Un cri osé : spécial « Mauritanien »

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Un échange télévisuel qui ébauche le vrai débat :

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En « Mauritanien » , tout en chacun, instruit ou pas, diplômé ou pas, sait par son éducation héritée de son cadre originel que le mal profond est transcommunautaire. Le système étatique en place reproduit fidèlement ce qui s’organise dans nos contrées régies par l’ordre tribalo-féodal, et les milieux dominants issus de toutes les communautés, ont des intérêts convergents sur le matériel et l’immatériel. Ceux qui détiennent l’application de la Loi, sont contre la loi parce qu’elle bousculera leurs intérêts considérés comme de Droit Divin. Plutôt que de chanter nuit et jour  qu’il y a un problème de cohabitation entre les différentes communautés, il faut tout aussi admettre qu’il y a un Gros problème de coexistence en Droits et Devoirs  entre les Humains dans ttes les communautés. Un soninké ou un peulh d’extraction sociale servile (casté esclave), n’est pas victime seulement parce qu’en étant Noir dans cette Mauritanie de 2015.
Seulement si on veut tordre nos consciences face à cette réalité pesante du déterminisme de Naissance, Dieu est Savant du caché et du connu et nos compatriotes arabo-berbères  accusés de racisme  à raison ou à tort savent beaucoup de choses de nous. Leur idéologie racialiste qui exclut et domine, a sa version intracommunautaire et intratribale qui a le même fonctionnement exclusiviste sur le matériel et l’immatériel.

Un cri osé: la victime de l’esclavage et ses diverses manifestations en Mauritanie est une Autre Victime.

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Le compte à rebours depuis un certain 11 Novembre 2014, nous sommes au 403ème jour de  l’arrestation de Biram et ses compagnons.

Chez le « Mauritanien militant », l’un des éléments positifs avec l’émergence et la démocratisation de l’information 2.0 via divers supports sociaux, est de pouvoir démasquer la posture légendaire d’un bloc homogène des victimes et d’un autre bloc unicolore des méchants racistes, esclavagistes et exclusivistes.

L’approche binaire est trop facile pour décrire et fixer le statut d’une victime quelconque dans nos sables mouvants, de l’ordre villageois jusqu’au sommet de l’Etat en passant par la tromperie politicienne des partis dits politiques. Ainsi le black engagé en Occident ou à l’échelle nationale pour les droits humains, peut être celui-là qui défend avec véhémence l’ordre politico-féodal qui exclut et discrimine dans son giron tribalo-ethnique. Celui qui te voit citoyen mauritanien à Paris ou à Nouakchott, te voit « autre chose » dans son cadre de référence originel.

Les méchants ne sont pas que TOUS Blancs et les victimes TOUTES Noires d’un ordre à un autre.
La communautarisation de nos postures militantes et politiques s’explique en grande partie par cette gymnastique intellectuelle où certaines voix autorisées considèrent les tares évidentes de leurs communautés comme étant culturelles, tout en pleurant ailleurs comme étant discriminés par un système étatique à dominance arabo-berbère.

Nous ne les oublions pas.

SoninkIdees-J’ose by K.S

Qui pourraient être ces suppôts criminels de l’ordre totalitaire dae »chien » en Occident…???

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En France, cette année 2015 qui finit dans quelques jours, est marquée par les actes criminels de janvier et novembre. Au cours de ces attentats, plusieurs vies innocentes ont été fauchées gratuitement par des équipées sanguinaires, suicidaires et lâches qui croyaient agir au nom d’une entité dite « État Islamique ». Ce dernier s’était émergé dans une zone des turbulences historiques entre communautés ethniques et confessionnelles, qui est à cheval entre l’Irak et la Syrie. Ainsi un ensemble territorial à majorité Sunnite sur les deux pays, est tombé sous le contrôle d’un ordre takfiri* qui réinvente la norme politicienne de la religion sous couvert d’une immense imposture, c’est-à-dire la résurgence d’un semblant ordre califal.

En réalité, c’est bien une entité politico-religieuse et sanguinaire qui dirige un territoire semblable à la Grande-Bretagne, avec à peu près 10 millions d’habitants selon différentes sources. Ces millions d’habitants subissent ou agréent selon, l’ordre de cette autorité dite Islamique dirigé par un sunnite irakien et ancien prisonnier après l’invasion américaine de Mars 2003 pendant le règne de George W BUSH. Aujourd’hui cet État dit islamique à cheval entre l’Irak et la Syrie, est l’une des conséquences plus ou moins prévisibles d’un Irak sous le feu politique sectaire entre chiites et sunnites et d’une Syrie troublée à partir de 2011 avec à sa tête le despote Bachar El-assad de confession alaouite (une certaine version du chiisme).

Dans cette partie du monde arabo-musulman, depuis la fin de l’hégémonie du règne ottoman et sa mise sous tutelle des empires occidentaux (français et anglais) par la suite, la politique se fait au nom de la confession, et la confession s’exerce aussi par la politique. L’élément NATIONAL ou Nationaliste mis en avant par la très autoritaire mouvance baathiste, ne pouvait pas résister à la forte communautarisation des esprits.

Et sans rentrer dans les détails de facteurs exogènes qui ont envenimé cette poudrière, c’est ainsi que l’ordre Dae »chien » classé dans le giron sunnite s’est installé dans des zones majoritairement sunnites. Les dirigeants locaux (syriens et irakiens) de cette organisation totalitaire sont dans leur Élément politicien, c’est-à-dire la politisation confessionnelle ou la confessionnalisation politique. Les populations sunnites des zones sous influence de Dae »chiens », ont vraisemblablement préféré s’inscrire dans ce projet d’un califat utopique pour pouvoir se défaire de l’ordre étatique irakien ou syrien détenu ou dominé par les chiites.

Pour faire bref et aborder l’objet du titre de notre modeste contribution, il est évident pour les avertis qu’il serait mieux voire pertinent d’appeler l’ordre Dae »chien » comme une rébellion de confession sunnite et extrémiste à intégrer  au schéma troublé et troublant de la géopolitique régionale , et non comme un « État Islamique » ou encore moins un califat digne de ce nom.

Jusqu’alors en Occident les damnés qui ont tué ou voulu tuer au nom de l’ordre Dae »chien », des âmes innocentes par des équipées sanguinaires, suicidaires et lâches, sont issus pour leur grande majorité des populations musulmanes d’Europe. Très souvent des jeunes gens de deuxième ou troisième génération des migrants économiques issus de l’ancien empire colonial. À disséquer de près les parcours de chacun de ceux qui sont impliqués dans des actions terroristes, on constate qu’ils traînent tous des casseroles judiciaires liées au banditisme et l’inévitable case prison pour plusieurs.

Un élément manipulable et manipulé pour toutes les causes farfelues et extrémistes, est avant tout un cancre primaire à l’école qui donne sens à ses échecs en s’opposant à TOUT ce qui va Bien chez les Autres. Nous pensons à cette anecdote racontée par une maîtresse d’école sur une Radio interactive très écoutée en France, disant que dans certains quartiers banlieusards, le bon élève qui bosse bien est perçu comme un bouffon puisse qu’il se montre distant à l’effet rebelle du groupe notamment à l’endroit du personnel éducatif. C’est-à-dire on ne s’encourage pas pour la réussite par l’émulation, mais on peut s’inciter à la rébellion et aux troubles qui font le nid de la médiocrité et l’échec définitif à terme. Ce premier décrochage malheureux en abandonnant le système éducatif (l’instruction) très tôt , peut être le début d’un néant sur lequel le jeune d’origine musulmane voudrait s’accomplir par des raccourcis faciles qui mènent à un hybride identitaire bafouant toutes les règles de la communauté légale.

