Le « faire-valoirisme » , toute une pratique ANTI-NATION.

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En langage « mauritanien », ce qu’on nomme communément « le nègre de service » à tort ou à raison , le président d’IRA-Mauritanie Biram Dah Abeid le définit par l’appellation un « Faire-valoir » . Je trouve cette définition très pertinente, le statut de Faire-valoir se trouve dans toutes les communautés nationales. Les faire-valoir trans-communautaires servent d’appoint légitimiste et clientéliste au pouvoir militaro-sectaire. Ce dernier est foncièrement antidémocratique et survit via une communautarisation de la Chose politique. Certains opposants à la fibre communautariste dans le système, jouent les mêmes rôles de Faire-valoir dans leurs mouvements politiques respectifs. Cet ordre de « Faire-valoirisme » est une méthode de gouvernance qui entretient et perpétue ce qu’on appelle le système étatique INJUSTE. Ce système prétend défendre les communautés, mais brime toute émergence d’une idée de NATION MAURITANIENNE composée de CITOYENS qui valent en DROITS et en DEVOIRS. L’opposition classique tarde à développer un logiciel politique clivant par rapport au système en place. Le système préfère une opposition qui reproduit les mêmes  paradigmes fonctionnels en leur sein. L’histoire retiendra que l’otage principal dans ce système étatique mauritanien en vigueur depuis 1978, pourrait être la communauté arabo-berbère. La main tendue du président d’IRA-Mauritanie aux maures blancs épris de justice, doit être une aubaine pour défaire le piège tendu et alimenté par une minorité extrémiste qui détient le VRAI POUVOIR dans le pays. Ce VRAI POUVOIR utilise tous les moyens étatiques disponibles pour lancer l’anathème sur ceux qui osent militer pour La Justice et L’Égalité des droits entre citoyens. La menace d’un affrontement intercommunautaire, est moyen fallacieux pour entretenir les PEURS entre citoyens. Faire paraître que si un haratine revendique fermement ses droits politiques et civiques , serait une « subversion haineuse » contre la communauté bedaine toute entière. La minorité qui profite du statu quo actuel, ne raisonne jamais en citoyen mais en élément communautariste. C’est ainsi que les Faire-valoir communautaires de toutes les composantes nationales, sont ceux qu’il faut démasquer et éradiquer idéologiquement, socialement et politiquement.

K.S

EURO 2016, plus politique que sportif pour la France Hollando-Valls.

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Le bal de la coupe d’Europe s’ouvre ce soir en France. À quelques heures du match d’ouverture qui opposera l’équipe de France à la Roumanie, il est important de rappeler la situation socio-politique qui prévaut actuellement dans l’Hexagone. En effet depuis plusieurs mois, une loi dite réformatrice du code de travail, est initiée par l’exécutif français dont le président de la République et son premier ministre battent tous les records de l’impopularité. La loi Elkhomri pour ne pas dire “Elconnerie” ne rassure pas les milieux syndicaux. Parmi ces derniers, la CGT qui est de loin la plus déterminée, essaie d’inverser la vapeur qui serait largement à l’avantage du gouvernement qui suivrait les intérêts du patronat au détriment des travailleurs . Les grèves se suivent dans divers secteurs professionnels dont celui des transports en commun. Bref cette France qui accueille l’Europe du Foot, est flippante socialement et politiquement, et espérons qu’elle le sera moins footballisquement. Un sacre tricolore au bout de cet EURO 2016, le 10 juillet prochain, aura un impact très important plus que sportif. L’exécutif dirigé par le duo Hollando-Valls, spécule beaucoup sur le parcours des Bleus, afin de se faire une hypothétique  santé sur le plan politique. L’échéance présidentielle d’avril 2017 arrive à grands pas, avec l’extrême droite de la blonde Marine en embuscade, et le risque d’un effacement pur et simple d’une voi(e)x socialiste au second tour, la bande du président Hollande compte beaucoup sur une ferveur populaire autour d’un éventuel succès Bleu. Le sport très lié à la fibre émotionnelle, en l’occurrence le football , pourrait être l’opium du citoyen. Comme dirait l’autre, tout se passe dans la tête. Avec le timide rebond au niveau de l’emploi, une victoire Bleue donnerait un truc salutaire au moral français. Ainsi Monsieur Hollande sortira rapidement de son vrai faux suspens quant à une éventuelle candidature. La bande à Pogba et Griezman, qui rentre en lice ce soir, joue plus qu’un trophée sportif pour cette France de 2016.

