26-01-2016 08:29 – L’Union des sites condamne l’interpellation de journalistes devant la justice (Communiqué)

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Essahraa – La police a entendu lundi 25 janvier courant à Nouadhibou, sur ordre du Parquet, les journalistes mauritaniens, les confrères Moussa Samba Sy, président du RPM et directeur de publication du journal « Le Quotidien de Nouakchott » et Babacar Baye Ndiaye, le Directeur de rédaction du portail Cridem, à la suite d’une plainte déposée contre ces médias par la Direction générale de la SNIM.

Cette procédure intervient dans un contexte marqué par une recrudescence d’actions visant à entrainer des journalistes devant la justice, de persécutions et d’agressions répétées commises sur des confrères au cours de l’exercice de leur mission.

Nous déclarons au sein de l’Union des sites mauritaniens ce qui suit :

1. notre condamnation énergique de l’interpellation des confrères à Nouadhibou, située à 500 km de leur lieu de travail. Ce que nous qualifions de volonté destinée à des fins d’humiliation.

2. notre inquiétude vis-à-vis de cette immunité, qui permet à des personnes, plus que le Président de la République, de disposer d’une Epée de Damoclès brandie sur l’expression et sur le droit du citoyen de savoir ce qui se passe dans son pays.

3. notre crainte que ces procédures soient les prémices d’un recul des acquis réalisés par la presse mauritanienne, qui ont permis à notre pays d’occuper une position de premier plan sur les niveaux arabe et international.

4. notre appel lancé à tous les journalistes, pour s’unir devant ces visées, afin de défendre nos acquis en matière de liberté d’expression ainsi que pour demeurer capables à dévoiler tous les dossiers de corruption, dont les auteurs sont considérés comme étant les plus touchés par cette liberté.

Le Bureau Exécutif

Traduit de l’Arabe par Cridem

http://essahraa.net/node/12219

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24-01-2016 01:30 – Espace Culturel Diadié Tabara Camara : Comment promouvoir la lecture  chez nos jeunes ?

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Espace Culturel – « Le savoir se trouve dans les livres, lire c’est savoir » affirme Ablaye Diallo du Club Djibril Zakaria Sall. « Je pense que nous lisons, d’ailleurs nous lisons tout le temps (surtout avec l’avènement des réseaux sociaux) mais la question qu’il faudra se poser est : qu’est ce que nous lisons ?

Nous lisons n’importe quoi et n’importe comment », affirme Mamoudou Touré de l’association Je m’engage. Comment alors donner de l’importance aux livres ? Comment promouvoir la lecture pour servir nos jeunes ? Quelle place pour les nouvelles technologies dans la promotion de la lecture ?

Voici entre autres des sujets de la rencontre organisée par l’Espace Culturel en partenariat avec le Club Djibril Zakaria Sall les 16 et 17 janvier 2016, au cours de laquelle se sont réunis différents acteurs pour échanger leurs expériences et partager leurs savoirs. Réalisé dans le cadre du projet FAJR qui a justement pour mission d’accompagner l’expression de la jeunesse mauritanienne et favoriser sa réussite, cet atelier a réuni :

L’ASSOCIATION J’AIME LIRE par sa présidente Houleye Kane qui a expliqué les différentes actions menées par son association en vue de promouvoir la lecture principalement en direction des zones rurales avec la mise en place d’espaces de lectures ou de bibliothèques à Touldé, à Djéol et bientôt à Boutilimitt et dans d’autres localités.

LE CLUB PLANETE JEUNES Mauritanie par son président Mamadou Tall est revenu sur le contexte de la création en 1993 du magazine en retraçant son histoire, ses activités (organisation de concours de génies en herbe, épelles-moi, dictée ect) dans le but d’améliorer le niveau des élèves. El boukhari alias le caméléon membre du même Club est revenu sur l’importance du partage, qui est l’esprit même du club et de la pertinence de promouvoir la lecture en dehors de la capitale Nouakchott en allant dans les coins reculés par une bibliothèque mobile sillonnant différentes localités.

Le directeur de l’INSTITUT FRANÇAIS DE MAURITANIE Stéphane Blanchon affirme qu’il faudra : « Revenir sur le pourquoi les écrivains écrivent et les lecteurs lisent ? Arriver à répondre à cette question c’est aussi trouver les biais par les quels sauver le livre. Eveiller le coté créatif pour donner envie de lire. ».

Marie-Louise Diouf bibliothécaire à l’IFM est revenue sur son  quotidien  « Nous apprenons à l’enfant comment utiliser la bibliothèque et l’école doit apprendre à l’enfant pourquoi utiliser la bibliothèque. Lors de nos tournées de classe où nous lisons des extraits de livres, nous remarquons que le soir même, ces mêmes enfants viennent au niveau de l’IFM chercher le livre lu le matin».

Mohamed Lemine El Moustapha de la FONDATION HABIB OULD MAHFOUD est revenu sur les différentes activités de la fondation visant à promouvoir la lecture, il est revenu spécialement sur leur projet incitant les auteurs à donner gratuitement leur texte pour qu’il puisse en faire un ouvrage et le vendre à un prix symbolique.

L’ALLIANCE FRANCAISE qui accueille de nombreux étudiants en langue était représentée par Pierre Termes. Prenant la parole, il précise que l’alliance française est une association mauritanienne, « notre mission c’est de défendre partout la langue française car elle appartient à tout le monde ».
Cette rencontre qui a duré deux jours a été enrichie par Abdelvétah Alamane de la maison d’édition les Trois Acacias. « À partir d’une expérience personnelle j’ai fais un diagnostic qui m’a permis de comprendre que pour aller loin, il faudra revenir aux sources, c’est-à-dire, étudier les textes fondamentaux (Balzac, Molière ect ) parce que le français n’étant pas notre langue maternelle ».

