Regardez « soninkara PR Abdoulaye BA N°4 – 1991.mov » sur YouTube

Une question claire et une réponse nette.

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Presse Sportive: Lassana Camara de MauritanieFootball.com, devenu membre de l’AIPS.

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Le fondateur et rédacteur en chef du site MauritanieFootball.com, Lassana Camara vient d’être accrédité officiellement à la célèbre AIPS (Association Internationale de la Presse Sportive) . Cet organisme très prisé par le journalisme sportif est basé à Lausanne en Suisse. Cette adhésion de notre compatriote de MauritanieFootball.com lui permet un accès direct à tous les événements sportifs mondiaux. Et cette facilité supplémentaire donnera l’occasion au natif de Dafort d’enrichir son expérience journalistique au grand bonheur de son audience et ses suiveurs via différents canaux. Nous lui souhaitons une très bonne continuation.

K.S

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Remaniement :pour la première fois, les erreurs se payent cash

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Un remaniement inattendu mais bienvenu. Avec quatre départs : Ould Meimou (Affaires étrangères), Ould Rayess (Affaires économiques), Ba Ousmane (Éducation nationale) et Ould Jelvoun (Santé). Les ministres débarqués ont ceci de commun : leurs départements plient sous les scandales À l’éducation nationale, la manifestation d’hier, sévèrement réprimée par les forces de l’ordre, a été la goutte qui a fait débordé le vase. Une équipe scolaire (école Nessiba 1) a raté le tournoi de football organisé par la chaîne de television qatari « Jim » parce qu’au ministère des fonctionnaires véreux ont cherché, semble-t-il, à soustraire 33000 dollars à cette television. Le scandale a fait la Une de tous les journaux et sites et le président Aziz ne pouvait fermer les yeux sur cette affaire qui survient quelques mois après la fuite des épreuves du bac. Il est remplacé à ce poste par Isselmou Ould Sid’El Moctar.

La sortie de Sid’Ahmed Ould Rayess, dont le département des affaires économiques fusionne avec celui des Finances, coïncide avec l’arrivée à Nouakhchott d’une mission du FMI. Et l’on pense qu’après le scandale de la Maurisbank, avec la perte sèche de près de 20 milliards d’ouguiyas, alors qu’Ould Rayess était gouverneur de la Banque centrale de Mauritanie (BCM), une affaire de faux chiffres, comme celle de 2004, n’est pas à exclure. Le départ d’Ould Rayess renforce l’assise de Moctar Ould Diay qui se voit confier les affaires économiques rattachées désormais aux finances. Ould Diay est récompensé sans doute pour avoir initié à la direction des Impôts (et poursuivi en tant que ministre des finances) une croissance record des taxes et impôts. Il sera cependant secondé par ministre délégué en charge du Budget (Mohamed Ould Kembou)

Au ministère de la Santé, Ould Jelvoune cède son fauteuil au professeur Kane Boubacar. Le départ d’Ould Jelvoune était demandé depuis plusieurs mois par la rue qui lui reproche son attitude face à la fièvre du Rift mais surtout de tromper le président Aziz en lui faisant croire que le secteur de la santé n’est plus comme avant.

Enfin, la sortie de Hamada Ould Meimou trouve elle aussi son explication dans le malaise grandissant au sein des Affaires étrangères où les jeunes diplomates ne cessent de dénoncer la présence aux meilleurs postes de fonctionnaires étrangers au département. Ould Meimou qui a passé un peu plus d’un an aux affaires étrangères est remplacé par Isselkou Ould Ahmed Izidbih qui quitte le ministère de l’Habitat, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire confié à Seyidina Ali Ould Sidi Ould Jeylani.

Crédit source : Elhourrya.net

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09-02-2016 20:30 – Remaniement partiel au Gouvernement

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AMI – La Présidence de la République communique:

 » Par décret en date de ce jour (mardi) et sur proposition du Premier ministre sont nommés:

– Ministre des Affaires étrangères et de la Coopération: Isselkou Ould Ahmed Izid Bih

– Ministre de l’Economie et des finances: Moctar Ould Djay

– Ministre de la Santé: Pr. Kane Boubacar

– Ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Aménagement du territoire: Seyidna Ali Ould Sidi Ould El Jeilany

– Ministre de l’Education Nationale: Isselmou Ould Sid’El Moctar

– Ministre délégué auprès du ministre de l’Economie et des finances chargé du Budget: Mohamed Ould Kembou.

Crédit source : http://www.cridem.org

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08-02-2016 12:33 – En Mauritanie, des apatrides dans leur propre patrie !