Allez les Bleus, La France Joue Gros…!!!

Au final, sportivement que le meilleur gagne.

K.S

Communiqué : L’engagement d’IRA-Mauritanie encore primé aux USA.

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COMMUNIQUE: L’Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste en Mauritanie (IRA-Mauritanie) a le plaisir de vous annoncer qu’elle recevra le mercredi 22 Juin 2016 le prestigieux Prix James Lawson pour la Non-violence.

Le Reverend Martin Luther King, Jr. disait de James Lawson qu’il était: “le théoriste et le stratégiste de la non-violence de par le monde”. Cette distinction sera remise à IRA-Mauritanie pour honorer ses actions et sa lutte non-violentes visant à éradiquer l’esclavage et le racisme d’État en Mauritanie.

La cérémonie de remise du Prix se tiendra dans l’enceinte de la Faculté de Droit de Tufts University de Medford, dans l’État du Massachusetts.

Pour vous donner l’opportunité d’obtenir de plus amples informations, nous vous convions à une conférence téléphonique qui aura lieu ce samedi 11 Juin de 21:00 à 21:30 (Heures de New York et de la Côte Est des États-Unis).

Pour nous rejoindre, appelez le numéro ci-dessous et suivez les instructions. La conférence commence à 21:00 même s’il y a une seule personne en ligne. Et si à 21:05 personne n’est en ligne, la conférence est terminée.
Voici les détails:
Jour : Samedi 11 Juin 2016
Heure: 21:00 (Heures de New York et de la Côte Est des États-Unis)
Durée de la conférence: 30 minutes (21:00 -21:30)
Numéro d’appel (Dial in number): 515-604-9000
Code d’accès (Access Code): 478586.
Nous vous informerons de toute déviation de ce plan.

Siikam SY
IRA-USA Board
Merci!

10-06-2016 06:18 – Le Conseil Représentatif des Soninko de la Mauritanie (CRSM) : Déclaration

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CRSM – Le Conseil Représentatif des Soninko de la Mauritanie suit les tractations et les différentes réactions entre les différents pôles politiques, de la société civile et personnalités autour de l’appel au dialogue lancé par le Président de la République lors de son discours à Néma. Cet appel n’est qu’une réédition de celui fait au festival des villes anciennes à (Chinguitty) en 2015.

Le CRSM, attaché à ses principes de base fondateurs de son initiative pour une refondation de la Mauritanie, que tout appel au dialogue politique à vocation électoraliste ou politico-politicienne ne constitue qu’une énième tentative du régime pour occulter voire obstruer les espoirs d’une sortie de crise structurelle profonde, (politique, économique, culturelle et sécuritaire).

La nécessaire refondation de la nation mauritanienne doit être acceptée comme la solution incontournable pour libérer la Mauritanie des multiples maux qui l’annihilent auxquels un dialogue politique aux contours flous ne saurait remédier.

Le pouvoir qui continue à appeler la classe politique à un dialogue factice reste tout simplement sourd et aveugle aux aspirations du peuple laborieux de Mauritanie.

Le CRSM lance un appel à toute la classe politique, à la société civile et au peuple mauritanien pour dire que le temps des états généraux de la refondation doit être à l’ordre du jour.