Mose Chimoun professeur de littérature comparée à l’Université Gaston Berger  affirme qu’ « Un texte est un code, en lisant on le décode, il faudra avoir au préalable le système dans la tête, il ya différentes sortes de lectures. Quand on apprend un texte on lit à haute voix et quand on le maitrise on le lit à basse voix. Il est important de savoir comment lire ? pourquoi lire ? Que doit-on lire ? Les journalistes en faisant des pages dans leurs journaux peuvent promouvoir la lecture par ce biais. Pour avoir fait l’expérience, je conseillerai aux écrivains de produire des livres en format de poche car les livres volumineux n’attirent plus les lecteurs. Concernant les enfants, il est important aussi d’avoir une bonne pédagogie pour les amener à lire. Le problème de l’absence des maisons d’édition dans nos pays constitue un énorme frein. » La deuxième journée était dédiée aux nouvelles technologies avec le thème : lecture et nouvelles technologies. Comment créer le gout de la lecture chez les jeunes par le biais des nouvelles technologies ?

Deux associations mauritanienne travaillant dans le domaine de la vulgarisation des Nouvelles Technologie de l’Information et de la Communication (NTIC), HADINA RIMTIC avec Mariam Bâ et INNOVRIM avec sa présidente Diarra Sylla, ont fait une communication sur les nombreuses opportunités et avantages qu’offrent les NTIC pour promouvoir la lecture. Elles ont cité quelques outils en guise de suggestions que peuvent utiliser les amateurs, passionné(e)s de la lecture.

Le débat a parfois été orienté vers la traditionnelle opposition entre les méthodes, outils de lecture qu’offrent nouvelles technologies (liseuses, ordinateurs, tablette) et méthodes et outils classiques (bouquins, articles ect). Ces échanges ont confirmé le dicton « c’est de la confrontation que jaillira la lumière ».

L’Inspecteur superviseur de l’éducation nationale, Ould Ghassem  se dit impressionné par cet atelier, d’une haute importance capitale, « la lecture est une solution pour remonter le niveau de nos enfants. »

Un moment de silence a été observée en la mémoire de feu Djibril Hamet Ly président d’honneur du club Djibril Zakaria Sall. Ces travaux suivi d’échanges libres ont abouti à d’importantes pistes de solutions et suggestions qui seront très prochainement réuni dans un rapport et qui sera mis à la disposition des différents acteurs qui nous l’espérons en prendrons comptes pour arriver à améliorer le niveau des élèves et renverser la tendance actuelle.

Ba Salimata
Rapporteuse

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20-01-2016 12:33 – L’imam SARR : le Vivre ensemble, une vocation, un défi.

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DuneVoices – L’apparition de nouveaux groupes identitaires et sociaux – comme les mouvements des Haratines, des Soninkés, des Wolofs, des forgerons « maalemines » – alimente le débat sur « l’Unité Nationale » en Mauritanie.

Ce débat, souvent passionné et largement relayé par les médias et les réseaux sociaux, serait symptomatique des problèmes, locaux mais aussi transnationaux, de rupture du dialogue social. Des problèmes qui, à terme, peuvent mener à l’explosion un pays aux équilibres aussi précaires que la Mauritanie.

Pour conjurer de tels risques, l’Imam Abdoulaye Sarr développe un discours et des actions concrètes, pour promouvoir la fraternité et le vivre ensemble. Son agenda est surbooké par les rendez-vous avec les organisations des jeunes qui sollicitent ses conférences au sein de leurs écoles, des universités et des organisations tels que : Pairs Educateurs, World Vision, la Maison des Cinéastes, Stop SIDA.

Il est surtout connu à travers son association « Main dans la Main », qui développe des rencontres et des caravanes de fraternité et de partenariats professionnels entre les membres des différentes communautés mauritaniennes. L’Association se prépare à organiser pour sa 8ème rencontre annuelle, le premier colloque international des Musulmans de l’Espace Francophone (CIMEF) en Mauritanie cette année.

Abdoulaye Banda Sarr, est né en 1969 à Akjoujt, une ville minière située au nord-ouest de la Mauritanie et a grandi à Kaédi, capitale du Gorgol qui se trouve sur la rive droite du fleuve Sénégal.

A priori, rien ou presque, ne prédisposait ce féru de philosophie, fils d’un chef maçon, à devenir imam. Un titre qui est donné à celui qui par son savoir de l’Islam (Coran et Pratiques) devient apte à diriger la prière et donc à servir de guide spirituel dans une communauté musulmane.

L’imam Sarr revient sur son enfance : « L’épouse de mon père qui m’a élevé, m’a inculqué deux valeurs : la prière et la modestie. Ma famille était riche, mais j’étais obligé d’aller, à l’heure du repas, faire l’Almoudé (le talibé mendiant chez les wolof) … »

En 1994, les frontières entre la Mauritanie et le Sénégal s’ouvrent après leur fermeture consécutive aux douloureux événements de 1989. Des évènements qui ont fait déporter des milliers de personnes des deux côtés du fleuve Sénégal.

Abdoulaye Banda SARR, qui est en année de maîtrise, prend la route pour la première fois en direction de Saint Louis. Il part à la rencontre de sa mère et de sa sœur desquelles il avait été séparé, lors de ces déportations, pendant cinq longues années.

