Alerte Info : La Cour suprême se prononce en faveur de la libération de Biram et Brahim

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Le verdict vient de tomber. La Cour Suprême a prononcé ce mardi 17 Mai en faveur de la libération de Biram Dah Abeid et Brahim Ould Ramdane, en prison depuis plus de 16 mois, condamnés pour « appartenance à une organisation non reconnue, rassemblement non autorisé, appel à rassemblement non autorisé et violence contre la force publique ».

On se rappelle que la Cour d’Appel d’Aleg avait condamné les deux abolitionnistes, à deux ans d’emprisonnement ferme. Avec cette décision, la Cour Suprême rejette cette condamnation.

Cette libération intervient dans un contexte marqué par une controverse des propos du Chef de l’Etat, Mohamed Ould Abdel Aziz, tenus à Nema, sur l’esclavage.

Biram Dah Abdeid et Brahim Ramdane devront sortir de prison en début de journée. Selon une source proche d’IRA-Mauritanie, un point de presse est prévu à cette occasion.

Crédit source : http://www.cridem.org

15-05-2016 15:10 – Biram Dah Abeid : « ​ce qui suit à comme but de vous faciliter la tâche et de vous aider à prononcer le verdict du 17 mai 2016​ » (Message)

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IRA Mauritanie – De Biram Dah Abeid à Mohamed Ould Abdel Aziz et sa clientèle, ce qui suit à comme but de vous faciliter la tâche et de vous aider à prononcer le verdict du 17 mai 2016.

Il y a maintenant plus d’une décennie que l’usurpateur de pouvoir, Mohamed Ould Abdel Aziz, s’échine à me faire changer d’avis, à abandonner mes convictions morales et mes engagements politiques.

Pour arriver à ses fins, le despote non éclairé Ould Abdel Aziz n’eut de cesse de mobiliser la clique malfaisante et vorace qui l’entoure, composée de politicards véreux Bidhane, de mercenaires vils Hratine et de pseudo Uléma de cour plus préoccupés par le fond de leur poche que par dire la loi d’Allah, grand et miséricordieux.

Ainsi, quand le chef de l’Etat mauritanien se persuada de ma ferme volonté de créer le mouvement abolitionniste « IRA », il en interdit la légalisation, me démit de mon modeste poste de conseiller de la Commission des Droits de l’Homme, me radia de la fonction publique puis confectionna contre moi des dossiers judiciaires montés de toutes pièces avec lesquels, il finit par m’envoyer en prison à la suite de simulacres de procès dont les verdicts ont toujours été connus d’avance.

Ces persécutions ont toujours été précédées et accompagnées de campagnes de diffamations et de dénigrements orchestrées par les services de renseignements nationaux et appuyées par des organes de presse écrite et audiovisuelle à la solde du pouvoir, par les associations de pseudo d’Uléma et pseudo Imams usant et abusant de toutes les tribunes que l’Etat met à leur disposition mais aussi par les juges et les tribunaux.

Aussi, le gouvernement du despote non éclairé au pouvoir, appuyé par ses services de renseignements et son réseau d’ambassades, ont-ils déclaré une guerre officielle et ouverte, aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur du pays, dont l’objectif unique est la liquidation de Biram Dah Abeid, le bâillonnement de l’organisation IRA, l’extinction du souffle d’espoir qu’elle commence à insuffler jusqu’au plus profond des cœurs des masses des opprimés et l’arrêt définitif de son ascension dans l’opinion publique internationale. Cette guerre s’est aussi matérialisée par des manœuvres successives de déstabilisation, d’orchestration de scission et de démembrement avec les résultats dont les Mauritaniens ont été témoins et qui sont, à chaque fois, un échec lamentable.

En dépit de toutes ces misères que le pouvoir s’évertue à lui faire, IRA n’a cessé de progresser, de gagner en charisme et en notoriété aussi bien au sein de la population mauritanienne qu’au niveau international avec la cascade de prix, de distinctions et de marques d’honneur et d’estime que lui témoignent les organisations et les institutions internationales mais aussi les pays, les villes et les simples citoyens du monde.

A l’occasion des élections présidentielles de 2014, le régime de Ould Abdel Aziz pensait, avec sa naïveté habituelle, tenir une occasion rare de ternir notre image auprès de la population et, par la même occasion, mettre fin aux espoirs que nous avons commencé à y susciter.

