Remerciements par la députée Coumba Dada Kane, vice-présidente d’IRA-MAURITANIE

Chers camarades militants

Honorables invités

Assalam aleykoum

Camarades militants, notre rencontre d’aujourd’hui est pour moi une joie immense car c’est la rencontre de la détermination sur le chemin de la construction d’une Mauritanie libre, juste et de justice.

Je la dédie aux militants engagés que vous êtes, à la Diaspora mauritanienne mais surtout à la jeunesse mauritanienne. Cette jeunesse qui s’est appropriée et fait gagner la coalition Biram 2019 aux présidentielles du 22 juin 2019.

La jeunesse, je vous salue, la jeunesse de la Mauritanie juste et égalitaire, je vous adresse toutes mes félicitations pour le travail accompli et vous adresse mes encouragements pour les combats politiques à venir.

Vous êtes l’espoir de cette nation meurtrie.

Le changement, c’est maintenant et c’est possible !

Mes sincères félicitations et remerciements vont également à la diaspora mauritanienne et une mention spéciale à ceux qui nous ont rejoints sur le terrain du combat venant des Etats Unis, de l’Afrique et de l’Europe.

Je salue la libération du camarade Samba Thiam et les journalistes wediha et Camara Seydi Moussa. La lutte continue pour la libération des autres.

Vive la Coalition Biram 2019

Vive le président Biram Dah Abeid

Vive La Mauritanie juste et égalitaire

Coumba Dada kane
Vice-présidente IRA Mauritanie
Députée à l’assemblée nationale

Cet autre communautaro- racialisme essentialisant qui vire au drame!

🔹️(capture d’écran) communiqué d’une association guinéenne sur l’affaire

Ici le lien de soutien : https://www.leetchi.com/c/solidarite-pour-mamoudou-barry?fbclid=IwAR0meT7XGL818B1FPKVGyLVH48CyHIp7eCijEV5TGurradGroxwRofSHoeg

🔹️Mamoudou Barry, le jeune père de famille ayant succombé à ses blessures le samedi 20 juillet 2019.

Il est originaire de Guinée Conakry, et brillant chercheur – universitaire dans la région de Rouen (ville située dans le Nord-Ouest français). Ces dernières heures la nouvelle de son décès tragique (survenu le 20/7/19) a suscité une grande émotion dans la diaspora africaine en France, très perceptible via les réseaux sociaux. D’après les infos recueillies ici et là, un ou quelques individu(s) supporteur(s) algérien(s) l’avai(t)ent fatalement agressé après l’avoir provoqué par des propos racistes ce vendredi 19 juillet, jour de la finale de CAN 2019 au Caire en Égypte. L’équipe d’Algérie est sacrée championne en battant le Sénégal par 1 à 0.

Nos sincères condoléances à toute sa famille et l’ensemble de la communauté guinéenne en France. Paix à son âme, que le Tout Puissant l’Accueille au Paradis Vertueux et Réconforte ses proches par la patience et la retenue. Ameen.

D’emblée je voudrais réfuter toute généralisation qui rime souvent avec bêtises et conneries d’approche, avant d’oser par ce bref cri constater certains comportements et surtout discours racistes venant de milieux arabo maghrébins à l’endroit du monde Noir. Il y a une bizarrerie très révélatrice, quand une personne d’origine maghrébine te taxe de créer des divisions dans la communauté de victimes de racisme blanc européen, si tu essaies d’indexer cet autre racisme latent et divers dans cette même communauté. Et ces sobriquets tenaces anti Noir qui reflètent un certain fond très « culturellement » racialiste bien encré socialement. En quelques virages sur certaines plateformes virtuelles, on peut tomber de nu en découvrant un racisme le plus abject de certains arabo-maghrébins pourtant natifs d’ici en Occident. Un jour lors d’un bref échange autour du métissage, mon interlocuteur me taquine étrangement en disant que le projet caché de Noirs serait d’éradiquer du Blanc par le métissage de masse. Ou encore, dire que l’Égypte ancienne était Noire, certains arabo-maghrébins voient du rouge tout de suite, faisant comprendre implicitement que jamais des Noirs ne pouvaient être à la hauteur d’un tel passé civilisationnel . D’aucuns sont particulièrement très remontés contre les thèses bien que discutables sur ce sujet de Kemi Seba et ses camarades. La donne de la commune appartenance religieuse a une certaine influence d’homogénéité transcommunautaire ici et là, mais elle a ses limites par évidence face aux réalités bouillonnantes. Sans être exhaustif, on finira par ce Youtubeur très suivi appelé bessam pouvant servir de thermomètre d’une idéologie socialisante qui appelle à sauvegarder la pureté de la sœur Beurette face aux prédateurs Black en mission. Il l’avait crié une fois en substance, mes africains, je vous aime en frères en islam mais jamais en beaux-frères. Enfin la petite expérience, sur la Page Facebook Média « Islam et info », il y a quelques années mes commentaires ayant trait aux faits de racisme anti Noir dans le Maghreb, avaient été supprimés et par hasard je ne peux plus commenter les publications qui y sont mises.

Et notre frère Mr Barry se serait tombé probablement sur un cas raciste très mariné à cette sauce de suffisance anti-Noire ne supportant pas un « kahlouch abd » bien « PROPRE* » devant lui.

*Posé et Digne

✅KS pour le BLOG

Jeunesse au service de la Nation, pour quelles sociétés et Institutions ? Tentative d’analyse par Sao Ousmane

« Ne regarde pas en arrière avec colère, ni devant avec peur, mais tout autour de toi en pleine conscience. » James Thurber

I : Introduction

En sociologie, « une institution désigne une structure sociale (ou un système de relations sociales) dotée d’une certaine stabilité dans le temps. />Sociologiquement, une institution est un mode de régulation de situations qui tendent à se reproduire… » elle est d’origine coutumière ou légale, faite d’un ensemble de règles tourné vers une fin, qui participe à l’organisation de la société ou de l’État.