Et c’est au cours de ce voyage que le jeune philosophe décide de revenir en Mauritanie et de devenir Islamologue. Une reconversion qui exige de lui une immersion linguistique, un apprentissage religieux et un voyage à travers deux communautés : les maures et les pulaar. Toute une formation qui va durer deux années.

A l’issue de cet apprentissage intensif, le jeune Imam se rend compte qu’en Mauritanie, il y avait deux Islam : l’Islam de ceux qui parlent arabe et celui des autres. Une situation, selon lui, anormale et dangereuse à terme dans un pays entièrement musulman. La réflexion le conduit à créer une association, dont la mise en œuvre dura de 1996 à 2006.

L’association « Main dans la Main, pour la culture et l’action sociale », voit le jour et regroupe des membres de toutes les communautés maures, pulaar, soninké et wolof – hommes et femmes. Elle organise des rencontres et développe des programmes d’intégration, d’échanges et de proximité comme : la rencontre de la fraternité (des immersions intercommunautaires pour casser les préjugés) – la caravane de la fraternité (visite des villages à travers des caravanes médicales de communautés différentes).

Parallèlement, à ses activités au sein de l’association, l’Imam Sarr devenu un parfait bilingue, organise des conférences et des prêches dans les mosquées en français, mais aussi dans les langues nationales.

Abderrahmane Ahmed Salem, directeur de la Maison des Cinéastes, dit à son sujet : « Ce qui singularise l’Imam Sarr c’est que c’est un Imam jeune dans son cœur, dans sa manière de penser, d’approcher les gens, dans sa vision de la cohabitation, du vivre ensemble, de démarche, même dans son comportement. Pour moi, il est le symbole d’une énergie jeune, d’une énergie « imam tolérant », et surtout il est très accessible pour toutes les générations. »

Boubacar Ould Messaoud, Président de SOS esclave dit au sujet de l’Imam SARR : « L’imam Sarr est pour moi, la possibilité d’une véritable unité, une véritable amitié entre les différentes composantes de ce pays. (…) Vous savez, je me méfie beaucoup de tous ces discours creux d’unité nationale. (…) J’attends de voir des résultats concrets ( …) Je l’ai connu en prison avec ses amis islamistes (en 2003).

Quand je l’ai vu, je me suis engagé pour le soutenir et depuis j’ai toujours trouvé en lui un grand ami. C’est quelqu’un de très disponible : nous avions voyagé à la Mecque ensemble pour le pèlerinage en 2005 et il m’a beaucoup appris. »

Selon le Président de SOS esclave, l’imam Sarr est empêché par les pouvoirs publics de réaliser la plupart de ses activités. A titre d’exemple, il cite une agence d’organisation du pèlerinage créée par l’Imam et ses amis des différentes communautés, qui n’arrive pas à obtenir une autorisation. Alors qu’ils sont pratiquement les seuls à apporter un véritable soutien pratique aux africains, généralement, ignorés à la Mecque.

Sa belle-mère, Yaye Ndaw Coulibaly, pharmacienne et sénatrice Tawassoul et membre de l’association Main dans la Main, témoigne : «L’Imam Sarr est un exemple de fraternité, de bonté, de disponibilité et de partage.

Un exemple à suivre aussi en tant que Citoyen. Il travaille beaucoup pour qu’il y ait la paix, la paix des cœurs, des esprits, en fait toute qui est nécessaire pour bâtir sur du solide, pour bâtir un socle durable. La paix pour réussir ici-bas et dans l’au-delà. Pour résumer, l’histoire de l’Imam Sarr est une histoire de cœur, une histoire qui continue».

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COMPTE RENDU ET BREF REPORTAGE PHOTO DE L’ASSEMBLÉE GÉNÉRALE DE L’OCVIDH CE 17 JANVIER 2016

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http://www.ocvidh.org/article.php?sid=9289&thold=0

L’assemblée générale de l’Organisation Contre des Violations de Droits Humains en Mauritanie (OCVIDH) , s’est tenue ce Dimanche 17 Janvier 2016 à la bourse du travail de Massy.

Le président DIALLO Tahirou a présenté ses meilleurs vœux 2016 à tous les adhérents présents ou absents de notre association en les exhortant à un militantisme actif et sérieux dans le cadre de notre lutte pour une vraie promotion des droits Humains en Mauritanie et partout dans le monde.

Il a eu à saluer particulièrement, les actions des camarades BA Mohamed Secrétaire Géneral Adjoint de l’OCVIDH) , BA Oumar Porte parole de l’OCVIDH et THIAM Abdoulaye le chargé de la commission de l’organisation auprès du Collectif Mauritanien de France(COMAF) durant l’année 2015.Après l’intervention du présent, les membres de son bureau ont pris tour à tour la parole pour parler du bilan de l’année et des perspectives d’avenir pour l’OCVIDH

Le porte parole a lui fait le bilan des activités et insiste sur les perspectives d’avenir , en encourageant les militants à plus de vigilance , de dynamisme et de combativité contre les violations des droits en Mauritanie et ailleurs dans le monde et tous les autres membres du bureau Ba Mohamed, Gouro Diop, Sow Aboubacar, Djimera Chiekhou ….ont tous abondé dans le même sens pour plus de sérieux des militants et de leurs contributions physiques et financières pour la réussite des objectifs fixés par l’organisation

Le president d’honneur de l’OCVIDH Mr, DIAGANA Mamadou Youssouf a fait un aperçu sur la situation générale en Mauritanie :

– Notamment l’emprisonnement arbitraire des militants des droits de l’homme abolitionnistes dont Biram ould Dah Ould Abeid et Brahim Ould Bilal Ramdhane

Les conséquences néfastes du recensement discriminatoire sur les populations et les grandes difficultés d’y faire face à une administration sourde et muette.