Hybride identitaire, parceque avec un vocabulaire pauvre de 150 mots de français en moyenne, il ne va pas se retrouver ni dans son milieu d’origine vu comme bledard, et ni parmi le tissu social majoritaire du pays perçu comme mécréant. Et pourtant son papa illettré arrivé du Bled, a pu s’intégrer au système socio-économique par un boulot manuel avec dignité et responsabilité, alors que le jeune préfère s’essayer aux discours victimaires aux relents complotistes pour camoufler sa fainéantise en accablant des coupables tout près (le racisme, les discriminations et les services étatiques dits défaillants). En étant d’extraction religieuse musulmane, très souvent avec un savoir pauvre sur sa religion, on constate chez certains bouts perdus, un langage obscène dans lequel on peut jurer au nom d’Allah ou du Coran en enchaînant des insulte honteuses , du genre  » Sur le Coran de la Mecque, je vais ……  ta mère ». C’est ainsi un tel individu pensant que tout est bledard à la maison et tout est koufar (mécréant) dehors, ne va suivre que ses pulsions par les trafics, le vol et d’autres comportements illégaux dans une jungle des nullards qui est la rue. Dans un pays où la force est à la Loi encore, la case judiciaire est un passage obligé pour ces désoeuvrés qui se croient en mission contre le monde qui les entoure. Par leur bas niveau intellectuel sur la géopolitique mondiale d’aujourd’hui comme dans le passé, ils deviennent des proies idéales pour certains illuminés aux discours politico-religieux distordus et guerriers. Ces Cheikhs Google au passé obscur vont s’inventer un monde idyllique sur terre par la religion où ils excluent facilement et donnent le paradis aux uns et l’enfer aux autres. Ainsi après trois mois de repentir en s’essayant aux pratiques rituelles et à dompter leurs mauvaises habitudes, certains désorientés hors cadre légal d’hier se croiraient être au niveau des premiers compagnons du prophète Muhammad (PSL). Sans une dose minimale de sciences religieuses fiables, ils commencent à « raisonner » en Haram (interdit), Haram, Haram en Tout et partout. Une fois la semence d’une compréhension extrémiste, introduite en eux, le plus méritant des jihads pour un croyant, c’est-à-dire celui de dompter ses passions et pulsions malsaines, est remplacé par une « spiritualité » haineuse de l’excommunication dont le summum est le takfirisme chez les musulmans.

La mouvance takfiriste rend tout le monde mécréant sauf ses propres adeptes qui s’autorisent de voler et de prendre tout ce qui appartient aux « mécréants ».

Quand il est compris par les musulmans normaux que le Prophète Muhammad (PSL) est une Miséricorde pour l’humanité par son Message, les takfiris croient que ce sont eux qui sont chargés de réaliser le dessein Divin sur terre par des actes criminels exaltés en grandeur. L’ordre Dae »chien » attire certains de ces attardés sociaux et incultes qui seront manipulés dans un conflit relevant d’une confrontation géo-stratégique entre sunnites et chiites dans leurs zones d’influence géopolitique au Moyen-Orient. Imaginons un cas social né  en France et d’origine subsaharienne de confession musulmane qui s’engouffre dans cette aventure merdique, et une fois la normalisation faite sur le terrain, on aimerait bien savoir son avenir dans un environnement arabo-musulman où le black (kahlouch) est avant tout l’esclave ou l’ancien esclave d’une telle ou telle tribu. Les usurpateurs de l’ordre Dae »chien » visent ces faibles d’esprit qui auront tout raté par bêtise originelle et ceux qui veulent se rachèter d’un passé peu glorieux. Les uns comme les autres se limitent à des lectures simplistes de la géopolitique mondiale issue d’un passé pas assez lointain dans lequel le nationalisme arabe avait joué un certain rôle non négligeable entamant la décadence du monde arabo-musulman sur plusieurs domaines. Pour un jeune homme d’origine africaine, ayant eu la chance d’être né dans un pays dit développé, la pertinence serait de réussir ses études, réformer religieusement et socialement son entourage si nécessaire, et participer à la bonne marche de la communauté légale (pays de naissance). En effet par l’exercice démocratique en défendant ses opinions dans un cadre civilisé, étant organisé, on pourrait constituer un pôle de lobbying politique qui compte à l’échelle nationale et internationale . Et s’il y a lieu d’aller au « jihad » qui existerait , celui-ci serait dans ton Bled d’origine pour creuser un puits, construire une école, soigner les malades et aider les nécessiteux de tous bords, et Dieu sait qu’il n’y a manque pas. Pourquoi pas, si besoin participer à l’amélioration des affaires publiques et sociales de ton Bled d’origine majoritairement musulman où diverses INJUSTICES règnent en maître, tels que la corruption, les inégalités sociales , le clientélisme politique et surtout l’instrumentalisation hypocrite de la religion pour asseoir la domination des uns sur les autres.

SoninkIdees-J’ose by K.S

14-12-2015 06:18 – Libre Expression : Halte à la discrimination : Acte II

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Amadou Tidjane Diop – Les massacres perpétrés durant les années 1989 constituent, à tous les égards, un génocide pur et simple résultant d’une volonté clairement exprimée par le régime raciste de l’époque de vider la Mauritanie de sa composante noire.

Toutefois, afin d’éviter tout amalgame et par soucis de clarté et d’objectivité, une clarification du terme « génocide » s’impose afin de lever le voile sur la réalité qu’il désigne.

Ainsi, le Larousse français définit le génocide comme une extermination systématique d’un groupe humain de même race, de même langue, de nationalité ou de religion par racisme ou par folie , alors Le Robert le désigne comme un crime extrême qui consiste en l’élimination physique intentionnelle, totale ou partielle, d’un groupe national, ethnique ou religieux, [….]

Que dire alors de la rude épreuve de 1989 subie par les négro-mauritaniens ? Si ce n’est que le résultat d’une action minutieusement réfléchie et planifiée du plus haut niveau de la pyramide de l’Etat par des idéologues égocentristes et/ou extrémistes arabes avant d’être exécutée à la base impliquant ainsi tout l’appareil d’Etat et son commandement tant militaire que civil.

En réalité, le génocide de 1989 ne peut faire l’objet d’une analyse juste sans considérer les événements qui lui ont précédés et suivis notamment la dérive judicaire sanctionnant la tentative de coup d’Etat de 1987 et toutes les exactions corolaires ; ainsi que les atrocités, les tueries, tortures et humiliations de 1990 perpétrées presque dans toutes les casernes militaires du pays.

Faut-il aussi se rappeler de la terreur, des humiliations, de la déportation dont ont été victimes les populations noires de la vallée comme ailleurs et partout dans le pays.

C’est pourquoi, à notre sens, qualifier de « génocide » cette terrible épreuve qui tant marqué la Mauritanie dans son existence, ne souffre d’aucun équivoque. De plus, le concept de «passif humanitaire », qui aujourd’hui fait objet d’usage et largement admis surtout dans le vocabulaire des ONG de défense des droits de L’homme, n’existe nullement dans le jargon des institutions à vocation internationales œuvrant pour la protection et la défense des droits humains.