Grâce à la volonté du Très haut et en dépit de l’embargo financier et juridique qu’on nous a imposés, en dépit de l’embargo religieux dont l’une des armes les plus redoutable est notre excommunication par des pseudo Uléma aux services tarifés et malgré le lynchage médiatique, raciste et systématique dont nous étions l’objet malgré tous ces obstacles, nous avons réussi à lever et à entretenir une vague de sympathie et d’adhésion à notre cause et ce jusque dans les villages les plus reculés du pays.

Il n’y a pas de preuve plus éloquente de la popularité de notre discours et de l’adhésion des Mauritaniens à nos thèses que l’acharnement dont avait fait preuve l’usurpateur Ould Abdel Aziz pour nous asphyxier financièrement, assécher nos sources de revenu et nous empêcher de transporter nos assesseurs alors que lui s’adonnait à la plus grande fraude électorale de l’histoire de la Mauritanie.

Le dernier acte de cette mauvaise pièce de théâtre que joue le chef de l’Etat mauritanien et dont la trame de fond est notre marginalisation et l’occultation du message de notre organisation, fut notre arrestation lors de ce qu’il est convenu d’appeler « la caravane Boghé-Rosso » puis notre jugement lors d’une parodie de procès et notre emprisonnement pour deux années fermes dans des conditions inhumaines et dégradantes.

Du fond de cette lugubre cellule de la prison civile de Nouakchott, je crie au visage du chef de l’Etat, Mohamed Ould Abel Aziz, que je ne faiblirai jamais, que je ne ploierai jamais et que j’ai encore suffisamment de ressources morales et corporelles pour combattre le système raciste, esclavagiste et despotique dont il est la tête malfaisante. Mes convictions et mes principes sont intacts et ma volonté totale de me battre de l’intérieur de la prison ou de l’extérieur et ce jusqu’à délivrer de ton emprise, les Mauritaniens que tu maintiens dans cette grande prison qu’est devenue, sous ton règne, la Mauritanie.

Je puis t’affirmer ici, à toi et à la clique qui te sert de laudateurs, que je n’attends rien de toi, ni avant le 17 mai 2016, ni pendant cette journée là et encore moins après. Je ne me sens pas concerné par tes verdicts que je ne reconnais pas. Alors, que ce soit deux ans, dix ans ou vingt ans, il n’y aura d’alternative à la confrontation, à l’intérieur ou à l’extérieur de la prison. Nous proposons et Allah dispose.

Nouakchott, le 15 mai 2016

Biram Dah Abeid

09-05-2016 08:29 – Note d’alerte publique : Quand Mohamed Ould ABDEL AZIZ devient dangereux

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IRA-Mauritanie – Le mardi 3 mai, devant une foule d’inconditionnels, d’ailleurs dressés à l’applaudissement durant des décennies de régime militaire, le Chef de l’Etat, Mohamed Ould Abdel Aziz, tenait des propos d’une rare outrecuidance, envers les descendants d’esclaves ; par des mots dont l’irrespect et le mépris s’équivalent, il conjugue l’habituel déni de leur domination, à l’énoncé d’un néo-racisme de la démographie.

Affirmation point inédite dans sa bouche, il reprend, à son compte, la thèse dite des « séquelles ». Aussi, la pauvreté et le défaut de qualification et de savoir dont souffre cette souche de la population, résulteraient, seulement, d’une progéniture pléthorique.

A force de céder à leur libido et de s’adonner à la multiplicité des ménages, les Hratine se multiplieraient, pour leur plus grand malheur. Ce disant et malgré lui, le Président Ould Abdel Aziz :

1. Reconnait l’usurpation du pouvoir, par la minorité à laquelle il appartient et dont il défend la suprématie ; jamais aveu n’aura été plus cinglant.

2. Reprend, à son compte et de manière officielle, le fatras des préjugés de race dont découle la légitimation de l’esclavage et du système de caste arabo-berbère. L’inégalité de naissance a désormais son théoricien décomplexé. Le propos du Chef de l’Etat, en sus de sa médiocrité, l’expose au discrédit et s’effrite sous le poids de l’incohérence. Comment expliquer, donc, toutes les mesures prises, sur le plan institutionnel, au titre de l’éradication de l’esclavage, si ce dernier n’existe plus ?

3. La création de l’Agence Tadhamoune ;

4. Le durcissement des peines et l’élargissement du champ de la répression ; 5. L’innovation d’un tribunal spécial pour juger de tels crimes et l’installation de trois 3 cours spéciales, respectivement dans l’Est, à Nouakchott et au Nord; l’annonce revenait,en décembre 2015, au Ministre de la justice.

