18-11-2016 19:06 – Zouerate : procès en appel des abolitionnistes, le verdict tombe, cinq relaxes et des peines allégées


Zouerate Actu
– La cour d’appel de Nouadhibou a rendu, ce vendredi après –midi aux environs de 17 heures, le verdict des militants, cadres d’IRA et des habitants de la gazra de Bouamattou.

Des détenus qui étaient condamnés en première instance à 3 ans de prison ont été relaxés. Il s’agit d’Ousmane ANNE, Jemal Samba, Mohamed Daty, Ahmed Mohamed Jaroullah, Ousmane LO.

Par contre, Khattry ould M’Barek et Ahmed Hamdy Hamar VALL sont condamnés à 1 an de prison dont 4 mois fermes. Hamdy Lehbouss et Bala Touré qui étaient initialement condamnés à 5 ans de prison sont condamnés par la cour d’appel à 1 an d’emprisonnement dont 4 mois fermes.

Des détenus qui étaient condamnés à 15 ans de prison ont vu leurs peines allégées, il s’agit de :

-Moussa Biram condamné à 3 ans dont 2 fermes

-Abdallahi Abou DIOP condamné à 1 an de prison dont 6 mois fermes

-Amadou Tidjane DIOP, écope d’une peine d’1 an dont 4 mois fermes

-Abdallahi Maatalla SECK dit Vieux, est condamné par la cour à 3 ans d’emprisonnement dont 2 fermes.

Par ailleurs la cour a condamné des habitants de la gazra Bouamattou, lieu des manifestations du 29 juin dernier, à de différentes peines et sont sommés de dédommager les policiers blessés.

Deux peines de 5 ans de prison ferme, et des peines de 3 ans dont 2 fermes.

Source crédit : http://www.cridem.org 

17-11-2016 05:39 – Procès abolitionnistes : la torture monopolise les débats


Le Calame
– L’émotion était perceptible dans la salle d’audience au deuxième jour du procès en appel des cadres et militants abolitionnistes qui fût celle du procès de la torture.

Certains, particulièrement les proches des détenus, n’ont pu retenir leurs larmes face au récit des événements notamment lors de la période de détention. « Nous avons subi les pires sévices et les plus cruelles tortures physiques et psychologiques avec privation de nourriture et d’accès aux sanitaires », ont clamé les détenus.

« De ma cellule, je pouvais entendre les cris de certains de mes collègues qui subissaient des séances de tortures atroces (….) Ce que Moussa Biram, ceinture noire de karaté 4 dan et Abdallahi Matalla Saleck, budoka ont pu supporter, je ne pouvais le supporter. J’étais terrorisé et menotté de partout(…) Après des journées entières de jeûne, j’ai eu droit à de la bouillie et un peu d’eau.

Mon ami Diop me disait que j’étais chanceux », raconte Balla qui ne put lui aussi, à l’image de Abdallahi Abou Diop, retenir ses larmes. S’adressant au président de la Cour : «Je suis un planificateur du développement et non un planificateur de la destruction.

Je ne détruis pas, je bâtis, je ne détruis pas.Nous avons toujours réitéré le caractère pacifique de notre lutte. Plusieurs distinctions nous ont été attribuées pour couronner la lutte non violente », déclare Touré. Poursuivant: Ce que nous avons subi dépasse l’entendement alors que nous n’avons commis aucun acte illicite.

La police n’a rien pu prouver matériellement à notre encontre. Nous avons aussi été condamnés, privés de l’affection de nos familles. Je n’ai jamais été séparé de ma petite fille de six ans durant 45 jours. Je lui avais dis que j’allais rentrer après demain. Ça s’est prolongé et je ne peux plus l’appeler », avoue Balla Touré.

« Lors de nos interrogatoires, on ne nous jamais posé des questions à propos des échauffourées de la gazra Bouamatou qui ont tourné par contre autour du fonctionnement de IRA, des échanges avec le transfuge du mouvement Said Ould Louleid , des contacts avec les différentes chancelleries, des organisations juives, des réunions clandestines et communiqués », ont révélé les détenus.