En effet, l’expression résulte d’une pure imagination intellectuelle qui, au passage met en doute son interprétation et réduit considérablement la portée symbolique de son contenu. Le choix de cette expression serait, je l’imagine, lié à une mesure de méfiance afin de n’être assimilé à l’extrémisme radical.

La clarification étant consommée, venons-en maintenant au prétendu règlement de ce qu’il convient d’appeler désormais « le génocide Mauritanien ».

Alors, serait-il toujours la peine de rappeler, ne serait-ce que par devoir moral, de respect de la vie humaine, que l’on ne doit jamais préconiser à quelqu’un qui a perdu une personne chère de l’oublier même cet être cher est victime d’une mort naturelle.

Ne constituant pas un cas isolé, la Mauritanie dans une perspective d’une résolution de ces crimes ne peut se déroger à entreprendre ou la voie judiciaire ou celle de la réconciliation à l’amiable. Toujours est-il dans l’un ou l’autre cas, il existe un minimum de conditions dont l’inobservation est sans équivoque frappée par la nullité de la procédure.

Et que l’on soit dans le domaine du droit moderne ou dans l’univers de la charia, qui a d’ailleurs inspiré la législation Mauritanienne dans sa grande partie, il ne peut pas y avoir entame de processus d’un quelconque règlement avant l’établissement d’un rapport régulièrement constitué qui puisse au moins retracer les atrocités dans leur contexte d’exécution et déterminer, par ailleurs, les auteurs et complicités en charge de commettre ces forfaitures, ainsi que leurs commanditaires.

Maintenant cette option pourrait être entreprise selon les cas par des juges d’instruction lorsqu’on prétendrait à un règlement issu d’une voie judiciaire ou par une commission ad hoc lorsqu’ on veut entrevoir une solution de compromission à l’amiable souvent mis en œuvre, car susceptible de constituer un prélude à toute réconciliation nationale comme c’est fut le cas en Afrique du Sud à la fin des années 1990 ou au Rwanda en 1998.

Tout de même, cette option requiert, en plus des conditions précédentes, une marge de précaution qui consiste à placer en avant de tout processus les victimes et leurs ayants droits.

Cependant, les différents régimes qui se sont succédés après cette période cruelle à l’exception du président Sidi Ould Cheikh Abdallahi qui a semé les germes d’une réconciliation pour au moins avoir osé enclencher le processus de retour des déportés, aucun n’a voulu entreprendre, sans complexe, une telle démarche politique pour en venir à bout de ce problème crucial.

Ceci pouvait se comprendre si les tortionnaires n’étaient plus de ce monde. Non ils sont tous là ! vivants pour la plupart d’entre eux. Ce refus entretenu par ces régimes politiques confirme notre hypothèse que l’Etat qui avait planifié et commandité les actes ne pouvait jamais prétendre à poursuivre ces criminels. Au contraire, il leur doit puisqu’ayant dignement accomplis la mission, et c’est pourquoi ils ont tous été promu aux rangs très élevés dans la hiérarchie militaire ou dans les hautes fonctions diplomatiques.

Un moyen de faire profil bas peut-être en vu d’effacer progressivement les traces et chercher à anéantir à l’international par des contre-campagnes à l’action des ONG des droits de l’homme qui réclament sans cesse leur jugement …

Nous disons que le terrain est perdu d’avance. Sans se replier sur la communauté internationale puisque nous croyons à notre détermination et seulement à notre détermination, nous rappelons tout de même que celle-ci désormais ne plaide plus à certaine pratique et violations des droits de L’homme même si la logique de l’intérêt amène souvent les puissances étrangères à développer des attitudes contradictoires, des mutismes incompressibles voir des neutralités équivoques.

Si maintenant le régime du président Mohamed Ould Abdel Aziz se livre à des actes impertinents allant soit disant à la « prière des morts » organisée en 2010 à Kaédi à la controverse relative aux indemnisations faites à certaines personnes de la partie civile entrainée dans une erreur monumentale et l’ignorance pour prétendre au règlement d’un génocide, c’est peine perdue.

Cela n’a rien à avoir avec les exigences du droit ou de la charia dont l’application obéit à un minimum d’observations de règles de fond et de forme. D’ailleurs l’indemnisation demeure a priori la dernière étape dans le processus de règlement judicaire en matière de droit pénal, car elle constitue le résultat d’une mesure à la proportionnelle et au prorata des dommages en cause lors d’une infraction.

Devrons-nous nous interroger sur la raison d’être de ces organisations de veuves et d’orphelins qui réclament toujours la manifestation de la vérité sur les assassinats de leurs siens jusque-là en vain si le dossier était définitivement réglé ?

Non ! Régler le génocide est une obligation pas en tant que condition pour une réconciliation entre les dignes fils de notre chère Mauritanie, mais en tant qu’exigence morale et devoir de justice si l’on veut fonder les bases d’un Etat de droit.

C’est pourquoi nous sommes convaincu qu’un jour ou l’autre, la justice tranchera et la vérité sera rétablie d’autant plus en droit Mauritanien le crime contre l’humanité n’est pas limité par la prescription conformément à la loi criminalisant l’esclavagisme.

Au demeurant, nous rappelons qu’une loi d’amnistie avait été votée à l’Assemblée nationale. Ce qui suppose juridiquement que le dossier du génocide est clos. Alors, pourquoi le président Ol Abdel Aziz revient là-dessus. Ce fait justifie que l’Etat lui-même ne croit pas que le dossier est clos.

Du reste, nous nous étonnons du silence des parlementaires qui avaient voté cette loi? Pourquoi n’ont ils pas interpellé le président pour le rappeler que le dossier du génocide est clos? De notre point de vue, ces derniers eux-mêmes assimilables aux criminels et partagent désormais la même responsabilité pour avoir voulu couvrir des coupables de ces crimes monstrueux.

De plus, au moment où s’impose le débat de reconnaissance ou non d’un règlement des problèmes de tueries extrajudiciaires, puisque le Président a fait allusion à cela dans sa dernière sortie à Nouadhibou, un vulgaire ignorant sortant «on ne sait où », passe à la télévision pour nier les tueries et exactions commises avant d’accuser les FLAM d’être à l’origine de ce mensonge.

Ce geste est similaire à la signature de sa mort politique qui n’était d’ailleurs qu’embryonnaire. Si non il est à la limite humiliant pour son président qui doit, sans doute déshonorer, sa sortie puisqu’il se targue d’avoir résolu le problème dont il reconnait donc de facto ; pour sa formation politique qui doit regretter de l’avoir en ses rangs, et pour tout le peuple Mauritanien qui doit le bannir.

La politique n’est pas comme tu le penses un tremplin pour se frayer un chemin de la fortune ou se hisser à la haute sphère du pouvoir, c’est plus une idéologie, une lutte des idées avec laquelle il faut accepter de mourir car fondée sur une conviction.

Cette conjugaison de facteurs ne serait être de nature à créer les germes de l’apaisement ; pendant que le président de la république prétend à un règlement du génocide, ses acolytes nient même l’existence de celui ci et se contredisent entre eux. Non !

Il faut prendre son courage en main et traduire sans complexe l’expression sincère d’une volonté politique si l’on aspire véritablement à quelque chose de sérieux d’autant plus que la Mauritanie est loin de sortir de l’ornière. En effet, un problème très grave est entrain de produire ses effets, je veux parler de l’enrôlement biométrique.

D’ailleurs, nous estimons que le refus systématique du système d’apporter une solution au génocide Mauritanien traduit une volonté politique manifeste que le processus d’épuration des négros Mauritaniens déjà amorcé en 1989 est loin d’être achevé.