Selon le dictionnaire « Une société est un groupe organisé d’êtres humains ou d’animaux, ayant établi des relations durables, qui vivent sous des lois communes, qui ont une forme de vie commune, qui sont soumis à un règlement commun ».

En ethnologie « la société désigne un groupe humain organisé et partageant une même culture, les mêmes normes, mœurs, coutumes, valeurs » En sociologie, « la société est l’ensemble des personnes qui vivent dans un pays ou qui appartiennent à une civilisation donnée ».

Dans ce contexte précis, les jeunes sont avant tout concernés par les évolutions de la société, celles de la famille et du travail, l’entrée dans une économie de la connaissance et les nouvelles technologies, la montée des inégalités et les changements dans les rapports sociaux et les modes de vie. Ces évolutions touchent une partie seulement des générations adultes ; elles ont des conséquences pour tous les jeunes. L’expérimentation du nouveau se fait largement par et sur les jeunes.

Dès lors, la perte de sens des repères traditionnels et l’absence de vision collective de l’avenir ne sont-elles pas d’abord ressenties par les jeunes ? Comment peut-on redéfinir des normes, contraignantes mais reconnues par tous ? Comment favoriser la création d’opportunités nouvelles sans faire peser sur certains des risques excessifs ?

Comment concilier mobilité et sécurité dans les parcours individuels, notamment par une conception nouvelle de l’éducation et de la formation tout au long de la vie, comme de leurs liens avec le travail et avec la vie sociale ?

Il est ainsi assez inexact de parler d’une jeunesse dépolitisée, indifférente aux enjeux publics. Ses réactions mettent tout au contraire devant nous un certain nombre des grands enjeux de société qui requièrent des choix politiques (Irène Théry, mai 1998.)

Mais les politiques publiques n’ont-elles pas été une façon de ne pas faire de la politique ? Avons-nous envie de nous confronter les uns aux autres sur des changements et des projets ? De prendre le risque de les formuler et le temps d’en faire de nouvelles réalités ?

Nous souhaitons que l’Etat donne un poids important à la construction citoyenne et au capital humain de la jeunesse. Aucun pays au monde ne peut se développer sans une construction citoyenne solide, un patriotisme sincère, une acceptation consciente de l’idée et l’adoption d’une solution pérenne pour l’emploi des jeunes. La solution pour la limitation de l’émigration serait la formation et l’emploi. Les jeunes doivent être bien formés sur la confiance en soi, sur la réussite et sur un coaching personnel et professionnel (Claire Bidart, L’Harmattan, 1999). Alors qu’en est-il de la nation ?

Ne dit-on pas qu’une nation est une communauté de destin, formée souvent autour d’une histoire commune et qu’étymologiquement le mot nation évoque la naissance et souveraineté d’un peuple. Ce terme évoque aussi la légitimité d’un peuple à se surpasser dans les moments difficiles. Ce mot nation a donc une dimension d’identité et une dimension politique. On voit bien que cette exigence devrait s’appliquer au labyrinthe de notre vie locale.

Les communes et les communautés, les départements, les régions, le tout gouverné par des personnalités éminentes toujours, mais généralement inconnues tant elles sont nombreuses et assez souvent désignées au lieu d’être élues, tout cela ne permet pas de prendre en compte l’intérêt du citoyen et son droit absolu à comprendre, restaurer la simplicité de nos institutions et la simplicité des échanges, c’est une démarche civique. Pour cela une analyse des institutions s’impose surtout quand il s’agit de chercher le rôle des institutions politiques sur la société africaine (Boni Tanella, Ed. Philippe Rey, 2010).

II – Les institutions politiques en Afrique

L’analyse des institutions politiques ayant cours en Afrique est inséparable de celle plus générale de l’Etat, lieu de définition et cadre de la pratique institutionnelle. C’est par rapport à lui qu’on peut situer la place des institutions et envisager leur rapport avec la société. Nous savons tous que toutes les sociétés aussi anciennes qu’elles soient, ont connu une organisation politique et par la force des choses, une réflexion sur la nature existante ou bien la nature souhaitée du pouvoir politique.

Car disent-ils, la politique est une constante dans toutes les formes de société et nous savons surtout que le phénomène politique est permanent et général et qu’il ne peut pas être confondu avec celui que pose l’Etat qui n’est qu’une des formes possibles du pouvoir politique. Il existe toujours une préoccupation et une action politique dans les sociétés qui ne connaissent pas l’Etat (Charles Taylor, Ed. Aubier, 1994).

Dès lors que l’Etat est pris comme « site et comme enjeu de la lutte pour le pouvoir, le pouvoir au sens global et pas seulement le pouvoir politique, et ceci inclut la lutte pour les ressources rares, y compris la richesse », on se doit d’analyser les diverses modalités de l’interaction entre l’Etat et la société à travers les puissances institutionnelles des acteurs, les usages qu’ils en font dans leur relation avec l’Etat et avec la société, les représentations et les diverses significations qu’ils prêtent à leur place dans le jeu institutionnel.

Ce qui conduit d’une part à relativiser une lecture des institutions à partir de la trajectoire historique de la succession, inspirant une vision de l’Etat post colonial africain comme une technologie d’importation, un Etat par procuration dont les usages seraient la décalque de l’ordre politique occidental, au profit de la prise en compte de l’ambivalence de la pratique constitutionnelle, produit de logiques inédites d’hybridation et de « malentendus opératoires » entre sa formalisation juridico-politique d’inspiration occidentale et son vécu autochtone.