Certains proches de l’ancien porte-parole de IRA avaient été interpellés par la police et relâchés, ont indiqué les détenus. D’autres, comme Hamza Ould Jaafar, Hassen Ould Mahmoudi étaient sur les lieux des affrontements, à les en croire.

Le secrétaire aux relations extérieures de IRA et Abdallahi Aboud Diop ont formulé des plaintes à l’endroit de Lemrabott Ould Mohamed Lemine, Hassen Ould Samba , ElHadi, Ould Amar et Didi pour actes de torture.

Hamady Ould Lehbouss, Ousmane Lo, Ahmed Amar Vall, Lo Ousmane, Anne Ousmane, Mohamed Dati, Jamal et Mohamed Jarroulah ont nié toute participation aux échauffourées du 29 juin et plaidé non coupables à l’image des premiers auditionnés.

En dépit de l’opposition du procureur, la cour a enregistré ces différentes plaintes. Balla Touré a aussi réclamé la restitution de ses ordinateurs, du mobilier de son bureau et de ses téléphones toujours aux mains de la police.

Le secrétaire aux relations extérieures a révélé à la cour les propositions alléchantes qui lui auraient été faites par l’officier Lemrabott de rencontrer le directeur général de la sûreté nationale et de tourner la page de IRA. Offre qu’il a fermement déclinée.

Les militants et cadres de IRA ont réfuté les insinuations portées à leur encontre de faire de l’esclavage un fonds de commerce Un des sept habitants de la gazra a été pris de malaise lors de l’audience. Il sera évacué à l’hôpital de Zouérate où il bénéficiera de soins. Cet vieil homme sera le dernier des condamnés à être auditionné ce mercredi avant le réquisitoire du procureur et les plaidoiries des conseils.

Crédit source : http://www.cridem.org 

Regardez « Conférence de presse : le président Biram et ses avocats » sur YouTube

Une partie de la conférence de presse dans les locaux du cabinet Bourdon et Forestier à Paris, le 14 Novembre 2016.

Les actes de torture en Mauritanie : le président de IRA-MAURITANIE change de braquet .

Ce lundi 14 novembre 2016 peut être une date historique d’une phase importante qui s’ouvre pour l’éradication de l’impunité  en Mauritanie . En effet , en tournée européenne  depuis plus d’un  mois, le président du mouvement abolitionniste IRA-MAURITANIE , Biram Dah Abeid a tenu aujourd’hui  une conférence de presse entouré d’un trio d’avocats au sein du cabinet Bourdon et Forestier au centre de Paris. Au cours de ce point de presse auquel certains journalistes de presse française ont été invités , le leader abolitionniste a expliqué son initiative qui revêt une importance particulière pour la suite de son engagement contre le système étatique injuste qui sévit en Mauritanie depuis plusieurs décennies . Ainsi une plainte contre certains responsables mauritaniens soupçonnés d’être les têtes pensantes des pratiques des tortures et d’autres traitements inhumains sur les militants abolitionnistes emprisonnés depuis plus de 4 mois, a été constituée. Les circonstances ubuesques des arrestations ont été rappelées , et elles seraient une tentative manipulatrice pour décapiter le mouvement IRA-MAURITANIE jamais reconnue par les autorités mauritaniennes. Ainsi le président Biram a pointé un règlement de comptes pur et simple et une orchestration malsaine pour écraser l’élan populaire constaté le jour de leur sortie de prison,  son vice-président  et lui il y a 6 mois seulement.  