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DuneVoices – Dans les textes, tous les Mauritaniens sont égaux en droits et en devoirs. Dans les faits, c’est hélas encore loin d’être le cas. Entre les mains des « blancs » (maures, Ndlr), l’administration refuse encore dans certaines localités d’enrôler les populations de race noire.

En somme, celle-ci n’ont pas le droit d’avoir des papiers d’identité biométriques. Cette pratique d’un autre âge à conduit, à la longue, à construire une société à deux vitesses. Une société dans laquelle certains jouissent de tous les droits alors que d’autres sont relégués au rang de citoyens de seconde zone juste bon à d’obéissants serviteurs.

C’est une ségrégation raciale qui ne dit pas son nom. Même les enfants sont victimes de ce racisme inique. «Le directeur de l’école primaire du quartier a refusé d’inscrire notre fils de 7 ans. Pourquoi? Tout bonnement parce que le petit n’avait pas de papiers d’enrôlement», témoigne Hawa Mamadou.

Assise sous un hangar près de son époux et de ses trois enfants, la vielle femme ne comprend pas comment un directeur d’école peut interdire à un gamin de s’instruire, de surcroit lorsque ce gamin est aussi mauritanien que lui.

El Hadj Mamadou Thiam, né en 1976 à Kiffa, possède un acte de naissance portant le N°030011580570. Il est Mauritanien mais ne parvient toutefois pas à se faire enrôler dans le fichier biométrique. Sa sœur, Aîssata Mamadou, et son demi frère, Sileymani Sow, cherchent aussi à se faire enrôler depuis 4 ans mais en vain.

Pourtant, les actes d’état civil de El Hadj Mamadou Thiam, de ses frères et de ses sœurs ont été signés par l’actuel ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation, Ahmedou O Abdallah qui avait servi comme préfet à Kiffa. C’est à ne rien comprendre.

Ce traitement à deux vitesses touche également les plus fidèles serviteurs de l’Etat comme c’est le cas de Bâ Amadou Samba, un ancien militaire. A 59 ans, l’ex-sergent qui a combattu dans l’armée Mauritanienne contre le Sahara occidental durant 4 longues années ne comprend pas le traitement qui lui est réservé après tous les sacrifices qu’il a consentis pour défendre la partie. Ses enfants : Marième, Samba et leur grande sœur aînée Souadou âgée de 21 ans, mariée et mère d’un garçon, n’arrivent également pas à se faire enrôler.

Les cas de Mauritaniens que l’administration mauritanienne refuse de reconnaitre comme citoyens, car c’est de cela dont il s’agit, sont très nombreux. Et souvent ces refus provoquent des drames et brisent des carrières ou des vies.

Halima Alassane N’Gaîdé, ancienne élève du Lycée de Boghé s’est elle aussi vue interdire de passer son examen du baccalauréat en juin 2013 par la Direction des examens et des concours relevant du ministère de l’Education nationale.

La raison ? Elle n’avait pas été enrôlée. Et pourtant, elle était l’une des plus brillantes de son lycée. Son acte de naissance a été établit en 1994 au centre d’état civil de Téyarett à Nouakchott. «C’est avec le même document que je me suis présentée au concours d’entrée au collège en 2006 et à l’examen du Brevet d’Etudes en 2010.

Et j’ai été admise», déclare Halima avant de renchérir la mort dans l’âme : «Je ne comprends pas qu’on m’interdise de me présenter au Bac avec le même document d’état civil. C’est scandaleux et injuste !». Convaincue que l’administration ne veut pas de gens comme elle à l’université, Halima a décidé de ranger ses cahiers et de…se marier.

S.L. est une jeune femme originaire de la localité de Bababé. Désemparée, elle a tenu à conserver l’anonymat. Elle peine à enrôler son enfant né d’une relation hors mariage à l’état civil bien qu’elle ait une existence tout ce qu’il y a de «légale». «Mon fils est né suite à une relation hors mariage.

Il s’appelle Ali et a 10 ans. Il a été enregistré à l’état civil de la mairie à sa naissance en 2005. Lorsque j’ai voulu l’enrôler, on m’a exigé le certificat de mariage avec son père. J’ai dit que je n’en avais pas. On m’a dit d’aller l’établir au tribunal du Cadi. Hélas, comment peut-on établir un document pour un mariage qui n’a jamais existé», se lamente-t-elle.