Toutes ces initiatives du gouvernement, sont menées, sur le long terme, en contradiction, nette, avec le lyrisme outrancier de Néma. Le Président de la République incarne, en une même personne, un dédoublement dangereux au sommet de l’Etat. Auquel des 2 Mohamed Ould Abdel Aziz serait-il prudent de se fier ? Lequel croire ?

6. Il est devenu limpide que le Mohamed Ould Abdel Aziz s’adresse, à présent, aux fractions les plus conservatrices de l’ensemble maure, afin de les mobiliser contre le péril Hratin, fantasmé, ici, en termes de surnatalité.

7. Il s’agit, à l’évidence, d’une rhétorique de conditionnement affectif de l’opinion, afin de la préparer à la mise en œuvre – soudaine ou graduelle – d’une épuration délibérée contre les descendants d’esclaves, groupe menaçant, dont il importe de casser la dynamique, pour en dissoudre les prétentions à diriger le pays.

Face à tant d’irresponsabilité et du danger induit, IRA – Mauritanie :

8. Appelle, le citoyen Mohamed Ould Abdel Aziz, à retirer les passages discriminatoires de son discours et présenter des excuses à l’ensemble de la communauté des victimes de l’esclavage; l’ignorance que dévoile la brutalité primitive de sa déclaration s’avère désormais incompatible avec l’exercice de la magistrature suprême.

9. Engage, les démocrates mauritaniens et à leurs amis, à lancer une vaste mobilisation, pour exiger et obtenir, de Mohamed Ould Abdel Aziz, une mise au point conforme à la Constitution qui protège, les citoyens, contre la ségrégation, d’ailleurs en vigueur, depuis des siècles d’hégémonie ethno-tribale.

10. Recommande, aux partenaires extérieurs, d’observer la plus grande vigilance, à l’endroit de dirigeants actuels, dans leur rapport à la gestion du contentieux historique, notamment la question corrélée de l’égalité et de la réparation.

11. Presse, les Nations unies et l’ensemble de la communauté internationale d’inscrire la Mauritanie, parmi les pays éligible à la « responsabilité de protéger », précaution adoptée lors du sommet mondial de septembre 2005.

Nouakchott, le 08 mai 2016

Commission de Communication

Crédit source : IRA-Mauritanie

Le pacifisme d’IRA, un grand problème pour ses détracteurs acharnés.

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L’IRA (Initiative pour la Résurgence Abolitionniste) mène pacifiquement ses activités militantes depuis sa création en 2008.
Ce mouvement abolitionniste et anti-esclavagiste s’est forgé une doctrine idéale qui fonctionne contre l’ordre injuste concocté par les milieux dominants transcommunautaires en Mauritanie.
La stratégie pacifiste et non-violente qui a permis Gandhi, Luther King et Mandela entre autres, de bousculer les fondements d’ordres injustes et inégalitaires, et chacun en fonction de la nature des réalités locales. Le point commun entre ces différents ordres était sans doute le caractère légal et institutionnel des INJUSTICES  et des TORTS qui relativisaient la Dignité Humaine  des uns au profit des autres très souvent minoritaires .
Notre cas mauritanien présente le même schéma classique en vigueur sous différentes colorations en fonction des strates organisationnelles (tribalo-ethnique ou étatique).
Le communautaire ou le tribal s’est articulé autour d’une légalité primaire sous le référent coutumo-traditionnel et en y ajoutant la caution religieuse. À ce niveau local, la légitimité du règne sur le matériel et l’immatériel revient exclusivement aux dominants historiques au détriment d’un régime de rapport Majorité-Minorité. À l’échelle nationale, on retrouve une certaine  transposition de la primauté de la minorité sur la majorité à travers un dosage d’une entente non écrite entre tribalo-communautaristes. Ce noyautage du pouvoir public favorisant le clientélisme politique gomme la conscience citoyenne et favorise la communautarisation de choix et la courtisanerie.
L’IRA (Initiative pour la Résurgence Abolitionniste) , comme mouvement pacifique qui s’engage fermement pour l’application du Droit , se heurte à ce magma diffus et conservateur qui la qualifie comme le MAL ABSOLU. Le mouvement du président Biram Dah Abeid est reconnu et distingué par son pacifisme à l’international depuis plusieurs années, mais les mêmes milieux dominants à l’intérieur continuent sa diabolisation.