Ce qui ne revient pas à opposer de fait le langage institutionnel et la réalité des pratiques auxquelles son appropriation par les acteurs donne lieu, mais à surmonter la contradiction à laquelle on aboutit en soulignant qu’il existe à la fois une interaction, qui suppose une différentiation préalable, et une interpénétration de l’Etat et de la société susceptibles de faire confondre l’un et l’autre.

D’autre part, l’analyse des institutions dans une telle perspective vise à dépasser la définition des structures fondamentales des régimes politiques africains en rendant compte uniquement de la manière particulière dont sont organisés leurs pouvoirs publics, c’est-à-dire leur mode de désignation spécifique, leur compétences respectives et les règles juridiques et politiques qui gouvernent leurs rapports.

Cette vision dérivant du droit procède de la perspective « institutionnaliste » en science politique. Cette-ci aborde les objets de l’analyse politique par la détermination de leur fondement structurel et de leur modèle organisationnel plutôt que par la prise en compte de leur rapport avec la société. Les institutions, actions et pratiques organisées de façon stable, ne se limitent pas à des structures physiques et à un corpus de règles de droit.

C’est aussi un ensemble de pratiques et de dispositifs qui participent à la mise en forme de l’activité sociale. En tant que réalité et construction permanente de la réalité, produit fini et produit en construction, les institutions ne se comprennent pas sans les croyances sociales qui se greffent sur elle, le système de sens qui informe le jeu des acteurs, stabilise dans le temps les institutions et facilite aussi leur transformation (Rioux, Jean-François l’Harmattan, 2001).

Un tel parti pris méthodologique en faveur d’une lecture interactionniste des institutions conduit à s’intéresser aux situations socialement construites. Ce qui signifie que seraient analysés en même temps les enjeux qui structurent les logiques de comportements, des acteurs définissant leurs intérêts et leurs aspirations, les règles formelles ou informelles qui gouvernent les relations entre les acteurs de la pratique institutionnelle et les ressources mobilisables dans le temps et dans l’espace par les parties prenantes à l’interaction institutionnelle (Skaperdas Stergios, 2001).

Parler de la fonction présidentielle entre les contraintes institutionnelles et les contraintes sociales, c’est d’une part établir qu’elle est prééminente au sein de l’état et au sein de la société (B. Badié, Fayard 1992). C’est dire, en d’autres termes que vis-à-vis d’autres institutions politiques, elle s’affirme, simultanément, comme seule position autorisant certaines pratiques, et comme une position susceptible de légitimer les autres positions.

D’autre part, il s’agit de s’intéresser aux attentes et aux représentations formulées à l’égard de l’institution présidentielle par la société, attentes et représentations professionnelles à la position privilégiée qu’elle occupe (J.-F. Bayard, Fayard, 1989). Sans cependant négliger l’importance de la règle qui définit le cadre de la pratique institutionnelle, nous nous intéressons à la position sociale de l’institution présidentielle en montrant comment le chef de l’Etat, face à la société et face à l’Etat accommode ou subit les scenarios de tiraillement des contraintes sociales qu’imposent la pratique institutionnelle et les représentations à l’égard de l’Etat ; dans quelle mesure le chef de l’Etat est conditionné par les normes formelles et informelles pour s’autonomiser de leur contrainte en se faisant transformer l’institution présidentielle (J.-F. Medard, politique africaine, 39, septembre 1990 ; Bernard Lacroix et Jacques Lagnoye (dir), 1992). Il est clair que la gestion du pouvoir a ses propres règles et exigences.

Ce n’est pas un hasard si les dérives autoritaristes lui sont consubstantielles. Mais justement la critique alimente ces contre-pouvoirs sans lesquels les institutions républicaines sont vidées de leur âme. Du reste, il n’est pas superflu de noter que la démocratie, en plus des institutions, n’est crédible et performante que vis-à-vis de son degré d’imprégnation de l’esprit républicain qui l’enveloppe.

Cet esprit se décline, entre autres, par l’altruisme qui structure les incontournables rapports entre Alter et Ego. Montesquieu a suffisamment attiré l’attention sur cette dimension en soutenant que le civisme c’est la préférence de l’intérêt général par rapport à l’intérêt particulier. Et il ajoute : chose pas aisée ! C’est un devoir républicain que de rappeler, à haute et intelligible voix, à ceux qui nous dirigent ce pour quoi ils sont élus. Ce qu’il faut aussi asseoir, c’est la crédibilité de la parole politique, il n’est plus possible à un homme d’Etat de toujours tout dire.

Il y a des domaines ou des situations où le secret d’Etat existe. Un homme politique peut faire des engagements et lorsqu’élu, il se rend compte des difficultés concrètes à tenir ses promesses. Cependant, la parole d’un homme politique est précieuse et sur des engagements pris en toute conscience des choses. Des engagements tenus et répétés ici et ailleurs, il ne doit plus se défiler, il doit assumer. C’est cela aussi le sens de la responsabilité.

Comme le dit l’adage, « le développement se passe d’abord dans la tête ». Il ne s’agit, en effet, rien moins que de procéder à une « combinaison des changements mentaux et sociaux d’une population qui la rendent apte à accroître cumulativement et durablement son produit réel global » (François Perroux).

✅Références

B. Badié, l’Etat importé. L’occidentalisation de l’ordre politique Paris, Fayard 1992

François Bastien, « Le président pontife constitutionnel », Bernard Lacroix et Jacques Lagnoye (dir), Le président de la République. Usages et genèses d’une institution, Paris Presses de la fondation nationale de sciences politiques, 1992 p 305

Jean-François Bayard, L’Etat en Afrique, La politique du ventre, Paris, Fayard 1989

Claire Bidart, « Se lier et s’orienter », « Agora Débats Jeunesses » n° 17, L’Harmattan, 1999.