Le CRSM rappelle comme souligné dans son document cadre:

– Les communautés autochtones fondatrices de l’État mauritanien sont, les Bambaras, les Bidhane, les Haalpulaaren, les Hratine, les Sooninko et les Wolofs.

– Les fondements de la cohésion, et du vivre ensemble dans l’entente et la paix entre toutes ces communautés fondatrices de l’État mauritanien sont et continuent d’être entachés par la politique du système qui nous gouverne et prend en otage le pays depuis plusieurs décennies.

– Le droit de ne faire l’objet d’aucune forme de discrimination entre les communautés et que rien ne peut justifier la domination d’une communauté par une autre.

– Toutes ces communautés ont un droit imprescriptible et inaliénable au respect scrupuleux de leur identité, de leurs langues et de leur culture.

– Le droit à la reconnaissance de la dignité inhérente à toute communauté ainsi qu’à la reconnaissance de leur contribution propre et spécifique dans la richesse que constitue, pour la Nation mauritanienne, la diversité de ses communautés fondatrices.

– Le droit à comprendre et à être comprises dans leur langue en ce qui concerne notamment les procédures administratives et juridiques en Mauritanie.

– Le droit à une juste répartition des ressources nationales et à un égal accès à la santé, à l’éducation, à la formation, à l’emploi (civil et militaire), à la formation, aux moyens de communication, à la promotion de leur langue de leur culture et de leur histoire. L’enseignement et les moyens d’information doivent refléter fidèlement les traditions, l’histoire, les aspirations de toutes les communautés.

– L’accès à toutes les formes d’enseignement public, sans discrimination d’aucune sorte et à un enseignement de base, pour les enfants, lors de l’acquisition des premières connaissances, dispensé dans leur langue maternelle, d’une manière adaptée ; ce qui exige la refonte totale du système éducatif actuel.

– Le droit d’être activement associées à l’élaboration et à la définition des programmes économiques et sociaux en particulier lorsqu’elles peuvent être amenées à les administrer au niveau communal, départemental et régional dans le cadre d’une décentralisation territoriale véritable.

– Le droit d’être consultées et d’être activement associées à toute réforme foncière devenue nécessaire, et dans la définition, l’établissement des priorités, des stratégies, pour la mise en valeur l’exploitation des terres et qu’elles occupent depuis des siècles. Il s’agit d’une garantie d’impartialité et de transparence, prenant en compte les traditions, les coutumes et des régimes fonciers spécifiques, tout en appliquant, dans le cadre de la charia, le principe de préemption qui fait que la terre appartient à ceux qui la mettent directement en valeur. Seule cette démarche participative et inclusive permettra la prise en compte de mesures adéquates éventuelles visant à assurer des indemnisations et des réparations justes et équitables; et éviter d’éventuels conflits et effets collatéraux négatifs.

– Le droit d’avoir accès à des procédures justes et équitables pour le règlement des conflits et différends avec toutes parties et d’obtenir un traitement et une décision rapide en la matière ainsi qu’à des voies de recours efficaces pour toute violation de leurs droits.

– Les pouvoirs publics doivent, de manière claire et définitive, opérer une rupture avec l’attitude de déni qui prévaut concernant les pratiques esclavagistes et les discriminations sociales, en brisant le silence, par la reconnaissance de la réalité de ces ignominies qui perdurent.

– Faire appliquer de manière effective la législation en vigueur pour l’éradication des pratiques esclavagistes en mettant en œuvre la réception systématique et inconditionnelle de toutes plaintes fondées et permettre la constitution des ONG des droits de l’homme comme parties civiles.

– Transcender la fracture nationale engendrée par les violations massives des droits de l’homme survenues dans notre pays dans les années 1989 – 91 à travers l’institution d’une justice transitionnelle qui garantira:

– L’identification des responsables des crimes et leurs victimes, – Assurer une justice équitable qui permettra d’indemniser les victimes préalables à tout pardon et réconciliation.