D’aucuns l’accusent de menacer la dite légendaire cohésion sociale, et d’autres admettent avec difficulté qu’il défend des bonnes causes mais ses méthodes seraient mauvaises.
Pour les uns comme les autres, le fait qu’IRA sorte des cases habituelles du déterminisme tribalo-ethnique, est en soi perturbateur et menaçant pour leurs fondements. Le mouvement abolitionniste se singularise par une approche transversale de son activisme en défendant les Droits de toutes les victimes . Il promeut par ailleurs un militantisme de conviction par choix consciencieux du citoyen en dehors la prégnance tribalo-communautaire. Son pacifisme n’est pas à démontrer pour tout observateur sincère, mais ses détracteurs voient de la vengeance quand il demande l’application stricte de la LOI sur ceux qui sont connus et pris pour les violations des droits humains. Aujourd’hui 27 avril 2016 , nous sommes au 4ème anniversaire de l’autodafé symbolique par le leader d’IRA Biram de certains manuels qui codifient l’idéologie esclavagiste en Mauritanie. Par son geste historique il a assaini la compréhension du Vrai Message porté par le prophète Muhammad (psl), qui avait subi une orientation idéologique afin de correspondre aux aspirations matérielles et passionnelles des milieux dominants. Malgré l’hystérie de l’instant de ceux qui s’identifient à une approche idéologique du Divin promue dans ces livres, cet événement-choc a éveillé les consciences de certains damnés par fatalisme et ceux qui ont trop longtemps usurpé l’explication exclusive et orientée du MESSAGE RÉVÉLÉ. 

La meilleure des armes contre ses détracteurs acharnés est le caractère non-violent de son engagement. Ils le veulent autrement, c’est-à-dire bercé dans la violence afin de sauter sur l’occasion en l’écrasant définitivement et sans pitié. De ce fait aujourd’hui, son pacifisme confond les détenteurs de la force qui défendent les milieux dominants et les pousse aux multiples dérapages policiers constatés lors des manifestations et sit-in du mouvement. Cette voie pacifiste sera celle de la VICTOIRE d’un GRAND JOUR contre tous ceux qui utilisent l’État pour échapper à la LOI et défendent des intérêts partisans.

Si on osait décliner la formule de Nelson Mandela de l’ANC dans la lutte anti-apartheid dans l’Afrique du Sud d’antan , ONE MAN, ONE VOTE  (Un Homme, Une Voix), je dirais que chez nous aujourd’hui il faut promouvoir la culture d’UN HOMME, UN CHOIX CITOYEN.
Ainsi les choix tribalo-communautaires en individuel ou en collectif qui sapent l’émergence d’un État-Nation Juste et Égalitaire, relèveront de l’illégalité. Il est connu que nos consciences tribalo-ethniques inhibent nos réflexions citoyennes par un déterminisme qui ne perçoit l’État que sous l’angle partisan. Dans ce cas, le Juste dans l’ensemble importe peu pour l’individu, mais c’est plutôt le gain et la sauvegarde d’un intérêt qui l’animent dans toutes circonstances. À terme, si la LOI triomphe, vaut mieux se fier au CHOIX CITOYEN qui peut rassurer en toute quiétude plus qu’aux  références tribalo-ethniques qui développent mimétisme et suivisme inconséquent de l’écrasante majorité au profit d’une infime minorité.

Pour finir, de jour en jour, nous constatons que l’extrémisme dont est taxé IRA, dévoile le caractère hétéroclite de ceux qui l’accusent. Les communautaristes zélés de tout bord  (Noirs et Blancs) ne peuvent supporter l’idéal d’un engagement trans-communautaire porté par L’IRA contre toutes les INJUSTICES (tribales, ethniques et étatiques).

K.S

La parole de Biram Dah Abeid, président d’IRA-mauritanie emprisonné avec son vice-président Brahim depuis 11 Novembre 2014

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Au nom d’Allah, bon et miséricordieux, et paix soit sur Son prophète,