J.F Medard « L’État patrimonialisé », politique africaine, 39, septembre 1990, p. 25-36. 45

Jean-François Rioux (dir.), La sécurité humaine : une nouvelle conception des relations internationales, Paris, l’Harmattan, 2001

Skaperdas Stergios, 2001, An Economic Approach to analyzing civil wars. Presentation at the workshop on civil and post-conflict transitions sponsored by the world bank and Center for global and conflict studies. University of California. Irvine.

Boni Tanella, « Des jeunes en quête d’avenir » in 50 ans après, Quelle indépendance pour l’Afrique, Paris, Ed. Philippe Rey, 2010, p. 53

Charles Taylor, Multiculturalisme, différence et Démocratie, Paris, Ed. Aubier, 1994

Irène Théry, « Couple, filiation et parenté aujourd’hui : le droit face aux mutations de la famille et de la vie privée », rapport à la ministre de l’Emploi et de la Solidarité et au garde des Sceaux, ministre de la Justice, mai 1998.

🔹️Par Dr Sao Ousman

🔹️Reçu de l’auteur via Mailing

Communiqué de presse : Fondation SAHEL pour la défense des droits de l’homme et le soutien à l’éducation et à la paix sociale

La fondation SAHEL pour la défense des droits de l’homme a appris que les autorités judiciaires de Selibaby arrêté hier Bandaouda Aly Sidibé, alias Samba Aly Sidibé.
Qui a porté plainte, il y’a trois mois, devant le procureur de la République concernant les pratiques d’esclavage dont lui et sa famille sont victimes dans le village d’Agoueinite!
Le procureur de la République avait envoyé le requérant au centre administratif de Wompou pour faire ses déclarations à la gendarmerie, mais dès qu’il avait évoqué la question de l’esclavage , les gendarmes lui avaient crié qu’il mentait et que l’esclavage n’existe plus. Puis ils ont mis fin à l’enquête.
Il y’ a deux jours , alors que la victime insistait pour que sa plainte soit levée, il fut inculpé de fraude présumée. Suite à cette inculpation le procureur de la république n’a pas hésité à le jeter directement en prison.
A la fondation SAHEL, nous déplorons la poursuite des pratiques esclavagistes dans la plupart des villages de Seilbaby et avec la complicité manifeste des autorités judiciaires et administratives.
1. – Nous appelons à une enquête immédiate sur le cas de M. Bandaouda Aly Sidibé et exigeons des sanctions à l’encontre des complices ou les subordonnés parmi les gendarmerie et les policiers qui ont refusé de traiter sa plainte conformément à l’article 18 de la loi n ° 031/2015, relative à l’esclavage.
2. Nous demandons la libération immédiate de Bandaouda Aly Sidibé et l’indemnisation de ses pertes matérielles et morales, ainsi que le traitement de sa plainte en vertu de la même loi .
3. Nous appelons les organisations nationales et internationales de défense des droits de l’homme à se solidariser avec nous contre la persistance des pratiques esclavagistes en Mauritanie en général ,et au Guidimagha en particulier ,qu’entretiennent les autorités du régime actuel!
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Nouakchott le 18/07/2019
Commission des droits de l’homme

L’éditorial: Qui était la taupe ?

La Nouvelle Expression – Je suis libre. Libre après 8 jours d’enlèvement. 8 jours durant lesquels seul l’accès aux toilettes était le droit auquel j’avais… droit ; le seul droit de sortir dans le couloir y menant. Pour le reste, je suis enfermé et coupé du monde… Mon horloge était le muezzin.

J’ai été enlevé le mercredi 26 juin 2019 alors que je me trouvais dans ma maison, aux environs de 18 heures, devant toute ma famille, y compris les enfants. Enlevé par plus d’une dizaine de policiers en civil. Ces derniers avaient fait irruption chez moi, comme dans un film, en bloquant toutes les issues.

Mon épouse, qui leur a ouvert la porte de la maison, s’est vu arracher son téléphone alors qu’elle était en pleine conversation avec les services de l’ambassade des USA concernant sa carte d’invitation pour commémorer la fête du 04 juillet.

Trois individus ont, subitement, investi la chambre où j’étais entrain de travailler sur mon ordinateur. Ils m’ont demandé si j’étais Camara. Après quoi, ils se présentèrent comme étant de la police et qu’ils avaient besoin de moi. Ils saisirent alors mon téléphone et mon ordinateur.

Avec leurs accoutrements, j’ai pensé à une farce de mauvais goût ou à des malfrats venus nous déplumer. Mais au vu de leur nombre et leurs armes légèrement dissimilées, j’avais compris. J’avais compris que mes visiteurs n’étaient pas des gens ordinaires. Des policiers spéciaux. Et un peu plus tard je compris aussi qu’il s’agissait des hommes de la D.E.S.

Ils se sont invités dans toutes les chambres, fouillant partout : les tiroirs, les porte-documents, les sacs… dans une atmosphère indescriptible à laquelle participait mon épouse qui, visiblement, ne pardonnait pas la façon dont ils lui avaient arraché son téléphone. Malgré tout, ces hommes, avec leurs chaussures, ne s’empêchaient point de marcher, comme bon leur semblait, sur ses tapis.

Dans un hassaniya sans accent, ces policiers ont entendu et bien écoué la fille de Mbout (Madame) qui ne voulait, apparemment pas, rater l’occasion d’apprendre à nos visiteurs la meilleure façon de se comporter, quand bien même on venait pour arrêter le plus grand terroriste du monde.

Les policiers, sourds et muets, avaient continué leur boulot en évitant de répondre à Mme… Après avoir pris leur temps pour fouiller tous les coins et recoins de la maison, les hommes de la D.E.S. avaient pris congé de Salimata, ses enfants et ses remontrances, en emportant avec eux leur prise du jour, le chef de maison (moi).

