33 ans après, la France ne reconnait plus la nationalité de ce Normand né au Sénégal.

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Sikhou Camara est né au Sénégal alors que le pays était une colonie française. En 1966 il avait obtenu du tribunal de Rouen un certificat de nationalité française.

Entre 1966 et 1996 ce certificat de nationalité a toujours été renouvelé. Mais depuis la justice reproche à Sikhou Camara d’avoir demandé sa nationalité française alors qu’il avait que 20 ans, or à l’époque la majorité était de 21 ans. Et pour le tribunal de Rouen cela annule cette nationalité pourtant accordée pendant des décennies. Aujourd’hui la préfecture de Seine-Maritime le somme de restituer tous ses papiers, dans le cas contraire il sera inscrit dans le fichier des personnes recherchées.

Pendant plus de 40 ans, Sikhou Camara a travaillé dans l’agglomération rouennaise comme soudeur, a payé des impôts, a voté.

Les explications de François Pesquet et Stéphane L’hôte

http://france3-regions.francetvinfo.fr/haute-normandie/2014/02/02/33-ans-apres-la-france-ne-reconnait-plus-la-nationalite-de-ce-normand-ne-au-senegal-407521.html

Crédit source : boolumbal

02-02-2016 01:30 – Guidimakha : Un village inaugure une mosquée plus belle que celles de Nouakchott

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Diaguily – un village du Guidimakha – a procédé, ce vendredi 29 janvier, à l’inauguration tant attendue de sa mosquée (Photo).

La construction de cette mosquée que l’on dit «plus belle que les mosquées dites saoudienne et marocaine de Nouakchott» aura englouti des millions d’ouguiyas.

Certains Diaguilinkos (habitants de Diaguily) se sont clairement prononcé contre les dépenses faites dans le cadre de sa construction. Pour eux, l’édification d’une mosquée était la bienvenue mais pour autant celle-ci ne devait donner lieu à un gaspillage d’argent.

«On aurait pu penser à la construction d’un centre de soins par exemple ; d’un hôpital, surtout que le village n’est pas doté d’un centre de soin digne de ce nom», avance d’ailleurs un de ses Diaguilinkos révoltés contre ce qu’ils assimilent à une dilapidation.

Par contre, d’autres natifs du Guidimakha eux pensent que l’exemple de Diaguily qui a agi à l’unisson pour construire une grande mosquée devait inspirer certains villages du Guidimakha qui à cause de clivages n’arrivent même plus à réaliser des forages pour leur bien être collectif.

SC

©Cridem 2016

Crédit source : http://www.cridem.org

04-02-2016 16:33 – Boubacar Ould Messoud : « L’esclavage existe encore en Mauritanie »

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Le Calame – Le président de SOS Esclaves, Boubacar Ould Messoud était l’invité mardi soir sur Al Wataniya de l’émission « Kelam Vissiyassa», une émission animée par le confrère Mohamed Ould Ameu.

Dès le départ, l’emblématique militant des droits de l’homme a tenu à préciser qu’il n’est pas sur le plateau pour parler de politique, mais des droits de l’homme. « Je ne suis pas, a déclaré Boubacar Messoud, un président de parti politique, mais un militant des droits de l’homme. »

Toujours égal à lui-même, Boubacar Ould Messoud a abordé avec sa franchise habituelle toutes les questions liées à l’esclavage. Le président de SOS Esclaves reconnaît que quelque chose a été fait, surtout en termes de loi criminalisant le phénomène. Même si, regrette Boubacar Ould Messoud, ces dispositifs et instruments juridiques ne sont pas appliqués par les juges qui arguent souvent d’arguments fallacieux pour entretenir l’impunité des esclavagistes.

Et Boubacar Ould Messoud de citer en vrac quelques noms de personnes liées à des pratiques esclavagistes avérées, mais qui n’ont jamais été inquiétées. Evoquant, le cas de la quinzaine de victimes que SOS Esclaves vient d’extraire de l’esclavage des confins de Nbeiket Lahwach, Boubacar Ould Messoud a tenu à rappeler que ce sont bien des victimes mauritaniennes dont les maîtres sont des mauritaniens déposés en prison par le procureur de Néma.