 Le président Biram Dah Abeid a par ailleurs exposé par un bref historique , la culture violente (1987-1992) d’un régime militaire à dominance arabo-berbère qui règne par un apartheid qui ne dit pas son nom . Se servant d’une disposition juridique à compétence transnationale , le trio d’avocats composé de Maître William Bourdon , de Maître Georges Henry Beauthier et de Maître Émilie Lefevebre , va enclencher un dossier judiciaire en canon menant à une prochaine ouverture  d’enquête. La conférence de presse s’est tenue en présence quelques militants d’IRA-France, d’autres sympathisants de la cause abolitionniste et certains militants de longue date contre l’impunité en Mauritanie. Parmi ces derniers, une veuve dont le mari avait été l’une d’innombrables victimes extrajudiciaires du régime sanguinaire de Ould Taya. Ce colonel qui vit un exil doré au Qatar depuis août 2005, est le seul responsable parmi les poids lourds suspectés d’avoir commis d’actes criminels contre leurs concitoyens noirs , à vivre à l’extérieur du pays. Alors que tous les autres vivent tranquillement soit leurs retraites ou tiennent encore certains piliers de l’arsenal politico-militaire du pays . Certainement la plainte introduite à Paris par le leader abolitionniste , fera quelques secousses préliminaires au sein de cet îlot d’impunité historique . Pour rappel ce 14 Novembre 2016 coïncide avec le procès en appel à Zoueratt de 13 cadres importants du mouvement IRA-MAURITANIE . 

Notre blog reviendra prochainement sur la suite de la couverture VIDÉO de la conférence du président Biram Dah Abeid. Il est à noter que plusieurs médias en ligne en France, ont repris cette information majeure qui est l’introduction de cette plainte . 

Reportage assuré par  K.S pour  SoninkIdees-Jose

Depuis la prison de Zouerate, les détenus d’IRA s’adressent à l’opinion nationale et internationale


​Initiative pour la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA-Mauritanie)
Encore une fois et au moment où les Mauritaniens de façon générale et plus particulièrement les H’ratin, les Pulaar, les Wolof et les Soninké vivent une situation d’une rare complexité tant au niveau des droits de l’ homme qu’aux niveaux politique, social et économique, le régime raciste et esclavagiste du dictateur Ould Abdel Aziz s’évertue à afficher son mépris pour les défenseurs de droits humains en général et des abolitionnistes en particulier. Ce mépris ostentatoire se traduit par l’instrumentali

sation méthodique et assumée de la part de ce régime de ce qui reste des autorités judiciaires du pays. La preuve de cette instrumentation, si besoin en était, est notre présence injustifiée et absurde derrière les barreaux des geôles des esclavagistes sans raisons autres que nos idées, nos principes et la ferme intention des les défendre et de les exprimer.

Parce que nous avons défendu nos principes, nous avons été torturés, inhumainement traités et jetés dans les cachots des commissariats de police. Ces tortures et traitements dégradants furent exécutés sous la houlette du Directeur de la sûreté en personne, Mohamed Ould Meguete, triste sir aux mains encore rouges du sang des Noirs répandu lors des années de braises, 89-91.

Parce que nous avons exprimé nos opinions, nous avons été humiliés, réprimés puis condamnés, par un cour à la solde de l’Exécutif, à des peines fantaisistes et qu’aucun magistrat ayant la moindre once de conscience professionnelle n’aurait accepté d’entériner. Ces verdicts de la honte furent téléguidés par le ministre de la justice en personne, Brahim Ould Daddah.

Quant à la mise au pas de la Justice par le tigre en papier qu’est Ould Abdel Aziz, elle s’est manifestée à maintes reprises dont la plus flagrante est l’ordre intimé à la Haute Cour de Justice de dessaisir la Cour d’Appel de Nouakchott, qui est notre juridiction naturelle et territorialement compétente dans notre cas, de notre dossier pour le confier à celle de Nouadhibou, située à 400 kilomètres du lieu des faits qui nous sont reprochés. Une telle décision prouve l’absence de toute indépendance de la Justice dans notre pays.

Nous avons été transférés de la tristement célèbre prison de Dar Ennaiim vers la pas moins sinistre maison d’arrêt de Zouerate dans des conditions d’une rare cruauté. Entravés par de lourdes chaînes de fer, le transfèrement vers Zouerate, située à 700 Km au nord de Nouakchott, dura plus de vingt heures d’horloge entrecoupées de séances de torture, d’humiliation et de mauvais traitements de la part de nos convoyeurs aux ordres de leurs supérieurs. Nous fûmes transportés tels du bétail ou des bandits de grands chemins ou des terroristes aux moments où notre combat, celui de notre organisation et de nos militants était célébrés du haut des plus prestigieuses tribunes tant au niveau national qu’international. Mais telle est et demeurera notre volonté, celle de continuer et d’amplifier le combat de notre glorieuse organisation en dépit des multiples pressions morales et physiques et malgré les tentatives répétées de corruption.

