleurs

Des poches d’obscurité entachent Soninkaaxu de l’homme

L’homme soninké d’aujourd’hui se laisse gêner par les stigmates nocifs du Wagadu malheur

Alors que l’Islam compris et appliqué soigne tout malheur chez l’homme

Soninkaaxu choisit enfin Islam bonheur.. !!!

K.S

Soninkidees-J’ose