– Institutionnaliser un devoir de mémoire en ce qui concerne « le passif humanitaire »

– La répartition des postes de responsabilité publique par le dosage ethnique, tribal, régional ou familial qui prévaut doit être proscrite.

– Tenir compte du caractère multiethnique de la Mauritanie et des compétences.

– Promouvoir une représentation de la diversité de la Mauritanie dans les missions diplomatiques par la nomination des Négro-Africains et des Haratines dans nos chancelleries dans toutes les régions du monde.

Le CRSM :

Rejette tout dialogue, tout colloque et toutes manifestations de simulacres d’unité nationale qui ne prennent pas en compte des exigences rappelées ci-dessus.

Nouakchott, le 09 juin 20016

Commission de Communication

Source crédit : http://www.cridem.org

06/06/2016] Editorial /Biram – Brahim : De la hauteur pour être à la hauteur…

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Allez-vous décevoir ? Une interrogation obsessionnelle par anticipation, pour éviter le désespoir à la Mauritanie d’en bas. La Mauritanie perdue, triturée qui, la peur au ventre, pense trouver en vous de bons samaritains pour la tirer des bas-fonds et de la marre infeste. Peur d’être lâchée un jour pour se retrouver au fond du fond….
Vous ne pouvez décevoir cette masse qui vous a accueillis et vous a accompagnés, à pied, plus d’une dizaine de kilomètres, lors de votre libération… avec la joie et la ferveur de voir renaitre le combat.
J’étais là. J’ai vu. J’ai vu des convictions et des actions dans une témérité incroyable, indicible… J’ai vu et compris l’innocence d’un engagement et la vision des citoyens humbles. Ces citoyens, venus écouter le verdict de la Cour suprême, ce sont des dockers, des charretiers, des éboueurs, des chômeurs, des vendeuses de couscous et de poissons à la plage, des chauffeurs, des enseignants, des maçons, des pneumaticiens (Michelins), des mécaniciens, des mareyeurs, des pêcheurs. Ils étaient là pour vous accueillir, vous qu’ils qualifient de « l’espoir » ; ils étaient venus fêter votre libération, leur libération.
Pour cette foule, vous êtes des leaders, leurs leaders dans le combat d’une Mauritanie juste. Pour cette foule, la lutte avec vous sera sans merci contre le système ; la lutte pour les sortir de la situation de misère. Une situation de misère, d’opprobre et de dénuement total. Une vie de désespoir… où l’égalité entre citoyens ne se voit que dans la pauvreté. L’appauvrissement de l’écrasante majorité de la population et l’incertitude de trouver le pain quotidien a été d’ailleurs à l’origine d’un drame lors d’une distribution de zakat au cours de laquelle 8 citoyens pauvres qui se bousculaient avec d’autres devant la porte d’un riche homme d’affaires ont perdu la vie. Des Mauritaniens qui cherchaient de quoi manger, de quoi pouvoir débuter leur ramadan. Et on dit que tout va bien et que rien ne manque au joyeux peuple de Mauritanie.
Peut-on s’attendre à mieux si on est gouverné par des épiciers ? Avec un gouvernement de laudateurs et de collaborateurs viscéralement annihilés… où même l’intérêt du chef est mal défendu, pour ne pas dire pas défendu du tout. Parce que chacun d’entre eux a un agenda particulier… Sans doute le chef le sait.
Biram – Brahim, le jour du 17 mai 2016, il y a eu des larmes. Des larmes de conviction, d’engagement, de détermination et de joie pour en finir avec le système qui nous gouverne, ce système qui constitue le mal de la société mauritanienne. Mais aussi les larmes des avocats, les larmes de ceux qui étaient là depuis 7 heures du matin pour vous ; pour vous accompagner dans le combat. Ces gens sont convaincus que vous êtes les leaders qu’ils cherchent. Les leaders d’un mouvement qui ignore la compromission. Un mouvement pour des questions existentielles. Un mouvement au service d’une nation déshumanisée. Une rencontre d’hommes et de femmes victimes de l’insolence comportementale d’un système cynique à l’apogée irréversible.