Ils m’amenèrent avec eux vers une destination inconnue. Après plus d’une vingtaine de minutes dans les rues de Nouakchott-Sud, nous entrons dans le quartier de Toujounine, direction la populeuse Moughataa de Dar naim où nous nous arrêtons.

En face, il y avait un camp devant lequel étaient postés des hommes en uniforme ; je précise que je n’ai jamais vu ce camp par le passé. Toujours est-il que j’étais l’hôte des hommes de la brigade anti-terroriste.

Il est à souligner que mes visiteurs avaient emporté de chez moi 8 portables, 3 ordinateurs et des documents. Je me rappelle que durant notre périple vers ce camp, quelqu’un, au téléphone, demandait mon identité et ma profession et, tard la nuit encore, au téléphone toujours je suis invité à répondre à des questions portant cette fois-ci, en plus de mon identité, sur l’adresse du site web de mon journal.

Au camp, deux individus m’attendaient : le chef et son adjoint. Ils seront mes principaux geôliers durant les 8 jours qui suivront. On me présenta ma chambre (Cellule), ma désormais demeure dans ce camp de l’anti-terrorisme. Une chambre de forme trapézoïdale avec une fenêtre qui s’ouvre sur la cour principale.

Ainsi, après l’explication des principales règles qui commandent mon séjour dans cette chambre, qui restera fermée sur moi 24/24, j’ai réalisé que j’étais un prisonnier. Des questions sans réponses et des préoccupations avaient commencé à s’entrechoquer dans ma tête.

De toutes les questions et préoccupations, celle de ma famille me revenait continuellement. Comment les miens vont-ils vivre cette épreuve inédite ? Surtout les enfants ? Alors, je me souciais plus du sort de ma famille que de mon propre sort…

Pendant tout mon séjour, la porte ne s’ouvrait que pour la toilette ou les heures de prière pour les ablutions. 8 jours pour être interrogé… une seule fois… le 3ème jour.

Ce jour là, je me suis dis, enfin, je vais savoir pourquoi je suis là enfermé comme un terroriste. Malheureusement, durant cette séance d’interrogatoire, je devais aider mon accusateur ou l’enquêteur en charge de mon dossier à trouver les charges contre moi, s’aidant en cela de mes conversations téléphoniques (« qu’ils » avaient enregistrées), du dimanche 23 juin jusqu’à quelques minutes avant mon enlèvement, le mercredi 26 juin 2019.

Bigre ! Je devais aider mon accusateur à trouver des preuves m’accusant d’avoir participé activement à un évènement auquel je n’avais pas… participé ! Une situation kafkaïenne… Situation vraiment inédite pour un séquestré qui, en plus des questions de la police, se questionne lui-même.

Et les questions se bousculaient dans ma tête : comment la police peut-elle tomber si bas en me privant ma liberté, et ce sans motif valable, et sans but évident ? Quelle est la main invisible qui se cache derrière cette volonté manifeste de vouloir nuire aux citoyens innocents ? Et surtout quand on sait que mon téléphone était sur écoute jusqu’à quelques minutes avant mon enlèvement.

J’étais stupéfait et sidéré. Alors c’est vrai…. Je suis écouté. Cette évidence, je la déduis d’une phrase lors d’un échange avec l’un de mes interlocuteurs entre dimanche et lundi… en plus d’autres détails qui, inchallah, feront l’objet d’un livre que je vais consacrer à cette épreuve.

Alors moi qui cherchais la taupe et s’étonnais du comment la police a pu trouver chez moi avec précision, la taupe n’était autre que mon téléphone soigneusement rangé dans ma poche. C’est désormais une évidence : la police mauritanienne me surveillait à distance à travers mon téléphone. Depuis quand et pourquoi ? Aucune importance.

Car bien que je fusse écouté, je suis relâché 8 jours après, faute de preuves pour étayer les suspicions. Y en avait-il vraiment ? Essaye-t-on de me faire peur ? Et, par ricochet, lancer un signal aux citoyens que la police sait tout de nous et tout ce que nous faisons avec, parfois, la complicité des opérateurs téléphoniques. Comme disait ce ministre d’une époque pas très lointaine : « Nous savons tout ce que vous faites dans vos maisons ». Inquiétant, vraiment !

Ainsi, de ce récit très incomplet, je tire quelques enseignements : La police nous écoute. Elle peut arrêter qui elle veut, quand elle veut, comme elle veut et même où elle veut. Et elle peut libérer ceux qu’elle arrête sans explication…

J’avais été enlevé chez moi un mercredi et on m’a ramené chez moi le mercredi suivant après m’avoir dit que les suspicions qui pesaient sur moi étaient levées et qu’on devait s’excuser et oublier le passé… Quelle légèreté !

Les souffrances que j’ai subies dans cette épreuve, le combat que j’ai toujours mené, je les dédie à la Mauritanie de mon rêve. Une Mauritanie juste et égalitaire. Une Mauritanie débarrassée de ses tares et des sangsues sans foi ni loi.

De ce pays perdu après des élections présidentielles peu propres, le citoyen se voit en sursis, le citoyen est dépourvu de vie privée. L’inviolabilité de la vie privée qui est une norme islamique est piétinée dans cette terre d’Islam.

Des élections… tout ça pour ça, serait-on tenté de s’écrier. L’armée dans les rues de certaines villes depuis samedi (le jour du scrutin). Un arsenal militaire digne des grandes offensives des Marines US. Un candidat qui se déclare vainqueur avant même la proclamation des résultats par la CENI et la France qui félicite l’autoproclamé gagnant avant l’officialisation desdits résultats. Question : qui veut du mal à la Mauritanie, et pourquoi ?