Les expropriations des terres et le business liè à l’immobilier par les autorités avec l’irrespect des propriétés privées

La cherté de la vie intenable par les citoyens ou les prix restent incontrôlables par un pouvoir démissionnaire etc…

Monsieur DIAGANA a profité de cette occasion pour encourager la jeunesse de l’OCVIDH dans leurs combats au quotidien et qu ‘elle sache que l’avenir est entre leurs mains. Il a exhorté la jeunesse à plus de travail , de constance et de détermination et en ne répondant jamais au racisme par le racisme et la haine par la haine car cela ne fera que le nid des extrémismes, des conflits et des désunions qui pourront compromettre le développement et l’unité nationale en Mauritanie.

Les adhérents présents ont régularisé leur cotisation annuelle pour 2016 et ceux et celles qui étaient en retard de la mise à jour de leur situation ont procédé à la régularisation de leurs cotisations.

Mr Ba Mohamed a demandé à tous les anciens et nouveaux adhérents de comprendre que les cotisations sont les seules sources de revenus et de fonctionnement des associations comme la notre s’acquitter de celles c’est donner un coup de pouce à son association et à la réalisation de ces projets.

La séance a commencè vers 15h et sa fin vers 18h15 dans une ambiance cordiale et militante

Le porte parole de l’OCVIDH

BA OUMAR

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mail ocvidh001@wanadoo.fr

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Le communiqué d’IRA-Mauritanie : les événements du 11/01/2016 à Nouakchott.

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Communiqué

Ni la force aveugle, ni la répression violente ne nous arrêteront

Aucune force fût-elle aveugle, aucune répression violente ne pourront empêcher les militants d’IRA-Mauritanie de marcher, de protester, de  dénoncer l’injustice. Nous continuerons à protester contre l’incarcération de nos leaders, les présidents Biram Dah Abeid et Brahim Bilal Ramdhane. Si le sit in hebdomadaire est généralement toléré après plusieurs escarmouches, les marches pacifiques organisées toutes les quinzaines sont systématiquement réprimées. Le droit de manifester, pourtant garantie par la constitution, est ainsi piétiné  et bafoué par les autorités censées le protéger, au vu et au su de tout le monde.
Face à l’entêtement des autorités gouvernementales à transgresser les lois de la république, IRA-Mauritanie dénonce :
– Le harcèlement dont sont victimes ses militants qui n’ont fait que réclamer la libération de leurs leaders et la réouverture de leur visite.
– L’incarcération de 7 militants arrêtés à la suite de la manifestation pacifique de ce lundi 11 janvier et exige leur libération immédiate et sans conditions.
– L’acharnement et le zèle des autorités à isoler les vaillants combattants de la liberté.
Voici la liste des militants arrêtés ce lundi 11 janvier 2016
• Commissariat de Sebkha 1
1- Marieme Cheikh
2- Mohamed Lemine Sid Ahmed
3- Sidi Ali Cheikh
4- Laghdaf  Neama

• Commissariat de Basra 3

5- Mohamed
6- Mohamed Mahmoud
7- Abdallahi Maatalla

Nouakchott le 11 janvier 2016-01-11 La commission de communication

L’Association Ensemble pour l’Espoir et le Développement (L’EED), lance un dispositif d’aide médicale inédit en faveur des populations de Boully AU GUIDIMAKHA EN MAURITANIE.

 

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Considérant que la solidarité en matière de santé n’est plus facultative,mais obligatoire pour des raisons de prévention mais également de justice sociale, l’association L’EED vient en aide aux patients du Centre de Santé de Boully. La solidarité est la meilleure réponse face aux épreuves. Parce que les frais de santé constituent une dépense parfois difficile à intégrer dans un budget limité dans des territoires défavorisés comme Boully, à compter du 1erJanvier 2016 l’association L’EED prendra en charge :
Les frais de consultation médicale pour l’ensemble des patients du centre de santé de Boully,
Les frais d’évacuation médicale pour tous les malades,
La prise en charge des dépenses de pharmacie pour toutes les familles en situation de précarité identifiées par un Comité de pilotage basé à Boully.
L’EED domiciliée à Paris, est une association internationale qui s’investit en France et en Mauritanie en faveur des populations défavorisées et des publics fragiles pour lutter contre toutes les formes d’exclusion. Elle œuvre entre autre à apporter des réponses à la profonde mutation du système économique et social qui ne permet pas :

L’accès aux infrastructures sanitaires de base et à des soins de qualité,
L’accès à l’éducation pour tous les enfants,
L’accès à une alimentation saine, suffisante et durable,
Le développement socioéconomique des territoires en difficulté…

L’EED se caractérise par le dynamise et la générosité d’une jeune génération qui a compris le sens du devoir et de la responsabilité. Cette aventure associative est le fruit d’une métrologie inédite de portage commun des projets concrets au profit des populations en attente d’une solidarité nécessaire,sincère et mesurée.

L’une desparticularités marquantes de cette association est, son ouverture à l’ensemble des ressortissants du Guidimakha et à tous mauritaniens qui désirent apporter une contribution de façon concrète à nos concitoyens. Elle ne laisse nullement la place aux vieilles méthodes de gestion de la vie associative basée sur la personnalisation, les intérêts personnels et sur des ambitions autre que celles destinées à améliorer la vie des personnes défavorisées, des enfants et de toutes les personnes en situation de précarité.