Le président Boubacar Ould Messoud a déclaré être prêt à être poursuivi pour des affirmations infondées sur les cas que son organisation présente régulièrement devant les tribunaux. Le président de SOS Esclaves regrette que les autorités mauritaniennes continuent dans le déni systématique de l’esclavage qui touche encore des centaines de milliers de personnes.

Les derniers propos du Premier Ministre sur la nationalité des quinze dernières victimes de Nbeiket Lahwach viennent s’ajouter aux régulières dénégations répétitives du président Mohamed Ould Abdel Aziz. Selon lui, la radicalisation d’une certaine jeunesse Harratine doit constituer une raison pour toute la communauté nationale de prendre à bras le corps la question de l’esclavage.

Pour le président de SOS Esclaves, si ce problème est réglé, il permettra d’unir le peuple mauritanien, mais s’il n’est pas réglé, il continuera à le diviser et à menacer la cohésion sociale. La radicalisation est la résultante du désespoir et du manque de recours, selon lui. Si les esclaves n’ont pas d’alternative face aux injustices, la force et l’extrémisme constitueront leur seul rempart.

Or, les injustices existent dans le système que Boubacar Ould Messoud définit comme l’ensemble de tous les segments qui ont l’autorité en Mauritanie, de la majorité soient-ils ou de l’opposition.

Comme exemple d’injustice, Boubacar Ould Messoud cite l’arrestation de Birame Ould Dah Ould Abeid et de son adjoint Brahim Ould Bilal de l’organisation d’IRA. Deux militants des droits de l’homme, arrêtés et jugés pour avoir assisté à une marche. Ils écopent de deux ans de prison ferme.

Alors qu’Ahmed Hassine, le maître de Yarg et Said reconnu auteur de pratiques esclavagistes n’a écopé que de deux ans, alors que la loi prévoit au moins cinq ans. Mieux, Ould Hassine ne passera que quatre mois en prison avant de bénéficier de la liberté provisoire. Sur une question relative au Manifeste pour les droits sociaux, économiques et politiques des Harratines, Boubacar Ould Messoud n’en veut pas trop parler.

Cependant, selon lui, une commission a été mise sur pied au cours de la dernière réunion du comité permanent du Manifeste pour préparer un congrès qui permettra de renouveler ses instances.

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Dr Alassane Dia, président de TPN sur la TV Mourabitoune: « La vallée droite du fleuve Sénégal et les quartiers d’El Mina et de Sebkha à Nouakchott sont des zones de non droit »

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Invité de la télévision privée Mourabitoune, le dimanche après midi, le président de Touche Pas à Ma nationalité (TPN), Dr Alassane Dia affirme que « la rive droite du fleuve Sénégal et les quartiers de Sebkha et D’El Mina de Nouakchott sont des zones de non droit ». Pour étayer son assertion, le président de TPN avance le refus par les autorités administratives, de l’état civil notamment de recenser les populations locales conformément aux instructions proclamées par le gouvernement. Conséquence de ce refus, ajoute Dr Dia, de nombreux écoliers candidats au baccalauréat finissent par quitter l’école au grand dam de leur parents, tandis que d’autres sont cloués chez eux parce qu’ils ne peuvent pas voyager faute de pièces d’identité alors qu’au nord et à l’est du pays, leur concitoyens maures se font recenser aisément. C’est vous dire que dans ce pays, les citoyens ne jouissent pas des mêmes droits, que notre organisation dénonce et combat.
Relativement aux quartiers populeux d’El Mina et de Sebkha, le président de TPN s’offusque des tracasseries sécuritaires que les forces de sécurité font subir aux paisibles citoyens qu’on oblige à ne plus rester devant leurs maisons, entre 19 H et 22 h, à défaut de les rafler et de les parquer dans des voitures pour les garder au frais ou les conduire loin de leur domicile. Rebondissant, Oumar Sidi Bâ croit savoir que ces rafles s’expliquent par la présence de bandits dans ces quartiers. Un avis que ne partage pas son invité qui déplore, qu’en dépit de la présence de ces forces de sécurité, les meurtres, vols et viols sont quotidiens dans ces quartiers et ailleurs à Nouakchott.
Pour le journaliste Oumar Sidi Bâ, il s’agirait de cas isolés ou de cas commis par des éléments zélés et dont les autorités ne sont pas au fait. Le président de TPN rétorque : « tout ce qui se passe dans ce pays est connu par les autorités et au premier chef, le président de la République. »