On cogite sur notre sort et le sort de cette Mauritanie malmenée et qui pleure, une Mauritanie qui, de jour en jour, est en train de toucher le fond, une Mauritanie qui vit dans l’ignominie. La déchéance. L’insouciance avec une arrogance éloquente de l’ignorant qui ne sait pas qu’il est ignorant. Et surtout qui ignore qu’on sait qu’il est ignorant. Triste Mauritanie réellement prise en otage.

Que comprendre de l’après élection ? Sinon que, hagards et KO debout, les Mauritaniens pensent que la situation est sujet à inquiétude car après l’échec du coup du troisième mandat, on a failli tomber dans le scénario à la Kabila… d’autres questions à inconnues peuvent nous surprendre.

Est-ce à dire que Mohamed Abdel Aziz n’en a pas encore fini avec la Mauritanie ? Allah Seul Sait et c’est vers Lui que nous nous tournons pour demander qu’Il protège la Mauritanie, qu’Il nous sauve des velléités de ceux pour qui le pouvoir est le début et la fin de tout, oubliant que, comme le disait si bien John Emerich Edward Dalberg-Acton, « Le pouvoir corrompt et le pouvoir absolu corrompt absolument ».

Camara Seydi Moussa

[⚠️Guidimagha/Mauritanie 🇲🇷 – La complicité des autorités régionales avec le régime féodalo-esclavagiste soninké : Encore un emprisonnement injuste et abusif à Sélibaby]


Nous apprenons ce soir, la mise en détention de Monsieur Boundaouda Ali Sidibé connu aussi Samba Ali Sidibé à la prison de Selibaby dans la région Sud Mauritanien. Depuis 3 mois, ce militant anti – régime discriminatoire et ségrégationniste de la féodalité soninké fait face un acharnement administratif et judiciaire dans son village Agoinit dans la commune d’Ajar. Un clan féodal appelé gangari instrumentalise certains assignés comme Esclaves statutaires pour sévir et contrer les citoyens qui refusent le statut d’Esclaves dans la communauté. Monsieur Sidibé âgé d’une soixantaine d’années fait partie de l’engagement citoyen et humaniste Ganbanaaxu Fedde pour l’égalité en DROIT et en Dignité. Et l’ordre dominant coutumier s’est dressé contre lui et ses partenaires abolitionnistes par des manigances mensongères avec une certaine couverture des autorités régionales. Après plusieurs tractations nébuleuses entre les gendarmes au village, à Wompou et le procureur/le cadi à Selibaby et les lobbies féodaux, ce monsieur a été mis derrière les barreaux ce lundi 15/7/2019.
Nous ne cessons de rappeler que l’ordre coutumier soninké dans la région du Guidimagha, constitue un facteur inique de déstabilisation de la cohésion sociale et certains relais de l’administration publique s’y soumettent par la corruption et l’influence malhonnête d’éléments féodaux introduits dans les rouages de l’Etat depuis Nouakchott.
À Selibaby, les tenants de l’administration et de la justice feignent d’ignorer les lois nationales en matière de Droits humains.
Nous condamnons l’arrestation de ce monsieur qui a eu juste le malheur de penser Humain et Citoyen en dehors des coutumes humiliantes qui traitent sa famille notamment son père centenaire aujourd’hui comme des intouchables assignés et marqués socialement esclaves statutaires pour toujours.
Nos membres sont plus que jamais déterminés pour vivre en citoyens à égale dignité avec tous nos concitoyens de toutes les communautés nationales.

Pour rappel, les lois 031-2015 (contre l’esclavage et ses séquelles) et 023-2018 (portant sur les discriminations sociales et par ascendance) en Mauritanie, sont claires et nettes pour dompter cette féodalité soninké abjecte datant du moyen-âge. Depuis bientôt 4 ans au Guidimagha, les emprisonnents et diverses pressions d’intimidations ne font qu’affermir la détermination de nos membres pour restaurer leur DIGNITÉ.

Nous ferons tout ce qui est en notre disposition dans le respect du Droit pour la libération de notre membre injustement arrêté et éloigné de son vieux père.

Sélibaby 16 juillet 2019

©️Pour la communication Ganbanaaxu Fedde.

Communiqué de presse : crise postélectorale, une délégation du président Biram dépêchée dans le Gorgol.

Communiqué de presse

La direction de la campagne du candidat Biram Dah Abeid a dépêché une délégation ce mardi 9 juillet 2019 pour soutenir et assister les militants arrêtés à Lexeiba 1 (région de Gorgol ) dans le cadre de la crise post électorale et actuellement en détention à Kaédi. La délégation composée de l’honorable députée Coumba Dada Kane, maitre Ahmed Ely, Souraghata Séméga et Dah Boushab a suivi le procès devant la Cour criminelle auprès du tribunal régional du Gorgol le 11 juillet 2019 et dont le verdict n’est pas encore rendu public.
L’avocat conseil maitre Ahmed Ely a également assisté les 6 militants du village de Rindiaw (banlieue de Kaédi) condamnés à 6 mois de prison dont deux mois ferme, suite à un procès expédif. L’avocat en collaboration avec maitre Sidel Moctar Limam qui avait été commis d’office par la cour a fait appel du jugement.
En plus de l’assistance légale que la direction de la campagne offre à ces personnes arrêtées en général et aux militants en particulier, la commission d’assistance a organisé des visites dans les commissariats et dans les tribunaux pour s’enquérir de la situation des détenus. La commission a également rendu visite à leurs familles auxquelles elle a offert son soutien moral et matériel.
La direction de la campagne dénonce la continuation de cette situation et réitère son engagement à n’épargner aucun effort pour la libération immédiate et sans conditions pour toutes les personnes arbitrairement arrêtées et détenues dans le cadre de la crise post électorale.
Cc du tr ré

Nouakchott le 13 juillet 2019

La commission de communication

Dans le sillage d’un dialogue postélectoral, le ministre Seydina Ali rencontre Birame Dah Abeid

Le candidat, deuxième de l’élection présidentielle du 22 juin 2019, Birame Dah Abeid, a reçu mardi 9 juillet 2019 à son siège à Nouakchott, la visite du Ministre Porte-parole du gouvernement, Seydina Ali Ould Mohamed Khouna, accompagné du Dr.Abdallahi Ould Mine. Pour le contenu de l’entretien, nous avons recueilli les propos de Bakary Tandia, Directeur national de la campagne du candidat Birame Dah Abeid.