De Biram Dah Abeid aux femmes, hommes, jeunes et moins jeunes, parmi les abolitionnistes de Mauritanie et, à travers eux, à tous les compatriotes de bonne volonté, aux organisations et gouvernements épris de justice, de liberté et de dignité humaine, de par le vaste monde.
Chères sœurs, chers frères
Après un an et demi derrière les barreaux, me voici qui vous exprime, en nos noms, mon camarade d’infortune et moi, toute ma gratitude, de votre soutien  à nos familles et nous.
Je vous écris pour vous renouveler  mon serment d’honorer les principes et les positions qui m’ont mené dans cette cellule. Soyez sûrs que notre moral et notre détermination ne font que s’affermir, jour après jour et ce, grâce à Allah, grand et miséricordieux. C’est Lui qui nous a donné à vivre suffisamment longtemps pour célébrer le quatrième anniversaire du glorieux autodafé – volontaire et symbolique – des manuels de l’esclavage, du mensonge et de l’hypocrisie. Les livres de la honte, qui constituent une offense à Allah et à Son prophète demeurent, pourtant, le fondement de la référence juridique,  dans mon pays, la Mauritanie. Ils dénaturent le message prophétique, par la légitimation de l’offense à la dignité des humains, l’atteinte à la sacralité du corps d’autrui et l’accaparement de ses biens.
De tels traités de l’exploitation et du racisme excitent à la haine et sèment la discorde, entre frères du même pays et de la même religion. Ils ont été utilisés, par des générations de dominateurs, durant des siècles, pour assouvir des pulsions de jouissance et fructifier des intérêts égoïstes, sur l’échine de leurs semblables.
Oui, de toute délibération,  nous y avons mis le feu, en guise de gifle à l’histoire, trop longtemps assoupie ;  ainsi, le 27 avril 2012, nous dissociâmes l’infamie de la droiture. Nous rehaussions, alors,  le Saint Coran, livre d’Allah et la tolérante Sunna, où l’exemple de notre Saint Prophète enseigne la liberté et l’égalité, de l’espèce humaine et parmi les croyants. Ce fut là, pour nous, le signal d’une profonde révolution, morale et spirituelle, visant à restaurer et restituer l’Islam véritable, déconstruire et dénoncer l’hypocrisie des profiteurs qui tiennent boutique sous son auguste enseigne.
Chères sœurs et frères
L’anniversaire du glorieux autodafé revêt, pour moi, l’occasion de renouveler auprès des damnés de Mauritanie, parmi les Hratin, les forgerons, les Halpular, les Soninké, les Wolofs, les Bambaras et les Arabo-berbères, notre engagement à les soutenir, les  défendre et ce, même depuis le fond d’une cellule carcérale. Ensemble, nous vaincrons ou nous périrons. Aux oppresseurs nous réitérons l’évidence : vous nous retrouverez, toujours, sur votre chemin, tant qu’Allah nous accordera la faculté de respirer.
Mauritaniennes, Mauritaniens
Je vous engage tous, individuellement et collectivement, avec vos organisations, partis, syndicats et toutes autres modes d’associations à surmonter les différends, en cette phase délicate de notre histoire ; la situation s’aggrave, à cause du jeu dangereux auquel se livre un pouvoir sans vergogne qui use de la division, pour entériner, encore et toujours, l’usurpation de  l’autorité et le détournement du butin.
A cette fin, il s’appuie sur le « racialisme » de facto, lorsqu’il il reproduit l’épuration, en douceur, par la mise à l’écart, systématique, des ressortissants de certaines communautés, y compris dans le commandement des  forces armées et de sécurité, l’administration et les finances, le corps de la magistrature, la diplomatie, le capital privé national, l’éducation, la formation et, surtout, le magistère religieux.
Mes frères et mes sœurs, chers Mauritaniens
Le régime de Mohamed Ould Abdel Aziz étrangle les libertés, sous l’apparence, fort vaine, de leur respect. Il rétrécit le champ d’action des défenseurs des droits de l’homme par les limites, graduelles, aux droits de réunion et de manifestation. Il interdit des organisations de la société civile, embastille pour délit d’opinion, censure les émissions de télévision et de radio, emprisonne les journalistes,  poursuit ses opposants et les met à la diète ; privés de toute activité professionnelle, ils rejoignent la cohorte des hommes d’affaires qui subissent ses tracasseries et en récoltent la ruine, quand ils s’abstiennent de lui prêter allégeance.
Mesdames et Messieurs les Mauritaniens
Aux côtés des victimes de l’esclavage traditionnel et du racisme d’Etat, se retrouvent celles des prisons secrètes, des  simulacres de procès, de la spoliation foncière et des milliers de travailleurs damnés des mines, des usines et des ports.
Toutes les franges de la société mauritanienne ont souffert, d’une façon ou d’une autre, d’un si grave degré de mépris pour les lois ;  tandis que pointe, aujourd’hui, une avidité supplémentaire au parjure, le minimum de lucidité, requiert, de nous tous, le sursaut.
Mes chers frères et sœurs
Fils et filles de la Mauritanie, l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) tend la main de la réconciliation et de la fraternisation, à tous les Mauritaniens, individus, groupes, organisations, partis politiques pour l’élaboration et le respect d’une Charte nationale d’honneur et de paix, sur la base des préceptes du Saint Coran et des standard du droit  international. Le code de conduite et de concorde se reconnaît la priorité du retour à la fraternité islamique véritable, aux principes de la citoyenneté dans un Etat, protecteur et – non détracteur – de ses ressortissants. .
Le premier acte de cette renaissance au devoir et à la dignité, réside dans l’injonction de l’union sacrée, pour défendre la Constitution de la République Islamique de Mauritanie.
M’en remettant à Allah…..