Revenant sur la scission de TPN, le président Dia rappelle à son interlocuteur que, si par le passé cela s’est produit, aujourd’hui, il y a qu’un TPN parce que presque tous ceux qui avaient quitté sont revenus après une rencontre retrouvaille, organisée en 2013.
Répondant à la question relative à la présence peu visible de TPN sur le terrain, le président fait comprendre que son organisation travaille beaucoup sur le terrain, qu’elle organise des missions de sensibilisation et d’informations aussi bien à Nouakchott qu’à l’intérieur du pays.
Interrogé sur les rapports entre IRA et TPN, le président Dia indique que les rapports sont bons et que les deux travaillent en concertation dans le cadre de la lutte pour la défense des droits de l’homme.
Sur la création de la coalition pour l’action contre la discrimination raciale et l’exclusion (CADRE) qui vient d’être créée par plusieurs organisations et qu’il préside d’ailleurs, le président de TPN indique qu’il s’agit de mutualiser les forces pour combattre ces maux que connait la Mauritanie, et que cette structure est ouverte à tous les citoyens partageant ses objectifs. Même les maures, demande le journaliste ? Mêmes les maures s’ils se sentent victimes de l’exclusion et s’ils sont soucieux de la justice et l’égalité des citoyens de ce pays. Et Dia d’ajouter: « nous ne combattons une composante spécifique du pays, mais un système qui travaille pour l’arabité du pays, qui opprime et exclut les autres composantes. »
Dr Alassane Dia, président de TPN sur la TV Mourabitoune:
« La vallée droite du fleuve Sénégal et les quartiers d’El Mina et de Sebkha à Nouakchott sont des zones de non droit »
Invité de la télévision privée Mourabitoune, le dimanche après midi, le président de Touche Pas à Ma nationalité (TPN), Dr Alassane Dia affirme que « la rive droite du fleuve Sénégal et les quartiers de Sebkha et D’El Mina de Nouakchott sont des zones de non droit ». Pour étayer son assertion, le président de TPN avance le refus par les autorités administratives, de l’état civil notamment de recenser les populations locales conformément aux instructions proclamées par le gouvernement. Conséquence de ce refus, ajoute Dr Dia, de nombreux écoliers candidats au baccalauréat finissent par quitter l’école au grand dam de leur parents, tandis que d’autres sont cloués chez eux parce qu’ils ne peuvent pas voyager faute de pièces d’identité alors qu’au nord et à l’est du pays, leur concitoyens maures se font recenser aisément. C’est vous dire que dans ce pays, les citoyens ne jouissent pas des mêmes droits, que notre organisation dénonce et combat.
Relativement aux quartiers populeux d’El Mina et de Sebkha, le président de TPN s’offusque des tracasseries sécuritaires que les forces de sécurité font subir aux paisibles citoyens qu’on oblige à ne plus rester devant leurs maisons, entre 19 H et 22 h, à défaut de les rafler et de les parquer dans des voitures pour les garder au frais ou les conduire loin de leur domicile. Rebondissant, Oumar Sidi Bâ croit savoir que ces rafles s’expliquent par la présence de bandits dans ces quartiers. Un avis que ne partage pas son invité qui déplore, qu’en dépit de la présence de ces forces de sécurité, les meurtres, vols et viols sont quotidiens dans ces quartiers et ailleurs à Nouakchott.
Pour le journaliste Oumar Sidi Bâ, il s’agirait de cas isolés ou de cas commis par des éléments zélés et dont les autorités ne sont pas au fait. Le président de TPN rétorque : « tout ce qui se passe dans ce pays est connu par les autorités et au premier chef, le président de la République. »