Après l’élection présidentielle du 22 juin 2019, une crise s’est installée qui a crée un climat de tension et de confrontation, d’arrestations et de détentions abusives. Face à cette situation, il n’y a que deux options possibles, une confrontation ouverte et directe, ou le dialogue et la négociation. Après avoir évalué la situation, la tendance générale semble être favorable à la négociation. C’est dans ce cadre que s’inscrit la rencontre ce mardi 9 juillet, entre le Ministre Porte-parole du gouvernement, Seydina Ali Ould Mohamed Khouna, accompagné du Dr.Abdallahi Ould Mine, et le président Birame Dah Abeid. Il s’agit d’une rencontre préliminaire. Dans notre position, il y a des questions fondamentales qui doivent être réglées dans le cadre de cette crise politique. Comme il s’agit d’une crise politique, la solution ne peut être que politique, parce que nous avons épuisé les voies légales de recours par rapport aux irrégularités que nous avons identifiés au cours de l’élection. Maintenant, nous sommes dans la situation postélectorale dans laquelle il y a une crise politique aiguë, dont la seule solution réside dans un règlement politique.

🔹️Droits de l’homme

Par rapport à ce constat, cela fait des décennies que nous nous battons pour la défense des droits de l’homme, la justice sociale en Mauritanie et pour une gouvernance politique effective. Le dialogue ou la négociation ne signifie pas le simple plaisir d’y aller. Nous avons des conditions qui correspondent aux aspirations des populations qui ont voté pour nous. Des conditions par rapport au processus électoral vicié. Si le pouvoir accepte les conditions que nous avons posées, nos populations seront satisfaites dans l’ensemble, et en plus, nous aurons un processus électoral qui, sans être totalement parfait, offrira cependant un certain nombre de garanties pour que les prochaines élections soient plus justes, plus claires et plus transparentes. La rencontre s’inscrit dans ce cadre.

Déportés et Passif Humanitaire

Parmi les conditions, Birame Dah Abeid a exigé la libération de tous les détenus, arrêtés suites aux évènements postélectoraux, y compris le journaliste Ould Wedia, ainsi que la suspension de toutes les poursuites judiciaires à l’encontre des opposants en exil. il y a aussi des conditions que nous considérons comme des lignes rouges, notamment la question des déportés au Mali et au Sénégal. Cette question doit être absolument réglée. Il s’agit de citoyens mauritaniens qui ont subi des violations graves et qui vivent dans des conditions inhumaines depuis plus de trois décennies. Aucune question ne pourra avancer en Mauritanie tant que leur sort ne sera totalement apuré. Nous avons également, les tueries extrajudiciaires. Jusqu’à présent, les familles éplorées ne savent même pas où sont enterrés leurs proches, alors que ceux qui sont responsables de ces tueries sont encore vivants et connaissent là où ces corps sont inhumés. Les demandes des organisations de défense des droits de l’homme et celles des familles des victimes se sont toujours heurtées au silence du gouvernement. Si l’Etat mauritanien veut poser un acte significatif et exprimer sa bonne foi et sa volonté de régler ces questions pendantes, nous sommes prêts à lui apporter notre collaboration, parce que ces questions ont toujours figuré dans notre agenda.

Enrôlement biométrique et évènements 89-91

Il y a également le problème du recensement biométrique qui a mis en rade plusieurs milliers de citoyens mauritaniens qui ont le droit de disposer de leurs pièces d’état-civil et de circuler librement dans leur pays. C’est un droit fondamental, car il est inacceptable qu’un Mauritanien ne puisse disposer de ses papiers. Il s’agit d’une situation créée par le gouvernement et il n’est pas permis de demander aux citoyens d’assumer les conséquences d’actes administratifs mal ficelés pris par le gouvernement. C’est au gouvernement de prouver que quelqu’un n’est pas Mauritanien au lieu que ce dernier soit amené à prouver qu’il est Mauritanien, d’où une double victimisation. Il y a d’autre part la loi d’amnistie de 1993 qu’il faut absolument abroger car il constitue une barrière illégale pour empêcher qu’une enquête soit menée sur les tueries des années 90. Il s’agit de restaurer la mémoire des victimes et permettre de régler cette question une fois pour tout. Car le Passif humanitaire, le recensement biométrique et la question des déportés constituent la pierre angulaire de toutes les questions fondamentales des droits de l’homme en Mauritanie. Ces questions ne peuvent pas fondre comme glace au soleil et elles continueront à être posées tant qu’une solution définitive ne n’y mettra pas fin. Il faudra au gouvernement avoir le courage politique et moral ainsi que la sagesse totale pour attaquer ces questions qui sont celles de tous les Mauritaniens. S’il y a une volonté politique de les régler, les Mauritaniens vont se joindre les coudes pour aider le gouvernement à les résoudre, parce qu’il s’agit de problèmes de justice sociale et de dignité humaine. Toute personne éprise de justice et de liberté, n’hésitera pas à se joindre à tout effort tendant à rétablir toutes ces injustices ici évoquées.