Biram Dah Abeid
26 avril 2016

Source crédit : Repris via réseau de la mouvance abolitionniste.

Encore une distinction internationale pour le combat pacifique d’IRA

مبادرة إنبعـــاث الحــــركة الانعتـــــــاقية
INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE
IRA – Mauritanie

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Ses principaux leaders séquestrés, militants réprimés et sauvagement torturés à longueur de sit-in et manifestations pacifiques, toujours frappée d’une interdiction administrative d’exercice de la liberté d’expression, IRA vient de remporter le prestigieux Prix Lawson James 2016, pour le combat non-violent, décerné par le Centre International sur la Résolution Non-violente de Conflits, à  Boston (Massachusetts, USA). La distinction, du nom du révérend Lawson James, compagnon de lutte de Martin Luther KING, récompense le mouvement « pour son combat  non-violent et son  action pour libérer les esclaves et  vaincre l’esclavage en Mauritanie ». En 2015, elle avait a été décerné au Palestinien  Iyad Burnat et en 2014 à Jacques Semelin, ancien directeur exécutif de Greenpeace International.
L’exceptionnelle marque de reconnaissance et de respect, dont la cérémonie sera organisée le 22 juin, en présence du Révérend James, arrive quelques mois après la Tulipe (Hollande), le Front-Line (Irlande) et le Prix des droits de l’homme, attribué par l’ONU, à IRA et son président Biram Dah Abeid ainsi que celui de la ville de Weimar en 2011.
En dépit des campagnes réitérées de diabolisation et de calomnies, IRA poursuit son combat, résolu et sans violence, pour arracher les droits des esclaves à se libérer et des anciens esclaves à exiger leur réhabilitation, pour une vie digne en Mauritanie. IRA continuera à dénoncer le racisme et l’exclusion, sous toutes leurs formes et où qu’ils se nichent. Dès à présent, elle en réclamera la réparation – matérielle et symbolique – sur ce qui reste le carburant de la domination, en l’occurrence les ressources de l’Etat.
IRA dédie le prix à l’ensemble des personnes qu’elle a libérés ou aidé à libérer, aux amis de la lutte et surtout, aux militantes et militants, toujours mobilisés malgré l’adversité et le peu de moyens dont ils disposent.
Aux dominateurs de naissance et à leur dispositif d’intimidation, servi par l’Administration qui les protège, IRA réaffirme sa résolution de ne jamais faiblir, jusqu’à atteindre le dernier esclave dissimulé, rendre l’ultime lopin de terre spolié, faire oublier le souvenir même des concubines abusées….
Ni la prison, ni l’assèchement des sources de financement de nos activités, encore moins les infiltrations policières et tentatives de déstabilisation, ne viendront à bout de notre détermination à éradiquer l’esclavage en Mauritanie, pour rebâtir, enfin, l’Etat de droit où seule la citoyenneté dicterait ses devoirs.
IRA remercie les instances du Prix Lawson James, de l’insigne encouragement à persévérer sur la voie de la non-violence, dans l’ornière des grands hommes, tels Martin Luther King et ses disciples.

La Commission de Communication                                                                   Le 25 avril 2016

25-04-2016 15:10 – En prison, Biram Ould Dah plus que jamais déterminé et met en garde le Président Ould Abdel Aziz contre un changement de la Constitution

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Le Rénovateur Quotidien – Depuis sa cellule de prison, le leader du mouvement Abolitionniste, IRA Biram Ould Dah Ould Abeid a délivré un message à l’opinion nationale et internationale pour réaffirmer sa ferme détermination à lutter contre toutes les formes d’injustices en Mauritanie sans distinction d’ordre communautaire ni sociale.

Biram Ould Dah considère que depuis l’incinération des livres théologiques en 2012 et les actions qui ont suivi, le dossier de l’esclavage reste entier et ce, en dépit de l’adoption de lois pénalisant l’esclavage et ses pratiques, mais dont la non application de telles dispositions juridiques par les juges les vident de toute signification.