Nous, prisonniers de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA), tenons à porter à la connaissance de l’opinion nationale et internationale notre position par rapport au prochain jugement que s’apprêtent à organiser nos geôliers, position qui se résume comme suit:
1- en direction du régime raciste et esclavagiste, nous affirmons, du fin fond des lugubres cellules d’isolement de la prison de Zouerate, que notre moral n’a fait que se raffermir et notre volonté que grandir de continuer notre combat aussi bien à l’intérieur qu’à l’extérieur des prisons;
2- informons les porteurs de képis et de rangers et plus particulièrement leur général en chef, que nous n’avons aucune confiance en leur justice et n’en attendons rien de bon vu comment nous fûmes empêchés de nous défendre en première instance. Cependant nous exploiterons la tribune que nous offrirait le jugement en appel pour dénoncer les accusations mensongères portés contre nous et pour crier notre innocence en direction de l’opinion nationale et internationale;
3- En direction du Dictateur en chef qui, paraît-il, se demandait « qui sont les H’ratin? », nous disons que nous sommes les descendants de H’ratin et que ses verdicts ne nous font nullement peur et ne nous détourneront jamais de nos nobles objectifs. Alors à vous de choisir… vingt, vingt-et-cinq ans ou même la perpétuité ou encore la peine capitale.
4- A l’ensemble des Iraouis, militants et dirigeants, nous disons « merci ». Merci pour les combats menés, les actions ciblées. A tous nous renouvelons notre serments de poursuivre la lutte quel qu’en soit le prix et quels qu’en seront les sacrifices. Aux organisations de la société civiles et partis politiques qui nous soutiennent nous disons « merci » et « continuons ensemble la lutte pour hâter l’avènement de l’aube de cette longue nuit peuplée de ténèbres et de dangers ». La victoire ou le sacrifice, telle est notre décision et Allah disposera.

Les prisonniers d’IRA signataires:

– Amadou Tidjani DIOP

– Hamady LEHBOUSS

– Balla TOURÉ

– Ahmed Hamer FALL

– Ousman LO

– Mohamed JAR ALLAH

– Mohamed DATI

– Khatry ERRAHEL

– Ousman ANNE

– Moussa BIRAM

– Abdallahi Salek MATALA

– Abdellahi Abou DIOP

– Jemal Samba B’LEIL

Regardez « IRA MAURITANIE ABIDJAN FRANCAIS » sur YouTube

L’intervention en français  du président Biram Dah Abeid. Un appel solennel à l’unité de toutes les composantes sociales du pays pour faire barrage à la lancée extrémiste dirigée par l’actuel chef de l’état entouré d’une minorité.

À suivre….!!!

24-08-2016 14:00 – Urgent : Balla Touré extrait de la maison d’arrêt de Dar Naïm




Le Calame – Condamné à cinq ans de prison « rébellion, usage de la violence, attaque contre les pouvoirs publics, attroupement armé et appartenance à une organisation non reconnue », le jeudi dernier à l’issue d’un procès qualifié par les avocats et les observateurs de « mascarade judiciaire », le secrétaire aux relations extérieures de IRA Mauritanie, Balla Touré vient d’être extrait de la prison de Dar Naïm par la police.