L’EED veut servir en apportant des réponses, coordonnées et partagées. Elle travaille à ce que toutes les localités du Guidimakha à travers des laboratoires d’expérimentation permettent d’identifier des sources d’amélioration de la vie quotidienne.

L’EED, consciente de la force de l’union, lance cette initiative pour le pilotage, la coordination des projets communs autour de l’école, de la santé, du développement économique, de la culture…..Toute les localités du Guidimakha ont les mêmes problèmes en matière d’éducation, de santé…. Depuis plus de 50 ans, chaque ville ou village réfléchit et conduit de façon autonome et solitaire les sujets qui ne peuvent relever de leur unique mobilisation. Cette pratique n’a pas donné les résultats escomptés. Nous constatons un terrible échec en matière d’éducation, de santé, de développement au Guidimakha. L’EED se veut être la plate-forme opérationnelle de coordination et de pilotage des sujets de santé, d’éducation, d’exclusion…. Elle souhaite une adhésion massive.

Pour lutter contre la pauvreté et la sous-alimentation, L’EED, dans son ambition de développement économique local, mettra en place plusieurs leviers pour booster les secteurs vitaux de l’agriculture et du maraichage. Sans le développement d’une agriculture responsable, nous ne pourrions pas faire face aux besoins les plus élémentaires en matière d’alimentation. La sous-alimentation est une atteinte à la dignité humaine. Dans un contexte où la croissance démographique au Guidimakha est soutenue, le développement d’une agriculture locale constitue une réponse pérenne à cette situation préoccupante. Trois  projets vont être développés par L’EED, qui ,ont pour objet de favoriser l’autosuffisance alimentaire et le développement économique local  pour lutter contre le chômage de masse et améliorer le socle économique.

L’EED, organisera en 2016, des évènements culturels et sportifs qui rassemblent, dans le but de construire et favoriser le maintien d’un partenariat entre ressortissants issues de la Mauritanie.

Pour la mise en œuvre de certaines solutions L’EED met en place des dispositifs expérimentaux dans certaines localités qui serviront par la suite à une généralisation et concrétisation régionale.Toutes les expériences réussies pourront être déployées dans les territoires du Guidimakha qui n’en bénéficient pas.

Nous n’avons plus le choix, notre génération est appelée à la « barre » et devra prendre conscience de la force de l’union et du pouvoir conféré par le rassemblement d’idées et d’actions. Quand nous sommes unis, rien n’est impossible et inaccessible.

L’association lance un appel à une ouverture d’une nouvelle ère de la vie associative. Longtemps, le financement des actions dépendent des appels à projets, d’organisations privées ou publiques et de collectivités territoriales. Conscient de la rareté des sources de financement au profit de la générosité envers nos territoires, L’EED invite tous les enfants du Guidimakha et de la Mauritanie à adhérer massivement pour offrir une certaine capacité d’action à l’association.

Elle finance ces actions en faveur de la santé, de l’éducation, de la culture et du développement économique grâce à la contribution mensuelle de ces adhérents. Vous êtes invités à venir partager les valeurs de solidarité de L’EED. 

Face à la santé, notre réponse est la solidarité opérationnelle
Face à l’avenir des enfants, notre plan d’action est la mobilisation de tous,
Face à la défense de la dignitéhumaine, notre responsabilité est engagée pour des réponses concrètes au développement socio-économique.

L’association invite toute les personnes, d’où, elles se trouvent, de s’engager et de concrétiser l’idéale de la solidarité envers nos territoires qui en ont tant besoin.

Pour les modalités d’adhésion et de contribution financière : Assoleed@gmail.com.
Bakary TRAORE au06 50 08 15 21 et Dado DIALLO au 06 27 31 10 01

Souleymane DIAWARA
Secrétaire Chargé de la Communication de L’EED

Crédit source : Mailing chargé de COM

15-12-2015 09:12 – Mali : Festival international soninké : La 4e édition se tiendra à Bamako en février

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Mali Actu – Après Kayes en 2011 et 2012, Nouakchott en 2014, Bamako accueillera le grand Festival international soninké (Fiso) du 25 au 28 février 2016. La cérémonie de lancement a eu lieu vendredi à la Maison de la presse, à Bamako.

Pour commémorer et magnifier l’esprit de leurs ancêtres, la communauté soninké organise depuis 2011 le Fiso qui regroupe les Soninkés à travers l’Afrique et la diaspora. La 4e édition de l’évènement, lancée le vendredi 11 décembre 2015, se tiendra dans la capitale malienne du 25 au 28 février 2016.

“L’ère culturelle du Fiso, faut-il rappeler, englobe la Gambie, la Guinée-Bissau, la Guinée-Conakry, le Cap Vert, le Mali, la Mauritanie, le Sénégal et la diaspora soninké. Notre festival s’est tenu successivement à Kayes en 2011 et 2012, puis à Nouakchott en Mauritanie en 2014. Du 25 au 28 février 2016, il aura lieu à nouveau au Mali, sous le parrainage de Modibo Niaré, patriarche de la famille soninké des Niaré, fondatrice du village de Bamako, devenue la capitale de notre pays”, a expliqué Mamadou Hamet Cissé, président du comité de pilotage de Bamako.

Cet événement, selon M. Cissé, a pour but de rassembler le plus grand nombre de population et communauté et autres festivaliers afin de raviver la culture soninké à travers langue, chants, danses, proverbes, symboliques. De partager avec tous les fondements d’une société qui en a engendré tant d’autres, montrer aux générations futures quelles furent les valeurs et repères des guerriers intrépides, maîtres du négoce, érudits religieux, etc. que furent ces hommes d’une autre civilisation qui refuse d’être ensevelie par les immondices des âges, etc.