Les forces esclavagistes et rétrogrades ont encore une forte mainmise sur les leviers de commande pour faire peser de leur poids sur les cercles du pouvoir afin de se dresser contre la marche de libération des victimes.

Ce qui est, selon Biram Ould Dah, loin d’entamer leur détermination à lutter contre l’esclavage et le racisme et d’œuvrer sans relâche en faveur de la justice et l’égalité en Mauritanie, autant d’ idéaux pour lesquels son mouvement se bat depuis des années au prix de la répression sauvage et de l’emprisonnement de ses militants.

Biram s’insurge vivement contre l’esclavage foncier en Mauritanie, une pratique servile qui créé des rapports de vassalité dans l’exploitation des terres de la vallée et qui se traduit par l’accaparement des richesses foncières par des oligarchies traditionnelles.

Biram Ould Dah a, en outre, mis en garde le Président Mohamed Ould Abdel Aziz contre un changement de la constitution à dessein de briguer un troisième mandat, appelant les forces vives à se dresser contre cette propension honteuse à manipuler la loi fondamentale, un outrage à la démocratie et au principe de l’alternance politique et pacifique dans le pays.

Dans une correspondance dont le Rénovateur a reçue une copie, Biram Ould Dah a appelé les hommes épris de paix et de justice à resserrer les rangs en vue de mettre fin à une situation de crise entretenue par le régime de Mohamed Ould Abdel Aziz, incapable selon lui, de gérer le pays et où la gabegie, le favoritisme et l’incurie politique y sont érigés en mode de gouvernance.

Biram Oud Dah estime que la détention des militants des droits l’homme lors d’une caravane sur l’esclavage foncier en 2015 ayant aboutit à un procès arbitraire n’est que l’expression de la volonté du pouvoir à confisquer les libertés en Mauritanie.

Biram Ould Dah a passé en revue l’ensemble des sujets de l’heure se rapportant notamment au règlement biaisé des dossiers comme le passif humanitaire, la mauvaise gouvernance du président Mohamed Ould Abdel Aziz en passant par la restriction des libertés en général et de la liberté de presse en particulier, quand bien même les autorités utilisent des expédients pour duper l’opinion sur la réalité vécue par le peuple.

Le leader de IRA n’a pas manqué de rappeler que sa détention en prison n’entame en rien sa détermination que lui et ses camarades ainsi que tous les militants des causes justes, portent sans relâche, jusqu’à faire aboutir leurs revendications.

Source crédit : Repris sur http://www.cridem.org

IRA :Communiqué de condoléances

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C’est avec tristesse et désolation que nous avons appris le décès de Aicha Dah Abeid, la grande sœur de Biram Dah Abeid, président d’IRA- Mauritanie. Décès survenu ce dimanche 3 avril 2016.

A cette douloureuse occasion, nous militants et sympathisants de IRA-Mauritanie, adressons nos condoléances les plus sincères et les plus attristées à monsieur Biram Dah Abeid, à sa famille ainsi qu’à ses proches, nous tenons particulièrement à leur exprimer toute notre sympathie et notre compassion dans cette dure épreuve et prions Dieu pour qu’il accueille la défunte en son saint paradis. Amin

Par ce modeste mot, nous nous associons humblement à votre chagrin, et nous tenons à vous manifester notre profond soutien, en vous transmettant nos plus sincères condoléances et le témoignage de notre affection.

Inna Lillahi Wa Inna Ileyhi Rajioun

Nouakchott, 03 Avril 2016
La commission de communication

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Collectif des avocats d’IRA : «Le dossier de nos clients a connu plusieurs violations »