Il a été conduit ce mercredi (24 aout) matin vers une destination inconnue. Les conseils des détenus n’avaient pas été informés. Ses collègues de cellule qui ignorent les motifs de cette extraction s’inquiètent.
Crédit source : http://www.cridem.org 

​Déclaration : Un simulacre de procès


Treize militants abolitionnistes « iraouis » , adeptes de la lutte non violente, viennent d’écoper de lourdes peines de prison ferme, qui de 15 ans, qui de 5 ans et d’autres de 3 ans. Avec  eux, sept habitants de « Edbaye Ould Bouamatou » se voient infliger des peines similaires. Ces militants antiesclavagistes et ces citoyens de quartiers pauvres de la Capitale vont rejoindre les jeunes du Mouvement du 25 février, condamnés à des peines du même ordre il y a quelques semaines. Ils iront peut être dans les cellules encore chaudes que viennent de quitter, il y a trois  mois, les autres dirigeants d’IRA à savoir son président Biram Dah Abeid et son vice-président Brahim Ramdhane. Ainsi vont les droits de l’homme sous le régime de Mohamed Ould Abdel Aziz, général putschiste ayant légalisé son forfait en se faisant élire puis réélire. 
 Ces peines, extraordinairement lourdes, ont été prononcées à l’issue d’un simulacre de procès où la police était juge et partie, les juges violaient les codes de procédure pénale et l’Exécutif se montrait ouvertement à la manœuvre.  Le procès s’était d’ailleurs terminé sans la présence du Collectif des avocats de la défense qui s’était retiré à la demande des prévenue et à la suite du refus de la Cour d’examiner la plainte pour actes de torture déposée par les détenus contre des officiers et agents de la police qu’ils avaient nommément désignés. La Cour s’étant déclarée incompétente alors que la loi lui fait l’obligation de recevoir de telle plainte.

 Devant la démesure des peines et face à ce qui paraît être un choix d’escalade trahissant la fébrilité du gouvernement de Ould Abdel Aziz, l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) tient à porter à la connaissance de l’opinion ce qui suit:

 1- Nous saluons nos militants et célébrons leur courage, leur détermination et leur dignité face à l’injustice qui s’abat sur eux et sur leur famille. Vous n’êtes pas  les premiers et ne serez pas les derniers abolitionnistes que le régime esclavagiste et raciste du Général Ould Abdel Aziz a désignés comme cibles, cibles qu’il a systématiquement  ratées. Nos chaleureux remerciements et notre profonde gratitude vont au Collectif des avocats qui s’est spontanément mis en place pour défendre nos militants;

 2- les arrestations de nos militants, leur condamnation à des peines aussi lourdes ne changeront d’un iota notre détermination à déconstruire, jusqu’à la dernière pierre,  le système esclavagiste et à bâtir sur ses ruines une Mauritanie pour tous, juste, égalitaire et prospère. Cette détermination n’a d’égale que notre volonté à mener ce combat, comme nous l’avons toujours fait et notamment pendant les 18 mois de détention arbitraire de nos autres dirigeants, par les moyens de la non violence que nous garantit la Constitution;

 3- Nous exhortons l’ensemble des forces de l’Opposition, les personnalités libres et les institutions indépendantes à unir nos actions et à conjuguer nos efforts pour en finir avec un régime qui n’a que trop, tantôt pris en otage, tantôt en bouclier les uns et les autres pour perpétuer son emprise sur le pays et continuer à s’octroyer les avantages indus produits par le labeur des Mauritaniens. La lutte contre l’esclavage et le racisme est l’affaire de tous et ne peut être gagnée que par les efforts de tous;

4- Nous appelons nos militants à la mobilisation générale pour exiger la libération des détenus en utilisant toutes les formes de luttes pacifiques garanties par la constitution de notre pays.   
 Le bureau exécutif                                        

 Nouakchott le 20  août 2016

18-08-2016 15:51 – Procès des abolitionnistes : le propriétaire du terrain lève un coin du voile


Le Calame
– A la demande de la partie civile, la Cour Criminelle a procédé, mardi, à l’audition du propriétaire du terrain squatté par les populations haratines, à l’origine des affrontements du 29 juin dernier.

Cette audition, qui n’a pas excédé trois minutes chrono, a permis de lever certaines zones d’ombre. Le propriétaire du terrain a attesté de la spontanéité des faits et affirmé n’avoir porté plainte contre personne contrairement aux pv établis par la police qui soutenaient le contraire.

