
DĂ©jĂ Ă la page 27 sur un ouvrage qui en contient plus de 400 , par 3 fois je suis intimement interpellĂ© vif (nos rĂ©alitĂ©s vivaces sur la problĂ©matique d’aujourd’hui) et je ne pourrais rĂ©sister pour attendre le finish pour la prochaine note de lecture. Un livre qui sent dĂ©jĂ le travail d’une conscience intellectuelle bien introduite et libre dans/avec le fait culturel et civilisationnel arabo-musulman sur cette question de l’esclavage en Islam.
Ainsi les passages qui suivent, vont beaucoup parler certainement aux abolitionnistes mauritaniens mais pas seulement, et Ă toutes les vellĂ©itĂ©s d’engagement abolitionniste dans un certain monde arabo-musulman aujourd’hui.
âïžđżIl Ă©crit : « C’est dire que la question de l’abolition de l’esclavage ne se posait pas, ou, lorsqu’elle se posait, c’Ă©tait par rapport Ă la seule doctrine de l’islam.
La complexitĂ© de la doctrine, adroitement exploitĂ©e par les esclavagistes, ne sert pas moins avec efficacitĂ© les abolitionnistes. Mais la vĂ©ritĂ© est que ceux-ci ne sont pas nombreux en islam. Ă supposer qu’ils existent, les libĂ©rateurs d’esclaves musulmans sont trop timorĂ©s face Ă la puissance de l’argent. Ă cela il faut ajouter la crĂ©dulitĂ© des individus, leur peur lĂ©gitime face aux sĂ©vices qu’ils risquent de subir, en particulier de la part de l’instance policiĂšre et judiciaire, enfin l’absence flagrante d’Ă©ducation du citoyen au respect des droits humains les plus Ă©lĂ©mentaires. »
âïžđżIl y rajoute : « Les autoritĂ©s religieuses elles-mĂȘmes, comme l’imam, le mufti et le thĂ©ologien, qui parfois formulent quelques rĂ©ticences dans leurs prĂȘches, se tiennent Ă des Ă©noncĂ©s indolores, aux limites de l’auto-censure. Elles ne peuvent critiquer le latifundiste qui, sur ses terres, possĂšde des outils humains, que lorsque l’autoritĂ© politique a donnĂ© des signes ou des gages encourageant Ă le faire »
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