En effet, depuis quelques mois la gendarmerie nationale appuyée par la police et des éléments de GSSR procèdent à une campagne de contrôle d’identité qui ne vise pas uniquement les étrangers mais aussi tous les noirs qui ne soient pas munis d’une pièce d’identité.

Or, face aux pratiques discriminatoires caractérisant l’enrôlement biométrique dont les victimes sont pour la plupart les négros Mauritaniens et les harratins, de toute évidence beaucoup de Mauritaniens ne sont pas encore enrôlés et n’ont pas par conséquent encore bénéficié de nouvelles pièces d’état civil.

De plus, le centre national d’état civil n’a pas encore bouclé les cinq ans prévu pour enrôler tous les Mauritaniens. En principe, il doit y avoir une phase consacrée aux cas particuliers, des Mauritaniens en situation impossible de prouver leur « Mauritanité » et qui demeurent pourtant de «vrais » Mauritaniens.

Bref, il est facile de convaincre que nombreux sont les Mauritaniens, majoritairement noires, sont encore en situation d’irrégularité susceptibles d’être épinglés par les patrouilles quotidiennes et faire objet d’expulsion.

Ayant compris l’objectif inavoué du système de domination et d’exclusion dont nous sommes victimes, des mouvements comme « Touche pas ma nationalité » ont mené partout dans le pays des sit-in de dénonciation violemment réprimés faisant parfois des morts. A Maghama, ma ville natale le jeune, Lamine Mangane, a été assassiné lors d’une manifestation et son assassin n’est nullement inquiété.

Pour finir, nous devons noter que les opérations routinières de contrôle d’identité ne sont pas réellement dictées par le souci de pousser les étrangers à être en situation régulière pour le besoin de la sécurité nationale.

Ce qui serait juste et à appréciable. Mais, hélas, le contrôle ne vise pas tous les étrangers : les ressortissants du Maroc, de la Tunisie, de l’Algérie, de la Syrie et j’en passe, ne sont pas inquiétés.

Ce qui nous fortifie dans l’idée que ces opérations ne visent pas véritablement les étrangers, mais les noirs tout court. Par conséquent, tirons sur la sonnette d’alarme et lançons un appel à tous les Mauritaniens victimes de l’injustice de la cohabitation de rompre avec leur naïveté et d’œuvrer pour éviter de revivre les événements de 1989 sous autre format

Crédit source: http://www.cridem.org

SoninkIdees-J’ose by K.S

Un cri osé: un petit échange d’un jour… !!!

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Hier (05/12/2015) à la marge de la manifestation de la diaspora mauritanienne en France, j’ai croisé deux femmes (une jeune femme saharouie et une dame blanche française)  avec qui j’ai pu échanger pendant quelques minutes. Sur la place Trocadéro, elles ont été interpellées par les slogans de nos banderoles, et elles m’ont demandé sur l’objet de notre manifestation, en expliquant brièvement, je leur ai donné les exemplaires de la déclaration. Il s’est trouvé que la dame blanche française est l’épouse d’un indépendantiste saharoui emprisonné au Maroc depuis des longues me dit-elle. Elle m’a demandé si le leader abolitionniste Biram Dah Abeid est toujours en prison ou pas. Au cours de nos échanges, quand j’ai commencé à parler du système étatique mauritanien dominé par les arabes, la jeune saharouie dite militante qui ressemble à une compatriote mauresque, m’a interrompu parceque j’ai parlé des Arabes d’une manière générale concernant les problèmes politiques de notre pays. Et notre échange a glissé sur l’esclavage, elle m’a dit que chez eux, le problème est réglé et les anciens esclaves qu’elle les a nommés Haratines, font partie de sa propre famille, qu’elle les considèrent comme ses oncles, tantes ou frères. Quand je lui ai demandé s’ils s’allient par les mariages avec ces « parents » Haratines, elle m’a dit que les choses sont compliquées sur ce point. Je lui ai dit pourquoi les anciens esclaves et assimilés ne seront jamais considérés comme des membres pleinement et dignement des tribus de leurs anciens maîtres, et que certains leaders anti-esclavagistes issus des anciens esclaves ont bien compris cette magouille parentale permettant la perpétuation de l’ordre esclavagiste sous une autre forme.
Elle me répond que mon discours était dur, et la blanche française reprend que peut-être elles ne peuvent pas comprendre véritablement la nature d’identification des anciens esclaves qui révoltent, parce qu’elles n’ont pas subi les réalités de l’esclavage sur leurs consciences par ascendance dans le passé.

Conclusion: très souvent ceux qui luttent pour d’autres nobles causes, ont du mal d’accepter les positions des autres engagés sur d’autres problématiques, et ils les trouvent extrémistes ou durs surtout si leurs familles sont dans le camp de dominants.
Sur le cas de l’esclavage et ses manifestations, certains champions demandeurs de libertés et de droits sur d’autres références, vont chanter avec la main sur le coeur qu’ils aiment les anciens esclaves qui sont « comme des parents » de leurs familles. Ils vont même dire que c’est réglé et terminé, c’est juste de la misère et le manque d’éducation.
L’anti-esclavagisme et la lutte abolitionniste doivent être une conscientisation pour défaire les corruptions d’identification concoctées par les milieux dominants. Point de liberté et de dignité pour un esclave ou ancien esclave qui ne saura pas dissocier son identité de la famille de ses anciens maîtres. Avoir un rapport de citoyen-citoyen est la solution, et toutes compromissions à caractère sociétal et tribalo-ethnique revenaient à raviver l’ordre esclavagiste encore et toujours.

Pas facile de cerner le noeuds de l’énigme même pour les plus durs des anti-esclavagistes..  !!!

Il faut un mode d’emploi innovant …. Inch’Allah.

SoninkIdees-J’ose by K.S

Mauritanie: 28 Novembre 1960, 1990 et 2015, la marche continue… !

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Le compte à rebours depuis un certain 11 Novembre 2014, nous sommes au 382ème jour de l’arrestation de Biram et ses compagnons à Rosso.

Et pourtant 55 ans après… !!!

Ce 28 novembre 2015 marque le 55ème anniversaire de l’indépendance de cette Mauritanie qui, faute d’être une communauté légale ou confessionnelle, continue d’être l’expression d’un conglomérat des milieux dominants aux intérêts convergents. Le pays est censé être articulé sur les lois temporelles et l’éthique fraternelle de la religion musulmane, mais en vrai l’ordre régnant depuis sa création artificielle en 1960 n’est qu’un système d’uniformisation de l’élément NATIONAL. C’est-à-dire une myriade tribaliste (tribus arabo-berbères) dotée d’une conscience politique « soignée », qui a pactisé avec l’ordre communautariste (Noirs mauritaniens), pour diriger l’ensemble « contre-Nation » par système de quotas.
En Mauritanie, en 1990 comme 2015, l’ordre constitutionnel ne garantit pas l’obtention du Pouvoir. Les 28 pendus de 1990 par l’ancêtre du présent régime, étaient certainement victimes de l’ordre régnant du pacte non écrit. Ce dernier n’autorise pas que le pouvoir ne soit pris que par un coup d’état militaire. Dans cet exercice politicien des casernes, on n’hésitait pas de purger pour garder « l’équilibre ». Le même régime équilibriste est toujours en vigueur par lequel les intérêts tribaux deviennent nationaux en excluant et les complices communautaristes s’y plaisent dans l’inconscience politique. Loin d’être partisan des putschs militaires, mais en toute sincérité, l’unique moyen d’accéder au vrai Pouvoir-État en Mauritanie passe nécessairement par un coup d’état. Et la plus grande des INJUSTICES aujourd’hui, est que seuls les éléments armés d’une seule communauté, détiennent les positions stratégiques pour mener un coup. Et minorer cet état de fait qui conditionne tout ce qui se fait et se défait chez nous, c’est rien comprendre aux motifs profonds des exécutions sommaires dans l’armée de 1990, et le même ordre exclusiviste continue sous d’autres formes n’en déplaise les rêveurs de la politique classique qui meuble le vide.
S’il faut fêter quelque chose, ce seraient les couleurs et les symboles du drapeau, qui sont trahis dans l’esprit depuis 55 longues années.