Dans la même veine, il a récusé les assertions qui lui sont prêtées dans les PV dressés par la police qu’il dit n’avoir jamais paraphés. Réaffirmant le caractère spontané des regrettables affrontements du 29 juin dernier, il a estimé n’y avoir vu, en âme et conscience aucune main invisible d’aucune organisation dans cette affaire et ne pas connaître les militants abolitionnistes.

Il a soutenu être arrivé à un compromis avec les habitants de la gazra visant à leur départ du site après le mois du ramadan.

Déclarant entretenir de bons rapports avec les occupants de son terrain, il dit avoir versé un acompte de 6 millions sur les 12 prévus montrant à la cour les décharges. Il s’est déclaré surpris et choqué des violents affrontements et a fait remarquer n’avoir mandaté aucune autorité pour procéder au déguerpissement des squatteurs.
Crédit source : http://www.cridem.org 

​INITIATIVE DE RESURGENCE DU MOUVEMENT ABOLITIONNISTE EN MAURITANIE:Bulletin d’information n°11


Le procès des militants d’IRA, vu de l’intérieur (Lundi 15 et mardi 16 août 2016)

 Comme prévu, le procès des militants d’IRA a repris son cours ce lundi 15 août 2016 par l’interrogatoire des 13 prévenus membres d’IRA. Les réponses des militants anti-esclavagistes furent claires, précise et pertinentes. Sans grande difficulté, ils ont réduit à néant les accusations de la partie civile s’appuyant sur les grossiers montages des services de sécurité visant à les impliquer et à impliquer la direction d’IRA dans cette affaire du quartier Bou ammatou.  Ils démontrèrent que le vrai danger encouru par la paix civile en Mauritanie vient de la multiplication de ces montages policiers qui sèment la discorde et brouillent les pistes et les esprits des simples gens.

 Cette première séance de la 3 ème semaine a été levée avec la promesse, donnée par la Cour, d’examiner la plainte pour torture introduite par Moussa Biram qui avait cité nommément les membres du groupe de policiers qui l’ont soumis aux sévices physiques pendant la semaine de sa garde-à-vue. Les policiers, selon Moussa, tenaient à lui faire avouer des faits dont il n’a aucune connaissance et qui sont tous liés à cette affaire du quartier Bou ammatou.

 Aujourd’hui, mardi 16 août, la séance s’ouvrait par les réquisitoires de la partie civile, qui réclame des millions de dommages et intérêts au profit de la partie qu’il considère être la victime. Puis la Cour s’est retirée pour statuer sur la plainte pour torture de Moussa Biram mais aussi sur la demande du Procureur pour qu’il soit autorisé à projeter un film dans la salle, demande que le Collectif des avocats de la défense avait récusée en évoquant l’article 278 du code de procédures pénales qui interdit, expressément, tous usages d’appareil d’enregistrement électronique à l’intérieur de la salle d’audience. 

 De retour de ses délibérations, la Cour annonça deux décisions. La première est le rejet de la plainte de Moussa Biram pour torture en évoquant sa propre incompétence à traiter de ce genre de plainte! La seconde décision autorise le Procureur à projeter son film en violation flagrante du code de procédures. A l’annonce de cette seconde décision, le Collectif s’est retiré en bloc suivi par le public composé essentiellement de militants d’IRA et des familles des prévenus.

 Suite au retrait de leurs avocats, la Cour a proposé aux prévenus de leur commettre d’autres avocats mais ces derniers repoussèrent cette proposition en bloc en signifiant au Président leur refus, désormais acté, de collaborer avec le Tribunal en l’absence de leurs avocats.

 Considérant tous ces développements, IRA envoie ses plus vives félicitations au Collectif des avocats pour la défense de ses militants pour leur vigilance et leur attachement au respect du code de procédure pénale en vigueur. IRA  regrette l’entêtement de la Direction de la Sûreté à obliger la Cour à suivre son plan machiavélique qui vise à impliquer injustement ses militants au risque de menacer la paix civile dans notre pays. Pourrait-on espérer que la Cour recouvre une partie de sa lucidité et corrige le tir?
La Commission de Communication                          

Nouakchott le 16 août 2016