Sur ce point, les jours à venir sont d’importance. Ces jours où vous faites l’actualité. Ces jours où vous êtes considérés, plus que jamais, comme des hommes à abattre. Et pour cela, le système utilisera tous les artifices, tous les moyens, plus que par le passé, pour venir à bout de votre engagement. Et c’est bien pour cela que les yeux du peuple sont rivés sur vous. Vos faits et gestes seront suivis, décortiqués, ressassés…
Soyez donc vigilants et déterminés comme vous l’avez toujours été ; soyez à la hauteur de l’espérance placée en vous.
Maintenant que vous êtes « libres », l’enthousiasme de la «liberté» doit laisser la place à l’action stratégique pour précipiter la fin de ce régime. La Mauritanie et les Mauritaniens en ont trop souffert. Les tenants du pouvoir, eux-mêmes, n’en peuvent plus. Ils ont tout essayé pour nous abêtir, nous diviser, nous acculturer. Dieu merci, tout le monde ne mange pas au râtelier du déshonneur et de l’indignité.
Ne donnez pas raison à ceux qui disent que vous êtes un objet entre les mains d’Abdel Aziz, une création du système. Le démenti des autres ne suffirait pas. Seules vos positions et actions futures seront des arguments pour démentir les uns et renforcer les autres. N’oubliez pas que des prétendues querelles entre vous avaient été entretenues et avaient alimenté la rumeur. Des troubadours ont été utilisé pour amuser la galerie, et en s’essayant sur le terrain glissant et combien dangereux de la division communautaire au sein du mouvement. Mais Dieu merci, comme des baudruches, ces « affaires » montées en épingle avaient fini par se dégonfler. Telle une marchandise avariée les produits proposés par ces « cancaneurs » n’avaient pas pu trouver des clients assez bêtes pour les acquérir, la Mauritanie et les Mauritaniens étant plutôt préoccupés par d’autres priorités. Priorité de refaire la Mauritanie de tous et pour tous !
Biram-Brahim, vous êtes attendus sur beaucoup des questions. On dit que vous avez été libérés suite à un deal avec le pouvoir en place. Ce deal consisterait à travailler contre l’opposition politique en acceptant d’être un interlocuteur d’Abdel Aziz pour son projet de dialogue !
Mais sachez que le contenu de ce dialogue reste encore obscur pour que vous y alliez ; d’autant plus que ce pouvoir ne semble pas s’être affranchi de ses habitudes : son mépris des autres, sa promptitude à jeter aux orties les accords qu’il signe, sa propension à rouler tout le monde dans la farine.
De plus, qu’aurez-vous à gagner à dialoguer avec un pouvoir qui ne montre aucune détermination à combattre l’esclavage ? Un pouvoir qui promeut les féodaux, un pouvoir qui ne rassure pas, un pouvoir qui frustre et qui exclut ; l’exemple le plus patent étant cet enrôlement biométrique qui continue à faire des victimes, sans compter le flou artiste entretenu qui entoure cette histoire d’or subitement jailli de la terre de l’Inchiri… Les citoyens pour aller tenter leur chance ont d’abord renfloué les caisses de l’Etat à hauteur de milliards d’ouguiyas. Si ce n’est du racket d’Etat on se demande ce que c’est…
Allez-vous dialoguer avec un pouvoir qui utilise tout pour vous nuire, un pouvoir qui n’a jamais respecté ses engagements vis-à-vis de vous et qui peine à le faire vis-à-vis du peuple mauritanien? Bien sûr que non !
Le dialogue, «cette chose» que ce pouvoir miroite, ne doit plus divertir le monde, surtout vous qui savez, quelque peu, de quoi est capable ce pouvoir-là. Ce dialogue, après les dialogues antérieurs où les conclusions ont souffert de non-exécution, n’est ni opportun ni porteur de la moindre espérance.
Dialoguer donc dans ces conditions, c’est simplement aider le pouvoir à se sortir du pétrin dans lequel il s’est mis et il a mis le peuple mauritanien.
En conséquence, tout accord politique signé avec ce pouvoir ne serait qu’une auto-flagellation et tout combattant pour une Mauritanie juste et égalitaire qui y apposera sa signature le regrettera sûrement.