Nous ne les oublions pas… !!!
SoninkIdees-J’ose by K.S

Rétro :Un cri osé à tout le peuple noir… « Nous sommes Un Modèle en Soi, et non Une Copie »

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De Michelle Obama, la première dame des États Unis à ma petite cousine lambda dans un village africain en passant par la top modèle black mondaine, une petit constat semble m’intriguer dans mon for intérieur sur le port des perruques et autres rajouts aux tresses. C’est par la tête et précisément le visage qu’on reconnaît et identifie la personne en face physiquement ou sur support quelconque. Nous et nos femmes noires gagnerions mieux en assurance si nous revoyions l’image modélisée qu’on se fait de la beauté physique par le port de ces faux cheveux aux origines douteuses.

Étant noirs, ce qu’on pourrait faire de nos traits physiques peut avoir un certain sens pas neutre, notamment sur nos aspirations d’identification et des ressemblances à un modèle espéré non avouable explicitement. Comme la dépigmentation de la peau, les rajouts de ces touffes postiches pourraient s’apparenter à l’expression d’un certain complexe qui affecte l’identité physique du black. Le roi de la pop, feu Michael Jackson qui avait été idolâtré par des millions de personnes dans le monde, me paraît incarner le summum de cette agression contre le corps de l’Homme Noir.
Nos traits physiques (cheveux crépus, peaux noires et d’autres) ne sont en aucun cas d’éléments incarnant une quelconque damnation de l’Homme Noir. Être totalement noir par ses traits naturels serait honorable qu’être faussement autre chose par un semblant complexe banalisé à travers l’espace et le temps. Dans cette optique, le vrai handicap serait plutôt le refus d’assumer nos traits, mais non de garder notre look afro et naturel partout en vrai.

Par un vrai-faux look, nous nous idéalisons un aspect physique modélisé calqué sur les peuples blancs dont certains milieux se verraient bien comme le Modèle à envier. Les racistes qui hiérarchisent les peuples ne sont pas sans doute insensibles aux données physiques et innées des uns et des autres, et par la fuite obsessionnelle de notre physique naturel, nous légitimerons leur logique idéologique de l’original et la copie, du modèle et l’imité, du vrai et le vrai semblant…etc. Il est plus que nécessaire qu’on concorde notre « contenu » ( éthique, intelligence et cultures) avec notre « contenant » (corps et traits physiques naturels) et avec fierté en admettant nos imperfections intrinsèques à l’espèce humaine dans les deux cas (« contenu et contenant »). Apprendre et acquérir toutes les sciences dans le but d’atteindre le bien-être individuel et collectif sur terre ou l’au-delà pour certains (croyants), semble être une essence universelle en fonction du degré d’évolution des peuples. J’admettrais volontiers, les différences d’évolution par rapport à certains aspects du « contenu » à améliorer mais vouloir tordre le « contenant » à l’image d’un supposé modèle original fausserait le vrai de notre Être Noir.

Certes, il serait sensé et compréhensible de voir une soeur noire et musulmane ou même chrétienne portant le voile pour ses convictions religieuses que l’habillage complexé par une fausse chevelure pour paraître à l’image de l’autre vue comme « Le Modèle Naturel ». En dehors de l’élément religieux selon les milieux, nos cheveux naturels peuvent être bien entretenus et gardés fièrement en état, ce qui garantirait une certaine cohérence entre notre Être Noir et notre apparence naturelle.

Je concluerai par cet échange imaginaire par rapport au sujet:

Ma soeur pourquoi portez – vous ces faux cheveux aux origines douteuses..???

Elle répondrait: mes cheveux sont crépus…!!!

Je dirais: vos cheveux crépus font votre Être donc avec vos mèches vous seriez moins vous même et faussement quelqu’un d’autre.

Elle dirait: c’est mieux avec les mèches…!!!

Je repliquerais: vos cheveux crépus naturels sont-ils une damnation divine pour vous…??? Sentiriez-vous vrai avec ce look artificiel contrastant avec ce que vous êtes en vrai..???

Elle dirait: vos questions me perturbent et j’y penserai en profondeur…!!!

Je dirais: je compte sur vous…ma soeur…!!!

SoninkIdees-J’ose by K.S

Les attentats en France: Notre solidarité… !!!

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Notre blog Soninkideesjose.wordpress.com présente sa totale et triste compassion aux familles des victimes innocentes des attaques lâches de Paris et Saint Denis ce Vendredi soir 13/11/2015. Les assaillants ont frappé des cibles faciles (terrasses de café et salle de concert bondée) dans leur équipée lâche et criminelle. À l’heure de mise sous presse de ces modestes mots, le bilan serait d’au moins 128 morts et plusieurs blessés. Ceux qui ont détruit ces vies, seraient probablement issus du « milieu musulman » d’obédience takfiri qui n’a de FOI que le projet de destruction massive de toutes les différences. Ces gens ne cherchent pas la Piété dans la réligion, mais une justification malsaine de leur prédisposition à la haine obscure et la criminalité sanguinaire. Ils se croient grands et puissants pour honorer la Grandeur d’Allah azzewejel et ils se sont trompés d’ordre en tombant sous le charme du satan. Ils sont tombés dans l’extrémisme faisant d’eux des monstres damnés et aveugles.

Discernement, calme et pas les raccourcis des amalgames… !!!

Pensée aux victimes et leurs proches.

SoninkIdees-J’ose by K.S

L’An 1 (11/11/2014 ~ 11/11/2015) de l’arrestation injuste des leaders abolitionnistes à Rosso: Quelles lectures pour les uns et les autres…???!!!

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                                     photo campagne d’Amnesty International

En ce jour du mercredi 11 Novembre 2015, cela fait un an plein que l’ancien candidat indépendant aux élections présidentielles de 2014, Biram Dah Abeid, président d’IRA-Mauritanie, son vice-président Brahim Bilal Ramdhane et Djiby Sow, président de Kawtal Ngam Yellitaare, sont entre les accroches du pouvoir mauritanien. Il est à noter l’élargissement provisoire de Djiby Sow pour  motif sanitaire.

Un an plein que les deux leaders d’IRA (Initiative pour la Résurgence Abolitionniste) sont derrière les barreaux à la suite d’un dossier judiciaire sans substance valable en Droit. Les familles de ces vaillants pères de famille subissent dignement et courageusement cette injustice qui les affecte dans un pays dit musulman. Nous osons croire que le courage des leaders abolitionnistes tire ses racines profondes de leurs familles aimantes et consciencieuses des sacrifices nécessaires. Un hommage militant et fraternel aux membres de ces familles qui souffrent des conséquences de l’engagement de leurs pour le BIEN PUBLIC et L’intérêt général. Pour l’avènement d’une Mauritanie Juste et Égalitaire pour tous sur le matériel et l’immatériel, deux bébés sont nés quand leurs pères subissent un acharnement politico-judiciaire d’un ordre étatique dirigé par d’autres pères et mères de famille. On aimerait bien savoir les échanges familiaux dans les salons de ceux qui dirigent cet ordre étatique, à propos cette affaire qui pourrit la vie d’autres coreligionnaires.
Ainsi peut-être la lecture de l’entourage proche de ces détenus d’opinion qui forcent le respect pour tout Homme sincère.

