
Association Mauritanienne المنظمة الموريتانية
pour l’Eradication de l’Esclavage للقضـاء علي العبودية
et ses Séquelles و رواسبها
Récépissé n° 0103/MINT/15/01/2008 وصل رقم 0103/و.د/15/01/2008
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Nouakchott – Mauritanie انواكشوط – موريتانيا
Déclaration
En cette période de début de saison d’hivernage, l’AMEES suit avec une attention toute particulière les conflits fonciers nombreux et virulents dans la Wilaya du Guidimakha, entre cultivateurs et éleveurs mais surtout au sein de la communauté Sooninke, où les propriétaires traditionnels s’évertuent à monopoliser les terres agricoles au détriment de leurs anciens esclaves et obligés en faisant totalement fi de la réglementation foncière officielle en vigueur.
À titre d’exemples :
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conflit entre population de cultivateurs de Khabou et éleveurs Peuls de Dubogne ;
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conflit de Niéliba entre le vieux Tombe Koné et ses anciens maîtres, conflit qui traîne dans les dossiers du Hakem de Selibaby ;
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conflit de Tachott Botokholo entre propriétaires traditionnels et anciens esclaves sans terre pour leur culture de mil et d’arachides dossier qui traîne également à la préfecture de Selibaby.
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À Mbeïdiya Sakha (Gorillakhé) des propriétaires traditionnels ont empêché des paysans anciens esclaves d’accéder à leurs champs mis en valeur depuis des années ;
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Le conflit de Dafort entre le vieux Silima Diarra et la fratrie Camara de Hayané vient en fin de trouver une solution grâce à la fermeté du Hakem de Ould Yengé sur l’application de l’ordonnance n° 83127 du 05 juin 1983 et son décret d’application n° 2010.08 du 31 mars 2010 portant reforme foncière l’AMEES lui demande de délivrer enfin un titre de propriétaire officiel au vieux Diarra.
L’AMEES qui suit au quotidien ces conflits, demande à toutes les autorités administratives, Wali et Hakems du Guidimakha de veiller au respect strict de la réglementation foncière afin de ne pas compromettre les efforts des paysans pauvres en cette année où la saison d’hivernage suscite beaucoup d’espoir.
Nouakchott, le 10 juillet 2017
Le Bureau Exécutif
Source crédit: Bureau AMEES.