Pour M. Cissé, ce festival aura, entre autres, contribué à éveiller les consciences sur l’intérêt que nous devons tous accordé aux fondements culturels fragilisés de nos sociétés surtout en cette phase difficile que connait notre pays et même la sous-région, du fait essentiellement de l’ébranlement de sons assises culturelles.

Des activités festives, des conférences débats et d’autres manifestations marqueront la rencontre de Bamako.

L’indicateur du Renouveau

Crédit source: http://www.cridem.org

SoninkIdees-J’ose by K.S

La COP21: le Mauritanien Mamadou SAKHO, Coordinateur général RV-Africa parmi les invités.

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RV-AFRICA, 35 RUE ALSACE LORRAINE 93700 DRNACY- Mail : rv-africa93@hotmai.com

Contribution aux débats COP 21-2015- sur le site l’ONU de Paris-le Bourget
Discours de M. Mamadou SAKHO Organisation : association de solidarité internationale de droit français ; Dénomination : RV-Africa ; Réf Conférencier : COP21-2015-ONU-Paris -le Bourget : invité n° 4018MS70478D

Source photo : service PSI ONU ; De gauche à droite : Geneviève GENCIANOS chargée des statistiques à l’ONU / Coordinatrice Service Public International (PSI) ; Zita HOLBOURNE Présidente PCS United kindom et Artiste-Poète ;  Clara PAILLARD Coordinatrice PCS ; Mamadou SAKHO Coordinateur général RV-Africa et Jean Claude Amara de Droit Devant/ activiste et militant droits de l’homme

Le Vendredi 4 décembre à 13h dans le cadre du COP21-2015 à Paris –le Bourget
Bonjour Messieurs, Dames,
Je remercie les organisateurs du COP21, mes camarades Zita HOLBOURNE et Clara PAILLARD du PCS, Geneviève GENCIANOS chargée des statistiques à l’ONU /Coordinatrice Service Public International (PSI) et Jean Claude Amara de Droit Devant pour l’aimable invitation qu’ils ont bien voulu adresser à RV-Africa à travers ma personne pour assister à cette Conférence Internationale ou l’on discute du sort  de tout ce qui fragmente la planète terre.
C’est une satisfaction pour moi de rencontrer ici plusieurs personnes mutualisant ce que l’humanité a de meilleur afin d’éviter le pire.
C’est par ces contacts de citoyen à citoyen, par des rencontres de ce genre que l’insurrection et la fédération des consciences planétaire pourront se connaitre et se rapprocher afin d’apporter une réponse cohérente aux menaces qui pèsent sur notre destinée commune, pour l’essentiel dues aux aberrations du profit illimité. 
C’est pourquoi, mandé par mes pères et ainés migrants de la résidence sociale Alsace-Lorraine de Drancy, je me présente à cette conférence, bien décidé à être, de notre propre initiative, la Voix de celles et ceux qui s’attèlent  à construire un monde où chaque individu pourra prendre en toute liberté, la mesure de sa responsabilité à l’égard de la vie et définir les engagements positifs que lui inspire une véritable justice écologique pour lui-même, pour ses semblables, pour la nature et pour les générations futur.
Qui somme nous ? Nous sommes les descendants des 6000 soldats noirs sacrifiés en 3 jours ; les 16, 17, et 18 avril 1917 au Chemin des Dames !les héritiers d’hommes et des femmes justes, chassés de leur terre natale par une destruction planétaire programmé d’un système arrogant, atteint par le cancer de la corruption et de la malhonnêteté et ou l’expropriation injuste des terres cultivables  et la destruction de l’environnement naturel quasi légalisée fait fureur.
Bien que natif d’Afrique, nous sommes aussi français. Quels que soient les préjugés, la précarité sociale et les mesquineries d’égalité  dont nous sommes victimes,  notre destin est étroitement solidaire de celui des autres peuples.
« La moyenne vallée du fleuve Sénégal est une région de 230 000 Km², peuplée de plus de 4 millions d’habitants ». Ma patrie natale, déchirée en zones des querelles tribales, aggravée par une réforme agraire fumiste pour l’accaparement des miettes de terres encore cultivables est située dans un espace transfrontalier de la Mauritanie, du Mali et du Sénégal. Elle est une continuité géographique de l’Afrique soumise aux enjeux du dérèglement climatique mais surtout à la résignation de sa population.
L’Afrique en général, et de façon particulière la moyenne vallée du fleuve Sénégal, est incontestablement un des rares endroits de ce monde qui est en droit de se dire et de se voir comme victime de toutes les conséquences de la dérèglementation climatique, pendant que d’autres peuples se contentaient d’accorder un instant d’attention avant d’en détourner aussitôt le regard.
Cette affirmation, devenus la norme, déshonore l’Humanité et nous africains, nous l’avons intériorisée douloureusement depuis le drame climatique de 1970. Ce drame a entraîné la destruction de la précaire couverture végétale, de la faune et de la flore sauvages épargnées jusqu’à la par les bouchers-pyromanes d’extraction/réfraction des ressources nourricières commune  de l’Humanité. Depuis cette date, les pluies se sont raréfiées et lorsqu’elles tombent elles ruinent tout simplement les sols déjà impropres à toute culture vivrière.
La standardisation des esprits au logique du « social business » version africaine mais en réalité sans les africains  avec la complicité interne des certains de nos propres ainés aux responsabilités, parfois dues à nos propres vices face à nos responsabilité en vers l’être humain comme valeur essentiel et finalité de toute action humaine vient compléter le désastre et pour boucler la boucle de la destruction effrénée de notre environnement, les prélèvements humains de combustibles, sans oublier les importations poubelles de toutes sortes (friperies, arrivage d’électroménagers de secondes mains, alimentations avariées…etc.) empêchent la libération des énergies endogènes   nécessaires pour un développement respectueux de la nature et harmonieux de l’espace vitale africain .     
Aujourd’hui, les paysans africains impuissants, les larmes aux yeux regardent  ses fleuves, ses mares et ses rivières se dessécher. Ils regardent l’environnement se dégrader, les arbres mourir et le désert les envahir à une vitesse sans précédent : On estime à 7 Km par an l’avancée du désert au Sahel …
Ce sont ces réalités qui gouvernent la vie quotidienne de la jeunesse  d’un continent de bientôt un milliard d’individus, potentiellement très active avec 60% de moins de trente ans, ce qui se raréfie sur la planète.
Je ne suis ici que l’humble témoin des femmes et hommes qui inscrivent leur action dans un monde ou l’interdépendance entre pays et régions se renforce et de refuser de nous regarder disparaître pour avoir été victime des grands émetteurs.
Mon intention est de témoigner de la façon la plus fidèle qui soit pour ne pas subir le cours des négociations de ce COP21-2015, cuisinée avec  la complicité des certains multinationales de la Chambre d’enregistrement : Afrique,  mais plutôt de proposer au vue de la faillite collective  d’un système économique qui s’oppose à la préservation de la biodiversité, que les ONG, mouvements des sociétés civiles, et le potentiel développement des migrants deviennent prescripteurs des règles et dictent le dernier mot.
Une chose reste certaine et je le proclame solennellement : les fils des paysans africains ne se laisseront plus jamais exploiter ; tout dirigeant qui voudrait les entrainer dans ces intrigues d’éco-business serait rejeté.
Oui, ce COP21-2015 risque de jouer le rôle d’une diversion bien plus que d’une vraie solution, mais, qu’elle soit  sauvegardée par les décideurs qui ont la charge là où elle convient à ceux qui l’ont adoptée, ce n’est pas notre problème. Notre problème, c’est notre avenir face aux turpitudes et les spoliations d’une minorité humaine au détriment du plus grand nombre.
C’est à ce titre aussi que je me dois de souligner, que c’est un honteux esclavage climatique qui se prépare pour récompenser ceux des jeunes paysans africains qui échapperont à la mort des bouchers-pyromanes planétaires. «  Amélioration de  la résilience  des populations sahélienne aux mutations environnementales » crie-t-on à travers l’univers.
Voyons cela ! Les exploiteurs internationaux se sont emparés de nos territoires et de nous-mêmes ; puis ils se sont partagés. Pendant plusieurs siècles, ils se sont livrés à la destruction programmée de nos cultures vivrières, en vendant les terres de nos aïeux et en achetant certains de nos dirigeants comme de la marchandise.