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Le collectif des avocats de défense des détenus leaders d’IRA, Birame Dah Abeid et Brahim Bilal Ramadan a animé le 28 mars 2016 à son siège à l’ilot C à Nouakchott une conférence de presse pour éclairer l’opinion publique sur l’évolution du dossier de leurs clients. Selon les avocats, le président du mouvement antiesclavagiste mauritanien et son adjoint, ont été privés de procès équitables dans leur pays. «Nos clients ont passé quatorze mois d’emprisonnement arbitraire dans une affaire judiciaire entachée d’irrégularités » devait clamer Me Brahim Ould Ebetty.
Pour preuve, soutiennent les avocats, le Parquet d’Aleg a laissé le dossier traîné pendant des mois sans le faire bouger. Une fois transmis à Nouakchott, la juridiction compétente prend elle aussi le loisir de le laisser pourrir sans lever le petit doigt.
Le collectif dit avoir ainsi relevé des violences graves des procédures qui à elles seules justifient selon les avocats, la libération immédiate de Birame Dah Abeid et son adjoint Brahim Bilal Ramadan. «Plus que la santé, les détenus ont besoin de la liberté légitime » dira un avocat membre du collectif.
Selon les avocats, des forces tapies dans l’ombre du régime en place, font tout pour que le dossier judiciaire de Birame Dah Abeid et de Brahim Bilal Ramadan reste en l’état, quitte à violer les procédures et empêcher le recours qu’ils réclament devant la Cour Suprême.
A rappeler que le président d’IRA et son adjoint ont été arrêtés en novembre 2014 suite à une caravane contre l’esclavage foncier dans le Sud. Jugés au cours d’un procès largement décrié au niveau du tribunal de Rosso, relevant de la région du Trarza, les deux leaders ont été transférés aussitôt à la prison d’Aleg dans la région du Brakna. Les avocats avaient vivement dénoncé cette violation de la procédure qui soustrayait leurs clients à leurs juges naturels. Aussi, Birame et Bilal ne reconnaîtront jamais la compétence des juges du Brakna et refuseront toute coopération. A leur procès devant la cour d’Appel d’Aleg, ils refusent de se présenter et en demandent pareil à leurs avocats qui boycotteront eux aussi les assises.
Ce qui n’empêchera pas la cour de siéger et de confirmer les peines de 2 ans retenues contre eux en première instance.
Birame et Bilal qui vivront pendant longtemps dans un régime carcéral qu’ils jugeaient illégal, seront transférés plus tard à Nouakchott, pour des raisons de santé. Depuis, il est question de tractations pour les amener à formuler une demande de liberté provisoire. Les détenus y sont favorables mais à condition que la demande soit adressée à leurs juges naturels. Ce que le pouvoir refuse, leur demandant d’adresser leur demande à la cour d’Aleg, une juridiction qu’ils refusent de reconnaître.

Source crédit : aidara.unblog.fr

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30-03-2016 14:30 – Libre Expression. Jusqu’où la dérive! / Par Amadou Tidjane DIOP, Vice-président IRA-Mauritanie

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Amadou Tidjane Diop – Depuis quelques temps, nous assistons à des rodomontades et déclarations qui ont suscité l’indignation et l’inquiétude de ceux qui se soucient de la République et du respect des principes et idéaux défendus par la Constitution, et susceptibles, par ailleurs de nourrir des ambitions qui compromettront durablement la stabilité de notre pays.

Ce fut d’abord le Ministre de l’Economie et des Finances, M. Moctar Ol Diay, à qui revient l’honneur d’ouvrir le bal lors d’une plénière s’adressant aux députés, de déclarer : « si le président Mohamed O Abdel Aziz sollicite un troisième mandat, les députés ont le devoir l’appuyer ».

Quelques jours plus tard et dans les mêmes circonstances, ce fut le tour du Ministre de la justice M. Brahim O Daddah, d’aborder dans le même sens allant jusqu’à inviter les députés à demander à Mohamed O Abdel Aziz de solliciter un 3ème mandat.

Interpelé par le député Mohamed Ol Ghoula, le ministre s’entête et continue de se refuser derrière son daltonisme intellectuel dicté par sa mauvaise fois. Au lieu de saisir l’opportunité et se rétracter, il réplique par un message codé qui laisse alors libre à toute interprétation équivoque.

Alors! Nous sommes en droit de nous demander dans quelle République sommes-nous? Où se trouvent les vertus de l’homme d’Etat lorsque des ministres peuvent publiquement, et devant les Elus du peuple, appeler à violer la Constitution, notre Loi fondamentale ? Une telle bavure n’est ni plus, ni moins qu’une insulte au peuple mauritanien. Et ne doit pas, en situation normale, demeurer sans suites.

Ainsi, devant cette dérive, nous rappelons aux ministres, de par la gravité de leurs propos le risque qu’ils sont en train d’encourir et leur peuple avec. Nous les tenons coupables de crime pour incitation à la violation de la Loi fondamentale et constitutionnelle.

Ils doivent aussi comparaitre un jour pour répondre de leurs actes. Puisque le peuple Mauritanien dont l’une des aspirations fondamentales s’inscrit aujourd’hui dans l’effort de rétablir la justice, serait loin de garder son indifférence face à tout ce qui serait susceptible de compromettre d’une part cet élan vers la construction d’un Etat de droit et d’autre part d’hypothéquer l’émergence de l’expression de sa liberté.

Amadou Tidjane DIOP, Vice – président IRA – Mauritanie

Source crédit : http://www.cridem.org

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