Camara Seydi Moussa

À nos lectrices et lecteurs musulmans.

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À l’occasion de ce mois béni de ramadan qui a commencé ce lundi 6 juin 2016, notre Blog Soninkidees-jose souhaite un très bon ramadan à  nos lectrices et lecteurs de confession musulmane de par le monde. Que ce jeûne soit pieux et profitable sur le spirituel ainsi que corporel. Que les actes d’adoration des uns et des autres, soient exaucés en attendant une RÉCOMPENSE CERTAINE d’Un Jour immanquable. Insh’Allah

Un cri osé : Toute tromperie aura une FIN.

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Pour certains milieux racialistes camouflés et recyclés en chantres de la démocratie à l’occasion pour des motifs stratégiques et politiciens, le Noir qui ose développer une conscience politique sous l’angle  panafricaniste et à l’échelle transnational, doit être sali et honni à jamais. Pratiquement tous les autres peuples développent des solidarités actives et transnationales sous l’habillage culturel pour se soutenir mutuellement. Ainsi même le référent religieux qu’on sert en langage « mauritanien » pour magnifier une supposée cohésion sociale et confessionnelle, n’est qu’un leurre par évidence.
Chez nous , par exemple le panarabisme structuré et érigé peu à peu en politique identitaire d’État n’est rien d’autre que la victoire du baathisme d’antan. Le nationalisme arabocentrique et comploteur  qui avait participé à la dislocation de l’empire ottoman (dernier ordre califal) , continue le même jeu impérialiste, et nous sommes témoins de logiques conséquences au proche-orient aujourd’hui (cas palestinien entre autres) . Un panarabe mauritanien se préoccupe plus pour la situation géopolitique de Bachar al-ssad le syrien et ses soutiens que de ses « concitoyens » negro-mauritaniens. Pour certains, la solidarité transnationale basée sur l’arabité mais non sur « l’islamité » est une valeur d’honneur et de grandeur au nom d’un impérialisme politique et culturel. De l’autre côté, on voudrait faire croire que toute velléité d’une expression afrocentrique et transnationale serait perçue comme « extrémiste ou sectaire » . Seul le Noir doit subir l’ordre d’un dominant historiquement de l’extérieur, et il n’a pas droit d’avoir des solidarités actives auprès d’autres Noirs de l’intérieur ou de l’extérieur du cadre géographique dit légal. Un arabo-berbère mauritanien qui crie pour l’arabe palestinien , est un DIGNE, alors que deux noirs mauritaniens lésés dans leurs politiques et sociaux qui se parlent et s’engagent ensemble contre un système étatique noyauté, sont taxés d’extrêmistes. Celui qui vous conteste explicitement votre droit de vous redéfinir statutairement dans l’ordre tribalo-féodal du bas, n’acceptera pas la plénitude de votre CITOYENNETÉ à l’échelle nationale. En langage mauritanien, la notion de CITOYEN n’a aucun fond digne de ce nom. L’entente non – officielle d’une minorité trans-communautaire qui se partage le « Gâteau Mauritanie » depuis plusieurs décennies, fait semblant d’ignorer que les orientations stratégiques d’hier qui excluaient l’écrasante majorité de la « Chose politique » ne peuvent durer éternellement.

K.S

Regardez « Entretien avec Biram Dah Abeid Président de l’Ira de la Mauritanie pad » sur YouTube

Source crédit : http://www.dakaractu.com