Aîchetou, Oumnasri et Toutou sont trois sœurs. Elles sont aussi arrivées dans une impasse. Une impasse appelée administration. Elles habitent le quartier de Talha, derrière le lycée Technique de Boghé. Aucune d’elles ne dispose d’un extrait du registre national des populations.

L’aînée, Aîchettou, est âgée de 23 ans. Son acte de naissance porte le numéro 130202219921745. Elle est aujourd’hui mère de trois enfants : Mohamedou, Khadjettou et Wouratou. Mohamed, leur père, n’est toujours pas enregistré dans le fichier biométrique, ce qui risque de compromettre la scolarité de Oumnasri qui est au collège et de Toutou qui prépare son CEPE.

Que pense l’administration de ce que la population qualifie d’«injustice» ? Le sous-préfet du département de Boghé tient d’abord à minimiser le problème. Pour lui, le nombre de personnes n’ayant pas été enrôlées n’est pas élevé. «La grande majorité des Mauritaniens a été enrôlée.

Ceux qui ne le sont pas ne réunissent pas les conditions requises », tranche-t-il sans toutefois dire ce qu’il adviendra des gens qui n’ont pas pu se faire inscrire dans le fichier biométrique. «Ce n’est pas par manque de considération qu’ils ont été laissés en rade mais cela relève de la responsabilité des intéressés et pas de l’Agence Nationale du Registre des Populations et des Titres Sécurisés (ANRPTS) et encore moins des pouvoirs publics», prévient-il.

L’attitude de l’administration révolte Samba Fall, expert-consultant en développement, président du Réseau de la Promotion de la Citoyenneté et de la Bonne Gouvernance (RPCB) et responsable de l’ONG New Vision.

Il soutient que l’inscription sur les registres de l’état civil est un «droit fondamental » et un «principe universel des droits de l’homme». «Les mesures imposées aux citoyens doivent être simplifiées. Tous reconnaissent qu’il y’a dans cette opération d’enrôlement des citoyens deux poids et deux mesures.

Il s’agit d’une discrimination qui se fait au grand jour. Il est inconcevable dans un pays de voir certains citoyens disposer de leur état civil et d’autres pas du fait des procédures d’enrôlement illégales», s’insurge-t-il. M. Fall prévient que «l’injustice engendre la révolte qui est source de répression qui à son tour génère la guerre et la destruction».

Crédit source : http://www.cridem.org

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Regardez « Echanges sur la féodalité negro-mauritanienne » sur YouTube

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Courrier remis à main propre à Maitre Aissata Tall Sall lors son meeting à Lyon-Villeurbanne.

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Lyon le 06 Février 2016

Excellence Maitre Aissata TALL Sall Députée Maire du Podor ;

Madame la députée Maire du Podor, je saisis cette belle occasion de votre passage à Lyon pour attirer votre attention sur les prises d’otages illégales, les arrestations arbitraires, séquestrations sans aucun motif suivi de tortures physiques par châtiments corporels  et morales  de nos camarades militants abolitionnistes et militants des droits humains par le régime Mauritanien. Tout cela se passe à vol d’oiseau de la république sénégalaise, depuis l’indépendance à nos jours au vu et su de tous les pays voisins : Sénégal, Mali, Maroc et Algérie ; l’esclavage se pratique encore à une très grande échelle sans que cela ne soulève le tollé des pays africains en général.

L’unique crime de nos camarades est d’avoir osé dénoncer publiquement les pratiques de l’esclavage antique, le racisme, la féodalité, les expropriations de terres des paysans pauvres noirs sur le long de la vallée du fleuve Sénégal dans le sud Mauritanien en faveur de l’agrobusiness arabe  saoudien venant des pays  du Golf.

Depuis le 11 novembre 2014, M. Biram Dah Ould Abeid qui a été distingué prix des droits de l’homme des nations unies en 2013, président de l’ONG IRA-Mauritanie, Brahim Rhamdane Ould Bilal, son vice-président   sont séquestrés, privés même des soins dans un bagne à Nouakchott capitale  Mauritanienne pour 2 ans de prison ferme lors d’un simulacre faux procès théâtral inventé de toute pièce sur la base du faux et usage de faux.

Les autorités Mauritaniennes les reprochent d’avoir mené une caravane dénonçant l’esclavage foncier, agricole dans le sud de la Mauritanie, contre les expropriations des terres de pauvres paysans locaux en faveur des pays arabes du Golf, des chefs de tribus maures et la féodalité noire mauritanienne pour affamer ces populations noires qui n’ont que la terre comme ressources pour survivre; cela ne devrait laisser nos voisins immédiats comme le Sénégal indifférents. Mme la députée, l’incendie qui ravage la case du voisin ne devrait guère nous faire rire, la moindre des choses est de l’aider à éteindre le feu.

