âIci le ministre malien de la Justice, Mamoudou KASSOGUE qui communique ouvertement sur le phĂ©nomĂšne sĂ©vit dans son pays notamment dans la rĂ©gion de Kayes. L’atmosphĂšre du dĂ©ni et des tabous s’estompe sĂ©rieusement. TrĂšs intĂ©ressant et rassurant pour les victimes.
Kayes est Ă une certaine de kilomĂštres de Selibaby (capitale rĂ©gionale du Guidimagha Mauritanie đČđ·), un autre foyer fĂ©odalo-esclavagiste dans les localitĂ©s villageoises soninkĂ©s. Dans chaque village soninkĂ© dans notre zone, si tu poses une question s’il y’a de l’esclavage par ascendance, les esprits sincĂšres mĂȘme pro-coutumes esclavagistes et fĂ©odales diront clairement OUI avec diffĂ©rentes dĂ©clinaisons sĂ©mantiques sur les rĂ©alitĂ©s du phĂ©nomĂšne. On pourrait entendre un fond discursif similaire Ă ce que Pr Tidjani Alou du Niger disait l’autre jour en substance en rapportant les propos des maĂźtres sur les rapports esclaves-maĂźtres dans son pays « On ne les tient plus comme esclaves mais ils ne peuvent pas ĂȘtre comme nous« . En gros un mĂ©canisme insidieux d’une domination sociale et politique continue en dĂ©fiant les lois Ă©tatiques. Du cĂŽtĂ© Mauritanien, les officiels (certains politiques, militants droit-de-lhommistes, institutions publiques spĂ©cialisĂ©es…) butent toujours Ă nommer clairement le phĂ©nomĂšne prĂ©sent dans toutes nos communautĂ©s.
Les discours du prĂ©sident de la rĂ©publique Ă Ouadane et du prĂ©sident de l’AssemblĂ©e nationale il y a quelques mois, ont Ă©tĂ© d’une grande portĂ©e communicationnelle mais on a l’impression que les milieux rĂ©actionnaires fĂ©odaux se sont braquĂ©s davantage Ă maintenir un statu quo sociĂ©tal inĂ©galitaire et injuste.
âđżKS pour le BLOG