Revenant sur la scission de TPN, le président Dia rappelle à son interlocuteur que, si par le passé cela s’est produit, aujourd’hui, il y a qu’un TPN parce que presque tous ceux qui avaient quitté sont revenus après une rencontre retrouvaille, organisée en 2013.
Répondant à la question relative à la présence peu visible de TPN sur le terrain, le président fait comprendre que son organisation travaille beaucoup sur le terrain, qu’elle organise des missions de sensibilisation et d’informations aussi bien à Nouakchott qu’à l’intérieur du pays.
Interrogé sur les rapports entre IRA et TPN, le président Dia indique que les rapports sont bons et que les deux travaillent en concertation dans le cadre de la lutte pour la défense des droits de l’homme.
Sur la création de la coalition pour l’action contre la discrimination raciale et l’exclusion (CADRE) qui vient d’être créée par plusieurs organisations et qu’il préside d’ailleurs, le président de TPN indique qu’il s’agit de mutualiser les forces pour combattre ces maux que connait la Mauritanie, et que cette structure est ouverte à tous les citoyens partageant ses objectifs. Même les maures, demande le journaliste ? Mêmes les maures s’ils se sentent victimes de l’exclusion et s’ils sont soucieux de la justice et l’égalité des citoyens de ce pays. Et Dia d’ajouter: « nous ne combattons une composante spécifique du pays, mais un système qui travaille pour l’arabité du pays, qui opprime et exclut les autres composantes. »

Source: http://lecalame.info

31-01-2016 08:29 – Me M’Baye demande la poursuite des militaires impliqués dans les événements de 1989

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Mourassiloun – La célèbre avocate et défenseur des droits de l’homme, Me Fatimata M’Baye, a demandé la poursuite judiciaire des militaires, déjà objet d’enquêtes et accusés d’exactions commises au cours des événements douloureux de 1989.

Elle a cité particulièrement à ce propos les officiers El Arbi Ould Jideine, Ould Boilil et Ely Ould Dah. Ce dernier a échappé de justesse à une arrestation en France, a-t-elle rappelé.

Le premier travail doit se focaliser sur la poursuite des militaires impliqués et des responsables directs dans ces événements, a-t-elle dit dans son intervention, faite à l’occasion d’une conférence de presse organisée dans le cadre de l’annonce d’une alliance de lutte contre la discrimination et l’exclusion envers les négromauritaniens.

Traduit de l’Arabe par Cridem

Crédit source : http://www.cridem.org

Création d’une commission des femmes au sein de IRA-France-Mauritanie

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IRA-France-Mauritanie a créé en son sein un démembrement dénommé Commission Femmes, ce samedi 30 janvier 2016 à Paris ; en présence de madame Raquel Thiercelin, présidente d’honneur d’IRA-France-Mauritanie, de madame Marie Pelenc, membre du Bureau Exécutif, chargée de l’organisation et de madame Leila Ahmed Khliva, épouse du leader anti esclavagiste Biram Dah Abeid. Celle-ci effectue actuellement une tournée en Europe, afin de fédérer les actions de mobilisation pour la libération des deux leaders antiesclavagistes : Biram Dah Abeid, prix des Nations Unies pour les droits de l’homme et le vice président de l’organisation, Brahim Bilal Ramdhane, emprisonnés injustement depuis le 11 novembre 2014.
Cette commission sera chargée de la mobilisation et de la coordination des activités de l’organisation à Paris et sa banlieue.
Etaient également présents : monsieur Jean-Marc Pelenc, président d’IRA-France-Mauritanie, Mohameden Ould Dah Zahaf, secrétaire général et  Brahim Ould Ali, trésorier adjoint.
Le Commission Femmes est composée de :
Présidente d’honneur : Leila Ahmed Khliva
Présidente : Ghwey Bint Brahim
Vice présidente : Aichetou Mint Mohamed
Secrétaire : Oumoulkhairy Samba
Trésorière : Salma Mattala

Paris le 30 janvier 2016
IRA-France-Mauritanie
Le secrétaire général