Nous vous chargeons cette noble mission Mme la députée maire du Podor  d’interpeller le président Macky Sall et ces collègues Africains, de lancer l’alerte envers les institutions africaines  au sujet de l’esclavage, le racisme d’état et la féodalité qui perdurent en Mauritanie, le harcèlement constant suivi par des arrestations arbitraires de personnes qui osent mettre le doigt sur ces faits graves d’atteinte à la dignité humaine. L’Afrique est redevable avant la communauté internationale sur ce qui se passe en Mauritanie actuellement. Si les chefs d’états africains ne mettent pas la pression sur leur homologue Mauritanien pour mettre fin à la souffrance des Mauritaniens, ce qu’ils acceptent, autorisent  l’ingérence occidentale dans les affaires africaines. 

Les autorités Mauritaniennes ont envoyé le prix des droits de l’homme 2013 des nations unies en prison sans aménagement avec un dossier faux sur usage de faux, tout un symbole n’est ce pas montrant leur mépris total sans crainte des lois, traités et conventions internationaux ?

En vous remerciant d’avance Mme la députée Maire du Podor Aissata TALL Sall, nous comptons sur vous pour revigorer l’espoir des Mauritaniens en faisant le nécessaire à votre niveau.

Diko Hanoune
Secrétaire général de l’association des haratine de Mauritanie en Europe (A.H.M.E)

Crédit source : Post Facebook de l’activiste Diko Hanoune.

Elèves de l’école Nessiba 1 d’El Mina Privés de tournoi aux Emirats parce qu’ils sont noirs et pauvres

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Alors qu’ils avaient remporté haut la main le tournoi scolaire organisé au niveau national pour la participation au tournoi arabe d’Abu Dhabi, les jeunes joueurs de l’école Nessiba 1 d’El Mina ont vu leur rêve brisé par la volonté des autorités mauritaniennes. Pris en charge totalement par les autorités Emirati (billets d’avion, prise en charge locale), les jeunes ont raté ce tournoi arabe scolaire parce que leurs propres autorités ont refusé de les laisser partir, en ne leur délivrant pas les passeports pour le voyage. Au fond, on trouve que ces gosses ont tout simplement été victimes de leur statut de fils de pauvres et noirs de surcroît. Ils n’avaient pas la bonne tête pour la bonne représentativité. Une autre dimension du racisme et de la discrimination érigés en mode de gouvernance.
S’ils étaient issus d’une école de riche, avec des têtes blonds ou bien blanches, ils auraient été les premiers à débarquer à Abu Dhabi. Lors de la cérémonie d’ouverture du tournoi, dénommé «JIM » les officiels émirati ont regretté l’absence de l’école Nessiba 1 de Mauritanie, reprenant les excuses que leur ont faire parvenir les autorités mauritaniennes, «l’impréparation », alors que les jeunes sont sortis vainqueurs d’un tournoi qui avait regroupé au niveau national plusieurs écoles dont certaines en provenance de l’intérieur, et le tout, sous la supervision d’un émissaire du comité d’organisation du tournoi, venu spécialement des Emirati lors de la sélection finale ici à Nouakchott.

Crédit source : Post Facebook du journaliste Cheikh Aidara.

Regardez « Ousmane Timera – L’esclavage des arabes sur les noirs, est-il réprouvé par l’Islam ? » sur YouTube

Main Dans la Main organise une conférence-débat sur la vie de El Hadj Mahmoud Ba

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C’est en présence de plusieurs personnalités, de disciples et quelques membres de la famille du grand savant et érudit du Fouta Toro que l’Association Main dans la Main a tenu à rendre un grand hommage à feu El Hadj Mahmoud Bâ. La conférence-débat organisée à l’ancienne maison des jeunes le mardi 2 février a été rythmée par de riches interventions parmi les proches et fins connaisseurs du fondateur des Ecoles El-Falah.

Le Secrétaire Général de l’association Main Dans Main, Mr Abdoulaye Sarr a souligné que l’objectif visé à travers cette conférence : « est de faire connaitre l’œuvre et la réalisation de l’Homme, qui a diffusé le savoir partout en Afrique et particulièrement en Mauritanie ». Il a également ajouté que son association envisage dans le cadre culturel de : « faire connaitre d’autres personnalités, qui ont marqué l’histoire de la Mauritanie par leurs empruntes indélébiles ». Il a également remercié la famille du feu El Hadj Mahmoud BA ainsi que ses disciples qui ont soutenu cette initiative en répondant à l’appel par leur présence.