Aujourd’hui, ils prétendent corriger les conséquences de leur appétit destructif des ressources vitales humaines et de la biodiversité de la planète cependant qu’ils s’octroient démocratiquement les droits de vendre et d’acheter partout sur l’étendue de la terre des peuples sans demander l’avis de ces derniers…. Quelle hypocrisie ! Quel mensonge ! La vérité est que la famine en détail pour l’Occident tandis que la famine en gros est pour l’Afrique.
Voilà comment certains pays riches reconnaissent les services de l’Afrique qui a été blessée pour les sauver. Par conséquent l’objectif de cette supercherie est clair : éviter les affrontements entre l’Europe, l’Amérique du nord et l’Eurasie, pour dépasser le clivage qui avait plombé la conférence de Copenhague en 2009.
Faces ces malentendus qui perdurent et  nous empêchent d’avoir une vision des conséquences des activités humaines néfastes sur notre environnement d’hier et d’aujourd’hui pour mieux orienter le futur.
Nous avons cru de notre devoir de trouver une alternative peu couteuse et adaptée à nos   populations pour régénérer et préserver notre patrimoines nourricières avec l’appui de Coallia, structure soucieuse de ses missions d’amélioration constante, d’adaptation aux besoins des migrants en la personne de son Directeur général M. Franck CANDERINI.
C’est pourquoi, nous profitons de cette tribune pour manifester notre reconnaissance envers le pôle de la coopération décentralisée de Coallia, dirigé par Madame Fatimata SALL. Ce pôle de COALLIA joue un rôle fondamental quant aux réponses apportées et initiés par les migrants qu’il accompagne face au défi climatique de l’Afrique.
En effet, en partenariat avec l’association RV-Africa et certaines Communes de la moyenne vallée du fleuve Sénégal, notamment la Commune de Gouraye, dans la région de Guidimakha en Mauritanie, prie à la personne de son Maire Madame Hajiratou Khalidou BÂ, et en se mettant dans la position du sage africain qui disait quand « la case du voisin brûle, il faut s’y rendre avec un seau d’eau » C’est ce que fait COALLIA à travers son pôle de coopération décentralisée. Cette initiative d’appui aux migrants accompagné par COALLIA dans notre lutte de la préservation de notre environnement et notre biodiversité traduit le génie et la lucidité d’un groupe toujours ouvert au monde et sensible à ses misères.
Ma patrie, située au cœur du Sahel, saura apprécier à sa juste valeur, les initiatives qui coïncident parfaitement avec les préoccupations vitales de la préservation de son environnement naturel.
Depuis longtemps, COALLIA, particulièrement son Directeur d’Unité Territoriale M. Mamadou DIARRA et ses collaborateurs locaux, sont acteur de ce processus. C’est pourquoi, je me dois personnellement et au nom des miens, rendre hommage à Madame Fatima DRAME et Monsieur Oumar DEME du travail fondamental d’accompagnement des ressortissants de la moyenne vallée du fleuve Sénégal du fait d’un exode climatique forcé, d’une fragilité économique et de préservation de l’environnement qu’ils véhiculent en direction des migrant de la résidence sociale Alsace-Lorraine de Drancy.
Il est donc de notre devoir d’être présent à cette tribune du COP21-2015, ici, sur le site de l’ONU à Paris-le Bourget pour témoigner de cette expérience et bénéficier aussi de celle des autres peuples.
Cette tribune symbolise pour le fils d’Afrique que je suis, une assemblée des peuples en lutte contre la colère anormale de la nature, provoquée par l’homme égoïste, guidée par son appétit féroce du profit au détriment de l’harmonie des peuples avec leur environnement naturel.
Chère assistance,
La perturbation volontairement  imprimée du climat, fondée  sur le profit illimité continue de plus belle en Afrique.
Ainsi nous voulons renseignés les opinions des pays riches qui ont les moyens technologiques d’établir les responsabilités et apporter des réponses pérennes, que leurs dirigeants ne négocient pas de façon sincère contre la déréglementation climatique et les pays qui y ont un intérêt n’ont pas les moyens technologiques pour faire face. Ils n’ont pour eux que des dirigeants  pris au filet  d’aberration et d’un système planétaires d’injustice climatique. La conscience universelle doit être informée de toute injustice faite sur n’importe quel coin de la planète et à quoi nous aspirons.
C’est le lieu au vu  des mesquineries du préaccord des négociations actuelles en cours  comme réponse face à l’afflux des réfugiés climatique d’Afrique de dénoncer les accords poussières, des dépeuplements et incompatibles avec la déesse Terre.