Et quelles lectures pour Nous, les autres… !!!???

Le pouvoir semble reconnaître implicitement la grandeur et le bien fondé de la cause abolitionniste, mais se refuse par orgueil trompeur d’accepter les caractères dignes et louables de personnes qui ont osé défier l’ordre établi et soigné par les milieux dominants. Pendant qu’ils sont incarcérés injustement, une énième loi anti-esclavage mais pas trop « anti-esclavagiste » a été votée et vendue à l’international comme celle de 1981. Dans ce texte législatif, on s’était fourvoyé habilement pour recenser les différents types d’esclavage et les peines encourues , mais aucune définition de l’esclavagiste type alors que parmi les députés sous ordre de l’exécutif, tout le monde n’est pas forcément anti-esclavagiste sur plusieurs facettes.
Dans cette même année, une mystérieuse ligue des Ulémas mauritaniens émet une Fatwa qui rend désormais Haram (illicite) l’esclavage et ses différentes manifestations au nom de l’islam. Ce qui nous a ramènés à l’autodafé d’avril 2012 d’un livre centenaire qui régit le code esclavagiste en vigueur parmi nos lectures islamiques connues de tous. Ainsi ceux parmi qui, certains avaient demandé l’exécution du leader d’IRA Biram Dah Abeid, ont revu leur copie en osant cette sortie fatwanesque pendant cette année, tout en ignorant le sort des détenus d’Aleg. Nous constatons une certaine schizophrénie de l’ordre étatique et le clergé tribalo-ethnique qui s’essaient à des manoeuvres contre l’esclavage, tout en voulant étouffer les vraies voix anti-esclavagistes incarnées par la mouvance abolitionniste avec IRA-Mauritanie à la manette. Dénoncer l’esclavage sans nommer et confondre les esclavagistes, revient à une plaisanterie qui ne surprend plus dans les sables mouvants chez nous.
Par ailleurs la détermination des militants abolitionnistes de l’intérieur se raffermit de plus en plus avec des sit-in récurrents pour demander la libération sans condition des détenus d’opinion d’Aleg. Et à l’extérieur, la cause abolitionniste d’IRA-mauritanie continue d’avoir plus d’écho auprès des institutions internationales chargées des droits humains. Il est à noter que des comités de soutien aux détenus d’Aleg ont été mis en place dans plusieurs pays dont la France. Celui de la France, composé des plusieurs engagés pour le respect des droits humains en Mauritanie, tient un sit-in bi-hebdomadaire devant l’ambassade de la Mauritanie à Paris. Il faut souligner également le travail discret d’innombrables bonnes volontés qui s’activent par différents canaux pour la cause des détenus d’opinion d’Aleg.

D’autres sceptiques sur la mouvance abolitionniste et anti-esclavagiste parmi nous, peuvent avoir une lecture superstitieuse de cette affaire issue de la caravane contre l’esclavage foncier.
Un rappel sur la sortie du leader d’IRA-mauritanie, le primé onusien 2013, Biram Dah Abeid, du 18 octobre 2014 à Nouakchott sur les pratiques féodales dans les communautés noires mauritaniennes. En effet, à l’occasion d’une réunion d’alliance entre le mouvement UVDS ( Union des Volontaires pour le Développement de Soninkara) et IRA, Biram avait vivement critiqué l’ordre féodal dans nos contrées, pratiqué par certains hommes publics qui, par la suite viennent se soumettre comme esclaves à Nouakchott pour trouver une place lucrative de complice dans le système. L’invitation du leader d’IRA par cette jeunesse consciente et progressiste issue du milieu soninké, avait été vécue par certains milieux dominants et féodaux comme un « Grand Péché« . Le leader abolitionniste avait été trempé dans toutes les sauces vindicatives par ceux qui croient posséder l’exclusivité de l’identité soninké. Ainsi, un peu plus d’un mois après cette rencontre, l’ancien candidat indépendant aux élections présidentielles s’était fait arrêter à Rosso et ceux qui avaient mal digéré sa sortie anti-féodal, croyaient que leurs « dieux communautaires » avaient assuré la revanche.

Dans la même lancée, le monde soninké de la Mauritanie a tremblé par différents communiqués médiatiques jusqu’à une visite expresse chez le Raïs. Tout a commencé quand le CRSM (conseil Représentatif de Soninkés de Mauritanie) avait émis un communiqué dénonçant le verdict de Rosso contre Biram et ses compagnons, ce qui n’avait pas évidemment plu au général. Il aurait fait des remontrances à ses partisans communautaristes soninkés, et une conclave avait été convoquée, nommée improprement « la grande famille soninké » qui disait que l’entité soninké n’avait rien à voir avec le communiqué pro-abolitionniste. Une audience de « repentir » avait été accordée au dit représentant de la dite grande famille soninké au palais ocre chez le Raïs. Ces manoeuvres nous enseignent une certaine lecture simple et instructive, c’est-à-dire toutes les communautés nationales peuvent se dire contre l’esclavage et ses différentes manifestations, mais aucune ne veut être assimilée aux combats anti-esclavagistes et abolitionnistes dans le pays. Par le communiqué du CRSM pourtant un mouvement composé par plusieurs personnalités progressistes soninké issus de tous les partis politiques ou non encartés, nous constatons pourquoi, il avait été ainsi désavoué par une autre frange de l’entité soninké. Ainsi, nous comprenons la simpliste lecture de la problématique mauritanienne sous l’angle racial par certains milieux militants et intellectuels parmi les communautés noires hors haratines. Nos frères haratines ne pouvaient pas trop compter sur nos autres communautés pour défaire le joug esclavagiste arabo-berbère depuis plusieurs siècles. Ceux parmi nos compatriotes arabo-berbères qui taxent d’extrémiste l’activisme d’IRA, ont le même langage que certaines voix portantes au sein des communautés noires mauritaniennes. Pour elles, si la mouvance abolitionniste et anti-esclavagiste dénonce l’ordre féodal par la prégnance des castes, cela est vécue comme des attaques contre leurs sociétés voire leurs familles mêmes.
De ce fait, le régime féodal et l’ordre esclavagiste sont très « AMIS » en Mauritanie, et tous les deux ont horreur de l’émergence d’une citoyenneté pleine pour L’HOMME MAURITANIEN. Une Mauritanie qui serait sous l’emprise d’un système étatique raciste et esclavagiste dit à dominance beydane, est tout aussi féodale, et vouloir nier cette donne est malhonnête. La lutte pour le respect des droits humains, on ne sélectionne pas ses soutiens en fonction de leurs caprices ethnocentriques, mais seules les convictions pour la Vérité et le Juste comptent.

