
Si RFI se mettait Ă diffuser dans nos langues pour nous jusqu’Ă dans nos terroirs en Afrique, rien que son label dĂ©jĂ « cĂ©lĂšbre » historiquement chez nous, nos radios nationales et communautaires prendront des rudes coups certainement. Les appli remplacent les transistors, et le flux d’informations potentiellement accessibles Ă tout porteur d’un smartphone.
C’est presque fatalement actĂ©, ce que certaines masses africaines apprennent de la voix de RFI ne peut ĂȘtre contrebalancĂ© aisĂ©ment par une autre antenne surtout trop familiĂšre et sous un certain contrĂŽle et une censure par nos services Ă©tatiques . L’officialitĂ© et le crĂ©dit d’une information dĂ©pend beaucoup du canal diffuseur que d’un recul « alerte » du fond pour le grand public. Quand on dit Ă un sahĂ©lien lettrĂ© moyen dans nos contrĂ©es, qu’une nouvelle est sortie par RFI mĂȘme, cela porte beaucoup dans l’Ă©dification d’une opinion. Et aujourd’hui Ă l’entendre dans nos langues maternelles, ainsi le filtre de la barriĂšre « langue » est banni pour les masses illettrĂ©es.
Je me rappelle d’un certain 8 juin 2003, quand les Dababat (les Chars du Bataillon de BlindĂ©s) faisaient trĂ©bucher le rĂ©gime de Taya durant quelques heures, tout prĂšs des Ă©vĂ©nements Ă Nouakchott , on restait scotchĂ©s Ă RFI en comptant savoir ce qui s’Ă©tait entrain de se passer. On savait que les donnĂ©es diffusĂ©es par la radio Mauritanie et la TVM sont douteuses ou mĂȘme falsifiĂ©es.
â Lien RFI https://www.rfi.fr/fr/afrique/20201214-rfi-diffuse-d%C3%A9sormais-en-langue-fulfulde
– KS pour le BLOG