Porteur du mot de la famille, l’ingénieur Oumar El Hadj Mahmoud Ba et Directeur des écoles El-Falah, a exprimé sa satisfaction de cette « initiative si noble qui œuvre pour la réhabilitation de la mémoire de son père ». Dans son intervention, Oumar Mahmoud a retracé le parcours historique de son défunt père en mettant surtout l’accent sur la prédication et la diffusion du savoir. Il a particulièrement insisté sur l’attention qu’il avait des membres de sa famille en tant que père et éducateur. Il a rappelé qu’en 1941 : « Dés son retour de l’Arabie Saoudite, El Hadj Mahmoud Bâ a réuni tous les savants du Fuuta de son époque à Djéol pour leur exposer son projet de lutter contre l’ignorance en milieu peul. » Ponctué de riches anecdotes, l’hommage du fils au père était à la fois émotif et instructif. A travers son propos, chaque membre de sa famille ou de ses disciples se souvenait des gestes, de la piété et du savoir vivre du feu El Hadj Mahmoud Bâ.

Auteur d’un doctorat sur la vie de El-Mahmoud Bâ, l’anthropologue et sociologue politique, Sy Mamadou Samba a centré son propos sur : «Le rôle de El Hadj Mahmoud Ba dans la diffusion du savoir ». Il est longuement revenu sur le travail immense mené par le défunt autour de l’émancipation des mentalités dans la société Haalpulaar notamment sa lutte contre la hiérarchisation sociale. Selon Sy Mamadou Samba, le fondateur des écoles El Falah est un acteur incontournable dans la réforme et la modernisation de l’enseignement traditionnel dans l’Afrique de l’Ouest et Centrale.

Que disent les disciples ?

Le premier témoignage est celui de l’homme de culture Abou Mborom Gellajo, un disciple et fils de la famille affirmant que : « La première école en milieu peul ouverte par El Hadj Mahmoud Bâ a été faite au moyen de 60 vaches pour assurer l’autonomie des élèves et leur épargner la mendicité« .

Dans sa prise de parole, le doyen Yahya BA a attesté qu’ : «on peut dire que le feu El Hadj Mahmoud Ba est le seul à avoir mené le jihad sans verser du sang puisque toute sa vie durant il a combattu l’ignorance».

« Nous devons œuvrer pour la reconnaissance des œuvres du feu El Hadj Mahmoud Ba à l’UNESCO et auprès l’Union Arabe » a ajouté Diallo Moussa, président de DEKALEM et Afrik Ummital.

Par ailleurs, Abdallahi Diakité, membre du Conseil d’administration de l’AMDM a exprimé sa désolation du manque de considération que les mauritaniens ont de cet homme de Dieu. « J’ai vu plus de reconnaissance du feu Elhadj Mahmoud Ba à Dakar qu’ici en Mauritanie » a-t-il martelé.

Ndiaye Saydou alias Gelongal Pulaar a lancé un appel pour qu’un tel hommage à El Hadj Mahmoud Ba soit organisé à Djeol, sa ville nationale.

Aichetou Diallo dite Koumba a confié se souvenir encore de son père et d’autres proches peuls étant obligés de se cacher pour voyager à Kankossa dans le but acquérir le savoir de la bouche de feu El hadj Mahmoud Ba. Ancienne élève des écoles El Fallah, Aichetou Diallo affirme que : « Lorsque nous avions quitté les écoles El Felah, nous étudions l’Arabe, et lorsque nous nous sommes retrouvés à l’école publique, on nous enseigna le Hassaniya ».

Longuement ovationné par le public, le journaliste Ahmedou Wodia a dénoncé la négligence des autorités en déclarant que : « Les programmes étatiques n’ont nullement œuvré pour la vulgarisation et la reconnaissance publique d’El Hadj Mahmoud Ba ». Et au journaliste d’interroger avec désolation « pourquoi l’Etat où les élites intellectuelles ne créent pas des initiatives pour réhabiliter les écoles El Felah qui sont dans en état de décrépitude totale ? »

Pendant toute la soirée le président de la Marmite du partage, Khally Diallo, modérateur de la conférence n’a cessé d’exhorter la jeunesse de s’approcher des disciples du feu El Hadj Mahmoud Bâ pour profiter de son immense héritage.

Sileye Bâ

Crédit source : http://www.rmi-info.com