La lecture qui conclut, est que les détenus d’opinion d’Aleg défendent une cause qui réussit sur plusieurs facettes. En effet, une nuit de prison dans cette situation injuste gonfle les rangs des abolitionnistes, propage leurs thèses et confond les consciences douteuses. Et les autorités mauritaniennes soutenues par plusieurs forces aux intérêts convergents sur le matériel et l’immatériel, se sentent plus fragiles face à Biram et ses compagnons que face à l’opposition classique . L’IRA montre le Droit, et les gouvernants fuient le Droit et se réfugient dans les convenances tribales et communautaires. Au nom d’un ordre établi, le pays aux 4 millions de Cheikhs, évite de s’essayer aux valeurs islamiques de fraternité, d’entente et de solidarité pour dialoguer avec les dignes et pacificistes voix anti-esclavagistes, alors qu’il y’a quelques années des éléments salafistes de la mouvance djihadiste avaient été traités en dignes fils égarés mais pas pestiférés. Aujourd’hui, le président Biram Dah Abeid est souffrant et le collectif des avocats qui suit courageusement et brillamment son cas, a tiré la sonnette d’alarme sur l’aggravation de son état de santé faute d’un traitement adéquat. Ainsi, le fait que Biram soit anti-esclavagiste dur et abolitionniste « rebelle » ne doit pas l’exclure du soutien humaniste et de la fraternité musulmane qui sont exprimés à l’endroit d’autres victimes à travers le monde. On préférerait voir Biram crevé en prison dans cette Mauritanie, comme l’ordre étatique israélien écrase la légitime résistance palestinienne. Il suffit d’être conscient de son époque pour comprendre le drôle de paradoxe de ceux qui soutiennent la cause palestinienne en Mauritanie et leurs positions contre les anti-esclavagistes abolitionnistes.
Une Injustice n’a pas de territoire, ni de race, ni de couleur, et ni de religion, elle n’est pas acceptable ici et inacceptable ailleurs. Donc revoyons la place de l’Humain dans ce qu’on croit, car la tromperie historique du groupe social devient une bêtise collective à terme à force de vouloir esquiver  le chemin de la Vérité.
Il est urgent pour les autorités mauritaniennes d’arrêter de servir les groupes dominants exclusivement, mais d’entendre les voix dites subalternes par l’écoute et un vrai dialogue. Les leaders abolitionnistes doivent être libérés et mis dans leurs droits légitimes de citoyens mauritaniens ayant des aspirations dignes pouvant participer à la construction Nationale. D’aucuns s’étonnent que le soutien international vient des certains milieux humanistes occidentaux qui seraient derrière un complot contre le pays, alors que dans dite Oumma, peu s’émeuvent de la condition servile d’une couche sociale depuis plusieurs siècles pourtant bien connue. Son excellence l’ambassadeur des Etats-Unis en Mauritanie, a visité la prison d’Aleg au cours de cette année, mais qui aurait vu un de nos Ulémas enturbannés venir à Aleg soutenir symboliquement les prisonniers d’opinion. Et ce n’est pas non plus l’ambassadeur saoudien en Mauritanie qui aurait les moindres bons sentiments à l’endroit des anti-esclavagistes proclamés qui croupissent dans la geôle d’Aleg.

Leur liberté est la nôtre et la vôtre aussi…alors Libérez les….!!!

SoninkIdees-J’ose by K.S

SoninkIdees-J’ose by K.S

L’An 1 (11/11/2014 ~ 11/11/2015) de l’arrestation injuste des leaders abolitionnistes à Rosso: Quelles lectures pour les uns et les autres…???!!!

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photo campagne d’Amnesty International

En ce jour du mercredi 11 Novembre 2015, cela fait un an plein que l’ancien candidat indépendant aux élections présidentielles de 2014, Biram Dah Abeid, président d’IRA-Mauritanie, son vice-président Brahim Bilal Ramdhane et Djiby Sow, président de Kawtal Ngam Yellitaare, sont entre les accroches du pouvoir mauritanien. Il est à noter l’élargissement provisoire de Djiby Sow pour  motif sanitaire.

Un an plein que les deux leaders d’IRA (Initiative pour la Résurgence Abolitionniste) sont derrière les barreaux à la suite d’un dossier judiciaire sans substance valable en Droit. Les familles de ces vaillants pères de famille subissent dignement et courageusement cette injustice qui les affecte dans un pays dit musulman. Nous osons croire que le courage des leaders abolitionnistes tire ses racines profondes de leurs familles aimantes et consciencieuses des sacrifices nécessaires. Un hommage militant et fraternel aux membres de ces familles qui souffrent des conséquences de l’engagement de leurs pour le BIEN PUBLIC et L’intérêt général. Pour l’avènement d’une Mauritanie Juste et Égalitaire pour tous sur le matériel et l’immatériel, deux bébés sont nés quand leurs pères subissent un acharnement politico-judiciaire d’un ordre étatique dirigé par d’autres pères et mères de famille. On aimerait bien savoir les échanges familiaux dans les salons de ceux qui dirigent cet ordre étatique, à propos cette affaire qui pourrit la vie d’autres coreligionnaires.
Ainsi peut-être la lecture de l’entourage proche de ces détenus d’opinion qui forcent le respect pour tout Homme sincère.

Et quelles lectures pour Nous, les autres… !!!???

Le pouvoir semble reconnaître implicitement la grandeur et le bien fondé de la cause abolitionniste, mais se refuse par orgueil trompeur d’accepter les caractères dignes et louables de personnes qui ont osé défier l’ordre établi et soigné par les milieux dominants. Pendant qu’ils sont incarcérés injustement, une énième loi anti-esclavage mais pas trop « anti-esclavagiste » a été votée et vendue à l’international comme celle de 1981. Dans ce texte législatif, on s’était fourvoyé habilement pour recenser les différents types d’esclavage et les peines encourues , mais aucune définition de l’esclavagiste type alors que parmi les députés sous ordre de l’exécutif, tout le monde n’est pas forcément anti-esclavagiste sur plusieurs facettes.
Dans cette même année, une mystérieuse ligue des Ulémas mauritaniens émet une Fatwa qui rend désormais Haram (illicite) l’esclavage et ses différentes manifestations au nom de l’islam. Ce qui nous a ramènés à l’autodafé d’avril 2012 d’un livre centenaire qui régit le code esclavagiste en vigueur parmi nos lectures islamiques connues de tous. Ainsi ceux parmi qui, certains avaient demandé l’exécution du leader d’IRA Biram Dah Abeid, ont revu leur copie en osant cette sortie fatwanesque pendant cette année, tout en ignorant le sort des détenus d’Aleg. Nous constatons une certaine schizophrénie de l’ordre étatique et le clergé tribalo-ethnique qui s’essaient à des manoeuvres contre l’esclavage, tout en voulant étouffer les vraies voix anti-esclavagistes incarnées par la mouvance abolitionniste avec IRA-Mauritanie à la manette. Dénoncer l’esclavage sans nommer et confondre les esclavagistes, revient à une plaisanterie qui ne surprend plus dans les sables mouvants chez nous.
Par ailleurs la détermination des militants abolitionnistes de l’intérieur se raffermit de plus en plus avec des sit-in récurrents pour demander la libération sans condition des détenus d’opinion d’Aleg. Et à l’extérieur, la cause abolitionniste d’IRA-mauritanie continue d’avoir plus d’écho auprès des institutions internationales chargées des droits humains. Il est à noter que des comités de soutien aux détenus d’Aleg ont été mis en place dans plusieurs pays dont la France. Celui de la France, composé des plusieurs engagés pour le respect des droits humains en Mauritanie, tient un sit-in bi-hebdomadaire devant l’ambassade de la Mauritanie à Paris. Il faut souligner également le travail discret d’innombrables bonnes volontés qui s’activent par différents canaux pour la cause des détenus d’opinion d’Aleg.