Elections générales anticipées

Il y a plusieurs autres problèmes avancés, tels que le volet politique, qui veut qu’on ait demandé l’organisation d’élections générales anticipées pour prendre en compte la volonté politique des masses qui s’est largement exprimée lors de l’élection présidentielle écoulée. Il faut que cette nouvelle volonté populaire se reflète au sein du Parlement, des communes et des conseils régionaux.
Répartition équitable des richesses
Sur le plan économique, il faut que les ressources naturelles soient exploitées d’une manière responsable et la manne qui en sera tirée soit également répartie d’une manière rationnelle pour que tous les Mauritaniens puissent profiter des revenus générés par ces ressources naturelles. Il est inacceptable qu’une poignée de personne jouissent à eux seuls de toute cette manne et que l’écrasante majorité de la population croupisse dans la pauvreté et la misère.

Promotion des cultures nationales

Sur le plan culturel, la Mauritanie est une société multiethnique et multiraciale. Il faut que cette diversité se reflète au niveau de toutes les institutions. Il n’y a pas de raison qu’une seule communauté domine et monopolise les institutions de l’Etat. La question des langues nationales est également fondamentale et doit être traitée.
Grosso modo, les conditions posées par Birame Dah Abeid à ses interlocuteurs touchent à toutes les questions sociale, politique, économique et culturel. Parmi ces conditions, il y a celles qui sont des lignes rouges et sans l’acceptation desquelles, il n’y aura pas de négociation. Ce sont les questions des droits de l’homme, les déportés, l’état-civil, le Passif humanitaire.

Réponse des émissaires

Les émissaires du pouvoir, le Ministre Ould Mohamed Khouna et son accompagnant, se sont montré ouverts à toute négociation. Ils ont embrassé l’idée de l’ouverture au dialogue. D’une manière générale, ils ont déclaré que par rapport aux points soulevés par le président Birame Dah Abeid, ils les acceptent et sont prêts à travailler sur les questions qu’il a avancées. Ils ne sont pas entrés dans les détails à ce stade préliminaire. Il va falloir mettre sur pied des commissions techniques pour développer un agenda pour la négociation.

Ambitions politiques

Nous avons évoqué d’une manière générale les ONG et les partis politiques dont les demandes de reconnaissance sont bloquées afin que toutes puissent jouir de leur droit. Par rapport à la situation actuelle, Birame Dah Abeid, est un opposant indépendant qui ne dispose pas encore d’un cadre juridique pour se mouvoir et nous sommes en train dans ce cadre d’explorer d’autres options, qu’il serait prématuré de commenter pour le moment.

Propos recueillis par Cheikh Aïdara

©️aidara.mondoblog.org

《AHMEDDOU OULD WADI’A, journaliste avait écrit le texte suivant. Il est en prison depuis lors….》

#Sebkha est actuellement assiégé par de l’armement militaire,des bataillons et des unités. On traite ses habitants de Sénégalais et étrangers. Cette logique est la pire menace contre la sécurité du pays, et le plus grand déclencheur du désordre.
La Mauritanie a besoin aujourd’hui, hier et demain de quelqu’un qui réalise qu’elle a besoin de sécurité oui, et consolide évidemment la stabilité.
C ‘est cette raison qu’elle a besoin de justice de quelqu’un qui réalise que tous ses citoyens sont égaux, qui réalise que dans état égalitaire le droit le plus élémentaire d’un citoyen c’est de pouvoir manifester sa joie ou sa colère. Tous les citoyens sans distinction, sans que la manifestation de certains soit considérée comme phénomène démocratique et celle d’autres considéré comme les prémisses d’un malheur.

@Ahmeddou ould Wadi’a.

Le 24/6/2019.

#liberez_wadia

✅Crédit source : Post Facebook de Lo Gourmo (8/7/19)

De la dictature de l’instantanéité à la victoire de la déraison

Les réseaux sociaux ont un effet magique, celui d’amplificateur de nos pensées permettant d’échanger sur différents sujets. Mais ces mêmes réseaux sociaux ont un effet pervers, celui de nous maintenir dans une bulle où chacun, de façon péremptoire, assène ces vérités.
A la lumière de ce que j’ai pu lire ses derniers mois particulièrement sur mon pays, la Mauritanie, j’ai décidé de ne plus intervenir sur les questions sérieuses (j’espère pouvoir tenir) comme la politique, l’économie et j’en passe.
Ayant une éducation qui ne me permet pas de manquer de respect à mes ainés et ne voulant pas me faire manquer de respect par mes jeunes frères, je fais le choix lâche (j’assume malgré tout), de me dérober de la cacophonie du net.

Sur cette plateforme, une meute fait sa dictature, distille ses vérités irréfutables, jette l’opprobre, ostracise …
Ils font de l’assignation identitaire le soubassement de leurs analyses politiques. Ils refusent la pensée complexe et se complaisent dans les analyses binaires et simplistes, auxquelles, il veulent donner un cachet scientifique.

Cependant, j’ai fait de belles rencontres, j’ai découvert des concitoyens d’une intelligence extraordinaire, avec une finesse d’esprit sans égal. Avec eux j’ai beaucoup appris sur ce pays et le monde qui l’entoure. Respect à vous.

A tous, je vous demande pardon et je vous pardonne sincèrement.

Nul doute que mon retrait du débat politique sur le net passera inaperçu.

Dorénavant, sur ma page je ne partagerai que de futilités et mes passions comme la cuisine, la culture, la photographie et mes quelques émissions.

Au plaisir chers tous.

🔷️Crédit source : Post Facebook de l’auteur (6/7/19), journaliste et universitaire mauritanien Diallo Saidou dit Thierno