
En 2004, au Sénégal, une loi d’amnistie a été votée dans l’affaire Me Seye. C’est la Loi Ezzan, proposée par Ibrahima Isidore Ezzan. Celle-ci a remporté 70 voix contre 27. Le député Khoureychi Thiam a voté contre, et le professeur Iba Der Thiam s’est abstenu.
Le professeur Bathily a exprimé le danger d’avaliser le crime, tandis que le ministre de la Justice Serigne Diop, Garde des Sceaux, a salué cette loi comme une bonne chose, soulignant qu’elle n’a pas été proposée par le pouvoir exécutif. Feu Dansonkho a souligné qu’on ne peut pas arrêter la vérité.
Étonnamment, le député libéral, Ibrahima Isidore, a
rejoint son créateur juste après le vote de cette loi. Il avait tout de même minimisé la mort d’un membre du Conseil Constitutionnel sénégalais, feu Me Seye, qui avait tenté de prendre son courage à deux mains après la démission du juge feu Kéba Mbaye.
Quant à ce que certains qualifient de compromis politiques, cela soulève des questions sur la situation politique actuelle. La justice est-elle un moyen coercitif et de dédommagement des crimes ? Aux spécialistes de nous éclairer au mieux pour que l’on puisse faire une analyse.
Concernant l’amnistie, il convient de préciser qu’elle implique l’absence de poursuites pour des faits avérés et dont les auteurs sont reconnus coupables. Les termes sont clairs dans le langage judiciaire. Elle ne doit pas être confondue avec la paix intérieure, comme l’a souligné Me Brahim Ould Ebety dans un contexte mauritanien différent.
Maintenant, que cherche le président Macky Sall ?
Souleymane Sidibé,
Bordeaux, le 27 février 2024.