D’autres sceptiques sur la mouvance abolitionniste et anti-esclavagiste parmi nous, peuvent avoir une lecture superstitieuse de cette affaire issue de la caravane contre l’esclavage foncier.
Un rappel sur la sortie du leader d’IRA-mauritanie, le primé onusien 2013, Biram Dah Abeid, du 18 octobre 2014 à Nouakchott sur les pratiques féodales dans les communautés noires mauritaniennes. En effet, à l’occasion d’une réunion d’alliance entre le mouvement UVDS ( Union des Volontaires pour le Développement de Soninkara) et IRA, Biram avait vivement critiqué l’ordre féodal dans nos contrées, pratiqué par certains hommes publics qui, par la suite viennent se soumettre comme esclaves à Nouakchott pour trouver une place lucrative de complice dans le système. L’invitation du leader d’IRA par cette jeunesse consciente et progressiste issue du milieu soninké, avait été vécue par certains milieux dominants et féodaux comme un « Grand Péché« . Le leader abolitionniste avait été trempé dans toutes les sauces vindicatives par ceux qui croient posséder l’exclusivité de l’identité soninké. Ainsi, un peu plus d’un mois après cette rencontre, l’ancien candidat indépendant aux élections présidentielles s’était fait arrêter à Rosso et ceux qui avaient mal digéré sa sortie anti-féodal, croyaient que leurs « dieux communautaires » avaient assuré la revanche.

Dans la même lancée, le monde soninké de la Mauritanie a tremblé par différents communiqués médiatiques jusqu’à une visite expresse chez le Raïs. Tout a commencé quand le CRSM (conseil Représentatif de Soninkés de Mauritanie) avait émis un communiqué dénonçant le verdict de Rosso contre Biram et ses compagnons, ce qui n’avait pas évidemment plu au général. Il aurait fait des remontrances à ses partisans communautaristes soninkés, et une conclave avait été convoquée, nommée improprement « la grande famille soninké » qui disait que l’entité soninké n’avait rien à voir avec le communiqué pro-abolitionniste. Une audience de « repentir » avait été accordée au dit représentant de la dite grande famille soninké au palais ocre chez le Raïs. Ces manoeuvres nous enseignent une certaine lecture simple et instructive, c’est-à-dire toutes les communautés nationales peuvent se dire contre l’esclavage et ses différentes manifestations, mais aucune ne veut être assimilée aux combats anti-esclavagistes et abolitionnistes dans le pays. Par le communiqué du CRSM pourtant un mouvement composé par plusieurs personnalités progressistes soninké issus de tous les partis politiques ou non encartés, nous constatons pourquoi, il avait été ainsi désavoué par une autre frange de l’entité soninké. Ainsi, nous comprenons la simpliste lecture de la problématique mauritanienne sous l’angle racial par certains milieux militants et intellectuels parmi les communautés noires hors haratines. Nos frères haratines ne pouvaient pas trop compter sur nos autres communautés pour défaire le joug esclavagiste arabo-berbère depuis plusieurs siècles. Ceux parmi nos compatriotes arabo-berbères qui taxent d’extrémiste l’activisme d’IRA, ont le même langage que certaines voix portantes au sein des communautés noires mauritaniennes. Pour elles, si la mouvance abolitionniste et anti-esclavagiste dénonce l’ordre féodal par la prégnance des castes, cela est vécue comme des attaques contre leurs sociétés voire leurs familles mêmes.
De ce fait, le régime féodal et l’ordre esclavagiste sont très « AMIS » en Mauritanie, et tous les deux ont horreur de l’émergence d’une citoyenneté pleine pour L’HOMME MAURITANIEN. Une Mauritanie qui serait sous l’emprise d’un système étatique raciste et esclavagiste dit à dominance beydane, est tout aussi féodale, et vouloir nier cette donne est malhonnête. La lutte pour le respect des droits humains, on ne sélectionne pas ses soutiens en fonction de leurs caprices ethnocentriques, mais seules les convictions pour la Vérité et le Juste comptent.

La lecture qui conclut, est que les détenus d’opinion d’Aleg défendent une cause qui réussit sur plusieurs facettes. En effet, une nuit de prison dans cette situation injuste gonfle les rangs des abolitionnistes, propage leurs thèses et confond les consciences douteuses. Et les autorités mauritaniennes soutenues par plusieurs forces aux intérêts convergents sur le matériel et l’immatériel, se sentent plus fragiles face à Biram et ses compagnons que face à l’opposition classique . L’IRA montre le Droit, et les gouvernants fuient le Droit et se réfugient dans les convenances tribales et communautaires. Au nom d’un ordre établi, le pays aux 4 millions de Cheikhs, évite de s’essayer aux valeurs islamiques de fraternité, d’entente et de solidarité pour dialoguer avec les dignes et pacificistes voix anti-esclavagistes, alors qu’il y’a quelques années des éléments salafistes de la mouvance djihadiste avaient été traités en dignes fils égarés mais pas pestiférés. Aujourd’hui, le président Biram Dah Abeid est souffrant et le collectif des avocats qui suit courageusement et brillamment son cas, a tiré la sonnette d’alarme sur l’aggravation de son état de santé faute d’un traitement adéquat. Ainsi, le fait que Biram soit anti-esclavagiste dur et abolitionniste « rebelle » ne doit pas l’exclure du soutien humaniste et de la fraternité musulmane qui sont exprimés à l’endroit d’autres victimes à travers le monde. On préférerait voir Biram crevé en prison dans cette Mauritanie, comme l’ordre étatique israélien écrase la légitime résistance palestinienne. Il suffit d’être conscient de son époque pour comprendre le drôle de paradoxe de ceux qui soutiennent la cause palestinienne en Mauritanie et leurs positions contre les anti-esclavagistes abolitionnistes.
Une Injustice n’a pas de territoire, ni de race, ni de couleur, et ni de religion, elle n’est pas acceptable ici et inacceptable ailleurs. Donc revoyons la place de l’Humain dans ce qu’on croit, car la tromperie historique du groupe social devient une bêtise collective à terme à force de vouloir esquiver  le chemin de la Vérité.
Il est urgent pour les autorités mauritaniennes d’arrêter de servir les groupes dominants exclusivement, mais d’entendre les voix dites subalternes par l’écoute et un vrai dialogue. Les leaders abolitionnistes doivent être libérés et mis dans leurs droits légitimes de citoyens mauritaniens ayant des aspirations dignes pouvant participer à la construction Nationale. D’aucuns s’étonnent que le soutien international vient des certains milieux humanistes occidentaux qui seraient derrière un complot contre le pays, alors que dans dite Oumma, peu s’émeuvent de la condition servile d’une couche sociale depuis plusieurs siècles pourtant bien connue. Son excellence l’ambassadeur des Etats-Unis en Mauritanie, a visité la prison d’Aleg au cours de cette année, mais qui aurait vu un de nos Ulémas enturbannés venir à Aleg soutenir symboliquement les prisonniers d’opinion. Et ce n’est pas non plus l’ambassadeur saoudien en Mauritanie qui aurait les moindres bons sentiments à l’endroit des anti-esclavagistes proclamés qui croupissent dans la geôle d’Aleg.

Leur liberté est la nôtre et la vôtre aussi…alors Libérez les….!!!

SoninkIdees-J’ose by K.S