Pour les paysans africains que signifient alors ce Cop21-2015 ? Glorifiée par cette prouesse qui à couter à la France tant d’intelligences,  d’efforts, des sacrifices, des moyens matériels et financiers colossaux. Tous simplement des nouveaux fonds climatiques vautours qui condamnent toute régénération écologique digne de ce nom en Afrique.
Ce sont ces conditions d’un système malade de la corruption et des mensonges qui ont provoqué le dérèglement climatique en Afrique et continue, aujourd’hui, de provoquer la résignation des hommes et femmes de ma patrie.
C’est pourquoi ce n’est pas un hasard si je suis invité à formuler mon opinion de fils d’Afrique dans le cercle des peuples du monde.
Les efforts de toute la communauté ici réunie, les nôtres, les vôtres, vos expériences et nos expériences cumulées seront à même de garantir la vie des paysans africains face à la supercherie du cours actuel des négociations de cette COP21-2015 et surtout infléchir les décisions assassines pour sauver l’environnement et la vie en Afrique.
Mesdames, Messieurs, chère Assistance, Je suis venu à vous parce que nous, les enfants du « pays de trois frontières » espérons que vous engagiez un combat contre ceux qui nous ont conduits dans cet enfer terrestre dont nous ne saurions être absents.
Je suis venu à vous parce que nous sommes quotidiennement agressés par les activités destructrices des multinationales arrogantes et  attendons  de nos dirigeants le courage de dire ce qui doit être dit.
Je suis venu à vous pour déplorer les rigueurs de la nature dans ma patrie ; je suis venu à vous pour dénoncer l’homme dont le mépris à l’égard de la nature africaine est cause de notre malheur avec son lot de réfugiés économiques et climatiques.
Les pays qui accueillent ces migrants sont aujourd’hui responsables des émissions même qui les forcent à fuir. Ceux qui gagnent certains pays européens sont ensuite criminalisés et surexploités alors qu’ils participent à l’économie européenne.
En effet, selon une étude de l’institution nationale française d’étude démographique (INED) publiait en 2013, l’Etat français dépense 40 milliards d’euros pour les immigrés (services sociaux de bases) en contrepartie ces derniers rapportent 62 milliards d’euros soit un bénéfice net de 12 milliards pour l’Etat français.
Par ailleurs, 95% des sans-papiers travaillent et envoient 3 fois plus de fonds au pays que l’aide publique au développement et financent des projets de développement soutenable dans leurs pays.
De plus le rôle des multinationales occidentales dans l’exploitation des matières premières  renforce encore l’impact du changement climatique.
Il est donc indispensable d’opérer la régularisation des sans-papiers ainsi que la création d’un statut de réfugié climatique/économiques et aussi le développement d’un fond d’adaptions pour les paysans africains. Ainsi formulée, notre lutte pour l’environnement est d’abord une lutte de service universelle.
Chère Assistance,
Chers Citoyens et Citoyennes du Monde ! Aux hommes de pensée, d’action et de travail ! La préservation de l’environnement est l’équilibre et l’harmonie entre l’individu, la société et la nature. Ce combat est possible ! Ne reculons pas devant l’immensité de la tâche ! Ne nous détournons pas de la souffrance des autres ! Car la dérèglementation climatique et la résignation des populations n’ont plus de frontières !

Le Coordinateur Général de RV-Africa : Mamadou SAKHO     

Crédit source: Mamadou SAKHO

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